Pets de vaches contre entrepreneurs de vertu

par Anna Ackermann.

(Le genre d’articles qui me rend fier de tenir ce blog. BR.)

Pendant que Greta Thunberg haranguait les foules à l’ONU afin de combattre la fin du monde en octroyant tous les pouvoirs à certains experts, l’avocat médiatique Michael Mansfield annonçait qu’il faisait désormais campagne pour interdire la consommation de viande. Il s’agirait d’un « écocide », car manger du bœuf serait un crime contre la planète. Malheureusement, cette forme de propagande se drape dans des habits de vertu qu’il est d’autant plus difficile à combattre qu’elle s’appuie sur des controverses académiques, notamment le rapport EAT-Lancet publié en janvier 2019 qui recommande un régime quasi végane. Comme dans le cas du réchauffement climatique, un camp est présenté comme progressiste tandis que l’autre est décrit comme celui des lobbies et des négateurs de science.

La condamnation de la viande n’est pas une idée nouvelle et va dans le même sens que d’autres obsessions récentes sur le pet des vaches qui trouerait la couche d’ozone, le bœuf qui serait cancérigène, le véganisme qui incarnerait une éthique plus noble que toutes les anciennes religions réunies. En réalité, il s’agit d’une attaque en règle contre l’élevage menée par plusieurs groupes d’intérêts. Certains sont de bonne foi et prétendent lutter ainsi contre la souffrance animale. D’autres y voient une opportunité commerciale en créant des substituts de viande (Beyond Meat et autres marques de ce type). Quant aux médias, ils relaient les idées les plus alarmistes car la peur a toujours plus fait vendre que la rigueur scientifique. Tous se comportent comme des entrepreneurs de vertu, prétendant défendre les faibles pour mieux racketter nos droits. Pour comprendre comment une série de demi-savoirs est devenu un dogme, revenons sur les différents arguments qui se sont accumulés au fil des années. 

L’élevage comme maillon essentiel des écosystèmes 

Le plus récent concerne l’impact de l’élevage sur le climat. Leonardo DiCaprio nous explique qu’il faut arrêter de manger du bœuf pour sauver l’Amazonie. Les vaches produiraient trop de gaz carbonique ou trop de méthane selon les interlocuteurs. Il est possible de réfuter ce mythe en ayant recours à l’analyse précise des études pour montrer en quoi elles sont partiales et peu rigoureuses. Il est également possible de le réfuter en célébrant le fait que les Américains ont presque décimé les troupeaux de bisons, ruminants plus gros et donc plus dangereux pour la planète que les animaux d’élevage actuel. Il faudrait également interdire la consommation de lentilles et toutes formes de légumineuses car ces matières végétales entraînent chez les humains la formation de gaz similaires à ceux des ruminants.

Plus sérieusement, ramenée à l’échelle d’un pays comme les États-Unis (premier producteur de viande bovine, 20% de la production mondiale), l’agriculture ne produit que 9% des gaz à effets de serre. L’élevage est responsable de 4% de ces émissions et si l’on ne tient compte que des élevages bovins, cela ne représente que 1,9% selon les chiffres officiels de EPA (United States Environmental Protection Agency). Autrement dit, quand bien même la consommation de viande serait interdite, l’impact environnemental serait inexistant. 

D’autre part, les troupeaux de ruminants constituent une interface essentielle dans les écosystèmes : en broutant régulièrement les végétaux, ils stimulent les nouvelles pousses et le développement racinaire. Les excréments enrichissent les sols en oligo-éléments et minéraux sans nécessité l’apport d’engrais tout en favorisant une grande diversité animale (bactéries, insectes, oiseaux). Les pâturages gérés selon les principes du Savory Institute contribuent par exemple à régénérer les sols et réduire l’émission de gaz carbonique contrairement aux monocultures de céréales. Celles-ci reposent sur de massifs apports exogènes en eau, engrais et pesticides qui détruisent lentement les sols et contribuent à la désertification de la planète. Cette initiative est loin d’être isolée mais elle va à l’encontre du storytelling contemporain qui diabolise les agriculteurs, devenus les équivalents des SS pour certains activistes. On pourrait également citer le livre de Nicolette Hahn Niman, végétarienne et activiste devenue éleveuse : Defending Beef: The Case for Sustainable Meat Production. Contrairement à l’idée reçue, consommer de la viande produite de manière éthique est un moyen de sauver la biodiversité. 

Mais la plupart des élevages sont industriels et parquent les bestiaux dans des hangars, me direz-vous. En réalité, la majorité des troupeaux vivent dans des champs et rares sont les fermes géantes hors sol et intensif. Par exemple, en 2010, près de la moitié des troupeaux français en élevage ne dépassent pas cinquante bovins. En modifiant les méthodes de gestion et en promouvant les exploitations locales, il est non seulement possible de reverdir les terres, de limiter les transports potentiellement polluants et dynamiser l’économie régionale. Favoriser l’élevage est donc plus utile que d’interdire la consommation de viande si le but est réellement de sauver la planète.

Il n’est donc pas étonnant que les rédacteurs du EAT-Lancet, interrogés par des experts en agronomie sur la validité de leurs conclusions sur l’impact environnemental, ont botté en touche en expliquant que leurs avis ne concernent que l’aspect médical sur la santé de la population mondiale.

La viande comme vecteur de santé

Le deuxième argument avancé pour bannir l’élevage est qu’il serait impossible de produire suffisamment de viande pour la consommation de toute la planète. Selon cette logique, il vaudrait mieux se nourrir de céréales au lieu de donner celles-ci aux animaux. Certes, il y a une certaine forme de raisonnement : en enlevant une étape dans la production, on gagne du temps, de l’argent. Ce type de syllogisme est généralement tenu par des citadins n’ayant jamais vu une ferme. En effet, seuls quelques terrains sont cultivables et la majorité d’entre eux sont déjà actuellement exploités et potentiellement en cours de désertification. Or pour remplacer la viande par des végétaux, il faudrait produire bien plus de céréales, de légumes et de fruits. A moins de recourir à des techniques hors sol dépendantes d’apports exogènes en eau, électricité, engrais et pesticide, il est difficile de produire beaucoup plus pour nourrir la population mondiale.

