Les prophéties climatiques à l’épreuve du réel

L’année 2020 ayant la particularité de s’exprimer sous la forme d’un nombre rond, cela fait une quarantaine d’années qu’elle constitue un point d’attraction naturel des prédictions climatiques catastrophistes. À présent que la date est derrière nous, tout un tas de prophéties apocalyptiques peuvent donc être confrontées à ce qui s’est effectivement passé. C’est l’exercice auquel Steve Milloy, du site JunkScience.com, a eu la bonne idée de se livrer. Il a notamment exhumé avec le sourire les annonces de 2008 sur la disparition programmée des neiges du Kilimandjaro, ou même de la neige tout court car celle-ci devait devenir « une chose du passé », comme la banquise arctique, destinée à se réduire comme peau de chagrin. En 2020, tout devait disparaître ! A voir les données actuelles sur ces points précis, il semble que les dieux du climat ont accordé un sursis conséquent à la glace arctique, au Kilimandjaro – ou même au Massif central, aujourd’hui enneigé comme jamais depuis dix ans.

Milloy rapporte également les propos d’un scientifique de l’agence américaine pour l’environnement qui, en 1986, prédisait une hausse de 60 centimètres du niveau de la mer en Floride (pour 2020, donc). La hausse réelle a été six fois moins élevée. Certes peu connue pour son goût de la modération, l’ONG Greenpeace annonçait de son côté qu’en 2020, divers pays insulaires du Pacifique seraient plongés dans le marasme économique à cause du réchauffement climatique. Là encore, on cherchera en vain l’exemple de semblables désolations. 

Ces annonces catastrophistes ne sont pas le privilège des organisations militantes, on l’a vu. Le très sérieux Guardian rapportait, en 2004, les conclusions sans nuance d’un rapport tout ce qu’il y a de plus sérieux du Pentagone selon lequel pénuries d’eau et d’énergie étaient susceptibles de « plonger la planète dans la guerre » d’ici 2020. Famines, sécheresse… les habituels cavaliers de l’apocalypse étaient convoqués, y compris d’ailleurs les maladies, à ceci près que le coupable n’était pas un pangolin du marché traditionnel du Wuhan mais bien le réchauffement climatique. Au sujet des pénuries d’énergie, on ignore si l’État-Major de l’armée américaine avait alors imaginé qu’en France une marche forcée vers une « transition énergétique » faite de solaire et d’éolien affaiblirait notre réseau de distribution d’électricité au point de faire redouter des coupures hivernales… Certains désastres sont trop difficiles à prévoir – et pourtant eux se produisent !

Pour revenir aux prévisions (ou promesses) fallacieuses, c’est avec une certaine ironie que Steve Milloy nous fait découvrir, ou plutôt redécouvrir, les grandes proclamations de l’Inde et de la Chine à l’époque de la COP15 de Copenhague, celle qui en 2009 constituait (déjà !) le rendez-vous de la dernière chance pour sauver la planète. (Comme on le sait, c’est finalement la COP21 qui a finalement endossé le rôle avec l’accord de Paris de 2015.) À Copenhague, donc, « pour la première fois », les pays en développement proposaient d’agir de leur côté, en limitant la hausse de leurs émissions de CO2. La Chine annonçait pour 2020 une réduction de 40 à 45 % de ses émissions par rapport à l’augmentation alors prévue depuis 2005. Résultat : ses émissions réelles depuis 2005 ont augmenté de 85 %. De son côté, l’Inde, qui s’engageait sur un ralentissement de 20 à 25% de la croissance de ses émissions, les a accrus de 150 %. Telle est la magie permise par les chiffres de « réduction de l’augmentation », ainsi que celle des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. Force est de constater que tous les pays n’ont pas ces pudeurs transitionnelles ; fragilisées par leurs énormes besoins, l’Inde et la Chine ont néanmoins laissé les risques de « blackout » électrique aux pays les plus climatiquement repentants, France et Europe en tête, dont on ne s’étonnera pas de constater qu’il s’agit aussi des pays dont la dynamique économique est au ralenti. 

