Livre d’or de « La Peur exponentielle »

Ci-dessous les premières réactions des lecteurs de mon dernier livre, La Peur exponentielle, paru en avril 2015 aux Presses Universitaires de France (voir ici pour une présentation). N’hésitez pas à mettre d’autres avis en commentaires.

PUF

Si vous voulez permettre au livre d’être connu d’un public plus large, vous pouvez aussi publier vos réactions sur les pages de librairies en ligne (par exemple, la page du livre sur Amazon est ici, celle de la FNAC est là).

31 réflexions au sujet de « Livre d’or de « La Peur exponentielle » »

  1. Copié du site de la FNAC :

    Malthus et les autres alarmistes
    Emmanuel de FNAC Nantes
    En se servant des lois mathématiques notamment concernant le concept d’exponentielle, il est possible de susciter une peur irrationnelle fondée notamment le constat que nous vivons sur une planète limitée (la Terre) tandis que le peuplement s’accélère. La science devient alors la justification de nos peurs. Brillant.

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  2. De Yagloo, sur Skyfall (http://www.skyfall.fr/?p=1508#comment-129349) :
    Je viens de finir le livre.

    Je souhaite d’abord souligner l’excellente qualité du texte, qui se lit aisément, même pour un béotien comme moi. Il y a quelques petites coquilles, mais rien de bien grave.

    Ce livre m’a ramené aux notions de mathématiques du lycée : intégrales, exponentielles, avec de nombreuses illustrations. Les digressions de Benoit Rittaud sur des thèmes philosophiques, religieux et sociologiques montrent qu’on peut être mathématicien et d’une grande culture. Bravo M. Rittaud, il y a longtemps que je n’avais pas lu un live aussi passionnant.

    Je dois dire que j’ai ma petite préférence pour la partie III, au sujet de l’urbi et orbi. Partir du particulier pour en déduire une généralité (bien entendu anxiogène), c’est un des outils de ceux qui ont de l’angoisse à nous vendre. A la limite, je trouve que Benoit Rittaud est bien indulgent vis à vis de Al Gore.

    Encore une fois, pour un néophyte comme moi (je suis médecin, et totalement ignare dans bien des domaines évoqués en général sur les pages de ce site), j’ai été enchanté de cette lecture, qui non contente de répondre à un certain nombre de mes questions, a surtout ouvert de nouvelles perspectives dans mes réflexions.

    Merci M. Rittaud.J’attends votre prochain livre avec impatience et je recommande celui-ci à qui voudra bien m’entendre 🙂

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  3. Copié de la page de présentation du livre sur MM&M, commentaire de Thibaud :
    Bonjour,

    Je viens de terminer votre livre : très original et très intéressant, du début où on découvre l’étendue de l’utilisation à la fin aux concepts bien développés (le « surfini » est vraiment une bonne trouvaille !).
    En commençant le livre, j’associais la peur exponentielle à Sam Carter, la scientifique de Stargate, qui régulièrement n’hésite pas à dire que le naquada va connaître un échauffement exponentiel… J’ai bien ri en voyant tous les exemples réels de « scientifiques » qui l’utilisaient dans la vie de tout les jours, pas beaucoup mieux qu’elle dans une série aux fondements techniques plus douteux !

    Je me suis noté deux commentaires rapides :
    Vous citez rapidement le jeu 2048. Il me semble qu’il est intéressant à analyser dans la mesure où l’association en puissances de deux intervient là comme une méthode de densification, un peu tout le contraire d’une explosion exponentielle, et plutôt à rapprocher de la loi de Moore. Quel est votre avis sur le sujet ? De manière générale, la loi de Moore (et ses dérivés) est traitée un peu vite à mon goût (sans doute déformation professionnelle, puisque je suis ingénieur). Peut-être devrais-je consulter les liens que vous avez indiqués avant de faire ce commentaire, mais il me semble que du coup le livre penche beaucoup du côté de la peur… mais bon, c’est son titre ! Prévoyez-vous du coup un autre opus sur le côté positif ? 🙂
    Et plus rapide : étant également musicien, je me suis étonné que votre partie sur les « lunettes logarithmiques » (très intéressante par ailleurs), ne mentionne pas un clavier de piano, exemple connu de tous de transformation : de la suite géométrique des fréquences en la suite linéaire des touches.

