Règlement(s) de comptes à Atlantic City

Par MD.
1/ Introduction.
L’excellent site de Judith Curry nous apprend qu’il se passe des choses intéressantes au New Jersey. Le titre de sa série d’articles annonce la couleur : « les folies de l’adaptation climatique ».
Un peu de géographie. Cet Etat prospère de la côte Est des USA est très peuplé (9 millions d’habitants) malgré sa faible étendue. Le nord est partiellement englobé dans l’agglomération de New-York et l’ouest dans celle de Philadelphie. La partie méridionale constitue une sorte d’île de faible altitude bordée par l’Hudson au nord, l’océan Atlantique à l’est, la baie et le fleuve Delaware au sud et à l’ouest. Cette situation quasi-insulaire la rend particulièrement vulnérable aux phénomènes marins : fortes marées, vagues, tempêtes et ouragans, habituels sur la côte Est. Ces circonstances n’ont pas empêché un développement ancien et spectaculaire du littoral. La ville principale Atlantic City célèbre notamment pour ses casinos, ses lieux de séjour et de détente, ses plages et ses installations portuaires (et le premier « Monopoly »), a été bâtie à grand frais sur du sable et des marais.
Elle est directement exposée aux catastrophes météorologiques, avec son « lido » qui longe toute la côte sur 200 km. Les derniers cyclones tropicaux les plus importants ont frappé une quinzaine d’Etats de la côte Est : Ivan en 2004 et surtout Sandy en 2012, qui a fait plus de 50 morts et entraîné plus de 50 milliards de dollars de dégâts. Atlantic City, très éprouvée, a été pratiquement reconstruite sur place.
Cette longue introduction était utile pour cadrer ce qui va suivre, concernant spécifiquement la question de l’évolution du niveau de la mer. La carte ci-dessous montre la topographie du secteur et les emplacements des points de mesures.image001

2/ Les données objectives.
Niveau de la mer. Il existe sur la côte quatre marégraphes indiqués sur la carte : du nord au sud : Sandy Hook à la pointe nord (depuis 1932), Atlantic City (1911), Cape May à la pointe sud (1966), Lewes en rive droite du Delaware (1919). Le graphique ci-dessous est une superposition des relevés de ces quatre stations à partir de 1965, époque à laquelle les séries sont à peu près complètes. On a indiqué leur moyenne en rouge ainsi que l’équation de sa tendance linéaire sur les 55 années.image002L’augmentation apparente du niveau de la mer mesurée sur le littoral s’établit en moyenne à 4,5 mm par an.
En plus d’Atlantic City, deux autres séries longues existent à New-York (Battery, 1856) et Philadelphie (1900). Le graphique ci-dessous superpose ces trois séries depuis 1910.image003Niveaux géodésiques. La NASA effectue depuis une vingtaine d’années des mesures altimétriques GPS, malheureusement très lacunaires et comportant des ruptures de séries. On compte cinq stations. A part la station de Sandy Hook, interrompue depuis 2006, il ne semble pas que les niveaux absolus des marégraphes soient l’objet de mesures altimétriques. Le graphique ci-dessous superpose les cinq relevés connus.image004Sous toutes réserves, il semblerait que dans le secteur littoral, le sol se soit affaissé d’environ 2 mm par an, au moins depuis 25 ans (estimation confirmée par la NASA pour les repères de Dover et New Castle). Les causes de cet affaissement sont diverses : subsidence de la plaque nord-américaine, et localement compaction des sédiments et prélèvements d’eau dans les nappes. Ces deux mouvements marin et terrestre s’additionnent : L’élévation apparente étant de 4,5 mm par an, l’élévation « réelle » du niveau de la mer serait donc d’environ 4,5 – 2 = 2,5 mm par an.
Quoiqu’il en soit, depuis plus d’un demi-siècle voire un siècle, le niveau apparent de la mer sur le littoral du New Jersey augmente de 4,5 mm par an, selon une tendance linéaire malgré des irrégularités interannuelles. Si la tendance actuelle se poursuivait, on aboutirait en 2100 à une élévation de 40 cm par rapport au niveau actuel. D’ici là, on a le temps de voir venir, de compléter les observations et les mesures, et de prendre des dispositions conservatoires progressives. On pourrait au moins étudier cette hypothèse ne serait-ce qu’à titre conservatoire. Mais ce serait compter sans les « modèles », cette plaie du siècle.