La fin du monde n’a pas eu lieu en 2020. Elle n’aura pas lieu demain non plus mais rien n’empêchera jamais de l’annoncer pour la prochaine année finissant par 0, quitte à la repousser de dix ans quand l’échéance approchera. En découvrant les prophéties sur l’augmentation de la température globale en 2020 (+3 °C par rapport à 1987 selon James Hansen, l’un des grands meneurs de l’alarmisme climatique — la réalité a été de l’ordre de +0,4 °C), on ne peut s’empêcher de songer : vivement 2030 ! Qu’en tire tout cela au clair. Hélas, les grandes avalanches de prophéties à confronter au réel sont à attendre plutôt pour 2050 ou 2100. Ce dernier millésime est certes lointain, mais il faut bien comprendre que son grand avantage pour les prêcheurs d’apocalypse climatique est précisément celui-là : être situé suffisamment loin dans le futur permet de tenir les pronostics à bonne distance de toute confrontation avec le monde réel, et donc de faire prospérer sans crainte les fantasmes millénaristes de notre temps.

Tribune publiée dans Valeurs actuelles.

51 réflexions au sujet de « Les prophéties climatiques à l’épreuve du réel »

  1. Bonjour Benoît, meilleurs vœux pour 2021, après l’année apocalyptique climatiquement parlant que nous avons connu en 2020 (en fait, non, pas plus que ça…);
    Deux remarques : il faut, paraît-il, innocenter le pangolin, ce serait plutôt soit la civette, soit la chauve-souris, soyons précis ! (ironie)
    Et au sujet de la banquise arctique, merci utiliser le terme correct « la glace fond à vue d’œil » (sic) lu ou entendu dans plusieurs médias;
    A part ça, il fait froid en plein hiver, un vrai scandale.
    Donc bonne ou plutôt meilleure année 2021, au moins sur le plan sanitaire, on peut toujours rêver.
    PS : Qu’avait donc « prévu » Nostradamus pour 2020 et 2021 ? Autrement dit, ses centuries sont-elles plus précises que les « modèles », qu’ils soient climatiques, économiques ou autres « iques » ?

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  2. Il est toujours très intéressant de reprendre, plusieurs années après, les prédictions de ces intermittents du spectacle en climatologie.
    Vraiment instructif.

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  3. Bon… Pour la Chine et l’Inde, les réductions ou autres ralentissements, on devra attendre encore – jusqu’à la Saint-Glinglin, probablement. 🙄
    En revanche, on peut compter mordicus sur les nouveaux engagements soumis avant le 31 décembre dernier par… Monaco, Les Maldives ou encore les Îles Marshall ! 😆
    https://www.sudouest.fr/2021/01/01/cinq-ans-apres-l-accord-de-paris-une-minorite-d-etats-a-depose-de-nouveaux-engagements-climatiques-8245404-706.php
    [« Le futur ne manque pas d’avenir » ©Philippe Meyer]

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  4. Se moquer des prédictions de James Hansen en ne retenant que son scénario le plus pessimiste est intellectuellement malhonnête. Etant donné que la situation climatique actuelle est conforme à son scénario B on peut estimer qu’il a eu raison de tirer la sonnette d’alarme.

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    • Tirer la sonnette d’alarme?
      Mais pourquoi donc?
      Ah oui, la fameuse « crise » climatique dont on nous rebat les oreilles.
      Alors que dans les faits, il n’y a vraiment rien d’extraordinaire: s’il y a des évolutions dans un sens ou dans un autre, l’homme fait comme il a toujours fait, il s’adapte.
      Les taxes et les contraintes venues d’en haut sont les pires des réponses car ce sont les plus faibles qui seront les plus touchés.

