L’aberration de la transition énergétique

par Jean-Pierre Bardinet.

Lors de son évolution, l’humanité a utilisé des énergies primaires avec des densités énergétiques de plus en plus forte : bois, charbon, gaz, pétrole, uranium. La densité énergétique des énergies renouvelables (EnR), éolien et solaire, est très faible, ce qui est une régression sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Voici les chiffres de production RTE 2018.

Production totale : 548,6 TWh, dont nucléaire 71,7%, thermique à combustible fossile 7,2%, hydraulique 12,5%, éolien 5,1%, solaire 1,9% et agroénergies 1,8%. Le facteur de charge de l’éolien est de 21% et celui du solaire de 13,6%. Ces EnR intermittentes ont de faibles facteurs de charge, donc ce sont des moyens de production peu efficaces, mais particulièrement onéreux (l’Espagne et l’Allemagne en ont fait la douloureuse expérience).

Avant le développement des EnR intermittentes, nous exportions environ 10% de notre production d’électricité, donc on se demande pourquoi nos gouvernants (suite aux Directives de la Commission Européenne) ont imposé manu militari ces EnR intermittentes, alors qu’une politique de prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires, un programme de construction de plusieurs EPR, et un financement approprié de la R&D sur la surgénération à uranium appauvri auraient été les meilleures options. La filière des SMR (small size reactors) qui utilise la technologie des sous-marins nucléaires, serait également une piste à développer, car elle permettrait de produire de l’électricité à proximité des centres de consommation, ce qui rendrait les pertes lors du transport quasiment nulles.

Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont basées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale (TMAG) et sur le climat de notre planète. Donc le CO2 est lourdement taxé, sur les carburants et sur l’électricité. Selon une étude de l’IFRAP (Institut français de recherche sur les administrations publiques), tous les surcoûts de la loi de transition énergétique se montaient à 23 Md€ en 2016, et, si la loi de transition énergétique perdure en l’état, ils se monteront à 70 Md€/an en 2030. De quoi faire imploser le pouvoir d’achat des ménages, la compétitivité de nos entreprises… et exploser notre dette souveraine.

Voilà ce que dit la Cour des Comptes dans son rapport « le soutien aux énergies renouvelables », mars 2018 : « La stratégie énergétique française formulée dans la LTECV repose sur un double objectif, climatique et énergétique. Le développement des énergies renouvelables doit ainsi permettre de limiter les émissions de gaz à effet de serre en se substituant aux énergies fossiles et de réduire la part de l’énergie nucléaire à 50 % du mix électrique d’ici 2025 ». C’est là que réside l’erreur fondamentale de la Commission européenne et des gouvernements : il y a confusion entre les objectifs (réduire les émissions de CO2) et les moyens (développement prioritaire des EnR intermittentes et réduction du nucléaire) car la gestion temps réel de l’intermittence des EnR nécessite des centrales thermiques à flamme pour équilibrer le réseau électrique, et l’on supprime le nucléaire dont le bilan carbone est particulièrement vertueux. Il est incompréhensible que l’UE et nos gouvernants ne l’aient pas compris, ce qui pose question sur leurs compétences et/ou leur objectivité. 

Les politiques énergétiques privilégient donc en principe, même s’il n’y en a aucune justification rationnelle, les émissions à bas carbone et elles sont censées, en outre, de fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir : 

  1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC). 
  2. Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus.
  3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
  4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires
  5. Le prix du kWh doit être compétitif
  6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie
  7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux

Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2 et met en péril leur équilibre financier. De plus éolien et solaire bénéficient d’avantages exorbitants (tarifs conventionnés au-dessus du prix marché, obligation d’achat par EDF), ce qui crée une distorsion de concurrence. Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !…  Le solaire ne produit que la journée, quand le soleil brille, donc davantage en été, alors que la demande est minimale, et très peu en hiver, alors que la demande est maximale. Et aucune production en HP du soir ! Si de plus, un vaste anticyclone hivernal couvre l’Europe de l’Ouest, il n’y a quasiment pas de vent, donc éolien et solaire ne produisent rien. Ce sont des énergies fatales, qui risquent, par leur absence, de créer un black-out généralisé en Europe, avec des conséquences dramatiques, comme cela s’est produit en Australie du Sud, ce dont aucun média ne parle, omerta climat-énergie oblige.