3/ Le rapport Rutgers.
Le Department of Environmental Protection (DEP) de l’Etat de New Jersey prépare un document stratégique fixant les nouvelles règles d’urbanisme et d’équipements pour combattre les « menaces climatiques ». Ce document réglementaire devrait être promulgué le 22 avril 2021, jour de l’Earth Day (sic). Pour étayer ses choix, le DEP avait confié une mission d’études à une des grandes universités du New Jersey, Rutgers University.
Le rapport de Rutgers, “New Jersey’s Rising Seas and Changing Coastal Storms: Report of the 2019 Science and Technical Advisory Panel” avait été remis fin 2019 aux autorités du NJ. Ce rapport aborde tous les problèmes liés aux phénomènes marins, dont la question de l’élévation du niveau de la mer. Il envisage à ce titre de nombreux scénarios, synthétisés dans le tableau ci-après reproduit tel quel (inches convertis en mètres).image005La référence zéro est le niveau de l’année 2000. Les projections sont définies selon leurs probabilités d’occurrence. En outre, pour les échéances 2070, 2100 et 2150, il y a trois hypothèses correspondant aux émissions de CO2 et donc aux températures censées en résulter en 2100, soit par rapport à l’époque « préindustrielle » : +2°C (low), +3,5°C (moderate) et +5°C (high).

4/ Conséquence : les réglementations envisagées par le DEP.
Sur la base du rapport Rutgers, le DEP retient l’hypothèse de température dite « modérée » et la probabilité ayant moins de 17% de chance de se produire (cases en rouge dans le tableau), ce qui donne une prévision de +1,50 m en 2100. Le DEP en tire des conclusions particulièrement brutales voire provocatrices. “We have a section of our strategy right now that talks about moving to safer areas”. “Retreat sounds so immediate”, “We know that we are going to have communities that are impacted by sea-level rise. Some of that will be addressed by civil works projects but there’s not enough money, and some of the areas don’t lend themselves to civil works projects. We’re looking at a gradual movement from fringe areas.” “The people who are taking the risk have to be paying for it’, etc. Si l’on comprend bien, le DEP n’envisage rien de moins qu’un déplacement de population de grande ampleur, portant sur plusieurs dizaines de milliers de personnes et d’emplois, aux frais des intéressés. Et ceci sur la base de pronostics auxquels les spécialistes eux-mêmes n’accordent qu’une faible probabilité d’occurrence.

5/ Réalité et projections.
Pour fixer les idées, le graphique ci-dessous complète l’évolution mesurée du niveau de la mer de 1965 à 2020 (moyenne précédente des quatre marégraphes littoraux) par les projections Rutgers dans les hypothèses de températures dites « modérées », avec en rouge gras l’hypothèse <17% retenue par le DEP.image006Pour une meilleure lisibilité, voici le même graphique grossi et limité à 2030.image007Nous ne sommes qu’en 2020 et la projection excède déjà notablement la courbe réelle, d’environ 10 cm au-dessus de la tendance observée. Pour atteindre en 2100 les +1,50 m retenus, il faudrait que le niveau de la mer se mette à augmenter de plus de 15 à 20 mm par an au lieu des 4,5 mm observés. Bref, les spécialistes ont déjà tout faux.

6/ La contestation.
Les perspectives envisagées par le DEP ont attiré de violentes contestations, notamment  de la part du New Jersey Business & Industry Association (NJBIA). Son président n’y va pas de main morte, comme le montrent ces extraits d’un article paru dans la presse économique : We all want public policies to “follow the science.” But what happens if the science is not there, or, perhaps worse, what if the science is weak, wrong or even ideologically driven. The proposals are based on a flawed, non-peer-reviewed Rutgers report, DEP is not following the science. Regulators are relying on a flawed report based on faulty assumptions of climate change and nearly impossible scenarios in order to exaggerate the risk, without considering mitigating factors New Jersey must not rush to impose regulations based on a flawed report just so we can say we did something to address the threats of climate change. Yes, we should “follow the science,” but not when that science is fundamentally flawed. The stakes are too high”. Traduction : le rapport de Rutgers est « flawed » – défectueux pour ne pas dire plus – et les préconisations du DEP sont extravagantes. Par ailleurs, le NJBIA considère que les prévisions à prendre en compte ne devraient pas excéder 30 ans, car les incertitudes sont trop grandes au-delà de cette échéance. Fin 2020, le NJBIA avait confié une contre-expertise à un autre organisme, le CFAN (Climate Forecast Application Network) fondé par Judith Curry. Ce nouveau rapport lui a été remis le 25 février 2021.