Alors que les plantations sont fortement dépendantes des sols disponibles, l’élevage a l’avantage de pouvoir exploiter des terrains impropres aux plantations : les troupeaux de ruminants peuvent vivre aussi bien en pâturage d’altitude, dans des zones plus forestières ou des terrains plus hostiles. Les Mongols en Sibérie comme les Inuits en Arctique n’ont pas survécu en mangeant 5 fruits et légumes par jour mais en consommant de la viande issue de l’élevage ou de la chasse. Homo Sapiens n’a pas résisté aux glaciations du quaternaire avec des smoothies de papaye et d’avocat. Il a chassé d’autres mammifères avant de les domestiquer. D’autre part, les vaches, moutons et autres herbivores se nourrissent de parties végétales que les humains ne consomment pas. L’élevage est ainsi une pratique plus synergétique et flexible que les cultures. Contrairement aux terres arables, ces zones ne sont pas encore totalement exploitées. 

Si l’on passe outre les problèmes de production, la consommation de viande reste toutefois nécessaire à la bonne santé. En effet, de nombreux acides aminés (carnitine, carnosine) et autres éléments ne sont disponibles que dans les produits animaux. Parmi eux, citons la vitamine B12 dont la carence entraîne des troubles mentaux et des problèmes de grossesse. Même si certains nutriments sont également disponibles dans les produits végétaux, ils ne sont pas assimilés de la même manière par le corps humain. La vitamine A (rétinol) est directement présente dans la viande alors que le corps doit convertir le beta carotène disponible dans certaines plantes pour obtenir une forme utilisable de cette vitamine. Et selon les prédispositions génétiques, cette conversion est plus ou moins inefficace.

D’autre part, il n’y aucune étude qui lie la consommation de viande à la production de cellules cancérigènes. Le fait que la viande rouge ait été désignée par l’IARC (International Agency for Research on Cancer) comme un potentiel carcinogène fait toujours débat, et ce d’autant plus que tous les membres de ce comité sont végétariens et qu’ils ont préféré prendre en compte des statistiques et des corrélations à partir de bases de données faibles au lieu de tenir compte des recherches cliniques. Quant à EAT-Lancet, il est remarquable que l’étude ait été financée par The EAT Foundation (créée par la millionnaire Gunhild Stordalen) qui a également lancé « FReSH » (Food Reform for Sustainability and Health), un partenariat global d’une quarantaine de sociétés incluant Barilla (pâtes et biscuits), Unilever (fausse viande et huiles végétales), Kellogg’s (céréales), Pepsico (boissons diverses), Bayer (Roundup et médicament) et Google… Ce dernier argument donne l’impression d’être totalement conspirationniste. Mais il suffit d’aller sur leur site officiel pour obtenir la liste des sociétés impliquées.

Consommer de la viande pour limiter la cruauté

Le dernier argument pour réduire la consommation de viande concerne l’aspect éthique. Sur ce point, il est clair que personne ne prône la maltraitance animale. Aucun éleveur n’éprouve de joie malsaine à torturer ses bêtes. Mais contrairement à certains activistes, ils ne vivent pas dans un monde irréel où la mort serait bannie et où les humains seraient des entités éthérées ne participant au cycle de la vie.

Il est possible de vivre avec des œillères en prétendant ne pas tuer d’animaux en ne consommant que des végétaux. C’est oublier que pour créer des terres arables, des écosystèmes entiers sont détruits. Pour pouvoir récolter des fruits et des légumes, il faut massacrer tous les animaux et les insectes qui peuvent les consommer. Comme le souligne Matthew Evans, pour maintenir la production de petit pois sur 75 hectares, 1 500 animaux meurent chaque année : cerfs, lapins, oiseaux. Il faut y ajouter les nombreux rongeurs et autres petits mammifères. De ce fait, la protection des cultures contribue à rompre la chaîne alimentaire et à tuer les autres espèces qui dépendent de ces victimes. Cette simple constatation a été répétée à plusieurs reprises aussi bien par des chercheurs que des ex-végans. Mais cette perspective reste peu médiatisée car elle va à l’encontre du mythe climatocalyptique. Au lieu du sacrifice d’un bœuf, certains préfèrent les hécatombes régulières.

La consommation de produits laitiers et des œufs est fallacieusement désignée comme une forme d’esclavage. Certains prétendent ne pas consommer de miel pour lutter contre l’exploitation des abeilles. Mais dans ce cas, que faire des amandes produites en Californie ? Elles nécessitent le transport de ruches à travers tout le continent pour la pollinisation et les abeilles ne sont maintenue en vie qu’avec l’aide d’antibiotique. Si l’exploitation des abeilles est si terrible que dire de celle des humains ? Les légumes produits à bas prix sont cueillis par une main d’œuvre mal payée et les noix de cajou sont extraites à la main par des ouvrières dont les mains sont brûlées par les produits caustiques de ces fruits. La vertu occidentale repose ainsi sur le mépris des travailleurs d’autres pays, humains ayant visiblement moins de droits que des bêtes. 

Dans le monde réel, les animaux peuvent soit vivre dans la nature, subir les aléas du climat et être attaqués par des prédateurs, soit vivre domestiqué, protégé de la faim, du froid et des maladies. Dans les deux cas, l’animal meurt. Mais dans un cas, il a une vie plus confortable avant de périr. Et grâce aux efforts de Temple Grandin et d’éleveurs honnêtes ils peuvent avoir une mort décente au lieu d’être dévoré vivant par d’autres animaux.

