Climathon, semaine 39 : Hitler, enfin !

par le jury du Climathon (qui s’oppose au fasciste Collectif des climato-réalistes).

Chaque semaine le jury croit qu’il a déjà tout vu, et chaque fois il est surpris. Cette fois-ci, c’est avec le concours d’Hitler en personne que notre vainqueur s’arroge les lauriers de la semaine 39. Il faut le voir pour le croire.

Hitler

Avec ce titre exceptionnel, auprès duquel l’évocation du point Godwin aurait quelque chose de dérisoire, c’est Vincent Manilève, pour le compte de Slate, qui emporte haut la main le titre de vainqueur de la semaine 39.

Rendant compte de « la thèse controversée défendue par l’historien Timothy Snyder« , notre vainqueur-éclair ne manque aucune analogie parmi les plus idiotes suggestives pour formater les esprits éveiller les consciences de ses lecteurs. Le passage le plus puissant, qui a emporté la décision du jury, est celui qui concerne les climatosceptiques climatonégationnistes :

Les climato-sceptiques et Hitler, même combat ?

L’exemple le plus fort, selon [Snyder], reste les climato-sceptiques dans la société américaine, qui nient la science et le progrès technologique. Un positionnement qui les rapprocheraient d’Hitler:

«Il a nié que la science pourrait résoudre le problème basique de la nutrition, mais pensait que la technologie permettrait d’accaparer le territoire.»

Félicitons aussi le journalisme pour son hypocrisie sa subtile prudence, qui le conduit à indiquer que la thèse de Snyder ne fait pas l’unanimité. Il cite pour cela un contradicteur qui affiche son opposition d’une façon raisonnablement modérée : « la plupart du temps, le livre propose une lecture convaincante« , assénant finalement un argument dont la force de conviction ne risque pas trop de semer le trouble dans les esprits : « relier des arguments historiques à la panacée écologique de cette façon ne marche pas vraiment. »

Les accessits de la semaine

David Heurtel, ministre québécois de l’Environnement, fait une entrée remarquée au climathon cette semaine, pour de fortes déclarations :

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) le dit clairement: si nous permettons un changement climatique au-delà de 2 degrés d’ici à 2050, on parle de changements cataclysmiques pour toute la planète. Toutes nos façons d’exister vont être remises en question, on parle d’impacts sur l’eau, notre santé, notre nourriture, notre territoire. Cela a déjà commencé. On ressent les effets au Québec.

Ce joyeux mélange entre le présent et le futur prophétique annoncé ne s’accompagne pas de détails sur ce que sont ces « cataclysmes » d’ores et déjà ressentis au Québec. Mais les silences de Monsieur le Ministre ne s’arrêtent pas là, lui qui, selon le Huffington Post toujours,

«hésite» à parler de «sacrifices» à venir imposés aux Québécois par la coercition. La conversion vers une économie plus propre créera selon lui des occasions de développement économique.

«Changer nos habitudes, parfois, c’est bénéfique. Prenez un fumeur, il change ses habitudes, ce n’est pas un sacrifice. Il améliore sa qualité de vie. C’est ce qu’on fait. En se donnant une cible de réduction des gaz à effet de serre, on veut améliorer notre santé», a-t-il dit.

Toutefois, il est clair que «le plus difficile reste à faire», a ajouté M. Heurtel, parce que les efforts à venir seront plus exigeants que ceux qui ont déjà pu être faits depuis 2006. Les transports, la construction et l’aménagement urbain seront particulièrement visés, a-t-il évoqué.

Une prévision au moins devrait être vérifiée sans trop de problème : celle d’Hélène Lauzon, membre du comité-conseil sur les changements climatiques :

Je crois qu’on va me dire que c’est une cible très ambitieuse qui pose des défis considérables pour tous les secteurs de l’économie.

Ça se pourrait, en effet.

Toujours sur la brèche, l’Éducation nationale française poursuit ses efforts avec cette semaine une belle percée du recteur de l’académie de Montpellier qui, dans une lettre circulaire adressée à tous les établissements scolaires de l’académie, annonce carrément la couleur en indiquant la nécessité pour tous d’aider le président de la République à réussir « sa » conférence Paris Climat. La politisation des élèves, ce n’est décidément pas que dans le Référendum maudit.

