L’absence d’urgence climatique dans les faits

par Cédric Moro (qui vient de relancer son blog i-résilience, bon vent à lui !)

Plus de 700 scientifiques et professionnels déclarent l’absence d’urgence climatique

Dernièrement, j’ai signé une déclaration relative au climat avec 700 autres scientifiques et professionnels climato-réalistes à travers le monde autour de la thématique « climat, énergie et environnement » (à ma connaissance nous étions plus de 50 pour la France au dernier pointage). Cette déclaration a pour but de signaler au Secrétaire général des Nations Unies qu’il n’y a pas d’urgence climatique en cours et qu’il n’y a donc aucune nécessité de faire souffrir les populations sur la planète avec des politiques climatiques coercitives et onéreuses visant à leur faire émettre moins de gaz à effet de serre. (Contenu en Français de la déclaration sur l’absence d’urgence climatique ; Liste des premiers signataires pour la France).

Définition d’une urgence climatique

Le fait que notre déclaration ait employé le terme d’ « urgence » évoque directement le fait que certains Etats et organisations internationales poussent à mettre en place des mesures coercitives compte tenu des périls hors normes auxquels nous serions confrontés. La notion de péril évoqué par le terme d’urgence induit qu’il est ici question de traiter des impacts dangereux de l’évolution climatique en cours ; évolution qui entraînerait des catastrophes d’origine atmosphérique bien plus sévères que celles auxquelles nous avons été jusqu’ici exposés.

Aujourd’hui, l’alarmisme climatique est partout présent dans les médias français. Si beaucoup d’événements météorologiques tels que des cyclones, des inondations ou encore des incendies de forêt sont attribués un peu rapidement au réchauffement climatique, qu’en est-il concrètement dans les faits ?

Evolutions temporelles des aléas d’origine météorologique

1/ Les tempêtes

Source : Météo France

Source : Météo France

Source : Météo France

2/ Les cyclones

Source : AON

3/ Les pluies violentes sur les régions méditerranéennes françaises

Source : Météo France
Source : Météo France
Source : Météo France

4/ Les inondations en France

Source : CCR
Source : Léo Lacroix (!)

Source : Un des PPR Inondations de la Loire

Source : CCR

5/ Les submersion marines

Source : Marégraphe de Brest – SONEL
Source : Laboratoire de Géographie physique et Environnement – Université Caen Basse Normandie
Source : Papier de conférence lors des Journées du Génie Côtier .

6/ Les avalanches

Crédit : ANENA – Fred Jary

7/ Les vagues de froid

Source : Météo-France

8/ Les vagues de chaleur

Source : Météo France

9/ Les sécheresses

Source : Météo France

10/ Incendies de forêt

Source : Commission européenne. European Forest Fire Information System (EFFIS Fire History). 2016 Traitements : SOeS 2016

Source : Département de l’Aude

11/ Sinistralité

Source : CCR

12/ Production céréalière

Source : FAO/Actalitix.com

Dans les faits, il n’y a aucune urgence climatique

Source : Cédric Moro – I-Resilience – 2019

Le climat a toujours changé et continue de changer. Néanmoins, à la vue de ce tableau synthétique des évolutions des aléas météorologiques sur des séries de données d’au moins 30 ans, on constate qu’il n’y a aucun emballement climatique actuel qui ne mette en péril les Français plus qu’ils ne l’étaient auparavant et qui justifierait un quelconque état d‘urgence dans ce domaine. Tout juste suffit il de faire porter un effort supplémentaire d’adaptation sur notre préparation à des vagues de chaleur plus nombreuses en été et à aménager le territoire pour mieux affronter des épisodes de sécheresse plus longs (mais cet effort est loin d’être insurmontable sans état d’urgence). Cette tendance d’aggravation de ces deux aléas liés au réchauffement en cours depuis la sortie du petit âge glaciaire est néanmoins nettement contrebalancée par une diminution des vagues de froid meurtrières. Mieux encore, l’aléa inondation, celui qui expose le plus grand nombre de nos concitoyens en France est en stagnation voir en diminution en ce qui concerne les crues majeures des grands fleuves où se trouvent nombre de nos grandes villes.

