Harcèlement climatextuel

Par MD

« La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter
des idioties est supérieure d’un ordre de
grandeur à celle nécessaire pour les produire »
(loi de Brandolini)

1/Introduction.
Dans un article paru en juin 2018 sur un autre fil, on avait fait état d’une procédure engagée à l’encontre de l’Union européenne (Parlement et Conseil) par un ensemble hétérogène de familles ou communautés. L’article s’était limité à titre d’exemple au cas – caricatural – d’un restaurateur installé sur la luxueuse île de Langeoog en Basse-Saxe. Au total, il y avait 37 plaignants répartis en une dizaine de groupes opérant dans le domaine de l’agriculture et du tourisme. Le grief invoqué est une insuffisance alléguée de la réglementation climatique de l’UE : notamment les dispositions prises ou envisagées par l’UE pour limiter ses émissions de CO2. Cette affaire vient de trouver son épilogue devant la Cour de justice de l’UE (CJUE).
2/ Contexte général.
La CJUE a été instituée par le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Selon l’article 263 du TFUE, la CJUE « contrôle la légalité des actes législatifs, des actes du Conseil, de la Commission (…) et des actes du Parlement européen et du Conseil européen destinés à produire des effets juridiques à l’égard des tiers (…) (Quatrième alinéa très important pour la suite) : « Toute personne physique ou morale peut former (…) un recours contre les actes dont elle est le destinataire ou qui la concernent directement et individuellement, ainsi que contre les actes réglementaires qui la concernent directement et qui ne comportent pas de mesures d’exécution ». La CJUE comprend deux juridictions : le Tribunal, qui statue sur les recours en annulation introduits par des particuliers et des entreprises, et la Cour de justice qui traite certains recours en annulation et pourvois.
L’UE a ratifié le protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ainsi que l’accord de Paris. A ce titre, l’UE et ses Etats membres se sont engagés conjointement à réduire leurs émissions de GES en 2030 d’au moins 40% par rapport à celles de 1990. Les trois actes litigieux (la directive et les deux règlements) ont été adoptés par l’Union afin de respecter l’accord de Paris en ce qui concerne les « contributions déterminées à l’échelle nationale ». La Cour en rappelle le détail (alinéas 7 à 13 de l’arrêt).
Les requérants demandent l’annulation du « paquet législatif » sur les émissions de GES au motif qu’il n’est pas assez exigeant et préconisent notamment une « réduction du niveau des émissions de gaz à effet de serre comprise, à tout le moins, entre 50 % et 60 % par rapport à leur niveau de l’année 1990 ».

3/ Procédure et historique.
La procédure a été introduite devant le Tribunal de l’UE le 23 mai 2018. Les requérants appartiennent à des familles de six pays de l’UE : Allemagne, France, Italie, Portugal, Roumanie et Suède, ainsi que du Kenya et des Fidji. En substance, le recours des requérants tend à l’annulation partielle d’une directive (2018-410) et de deux règlements (2018-841 et 2018-842) relatifs aux investissements à bas carbone et aux émissions de gaz « à effet de serre » (GES) entre 2021 et 2030 et à obtenir réparation de préjudices allégués, sous forme d’une injonction.
Le Parlement et le Conseil ont contesté l’ensemble des arguments des requérants. Ils ont soulevé une exception d’irrecevabilité en octobre 2018. Les requérants ont répliqué le 10 décembre 2018.
Par ordonnance du 8 mai 2019, le Tribunal a rejeté le recours des requérants et les a condamnés aux dépens (leurs propres dépens et ceux du Parlement et du Conseil).
Le Tribunal a estimé que les requérants ne satisfaisaient à aucun des critères de qualité pour agir requis à l’article 263, quatrième alinéa, TFUE. En effet, « Le fait que les incidences liées au changement climatique puissent être différentes à l’égard d’une personne de ce qu’elles sont à l’égard d’une autre et qu’elles dépendent des circonstances personnelles propres à chaque personne ne signifie pas que les actes litigieux individualisent chacun des requérants. En d’autres termes, le fait que les requérants, par les circonstances alléguées, soient affectés de manière différente par le changement climatique ne suffit pas à lui seul à constater la qualité de ces requérants pour intenter une action en annulation d’une mesure d’application générale telle que les actes litigieux » et « les arguments des requérants visant à obtenir que le critère de l’affectation individuelle soit élargi ne sauraient, en tout état de cause, prospérer ».
Les requérants ont introduit un pourvoi le 23 juillet 2019 devant la Cour, demandant l’annulation de cette ordonnance. Par arrêt du 25 mars 2021, la Cour a définitivement rejeté le pourvoi et confirmé l’ordonnance de rejet du Tribunal ainsi que la condamnation des requérants aux dépens. La Cour a donc intégralement suivi l’ordonnance du Tribunal.