Le cycle de la vie est amoral : rien ni personne ne peut échapper à la mort. Nous devrions remercier les êtres qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre et célébrer les humains qui nous fournissent nos aliments. Chaque religion remercie la/les divinité/s pour la possibilité d’un repas. Il serait temps que les humains modernes abandonnent leur hubris et cessent de prétendre pouvoir outrepasser leurs besoins biologiques.

57 réflexions au sujet de « Pets de vaches contre entrepreneurs de vertu »

  1. l’attrait pour le végétarisme comporte plusieurs ressorts que j’ai pu analyser ayant été élevé dans une famille végétarienne:

    Il y a le dégout, la viande étant considérée comme productrice de « toxines » qui polluent le corps.

    Ceci peut être lié également à une inclinaison de type religieux avec des obligations ou restrictions alimentaires pouvant aller jusqu’au jeûne. Cette discipline permettant à l’esprit de se détacher des nécéssités corporelles considérées comme médiocre ou impures. Je dois dire, d’expérience, que ce n’est pas sans effets…

    Il y a, surtout actuellement, un besoin de différenciation, de donneur de leçon, de supériorité morale voire de production d’un « homme nouveau » un peu terroriste dans la mesure ou cette pensée s’adresse non pas à soi même personnellement mais envisage d’obliger la société à se transformer.

    Enfin, sans vouloir justifier la maltraitance animale, il faut insister sur le coté « hors sol » de bon nombre d’adeptes citadins qui ne fréquentent la campagne que dans leur résidence secondaire avec piscine et n’ont aucune notion des nécessités de l’élevage. Motivés par une certaine sensiblerie ils vivent dans un monde de Bisounours.

    Tous ces ressorts comportent une bonne dose d’imaginaire qui devrait être accessible à la raison. Enfin peut-être…

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    • Il y a aussi la symbolique bêtasse : la viande, le sang, le rouge, tout ça… qui renvoient à l’agressivité, la haine, la guerre… tout ça, c’est très méchant…
      Le refus de ses propres pulsions agressives, transformées en leurs contraires parce qu’interdites par un surmoi rigide.

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  2. Super! Très bel article de fond. Oui, effectivement, il y a de l’hubris dans le veganisme, qui n’est pas plus éthique qu’un autre régime, et procède pour beaucoup d’une haine de soi savamment relayée en Occident, de mille manière différentes. Un chercheur Italien, avait écrit un long article sur cette question du véganisme, et avait rapporté, avec une pointe de malice, que le seul régime véritablement «éthique» était le jeûne…

    Il est vrai que les habitudes de consommation des vegans supposent une forte consommation de protéines végétales, ainsi que de noix afin de créer des produits de substitution aux laitages et à la viande. La culture du quinoa et de noix de cajoux ont un impact certain sur l’environnement. Afin de satisfaire la culpabilité d’ideologues patentés, ces monocultures entraînent une déforestation dommageable aux espèces  vivant dans les arbres (singes et oiseaux), ainsi qu’un appauvrissement des sols. Sans compter que la culture de noix de cajoux entretient des conditions de travail misérables. Les noix de l’anicardier brulant les mains des femmes qui détachent la noix du fruit. Bref, le veganisme est un mode de vie qui génère lui aussi son lot de misère, de dévastation et de dérégulation des écosystèmes.

    Ce que je reproche à tous ces courants de sauveurs de planète, qui aiment tant dire cette phrase : «c’est bon pour la planète» lorsqu’ils ne mangent pas de viande le lundi, ou qu’ils se retiennent de péter trois jours de suite, c’est de produire un combat hors sol. Et il est particulièrement difficile de dialoguer avec des personnes fâchees avec le principe de réalité. Il y a souvent (toujours?) chez l’activiste, quelque soit la cause sur laquelle ses affects se cristallisent, une extrême violence sourde qu’il couve de tout son être. Il étale son cœur de petit enfant meurtri partout, comme autant de bombes à retardement. Ce n’est donc pas un combat d’idées, mais d’affects. Ce qui rend tout débat impossible.

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  3. Bon article. Néanmoins, on ne peut pas dire que la monoculture de céréales et les intrants en eau, engrais et pesticides détruit les sol: encore un mythe aussi stupide que ceux que l’article dénonce.
    Primo, il n’y a pas de monoculture de céréale. Depuis le dust bowl au USA, les agriculteurs pratique les rotation culturales afin de protéger la structure des sols (il reste cependant des exemple de monoculture de mais dans le Béarn avec des succession de 15 à 20 ans sur une même parcelle sans diminution de rendement mais c’est dû à des conditions de sol très particulière)
    Deusio, la notion de « destruction des sols » comme « d’épuisement » ou même de « fatigue » sont de nature animiste voire anthropomorphique (lire Bachelard) Un sol est un objet inerte au sein duquel se produisent des transformations physico-chimiques complexes qui n’ont rien à voir avec la fatigue ou l’épuisement. Le fait qu’en son sein se produisent des manifestations vitales (bactéries, champignons, racines, etc…) qui contribuent à son évolution n’en fait pas pour autant un objet vivant.
    Tertio, l’agriculture a contribué à créer des sols fertiles à partir de sols pauvres, la plupart de temps issus de défrichement forestiers; l’agriculture dite intensive a d’ailleurs accéléré ce processus, mais qui le sait?
    Encore une fois, le discours militant et les indignations sélectives n’exonèrent pas de la compétence.

