La courbe de Laffer de la dépense publique

par Rémy Prud’homme.

La dépense publique est plus importante en France qu’ailleurs, relativement au PIB. Cependant, la qualité des services publics y est plus faible qu’ailleurs. La crise du COVID19 le montre : tous les pays ont eu à faire face, au même moment, à la même maladie ; mais dans tous les pays (sauf l’Italie, l’Espagne et la Belgique), elle a tué, par rapport à la population, moins, généralement beaucoup moins, qu’en France. L’enquête PISA qui mesure avec des tests impartiaux le niveau des collégiens en mathématiques, en sciences, et en compréhension de texte, place nos écoles au 20ième ou 30ième rang des pays testés, quelque part entre la Slovénie et le Portugal. Ce qui est vrai de la santé et de l’éducation l’est également de la justice, de la sécurité, ou de l’emploi. Au moment où la crise économique générée par un confinement plus long qu’ailleurs va porter cette dépense publique de 57% du PIB bien au delà de 65%, il faut essayer de comprendre ce paradoxe de la dépense publique française.

Ube analogie avec la courbe de Laffer peut nous aider à représenter le phénomène. Laffer, s’intéressant à aux recettes publiques, représente les recettes fiscales en fonction des taux d’imposition. Avec un taux zéro, les recettes sont égales à zéro. Avec un taux de 100% elles sont également égales à zéro. Entre les deux, une courbe plus ou moins parabolique atteint un maximum pour un certain taux présenté comme optimal. C’est la représentation graphique d’un vieux principe fiscal : « les hauts taux tuent les totaux ».

Cette courbe, conçue pour les recettes budgétaires, peut être utilisée pour les dépenses budgétaires. Remplacez sur l’axe des x, «taux d’imposition» par «taux de dépense» (en % du PIB), et sur l’axe des y, «recettes publiques» par «services publics», et vous avez une description du lien entre montant de la dépense publique et quantité/qualité des services publics. La question n’est pas de savoir si on est « pour » ou « contre » les services publics (comme la santé ou l’éducation), mais de déterminer le montant de dépenses qui va nous donner le plus de ces services publics. La courbe montre que peut venir un moment où davantage de dépenses publiques produit moins, pas plus, de services publics.

Comment est-ce possible ? On peut évoquer trois pistes, trois virus, trois maladies. La première est la précautionite. De plus en plus, l’action publique ne consiste pas à bien faire, mais à empêcher (le reste de la société) de mal faire. Elle prend la forme de règles, de normes, de contraintes, d’autorisations, de prescriptions, de préalables, d’interdictions. L’image des avions pleins de masques bloqués par les douanes est un symbole de cette maladie. La délocalisation de l’industrie pharmaceutique a semble-t-il été motivée autant ou davantage par des différences de contraintes que par des différences de salaires, par Hulot plus que par Martinez.  

L’administrativite est une autre maladie qui affecte la production des services publics. Parkinson avait montré que l’administration fonctionne et grossit indépendamment de ses finalités (le nombre de fonctionnaires du ministère anglais de la Marine est au cours des années inversement corrélé au nombre des vaisseaux de Sa Majesté). Buchanan a expliqué que les bureaucrates, comme tous les agents économiques, sont motivés par leur intérêt propre, qui implique l’augmentation de leurs budgets (cette observation, qui fait depuis toujours le fond de la conversation des cafés du Commerce, lui a valu un prix Nobel d’économie). L’actualité nous a appris que plus du tiers des agents des hôpitaux français ne voient jamais un malade. S’ils faisaient des cocottes en papier, il n’y aurait que demi-mal ; mais ils travaillent dur, à organiser, orienter, contrôler, surveiller, etc. et finalement empêcher médecins et infirmières de faire leur métier. Un autre symbole : l’Hôtel-Dieu à Paris; cet hôpital était depuis Saint-Louis consacré à soigner des malades; il a été en partie vidé de ses praticiens pour faire place à l’administration des hôpitaux et à un projet immobilier.

Un troisième virus, pas le moins paralysant, est la politisationite. Les politiciens veulent s’occuper de tout : de la recherche, de la solitude, de la culture, de l’alimentation, du sport, des entreprises, de la reconstruction de Notre-Dame de Paris comme de Boko Haram, et des masques. Dans un monde de plus en plus complexe et incertain. Leur temps et leurs connaissances sont limités ; plus ils les étalent sur un champ d’intervention large, et plus la couche est mince – et insuffisante. Le tout-politique est alors le tout-superficiel. Les politiques ont, comme disait ma grand’mère, « les yeux p’us gros que l’ventre ». Ils le savent parfois, et mettent leur talent à le cacher, derrière de belles phrases ou de vilains mensonges. Ce déficit de gestion est en France encore aggravé par le jacobinisme. La crise du covid19 l’a bien montré, puisque les régions et les départements, qui ne sont pourtant pas des parangons d’efficacité, ont fait mieux que l’Etat.