Cependant, comme le montre ces graphiques, les catastrophes naturelles liées aux aléas météorologiques sont récurrentes dans l’histoire de France. Il est donc toujours aussi primordial d’en tenir compte dans les politiques publiques, aussi bien pour les événements qui sont devenus plus fréquents comme les vagues de chaleur en été comme pour ceux qui le sont moins comme les crues majeures des fleuves français. Espérons simplement qu’une fois que toute cette démagogie climatique sera retombée, la prévention des risques naturels majeurs ne pâtisse pas d’un alarmisme surjoué pendant des années jusqu’à l’écoeurement.

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46 réflexions au sujet de « L’absence d’urgence climatique dans les faits »

  1. Excellent article, bravo Cédric. Belle collection de statistiques.
    Les médias font leur business avec les catastrophes et ils auraient tort de se priver puisque la peur fait vendre.
    Les activistes répètent en boucle que l’urgence est déjà là et que “des gens souffrent, des gens meurent”. C’est de la panique injustifiée et contre productive (sauf pour les médias et les autres profiteurs de cette panique). Ceux qui les endoctrinent et ceux qui les entraînent ont une lourde part de responsabilité dans cette entreprise de démoralisation.

    Certains scientifiques nous annoncent des catastrophes à venir. Ils crient au loup depuis de décennies. Selon eux il faudrait nous infliger des souffrances certaines (mesures liberticides et ruineuses) tout de suite pour éviter des souffrances probables dans le futur. Leur “business case” ne tient pas la route.

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  2. Merci beaucoup M. Moro pour cet article on ne peut mieux documenté ! il est vrai qu’après cela, on écoute les personnes et les médias parler « d’urgence climatique face au futur qui nous attend » avec une pointe de sarcasme et en disant que cela est beaucoup plus compliqué qu’il en a l’air.

    Au plaisir de vous lire sur votre blog !

    Franck
    Paris XI

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  3. Excellent ! Le bon sens est de privilégier la protection contre les catastrophes courantes. Il est bien sur légitime d’envisager aussi de se protéger encore mieux contre des catastrophes exceptionnelles voire dont on n’est même pas sur qu’elles puissent avoir une probabilité significative. Mais alors il faut se poser la question de la meilleure façon d’y parvenir. Ce n’est surement pas en appauvrissant la société que l’on y arrivera mais bien plutôt en investissant dans l’innovation. Et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire sans doute sous une autre forme, quand on n’est pas dans l’urgence absolue (un danger présent et pas seulement une prévision douteuse), il est bien plus profitable de travailler sur la recherche de vraies innovations plutôt que d’installer massivement des outils du passé. Quand on passe du laboratoire au prototype et enfin à la série industrielle, les couts augmentent de façon considérable. Mieux vaut donc privilégier la phase laboratoire jusqu’à ce qu’elle donne des pistes vraiment sérieuses. Mais bien entendu il faut alors une recherche « fondamentale » ambitieuse plutôt qu’une recherche fonctionnarisée où les chercheurs jouent la sécurité de leur carrière (les sujets à la mode et générateurs de subventions) plutôt que la prise de risque dans des domaines où les chances de succès sont très minces.

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  4. Excellent article. Dommage, toutefois, que M.MORO utilise, lui aussi, comme tous ces journalistes incultes, cette expression sémantiquement incorrecte : en bon français il ne faut surtout pas dire « réchauffement climatique » mais « réchauffement du climat ».

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    • Il faudrait parler d’un réchauffement DES CLIMATS ou de certains d’entre eux. Parler d’un climat unique de la planète est une absurdité géographique. Réduire les climats de la planète à un supposé « climat moyen » n’a aucun sens, mais à notre époque de divinisation de la statistique, on n’est pas à un délire près.