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    • merci de ces précisions: j’ai également tiqué en lisant ça.
      Je peux rajouter que l’auteur fait la même erreur, à mon avis que beaucoup d’éleveurs français en opposant les animaux nourris au pâturage et ceux des feedlots.
      Ce n’est qu’une histoire de taille et d’organisation: Fondamentalement, l’alimentation est basée sur des fibres dans les deux cas. Mettre ses animaux au pâturage ou pas dépend énormément des conditions locales, du foncier, du climat…
      lire ici:
      http://seppi.over-blog.com/2019/08/jetez-un-coup-d-oeil-a-l-un-des-plus-grands-parcs-d-engraissement-des-etats-unis-d-amerique.html

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      • Fm06, J’ai du mal à croire que nos ancêtres résidaient dans l’idéologie lorsqu’ils mettaient une partie de leurs terres en jachère… Je crois au contraire, qu’ils savaient parfaitement ce que ils faisaient. Leur connaissance du monde était empirique, et ils avaient une.compris, sûrement à la manière des dames Tatin, que «faire» du trèfle dans une partie de leurs champs permettait de régénérer la qualité du substrat…

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    • Un sol est un objet inerte au sein duquel se produisent des transformations physico-chimiques complexes qui n’ont rien à voir avec la fatigue ou l’épuisement.

      Pas tout-à-fait d’accord. Si les termes de « fatigue » ou d' »épuisement » sont des raccourcis imagés auxquels il ne faut pas donner plus de signification, l’agriculture intensive consiste bien en une modification structurelle des sols : depuis une cinquantaine d’années, nous apportons systématiquement azote, phosphore et potassium nécessaires aux plantes. Les rendements ont été extraordinaires dans les années 60, mais ils se sont tassés au cours du temps : cet apport s’est fait au détriment du renouvellement de matières organiques naturellement présentes dans le sol, et qui ont diminué jusqu’à aujourd’hui. En l’absence de ces matières organiques qui structurent et fertilisent le sol, le seul moyen de maintenir des rendements oblige à la course en avant de l’apport d’engrais de synthèse (les NPK).
      Je n’ai rien contre, à la grande horreur de mes amis, j’adore les pizzas industrielles, la mayo et les glaces du même tonneau.

      Le seul ennui, c’est que le jour où ces engrais de synthèse sont difficiles d’approvisionnement (pour quelque cause que ce soit, à Dieu ne plaise), on est très mal : écroulement des rendement. Pour donner une image, avant c’est le sol qui nous alimentait, aujourd’hui on alimente le sol pour qu’il continue sa fonction. Je le répète, je suis pas bio, je me régale de MacDo, mais cette dépendance aux engrais de synthèse n’est pas innocente. Sans compter le fait qu’on a apporté trop d’azote dans les sols en Europe. Je ne sais pas quelle est l’exposition exacte de l’agriculture intensive au risque de la dégradation progressive des sols, mais je me doute qu’il y a là un risque possible.

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      • Si les rendements, en blé notamment se tassent en Europe, depuis le début des années 90, c’est avant tout dû à la modification des structures de prix: avec la réforme de la PAC, on est passé, de mémoire d’un prix d’intervention de 120 Fr/quintal à 90 Fr. Ce qui fait que l’agriculteur a plus intérêt à trouver l’optimum de fertilisation. A un prix garanti de 120 Fr, il avait tout intérêt à pousser les rendements, donc la fertilisation.
        C’est le genre de petit détail qui met à mal la supposée « perte de fertilité  » des sols depuis 30 ans.
        Quant à la dépendance des engrais de synthèse… c’est vrai pour absolument tout ce qui nous entoure.

        Pour info, sur la pénurie de phosphore, il y a déjà des solutions dans les cartons:
        https://www.afis.org/Un-nouveau-fertilisant-le-phosphite

        En nutrition animale, nous utilisons déjà depuis 30 ans, des phytases en monogastrique, qui permettent de se passer partiellement ou en totalité de phosphore ajouté. Bien entendu, ce n’est pas autorisé en agri bio, alors que ça permet de réduire drastiquement les rejets phosphorés…

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      • C’est le genre de petit détail qui met à mal la supposée « perte de fertilité » des sols depuis 30 ans.
        On est d’accord, tout est inter-dépendant, on peut voir le paramètre  » fertilité » sous l’angle économique, et le caractériser comme petit détail (litote pour : explication principale). Il n’empêche : la production intensive dépend en premier des intrants, engrais et pesticides. Ce n’est pas un fait ?

        Quant à la dépendance des engrais de synthèse… c’est vrai pour absolument tout ce qui nous entoure.
        Bien sûr : c’est la caractéristique majeure de notre société. C’est pas bien que je le remarque sur un point précis ?

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      • À ce sujet me vient l’idée que l’on possède maintenant des appareils de mesure à ce point fins, des connaissances et des raisonnements intellectuels à ce point affinés que l’on peut toujours trouver, par rapport à n’importe quel phénomène, un paramètre (ou plusieurs) qui l’influence directement, ou à des degrés deuxièmes ou suivants.

        Cela me fait penser au carbone atmosphérique 😉

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  4. controverse non abordée : actuellement, la viande bovine est produite avec bcp de végétaux cultivés : ne plus manger de viande = libérer des espaces de culture. Bilan net … controversé.
    L’article ne prend pas en compte que les humains sont différents en capacités de digestions et d’équilibres de leurs fluides. Certains sont mieux avec peu de protéines animales et d’autres avec bcp. Perso, je déteste l’odeur de cuisson des viandes et poissons … je n’en mange que chez les autres ou aux resto. En plus d’épurer l’organisme de toxines accumulées dans les graisses, Le plus grand bénéfice du jeûne est qu’il redonne un goût bcp plus fin et plus exigeant en matière de produits alimentaires : bcp de bio n’est pas « bon ».

