Au feu la planète ?

par Brigitte Van Vliet-Lanoë.

Depuis 4 ans les forêts et les broussailles de toutes latitudes brûlent régulièrement les étés et parfois plus tôt ou plus tard en saison. Ce n’est pas une nouveauté. Qui se souvient de la grande sécheresse de 1976 où les feux démarraient un peu partout sur le territoire français ? L’année précédente, les tourbières du Pays de Galles étaient en feu, tout comme dans les hautes Fagnes en Belgique, alors que le feu le plus ravageur observé sévissait en Australie. Et celle de 1949 avec la forêt des Landes, entièrement ravagée par le feu ? Celle de 1921 ?  Récemment, les feux incontrôlables et non-contrôlés ont fait la une de l’actualité (Préat, 2019 ; Usbek, 4 Janvier 2020)

L’homme est le grand accusé et bien souvent le coupable, en oubliant pour une fois la variabilité climatique et son instabilité météorologique. Il y a eu nettement moins de feux en France cette année qu’en 1976, alors que les nappes phréatiques sont très basses depuis 2 ans, comme par ex. dans le massif armoricain.

La végétation de conifères des forêts boréales ou celle de conifères, de chêne liège ou d’eucalyptus sous climat méditerranéen ou australien est adaptée au feu. Beaucoup d’espèces végétales ont besoin du feu pour faire éclater les cônes, disperser les graines, disposer d’espaces ouverts et parfois même de neige pour germer. En forêt sempervirente intertropicale ou décidue tempérée, l’ouverture à la lumière de la forêt par le feu permet sa régénération et un accroissement de la biodiversité. Les prairies ont également besoin du feu pour réduire la strate de pailles, relâcher les nutriments et favoriser la régénération de la végétation, que ce soit la steppe ou la savane. La cyclicité du feu est naturellement d’ordre séculaire ou décennale. Les sols nord-américains, même dans la zone d’extension actuelle de la toundra contiennent beaucoup de charbons de bois, hérités d’extensions antérieures de la forêt, notamment lors de l’optimum climatique holocène. Dans nos régions tempérées relativement océaniques, ils sont plutôt le résultat des charbonniers, depuis l’âge des métaux. Les démarrages de feu naturels sont le plus souvent les éclairs, associés à des orages convectifs, comme dans la taïga, la forêt amazonienne ou la brousse africaine, plus rarement les éruptions volcaniques et les émissions de laves. Le feu est naturellement un ami, pas un ennemi. 

L’homme a très tôt fait cette observation, permettant de développer une méthode de chasse, puis, une agriculture itinérante, et enfin une agriculture avec assolement pluriannuel avec écobuage, que ce soit pour la production vivrière ou pour l’extension de prairies. L’homme est responsable de feux incontrôlables, au moins depuis le Paléolithique moyen, à condition que les conditions thermiques et hydriques soient favorables à sa propagation. 

Ce phénomène destructeur est accentué par le fait que les zones brûlées deviennent hydrophobes et que ces feux engendrent par aspiration thermique des orages puissants, d’abords secs et incendiaires, puis associé à des pluies diluviennes. Ceci amène en zones arides une destruction supplémentaire liée à la formation de crues éclair associées à un ruissellement beaucoup plus efficace (ruissellement hortonien), comme aujourd’hui en Australie ou en Amazonie.

Ceci dit, l’homme moderne, consommateur insatiable, qu’il soit dans la brousse africaine, la forêt amazonienne ou la taïga sibérienne, a oublié ses traditions agricoles raisonnées. Son avidité économique et sa pression démographique actuelles lui font outrepasser certaines règles, aboutissant par conséquent selon les conditions climatiques en vigueur à l’exposition de ses installations à des feux voraces et hors de contrôle. L’ouverture du paysage par une agriculture extensive limite la recharge et le stockage hydrique dans les sols, particulièrement dans la zone intertropicale, en raison d’une litière organique très mince. Les zones forestées urbanisées, mais non-débroussaillées, comme en Californie, en Grèce, sur la péninsule ibérique, dans le grand Est australien ou en Alberta sont très riches en combustibles hautement inflammables et donc le siège d’incendies destructeurs et mortels. C’est exactement la même problématique que pour les inondations confrontées à la colonisation intempestive et irraisonnée des littoraux marins ou des basses plaines alluviales. 