4/ Jugement et conséquences.
Les requérants sont déboutés de façon définitive. Cet arrêt ne fait que confirmer une jurisprudence constante de la CJUE concernant la qualité à agir.
Par conséquent, la CJUE n’évoque en aucun cas la question de savoir si les requérants ont ou non subi des préjudices liés au « changement climatique » ni si les dispositions législatives et réglementaires adoptées par l’UE sont suffisantes pour leur éviter de tels préjudices à l’avenir. La CJUE estime qu’il n’est pas de sa compétence d’en juger et encore moins d’enjoindre au Parlement et au Conseil de réformer ces dispositions.
On comprend que l’Union européenne, ventre mou du corps mondial à défaut d’en être resté le nombril, constitue une cible facile. L’UE a déroulé le tapis rouge devant les plaignants « climatiques » en battant sa coulpe en permanence et en adoptant dans l’enthousiasme les conclusions du GIEC et les accords des « COP » dont évidemment celle de Paris (COP21). Elle s’est dotée des dispositions légales les plus contraignantes et les plus détaillées au monde, ce qui offre un champ étendu aux contestations et aux exigences.
Mais devant cette nouvelle offensive, l’UE ne s’est pas laissé faire et a méticuleusement argumenté : on peut penser que l’« arrêt Carvalho » (du nom du premier nom de la liste des requérants) fera date dans la jurisprudence et mettra un terme définitif à toute tentative de la part de particuliers ou de personnes morales d’intenter des actions individuelles à l’encontre de l’UE au titre de sa politique climatique. Il faut espérer que les juridictions nationales des Etats membres imiteront cette fermeté ; certains exemples récents laissent craindre que ce ne soit pas le cas.
On ignore si les requérants envisagent de se retourner par d’autres voies vers des juridictions internationales (Cour européenne des droits de l’homme, Cour internationale de justice). D’une façon plus générale, le contentieux climatique n’est pas près de s’éteindre.

5/ Questions.
Cela étant, il reste un certain nombre de questions.
Toutes ces procédures ont entraîné des dépenses certainement élevées, les cabinets d’avocats d’affaires ne travaillent pas pour rien. Qui a payé et qui va payer ? Certainement pas les 37 requérants, familles probablement modestes (dont la liste nominative est donnée en annexe de l’arrêt Carvalho). A-t-on promis à ces familles des compensations ? Comment leur recrutement s’est-il fait et sur quelles bases ?
On ne sera pas surpris de trouver derrière ces plaignants des associations, des « experts » et des cabinets d’avocats spécialisés. L’ONG allemande « Protect the Planet » est censée assumer les frais de procédures (mais enfin l’argent ne lui tombe pas du ciel ?) ; l’initiative est aussi appuyée par « Climate action network Europe » et quelques autres de la même mouvance.
Qui a convaincu ces familles de s’engager dans cette affaire ridicule ? Qui sont ces nouveaux chasseurs de primes à la recherche d’honoraires et de renommée ? On note par exemple qu’une des avocates allemandes des plaignants, Roda Verheyen, conseille aussi le paysan péruvien Saul dans sa plainte contre la compagnie énergétique allemande RWE (qui n’a rien à voir avec le Pérou). Elle est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Climate change damage and international law ».
Est-ce une coïncidence si le Kenya, nationalité de sept des requérants, accueille le siège de l’UNEP (co-fondateur du GIEC), qui publie l’état du contentieux climatique, manuel du parfait plaignant ?
Une des clefs de l’affaire est certainement le circuit de l’argent ; un bon journaliste d’investigation nous apprendrait à coup sûr des choses intéressantes.