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    • Concernant les prédictions de James Hansen faites en 1988 à partir des équations du forçage radiatif encore utilisées à l’heure actuelle, elles se sont avérer erronées. Ces prédictions allaient jusqu’en 2019, ça tombe bien, nous avons maintenant du recul :

      Graphique ci-dessous : En rouge les T° réellement enregistrées, en noir les 3 prédictions de Hansen : Le scénario A suppose que les taux de croissance des émissions de gaz à effet de serre typiques des années 1970 et 1980 se poursuivront indéfiniment. Le Scenario B a des taux de croissance décroissants pour les gaz à effet de serre . Le scénario C réduit radicalement la croissance des gaz à l’état de trace entre 1990 et 2000 de sorte que le forçage radiatif cesse après 2000.

      https://ibb.co/Tv69vcS

      Nous observons que les températures réelles suivent le scénario C où les émission des gaz à effet de serre se seraient terminées depuis l’an 2000 ! Or nos émissions n’ont pas cessé, ainsi la prédiction est fausse et le forçage radiatif tel qu’il est calculé est erroné !

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    • Vous avez raison Joachim, c’est pas bien de se moquer, mais avant de crier à la malhonnêteté intellectuelle il faut se poser la bonne question: des 3 types de scénarios envisagés, A, B ou C, quel est celui qui se rapproche le plus de ce que les humains ont réellement fait depuis la prédiction de Hansen, en ce qui concerne les principaux paramètres censés influer sur le climat (émissions de GES et d’aérosols, usage des sols)?
      Si c’était plutôt le type B, alors on pourrait dire que la prédiction s’est réalisée (ce qui conforterait peut-être le modèle utilisé par Hansen, sans pour autant le valider définitivement).
      Mais puisque les climatologues eux mêmes ne cessent de répéter qu’on n’est pas du tout dans les clous d’un scénario de type B et encore moins d’un de type C (du moins pour les émissions de CO2), j’ai tendance à penser que notre trajectoire réelle est plutôt conforme à un scénario A, ou intermédiaire entre A et B… ce qui voudrait dire que Hansen s’est plus ou moins planté et que son modèle est à revoir.
      Et si Hansen s’est planté, qu’attend t-il pour le signaler et expliquer ce qui n’a pas fonctionné dans son modèle? Si ce chercheur est toujours actif dans son domaine, il me semble que ce serait son devoir.
      Bon, je ne suis pas encore complètement sûr que Hansen se soit planté (vous pouvez me contredire sur ce point et même peut-être me convaincre si vous avez de meilleurs arguments) mais je suis sûr d’une chose: si tous les chercheurs en climatologie travaillaient vraiment de façon neutre et faisaient preuve de cette honnêteté intellectuelle élémentaire qu’on est en droit d’attendre d’eux, et si tous les journalistes faisaient preuve de la même neutralité et de la même honnêteté, nous aurions certainement un débat beaucoup plus sain autour de ces questions, et la vraie controverse scientifique reprendrait ses droits sur la pensée unique.

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  5. 5-6cm de neige chez moi aujourd’hui dans le sud du Vaucluse, assez rare pour être souligné ! Cela n’était pas arrivé depuis une dizaine d’années non plus.

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    • Moi je n’ai pas l’impression d’être en hiver. Avec le réchauffement climatique, la première partie de l’hiver ressemble à l’automne, et la seconde moitié au printemps. Les épisodes de grand froid ,quand il y a, sont de très courtes durées (pas plus de quelques jours)

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      • Votre observation montre que nous sommes au début du refroidissement climatique et que tout ça va s’accélérer nous menant droit vers une nouvelle apocalypse. Il y a urgence !

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      • C’est bien d’avoir des Joachim urbi et orbi sur ce site , sinon de quoi on discuterai?
        «  » » » »la première partie de l’hiver ressemble à l’automne, et la seconde moitié au printemps. » » » » » »
        en principe l’hiver fait trois mois , cela fait quinze jours qu’on y est , mais Laurbis nous annonce une fin d’hiver printanière ; il faudrait qu’il en fasse une communication à Pompili qui nous prévoit des coupures de courant à cause du froid
        Est-ce que James Hansen est toujours de ce monde ? Peut-être qu’il pourrait nous faire des prévisions plus fiables ; mais c’est vrai que lui c’était un climatologue et pas un météorologue

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      • On a eu 20 jours froid comme la normale coupé par 10 jours très chauds par rapport à la normale. C’est ainsi depuis plusieurs années, aucune explosion de la hausse des températures. On reste scotchés à +2.

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      • Non, mais sur une semaine à 15 degrés sur l’est.
        20 degrés en février sont possibles sur le sud du pays.

