Délit d’écocide : coupables nous serons !

L’écologisme contemporain ayant pour principal moteur la culpabilité, l’une de ses activités de prédilection consiste à définir de nouveaux péchés. Bienvenue donc au dernier-né, le « délit d’écocide », qui vient s’ajouter à la longue liste des slogans à répéter sur les canaux habituels de la bien-pensance environnementale.

L’écocide était jusque-là orphelin d’une reconnaissance officielle. Voilà qui était fort dommage car « cide », son mortel suffixe, ne manque pas d’efficacité rhétorique une fois lié à « éco », sempiternel préfixe que l’on accole à tout et n’importe quoi pour s’habiller de vert. Un tel potentiel rendait l’onction gouvernementale à cette nouvelle vacuité sémantique tout aussi inévitable que les lamentations de ceux, Cyril Dion en tête, qui ont estimé que la pompeuse initiative de l’exécutif n’allait pas assez loin ou, comme on dit, « n’était pas à la hauteur des enjeux ».

Ce nouvel épaississement à venir de notre Code pénal nous vient de la fameuse Convention citoyenne pour le climat (CCC), dont Cyril Dion a exercé le rôle de garant avec une neutralité que n’aurait pas renié un membre du Politburo soviétique. Comme on s’en souvient, ces 150 citoyens tirés au sort ont formulé un ensemble de propositions à l’issue d’un processus d’ingénierie sociale qui a consisté à rassembler ce groupe de gens dont le point commun était l’incompétence totale sur le sujet, à leur donner à entendre des propos d’experts triés sur le volet pour, in fine, leur faire rédiger « en toute indépendance » une liste de propositions pour sauver la planète. Celles-ci, crime d’écocide compris, avaient miraculeusement coïncidé avec celles habituellement formulées par les idéologues, ce qui, nous avait-on alors expliqué, démontrait que tout citoyen raisonnable ne pouvait qu’aboutir de lui-même à ces « solutions de bon sens » une fois correctement informé des enjeux. Bravo aux artistes !

Certes, la proposition de la CCC sur l’écocide (objectif 7.1 du rapport final) outrepassait sans vergogne la mission qui lui avait été confiée puisque, comme son nom l’indiquait, la Convention citoyenne pour le climat devait s’occuper de climat, et non d’environnement en général. Mais la subtilité ne tient pas en ces temps de vaste mélange. À l’heure du « tout est lié », on peut par exemple qualifier de polluant le principal aliment des plantes qu’est le CO2, grâce auquel la couverture verte de la planète a pourtant gagné 18 millions de km² en à peine plus de trente ans. Alors ne chipotons pas.

La proposition initiale de la CCC sur l’écocide revenait, à peu de choses près, à condamner à la prison et à l’amende (jusqu’à dix millions d’euros, excusez du peu) quiconque ferait du mal à la planète, y compris en pensée ou en intention, non sans créer l’indispensable Haute autorité idoine. Les commentaires dévastateurs du comité légistique (mis en place pour transcrire de façon un peu moins délirantes les diverses propositions de la CCC) étaient particulièrement savoureux. Ils soulignaient que la loi était déjà fort bien pourvue pour condamner les atteintes à l’environnement, que les propositions étaient tellement vagues qu’elles ne permettraient pas au justiciable de savoir de quel côté de la légalité il se trouvait, que les peines proposées étaient évidemment excessives, mais aussi que la notion de « limites de la planète » (sur laquelle se fonde le principe même de l’écocide) est quelque peu floue en regard du droit.

On ajoutera qu’elle l’est tout autant en regard de la science, l’innovation technologique ayant permis depuis la Révolution industrielle de repousser régulièrement ces limites, à l’étonnement perpétuel de chaque nouvelle génération qui croit toujours avoir atteint la fin du monde. Pour l’anecdote, signalons que Tertullien l’imaginait déjà au IIIe siècle, lui qui écrivait, désabusé, que « tout est frayé ; tout est connu ; tout s’ouvre au commerce (…) cette plainte est dans toutes les bouches : la nature va nous manquer ».