Il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, fatales (absentes quand on en a besoin), à faible densité énergétique (ce qui est un recul), soumises aux caprices des vents, faible facteur de charge (21% en 2018), massacreuses de biodiversité ailée, oiseaux, rapaces et chauves-souris (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de graves nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variations brutales du réseau de transport, surcoûts annexes (réseaux électriques, transformateurs, smart grids, …), prix du kWh élevé, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et … racket institutionnalisé des ménages (taxes), en augmentation rapide, ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré. Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ? Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays (Chine, Inde, Russie, USA), sont bien plus intéressantes, et elles permettront de produire de l’électricité pilotable et compétitive pendant plusieurs millénaires.

Bref, l’éolien ne sert à RIEN et la politique gouvernementale, voulue par l’UE, Emmanuel Macron et ses deux prédécesseurs, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits de recours des citoyens, sont néfastes pour notre pays. Quant au solaire, compte tenu de son faible facteur de charge (14%) et de son inadéquation par rapport à la demande, il ne peut être intéressant que pour des utilisations exclusivement domestiques.

Cela étant, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, ce qui reste une hypothèse non prouvée, vraisemblablement plus idéologique que scientifique, notre politique climat-énergie, censée agir sur 0,9% du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), qui sont le plus souvent des financiers étrangers attirés par ce marché très juteux, d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi salarié, de réduire le pouvoir d’achat des ménages et de diminuer la compétitivité de nos entreprises, avec une noria de taxes, de normes souvent néfastes et de règlements contraignants. Faire plus absurde, est-ce possible ? 

Après la génération III (EPR), dont la première centrale fonctionne en Chine, et une plus récente vient de démarrer à Taishan, dans le sud de la Chine, l’avenir, c’est la génération IV des centrales à surgénération, à uranium appauvri (nous en avons un stock de 300 000 tonnes) et/ou à thorium, capables de fournir une électricité pilotable, compétitive, pendant plusieurs millénaires, avec peu de déchets, tous de faible durée de vie (au plus 300 ans). Nous avons perdu 20 ans d’avantage concurrentiel et de compétences à cause de la décision de Jospin de fermer Phénix et Superphénix, pour des raisons de basse politique électorale. De nombreux projets de surgénération avancent à grands pas en Chine, en Inde, aux USA, en Russie, et nous sommes à la traîne avec un petit projet Astrid, mal financé, d’autant que les Verts font tout pour le saborder.

Je recommande donc de supprimer tous les avantages dont bénéficient les promoteurs de l’éolien et du solaire, car ils ne sont pas conformes aux règles d’une concurrence équilibrée et perturbent gravement l’équilibre financier d’EDF : suppression de l’obligation d’achat par EDF, suppression du tarif réglementé et des compensations financières, révision à la baisse, ou annulation, des engagements de l’Etat (l’Espagne les a supprimés purement et simplement) qui ont été chiffrés à 122 Md€ par la Cour des Comptes (engagements avant 2011 et engagements 2012-2017), montant qui ne peut qu’augmenter avec les nouvelles installations.

Je préconise que nos gouvernants soient positifs, fassent preuve de clairvoyance et de bon sens (ce qui n’a pas été le cas depuis 40 ans), qu’ils engagent le grand carénage du nucléaire actuel, laissent la centrale de Fessenheim opérationnelle, développent la surgénération en y mettant les moyens humains, techniques et financiers (hélas, Emmanuel Macron, totalement incompétent sur la production d’électricité et conditionné par les sirènes vertes a déjà bloqué le projet Astrid), alors qu’il était prévu de construire un démonstrateur 300 MW) et qu’ils arrêtent de suite toute aide, directe ou indirecte aux EnR intermittentes, à la technologie du passé, destructrices d’emplois et source de réduction du pouvoir d’achat des ménages et de la compétitivité de nos entreprises. S’ils persistent dans leur rêve de développement inconsidéré des EnR intermittentes, alors ils seront tenus pour responsables (et donc coupables) de choix néfastes pour la France uniquement pour des raisons idéologiques et de capitalisme de connivence avec les promoteurs de l’éolien et du solaire.

31 réflexions au sujet de « L’aberration de la transition énergétique »

  1. Quand 2+2=5 « Je préconise que nos gouvernants soient positifs, fassent preuve de clairvoyance et de bon sens », ben voyons, ce n’est pas sérieux, on croit rêver !

    Je crois que vous n’avez pas vraiment compris la situation ou on ne vit pas tout à fait dans le même monde, vous vous bercez d’illusions. Pourquoi ? J’ai ma petite idée, mais je vous laisse répondre à cette question qui concerne la plupart des gens, et qui somme toute et de ce fait est déterminante.

    Vraie ou fausse info ?