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  5. Pour poursuivre sur ce thème, je vous livre une anecdote.
    Il y a 25 ans pile poil, Mathieu Vidard débutait sa carrière de journaliste et moi j’étais étudiant en maîtrise de géographie à l’université de Provence.
    Alors même que la notion de réchauffement (dérèglement, crise, urgence, guerre, catastrophe…) climatique n’existait pas ou en était à ses premiers balbutiements, nous étions alors plusieurs étudiants à travailler – dans une approche géographique – sur la question de la variabilité climatique historique en région méditerranéenne.
    Pendant un an, et avec les moyens limités de l’époque (un mac qui faisait coin coin et pas d’internet ou d’open data…), j’ai ainsi travaillé sur les variations historiques des crues de la Durance. En parallèle, d’autres étudiants travaillaient par exemple sur la morphogenèse fluviatile ou sur les épisodes de gel du Rhône. Vous trouverez un condensé sur ce lien : https://www.persee.fr/authority/60706
    Tous ces travaux confirmèrent, s’il en était besoin, que la variabilité climatique ne date pas d’hier (la crise climatique du 14ème siècle, le petit âge glaciaire, etc…), et que, n’en déplaise à Mathieu Vidard, il n’est pas forcément « abruti » d’adopter une position climato-réaliste…

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  6. Bonjour,
    Merci pour ce travail . Une question : pourquoi pour les pluies on ne trouve que des graphes pour le sud de la France ? J’en avais cherché ailleurs mais sans les trouver.
    Merci

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  7. Bonjour Cedric
    Quelques remarques. Les spécialistes du climat du Giec font de l’alarmisme surtout pour l’avenir pas pour le passé. Ils sont prudents pour ce qui concerne les catastrophes du style ouragans, tempêtes, inondations etc… en disant qu’il est probable qu’elles deviennent plus fortes (et peut-être ? Plus nombreuses à l’avenir. Ils sont plus catégoriques pour les canicules et les sécheresses. Il semble que l’on commence déjà à les ressentir. Je pense surtout qu’il est difficile de simuler des réactions à des changements de température plus élevés. L’alarmisme et le principe de précaution concernent cette vision à long terme ne l’oubliez pas.

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    • Zimba a dit :«Quelques remarques. Les spécialistes du climat du Giec font de l’alarmisme surtout pour l’avenir pas pour le passé. Ils sont prudents pour ce qui concerne les catastrophes du style ouragans, tempêtes, inondations etc… en disant qu’il est probable qu’elles deviennent plus fortes (et peut-être ? Plus nombreuses à l’avenir»
      La prudence n’est pas un argument scientifique valide.
      On observe sur ces 20-30 dernières années exactement le contraire des tendances annoncées : le nombre de cyclones atlantiques EF3+ a diminué, l’énergie cyclonique est en baisse, il n’y a pas de tendance discernable pour les tempêtes, les inondations, etc. D’ailleurs les experts du GIEC ont une confiance modérée (*) dans leurs prédictions.
      (*) : traduction, cela pourrait aussi bien ne pas se produire que le contraire, autrement dit, ils n’en savent rien. Et ils ont raison, les modèles CMIP ne permettent en aucun cas de faire ce genre de prédiction, qui n’engagent donc que ceux qui y croient.

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    • Bonjour,
      On invoque le principe de précaution quand la science dit qu’elle ne sait pas. Dans ce cas, on fait le bilan de ce qui est positif et négatif sur ce que potentiellement il conviendrait d’interdire. Or, ce bilan (avec en positif notre résilience accrue aux extrêmes grâce aux différentes protections (digues par ex), le « global greennig » reverdissement qui profite à tout les êtres vivant, les constructions d’hôpitaux, d’écoles, de maisons grâce aux énergies fossiles) n’est tout simplement pas fait. Ce qui ne va pas.
      Par ailleurs, le futur des extrêmes on pourrait en avoir une idée grâce aux modèles du GIEC, mais comme le dit par ex l’AR5, pour les extrêmes, les modèles ne sont pas bons. Et donc, le futur, on ne le connait pas. Ce qui a toujours d’ailleurs été le cas depuis le début de l’humanité. Sauf que maintenant, grâce à la science on peut prévoir à l’avance les tempêtes ou les cyclones par exemple.