De ces aberrations de la CCC est issu ce nouveau délit d’écocide dont nous allons enfin avoir bientôt l’occasion de nous rendre coupables. Sans s’accompagner de moyens nouveaux pour la justice, sans contenu véritablement utile par rapport à ce qui existe déjà, gageons que le grand mérite de ce délit sera de pouvoir être invoqué à tort et à travers, à l’instar de son grand frère le « principe de précaution ». Il sera donc possible de cogner de façon renouvelée sur les « agriculteurs pollueurs » (qui ont le grand tort de nous nourrir), les « industriels » (qui n’auront qu’à délocaliser) et autres méchants habituels. Les limites de la planète ne sont pas les seules à pouvoir être repoussées : la surenchère démagogique le peut tout autant.

(Tribune parue dans Valeurs Actuelles).

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38 réflexions au sujet de « Délit d’écocide : coupables nous serons ! »

  1. je trouve bien d’avoir cette fenêtre de visibilité avec valeurs actuelles qui est un média national relativement important et présent par ses journalistes sur certaines télés (charlotte ornelas, geoffroy lejeune…) il faudrait réussir à faire de même avec d’autres médias pour que nos points de vue percolent à travers les esprits.

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    • Vous plaisantez !
      Croyez-vous que les médias mainstream vont accepter de publier des tribunes de ce genre alors que 1°) leur subsistance n’est assurée que grâce aux subventions étatiques, 2°) ils sont animés par des éditeurs et des journalistes majoritairement orientés dans la direction gauche-écolo, 3°) ils ont perdu depuis longtemps toutes les valeurs du journalisme (torsion ou omission des faits, fake news au même niveau que les réseaux sociaux avec le « décodage » et le « fact-checking », répétition perroquet des messages gouvernementaux et des dépêches AFP/Reuters, absence d’analyse et de réflexion, …).

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  2. A quand le crime (pas de faiblesse) de conneriecide ou de douteicide ?
    j’espère seulement, et j’attends même avec impatience un rajout pour légaliser les listes de « mauvais citoyens » (devinez sur quel sujet) à la sauce Corinne Lep***;
    je verrai bien aussi créer un crime (puni de réclusion perpétuelle dans un lieu « pollué » par le CO2 ?) de GIEC icide ?

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  3. « quiconque ferait du mal à la planète, y compris en pensée ou en intention » 😯 😡
    Ceci me fait irrémédiablement penser au témoignage d’une victime de la répression du régime communiste, dans sa référence à l’article du code pénal soviétique qui prévoyait une peine pour… « idées anti-soviétiques en gestation » !

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  4. Bonjour, « Comme on s’en souvient, ces 150 citoyens tirés au sort… ». pour avoir interrogé le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) ce n’est pas un tirage au sort mais bien une sélection de participants ce qui explique cette espèce de consensus anti-démocratique. Ci-dessous un extrait de la réponse faite par le CESE :

    « – En ce qui concerne les critères de sélection des citoyens sollicités, la sélection s’est faite uniquement à deux niveaux :
    * Entre plusieurs profils sociodémographiques possibles, la correspondance entre le profil d’un citoyen et les objectifs de quotas restants parmi l’échantillon déjà constitué : celui qui permettait de compléter au mieux l’échantillon afin d’être au plus proche des quotas ;
    *A profil sociodémographique équivalent, la rapidité de réponse : la première personne à avoir validé son accord pour participer.
    – Il n’y a pas de second acte d’huissier validant a posteriori la conformité du résultat du tirage au sort avec les objectifs fixés en août 2019… »

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  5. Excellent « as usual », merci Benoît. Je me demande si le crime d’écocide ne pourrait pas être utilisé par ceux qui tentent désespérément de faire annuler la prolifération des éoliennes. L’excellente soirée thématique sur ARTE d’hier met en lumière les incohérences écologistes sur le sujet. Une éolienne, c’est une tonne de métaux rares, plusieurs tonnes d’aciers et d’aluminium, plusieurs milliers de m3 de béton, des pales en matière composite (donc en partie liée au pétrole), une sur-utilisation de cuivre (cf la mine au Chili), le trajet depuis la Chine puisque nous ne sommes même pas capable de les faire en France ce qui a minima nous permettrait de donner du travail à ceux qui en manquent, l’utilisation de plus d’espace quand on le compare aux centrales classiques donc de plus de biodiversité détruite, le massacre de chauve-souris et d’oiseaux et les nuisances sonores. Je ne mets pas la dégradation du paysage car personnellement, je les trouve belles mais ceci est subjectif…