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  5. Les végétariens partent du principe que parmi les espèces qui vivent sur terre seules les espèces qui peuvent s’exprimer (paroles, cris de toutes sortes, etc…) sont des êtres vivants.
    Pourquoi les végétaux ne seraient-ils pas eux aussi des êtres vivants qui réagissent différemment lorsqu’on les agresse.
    Prenez une salade. Que ne lui fait-on pas subir pour la manger. On coupe son pied nourricier, et elle réagit en saignant, sang non rouge mais blanc laiteux. Ensuite on la noie dans l’eau pour la nettoyer, puis on la secoue violemment. Enfin après avoir coupé ses feuilles on la plonge dans un mélange agressif d’huile et surtout de vinaigre en rajoutant du sel. Dans tout se processus quand la salade meurt-elle dans d’atroces souffrances ?

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  6. Merci beaucoup Anna!
    C’est toute la contradiction indirecte du système de pensée actuelle. Ne plus manger de viande pour ne pas produire des GES et protéger la planète . Passer à une alimentation végétale. C’est déjà le sort de plus de la moitié de population mondiale qui a parfois la chance en une semaine de manger un oeuf, un poisson ou un rat, d’autant que la vraie famine est de retour dans certaines parties du monde……..
    Réduire les GES est une aberration si on veut alimenter correctement les 10 milliards d’êtres humains dans les années à venir à leur faim, pas nécessairement à leur goûts….., avant le vieillissement et la stagnation de la population mondiale ( voir le très bon dossier du Monde Diplomatique). Réchauffement, est-ce réellement une catastrophe ???La déglaciation des montagnes le long du cercle de feu pacifique favorise l’activité volcanique et une production naturelle de méthane et de CO2, malgré d’autres perturbations et une fertilisation des sols et de l’océan; le réchauffement de l’océan dégage également du CO2. Les végétaux et le plancton océanique ont besoin de CO2 pour se développer . Nous avons la chance d’être en réchauffement climatique et un petit plus de CO2 par an (2,5 ppm), avec globalement plus de précipitations, même si elles ne sont pas régulièrement reparties. Ceci favorise le bien être des populations et leur développement. L’histoire est un très bon enregistreur de ce phénomène.
    Pour contrer l’hystérie actuelle et la Greta, il faudrait accuser le GIEC de crime contre l’humanité auprès des Nations Unies et la Fondation Nobel. A moins que le GIEC ne veuille la disparition de l’humanité (sauf bien sûr une petite élite)………

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  7. Voici une étude récente et des plus sérieuses qui dit que manger de la viande de manière raisonnée (et de la charcuterie) n’est pas du tout mauvais pour la santé : https://annals.org/aim/fullarticle/2752328/unprocessed-red-meat-processed-meat-consumption-dietary-guideline-recommendations-from
    Google, qui a financé l’autre étude aux résultats opposés, dont parle cet article, est en avance scientifiquement sur les viandes de synthèse (qui pourraient bientôt être vendues au même prix que la viande d’animaux tués) https://www.youtube.com/watch?v=RkrhwAd7iYo
    Bien entendu, on est très loin des viandes de terroirs, irremplaçables pour longtemps pour nous français qui aimons la diversité alimentaire, mais cette façon industrielle de concevoir l’alimentation est très anglo-saxone et saura probablement s’imposer dans les circuits commerciaux, probablement à destination des plus pauvres (un peu comme les vins anglo-saxons sortis d’usine).
    Les végans et antispécistes ne font que servir de courroie idéologique très utile à ce business. Les asso qu’ils animent ont donc de très beaux jours devant elles car les financements de cette industrie vont affluer. Des écolos en somme, facilement utilisables par les industriels, comme d’hab.

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  8. Concernant « Le deuxième argument avancé pour bannir l’élevage est qu’il serait impossible de produire suffisamment de viande pour la consommation de toute la planète », je m’étais amusé à faire ce simple calcul :
    https://climatosceptique.wordpress.com/2019/05/08/les-ecolos-veulent-nous-faire-bouffer-moins-de-viande-et-restreindre-les-naissances/

    Concernant « Le dernier argument pour réduire la consommation de viande concerne l’aspect éthique », on oublie de parler de l’animalité intrinsèque de l’Homme (qui est un animal) : l’Homme n’a pas à avoir honte de son animalité et donc de consommer un autre être vivant quel qu’il soit, l’Homme faisant partie de la nature.

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  9. Bonne critique.

    Je n’ai pas le temps mais quelques remarques pour compléter :
    – Le véganisme a pour père spirituel et boussole morale Peter Singer (MIT, Melbroune, Princeton). Specisme et défense du droit animal. Influencé par Mill et Bentham, c’est une pensée – une morale utilitariste et minimaliste. C’est une pensée sérieuse, tres bien etayée et même séduisante, mais pour bien comprendre le fond du sujet il faut réaliser qu’il considère qu’un nouveau né a moins de valeur qu’un cheval (capacité a sentir, conscience interaction…) (relisez maintenant la liste des universités). Néo-libéralisme et utilitarisme.

    – La lutte contre l’élevage et le spécisme fait complétement l’impasse sur sa dimension historique et technique, la marque d’une rupture anthropologique. Une énième déconstruction nihiliste.

    – l’homme n’est pas un animal comme les autres, et le ramener a son animalité c’est le ramener a la sauvagerie. La nature est sauvage, ce qu’oublient les rêveurs devant les « docus télévisés ».

    En aparté : trop d’article, trop souvent. Les textes n’infusent plus, se noient quand il ne sont pas carrément zappé. Le facteur temps est un facteur a ne pas négliger.

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    • Bien sûr que l’homme est un animal comme les autres. Ce n’est pas parce qu’il semble y avoir actuellement une discontinuité entre le développement du cerveau humain et celui des autres animaux qu’il faille oublier l’évolution: tous les stades de l’intelligence ont existé et il serait stupide de considérer que l’homme actuel constitue une sorte d’aboutissement, de perfection, ou d’exception.
      L’homme « plus qu’animal » est une idée de nature religieuse.