AcademieMontpellier

Confrontée à l’intemporelle menace du Déluge par l’irréversible réchauffement changement dérèglement déflagration climatique, la Planète n’a qu’une seule planche de salut, qui nous avait échappée mais qui se trouve être opportunément rappelée cette semaine dans Paris Match : l’Arche de Noé Climat. L’hebdomadaire cite notamment Ségolène Royal, multi-lauréate du Climathon et jamais avare de déclarations enflammées, dont celle-ci déjà nominée :

L’arche est un mouvement festif et populaire qui donne un élan à la mobilisation de la société civile et notamment des enfants pour la COP21.

Ah, les enfants, toujours un bon alibi pour les initiatives les plus saugrenues originales… Paris Match nous apprend également que les animaux de l’Arche ont été fabriqués en « PMMA (verre acrylique), un matériau recyclable », gage ultime de la bonne moralité climatique de cette action comme le confirme le site officiel de l’Arche, y ajoutant une touche de poésie :

L’Altuglas, recyclable infiniment, aussi transparent que le verre, réverbérant la lumière, était le matériau idéal. Vous pouvez ainsi regarder à l’intérieur de notre corps, nous sommes votre miroir.

L’industriel fabricant le matériau ne manque pas non plus de s’en vanter :

« Nous sommes heureux et fiers de nous associer à ce grand événement qui vise à sensibiliser le grand public sur les questions de lutte contre le réchauffement climatique », déclare Thierry Le Hénaff, Président-directeur général d’Arkema.

Évidemment, si l’on précise que le PMMA est fabriqué par polymérisation radicalaire du méthacrylate de méthyle, molécule « extrêmement dangereuse pour notre santé » et amorcée par le peroxyde de benzoyle ou l’azobisisobutyronitrile, ça risque de couper un peu le bel élan de la mobilisation des enfants.

Dans le contexte actuel, un gage de promotion au Climathon est le franchissement du point Hulot, dit aussi point du Commandeur, celui où l’argumentation fait référence à la vie menacée de millions de personnes. Pour atteindre ce point, une seule solution : oser. C’est ce qu’a fait le président français François Hollande par le biais d’une interview au Parisien, toujours propice à la discussion les yeux dans les yeux avec les Français. Entrant directement dans le vif du sujet, il a expliqué doctement que les experts du GIEC lui ont

apporté des cartes et des images de la planète montrant les effets du réchauffement climatique : la montée des eaux, la disparition des espèces, l’engloutissement des îles, la destruction des montagnes… Tout ceci n’attendra pas la fin du siècle, mais peut arriver dans trente à quarante ans.

Saluons lesdits experts du GIEC qui possèdent des cartes et des images montrant ce qui se passera dans 40 ans et qui permet à la pythie de l’Elysée d’embrayer en confirmant qu’en fait de cartes, ce sont probablement celles du Tarot de Marseille que les experts du GIEC lui ont tirées :

Ce n’est pas une prévision incertaine, c’est une vision incontestable de notre avenir.

Après avoir annoncé, de façon quelque peu ambigüe, qu’il n’irait pas voir le film de Yann-Arthus Bertrand car il « refuse d’être le spectateur d’un mauvais film », le président normal se lance dans un festival catastrophiste qui franchit en trombe le point du Commandeur :

Bien plus que la qualité de notre vie, ce qui est en cause, c’est la vie. (…) A ceux qui pensent que ces rendez-vous coûtent cher, je réponds que sauver la planète n’a pas de prix.

On attend avec impatience ce qu’en pensera la Cour des Comptes…

François Hollande se livre alors à l’exercice toujours fascinant d’un homme au pouvoir qui se fait révolutionnaire :

C’est à Paris qu’est née la Révolution française, elle a changé le destin du monde. Faisons en sorte que, dans deux cents ans, on puisse dire : “C’est à Paris qu’il y a eu la révolution climatique.”

Un laïus sur les réfugiés plus tard (« Prenons conscience qu’il y a déjà, aujourd’hui, davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre. »), notre président peut dérouler ses prophéties : « l’Afrique sera frappée de désertification, parce que des lacs comme le lac Tchad s’assécheront, des guerres surviendront et provoqueront des déplacements de population. ».

Le chef de l’État finit par la part du rêve, qui n’est pas sans rappeler, à nouveau, le Référendum maudit :

c’est en étant à la hauteur de l’enjeu climatique que l’on favorisera l’emploi et l’activité.