    – Entre 2000 et 2018, il a été installé 35 GW de nucléaire et 497 GW d’éoliennes. En 1996, le nucléaire représentait 17.6% de l’électricité mondiale, en 2017 ce n’est plus que 10.39%. worldnuclearreport.org

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    • @JCT à propos de la capacité installée. Ce qui compte vraiment c’est l’énergie produite. Une éolienne typique c’est un 1 MW de capacité installée, mais elle produit selon les régions entre 20% et 50% du temps (en France plutôt 20 à 25%).

      Pour les chiffres de production (et de consommation), je recommande l’Agence internationale de l’énergie:
      https://www.iea.org/data-and-statistics

      Les données de production montrent que pétrole + gaz + charbon dominent très largement et ce n’est pas près de changer. Le nucléaire représente une faible fraction du total et ce n’est pas près de changer. Solaire + éolien sont à peine visibles et ce n’est pas près de changer. Les changements sont lents car les investissements sont gigantesques aussi bien côté production que côté consommation.

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  2. Coucou,

    Un article digne de paraitre dans  » le petit réactionnaire » !
    Une suite d’affirmations péremptoires.

    C’etait ben mieux avant, moi je vous le dis, Mère denis !

    Bonne soirée

    Stéphane

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  3. Coucou,

    Comme c’est un peu long, juste lire « Évolution de la production brute d’électricité de l’Allemagne » tableau récapitulatif de 1990 à 2019; C’est assez parlant pour un truc qui ne fonctionne pas !

    Le coup du sous-marin dans les égouts m’a bien fait rire, je reconnais, c’est la première fois que je lis çà. !

    Quant à comprendre la stratégie energétique de la France depuis 30 ans … Bel exploit !

    A part prolonger la durée de vie des centrales nucléaires, jouer la montre en attendant de construire les nouveaux EPR, ben, y en a pas !

    Bonne journée

    Stéphane

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  4. Bref , si on ne trouve pas rapidement une source d’énergie révolutionnaire qui permette à la fois de décarboner l’économie et de préserver un niveau de vie acceptable pour la population on est foutu. Je ne vois rien qui se profile à l’horizon. On parle de la fusion mais il faudrait plus de 30 ans dans le meilleur des cas pour que ca fonctionne.

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    • C’est vrai que la fusion patine mais on ne peut pas vraiment dire que l’on y met les moyens. Quand on voit la durée du seul chantier de génie civil d’un projet comme iter (le béton et la ferraille ce qui n’est en rien de la haute physique) on se rend bien compte que l’on n’agit pas comme si notre vie en dépendait (type projet Manhattan pendant la dernière guerre qui a été bouclé en un temps record, y compris les réacteurs plutonigènes de Hanford qui se construisaient en un peu plus d’un an ! Il n’y a d’ailleurs pas que la seule piste du confinement magnétique, le confinement inertiel (des microcibles exposées à des impulsion laser très puissante) en est une autre et il n’est pas non plus impossible que des faisceaux de particules en soit une autre. Bref si on croyait vraiment la fin du monde proche comme certains, on ne mégoterait pas sur de tels projets et je suis persuadé que l’on réussirait (avec bien sur les meilleurs scientifiques dégagés de toute corvée administrative et une gouvernance musclée -toujours Manhattan comme référence !- sans aucune ressemblance avec le CNRS). J’ajoute aussi que même si le nucléaire actuel était vraiment si dangereux que certains le croient, ne vaut il pas mieux un Fukushima dans le monde tous les 10 ans que l’apocalypse climatique à laquelle ils croient (ou font semblant de croire ?)

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      • L’avenir de la fusion est peut-être de remplacer les e par des muons dans certaines molécules (rapport de masse de 1 à 200, ce qui rapproche suffisamment les noyaux) . Les soviets y ont travaillé dès la fin de la guerre et on redécouvre ça aujourd’hui.

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      • C’est aussi une piste mais je serais étonné qu’il n’y en ait pas d’autres. Et il est aussi possible que la solution ne soit même pas encore à l’état de piste ! Cela fait maintenant des siècles que le progrès scientifique et technique est incessant. Pourquoi cela ne continuerait il pas ?

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      • A part la fusion je ne vois pas quoi d’autre; la physique aux énergies envisagées est quand même assez bien connue et contraignante …
        * Les tokamaks ça marche pas
        * La fusion par confinement inertiel (laser megajoule) est un échec, car les simulations ne fonctionnent pas à cause d’instabilités hydrodynamiques aux grands « k ». Donc on ne peut rien faire (essayer au hasard a peu de chances de marcher !!!). Impasse …
        * reste la piste des muons! et c’est la seule mais il y a des difficultés considérables.