Le climat est le premier responsable mais Gaston Lagaffe fait le reste pour plus de 50% des feux, malgré la diminution de la consommation des cigarettes ! Les feux dans le midi de la France ont beaucoup diminué en fréquence et en extension depuis 1976 et surtout, depuis la loi obligeant les propriétaires à débroussailler leur propriété clôturée, alors qu’avant-guerre, le pacage libre permettait un débroussaillage biologique par les troupeaux (chèvres, moutons). L’installation de coupe-feux, de pistes d’accès, l’utilisation de brûlis préventifs, de réservoirs et surtout d’une intense surveillance visuelle des massifs forestiers permet de limiter leur extension. L’Australie où une loi comparable existait, fait les frais de la disparition de cet entretien en raison de la réduction politique récente, mais absurde dans ce contexte, de réduire la production de gaz à effet de serre (sic !) .

Nous sommes actuellement après deux années exceptionnelles (2018 et 2019) d’activité du vent solaire, lors de la fin du cycle solaire décennal 24, ce qui amène des températures très exceptionnelles y compris en haute latitude comme 37°C en Norvège (Van Vliet J., 2019).

Comparaison entre l’intensité des vents solaires, les cycles solaires et les sécheresses en France (en noir et  rouge pour les plus puissantes). Image BVVL 2018

 https://www.swpc.noaa.gov/products/real-time-solar-wind; https://vortexfdc.com/solar-time-series/

C’est aussi le cas pour la sécheresse associée, relativement exceptionnelle aux même dates. C’est ce qui s’est aussi produit lors de la grande sécheresse de 1986, mais également celles de 1975-1976, celles de 1947, de 1945, de 1944, de 1923, avec des maxima thermiques supérieurs à 42° voir 43°C sur une grande partie du sud-ouest. Ces vagues de chaleurs, parfois indépendantes des saisons (NAO) peuvent également amener une fonte précoce des neiges et un assèchement des réserves hydriques utilisables en été et par conséquence augmenter la fréquence des feux.

L’autre grand perturbateur est le stockage thermique dans l’océan intertropical, plus connu sous le nom d’El Niño ou en Australie son équivalent, l’IOD ou dipôle de l’océan Indien. Les périodes d’El Niño se localisent plutôt en période de forte activité solaire mais faible vent solaire ; elles peuvent déplacer les zones de pluies convectives sur l’océan au détriment des zones normalement arrosées des continents. Le Niño exceptionnel de 1997-98 et celui de 2015-16 sont ridicules par rapports aux monstres enregistrés au cours de l’Holocène historique (ex. fouilles archéologiques du désert d’Atacama ; Fontugne et al., 1999). Pendant la période très chaude de l’Optimum holocène (entre 8 et 4,5 ka BP), les Niños étaient quasiment inexistants (Wells 1990), en relation avec une évaporation importante et des précipitations élevées. Son corolaire, la Niña est généralement inverse sur les mêmes zones. Il semble donc que la superposition de vagues de chaleur liées à l’activité du soleil et d’une sécheresse héritée d’un Niño puissent aboutir à des conditions naturelles catastrophiques en automne, comme en 2018-2019 en Californie et en 2020 en Australie. La conjonction qui a prévalu ici depuis septembre 2019 est l’existence de vagues anormales de chaleur liées au « vent solaire » et d’un petit Niño exacerbant une sécheresse pré-existante et de longue durée héritée de plusieurs évènements similaires successifs.

Ce fut aussi le cas des étés 2018-19 sur la côte Est de l’Atlantique. Le fait que le réchauffement actuel induit un renforcement de la descente d’eaux de fonte, douces et froides le long de la côte Est du Groenland, amène une aridité plus importante sur la côte occidentale de l’Europe et le NW de l’Afrique (Defrance et al., 2017), permettant l’apparition de feux sur les Canaries et l’Ouest de la péninsule ibérique. Ce n’est pas non plus une nouveauté : cette situation existait lors de la fin du Dernier Interglaciaire et pendant la fin des périodes chaudes du début Dernier Glaciaire (Van Vliet-Lanoë, 1986). Non seulement une « steppisation » des paléosols européens a pu être observée en relation avec une aridité croissante et un refroidissement climatique, mais également une concentration élevée en charbons de bois, attestant d’une fréquence élevée des feux, particulièrement le long de la côte et plus particulièrement sur la façade atlantique de la péninsule Ibérique, tout comme Homo urbanis, à l’heure actuelle, Néanderthal appréciait aussi le barbecue « naturel » !

D’après la modélisation des cycles solaires, les deux derniers cycles solaires sont faibles (24 échu et 25 en cours d’initiation; Bhowmik & Nandy, 2018). Ils vont donc amortir le « réchauffement » hérité des cycles solaires précédents particulièrement élevés (19, 21 et 22) et qui se sont terminés avec le Nino de 1997-98. L’hiver 2019-20 qui aurait dû être décennal et froid, est nettement amorti dans nos régions par une température de surface de l’océan Atlantique encore chaude au Sud de 45°N, amenant de fortes précipitations depuis septembre sur notre territoire. Alors que le froid est marqué à l’intérieur des continents.