7/ Le contre-rapport du CFAN.
Le rapport du CFAN « Assessment of projected sea level rise scenarios for the New Jersey Coast » constitue en lui-même une remarquable synthèse des connaissances et des publications sur l’évolution du niveau de la mer en général, et sur le cas du New Jersey en particulier. Il fait référence à de nombreux documents officiels et articles scientifiques publiés ou en cours d’élaboration. Les rapports du GIEC (IPCC) sont notamment mis à contribution : AR5 de 2013, AR6 à venir, et plus particulièrement le rapport spécial de 2019 « Special Report on Oceans, Cryosphere and Climate Change (SROCC) ». De ce dernier le CFAN reproduit notamment le tableau 2.2 ci-dessous. Les RCP ou « representative concentration pathways » sont des hypothèses d’évolution des émissions de CO2, d’où sont déduites à l’horizon 2100 les concentrations en CO2 et les températures censées en résulter (les chiffres représentent des « forçages » exprimés en W/m2).
Projections of global mean sea level rise for 2100 from the IPCC. SROCC (baseline period 1986-2005).image008Il est couramment admis que le RCP8.5 suppose des hypothèses totalement irréalistes d’augmentation de températures et doit être exclu ; le CFAN remarque qu’il correspond à peu près à l’hypothèse « haute » de Rutgers, ce qui devrait conduire à éliminer celle-ci purement et simplement.
Le CFAN est très critique à de nombreux égards sur le rapport Rutgers, qu’il décortique sans concessions. Il met les auteurs face à leurs contradictions, notamment celles du chef de file de Rutgers (Bob Kopp) par ailleurs rédacteur ou inspirateur de différents rapports officiels dont ceux du GIEC. Les propos sont sévères (les passages en gras sont dans le texte) : The sea level projections provided by the Rutgers Report are substantially higher than those provided by the IPCC, which is generally regarded as the authoritative source for policy making. The sea level rise projections provided in the Rutgers Report, if taken at face value, could lead to premature decisions related to coastal adaptation that are unnecessarily expensive and disruptive” et “the global sea level rise projections underlying the Rutgers projections are substantially higher than those provided by the IPCC − by more than a factor of two.
Pour les échéances 2030 et 2050, le CFAN préconise à tout le moins de retenir les valeurs de probabilité >83% comme un maximum pour 2030 et 2050. “Based upon the recent historical record since 2000, there seems little justification for a 2030 prediction that exceeds the bottom of the likely range (>83% chance exceedance)”.The bottom of the likely range in the Rutgers Report also seem like a good bet out to 2050”. Pour les échéances plus éloignées, le CFAN recommande de s’en tenir au RCP4.5 du GIEC.
En conclusion, le CFAN considère que les pronostics de Rutgers sont au moins deux fois trop élevés et recommande une refonte profonde du rapport. Ce qui évidemment devrait conduire à revoir complètement les dispositions réglementaires envisagées par le DEP. On notera toutefois que le CFAN reste dans la ligne orthodoxe du GIEC sans en contester les principes, peut-être pour des raisons tactiques.

7/ Conclusions.
On peut penser qu’il est un peu tard pour s’aviser brusquement des risques encourus par le développement séculaire inconsidéré de cette langue de sable et de vase. Au demeurant, le niveau de la mer n’est pas ce qui la menace le plus : Sandy aurait fait les mêmes dégâts, la mer eût-elle été de quelques décimètres plus haute ou plus basse. Enfin, on ne va pas s’apitoyer sur ce temple de l’argent roi ; on laissera de côté le contexte politique et financier qui sous-tend cette affaire, et dont nous savons peu de choses.
Mais la situation n’en reste pas moins très intéressante. En effet, on est en présence de la contestation virulente d’un document réglementaire officiel presque finalisé et de son fondement scientifique. Cette contestation n’émane pas de quelques opposants impécunieux dont on peut facilement étouffer la voix. Elle émane de puissants intérêts économiques dotés d’influences et de moyens financiers dont ils ont commencé à faire usage en produisant dans un délai record une contre-expertise de haut niveau. Ce pourrait être un exemple type de la procédure « red team-blue team » souvent préconisée mais peu appliquée.
On est curieux de savoir ce que va faire le New Jersey. Va-t-il tuer la poule aux œufs d’or ?

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8 réflexions au sujet de « Règlement(s) de comptes à Atlantic City »

  1. Judith Curry est un modèle de rigueur et d’honnêteté scientifique. Comme indiqué dans l’article elle ne s’oppose pas frontalement au GIEC, qui fait globalement un bon travail de synthèse sur le plan strictement scientifique. Par contre elle n’hésite pas à mettre les politiciens face à leurs contradictions. Le rapport de Rutgers dans cas précis est une véritable caricature du principe de précaution.