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      • Je vous annonce 20 degrés à Paris le mois prochain. Les écarts par rapport aux normales saisonnières deviennent spéctaculaires et récurrents , c’est pourquoi je ne pense pas prendre beaucoup de risques en faisant cette prédiction.

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      • Vous ne prenez aucun risque : en 1981 et 1982 j’y étais. Il y avait 18 degrés déjà au mois de février pendant quelques jours. Ce n’est donc pas nouveau, rien de spectaculaire. Plus 2 degrés, pourquoi pas?
        Tentez 25 degrés, c’est un peu plus risqué, et qui ne risque rien n’a rien 😉

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      • Si vous regardez les données de la station météo de Lyon, vous verrez qu’il y a assez peu de chances que la température moyenne de la journée dépasse 17,5 °C au moins un jour en février (disons moins d’une chance sur 20). Mais en revanche, la température maximale à Lyon en février a dépassé assez régulièrement les 19 °C dans le passé, et occasionnellement les 20 °C (exemple 20,0 °C le 14 février 1958 et 21,9 °C le 15). Le réchauffement climatique frappait terriblement Lyon en 1958, surtout comparé à 1956 (Tmax -11 °C le 11).
        Ceci dit, je ne crois pas trop à l’utilité de se concentrer sur les valeurs extrêmes pour déterminer si les paramètres d’une distribution statistique évoluent.

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  6. Pour le Kilimandjaro, il a perdu 85% de ses glaces depuis 1920, dont 25% rien que de 2000 à 2020, ce qui montre bien l’accélération de la fonte, et montre qu’il n’en a pas pour très longtemps. Pour l’arctique, le site de la Nasa montre une animation des photos satellites de la période de fonte maxi, qui est très parlante. Non pas de fin du monde en 2020, ni en 2040, ni sans doute en 2100. En tout cas pas pour tout le monde, ça c’est sûr. Ceci dit les prévisions chiffrées et datées sont un peu débiles, c’est des tendances qu’il faut parler, des dégâts et des phénomènes constatés en 2020 sans El nino. De dire qu’il y a eu une augmentation globale de +0.4°C est sans doute sous-estimé, il vaudrait mieux aussi séparer de l’hémisphère Nord (ce que faisait Hansen il me semble), car le sud majoritairement océanique atténue nettement la moyenne globale. Les moyennes de beaucoup de stations européennes dépassent les +1.5°C (depuis 1900), certaines flirtent avec les +2°C. Ce qui est le plus frappant, c’est la moyenne de ces 7 dernières années.
    Là où vous avez raison, c’est dans les promesses de baisse des émissions de GES des pays quels qu’ils soient, chine, inde, et bien d’autres. Ces belles promesses de la Cop21 les larmes aux yeux ! Du pipeautage !
    Mais pas de panique, il neige donc ça montre que ça va mieux ! 😂
    Meilleurs voeux malgré tout ça

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    • De dire qu’il y a eu une augmentation globale de +0.4°C est sans doute sous-estimé
      Regardez les données satellitaires.

      il vaudrait mieux aussi séparer de l’hémisphère Nord (ce que faisait Hansen il me semble), car le sud majoritairement océanique atténue nettement la moyenne globale.
      La planète est un tout, pas une orange. Dans ce cas, on pourrait séparer la zone au nord du jetstream nord et celle au sud du jetstream sud et les comparer à ce qui est entre les deux. Ce sera instructif. La forme des jetstream explique pas mal de choses.

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      • ,====La planète est un tout, pas une orange »===
        Plusieurs commentaires sur ce blog affirmaient il y a quelques temps qu’il était débile d’établir une moyenne globale, et qu’il valait mieux s’en tenir à considérer l’évolution sur des stations locales avec des conditions identiques.

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      • Mais faisons le pour ce qui à l’intérieur des jetstreams aux pôles et entre coté équateur. C’est bien une séparation, non, ou je dois vous parler en serbo-luxembourgeois-croate?

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    • D’ailleurs la fonte actuelle des glaces nous fait découvrir des restes archéologiques, preuve que ce phénomène s’est déjà produit dans l’histoire humaine sans dommage pour l’humanité.