Le minimum solaire de 2030 (cycle 25 ; Bhowmik & Nandy, 2018), prévu depuis une bonne vingtaine d’années est bien au rendez-vous, plus profond que celui de 1914-18 et en phase avec la fin du dernier cycle de l’AMO (cyclicité 60 ans, données NOAA), donc d’une aridification/ continentalisation relative potentielle pour l’Europe de l’Ouest ou la Californie. Cette période sera probablement au moins aussi froide que celle que la « Der des Ders », étant donné la chaleur encore stockée actuellement dans l’océan (données ARGO). Il est fort probable qu’avec ce refroidissement, une augmentation de l’aridité entrainera corrélativement une activité des feux plus importante qu’à l’heure actuelle. 

A nous d’assumer nos responsabilités et de prévoir les mesures palliatives dans les secteurs urbanisés et boisés. Pour le reste, laissons faire la nature.

Bhowmik, P., and Nandy, D. 2018. Prediction of the strength and timing of sunspot cycle 25 reveal decadal-scale space environmental conditions”,  Nature Communications .

Defrance et al. ,2017. Consequences of rapid ice sheet melting on the Sahelian population vulnerability PNAS https://doi.org/10.1073/pnas.1619358114

Fontugne M., et al., 1999. El Niño variability in the coastal desert of southern Peru during the mid-Holocene. Quaternary Research, 52: 171-179.

Preat A. 2020  http://www.science-climat-energie.be/2020/01/17/les-feux-en-australie-la-realite-des-faits-et-rien-dautre/

Usbek. http://www.climato-realistes.fr/les-feux-de-foret-en-australie-ne-sont-pas-dus-au-rechauffement-climatique/ 14 janvier 2020

Van Vliet, J. 2019 : www.science-climat-energie.be/les-vagues-de-chaleur-mondiales-recentes-sont-correlees-a-un-cycle-solaire-exceptionnel-24/ 

Van Vliet-Lanoë B. 1986 : Le pédocomplexe du Dernier Interglaciaire (de 125000 à 75000 BP). Variations de faciès et signification paléoclimatique, du sud de la Pologne à l’ouest de la Bretagne. Bull. A.F.E.Q.,1-2, 139-150.

Wells, L. E. 1990. Holocene history of the El Niño phenomenon as recorded in flood sediments of northern coastal Peru.  Geology 18,1134 –1137

30 réflexions au sujet de « Au feu la planète ? »

  1. Excellent article dont je retiens surtout que « le feu est notre ami » ce qui est tout à fait contre intuitif et que les journalistes devraient méditer quand ils annoncent que tant d’hectares de forêt sont « partis en fumée » ce qui ne laisse aucun doute dans les oreilles et le cerveau de l’auditoire qu’il s’agit d’une catastrophe irrémédiable.

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  2. Les journalistes n’y connaissent rien et feraient mieux de ne pas faire de commentaires et de ne faire que de l’info brute. Pour le reste, c’est ânerie sur ânerie, sans contrôle de l’information et à faire les béni-oui-oui devant les annonces gouvernementales qui pipotent les 3/4 de leurs effets d’annonce.

    Mis à part ça, c’est un article fort intéressant. Mais ce que je note, c’est que le froid annoncé finalement pour le nouveau cycle solaire serait donc moins important que prévu?

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  3. C’est fort possible pour la fin du cycle 25. Cet hiver devait être décennale marqué après le cycle solaire 24 très bas, mais un océan encore très chaud ( fin de l’AMO): il est resté tempéré et très humide sur les côtes ouest des continents. Tout va dépendre comment l’océan va se refroidir par échanges convectifs de surface (tempêtes et ouragans). Etant donné que nous avons eu un apport de watts énorme avec les deux dernières années à vent solaire élevé, on peut s’attendre à un retard au refroidissement, aux moins sur nos côtes. Mais l’Islande et la côte Est des US ont quand même subi « le jour d’après » fin novembre et début décembre https://sciencepost.fr/jusqua-plus-de-250-km-h-en-rafale-lislande-frappee-par-un-intense-blizzard/ !!!