Hélas, on sent qu’en la matière il faudra se contenter d’une inflexion de la courbe de température, à défaut d’une inversion…

Le grand co-organisateur du raout Mondial Laurent Fabius a lui aussi tenté une percée. Pour justifier la disparition des climato-sceptiques (qui semblent décidément manquer à beaucoup de compétiteurs), son argumentation est surprenante, « Les savants du GIEC sont d’accord sur leur analyse de l’avenir, sur la probabilité d’une augmentation de 4, 5, 6° si nous ne faisons rien ou pas assez vite ». Effectivement, si les savants partagent leur propre analyse, ça évite des débats contradictoires par trop chronophages. Mais il ne s’arrête pas là et enfonce le clou pour montrer définitivement la haute valeur scientifique des dits savants « Ils ont obtenu, pour leurs travaux, non pas le Prix Nobel de Physique ou de Chimie, mais, à juste titre, le Prix Nobel de la Paix ! ».

Bien sûr, pour ne pas trop se laisser distancer par le boss, il franchit lui aussi avec panache le point du Commandeur : « L’adjectif qui définit le mieux cette négociation est celui de «vital». Ce qui se pose, en définitive, à travers ces discussions, c’est la question de la vie dans tous les sens du terme». Pris dans sa lancée, plus rien ne peut l’arrêter, c’est l’inévitable emballement : « si nous n’agissons pas contre le dérèglement climatique, les conséquences de ce phénomène seront ravageuses: sécheresse, famines, inondations, migrations massives, à la fin, c’est la guerre ou la paix. Ce ne sont pas des centaines de milliers, mais potentiellement des dizaines de millions de personnes qui seraient concernées par les mouvements migratoires ». A noter une fois de plus, que dans le package millénariste, l’agitation des peurs migratoires revient avec insistance depuis plusieurs semaines. On se demande pourquoi.

A l’occasion d’une virée dans le grand-Ouest, le multimédaillé Jean Jouzel a tenté une attaque éclair, courte mais brillante : « J’ai mes convictions, mais j’essaie de ne pas trop être trop militant écologiste. Mes missions me demandent une certaine réserve ». Espérons qu’il se sente encore longtemps investi dans ses missions, car vu comme il s’acquitte de son devoir de réserve, s’il venait à se lâcher, le jardin d’Éden lui-même aurait tôt fait de se transformer en enfer où les flammes du réchauffement climatique lècheraient les pieds des impies.

Le Commandeur des Croyants nous a quelque peu inquiété au cours d’une journée spéciale climat (dont on peut constater une multiplication récente dans nos médias, seule conséquence vraiment observable du réchauffement climatique dans nos contrées) sur France Bleue Armorique, affichant un souffle court et un verbe un peu éteint. Heureusement, un réveil opportun lui a permis de placer quelques chiffres de son cru, l’amenant lui aussi à franchir le point qui porte son nom :

Élévation du niveau de la mer, augmentation du nombre de catastrophes naturelles, menaces sur la production alimentaire… Les effets désastreux du réchauffement climatique touchent déjà aujourd’hui plus de 200 millions de personnes…Si on laisse le changement climatique franchir la barre des 3/4°C, ce seront des centaines de millions de personnes qui seront condamnées à se déplacer avec des impacts sur la santé notamment.

Le seul point rassurant dans la course aux records migratoires à laquelle se livrent nos compétiteurs est qu’ils se heurteront rapidement, eux aussi, aux limites physiques de la population humaine.

Au rayon des climato-festifs, il est grand temps de saluer la performance des cyclistes d’Alternatiba, dont Libé brosse un récit lyrique de leur périple qui s’achevait samedi à Paris. Le jury du Climathon a suivi du coin de l’œil au cours de la période estivale cet événement majeur, qui a bénéficié au fil de ses 187 étapes d’une couverture particulièrement large et bienveillante de la presse locale. Seize furieux de la pédale ont donc couvert 5637 km à partir de Bayonne pour contribuer à la prise de conscience du bon peuple et « sauver le climat »  (une petite variante qui montre le pluralisme des sauveteurs, qui en général se contentent de sauver l’humanité ou la planète). On apprend  qu’il s’agissait d’une « vélorution » accomplie pour la plus grande gloire du climat, « un mode d’action dont les adeptes urbains se servent souvent pour réclamer davantage de mesures en leur faveur – il y en a une par mois à Paris », statistique qui précise bien tout le côté original de l’exercice. On ne sait trop pourquoi Libé trouve utile de préciser qu’« on est pourtant loin du bobo tentant de s’acheter une conscience ».