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    • Donc les parties émergées se « réchauffent » plus…. (H nord vs H sud). Moi je pense plutôt que les stations de mesures campagnardes à leur installation, devenues de ville depuis quelques années, expliquerait mieux ce phénomène (UHI). D’ailleurs très étrangement corrigé d’après ce que j’avais lu.

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    • « des dégâts et des phénomènes constatés en 2020 sans El Nino »
      Exemples de dégâts et phénomène ayant eu lieu l’année passée et selon vous dus au rc ? Laissez moi deviner, la sécheresse et le feux en Australie « sans précédent » ? (qui ne l’étaient pas) La saison cyclonique dans l’Atlantique nord « record » ? (qui ne l’était pas) La canicule en Sibérie « inégalée » ? (qui ne l’était pas), etc.

      2020 a aussi battu un record dont vous n’avez probablement pas entendu parler, celui du plus faible nombre de morts sur toute l’année dus aux catastrophes climatiques (inondations, sécheresses, feux de forêts, vagues de froid, canicules…) depuis un siècle. Selon le Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, dans les années 1920 en moyenne 485k personnes décédaient de ces événements extrêmes annuellement (nombre probablement sous-estimé), contre 8086 exactement en 2020, soit une diminution de 96%. Et oui, malgré tous les beaux discours sur la météo qui devient de pire en pire, le développement humain continue d’écraser largement tout cet affolement. Qui l’eût cru.

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    • Zimba a dit : «Pour le Kilimandjaro, il a perdu 85% de ses glaces depuis 1920, dont 25% rien que de 2000 à 2020, ce qui montre bien l’accélération de la fonte ».
      La prédiction était que les neiges du Kilimandjaro auraient disparu en 2020. Non seulement elles ne l’ont pas fait, mais en plus, les variations ne sont pas liées à la température, mais à l’humidité.
      Repousser les prédictions foireuses est une technique de témoin de Jéhovah.

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    • Zimba a prétendu :«De dire qu’il y a eu une augmentation globale de +0.4 °C est sans doute sous-estimé ».
      On peut examiner les données satellitaires :

      On peut rappeler que la période 1950-1980 a vu une baisse « globale » des températures (cycle de 60-70 ans) et que la période après 1980 est une partie du cycle océanique où la température augmente. La tendance est 0,014 °C/an. L’augmentation en tendance sur 30 ans est 0,42 °C (mais la tendance explique moins de la moitié des variations).

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    • Je me permets tout d’abord de souhaiter tous mes vœux de bonheur et de prospérité à la communauté qui anime si merveilleusement ce blog (et bien d’autres d’ailleurs) et qui contribue à animer le débat scientifique autour de ce thème pour lequel rien n’est encore fondamentalement établi.
      Je me permets par ailleurs ce petit commentaire en réponse à ce message. J’ai déjà voulu réagir maintes fois aux commentaires de Zimba, mais j’ai raté le coche chaque fois.
      Il est un point récurrent dans les réactions récentes de Zimba qui me chagrine et qui concerne la référence à des tendances (j’imagine dans l’évolution des températures) ou des phénomènes constatés « sans El Niño ». L’année passée (ou même les années passées) il en était question à propos de 2019, voire même depuis 2016, aujourd’hui il s’agit de l’année 2020.
      Cela laisserait sous-entendre que depuis le puissant événement El Niño de 2015-2016, il ne s’en est plus produit. Je tiens donc à préciser que dès 2018 un nouvel épisode El Niño s’est manifesté, qui s’est prolongé jusque dans les 1ers mois de l’année 2020. Un épisode La Niña lui a succédé durant l’été 2020.
      Je vous joints ce lien qui vous permettra de suivre les évolutions de l’index ENSO au cours du temps.

      https://www.aviso.altimetry.fr/en/data/products/ocean-indicators-products/el-nino-bulletin.html

