La transition énergétique dans le rétroviseur

par Rémy Prud’homme.

La transition énergétique, qui vise en fait principalement la production d’électricité, est en marche depuis plusieurs années. En quoi consiste-t-elle, et que signifie-t-elle ? Pour le savoir, on a comparé la structure de cette production entre 2015 – l’année de la révolutionnaire COP 21 – et 2019. Entre ces deux dates, la production totale a légèrement diminué (-9 TWh, soit -1,6%). La transition implique un changement dans la structure de cette production. En 2015, elle repose sur quatre piliers : le nucléaire (77%), l’hydraulique (11%), les renouvelables intermittents, (l’éolien et le solaire : 7%), et le thermique fossile (charbon, fioul et gaz : 6%). La politique poursuivie visait explicitement à augmenter fortement le poids des intermittents et à réduire également fortement celui du thermique, afin de réduire les rejets de CO2 du système électrique, qui étaient d’ailleurs parmi les plus faibles d’Europe (au kWh). Cet objectif a-t-il été atteint ?

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Magie des mots (4/5)

par Philippe Catier.

P comme Polluant

L’amalgame est osé et pourtant il fonctionne. Nous savons tous, du moins ceux qui sont informés, que les plantes se nourrissent du CO2. Cependant, depuis Arrhénius et sa théorie de l’effet de serre, le GIEC a jeté son dévolu sur ce gaz pour expliquer de manière monocausale, les variations de la température atmosphérique. Il le considère donc comme néfaste en enjoignant l’humanité à diminuer ses émissions, produites par la consommation d’énergies fossiles. Or ces émissions sont polluantes car elles libèrent des particules fines que l’on voit bien au-dessus des villes industrielles chinoises. On aboutit donc au syllogisme suivant : 

Le CO2 est un composant des énergies fossiles,

Les énergies fossiles polluent

Donc le CO2 est un polluant.

De même que les alchimistes voulaient transformer le plomb en or, le GIEC et ses affidés font de la magie en transformant le CO2 en polluant.

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Ce que nous disent les glaciers qui fondent

par Rémy Prud’homme.

L’expédition au Mont Blanc du président, accompagné d’une cour de scientifiques et d’une meute de journalistes, avait pour objectif de vendre les trois thèses de la doxa réchauffiste. La première est que la terre se réchauffe. La seconde est que ce réchauffement est causé par les rejets de gaz carbonique des hommes. La troisième est que nous devons à n’importe quel prix arrêter de rejeter du carbone afin d’éviter la fin du monde. Les glaciers reculent, ergo il faut multiplier les éoliennes, tel est le message de cette séance de com.

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La consultation publique sur la PPE tourne au fiasco

Du 20 janvier au 19 février, une consultation en ligne a lieu sur le site du ministère de la Transition Écologique et Solidaire. (Ce nom, ce nom… je ne m’y habituerai jamais.) Elle porte sur le projet révisé de Prgrammation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Les plus de trois milles contributions montrent que, au moins chez les militants, le projet a bien plus d’adversaires que de partisans. Si le Gouvernement souhaite prendre cette consultation au sérieux, l’absence manifeste de soutien populaire doit le conduire à suspendre l’application de la PPE.

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Quand Lilou interpelle Christian

par le Lecteur discret.

L’épisode fut bref mais assez révélateur de la manière dont la radio publique traite l’idéologie climatique. Dans le « Grand Entretien » de France Inter (comme d’habitude) ce 13 février 2020, l’élu Christian Jacob (LR), récemment converti, fut interrogé par une jeune auditrice de 16 ans, se présentant sous le nom de Lilou… L’intervention de cette dernière suscita l’admiration et l’enthousiasme du studio. Voyez plutôt :

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Magie des mots (3/5)

par Philippe Catier.

K comme Kabbale

Grille de lecture d’origine juive pour déchiffrer les mystères de la création, on peut y trouver une résonnance dans le mysticisme qui entoure la problématique du climat, lui-même composant essentiel de la création. Ce voisinage est bien sur osé mais la tournure quasi religieuse que prennent les débats autour de cette question invite à considérer que celui-ci a quitté le domaine scientifique pour entrer dans celui de la croyance. La question posée le plus souvent dans ce domaine est : « Tu y crois, toi, au réchauffement climatique ? ». La réponse est donc dans la question. Il ne s’agit pas de savoir mais de croire. On n’est pas loin de la magie.

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