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    • Pas tout à fait d’accord avec vous sur la soirée Arte d’hier.
      En ce qui me concerne, j’ai trouvé le premier documentaire (pas vu la suite de la soirée) très partiel et incomplet sur les sujets abordés (ENRs et voitures électriques) en oubliant par exemple les dangers causés au mix énergétique avec la production intermittente et aléatoire éoliennes/solaire, leurs coûts exorbitants qui s’est déjà répercuté sur les prix usagers de l’électricité (+ 40% en 10 ans) et vont amener à les doubler, l’inefficacité chronique de ce type de production qui demande d’immenses surfaces pour le peu de GW de puissance apportée (à diviser par 4 à 7 pour la production en TWh), etc…
      C’est vrai quand même que pour Arte ce type de document publié à l’encontre de leur orientation éditoriale habituelle est une belle surprise, mais cela n’excuse pas complètement les lacunes du documentaire.

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      • Vous avez raison, mais on assiste peut-être à un revirement intéressant même si vous le trouvez trop timide. L’autre exemple intéressant que je suis en train de lire, c’est Apocalypse Never. Et puis il y a aussi le documentaire de Michael Moore. Les lignes sont en train de bouger. Je reste optimiste.

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  6. Merci Benoît pour le plaisir de vous lire. J’étais un peu inquiet de votre silence.
    Pour ma part, je fais la promotion du bouquibn de Schellenberger (Apocalypse Never) auprès de nombre de mes amis dont pas mal gravitent dans la presse « intello » mainstream et le fait que cette voix ne soit pas classée « à droite » permet d’ouvrir quelques paires d’yeux et d’oreilles.
    Le docu d’hier est également un signe d’espoir, même faible, devant l’avalanche d’âneries promulguées et de dilapidations d’argent public au nom de « l’urgence climatique ».
    Notre pays est leader mondial de production de textes néfastes à l’activité, c’est un fait reconnu, en témoigne l’absurde nomenclature de classement des installations industrielles qui mobilise de l’énergie et des moyens pour s’y conformer au détriment de mesures réelles et préventives d’accidents industriels.
    En ces temps de terreur, courage à tousse !

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  7. Bonjour Benoît, bonjour à tous, tout d’abord merci pour cet exposé clair de la situation.
    Jopechacabri, par définition une dictature ne « s’arrête » jamais seule, il faut l’arrêter, ainsi va le sens de l’histoire. A propos du « Biden » cité par Philippe, il est clair que c’est un maillon de haut rang à la solde des mondialises, pour eux Trump était un incident de parcours. Et que dire du fait « de penser ou en attention » nous filons à grande vitesse vers un régime communiste. Les deux hommes en noirs qui viendront sonner à la porte , décrit par Philippe, c’est bien pour demain il n’y a aucun doute là dessus. Quel paradoxe, il va falloir demander aux Russes de nous venir nous libérer ! Je rêve d’un film Hold-up climat se terminant avec les dérives totalitaires. L’heure est grave, résistons. Bien à vous tous. JR

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  8. Je transmets puisque je suis pour le nucléaire et contre les éoliennes ecocides
    Dominique GRENECHE
    Message que j’ai adressé dans le cadre de la consultation publique lancée par ministère de la Transition écologique et solidaire.
    Objet : Projet de décret complétant la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement (texte du décret après le message)
    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
    TITRE : Le nucléaire est une CHANCE pour la France
    C’est une énergie bas carbone RESPECTUEUSE de l’ENVIRONNEMENT, y compris en y incluant le soi-disant « problème » des déchets qui n’en est pas un techniquement parlant. C’est un moyen de production MASSIVE, CONTINUE et DURABLE d’énergie. C’est aussi une énergie entièrement NATIONALE (l’uranium importé provient de mines détenues par la France et on en vend même une partie à l’étranger). C’est en outre une haute technologie qui figure parmi les plus SURES toutes catégories confondues : en France combien de morts directs provoqués par des accidents nucléaires ? Zéro. C’est enfin une énergie COMPETITIVE. Qui dit mieux ?
    Alors, s’il vous plait oubliez les dogmes malfaisants et les accusations contrefaites. Oubliez aussi les visées électorales qui au demeurant peuvent se retourner dans le sens inverse de celui qui est attendu. Bref mesdames et messieurs les décideurs, agissez de façon responsable en n’ARRETANT PAS prématurément l’exploitation de nos réacteurs nucléaires, qui dans la plupart des grands pays sont aujourd’hui autorisés à fonctionner pendant au moins 60 ans. Vous conserverez ainsi ce bel outil de production d’énergie que beaucoup nous envient.
    C’est pour notre bien à tous.
    Cordialement