Petite scène touchante : le blocage d’automobilistes au nom du climat, action dont on imagine toute les conséquences positives sur l’entreprise de rééducation du peuple motorisé. Mais comme le justifie un certain Max, « On est là pour le climat », ajoutant triomphalement que « ce qu’on fait n’a jamais été fait », sans que le lecteur comprenne trop si il fait référence à la prise d’otages d’automobilistes ou à la réalisation d’un grand tour à vélo. Les héros sont toujours de grands précurseurs incompris. D’ailleurs, « a Bordeaux, place Dormoy, on n’a pas vu de présentation claire des alternatives envisagées ni de passants curieux rejoindre la fête pour débattre. ». Finalement, Yann Arthus-Bertrand a peut-être raison : l’hélicoptère, c’est plus pratique.

Un blâme

À son plus grand regret, le jury du Climathon est obligé d’adresser un rappel aux devoirs de sa fonction à Nathalie Fontrel, chroniqueuse Planète Environnement de France Inter, qui a osé affirmer dans sa chronique du 24 septembre que « depuis quinze ans, les effectifs [des ours blancs] n’ont pas diminué » et que « oui, l’arctique change, mais l’ours blanc pourrait s’adapter ». Certes l’usage du conditionnel limite la gravité de la faute, mais le jury est déçu de voir une journaliste jusque là irréprochable tenir des propos qui flirtent manifestement avec le climatonégationnisme le plus outrancier, celui-là même qui nous prépare un nouvel Hitler.

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16 réflexions au sujet de « Climathon, semaine 39 : Hitler, enfin ! »

  1. Pour Hitler….çui qui dit c’est çui qui y est.

    Pour Yann Arthus Bertrand, un petit poème toujours écrit avec les pieds:

    VROUM VROUM :
    yananas bertrus est un gros zoubeil
    qui flap flap dans le ciel
    avec deux gros méchant yeux
    comme tous les nouvo bondieux.

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  2. Coucou,

    Ce qui est rassurant, c’est que sans doute 90% des gens s’en fiche, au fond !
    « çà se rechauffe, , sans doute, anormalement , peut-etre puisque vous le dites !..
    allez a table, c’est l’heure de l’apéro  »
    Et si demain çà se refroidit, on mettra moins de glaçon dans le pastis !

    Ce we on a dit aussi,que la france est un pays de race blanche. çà refroidi; çà donne même un peu des frissons dans le dos, retrospectivement !

    vaut mieux que çà se rechauffe finalement, c’est pour cela qu’on lit tant de , de , de ….hum hum

    pythie, pythie, pythie .tant de questions m’assaillent ! On n’a pas d’autres choix que d’essayer d’être rationnel.

    « le jugement est la chose au monde la mieux partagée… », comme disait le philosophe

    Je m’égare et pollue votre blog ce matin

    Bonne journée

    Stéphane

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  3. Le réchauffement, selon des sources sûres puisqu’ annoncé par Mr François Hollande, dont on connait sa compétence en matière de climat, provoquerait la destruction des montagnes. Le GIEC lui-même devait l’ignorer !
    Mais l’argument se tient et expliquerait la disparition des glaciers de montagnes. De plus, ces terres composant les montagnes, seront englouties quelque part dans les mers et donc provoqueront la montée des eaux.Tout se tient !
    Désormais, je ne me déplacerai plus en voiture en montagne; puisque précisément, je contribuerai par ce geste et par le biais du réchauffement climatique, à la destruction de ces-dits massifs.
    Climatiquement vôtre. JEAN

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    • J’ai entendu un type (surement un « expert », tout le monde est expert) expliquer que la montagne n’était pas tant faite de roches que d’un espèce de béton dont le liant est la glace, et qu’en fondant ça redevient du gravier, un truc du genre.

      Enfin je crois, en fait j’écoutais d’une oreille distraite.

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  4. Horreur! Le changement (probablement global) de la composition de l’atmosphère va faire que dans 50 ans il n’y aura plus d’aurores boréales.

    Source : un artiste à la mairie du IIIe qui en fait le pari.