Codicille.
L’UE a pourtant indirectement donné une certaine satisfaction aux requérants en décidant récemment de porter la réduction des émissions de GES en 2030 à 55% de celles de 1990 au lieu de 40%, ces deux chiffres étant d’ailleurs aussi ridicules l’un que l’autre.

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48 réflexions au sujet de « Harcèlement climatextuel »

  1. « L’UE a pourtant indirectement donné une certaine satisfaction aux requérants en décidant récemment de porter le plafond d’émissions de GES en 2030 à 55% de celles de 1990 au lieu de 40%, ces deux chiffres étant d’ailleurs aussi ridicules l’un que l’autre » : ne serait-ce pas plutôt l’inverse ?

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  2. « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter
    des idioties est supérieure d’un ordre de
    grandeur à celle nécessaire pour les produire »
    C’est précisément ce qu’ont dû se dire les climatologues qui par charité ont consacré du temps à réfuter les âneries des climatosceptiques. Violation du second principe de la thermo , saturation de l’effet de serre ,pause climatique , cycle de 60 ans , on pourrait faire un bêtisier de tous les théories alternatives bidon avancée par les dissidents du climat.

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    • c’est qu’il en fallu de l’énergie, du temps, des batailles, pour que la courbe de Mickey man disparaisse des rapports du GIEC
      si les « bêtises » des climatosceptiques sont pour certains, amusantes, par contre ,les « étude nitendo à la Philipulus » de la secte de la poele à frire, nous aura coûté des fortunes, en pure perte
      une petite perle
      https://rclutz.com/2021/03/29/update-two-of-four-seasons-gone-because-climate-change/
      pas à dire, il y a des pointures chez les vrp de la climato

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    • La page Wikipédia intitulée « greenhouse gas effect » fait apparaître (en vert) un cycle qui est censé représenter cet effet. On y voit les 162W/m² du flux moyen de radiation solaire renforcés par 324W/m², deux fois plus, de « l’effet de serre », équilibrant un flux radiatif de 492W/m² émis par le corps noir constitué par la surface de la terre. En fait, à la surface de la terre, 165W/m² (en moyenne) arrivent à la surface de la terre, et 165 en repartent dont 112 sous forme d’évaporation ou de convection, et le reste (53W/m²) repartent sous forme radiative à travers la fenêtre transparente aux IR.
      Les 492 – 165 W/m² sont parfaitement virtuels, équilibrés par 324 W/m² tout aussi virtuels de « back radiation ».
      Je me souviens d’avoir discuté pendant des jours avec un individu qui soutenait que ces 324W/m² étaient bien réels. Ils étaient émis jour et nuit par un réservoir d’énergie situé dans l’atmosphère. Je lui ai alors demandé pourquoi on ne fabriquait pas des panneaux de « back radiation » pour récupérer cette énorme énergie gratuite plutôt que de construire des panneaux solaires qui ne marchent qu’une partie du jour. J’attends toujours sa réponse.