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  9. On se demande souvent comment, vu de loin, des peuples entiers ont pu rester passifs face à l’oppression. La situation actuelle nous en donne un bon exemple chez nous, soumis que nous sommes en général à la dérive autoritaire d’un pouvoir victime jusqu’à l’absurde d’un péché de jeunesse qui comme toute jeunesse se dit « vous allez voir ce que vous allez voir » « avec moi çà va changer » et gare à l’ancien monde. Quand on n’a pas été raboté par des mandats électifs qui auraient permis de connaitre ses limites dans une société évoluée qui n’a que faire des caprices d’un nouvel élu messianique et lyrique, il n’y a plus de limites. D’autant que dans chaque administrateur ou détenteur d’un petit pouvoir et même souvent chaque citoyen se cache un tyran domestique autosatisfait d’édicter ou de faire respecter une règle qui se suffit à elle même sans considération d’objectif.
    Récemment un agrégé de mathématique Vincent Pavan a été mis à pied pour avoir refusé de mettre son masque en amphi derrière son bureau, loin de son auditoire…Il a dit Non à l’absurde et en paye le prix (voir reinfocovid).
    signé 1984

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  10. Bonjour à tous, je ne sais pas si comme moi vous avez regardé le documentaire sur la face cachée des énergies verte sur Arte avant hier soir mais je me suis posé la question, à savoir, quel sort réserve t’on aux pays comme le nôtre qui pour pouvoir se gratifier d’être vert, d’avoir des voitures électriques, des éoliennes et autres vertueuses inventions, pourri le reste de la planète. Devons nous tous être jugés pour écocides? Cela me rends ecocoupable! Pas vous ?

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  11. C’est tout de même une formidable hypocrisie ! Cela me fait penser au jour où j’ai voulu faire reprendre mon vieux 4×4 diesel de 91 pour acheter une voiture neuve « plus respectueuse de l’environnement », j’ai naïvement posé la question au vendeur: que deviendra mon 4×4? Il m’a répondu en toute honnêteté, votre 4×4? Oh ça ça part dans les pays de l’est !!!
    Où est l’acte vertueux alors ? On rebalance une voiture sur le marché en plus!!! J’ai donc par pur conscience écologique garder mon vieux tas de boue et j’emm* les bien pensants qui profitent des aides gouvernementales pour faire remplacer leurs voitures thermiques. Tout ceci est tellement stupide et dénué de bon sens que j’en arrive à me demander si c’est réel! Si cela n’est pas le cas j’aimerais bien me réveiller! Quand je pense que j’ai quitté l’agriculture en parti pour des raison de « conscience environnementale »!!! Je m’en mords plus les doigts aujourd’hui j’ai directement attaqué les mains.

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  12. Ah, confusion (volontaire) de M. Rittaud. Il n’est point de « délit d’écocide » mais d’un « délit pour punir les atteintes à l’environnement ». C’est juridiquement différent. Sinon vous terminez votre chronique sur des procès d’intention.
    Bref, toujours les mêmes procédés dialectiques des extrémistes politiques et de ces sbires cachés. Mais à qui profite le crime ? À M. Rittaud bien entendu qui projette sa binette en haut de l’affiche ! 😉

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    • Oui, enfin si vous suive l’évolution dans les esprits (tortueux…) de ceux qui nous dirigent par l’intermédiaire des 150 larbins, le terme d’écocide n’a pas été inventé par Benoît Rittaud. Ne soyez donc pas de mauvaise foi en jouant sur les mots. Cherchez ailleurs, je suis sur que vous avez les crocs bien acérés sur votre proie…