      Il est d’ailleurs assez amusant de constater qu’en fin d’année 2019 et au tout début 2020, le graphique récapitulant les anomalies du niveau marin dans cette région du Pacifique, ne montrait pas les 2 petits événements La Niña de 2016, 2017, mais faisait état d’événements neutres. Le site Aviso+ du CNES cessa de fonctionner durant de longues semaines en fin d’hiver 2020, puis lorsque il fut de nouveau disponible, l’allure du graphique avait quelque peu changé, les événements neutres laissant la place à 2 brefs événements La Niña. Je n’ai pas encore le réflexe d’effectuer des captures d’écran, donc je ne peux prouver mes dires. J’y songerai la prochaine fois (si ma part de naïveté veut bien céder la place à davantage de méfiance). Que penser de cette anecdote ? Je laisse libre cours à toutes les interprétations.

      Quoi qu’il en soit, je suis toujours émerveillé de constater comment les variations de températures (si tant est qu’on veuille bien accorder un tant soit peu de crédit à des variations de moyennes de températures « globales ») s’ajustent aussi bien aux variations de cet index ENSO. Tant et si bien d’ailleurs que l’on pourrait trouver vain de rechercher d’autres causes aux dites variations. Je me demande seulement quand viendra le temps où l’on trouvera un lien entre l’ENSO et le RCA … (Ô tempora, ô mores).

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  7. Rassurez-vous pour 2021, car les hommes de Davos sont allés beaucoup trop loin, en inventant une pandémie, en confiscant des médicaments, en incitant à des euthanasies actives sans consentement des malades, en bafouant les libertés fondamentales défendues par les Constitutions, en se livrant à des expérimentations génétiques sur l’espèce humaine imposées par extorsion. Leurs projets de confiscation du droit de propriété et d’asservissement généralisé vont échouer, les auteurs de ces crimes vont prochainement être arrêtés. Et comme ce sont les mêmes qui avaient organisé l’imposture du terrorisme islamiste et le leurre de l’urgence climatique, nous pourrons bientôt partager le thé en toute amitié avec notre voisin algérien et ne souffrir que de deux mesures pour faire face aux aléas climatiques : passer un chandail en hiver, et supporter son maillot de bain en été (une pensée pour Patrick Devedjian). Bonne année à tous.

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    • === en inventant une pandémie,…. les mêmes qui avaient organisé l’imposture du terrorisme islamiste et le leurre de l’urgence climatique…===
      Vous pensez vraiment ce que vous dites ???

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      • Je vous ecrit de ma chambre d’hopital pour temoigner en direct que Monsieur Zimba a raison, et que ceux qui disent que ce virus n’est qu’une grippe sont des menteurs. En effet, apres une chute dans l’escalier qui m’a conduit aux urgences, j’ai ete dignostiqué covid 19, et immediatement place en reanimation malgré ma resistance. J’ai vu au passage des rangées de lits vides, et l’infirmiere m’a confirmee qu’ils etaient vides, car les gens etaient tous decedes depuis longtemps, et ils n’avaient plus le temps de remplir les lits. On m’a intube violemment, et je n’ai du ma survie qu’a une femme de menage qui a malencontreusement debranche les appareils. Je suis donc un « survivor » du Covid, et je peux temoigner de la brutalite de cette maladie. Je pourrai encore tenir dans mes bras mes petits enfants. Ceux ci n’ont pas pu aller a la neige comme d’habitude, car les stations etaient fermees. Et c’est vrai que ceux qui disaient que nos enfants ne pourront plus skier, avaient raison. En tous cas, je vois que Monsieur Zimba n’a pas encore eu la chance d’etre touche par cette terrible pandemie, ni les autres de ce blog, mais ca ne devrait pas tarder, car elle se repand sur terre a la vitesse d’un cheval au galop. Pour cette nouvelle annee, je souhaiterai que l’on nous confine tous, pour au moins deux ans, avec interdiction d’utiliser les escaliers egalement, car il ne faut plus un seul mort en general. Bonne annee a tous !