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      • https://sciencepost.fr/pour-la-premiere … n-directe/

        « Au terme de leur effort, il est apparu que les activités humaines ont provoqué un déséquilibre nominal de 0,5 W/m² entre 2003 et 2018. Autrement dit, la quasi-totalité de la perturbation radiative pilotant le réchauffement global.  »

        0.5 W/m2 comparé à nos 390 W/m2, les activité humaines ont donc donné un apport énergétique de … 0.12 % !!!!!
        Effectivement, vu comme ça, on peut dire que les activité humaines réchauffent la planète :mdr: :mdr: :mdr:
        Haut

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      • Michel C. a dit « Des cellules PV seraient capables de capter l’IR…
        Possible, reste à voir la plage de fréquence ».
        En fait, ce qu’il y a vraiment est (en moyenne) 163W/m¹ venant du soleil, et 163W/m² (toujours en moyenne) qui s’échappent par IR, convection ou évaporation. Ensuite, on peut toujours ajouter mentalement +324W/m² et -324W/m/² dans chaque sens pour se satisfaire intellectuellement, cela ne fait rien d’exploitable par quelque procédé que ce soit. Les figures de rhétorique ne produisent pas d’électricité.

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      • @paulaubrin,
        Oui entre la théorie et la réalité, il y a un grand fossé. Si c’est pour récupérer 1 à 2 W/m²…, il faudra mettre de grandes échelles 🙂
        Et la preuve : pas encore mis sur le marché.

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      • Pour récupérer 1 W/m² ? Mais non, on ne peut rien récupérer de la prétendue back-radiation du tout. Si vous orientez un panneau back-radiation vers l’espace, il se passera la même chose que quand vous passez la nuit à la belle étoile.


        Flux IR descendant 326.56 W/m2 (humidité normale) 296.57 W/m2 (humidité réduite de 50%).
        Le beau ciel d’été nocturne a une température équivalente de Stefan-Boltzman de 275,5K (2,4 °C). Si l’air est sec elle descend à 268,9K (-4,2 °C). Dans tous les cas, votre panneau de back-radiation émet de la puissance vers le ciel nocturne dans les IR.

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      • Je suis d’accord. Peut-être ont-ils fait le test en orientant leur dispositif vers le cœur d’un réacteur nucléaire (il en faudrait beaucoup 😉 ), ou d’une turbine à gaz fonctionnant à plein régime? Je ne sais pas si le spectre d’émission de ces machines permet de récupérer quelque chose d’utile. S’il faut recouvrir la France de réacteurs nucléaires et de turbines à gaz pour récupérer 1 MW, alors MDR…
        Quant aux bac(k)-radiations, à chaque fois qu’on écrit le mot, je suis pris d’une crise de fou-rire 😉

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  3. Après avoir affirmé que la température n’augmentait pas, puis qu’elle n’augmentait plus (hiatus), puis qu’elle augmentait mais que l’homme (et ses émissions de GES surtout le CO2 fossile) n’y était pour rien, puis que ça n’est pas très grave, puis qu’on doit juste s’adapter, maintenant les sceptiques en viennent à dire que les solutions pour ralentir ce phénomène coûtera cher, car les Enr sont subventionnées (comme si les fossiles ne l’étaient pas ,et ce depuis un siècle !).

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    • Ah bon, selon une taxe est une subvention? Plus c’est taxé et plus c’est subventionné?
      Alors arrêtons de tout subventionner et de tout taxer, et tout ira bien mieux.
      Chiche?

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    • Bonjour Zimba, « comme si les fossiles ne l’étaient pas » alors là, c’est la meilleure, je vous ai lu un peu plus objectif ! Les taxes sur la liberté de circuler en France sont les plus chères au monde, cela dépasse l’indécence. Et là, nous ne parlons même pas des malus à 50 000 €, pauvre France, nous rabougrissons. Les taxes de environ 60 % sur les carburants compensent de très loin le gouffre de la SNCF. Le réchauffement climatique, une escroquerie (Arté) ! https://www.youtube.com/watch?v=r4ZPETbKeNY&feature=emb_logo
      La vraie vérité, c’est bien qu’il y a besoin de toutes les énergies, mais à taxes égales. Merci. Bien à vous. JR