    • Aurore boréale : Un circuit de billes géant commande en temps réel une création lumineuse et sonore. Cette création est un ballet interactif expérimental qui laisse à percevoir la beauté du phénomène des aurores boréales.

    http://www.mairie03.paris.fr/mairie03/jsp/site/Portal.jsp?document_id=16169&portlet_id=853

    Le circuit qui a demandé 3 mois de conception (!) était cassé : la vis sans fin de remonté ne marchait pas. Des billes se sont arrêtées pendant la démonstration et une bille est tombée.

    Ces dysfonctionnements ont servi à illustrer les dangers du changement machin bidule.

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  5. [Long] Un article de celui par qui a été inspiré le vainqueur de la semaine : Timothy Snyder, professeur d’histoire à l’université Yale.

    Le « journaldereference » publie ce soir(4 octobre 2015) un article, vantant la thèse (non publiée encore en France, mais c’est pour l’an prochain) de l’holocauste climatique.
    Et notre brave professeur de Yale n’y va pas avec le dos de la cuillère ! La thèse est bien celle décrite par M. Manilève cette semaine : les risques climatiques, avec leurs conséquences (naturellement incontestables et certaines) vont entraîner des famines, qui vont autoriser la conquête de nouveaux « Lebensraum » (espace vitaux), provoquant des holocaustes à l’échelle mondiale. Rien que cela.
    Le tout sur fond d’une comparaison systématique et ô combien lourde, avec les pratiques nazies, qui finissent par apparaître comme des abominations de second ordre, par rapport à ce qui attend l’humanité à brève échéance…
    Vincent Manilève, le vainqueur de cette semaine apparaît désormais un tantinet timide, en regard de son « maître » et inspirateur M.Snyder !
    Le vrai vice de cette thèse, telle que relatée sous la plume de Snyder, est d’en envisager a minima la critique. La conclusion est un modèle de « perversion universitaire » (pardon à Benoît Rittaud !) de haut niveau : « Allons-nous accepter les preuves empiriques et soutenir les nouvelles technologies de l’énergie ou permettre à une vague de panique écologique de se propager à travers la planète ? Nier la science revient à mettre en péril le futur en convoquant les fantômes du passé. » Tout commentaire semble inutile… Qui convoque les « fantômes du passé », qui « nie la science » ? Les climato-négationnistes, bien entendu, ces nazis du XXI° siècle.
    Cette phrase, comme le ton général de l’article à partir de sa seconde partie, sont un monument de perversité, le moins que l’on puisse attendre d’un prof d’histoire à Yale (32000 USD la scolarité en master la moins chère !)…
    Là, je dois reconnaître que le combat sera extraordinairement difficile, face à tant de vice de haut niveau, et tant de mauvaise foi jouant « au nom de la science » bien plus sur l’émotion et la perception du moment. Un petit monument, en quelque sorte.
    La propagande, surtout dans le « journaldereference », semble progresser bien plus vite que la climatologie, et, nous pouvons le craindre sans pour autant renoncer, plus vite que la contestation de ces fumisteries qui s’appuient sur ce que les climato-réalistes dénoncent (Lyssenko, la pseudo « science raciale » des nazis, etc.) pour étayer dans des phrases à (au moins) triple sens leurs thèses fumeuses, qui demeurent très « courageusement » en parfait accord, pardon, en parfaite avance, sur la propagande délirante que les moins intoxiqués constatent au quotidien.
    Puis-je proposer l’inspirateur de notre vainqueur de la semaine comme candidat de choix à la victoire de la semaine prochaine ? Ce serait, de mon point de vue, assez naturel, surtout depuis que « lejournaldereference » le met en une de son site Internet, mais aussi au vu du double summum de propagande et de perversité dialectique.
    A moins que le « journaldereference » lui-même (sacrilège !) puisse bénéficier de l’aura et du génie de l’excellent Snyder ?
    L’article – à lire absolument – est ici : http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/10/04/demain-des-holocaustes-sur-fond-de-famine_4782250_3232.html

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    • @Svepan : commentaire très exagéré, à la limite de l’insignifiance 😦 Comme Snyder appelle à l’esprit scientifique et à la prise en compte des faits empiriques, tôt ou tard, l’historien sera mieux informé. Mais ce qu’il expose comme danger est réel, non pas pour cause de réchauffement anthropique mais peut être du réchauffement naturel, et surtout pour cause d’explosion démographique : les africains ne semblent pas au courant que leurs enfants pourraient manquer de nourriture, soit par leur nombre soit pour cause de besoins des régions industrielles obligées d’importer de quoi nourrir leurs populations.
      On se bat pour qq millions de tonnes de CO2 mais on laisse (probablement parce que c’est encore plus difficile) des populations croître de façon très exponentielle.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_f%C3%A9condit%C3%A9