    Bravo en tout cas,
    Bonne continuation à vous

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  4. Copié de la page de présentation du livre su MM&M, commentaire de Tom :
    C’est avec un grand plaisir que j’ai lu votre livre, « La peur exponentielle ». J’ai beaucoup aimé les notes bibliographiques complètes et commentées. J’ai trouvé dans ce livre de nombreuses idées, de nombreux concepts forts intéressants. Voici quelques exemples : la version des deux nénuphars de Gaston Boucheny, la notion de surfini, le fait que P n’est pas un invariant par affinité, l’exponentielle à base variable, la virgule glissante, etc.
    J’aime aussi le style et l’humour… bref, je l’ai dévoré !
    Petites remarques sans gande importance : page 264: un grain qui donne 42 épis, ça fait beaucoup, non ? Page 374, 7e ligne, « … l’erreur d’assimiler le surfini au fin, … », il manque un « i » non ?

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  5. Vu dans un autre ouvrage :

    « Au-delà de 2 °C supplémentaires, des réactions en chaîne conduiront à un emballement dont les scientifiques ne peuvent mesurer toutes les conséquences. »
    extrait de Climat 30 questions pour comprendre la conférence de Paris
    Pascal Canfin et Peter Staime

    http://www.atlantico.fr/decryptage/impacts-changement-climatique-ou-quand-en-2050-climat-bordeaux-sera-celui-seville-aujourd-hui-climat-30-questions-pour-2254528.html#3KH19276TibP3kcr.99

    Faut-il avoir peur ?

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  6. Un ouvrage marquant.
    Une volonté d’expliquer et de décortiquer les concepts issus de la notion mathématique d’exponentielle appliqués aux « sciences » humaines ou à la « science » climatique carbocentrée.
    Des chapitres courts et percutants.
    Comment la caution mathématique peut être utilisée pour créer des chocs mentaux, anxiogènes, à partir de croissances exponentielles supposées (population, climat ….). Sauf que que l’on comprend vite que scander des évolutions explosives à la mode exponentielle ne tient forcement pas la route

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  7. Ping : Autour de « La Peur exponentielle  | «Mythes, Mancies & Mathématiques

  8. Que certains emploient la fonction exponentielle de manière erronée, voire malhonnête, ne donne pas « mathémathiquement » tort aux idées qu’ils défendent… même si cela présage mal de la pertinence de leur propos.

    Se pourrait-il qu’à défaut de « peur exponentielle », une « inquiétude géométrique » quant à l’avenir de notre planète soit tout de même recevable ?

    La physique serait-elle plus pertinente à décrire le monde réel ?

    leçon inaugurale – Ecole des Ponts – septembre 2015 :

    Votre avis ?

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  9. Que certains emploient la fonction exponentielle de manière erronée, voire malhonnête, ne donne pas « mathémathiquement » tort aux idées qu’ils défendent… même si cela présage mal de la pertinence de leur propos.

    Se pourrait-il qu’à défaut de « peur exponentielle », une « inquiétude géométrique » quant à l’avenir de notre planète soit recevable ?

    La physique serait-elle plus pertinente à décrire le monde réel ?

    leçon inaugurale – Ecole des Ponts – septembre 2015 :

    Votre avis ?

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    • On peut toujours dire « mes preuves sont fausses mais ça n’invalide pas mon résultat » : c’est toujours exact, mais un peu inutile, intellectuellement parlant.
      Quant à l’avis que vous me demandez, le voici : c’est pas demain que vous me ferez passer près de deux heures à supporter une vidéo de Jean-Marc Jancovici.

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  10. « Que certains emploient la fonction exponentielle de manière erronée, voire malhonnête, ne donne pas « mathémathiquement » tort aux idées qu’ils défendent… »

    Encore faudrait-il que les données de fait sur lesquelles s’exerce le raisonnement mathématique soient authentiques, voire seulement possiblement authentiques. Ce qui n’est, selon moi, évidemment pas le cas. Toujours selon moi, ce n’est donc pas de mathématiques, ni même de physique qu’il s’agit, mais de philosophie et de logique.