      Aimé par 2 personnes

      • Toutes les énergies sont taxées pour le consommateur. Mais les subventions accordées sous différentes formes (fiscales le plus souvent) le sont aussi pour les fossiles. Même si depuis quelques années, les Enr le sont davantage, c’est vrai, et in peu trop pour certains d’ailleurs, le cumul des sommes pour les fossiles depuis bien plus longtemps doit être important. En 2016, au niveau mondial c’était quelque chose comme 250 milliards de dollars. En France, par contre c’est très faible.

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      • Et puis, je sens qu’on va rigoler avec ce délire. Cet été ou l’autre, temps sec. L’agriculteur met le feu au champ en moissonnant. Le tonne-pompe débarque à distance entre une maison et le front de l’incendie. Pas assez rapides. Tout d’un coup, j’ai entendu une grosse explosion… Le tonne-pompe avait pris feu, et un réservoir d’essence avait du coup explosé. Du coup on eu droit au matériel de l’aéroport… Avec le gazole et des rampes d’aspersion latéral, le camion aurait pas cramé. Mais voilà, on veut faire le beau, ne pas polluer, et on pollue encore plus. La terre, ils du la gratter…
        Imaginez un tonne-pompe électrique, il n’aurait pas assez d’eau pour se protéger.
        Un gros tonne-pompe avec 500L pour éteindre un incendie, quel putain de délire. Heureusement, les paysans ont des citernes à purin tractées…
        Et imaginez par -25, éteindre un incendie dans un bâtiment. Écroulé de rire : chef chef chef, la batterie est vide…
        Ou bien un malaise cardiaque. Chef chef chef, la batterie est vide. Les passants vont devoir pousser :mrgreen:

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    • A Zimba : « Les Sceptiques » n’existent pas (en tant que groupement constitué).
      Pour savoir ce que coûteront vos folies anti-carbone et leur efficacité, lisez évaluations de Bjorn Lomborg, c’est un expert dont le constat initial n’est pas si éloigné que cela du vôtre, mais qui a étudié en détail les implications des (prétendues) solutions proposées. Par exemple voyez la (récente) Bjorn Lomborg, Hayek Lecture, 25 février 2021.

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  4. Je n’ai pas bien compris comment le pétrole, un des produits les plus taxés qu’il soit (plus 30 milliards d’euros d’accises en 2018), est réputé être subventionné depuis un siècle.

    Aimé par 1 personne

    • Comment ? On ne vous paie pas pour le consommer ? vous vous êtes fait avoir : chaque fois que je passe à la pompe à essence, on me donne des dollars en même temps que je remplis mon réservoir.

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    • C’est grâce à l’astuce des externalités négatives.
      On compile tous les effets négatifs de l’utilisation du pétrole en y associant une valeur monétaire (et là, c’est à la louche, avec une valeur qui dépendra de l’objectif souhaité), on oublie les points positifs ou l’on minimise le gain et le tour est joué.
      On peut faire la même chose pour à peu près tout.
      Nous avons eu le droit à cette gymnastique avec les produits phytosanitaires, qui , finalement, n’avaient plus aucun intérêt (CNRS Chizé)