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  8. Ne rien faire sous prétexte que la France est encore relativement épargnée par le réchauffement climatique , c’est se comporter comme un coureur cycliste qui a le nez dans le guidon et qui continue à pédaler comme un bourrin alors qu’il y a un ravin à 10 mètres de lui.
    La stratégie attentiste consistant à prendre des mesures d’adaptation au réchauffement climatique quand les conséquences commenceront à devenir douloureuses , est à mon avis doublement stupide. Non seulement on ne traitera pas le problème à la racine (les émissions de gaz carbonique), mais en plus, les mesures qui seront prises deviendront inopérantes en raison de l’effet retard lié à l’inertie du système climatique. C’est un point fondamental car si on ne fait rien avant 1.5 on ira inévitablement vers les 2 degrés.Le dernier rapport du GIEC a bien montré que les conséquences auxquelles on aura à faire face lorsqu’on dépassera la barre des 2 degrés diffèreront radicalement de celles afférentes à une élévation de température de 1.5. Voilà pourquoi il est légitime de parler d’urgence climatique.

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    • Tolnus a dit :«Ne rien faire sous prétexte que la France est encore relativement épargnée par le réchauffement climatique , c’est se comporter comme un coureur cycliste qui a le nez dans le guidon et qui continue à pédaler comme un bourrin alors qu’il y a un ravin à 10 mètres de lui.»

      Non seulement la France est « épargnée » par le réchauffement climatique, mais elle en bénéficie. Personne ne voudrait en revenir au climat de l’époque de Louis XIV quand le vin gelait dans le verre du roi (hiver 1709 600.000 morts).
      Lisez le livre (parfaitement argumenté) de François Gervais « l’urgence climatique est une leurre », et vous comprendrez qu’il n’y a pas de ravin à 10 mètres.

      Enfin accomplir vos souhaits de diviser par 5 la consommation d’énergie primaire en 30, 10 ou 5 ans provoquerait une profonde récession et une désorganisation de la société préjudiciable aux déciles les plus pauvres de la population. C’est la politique économique que vous souhaitez qui va droit dans le mur.

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    • Cela fait plus de 20 ans que l’on nous annonce la catastrophe à venir. Et si on avait investi intelligemment dans la recherche et l’innovation au lieu de dépenser des fortunes en éoliennes, de plomber les industries utilisatrices d’énergie et de plomber les particuliers voyant leurs factures s’envoler (électricité, carburant…) ?
      Admettons un instant que la catastrophe soit inéluctable. Quelle est la meilleure trajectoire pour être bien armé quand elle arrivera : investir dans l’imagination (recherche etc…) ou s’empresser de mettre tous nos moyens sur des techniques existantes et peu efficaces ? Si l’on croit vraiment que le risque climatique est aussi grave qu’une guerre pourquoi ne fait on pas un effort de guerre ? La 2ème guerre mondiale a été l’occasion d’un progrès technico-scientifique inouï. Les belligérants ne se sont pas contentés de fabriquer plus de bombes « classiques ». Ils ont aussi lancé le projet Manhattan qui a débouché en très peu de temps.

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      • Si déjà on admet qu’il y a un problème , c’est un bon point. Après les solutions on peut discuter. Je sais très bien que l’éolien et le PV ne sont pas des alternatives crédibles mais ce n’est pas une raison pour rester passif. Faire des économies d’énergie, acrroître les puits de carbone , développer les techniques permettant de capturer le CO2 dans l’air, tout ca constituerait déjà un pas dans la bonne direction.

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      • à Tolnus
        Je n’ai admis que de façon purement rhétorique. L’éventualité d’une catastrophe n’est certainement jamais nulle mais dans ce cas précis, cela ne m’empêche pas de dormir ! Et je vous donne aussi un bon point pour reconnaitre qu’éolien et PV ne sont pas des alternatives crédibles. Il est dramatique d’avoir englouti tant de moyens dans ces impasses alors que l’on aurait pu faire un bien meilleur usage de ces fortunes.