        Contrairement à ce que vous dites, « on y met les moyens! » , des tas de gens travaillent, mais dame nature n’est pas tjrs une bonne fille.

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      • Vous n’êtes pas très optimiste. Il y aurait il des blocages tels que les recherches sur le confinement magnétique et le confinement inertiel par laser soient sans issues ? Pourquoi alors ces programmes ne sont ils pas arrêtés ?
        Sur les moyens je n’ai pas dit que l’on ne faisait pas d’efforts. Ce que j’ai dit c’est que ceux qui croient à la fin du monde proche par apocalypse climatique devraient être logiques avec eux mêmes et demander un véritable effort de guerre (c’est à dire y consacrer plusieurs dizaines de % du PIB, remonter la durée du travail à 50 heures…).

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  5. De toute façon, ces 580TWh de consommation électrique en France, ce n’est environ que le quart des 2500 TWh d’énergie que notre pays dévore chaque année. Les 75% principaux sont des énergies fossiles, pétrole principalement et gaz naturel. Si on produisait la TOTALITÉ de notre électricité avec des ENR, on ne diminuerait les émissions de CO2 que des mêmes proportions, bref tout a fait insuffisant. Le grand défi sera d’abord celui de l’électrification de l’industrie, du transport, du chauffage, pour supprimer pétrole et gaz. Defi colossal !!… Pour certaines activités comme le transport aérien, ce n’est même pas envisageable, il faudrait probablement utiliser des bio-carburant liquides de 3ème génération. Et il faudra développer le stockage par exemple par la conversion en hydrogène, mais aussi par des batteries de futures générations, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais tout ça nécessite une volonté politique et industrielle réelle autrement plus volontariste que le green washing de salon qui prévaut actuellement. Parler n’est pas agir, l’or noir a encore un poids et un pouvoir écrasant face à tout le reste. Total a investi quelques dizaines de millions dans une usine photovoltaïque , et en parallèle des milliards dans la prospection de nouveaux champs pétroliers et gaziers.

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    • Stockage par H2, oui sans doute, malgré des rendements de conversion pas terribles, mais cela veut alors dire qu’on ne produirait pas (ou insuffisamment) de H2 pour d’autres usages comme par exemple les PAC pour les véhicules.

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  6. Le tout électrique : C’est l’avenir ! Pour qui au fait ?

    Borne Ionity : le tarif change, jusqu’à 70 euros le « plein » d’une électrique ! – caradisiac.com 16 Janvier

    Gros chamboulement chez les électriques : le réseau Ionity change sa politique de facturation, passant du forfait de 8 euros à la facturation au kWh, qui coûtera… 79 centimes d’euros ! Faites le calcul, pour une voiture de 100 kWh, le plein reviendra à 79 euros. Le coût kilométrique, lui, est finalement presque le double de celui d’une voiture essence classique. caradisiac.com 16 Janvier

    D’où provient la principale menace qui pèse sur l’humanité ?

    La crise climatique, plus grand risque encouru par l’humanité, prévient le Forum économique mondial – futura-sciences.com 17 janvier 2020

    Extrait. Le Global Risks Report, c’est un rapport annuel émis par le Forum économique mondial (WEC) et qui fait état des principaux risques qui pèsent sur le monde pour les dix années à venir. Sa plus récente édition, rendue publique cette semaine, place le réchauffement climatique au cœur des préoccupations.

    Chaque année, le Forum économique mondial, ou WEC pour World Economic Forum, se réunit à Davos. Objectif : débattre des problèmes les plus urgents de notre planète. Cette année, la réunion s’ouvrira ce mardi 21 janvier. Et en amont, le WEC publie un rapport sur le paysage mondial des risques qu’encourt l’humanité, le Global Risks Report. Un rapport basé sur l’avis de plus de 750 experts.

    L’édition 2020, la 15ème du nom, publiée ce mercredi note dans sa préface : « avec une profonde préoccupation, les conséquences d’une dégradation continue de l’environnement, notamment le rythme record du déclin des espèces ». Ainsi le réchauffement climatique et les problèmes environnementaux connexes trustent-ils, pour la toute première fois de l’histoire du Global Risks Report, les cinq premières places du classement des risques en fonction de leur probabilité d’occurrence.