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  5. Bonjour, d’ailleurs tellement taxés qu’il a fallu modifier la TICPP (Produits Pétroliers) en TICPE (Produits Energétiques) afin de se rattraper sur les futures victimes qui rechargeront leur véhicule électrique à la maison. Ceci afin qu’ils paient le prix d’un plein de carburant 100 % d’origine naturelle. Cela démontre clairement que l’objectif est bien la recette fiscale et une obsession compulsive de ce gouvernement juvénile provisoire, d’assigner à résidence les citoyens contribuables Français. Si l’on ajoute les 80 km/h, la prolifération des radars, les malus dignent d’un pays de l’ex bloc communiste, les malus au poids, cela n’invite plus aux voyages en famille, même pour les plus assoiffés de découverte. Cette contrainte est souhaitée par les mondialio-éscrologues pour limiter les déplacement intergénérationnels et proscrire les familles Françaises de plus de deux enfants. Ou est donc passée la douce France d’antan en famille dans la 504 parentale ! Et bien désormais, il y a internet pour voyager ou vous serez cinq plus les bagages dans une Zoë à 55 km autour de chez vous ! C’est les amis des grands réseaux digitaux de Jupiter et les éscrologistes qui sont contents, vous vivrez par procuration devant vos écrans, elle est pas belle la vie virtuelle ! Rappelons que selon le cabinet CNW Marketing Research, un véhicule électrique est quatre fois plus polluant qu’un véhicule thermique de nouvelle génération qui ne pollue quasiment plus depuis 2000. Merci. Résistons contre l’éscrologie, défendons nos libertés chéries. Bien à vous. JR

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      • Bonsoir Michel, certes, vu comme ça, mais généralement les écolo-bobo-gauchistes qui je connais sont bardés de matériel électronique et vont (allait) passer des WE à Londres. C’est bien le paradoxe de cette caste qui se permet de donner des leçons aux ruraux. Bien à vous. JR

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      • Comme Greta la pétasse rousse à tresses, dans son voilier en carbone, alors que l’équipage faite le vol retour avec le staff dans un avion.
        Tout ce CO2… et soit disant, elle le voit à l’œil nu ce CO2…

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      • Michel, bien entendu le C02 se voit à l’œil nu, la résultante en est le verdissement de la planète ! Sauf à être daltonien, le C02 fabrique notamment du vert👍? Merci. Bien à vous. JR

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    • Bonsoir JR
      Oui, on est nostalgique de cette époque d’insouciance, mais à l’époque des 504, il y avait 10 fois moins de voitures qu’aujourd’hui. De plus, beaucoup ne roulaient pas autant ,les vacances en famille à la plage, c’était en majorité une ou deux fois par an. De nos jours (avant le Covid19), chaque pont, week-end et RTT, est l’objet d’un déplacement long. Le monde a changé. Les cadres des entreprises prennent l’avion plusieurs fois par mois ou même par semaine pour assister à des réunions bureaucratiques ,qui depuis un an se déroulent par audio ou vidéo conf, et qui sont sans doute aussi efficaces, voire plus car on gagne du temps. C’est sûr, la bagnole c’est la liberté. Comme plein d’autres choses. Il est devenu difficile de s’en priver, même de les limiter. Se balader à quelques kilomètres de chez soi est moins « fun » qu’aux Maldives ou en Guadeloupe. Il est certain que ça sera très difficile pour beaucoup de prendre le train et passer quelques jours à faire du vélo ou de la marche. Pour ce qui concerne les taxes sur l’énergie, vous avez raison, pour l’état la TIPP sera compensée d’une manière ou d’une autre sur l’électricité, ça a déjà commencé. Et que dire du coût du kwh sur les bornes de recharge actuelles. Les gains liés au rendement 2.5 plus grand des moteurs électriques sur les thermiques est totalement anéanti. Sauf en rechargeant chez soi la nuit. Je ne sais pas comment tout ça va évoluer, mais le défi semble immense. Les beaux discours de nos dirigeants style projet européen de batteries ou d’hydrogène vert, de relocalisation de PV, et autres me semblent assez utopiques vu le retard pris, mais qui sait ce que l’avenir nous réserve…
      Bonne soirée