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  11. je vous remercie de vos réponses rapides.

    Une erreur dans une démonstration ne prouve pas qu’un résultat est faux. Cela prouve seulement qu’il n’est pas démontré et reste à l’être (ou pas).

    Ne connaissant pas ce sujet, vos expertises auraient pu m’être précieuses à comprendre les éléments erronés dans l’exposé de Jancovici (dont j’ai découvert l’existence il y a moins d’une semaine).

    Une autre fois, peut être ?

    Je me permettrais de garder mon « inquiétude géométrique » non dogmatique quant à l’avenir de notre Terre selon son mode de fonctionnement actuel, en espérant qu’on pourra un jour m’en libérer par des éléments concrets et pas seulement la critique du discours inverse.

    Bien à vous.

    P.S. : je suis sans doute un peu trop catégorique pour mon niveau de connaissance du sujet et vous prie de m’en excuser.

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    • Quand quelqu’un annonce quelque chose et qu’il le démontre de façon erronée, alors son discours initial devient vide. C’est-à-dire pas forcément faux, mais « sans intérêt jusqu’à plus ample informée ». On peut réinvestir ici l’exemple classique du père noël : il existe, car je l’ai vu au magasin ; ah mais non, ce n’était pas lui, c’était juste un employé déguisé ; d’accord, mais ça ne prouve pas que le père noël n’existe pas (mais au fait : qu’est-ce qui le démontrerait ?).
      Il ne suffit pas, bien sûr, qu’une peur soit globale pour qu’elle soit fausse : la peur d’une épidémie comme le sida, par exemple, était fondée (et elle le reste, hélas, vu que le nombre de morts annuels du sida se compte encore par millions – des morts réels, ceux-là, pas les morts fictifs du « dérèglement climatique »). Mon propos n’est donc pas de dire « on vous montre une exponentielle, donc c’est faux » mais de démonter les arguments faux et très fréquents, qui fondent tant de raisonnements apocalyptiques contemporains.
      C’est important de le faire car, selon moi, le succès d’une peur globale futuriste dans l’opinion tient en général moins à la rationalité des arguments à son appui qu’à leur efficacité à entrer en résonance avec les représentations collectives. C’est à cela que je me suis intéressé.
      PS : Vous n’avez pas à vous excuser de quoi que ce soit, je ne demande pas de diplôme pour venir causer ici, et le but n’est pas d’être d’accord sur tout mais d’échanger des idées.

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  12. Je vous remercie de votre réponse.

    J’ai effectivement confondu votre approche critique et rationnelle et celle, moins structurée, de certains commentateurs ici qui disaient : « c’est bien la preuve que tout ça est faux ». Au temps pour moi.

    Votre approche me rappelle un petit bouquin lu il y a quelques années et qui entendait aussi donner au lecteur les concepts (logiques, syllogistiques, rhétoriques) pour se forger une opinion éclairée ou, au minimum, détecter les enfumeurs :

    http://www.amazon.fr/Petit-dautod%C3%A9fense-intellectuelle-Normand-Baillargeon/dp/2895960445

    Il est d’ailleurs disponible en PDF ici :

    http://www.bepecaser.org/Chroniques_de_Normand_Baillargeon.pdf

    Bien entendu, il s’agit d’un livre « militant » mais les principes qu’il expose valent pour tous quand il s’agit de débusquer les escrocs.

    « L’art de la prudence », de Gracian, pourrait aussi être utile à beaucoup.

    Bien à vous.

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  13. Je vous remercie de votre réponse.

    J’ai effectivement confondu votre approche critique et rationnelle et celle, moins structurée, de certains commentateurs ici qui disaient : « c’est bien la preuve que tout ça est faux ». Au temps pour moi.

    Votre approche me rappelle un petit bouquin lu il y a quelques années et qui entendait aussi donner au lecteur les concepts (logiques, syllogistiques, rhétoriques) pour se forger une opinion éclairée ou, au minimum, détecter les enfumeurs :

    http://www.amazon.fr/Petit-dautod%C3%A9fense-intellectuelle-Normand-Baillargeon/dp/2895960445

    Il est d’ailleurs disponible en PDF ici :

    http://www.bepecaser.org/Chroniques_de_Normand_Baillargeon.pdf

    Bien entendu, il s’agit d’un livre « militant » mais les principes qu’il expose valent pour tous quand il s’agit de débusquer les escrocs.