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  4. Qui se souvient de la grande sécheresse de 1976 où les feux démarraient un peu partout sur le territoire français ?
    Habitant (depuis 1972) d’une commune de Saintonge romane, située à une quarantaine de kilomètres (vers l’est) de la côte, je n’ai pas oublié l’incendie de La Palmyre (Charente-Maritime), débutant le 20 août, favorisé par le sècheresse et attisé par le vent, qui se révélera par la suite être… d’origine criminelle</B. 😥

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    • Je me rappelle très bien de l’incendie de 1976 (l’année « sécheresse »), car j’ai fréquenté pendant soixante ans la forêt de la Coubre (domaniale en majeure partie, avec une dominante de pins maritimes et quelques secteurs de feuillus), et j’étais en vacances à Saint-Palais à ce moment. Environ un millier d’hectares avaient brûlé, nécessitant notamment l’évacuation du parc zoologique de la Palmyre.
      A la suite de ce sinistre, des dispositifs de prévention avaient été établis : larges tranchées coupe-feu, réserves d’eau, débroussaillage, arrachage d’espèces invasives encombrantes (ailantes), modernisation des observatoires, suppression des décharges en périphérie, interdiction des véhicules motorisés, etc, etc. plus un mode d’exploitation « paysager » qui a totalement remplacé la coupe à blanc-étoc.
      Je ne me rappelle pas que ces dispositions aient suscité des oppositions à l’époque, malgré les déboisements rendus nécessaires par les aménagements. En irait-il différemment aujourd’hui ?
      Autant que je sache, il n’y a pas eu d’incendie depuis plus de quarante ans (touchons du bois), malgré le caractère très touristique du secteur (entre Saint-Palais-sur-mer et Ronce-les-Bains).
      Michel

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      • Le feu avait même traversé la route reliant Saint-Palais à Ronce-les-Bains – au sud de La Palmyre – et avait atteint la dune côtière bordant une partie de la plage de La Grande Côte où s’étaient réfugiés les touristes.
        P.S. (H.S.) :
        Ce secteur serait-il resté « chaud » ?… Possible, si l’on veut bien constater le fait que les « non-textile » sont nombreux à en avoir durablement investi les lieux ! 😉

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    • Soyons positifs, j’habitais alors Le Chesnay, et c’est longtemps après qu’un habitant resté dans cette ville m’en raconta une bien bonne. Une de ses voisines travaillait alors à Rocquencourt, commune qui jouxte Le Chesnay. Elle travaillait au siège de Mercedes France, sis à Rocquencourt. L’année suivante, la marque allemande se retrouva face à un afflux de commandes de voitures inattendu, à tel point qu’elle dut faire appel à la solidarité des filiales sœurs européennes pour satisfaire la demande française: On avait versé aux céréaliers les primes de dédommagement pour les récoltes atrophiées ! En août 1976, ma grand-mère paysanne de 72 ans était grièvement blessée à la jambe par une vache qui dans sa ruade lui retomba dessus. Hospitalisée, ma grand-mère décéda le mois suivant, contre toute attente. Flanquée à huit ans comme bonniche dans une ferme de Pouldreuzic, elle n’a jamais eu de voiture, elle. Le vrai bio, ça ne payait pas…

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  5. A propos de journalistes et autres d’ailleurs..!
    Ayant atteints leur seuil de compétence (Petter) en voici un croquignolet qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est l’effet de Foen à Biarritz…
    https://mobile.francetvinfo.fr/meteo/climat/temperatures-exceptionnellement-douces-en-france-il-y-a-un-cote-anormal-qui-est-avere-indique-un-previsionniste-a-meteo-france_3809605.html#xtref=android-app://com.google.android.googlequicksearchbox/https/www.google.com

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  6. Brigitte Van Vliet-Lanoë> l’homme moderne, consommateur insatiable, a oublié ses traditions. Son avidité économique et sa pression démographique lui font outrepasser certaines règles.

    D’après les pompiers, 90% des départs de feu sont causés par l’homme, soit par accident, soit par crime.
    Et 100% des incendies sont arrêtés par les pompiers, qui sont des braves hommes modernes, raisonnables, bénévoles, respectueux des normes et de la hiérarchie.

    Je ne suis pas d’accord pour qu’on accable l’homme moderne. Si ca se trouve les tribus sauvages du temps des mammouths jouaient pire que nous avec les allumettes. N’ont elles pas éradiquées la megafaune sur tous les continents qu’elles ont colonisées? Plus tard, au temps de Magellan ou Linné, les îles ont été redécouvertes chamboulant la faune et la flore.

    Le bon sauvage d’autrefois est un mythe. L’homme a été constamment conscient de son interdépendance avec la nature pour le meilleur et pour le pire. Il lui fallait donc explorer, comprendre et maitriser. Le corps des pompiers en est l’aboutissement.