Notre Etat, qui est obèse parce que malade, et inefficace parce que obèse, s’apprête à prendre une dizaine de kilos : cela n’est pas très rassurant. 

34 réflexions au sujet de « La courbe de Laffer de la dépense publique »

  1. Plus l’État grossit plus il est incompétent. Ce qui ne m’empêche pas de se prétendre indispensable et infaillible, car il ne reconnaît jamais des fautes. Au contraire il accuse et punit , dicte son catéchisme moralisateur sur tous les sujets, accumulant encore et encore décrets , lois, directives, circulaires, se contredisant sans cesse, gouverné à vu par une armée de sous-chefs, dont le plus nul est naturellement au sommet.

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  2. COucou,

    Vous auriez ecrit le même texte au mois de décembre ! C’est d’un triste.

    Je revenais lire ce blog car je chechais des opinions concernant l’huluberlu Raoult.

    On verra dans un an, comment tout cela va se décanter; peut-être,si ce P de virus me lache la grappe.

    bonne continuation.

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  3. Mon cher Baloo, ce texte me paraît assez intemporel dans notre beau pays Cartésien et Jacobin et depuis que le principe de précaution est constitutif de notre société. Même en décembre il était valable. Précaution, administation, politisation à tous les étages, c’est le mal français et Raoult a l’air d’y être allergique vous ne trouvez pas ?
    Bonne santé

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  4. J’ai fait rigoler mes collègues hongrois et polonais quand je leur ai expliqué que l’administration française ressemblait de plus en plus à celle de Giereck , dans un pays communiste que j’ai fréquenté pour raisons professionnelles dans les années 1970-80!! Cette maladie réglementariste atteint ici toutes les institutions. Son vecteur , c’est la peur et le manque de courage. Je le dis franchement: je suis étranger et vis en France depuis 1977.

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  5. Monsieur Rittaud, avez-vous l’intention de vous exprimer au sujet du nouveau documentaire produit par Michael Moore ? La confusion du message porté par ce film me laisse perplexe. On y trouve une critique spectaculaire du greenwashing et de l’inefficacité des énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires, batteries) assez inaudible à gauche. Même si la solution prônée est plus d’écologie (radicale et décroissante) pour sauver la planète du capitalisme prédateur, j’imagine mal la réception de ce discours par les représentants de l’écologie politique très attachée au totems de la transition énergétique. Je pense même qu’il pourrait se faire dézinguer, à moins d’être annonciateur d’une purge extrémiste dans les milieux écologiques.

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    • La « gauche » ne pourrait elle pas être considérée comme réaliste ou ne recueille t elle que des purs produits de l’idéalisme et de l’utopie ? Le fait d’être « attachée » à la transition énergétique serait donc un obstacle insurmontable à l’intelligence. J’en avais bien l’intuition.

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    • C’est en effet un événement qui a l’air significatif. Je n’ai pas encore eu le temps de regarder ce docu, j’essaierai de trouver un moment la semaine qui vient. Si d’autres veulent prendre la plume, je publierai volontiers leurs analyses.

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    • Si cela pouvait provoquer un schisme définitif dans le magma de l’écologisme, nous gagnerions du temps. Le réveil des partis dits « de gouvernement » est souhaitable. Nombre d’entre eux s’égarent sur les questions énergétiques et environnementales en général soit par ure ignorance (le plus souvent, et par angélisme) soit par calcul politicien (du genre, « l’environnement est un sujet consensuel, allons-y donc sans discernement ») pour récupérer une partie de l’opinion qui, de toutes façons, à l’instar de ce qui se passe entre la droite et le FN devenu RN préfèreront toujours « l’original à la copie ».

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  6. De l’utilité du confinement…
    En date du 25 avril 2020 , en se basant sur
    https://www.worldometers.info/coronavirus/?base=647&campaignId=1157584&segmentId=1173842&shootId=1210742
    et https://www.mediterranee-infection.com/covid-19/

    On trouve (MOYENNE des 2 sources) un nombre de décès par millions d’habitants de
    – Belgique 580, Espagne 480, Italie 435, France 343 (4 pays super-confineurs)
    Par ailleurs dans des pays au confinement moindre ,on trouve
    Suéde 215, USA 160, Allemagne 70, Brésil 18, Corée du Sud 5, Russie 5

    Sur le sujet, on lira avec intérêt l’opinion d’Antoine Flahault, Médecin de santé publique Co-Directeur de l’école Suisse de santé publique:
    https://www.sfsp.fr/suivre-l-actualite/les-actualites-generales-de-la-sante-publique/le-dossier-du-mois/item/16707-la-part-attribuable-au-confinement-dans-la-decrue-epidemique-est-peut-etre-plus-faible-que-ce-que-disent-les-modelisateurs

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    • Bonjour
      Vous parlez ici du taux de mortalité mais pour le taux de létalité on est quand même champion du monde je crois bien…On est les champions, on est les….