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      • …Insignifiance… N’est-ce pas un poil trop ? Passons sur ce jugement peut-être (et peut-être seulement) un peu hâtif…
        J’ai longtemps vécu en Afrique francophone de l’Ouest et équatoriale (plus de dix ans au total) jusqu’il y a peu de temps (2014). Je n’ignore pas grand chose, ni de la démographie continentale, ni des baux emphytéotiques sur des terres arables au profit de la Chine, notamment, mais pas exclusivement. Le continent, dans son ensemble dispose largement de quoi nourrir sa population jusqu’à la bascule démographique prévue en fin de siècle (vous me direz, il suffit d’y croire, et vous pourriez avoir raison dans un certaine mesure, mais…), y compris en prenant en compte les gages des terres baillées aux puissances (émergentes, notamment et essentiellement). Ce fait semble aujourd’hui difficilement contestable, et encore moins si (horresco referens !) les OGM se généralisent en matière de production agricole primaire.
        Et pour avoir beaucoup et longtemps travaillé avec des gouvernements africains, croyez moi sur parole (ce n’est d’évidence pas votre genre, j’en conviens), ils sont parfaitement au courant des paramètres de cette problématique.
        Quant à l’allusion à « l’exponentialité » de la démographie africaine, lisez les quelques passionnants articles de Rittaud sur le sujet dans ce blog.
        Vous n’avez peut-être pas bien lu ni l’article de Snyder, ni mon modeste post, ni trop suivi non plus (toujours « peut-être ») certains questionnements intéressants des climato-réalistes : la « contestation » ne porte pas sur le seul sujet de la cause anthropique présumée du réchauffement, mais de ce dernier en tant que tel, et surtout de ses éventuelles conséquences évaluées par les climato-paniqueurs officiels.
        Snyder en est devenu désormais un des principaux porteurs, sur un mode tellement peu nuancé qu’il apparaît dépasser les normes simplement acceptables. Sincèrement, relisez bien l’article, avec des lunettes critiques, sans doute nécessaires à une compréhension globale de ce texte.

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      • Cher Svecan, merci d’attirer l’attention du jury du Climathon sur cette merveille publiée par le Journalderéférence. Pourriez-vous, en toute illégalité bien sûr, me transmettre l’article complet, vous qui semblez avoir fait le choix (pour moi étrange) d’un abonnement à la Pravda climatique ? D’avance merci.

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  6. Article complet ! Sinon, en effet, le titre de l’article de Slate est un beau point Godwin… Evidemment, pas le meilleur moyen pour l’auteur de se faire entendre…

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  7. je viens de terminer de lire le « Mythe climatique » (merci France Culture et B.Rittaud, mais aussi au philosophe écarquillé de Polytechnique).

    Or je suis frappé de devoir admettre :
    – l’accumulation de preuves contre la forfaiture des élites céhodeucratiques
    – l’analyse prédictive qui en découle et notamment quant aux articles et dérives épouvantables telles que celles décrites ci-dessus.
    Comment un journal comme le Monde peut relayer ce genre d’insanités ? Ne peut-on pas laisser en paix la mémoire des victimes du nazisme, et éviter de les récupérer (voire recycler) à toutes occasions ? N’est-ce pas là le signe des ténèbres intellectuelles dans lesquelles s’enfoncent les ennemis du CO2 ?
    Suite à mes lectures édifiantes, je vous propose ma nouvelle approche du sujet : Modéliser de façon suffisamment précise le Climat de la Terre pour pouvoir le prévoir même grossièrement est une entreprise colossale, devant inclure toutes sortes de phénomènes naturels y compris ceux découlant des être vivants. Il s’agit donc de prévoir aussi la Vie : vie des océans, des planctons, des récifs. Et aussi le Soleil, les Volcans etc.. A minima la tâche est titanesque, les Titans étant des demi-dieux, on peut donc dire que l’objectif s’avère d’une hauteur quasi-divine.

    Alors pour illustrer tout ça :

    http://bruegel.pieter.free.fr/babel.htm

    Qui tiendra le rôle de Nemrod ?

    Quant aux famines et aux hécatombes humaines, il me semble qu’elles n’ont jamais été le fait que de théories politiques ineptes ou de virus mutants.

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