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      • Tolnus> développer les techniques permettant de capturer le CO2 dans l’air, tout ca constituerait déjà un pas dans la bonne direction.

        En ce qui concerne la submersion de Venise par les eaux, les usines qui séquestrent le gaz CO2 seront elles suffisantes ou bien faudrait il construire une digue pour protéger la lagune ?

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    • Mais cela fait déjà 30 ans que l’on entend cela et il ne se passe vraiment pas grand chose. Or, il y a d’autres problèmes écologiques qui nécessiteraient une intervention maintenant. Et l’argent disponible n’est pas infini.

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  9. Bonjour Zimba,
    Je me permets d’apporter une nuance : les RAPPORTS du GIEC sont prudents en ce qui concerne les catastrophes. Certains membres du giec sont moins prudents : Jean Jouzel nous explique (en mettant évidemment un peu de nuance, c’est quelqu’un d’intelligent) quasiment à chaque événement météo que c’est la faute du réchauffement climatique.

    Pour les canicules, si l’on regarde le schéma des vagues de chaleur, on voit qu’effectivement, il semble y avoir une augmentation. Encore que la plus longue vague de chaleur remonte à 1983 et la plus intense à 2003.
    Quant aux sécheresses, ce n’est pas franchement marquant. Quand on regarde le site météo France, la sécheresse la plus importante en été est évidemment celle de 1976, car elle a été longue, intense et concernait la majeure partie du territoire.
    Mais la sécheresse la plus impressionnante, même si elle a été oubliée, est celle de 1978 car il s’agissait d’une sécheresse automnale.
    Et la plus longue s’étale sur les années 1989-1990.
    La sécheresse de 2019 est donc loin d’être exceptionnelle, par son intensité et par sa géographie (je vous confirme que la partie du territoire où je me trouve n’est pas frappée actuellement par la sécheresse…).

    C’est cela qu’exprime Cédric dans son article : il ne semble pas y avoir d’urgence climatique, dans le sens où on ne voit pas de conséquences catastrophiques ; alors que les médias et les politiques passent leur vie à nous expliquer que « la maison brûle ». Personnellement, pour paraphraser Chirac, je ne regarde pas ailleurs, je regarde les faits, et les faits sont têtus…

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  10. @Cedric

    Il est beaucoup question de la France dans votre article pour contrer la notion de cette urgence climatique ; la France n’est pas le nombril du monde climatique même si on a organisé de grandes cérémonies avec la COP
    Je n’ai pas lu en détail votre article, mais on s’attendait à des commentaires sur les banquises , les calottes , le reverdissement de la planète , la séquestration naturelle du CO2 par la biosphère etc ……
    Mais merci quand même pour tous ces graphiques

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    • 1/ J’ai signé cette déclaration pour la France, je m’en suis donc tenu à ce que je peux en dire sur mon pays (pays sur lequel j’ai le plus travaillé sur cette problématique) d’autant plus que la France s’est déclarée officiellement en Etat d’urgence climatique. Seul, 4 autres pays le sont à ma connaissance (Canada, Irlande, Espagne et Royaume Uni). Il était nécessaire de montrer que l’on peut être en Etat d’urgence climatique politiquement sans l’être en fait dans les faits.

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    • Cet article comporte déjà beaucoup de statistiques. Couvrir les autres pays deviendrait fastidieux. D’autres s’en chargent. Par exemple le blog de Tony Heller est blindé de graphiques et de cartes qui montrent l’absence d’urgence climatique aux U.S.A.