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      • L’homme se pense différent depuis la nuit des temps, d’ou les sépultures neolithique. Mais vous êtes libre de croire supérieur du haut de votre biologisme et de votre écran connecté a internet. Vos oeillères du tout scientifique qui découpe l’homme en brique vous font perdre de vue la dignité de l’homme. Dommage, surtout que c’est le mode de penser du transhumanisme. L’homme a la particularité de prendre soin des faibles et de s’affranchir de l’évolution, ce qu’ aucun autre organisme n’est capable, voila pour votre réductionnisme « animal ». Attention a ne pas penser en dualisme : matière ou esprit. C’est forcement les deux, et autre chose encore.

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    • J’ajoute une citation qui aura plus de poids car bien mieux dite par deux bien plus grand que moi :

      « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »

      Henri Guillaumet racontant son périple a pied de 5 jours dans l’enfer de l’hiver en pleine cordillère des Andes, après son crash. Non pas pour survivre mais simplement pour que l’on retrouve son corps et permettre à sa femme de toucher la prime d’assurance. Parole rapportée par Saint-Exupéry – Terre des Hommes. Voila qui change du petit concept contemporain de planète ou de résilience.

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    • « Neo-libéralisme », terme bien souvent utilisé par ceux qui ne connaissent rien au sujet, vu que le Néo-libéralisme n’est PAS un courant de pensée, mais désigne une époque… (dans les années 1930 pour l’info)

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  10. Coucou,

    Jonathan safran foer a écrit un livre la dessus. Faut-il manger les animaux ?
    Assez convainquant. d’autant plus qu’il n’avait pas de parti pris.

    J’évite autant que faire se peut d’acheter de la viande d’animaux maltraités (cochon, volailles )
    Je n’achete plus de poisson, sauf quand je suis au bord de la mer car je suis sur au moins qu’il vient de rungis !

    Mais je mange toujours de la viande !

    Bonne journée.

    Stéphane

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    • « J’évite autant que faire se peut d’acheter de la viande d’animaux maltraités (cochon, volailles ) »

      pfff, fatiguant de lire ça.
      Un animal qui est dans de bonnes conditions d’élevage aura une meilleure croissance, aura moins de pathologie, donc moins de traitements ou pas du tout.
      Les éleveurs qui « maltraitent » leurs animaux ne restent pas longtemps éleveurs, ils mettent la clé sous la porte ou ne font que des productions végétales. Mais là aussi, il faut l’oeil.

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      • Et même plus : les conditions d’abattages ne doivent ni stresser les animaux avant, ni les faire souffrir pendant (autant que faire se peut) : la qualité de la viande s’en ressentirait, par dispersion d’hormones de stress. Et la viande se conserverait moins bien. Même en mettant de coté nos émotions, le bon sens commercial prend soin des animaux… ceux élevés de façon industrielle avec suivi du contrôle de qualité sont plutôt chanceux.

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      • Coucou,

        Je dirais même plus, un animal qui est dans de bonnes conditions d’élevage n’est pas maltraité.

        Bonne soirée

        STéphane

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  11. – Vos « pères spirituels du véganisme » sont de dangereux individus. Ils se permettent des théories criminelles dans le confort de leur bureau de chercheur, au sein d’une société de consommation qui les nourrit dans tous les sens du terme mais qu’ils haïssent probablement. Considérer qu’un nouveau né a moins de valeur qu’un cheval est une forme de dépravation intellectuelle qui ne vaut pas mieux que les théories nazies sur les races supérieures.
    Que ces tarés aillent au diable, leurs justifications ne valent pas tripettes, et tomberaient d’ailleurs sous le coup de la loi si d’aventure on tenterait leur application. La fascination que ces théories extrême peuvent exercer chez certains intellos m’a toujours interpellé.

    – le débat sur la place de l’Homme dans la nature est tranché depuis Darwin, conforté par Watson et Crick. L’homme est un singe éducable, il fait partie du monde animal, et retourne rapidement à son état initial de sauvagerie quand il y est contraint.
    Le meurtre et la violence sont consubstantiels à la nature humaine, de même que la mort est indissolublement liée à la vie. Sinon, nous n’aurions ni policiers, ni militaires pour faire appliquer les lois et la sécurité du territoire.

    – Je n’ai aucun complexe à manger une vache, en steak tartare ou en daube à la provençale. Je n’ai pas envie de changer d’habitude car je n’accorde aucun crédit à ces délires millenaroveganistes.
    Quand à la supposée détérioration de la santé publique par excès de consommation de viande, elle est mise en défaut par l’augmentation régulière de l’espérance de vie dans tous les pays développés.

    Au sujet du retour à l’état de nature, j’ai beaucoup aimé « The Terror » (saison 1 seulement), une excellente série américaine sur l’expédition polaire de Franklin en 1845. La description de cet équipage anglais de l’époque victorienne, équipage d’élite, remarquable de compétence et d’humanité en tous points n’est pas seulement passionnante du point de vue historique, c’est aussi une fable sur la dissolution d’une société qui représente le summum de la technologie et du progrès social, mais qui passe en mode survie et termine par le cannibalisme.
    Parler de veganisme dans ces situations et en particulier aux populations inuits qui sont parfaitement adaptées à ces environnement extrêmes est carrément cocasse.

    Je n’ai pas envie de faire partie de l’expédition Franklin de 1845, j’aime beaucoup la société de consommation.

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    • « Considérer qu’un nouveau né a moins de valeur qu’un cheval est une forme de dépravation intellectuelle qui ne vaut pas mieux que les théories nazies sur les races supérieures. »
      Je n’aurais pas dit mieux et c’est une des principales raisons pour laquelle il est bon d’être du côté les climato-réalistes.
      Comme le nazisme, l’anti-spécisme est un anti-humanisme, antihumanisme « primaire » même.