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  7. Ouf … je suis rassuré. Les climato-sceptiques ont trouvé comment expliquer que les températures vont encore augmenter alors qu’ils avaient pronostiqué leurs diminutions depuis des années à cause des cycles solaires …
    Ca va faire gagner un peu de temps … c’est certain, un jour ça va quand même bien finir par descendre …

    Ou pas …

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  8. A vôtre place, je ne perdrais pas trop de temps à discuter sur les incendies et leurs causes possibles. Cet exercice a déjà été fait, il est certain qu’il y a beaucoup de facteurs aggravants, comme le vent et le manque d’entretien des herbes hautes, ronces et autres broussailles. Même si les températures très élevées et donc la sécheresse accélérée ont aussi de l’importance, déceler une influence majeure du réchauffement est très hasardeux.

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  9. Bel article, intéressant et accessible de bout en bout.

    Cependant… Je suis toujours resté dubitatif devant ces comparaisons entre courbes de températures et courbes de tâches solaires : il y aurait une relation entre les sécheresses en france et les maxima solaires ?
    Je veux bien, mais au delà de ces variations en rouge qui ne collent pas très bien avec celles du soleil, est-ce qu’on observe le même phénomène en Anatolie supérieure et dans les plaines d’Argentine ?

    Que les hoquets du soleil aient un impact sur climat est quelque chose de très intuitif que je conçois parfaitement. Que ce soit visible sur les courbes de Tmoyen est une autre histoire que je ne digère pas.

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  10. Californie , Amazonie , Sibérie , Suède , Grèce , Portugal , Australie … la liste des incendies de très grande ampleur commence à devenir impressionnante quand même. Que l’un ou l’autre de ces incendies s’explique par autre chose que le réchauffement climatique, je veux bien , mais ne venez pas me dire qu’aucun d’entre eux n’a un lien avec l’élévation de la température moyenne à la surface du globe.

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    • Avant c’était bien mieux, il n’y avait pas d’incendies. Ou alors beaucoup moins.
      On voit bien que ces incendies sont dus au dérèglement du réchauffement de planète.
      Ca se voit de suite Madame Michu : le professeur Wogstaznozle a démontré qu’une hausse de la température moyenne de 0.1 °C, augmente de 6.23 % le nombre d’incendies sur la planète.

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      • Il paraitrait même que la hausse des température serait la cause de la fonte accélérée de l’argent sur mon compte en banque. J’ai beau en discuter avec mon banquier, mais nous n’avons pas la même interprétation des mouvements sur mon relevé de compte. Je le soupçonne très fortement d’être un affreux climato-sceptique 🙂

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    • SVP, c’est quoi « la température moyenne à la surface du globe » ?
      Vous pouvez m’expliquer ?
      Comment on la mesure ?
      Comment on fait la moyenne ?
      Et puis çà représente quoi ? Parce que si il fait plus chaud au Sahara et qu’il fait plus froid en Norvège, j’imagine qu’il peut y avoir un moment où « la température moyenne à la surface du globe » elle ne bouge pas, non ? Dans ce cas les norvégiens ils ne sont pas content du tout, ça caille trop, et puis les sahariens eux aussi ils ne sont pas content du tout, ils étouffent. Par contre le GIEC lui il est content, çà y est on a gagné, youpi !!!

      Je taquine, mais une moyenne n’a de sens que sur des données homogènes, comment voulez vous avoir un sens physique à une moyenne de données d’origine tellements disparates, et je n’évoque même pas la précision au dixième de degré sur prédiction, oups prévision, à dix ans du GIEC.

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  11. Il devait y avoir moins d’incendies lors de la dernière époque glaciaire, non ? La glace , ça brûle pas ? A part l’omelette norvégienne bien sûr 😉
    En Corse ils en ont même en plein hiver maintenant , du feu ! Oh Ange, il est où l’extincteur ?
    Bah, quelques jours à 25°C en début février, c’était juste pour faire fondre la neige que la douceur de décembre et janvier n’avait pas fini d’éliminer. Peut-être aura t’on des jours de gel en mai / juin ? Va savoir ! On rentrera les citronniers ou les géraniums qui sont encore outside.

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    •  » Le réchauffement climatique sera la cause du rapetissement des cerveaux. »
      Celà me parait évident ! Mais comment se fait-il que seuls les réchauffistes en soient les victimes ?
      Climatiquement vôtre. JEAN

      Aimé par 1 personne

  14. Ping : Déluge et changement climatique (1/2) | Science, climat et énergie

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