    En cinquième position dans le classement, on trouve les catastrophes environnementales provoquées par les Hommes. Comme cette marée noire survenue au Brésil fin 2019, par exemple. En quatrième position, les pertes de biodiversité, « à un rythme cent fois supérieur à la moyenne des dix millions d’années précédentes », note le rapport. Puis les catastrophes naturelles telles que l’éruption du volcan Taal. Et en deuxième position, notre incapacité à prendre des mesures en faveur du climat.

    Mais ce qui inquiète le plus les experts, ce sont les risques de phénomènes météorologiques extrêmes. (…)

    Le rapport souligne donc la nécessité, pour les décideurs, de faire correspondre les objectifs de protection de la planète avec ceux de stimulation des économies. «Cette année, les dirigeants mondiaux devront collaborer avec toutes les strates de la société pour réparer et revigorer nos systèmes de coopération, non seulement pour en tirer des avantages à court terme, mais aussi pour s’attaquer à des risques profondément enracinés», a déclaré Børge Brende, président du Forum économique mondial. futura-sciences.com 17 janvier 2020

    World Economic Forum. Le Global Risks Report en anglais (102 pages) :
    www3.weforum.org/docs/WEF_Global_Risk_Report_2020.pdf

    JCT – « faire correspondre les objectifs de protection de la planète avec ceux de stimulation des économies ». La question qui tue : D’après vous, s’agit-il de sauver la planète ou le capitalisme en faillite ?

    Pour se détendre un peu. On est bien en présence de fous furieux.

    Futura – Le saviez-vous ? (futura-sciences.com)

    Les chercheurs estiment qu’avec moins de 300 milliards d’euros, on pourrait stopper les émissions de CO2 et maîtriser ainsi la crise climatique.

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    • Ils sont malins à Davos, ils se gardent bien de dénoncer l’eco-anxiete de Greta et d’évoquer la gélo-ingenierie, (envoyer Jean Jouzel planter ses carottes en orbite).
      Ils vont juste se consacrer à chercher des leviers innovants pour forcer la décision de toute démocratie qui leur résistera.

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  7. Futura – Le saviez-vous ? (futura-sciences.com)
    Les chercheurs estiment qu’avec moins de 300 milliards d’euros, on pourrait stopper les émissions de CO2 et maîtriser ainsi la crise climatique.

    Magnifique.
    Pour 300 milliards d’euros je vous refais la planète façon Feng-Shui.
    Le stage syntonisation Gaïa compatible est compris dans le prix, sous la forme d’une dictature verte.
    Y pas à dire. Ca fait rêver.

    Non mais sans rire : « stopper les émissions de CO2 et maîtriser la crise climatique » !
    Les « chercheurs » en question ne sont que des escrocs.

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    • Pour une fois Murps, je suis 100% d’accord avec vous. Des doux rêveurs ou des escrocs. Pour stopper les émissions de CO2 à l’heure actuelle, il faudrait tout arrêter…y compris de vivre. Ce défi colossal va coûter beaucoup beaucoup plus, et durer des décennies probablement. On n’a donc pas fini d’en parler. Il est même possible que diminuer très nettement les GES ne soit pas possible et que les scientifiques commencent à envisager un jour des moyens à la fois désespérés et dangereux type émissions négatives (éléments chimiques à effet inverse, sulfites, aérosols,…), ou captages multiples de ces GES.
      Comme disait le général : vaste programme !!!

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    • Très fort. A lui seul dans sa cuisine, il reduit à néant toutes les études des milliers de physiciens et climatologues du monde entier…avec 2 éprouvettes, trois casseroles et une cloche (tiens on dirait le titre d’un film) 😉

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      • par contre, la climastrologie elle se base toujours sur …Arrhenius,le génie… car il n’y a aucune expérience qui valide cette théorie

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  8. Jean-Baptiste Fressoz est un climato-conformiste de la plus belle eau… Néanmoins sa conférence est passionnante. Une plongée dans l’histoire des énergies qui montre a quel point la fameuse « Transition énergétique » est une vaste fumisterie.

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  9. Dans une de ses vidéos (mille excuses pour l’absence de lien, je n’ai pas noté laquelle, elles sont nombreuses et certaines très longues), Jean-Marc Jancovici présente un tableau montrant la production éolienne totale instantanée de plusieurs pays européens sur plusieurs mois.
    Quelques pics de production atteignent la moitié de la puissance nominale totale. La production sur laquelle il est possible de compter est de l’ordre de 10% de cette puissance nominale totale. Entre ces deux limites, c’est aléatoire.
    Autrement dit, quand il n’y a pas de vent dans un pays, il ne peut pas compter sur la production éolienne de ses voisins pour compenser.

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