    « L’art de la prudence », de Gracian, pourrait aussi être utile à beaucoup.

    Bien à vous.

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  14. D’un raisonnement faux peut suivre une conclusion juste.

    Je crois que l’on pourrait utilement consulter Éléments de philosophie de Maritain t. 1 avant de discuter…

    En l’occurrence du prétendu réchauffement climatique, nous n’avons pas d’expériences renouvelables. Nous n’avons même pas de données historiques absolument fiables. Dire donc que nous avons une certitude scientifique pour l’avenir est déjà un mensonge. À supposer même le réchauffement climatique réel. Ce qu’il n’est pas selon moi.

    Imputer ce prétendu réchauffement à l’homme est encore plus fantaisiste.

    Il serait sans doute plus prudent de dire que le réchauffement climatique n’est pas prouvé et ne peut l’être. Donc que ceux qui prétendent le contraire sont des clowns (pardon à l’honorable corporation des clowns).

    La peur exponentielle est déjà exprimée par Jean-Jacques Rousseau (en germe chez Rousseau † 1778) et Malthus († 1834). La population croît d’un accroissement exponentiel, alors que la surface des terrains agricoles est figée. Donc, nous allons à la famine. CQFD.

    Or en réalité la famine fut bien plus présente lorsque la population était bien moins importante.

    C’était déjà la peur exponentielle. Les mathématiques et l’imagination sans règle conduisent à l’angoisse infondée et à beaucoup de pertes de temps et d’énergie.

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  15. je ne connais pas de personne sérieuse qui appuie aujourd’hui son inquiétude pour l’avenir sur des bases aussi simplistes que celles de Rousseau ou Malthus.

    Ce serait comme faire procès aux libéraux d’aujourd’hui de s’être appuyé, il y a 200 ans, sur des concepts aussi fumeux que la « main invisible » d’Adam Smith. Ce serait juste malhonnête.

    En revanche, j’en connais qui comprennent que nourrir une dizaine de milliards d’humains doté d’une espérance de vie de 55-60 ans est sensiblement différent d’en nourrir 1 milliard mourant à 35 ans.

    Cela suppose des terres supplémentaires et/ou de l’eau en grande quantité et/du progrès technique et/ou des changements d’habitudes alimentaires et, dans tous les cas, de grosses quantités d’énergie.

    L’inertie démographique étant ce qu’elle est, la seule donnée sur laquelle on peut sérieusement compter est le chiffre de la population humaine à la fin du siècle, sauf, bien sûr, en cas de famines, massacres, génocides, épidémies, guerres…

    Sans parler de peur irrationnelle, il me semble légitime de s’inquiéter sur :

    – la capacité de l’agriculture mondiale à multiplier ses rendements dans ces proportions et dans le délais imparti
    – sa capacité à le faire de façon abordable pour les masses en question
    – sa capacité à faire ensuite circuler les produits vers les centres urbains (où réside désormais l’essentiel de l’humanité) avec une énergie concentrée/bon marché de moins en moins disponible. (problème pour les transports mais aussi pour les engrais)
    – sa capacité à faire tout cela de manière durable, c’est à dire sans détruire ou empoisonner le milieu environnant.

    Ensuite, on pourra toujours se demander comment notre système économique actuel qui arbitre l’échange par confrontation de l’offre et de la demande SOLVABLE pourra bien se révéler pertinent dans un monde ou environ un tiers de la demande n’est, justement, pas solvable.

    Je ne vois pourtant, à date, aucun système moins mauvais que celui-là.

    Il me semble que cela fait beaucoup d’inconnues… pas assez pour une peur irrationnelle, mais largement assez pour une inquiétude raisonnable. Et vous noterez que je n’évoque pas un hypothétique réchauffement, mais juste la hausse de consommation de ressources finies, comme les énergies fossiles qui sont, à date, l’essentiel de l’énergie que nous consommons.

    Dire simplement que Dieu/le progrès technique/le grand leader/le génie humain y pourvoiront comme ils y ont pourvu par le passé, me paraît un peu court, les données de départ étant sensiblement différentes.