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      • quand j’étais jeune… enfin plus jeune…on me racontait qu’un type avait marché sur l’eau, et que si on ne suivait pas ses »paroles » on finirait en enfer
        pendant des siècles, on s’est trucidé, on a dépensé des fortunes,pour éviter le cataclysme qui nous attendait
        maintenant, on nous raconte que l’on va finir dans la poele à frire
        on dépense des fortunes(et cet argent et ces moyens non disponibles ailleurs tuent silencieusement pour éviter un cataclysme sans cesse reporté(les prédicateurs du temps passé avaient eu le nez fin en situant cela dans l’au delà)
        On a jamais revu le type qui a marché sur l’eau, comme on n’a jamais vu une seule expérience prouvant l’effet de serre
        en attendant, la Chine, l’Inde, le Pakistan,l’Afrique construisent des centrales charbon, ce qui rend toute notre agitation imbécile complètement stérile, sinon de nous ruiner
        faudra-t-il que l’on touche le fond, avant que l’on réagisse?

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  6. Pour en revenir aux contentieux climatiques, je signale un jugement important (rendu public le 1er avril mais ce n’est pas une blague) qui vient d’être rendu (cour d’appel 2ème circuit, New-York).
    http://climatecasechart.com/case/city-new-york-v-bp-plc/?cn-reloaded=1
    Cliquer sur « Dissmissal affirmed » pour voir le texte. On peut aussi accéder aux documents antérieurs. Cette affaire mériterait à elle seule un développement, tellement elle est exemplaire.
    En substance, la ville de New-York avait introduit en 2018 une instance contre les majors pétroliers (BP, Exxon, Chevron, etc.) au motif que ceux-ci, du fait de leurs activités, étaient responsables du réchauffement climatique et donc de l’élévation du niveau de la mer. Pour se protéger contre ce risque, la Ville a entrepris et poursuit des travaux de défense divers (sea-wall et autres). Elle demandait que ces travaux lui soient remboursés par lesdites sociétés pétrolières.
    Déboutée en première instance par le tribunal de district, elle a fait appel et a été à nouveau déboutée. Le texte du jugement est très intéressant.
    Il lui reste éventuellement le recours à la Cour suprême. Peu probable, mais on ne sait jamais.
    MD

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  7. Bonjour Zimba, entre 1975 et 2020, le nombre de véhicule en circulation en France à doublé, vous avez raison. Cependant, avant 1992 je n’ai pas trouvé le chiffre exact (je pense 30 g/100 km), mais depuis 1992 un véhicule à moteur diesel est à 14g/100 km et depuis 2014 à 0,5 gr/100 km, donc oui il y a deux fois plus de Véhicule, mais il pollue au minimum 50 fois moins… Il faut aussi signaler, qu’il y a naturellement des ppm dans l’air (poussières, pollens, sable, etc..). Il est vrai que l’on respire derrière n’importe quel échappement d’une auto actuelle, ce qui n’était pas le cas moteur froid il y a 50 ans. Aujourd’hui l’air ressort plus propre qu’il est aspiré, faites le test avec un mouchoir en papier blanc. Concernant le coût de recharge électrique chez soi, Linky va bientôt passer par là, la fin du plein à 5 € est proche dès l’activation de la 5 ème broche du compteur espion. Et puis, avec le renchérissement de l’électricité grâce aux éscroliennes cela encore empirer. La supercherie doit tout de même bien profiter à quelqu’un ? Bon courage à vous. Merci pour cet échange. JR

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  8. On a doublé la puissance, divisé par deux les consommations.
    La technologie des batteries n’a pas fait mieux

    La 504 break :
    Consommation: 10,07 l/100km Emission de CO2: 266 g/km

    Un suv récent :
    Son moteur 4 cylindres développe 110 ch, consomme 4.0 l/100 km en cycle mixte et rejette 103g de Co2 par km
    Vilain suv, vilain méchant !!!

    Il est certain que ça sera très difficile pour beaucoup de prendre le train et passer quelques jours à faire du vélo ou de la marche.

    Mais au nom du ciel, de quoi je me mêle ? pourquoi voulez-vous régenter la vie des autres ? et si j’ai envie d’aller en Malaisie où à St Pierre et Miquelon ??

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