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      • Certes, mais M. Rittaud entretien une confusion volontaire associée à un procès d’intention. Je ne discute pas du fond de l’affaire (je n’ai pas d’avis encore sur cette loi), mais bien le procédé rhétorique de M. Rittaud, tout à fait détestable.
        Il jette de l’huile sur le feu médiatique au lieu d’apaiser le débat en parlant du fond avec des arguments pertinents. Et je le soupçonne de faire ça, uniquement pour se mettre en valeur en caressant dans le sens du poil un lectorat tout de même particulier… lectorat du magazine, pas du blog 😉

        On préférerait que M. Rittaud retourne dans son domaine de compétence et nous soumette à nouveau ses excellentes vidéo didactiques et pourquoi pas, quelques articles de recherche ?

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      • Ah bon mais fallait le dire tout de suite Victor que vous aviez une dent sur la personne et non sur le fond de la question. Le débat est clos .

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    • Jusqu’à 4,5 millions d’euros !
      Cet une loi française donc j’imagine que pour pourrir et dévasté les pays pauvres dans le but de produire des moulins à vent la loi ne s’applique pas, tant que cela se passe en dehors du territoire…. Ouf 😅 Rassurez vous mes amis on ne risque rien!

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    • Je viens (enfin) de recevoir le livre. Les gros pavés sont souvent indigestes. Les premiers chapitres de celui-ci sont écrits dans un style léger et agréable à lire (en dépit des inévitables problèmes liés à la traduction).

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  13. En règle générale, les débats, blogs, et même articles de presse officiels sur l’environnement (de tout bord du reste) entretiennent la confusion et soulignent bien souvent la méconnaissance des auteurs. Ils mélangent les sujets et les problèmes sous des termes trop généraux. Par exemple « polluer ». Partant du principe que la vie même des humains engendre irrémédiablement tout un tas de pollution, affirmer que quelque chose ou quelqu’un pollue n’amène pas grand chose. Il faudrait d’une part bien qualifier de quelle pollution on parle, la quantifier et ensuite, si possible, lui attribuer un degré de priorité. L’automobile en est un parfait exemple. Entre sa construction, son type de motorisation, son poids, son utilisation et sa longévité, il y a de nombreux types de dégradation de l’environnement. Pour la santé humaine directe, les particules fines avec la concentration urbaine est la plus dangereuse. Moins en campagne. Les émissions de GES sont un problème à plus long terme. Le diesel par exemple a subi les foudres des défenseurs de l’environnement à cause des particules et des oxydes d’azote, bien qu’il émette moins de CO2 qu’un essence de même catégorie. Idem quand on parle des m3 de béton dans les socles des éoliennes. On oublie les milliards d’immeubles, de maisons, d’usines, de ponts, de barrages, et autres. On pourrait parler des batteries, ou des voitures hybrides testées récemment dont les choix se sont portés sur 3 gros modèles de plus de 2 tonnes. Tout « pollue ». Faut savoir de quoi on parle. En effet, nous sommes tous coupables d’atteinte à l’environnement. Plus ou moins. Et plus ou moins gravement. Le plus grave, c’est sûrement de ne rien faire pour s’améliorer.

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  14. « il faut savoir de quoi on parle » Tout à fait d’accord. LE mélange des genres est une technique éprouvée pour noyer le poisson avec l’argument classique « tout se tient » employé dès que la discussion devient un peu contrariante.

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  15. Ping : Mythes, Mancies & Mathématiques:Liberté et dignité – chaos

  16. Bonjour et merci pour ce billet.
    On pourrait étudier la possibilité d’utiliser ce nouveau concept pour porter des plaintes liées à la pollution délocalisée engendrée par le développement des industries « vertes », terres & métaux rares, batteries, champs de panneaux PV, éoliennes, recyclage qu’ils n’ont pas prévu, etc… Mais aussi pourquoi pas, porter plainte contre ceux qui mettent dans le crâne de nos enfants que le CO2 est un poison alors qu’il est la brique essentielle de la photosynthèse. Ils construit ainsi une armée d’écocideurs incultes, ce qui est le pire des crimes, non ?
    Dominique

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