Samedi à Bondy

Un peu loin de MM&M ces temps-ci, j’allais oublier d’annoncer la conférence-débat auquel je participe demain :

Samedi 2 juin de 10h30 à 13h, conférence-débat

« Réchauffement climatique : fausse alerte ou vrai problème ? »

Hôtel de Ville de Bondy (esplanade Claude Fuzier), espace Marcel Chauzy.

Une conférence-débat organisée dans le cadre des Université populaires Averroès de Bondy et à l’occasion de la semaine du dév’dur’. Je débattrai avec Aurélien Vernet, spécialiste du droit de l’environnement.

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Le « gare aux migrants climatiques ! » de la Banque Mondiale

par Rémy Prud’homme[1]

     La Banque Mondiale vient de publier une étude de 220 pages intitulée : La Lame de fond – Se préparer à la migration climatique. Elle a été accueillie par un grand concert de lamentations dans la presse française : « cri d’alarme », « sonnette d’alarme », « grand dérangement climatique », « crise migratoire sans précédent », « chute vertigineuse de la production agricole », etc. L’examen du rapport suggère pourtant une lecture moins alarmiste.

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Sur le redoux dans l’Arctique

par Thierry de Pablos.

Ces derniers jours, il a été publié dans de nombreux médias européens la même information fallacieuse reposant sur le sophisme de la généralisation abusive : à partir d’un épisode particulier de redoux pour une région restreinte de l’immense région arctique (> 14 millions de km2), cet article prétend démontrer que l’ensemble de l’arctique se réchauffe alors que le cercle polaire arctique en Laponie suédoise – où j’habite depuis 14 ans – est soumis depuis le début de l’hiver 2018 à des chutes exceptionnelles de neige et à des températures polaires glaciales constantes entre – 15 °C- 40°C alors que les mesures satellites et les modèles numériques de prédiction des instituts météorologiques suédois et norvégiens sous-estiment systématiquement de 10 à 15°C les températures réelles de terrain (probablement à cause de fortes inversions thermiques qui faussent les mesures satellites). Lire la suite

Le réchauffement climatique actuel : une évolution thermique naturelle au forçage oublié

par Brigitte Lanoë.

Le forçage climatique principal est l’énergie apportée par le soleil sous la forme primaire de rayonnement visible et UV, l’insolation. Son lieu de stockage principal est l’océan, le thermostat de notre planète. Le gaz le plus abondant à côté de l’azote et de l’oxygène est la vapeur d’eau dont la teneur est éminemment variable dans l’atmosphère (de 0,2 % à 7,6 %). John Tyndall conclut dès 1861 que l’effet de serre est dû essentiellement à cette dernière. Il faut rappeler que le potentiel diffusif thermique induit par la vapeur d’eau est 8 fois supérieur à celui du CO2 à concentration égale (0,04 %). L’immense majorité des articles traitant du changement climatique ne prennent en compte que l’hémisphère nord et l’Antarctique. Or, dans l’hémisphère sud, la surface océanique est maximale, plus particulièrement dans la zone intertropicale, celle qui capte et emmagasine le plus la chaleur apportée par le rayonnement solaire et permet en conséquence une vaporisation intense à la surface de l’océan. Lire la suite

LE GISS ET LES SERIES DE TEMPERATURES DE MARSEILLE.

Marius : « Il n’y a pas besoin de le remuer [le passé], il bouge bien assez tout seul » 
(Marcel Pagnol, Fanny)

(mise à jour simplifiée d’une note du 2 février 2015, encore accessible pour les curieux [1])

1/ Le site du GISS.

Les séries de températures relevées par les stations météorologiques du monde entier sont accessibles pratiquement en temps réel grâce notamment au GISS (Goddard Institute for Space Studies [2] département de la NASA) qui rassemble et traite les données transmises par les états. Il existe deux pages d’accès possibles, comportant respectivement un planisphère et une mappemonde (que l’on peut faire tourner). La seconde devrait à terme supplanter la première. Pour rechercher une station on peut, soit cliquer sur les cartes, soit inscrire le nom dans les fenêtres prévues à cet effet. Dans les deux cas, on a le choix entre différentes séries de données, mais par défaut le GISS donne une série « officielle » qui fait foi. Lire la suite

Le sophisme climatique

par Christian Gérondeau.

On pourrait croire, s’agissant d’un domaine qui entraîne pour la collectivité nationale des dépenses qui se chiffrent par dizaines de milliards d’euros chaque année et obèrent lourdement son développement, que la France aurait cherché à se forger sa propre opinion sur le dossier du changement climatique.

Il n’en est rien.  Lire la suite