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  2. Le Giec fait globalement un bon travail de synthèse sur le plan strictement politique et un travail exemplaire sur le plan de la propagande.
    Sur le plan de la science, je cherche encore sa production.
    Je vous parie que le Giec laissera une trace dans l’histoire des sciences, mais pas comme certains l’imaginent…

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    • Faut-il rappeler les statuts du GIEC ?
      [ « Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation1. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents » ]
      Autrement dit, le GIEC ne fait pas de recherches. Il se doit de rassembler les observations prouvant le réchauffement et sa cause humaine ; et d' »oublier » celles allant à l’encontre de la doxa officielle.
      Climatiquement vôtre. JEAN

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  3. @91michel Pour mieux cadrer l’introduction, il aurait été probablement mieux de connaître l’altitude des zones à enjeux les plus exposées aux risques littoraux, ainsi que les hauteurs de submersion susceptibles de se produire dans le pire scénario (houle+marée de tempête+fort coefficient de marée+effet de jet des vagues+difficultés d’évacuation des eaux de pluie). On se rendrait probablement compte que l’élévation de la mer liée au RC n’est vraiment pas le facteur le plus important mettant en danger les zones exposées mais bien plus la conjonction chaotique des facteurs météos avec les marées astronomiques. Pour avoir un ordre d’idée (mais sans avoir les bonnes données, plus fines, ce que j’aurais souhaité voir ici) c’est comme si, en faisant la sommes des niveaux de submersion de tous ces aléas météo + coef marée, on atteignait dans le pire scénario par exemple 6,2 m de niveau d’eau de submersion sur un ouragan. Que pèsent alors qq dizaines de cm ? A t-on vraiment besoin de connaître ce niveau d’élévation lente du niveau de mer pour s’adapter à ce risque majeur, qui, RC ou pas, est susceptible de se produire de toutes manières ?

    Mais le pire est la mauvaise approche de la question des risques majeurs qu’induit la focalisation de ce débat sur l’élévation lente du niveau des mers : elle oblitère de fait les débats utiles sur l’adaptation de la péninsule aux submersions marines (comment évacuer, comment rendre les infrastructures résilientes, quelles normes de construction et de modification du bâti dans ces zones à risques par exemple, voir que faire de toute cette eau) et se focalise en fait sur une solution chimérique et hors de prix, sans résultat garanti, à savoir qu’en baissant les émissions de CO2 au niveau mondial, on résoudrait ce type de problème. C’est carrément irresponsable car même avec 0% d’émission de CO2, le problème reste en grande partie exactement le même.

    Je ne comprends donc pas pourquoi les réalistes ne le dénonce pas plutôt que de rentrer dans le jeu des alarmistes en plongeant tête baissée sur cette question de l’élévation du niveau de la mer liée au RC(A) ?

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    • Cédric Moro
      Vous semblez regretter de ne pas trouver dans mon papier des éléments d’information d’ordre général qui n’avaient pas vocation à y figurer. En effet, le thème de l’article était une controverse scientifique publique entre Bob Kopp et Judith Curry (pour les appeler par leurs noms), non pas sur des généralités climatiques mais sur un cas précis. Une situation de ce genre est assez peu fréquente à ma connaissance, surtout qu’elle intervient au moment où le New Jersey est sur le point d’édicter des règles d’urbanisme et d’aménagement du territoire de grandes conséquences. C’est pourquoi j’en ai fait état, tout en fournissant des éléments d’information sur le contexte, pour les lecteurs qui (comme moi) ignoraient presque tout des particularités géographiques de ce secteur.
      Le sujet général des littoraux marins a d’ailleurs déjà été traité ici par deux fois.

      Les dents de la mer

      Les dents de la mer au plat pays


      Le cas des Pays-Bas en particulier est exemplaire de la manière intelligente de se protéger contre des phénomènes auxquels personne ne peut rien.
      Bien à vous
      MD

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      • Merci pour votre réponse.
        Vous ne faites que relater (et très bien selon moi, là n’est pas le problème) cette polémique scientifique sur l’élévation du niveau de la mer en effet. Mais cette question d’aménagement est mal posée sur le fond puisque ce qui va déclencher une catastrophe par submersion marine dans la zone, ce ne sera pas les qq dizaines de centimètres d’élévation lente de le mer dans des dizaines d’années mais bien plusieurs mètres d’eau en quelques heures et à tout moment en saison cyclonique à cause de situations météos et de coef de marées exceptionnels.
        On aurait aimé des probabilités de niveaux de submersion (en mètres) avec leurs durées de retour, ce serait beaucoup plus utile à l’aménagement et la préparation que ce débat sur qq dizaines de cm.
        C’est pour cela que :
        – ces débats sont stériles car on se trompe d’énemi (le RC et l’élévation lente de la mer plutôt que les niveaux de submersion en situation météo exceptionnelle)
        – que le New Jersay a effectivement une vision idéologique du problème, liée à la politique globale de réduction des GES.
        J’en reviens pas que la polémique scientifique soit focalisée sur ce point, ce n’est tout simplement pas à la hauteur de ce dont il faudrait pour éviter une catastrophe sur la zone.

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  4. Ping : La mer monte ; que fait la terre ? | Mythes, Mancies & Mathématiques

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