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  11. Merci pour cette collation de statistiques.
    Cela me confirme dans l’idée que la seule urgence est celle de l’adaptation/ préventions à tous les changements météorologiques (d’aucuns diraient climatiques) qui ne manqueront pas de survenir… comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles.
    Adaptation la plus rationnelle et la plus intelligente possible, techniquement, socialement et économiquement (sait-on jamais ?)
    Quant aux autres (vraies ou fausses) « urgences », rien que dans notre beau pays, je ne vais pas commencer une liste, car elle risque d’être : 1/ trop longue 2/ sujette à controverses (aka discussions sans fin) 🙂

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    • Bien ce rapport !!
      Dés les premières lignes :
      « Surpris des résultats historiques obtenus en matière de fréquence et de sévérité des tempêtes au cours des 500 dernières années, plusieurs élus ont manifesté leur désarroi quant à la politique environnementale la plus pertinente à conduire en ces temps de fortes contraintes budgétaires et d’exigences légitimes accrues manifestées par nos concitoyens.  »

      Tout cela est dans la droite ligne du bel article factuel de Cédric Moro : rien d’anormal dans les hoquets météorologiques sur notre territoire métropolitain.

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  12. Je ne sais pas trop ce qu’il vous faudrait comme preuve du réchauffement si ce n’est regarder un peu plus loin que la France mais a la limite cette croyance ne peut représenter que vous et ceux qui croient qu’en ne regardant que certains chiffres dans des courbes bien placées on est à l’abris. J’espère juste que vous aurez l’honnêteté de changer d’avis si d’autres preuves arrivaient un jour futur jusqu’à votre hippocampe..

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    • Mais vous êtes qui vous ? Je vis depuis plus 10 ans à l’étranger, aussi bien sur une petite île perdue en méditerranée (et qui va très bien) que dans des pays du Sahel qui reverdissent naturellement et qui voient d’années en années leurs précipitations augmentées contrairement aux mensonges de Jouzel et du GIEC.
      Et ne me remerciez pas de défendre la France.

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    • Les preuves qui manquent ne sont pas relatives à l’existence d’un réchauffement. Les historiens ont mis en évidence l’existence d’un réchauffement qui a commencé sans doute vers 1950. Ce qui manque, ce sont les preuves que l’homme a causé l’essentiel de ce réchauffement. Les preuves présentées par le GIEC reposent sur des simulations informatiques uniquement. On a la certitude que ces simulations ne prédisent pas correctement l’avenir (voyez par exemple la publication DOI:10.1029/2018EA000401). Le reste ne « prouve » rien, ce sont des « avis d’experts » fondés sur les simulations précédentes.
      On a même des indices sérieux que les « preuves » ne tiennent pas : on sait, par exemple, que le réchauffement de la fin du 20ème siècle, que le GIEC attribue à 100% à l’homme (simulations), est de même ampleur que celui de la première moitié du 20ème siècle (qui était 100% « naturel »).

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    • C’est de la politique cette approche; Et de la plus vicieuse. Un peu à la manière du propagandiste Vidard, qui nous enfume sur la radio nationale d’Etat.
      Merci à Cédric Moro pour cette intéressante contribution, et pour son courage devant les tenants de la « science officielle » qui serait « établie » !

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  13. Comment avec 700 copains et des courbes d’un tout petit endroit du monde sur une rivière bien spécifique on peut arriver a prouver a peu près n’importe quoi. Bravo ou pas.

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    • Je ne fais pas un biais d’extrapolation puisque la Garonne, le Rhône et bien d’autres rivières en France comme la Dordogne ou l’Allier n’ont pas connu de crues majeures depuis bien longtemps. Le graphique sur la sinistralité des communes vis à vis de l’inondation en montre la synthèse.
      Je ferai probablement bien plus de biais d’extrapolation spatiale si je traitais d’un coup les 196 autres pays dans le monde ou toutes les zones climatiques mondiales.
      Vous auriez-pu admettre, avec un peu de bonne foi, qu’il n’y a pas d’urgence climatique pour la France dans ses stats car tel était l’objet de cet article.

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    • On ne cherche rien à prouver. On donne des contre-exemples. Si on a prédit une tendance globale, elle doit se retrouver globalement n’est-ce pas ? Par exemple, on a beaucoup de mal a prouver que le réchauffement médiéval n’était pas global puisqu’il n’y a pas d’indicateur global pour le moyen-âge. Mais comme on a plus de 1340 lieux dispersés sur toute la planète où ce réchauffement s’est manifesté d’une façon ou d’une autre, on a une sérieuse indication qu’il était global.