      Aimé par 2 personnes

      • Coucou,

        Quel rapport avec le climat ?

        Vous pouvez répétez le raisonnement , parce que la , je cale.

        Bonne soirée

        Stéphane

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      • re coucou,

        je connaissais végétarien, végétalien, mais vegan, je ne savais pas ce que cela signifiait. Végétalien , en fait.

        Bref tous ces concepts anti truc, pour finir par manger les pissenlits par la racine, çà m’éloigne du sujet.

        Démesurément compliqué

        désolé.

        Bonne soirée

        Stéphane

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      • Question pour Cédric

        « Les climato-réalistes se méfient de toutes les dérives idéologiques  »
        L’humanisme athée et l’égalitarisme sont-il des dérives idéologiques et ou prennent il leur source ?
        tic tac tic tac

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      • C’est vrai qu’en écrivant en mon nom propre alors que d’autres se cachent courageusements derrière leurs pseudos, c’est moi qui m’expose alors que vous, même contredit avec des arguments corrects, vous ne risquez rien. Je préfère donc arrêter là. Passez en nom propre, on pourra alors discuter. Bon week-end.

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      • 2/2

        pour Cedric, toujours.

        Encore une fois, vous fuyez le débat. La dernière fois c’était une migration de serveur, aujourd’hui mon nom ne vous plait pas. Belle probité intellectuelle. Mais connaissez vous mon vrai nom ? et si c’étais Olivier justement ? Vous vous exposez ? je ne cherche pas mes « 15 minutes of fame ». La vérité est plus simple, je vous ai demandé à 3 reprises si vous vouliez la réponse à la question de l’anti-humanisme et on en conclu que vous n’en voulez pas. Vous préférez semble-t-il votre orgueil à votre curiosité. Votre choix. Vous pressentez que l’explication va être sévère et vous avez raison.

        Le plus comique c’est que je ne suis pas en désaccord complet avec vous, mais vous l’avez cru bettement. Vous êtes intelligent Cédric. Et j’ai beaucoup apprécié votre article très intelligent sur les mangroves. Vous savez faire des remarques pertinentes, comme avec le savoir-craindre. Mais vous avez le défaut de vos qualités : vous pensez trop vite et en mode « ingénieur ». Je vous conseil de vous pencher sur la question de l’humanisme au pluriel avant de sauter sur sa version négative à pied joint. Vous verrez que tous ne mettent pas l’homme au centre. Appliquez donc votre maxime : « Ce qui vaut la peine d’être fait, vaut la peine d’être bien fait. » et revisitez également la notion du Bien, par les temps qui cours cela va vite devenir une question de résilience. J’en ai fini avec vous.

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      • 2/2

        Vous fuyez le débat. La dernière fois c’était une migration de serveur, aujourd’hui mon nom ne vous plait pas. Bravo. Mais connaissez vous mon vrai nom ? et si c’était Olivier justement… Vous vous exposez ? je ne cherche pas mes « 15 minutes of fame ». Je vous ai demandé à 3 reprises si vous vouliez la réponse à la question de l’anti-humanisme et on en conclu que vous n’en voulez pas. Vous préférez semble-t-il votre orgueil à votre curiosité. Votre choix. Vous pressentez que l’explication va être sévère et vous avez raison.

        Le plus comique c’est que je ne suis pas en désaccord complet avec vous, mais vous l’avez cru. Vous êtes intelligent Cédric. Et j’ai beaucoup apprécié votre article très intelligent sur les mangroves. Vous savez faire des remarques pertinentes, comme avec le savoir-craindre. Mais vous avez le défaut de vos qualités : vous pensez trop vite et en mode « ingénieur ». Je vous conseil de vous pencher sur la question de l’humanisme au pluriel avant de sauter sur sa version négative à pied joint. Vous verrez que tous ne mettent pas l’homme au centre. Appliquez donc votre maxime : « Ce qui vaut la peine d’être fait, vaut la peine d’être bien fait. » et revisitez également la notion du Bien, par les temps qui cours cela va vite devenir une question de résilience.

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      • Olivier, je vous invite à partager ici-même vos visions de l’humanisme dans l’écologie (bien entendu qu’il y en a, pour ma part, je défends la vision environnementaliste) en rédigeant un article que @benoitrittaud serait en mesure de publier Ainsi, toute la communauté pourrait être réagir à ce sujet. Dans ce but, je vous invite à entrer en contact Benoît à l’adresse Benoit.Rittaud@gmail.com Vous voyez que je ne suis pas fermé, bloqué dans mon orgueil. Bon week-end

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      • Vous noterez néanmoins que si les climato-réalistes sont ouverts à la discussion sur ces sujets, même d’avis opposés, nous, nous sommes bien exclus d’une très grande majorité des médias et d’autres plateformes comme par exemple les experts appelés à s’exprimer lors de la convention citoyenne sur le climat. Vous trouvez cela normal ?

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      • Je vous en remercie sincèrement. Je ne peut que louer l’invitation qui m’est faite. Si je ne suis pas responsable de l’omerta et du deux poids deux mesures dont le courant des climato-realistes est la victime, je ne peut que le déplorer. Non ce n’est pas acceptable. Mais normal ? je le crains selon la définition que l’on donne de la normalité. C’est la norme : écrite et imposée. Notez également que je ne réclame rien et encore moins d’étaler la discussion qui vous est dédié. J’ai conscience que l’obligation d’être constamment sur la défensive rend suspicieux et déforme rapidement la vision des choses en la réduisant a la dichotomie ami-ennemie. C’est aussi une façon de faire de la politique (Clausewitz) mais c’est aussi « glissant » (Carl Schmitt). Cette démarche induite par l’oppression, accentué par les mauvaise pratiques internet (trollage et je vous le concède : abus de l’anonymat) fait courir le risque de s’enfermer dans un club avec vigile. L’humanisme pour y revenir y est souvent réduit depuis Erasme : les Hommes de culture d’un coté, les animaux de l’autre. Je ne peut donc que saluer votre dernier commentaire et votre ouverture. Malgré les apparences, je partage beaucoup de choses dite ici.