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  8. Ce site là des comptes à rebours est assez bien fait : https://extinctionclock.org/?fbclid=IwAR1jfj67SXpHIV-oa5ZcC4wJ5WKQy6FTWb-h_wIoo0nhB3U_pkFgHshgvfI
    Sinon, il y a ça aussi : au JT en 1989 on prévoit que des villes entières seront englouties en … 1999 https://www.ina.fr/video/CAB89027040?fbclid=IwAR1rGiqDIMoJAIDI0FTu9EqfnVQFMlznVt-AaPnj_CjWcyZmLBoNjXiiC4k et tant d’autres prédictions alarmistes jamais tenues.
    Mais les gens continuent d’y croire, et préfèrent oublier les anciens prédicateurs de malheur pour n’écouter que ceux d’aujourd’hui, qui attendent patiemment d’être contredits eux aussi par les faits.

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    • Super, ce site des comptes à rebours (extinctionclock). Je ne connaissais pas, c’est savoureux, merci Dominique! Savez-vous qui en sont les administrateurs? Ils ont fait un joli travail, mais ils auraient quand même pu, pour donner le change, sélectionner quelques prédictions qui se sont réalisées… s’il y en a quelques unes?
      Il serait aussi intéressant de recenser, parmi tous ces Philipulus et autres prophètes de malheur, ceux qui ce seraient rétractés officiellement (par exemple dans un article scientifique) et ceux qui auraient au moins convenu (par exemple au cours d’une interview) qu’ils avaient quelque peu exagéré. Je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup… alors que cela relèverait de la plus élémentaire honnêteté intellectuelle, surtout si l’on est un chercheur académique qui prétend engager par ses propos le sort de l’humanité toute entière ou en dicter les choix.
      Il y a le cas assez emblématique de Paul Ehrlich, cet entomologiste de formation qui s’est ensuite aventuré (dès 1968) sur les terrains de l’agronomie, de la démographie et de l’économie, et qui aurait semble-t-il mieux fait de rester dans son labo à étudier les papillons. Champion toutes catégories des prédictions foireuses, probablement invaincu depuis 40 ans, ce mec était encore actif en biologie il y a 2 ou 3 ans puisqu’il a cosigné avec Ceballos (en 2018?) le fameux papier que citent tous les biologistes pour nous dire que « c’est la fin ». Dans ce papier, il écrit qu’il ne faut plus regarder les extinctions d’espèces (puisqu’il n’y en a quasiment pas) mais le déclin de leurs populations… Autrement dit, « je ne me suis pas trompé dans mes prédictions, je me suis juste trompé de message ». Ces gens-là ont de toute façon réponse à tout.
      Laurent

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    • Vous avez bien raison! Il faudrait les bâillonner, ou mieux, les mettre dans un asile psychiatrique, comme on a fait avec monsieur Soljenistyne. Comme ça, ils ne nous embêteraient plus, et on ne serait pas obliges d’inventer de nouvelles salades, ou d’imaginer des températures de plus en plus chaudes, pendant que ça pele dehors.
      PS: J’ai finalement mis au point mes fenêtre a double vitrage chauffantes. En effet, il m’a suffit d’injecter du gaz d’échappement pur entre les deux vitres, pour obtenir une hausse de pres de 5 degrés dans ma maison, bien au dela de mes prévisions les plus optimistes données par mes modele les plus prédictifs de mon propre conseil scientifique. Ca marche du feu de dieu cet effet de serre, et on pourrait construire des centrales avec, ça reculerait ce pic pétrolier (qui de toutes façons n’existe pas, mais quand meme ça fait peur. Dorenavant, je vis la fenêtre ouverte, ce qui en plus, me protege du COVID. Bonne année a tous les censeurs.

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      • Et avec back-radiations des back-radiations des back-radiations de plus en plus intenses dans le temps, on va avoir une cocotte minute géante. Plus besoin de nuke comme ils disent… La machine perpétuelle enfin mise au point :mrgreen:

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      • Excellent! Le feu de Dieu est bien meilleur que celui du Diable, qui n’a même pas été foutu d’inventer l’effet de serre.