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  14. Merci Cédric. 🙂

    Pour ma part, je requalifierai à la hausse les submersions marines car il me semble que tous les marégraphes sont clairs : ca monte régulièrement depuis 1850. On va pas pouvoir arrêter l’océan en devenant végan, en plantant des palétuviers et en achetant des panneaux voltaiques. Faudra au minimum apprendre à nager.

    Sur les sécheresses, je doute : les modèles du GIEC ne savent tout simplement pas prévoir les précipitations, un comble!

    Sur les canicules, YAKA brancher des pompes à chaleur tout partout.

    Et les incendies dans les villes : Notre Dame + Rouen + Achères ?
    Et les épidémies et les épizooties ? Le graphe des céréales pourrait s’effondrer en quelques semaines avec un solide ravageur.
    C’est pas climatique ? Peut être : on ne connait pas les causes, mais on peut jauger les conséquences, disons.

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    • Ce que je voulais montrer, c’est que la faible élévation du niveau de la mer mesurée par le marégraphe de Brest ne se traduit pas par plus de submersions marines, donc pas de manière dangereuse. Car c’est bien le danger qui créé l’urgence.

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  15. Pour abonder dans votre sens :

    1- la production mondiale de céréales (blé, riz, maïs sont les principales) a continué d’augmenter ces 10 dernières années, selon la FAO, cf l’article suivant : http://pagesafrik.info/la-production-mondiale-de-cereales-devrait-atteindre-un-niveau-record/

    2- cela peut sembler anecdotique, mais ne l’est sans doute pas tant que ça : en 2019 et malgré la canicule, la récolte française de pommes et de poires s’annonce excellente : « en hausse de 12 % sur un an et de 6 % par rapport à la moyenne des récoltes 2015, 2016, 2017 et 2018 », cf https://www.lefigaro.fr/jardin/2017/09/08/30008-20170908ARTFIG00041-jardin-c-est-le-moment-de-croquer-la-pomme.php

    En résumé, le CO2 atmosphérique augmente, la température globale augmente… et les rendements agricoles augmentent : quelle catastrophe !

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  16. Bonjour Stéphane
    Merci pour l’info qui est incroyable !

    Je viens de lire plusieurs articles sur la question et cela semble remettre en cause beaucoup de choses effectivement.

    Cordialement

    Nicolas.

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    • Les concentrations en dioxyde de carbone de ces glaces ne coïncident pas avec celles déduites d’autres indicateurs indirects comme les fossiles d’animaux. 2,7 millions d’années et des pressions élevées ont peut-être eu une influence sur la composition des bulles d’air sur ces glaces. De la même façon il y avait eu des difficultés pour raccorder l’atmosphère des carottes de glaces avec les séries instrumentales de Mauna Loa. Un décalage arbitraire de 70 (ou 90 ans ?) avait été adopté pour les faire coller, mais sans aucune justification théorique.

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      • Sauf erreur de ma part c’est tout de même la première fois qu’un article dans une revue de premier ordre comme Nature remet en cause de manière aussi directe le lien entre le co2 et les températures

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      • Les grandes revues ne sont pas la garantie absolue de la rigueur scientifique. N’est ce pas Nature qui a publié sur la mémoire de l’eau ? Et sur la fusion froide ?
        D’une façon générale, je reste très sceptique envers le système du « publish or perish » et du jugement par les pairs. Le seul juge de paix de la bonne science est la capacité de prédiction de faits non encore observés et, lorsque les faits deviennent disponibles, la vérification que ces prévisions sont bonnes.

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      • Bonjour Jean-Claude,
        J’ai bien compris à la lecture de vos différents commentaires que vous considériez le système de peer review comme n’étant pas une garantie de la fiabilité des articles.
        Mais si je me positionne du point de vue des « réchauffistes » (je n’aime pas trop le terme), la science officielle risque d’être remise en cause par cet article… ce qui est tout de même une première.

        Cordialement,
        Nicolas.

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