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    • Vos ? ce sont les leur. Merci de ne pas m’assimiler.

      Nazisme ? point godwin qui s’épargne une argumentation. Le nazisme est un humanisme athée, comme son miroir communiste. Pour Derrida, le nazisme est l’aboutissement de l’humanisme. Pour comprendre cette phrase, l’étiquette d’anti est bien trop courte pour le phénomène. Si vous voulez les combattre, et c’est ce qu’il faut faire par ailleurs, il va falloir une autre raison qu’un « j’aime pas ils sont mechant » Ils sepensent au contraire pour le bine de l’homme. Dire « j’aime beaucoup la société de consommation » qui est le fruit d’une pensée utilitariste la même de Singer, c’est du Bossuet tout craché. C’est comme de dire que l’homme est tranché depuis Darwin (et c’est ne rien comprendre ni ne rien savoir sur ce qui c’est pensé depuis). Un ridicule biologisme, vous croyez que Singer s’appuie sur qui ?

      Vous êtes trop sur de vous, même si votre bon sens vous dicte la bonne direction.

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    • 1/2
      attaque ad personam, encore une fois. Ce qui vous évite de répondre sur le fond, once again. Cela invalide-t-il mes propos ? nullement.

      Vos arguments ? voyons voir : la diffamation quand vous me faite dire ce que je n’ai pas écris et que vous le propagez et me faire passer pour un idiot ? Ou quand vous insinuez que je prétendrais que l’anti-specisme est un anti-humanisme alors que je n’ai rien écrit de tel (Singer ne crois pas en l’ humanisme). Quand vous pratiquez l’attaque ad personam pour me traiter d’inégalitariste (ma vision), ce qui revient a bas bruit à me faire passer pour un « salaud », sans me connaitre et sur le simple fait que mon ton ne vous plait pas, dans un magnifique procès d’intention ? traitez moi de fasciste vous irez plus vite, déjà qu’avec vos insinuations vous y êtes presque… On à aussi D. Tutu a raison avec vous et tord avec moi. Pratique. Surtout qu’il aurais vu la première escroquerie mais pas la seconde qui porterait sur le même sujet ? (Vous ne seriez pas un peu condescendant avec lui ?). On reviens sur vos références politique d’un autre âge et des notions historique qui devraient être acquise au lycée ? évitons. Que reste-il ? ah oui ! les réponses hors sujet, niveau mème internet quand j’évoque un généticien de premier plan (et que je n’approuve pas soit dis en passant), et votre difficulté de vocabulaire quand vous interprétez la généalogie comme un concept pour décrire le future, ou quand j’écris « filiation » et que vous lisez « égale ». « le Monde » comme prêt a penser ?

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      • 2/2
        La dernière fois c’était une migration de serveur, aujourd’hui mon nom ne vous plait pas. Vive le débat. Mais connaissez vous mon vrai nom ? et si c’était Olivier justement… Vous vous exposez ? je ne cherche pas mes « 15 minutes of fame ». Je vous ai demandé à 3 reprises si vous vouliez la réponse, on en conclu que vous n’en voulez pas. Vous préférez semble-t-il votre or*ueil à votre curiosité. Votre choix. Vous êtes inquiet et vous avez raison de l’être. Le plus comique c’est que je ne suis pas en désaccord complet avec vous, mais vous l’avez cru. Vous êtes intelligent Cédric. Et j’ai beaucoup apprécié votre article très intelligent sur les mangroves. Vous savez faire des remarques pertinentes, comme avec le savoir-craindre. Mais vous avez le défaut de vos qualités : vous pensez trop vite et en mode « ingénieur ». Je vous conseil de vous pencher sur la question de l’humanisme au pluriel avant de sauter sur sa version négative à pied joint. Vous verrez que tous ne mettent pas l’homme au centre. Appliquez donc votre maxime : « Ce qui vaut la peine d’être fait, vaut la peine d’être bien fait. » et revisitez également la notion du Bien, par les temps qui cours cela va vite devenir une question de résilience.

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  12. Bonsoir,

    Donnons la parole à la partie adverse (« Audiatur et altera pars »).

    Cowspiracy: The Sustainability Secret est un film documentaire réalisé par Kip Andersen et Keegan Kuhn, sorti en 2014. Il explore l’impact de l’agriculture animale sur l’environnement, et interroge les positions des associations environnementales sur cette question. Les associations environnementales interrogées dans le film comprennent Greenpeace, Sierra Club, Surfrider Foundation, Rainforest Action Network (en), et beaucoup d’autres.
    [suite de la description à https://fr.wikipedia.org/wiki/Cowspiracy ]

    Ce documentaire de 1:30 est disponible sur YouTube :

    Que chacun se fasse son opinion.

    Aimé par 1 personne

    • Il me semble que les végans et autres formes de propagande végétarienne ont déjà un temps de parole incroyablement plus important que les agriculteurs raisonnables (je n’ai pas dit les industries agro-alimentaires, mais les INDIVIDUS QUI ÉLÈVENT DES ANIMAUX ET EN PRENNENT SOIN). Pour contrebalancer la propagande vendue au public sous le label « documentaire », voici le discours d’un agriculteur qui critique à la fois les pratiques agro-alimentaires et les citadins entrepreneurs de vertu cherchant à leur donner des conseils : https://www.youtube.com/watch?v=4dq8vsVvvOc

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