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  9. Je me demande ce que faisaient nos ancêtres car ils n’ont pu enrayer la tectonique des plaques qui comme chacun le sait est une conséquence du réchauffement climatique du lui-même à l’émission du CO2 strictement humain. Mais bon on me dira qu’à l’époque il n’y avait pas d’humains connus, donc c’est la faute à quelques dinosaures qui émettaient du méthane. C’est pareil pour l’eau des océans qui était au niveau du mont blanc si j’ai bien compris sans comprendre pourquoi on n’a pas empêché que quelqu’un l’écope. Si y’avé un écolo qui me lit y pourré apporter des réponses ? Je le remercie pour la science. Sinon je ne vois qu’une convention citoyenne pour éclairer la chose à la bougie ce serait tellement mieux.
    Je m’excuse par avance de la médiocrité de ma réaction

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  10. En mai 2019, j’avais écrit un article sur l’année 2020 justement, année « fatidique » pour le climat, selon les alarmistes, permettant aussi de faire un point d’étape sur les prédictions mal fondées concernant cette année :
    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/05/10/climat-a-quelques-mois-de-2020/
    Mais là, Steve Milloy, trouve d’autres exemples que les miens. En fait, on pourrait compléter nos listes.

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  11. Alors Joachim, tu étais prêt à parier sur 20° à Paris en février? Pour le moment c’est plutôt mal barré: http://static.meteo-paris.com/station/NOAAMO.TXT
    Bon, on n’est que le 9, on verra le 28 à minuit…
    Mais dis-moi, tu cherches à démontrer quoi, avec ce genre de pari? A supposer que tu le gagnes, serait-ce pour toi un indice (voire une preuve?) que le RC actuel est anormal et qu’il est bien d’origine A? Simplement parce qu’une station parisienne aura enregistré un max journalier anormalement élevé à une heure quelconque, parmi les 672 heures que compte le mois de février?
    A mon tour de te proposer un pari plus sérieux, et vraiment climatique celui-ci (donc à beaucoup plus long terme): puisque certains climatologues très écoutés nous prédisent +6° en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle (« si rien n’est fait », j’adore l’expression), et puisque nous sommes actuellement à +1°, ça devrait faire, si je compte bien, +5° pour les 8 décennies à venir. Donc, en linéaire, +1,6° entre aujourd’hui et fin 2030, selon nos futurologues du climat.
    Alors Joachim, serais-tu prêt à parier qu’en 2030, la moyenne globale n’aura même pas monté de la moitié? Disons, allez, moins de 0.75° de fin 2020 à fin 2030, en moyenne glissante sur 5 ans, si Sainte Greta et Saint Yves (Cochet) nous prêtent vie… Pari tenu?
    (Pour rappel, pendant les années « folles » 1979-2000 au cours desquelles la panique climatique s’est institutionnalisée, la pente fut d’environ 0,25° par décennie, et l’on n’a jamais retrouvé une telle tendance depuis… Je ne prends donc pas beaucoup de risques.)
    Mon pari s’adresse aussi, et surtout, à nos climatologues français qui ne sont pas en reste pour nous prédire l’apocalypse. Alors chère Valérie, chers Jean, Hervé, François-Marie… et al., si vous tombez par hasard sur ce blog, surtout n’hésitez pas à relever le pari. Je vous propose l’enjeu suivant: de mon côté, 25% de mes revenus imposables sur les 10 ans à venir; du vôtre, 25% de vos crédits de recherche sur la même période. Je ne connais pas le montant de vos crédits de recherche mais j’imagine qu’ils sont un peu plus élevés que mes revenus… Donc, pour que le pari soit équitable, je m’engagerai – si je gagne le pari – à reverser la totalité de mes gains à un fonds caritatif de votre choix. Ce serait assez fair-play si vous preniez le même engagement.
    N’hésitez pas à me contacter !
    Laurent

    PS1: Au fait, Joachim, pour que les choses soient claires, mon pari ne vise pas à démontrer que le RC est une illusion, ou que les activités humaines n’y seraient strictement pour rien. Juste, que les prédictions climatiques les plus alarmistes sont si farfelues qu’elles ne relèvent pas de la Science.

    PS2: Et la prédiction de James Hansen, alors? Réalisée ou pas?

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    • J’ai fait une petite erreur dans ma règle de trois mais ça ne change pas mon pari:
      5°/8 = 0.6° par décennie. Je parie pour moins de 0.3° de 2020 à 2030. Pari tenu?

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