    Que parmi ceux qui s’inquiètent il y ait des escrocs et des neuneus ne change malheureusement pas les données du problème.

    J’admets aussi que 20 ans à vivre dans le tiers monde (Thailande, Philippines, Madagascar, Sénégal) ont sérieusement ébranlé ma confiance dans le « progrès humain spontané » et la « confiance dans l’humanité ».

    La réalité est bien moins sinueuse que nos syllogismes d’Occidentaux.

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    • Malthus est hélas bien vivant chez certains. Sans vouloir vous suggérer mon livre, je vous invite à lire les écrits même récents d’un Ehrlich (toujours aussi bien en cours dans certains « milieux autorisés »), ainsi que certains rapports pas si anciens sur la population mondiale pondus sous l’égide de l’ONU. Sans parler des délires exponentiels d’un Hansen sur l’élévation du niveau des mers.
      Pour le reste, n’oublions pas que la faim dans le monde diminue, et même rapidement. Il reste beaucoup à faire, et cette diminution est très variable selon les régions du monde, mais il semble tout de même que, malgré la population croissante, le problème s’arrange. Ça ne signifie pas qu’il soit réglé (loin de là), ni qu’il ne va pas repartir à la hausse dès demain, mais pour l’instant l’évolution va dans le bon sens, ce qui ne devrait pas être le cas dans une vision malthusienne ou crypto-malthusienne. En passant : outre l’agriculture, la logistique (pour alimenter les centres urbains) a elle aussi fait des progrès, ces dernières décennies.
      Mais il reste du travail, bien sûr, et des nombreux défis. Sommes-nous pour autant obligés de les aborder toujours avec inquiétude ?

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      • A propos de la « surpopulation », mon expérience de travail dans certaines régions pauvres du tiers monde me suggère qu’il serait préférable de réorienter les sommes allouées actuellement à la « lutte contre le changement climatique » , vers l’éducation des filles et garçons et la formation professionnelle dans les régions les plus pauvres de la planète. Et si cela est possible, de favoriser la mise en place d’une protection sociale pour les plus âgés et les plus faibles d’entre eux . Pour eux, les enfants, c’est avant tout un bâton de vieillesse. Mais je peux me tromper, ce point de vue n’est pas celui d’un « expert en démographie ».

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  16. Il y aura toujours des défis. C’est l’aventure humaine qui reste mystérieuse. « Nous avons été jetés là. » dit Pascal si mes souvenirs sont bons.

    De plus nous ne savons pas tout, loin de là. Nous n’avons qu’une connaissance et un discours « à trous ». Selon Gilson notre discours est fait de trous dans la réalité, réalité immense et presque inconnue.

    « La vie est comme un voyage sur la mer de l’histoire, souvent obscur et dans l’orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route. Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. »

    Enseignait Benoît XVI.

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    • Quel poète, ce Benoît XVI…
      La frontière est toujours délicate entre le « on sait tout » et le « on ne sait rien ». Difficile de situer où nous en sommes entre ces deux extrêmes, entre modestie prudente et affirmation des capacités humaines, entre relativisme mortifère et orgueil destructeur.

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  17. Merci de vos réponses.

    S’inquiéter sur de tels enjeux me paraît nécessaire, tant qu’il s’agit d’une inquiétude positive… de celles qui amènent à produire des solutions.

    Ne pas savoir à date comment notre terre pourra nourrir 11 milliards de Terriens dans 80 ans (qui naîtront, ça c’est la seule quasi-certitude du dossier) me paraît une chose dont toute personne se disant humaniste devrait se soucier.

    La plupart des solutions qui se feront jour ont de fortes chances de mobiliser des niveaux de capital et d’énergie peu compatibles avec le niveau de revenu des bénéficiaires.

    Si on y ajoute les contraintes qu’on peut raisonnablement anticiper (énergie plus chère, eco-systèmes dégradés, eau douce moins facile d’accès, terres arables déjà mobilisées, biodiversité réduite… et je ne parle toujours pas de réchauffement) nous avons devant nous une une équation à beaucoup d’inconnues.

    Si on ne souhaite pas que les arbitrages se fassent « à l’ancienne » (guerres, génocides, épidémies) je pense que nous devrions nous en soucier.

    Je ne cherche pas à communiquer mon inquiétude mais bien à m’en affranchir. Et comme vous le dites, ceux qui disent « tout ira bien » (dont vous n’êtes pas) sont, de mon point de vue, de très utiles faire-valoirs pour les prédicateurs fous de l’apocalypse.

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  18. Cher monsieur, se soucier de l’état de la terre dans 80 ans est très bien, dans l’abstrait du moins. Cependant, nous ne sommes que des hommes incapables de prévoir l’avenir à si longue échéance. Quant à votre idée que les guerres sont des moyens de régler le problème de la surpopulation, c’est poser en principe que les guerres sont destinées à régler le « problème » de la population. Or je ne crois pas à la surpopulation…. et encore moins que les guerres soient dues à la surpopulation.

    Il me semble plus efficace d’oeuvrer en faveur d’un gouvernement mondial multiracial et impartial pour éviter guerres et massacres, rétablie l’ordre. L’ordre est facteur de paix. L’injustice entraîne la haine…

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    • je vous remercie de votre réponse.

      Que l’ordre et la justice soient souhaitables, qui dira le contraire ?

      Il m’a même semblé qu’ils étaient plus faciles à mettre en place quand tout le monde mangeait à sa faim, ne craignait pas pour sa vie, pouvait se loger, s’habiller, se soigner, fournir un enseignement de qualité à ses enfants…

      De ce point de vue, l’idéalisme n’a aucune chance s’il ne veut tenir compte du réel. Une petite visite à Dacca ou Lagos est, de ce point de vue, fort instructive.

      La réalité c’est que le PIB mondial par tête est d’environ 500$ par mois et qu’un minimum de « justice mondiale » voudrait que les deux milliards qui sont au dessus de cette somme y descendent pour que les 5 milliards qui sont en dessous puissent y accéder, vu que ce montant croit à peine plus vite que la population (du moins tant qu’on ne s’organise pas pour la freiner).

      Mais y’aura-t-il là une quelconque justice dans l’appauvrissement d’un couple, parent de deux enfants dont il assume tous les besoins… et qui devront s’appauvrir pour aider le couple qui, ne pouvant déjà assumer ses 6 enfants, choisit d’en avoir un 7ème ? Ou devra-t-on interdire aux gens d’avoir des enfants ?

      Pour ma part, il est hors de question que j’oeuvre à l’appauvrissement de mes enfants et petits enfants.

      Nous débordons allègrement du sujet de ce fil mais il me semble qu’un gouvernement mondial efficace n’a aucune chance d’être démocratique.

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  19. je vous remercie de votre réponse.

    Que l’ordre et la justice soient souhaitables, qui dira le contraire ?

    Il m’a même semblé qu’ils étaient plus faciles à mettre en place quand tout le monde mangeait à sa faim, ne craignait pas pour sa vie, pouvait se loger, s’habiller, se soigner, fournir un enseignement de qualité à ses enfants…

    De ce point de vue, l’idéalisme n’a aucune chance s’il ne veut tenir compte du réel. Une petite visite à Dacca ou Lagos est, de ce point de vue, fort instructive.

    La réalité c’est que le PIB mondial par tête est d’environ 500$ par mois et qu’un minimum de « justice mondiale » voudrait que les deux milliards qui sont au dessus de cette somme y descendent pour que les 5 milliards qui sont en dessous puissent y accéder, vu que ce montant croit à peine plus vite que la population (du moins tant qu’on ne s’organise pas pour la freiner).

    Mais y’aura-t-il là une quelconque justice dans l’appauvrissement d’un couple, parent de deux enfants dont il assume tous les besoins… et qui devront s’appauvrir pour aider le couple qui, ne pouvant déjà assumer ses 6 enfants, choisit d’en avoir un 7ème ? Ou devra-t-on interdire aux gens d’avoir des enfants ?

    Pour ma part, il est hors de question que j’oeuvre à l’appauvrissement de mes enfants et petits enfants.

    Nous débordons allègrement du sujet de ce fil mais il me semble qu’un gouvernement mondial efficace n’a aucune chance d’être démocratique.

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