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  7. Attention, la dépense publique n’est pas que le fonctionnement des services publics. Le plus gros des dépenses est en assistanat et clientélisme et l’inefficacité des services publics (nationaux ou locaux) est aussi largement due à des emplois superflus de complaisance qui chargent la barque !

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    • Vous avez raison. D’après les statistiques du Ministère du budget pour 2017, les prestations et autres transferts (comprendre l’assurance-maladie, les retraites, les allocations familiales ou chômage, etc.) représentent à elles seules 58% de la dépense publique ! La rémunération des agents du public et leurs frais de fonctionnement ne représente « que » 33%.

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  8. Bonjour,

    Comment lier virus et écologie. Qui a dit : « La plupart des causes du Covid-19, comme la déforestation ou les énergies fossiles, sont aussi à l’origine du changement climatique. Il faut donc s’attaquer à ces causes profondes, et la transition bas carbone est une réponse. »

    C’est la climatologue (la climatologie est-elle une science ?) Corinne Le Quéré présidente du Haut Conseil pour le climat.

    Et qui a dit : « Nous devons investir massivement dans nos services publics » ». Un député LREM…

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  9. Commode de gloser à l’envi sur des chiffres faux, genre nombres de morts par pays, données bidonnées par tous les états, tout ça pour pousser sa petite chansonnette étatophobe mise en musique sur les partitions convenues d’un fausse science, l’économie, où l’on compare, avec le petit doigt en l’air, les carottes et des navets, la Suède avec la France, la Patagonie avec New York, bientôt ! Ressortir le souvenir d’un charlatan reaganien, le dinosaure Laffer, et sa courbe de farces et attrapes, dessinée sur la nappe de papier d’une table de restaurant, à destination de mal-comprenants « embobinables » ne relève pas d’un grand sérieux, c’est de l’idéologie pour les marchands de soupe et leurs bonimenteurs.

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    • Ah! vous admettez que les chiffres en France sont « bidonnés ». Heureux de vous l’entendre dire. On peut commencer par retirer tous les chiffres des EHPAD puis compter deux-tiers du restant, en étant généreux. Soit une année ordinaire d’infections respiratoires et donc un état d’urgence sanitaire illégal.

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      • J’ai une expérience personnelle de la performance administrative, en 2016, quand mon père est mort. Il décède dans une maison de retraite de Brest, à 80 km de son domicile. Il est mort après minuit, et j’en suis avisé à 6h07 au matin, en région parisienne. Je dois prendre la route (600 km) et juste avant de partir, avant 10h00, il me vient l’idée de me connecter aux « comptes » que j’avais ouvert en son nom, caisses de retraite et mutuelle. voulant voir si il avait des dispositions à prendre, pour son décès, qui aviser ? Eh ben, je m’aperçois qu’il avait déjà été « tué » administrativement ! Je m’attendais à une latence, à l’envoi de ma part d’un acte de décès, eh ben non, pas la peine pour lui bloquer son compte ! Mort à minuit, plus de sécu ni de retraite à 9h00 ! Comme quoi, ça peut aller vite.
        Ce n’est qu’à propos des évènements récents que j’ai pu interpréter la vélocité de la chose administrative quand a été fait mention par le directeur général de la santé des « Actes numérisés » qui cheminent par électronique, et non malle-poste, et qui seuls permettent de faire des consolidations nationales, mais lacunaires…

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      • J’ai rien compris à votre galimatias, sinon que vous n’aimez pas les cheveux longs, les Chinois, Trump, les Américains, et maintenant les Allemands. Ouf! On sait pourtant depuis Michèle Tribalat que tous les chiffres en France sont arrangés pour les projets politiques. Alors, vos « actes numérisés » alors qu’on ne teste personne du Covid, c’est une blague?

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      • Moui, et il en pense quoi, Raoult, des intra-veineuses d’eau de Javel, et de l’intromission anale d’une lampe UV pour soigner les corps « de l’intérieur », c’est lui qui a soufflé ça à votre pote Trump !…

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  10. Me mettez pas vos poèmes dans les commentaires, vindju, envoyez-les par mail, que je les publie en articles ! Celui-là est très bon, merci ! Même si ce n’est pas la quatorzaine règlementaire. Il sera en ligne le 6 mai (eh ouais, ça bouchonne, les sonnets ! Si vraiment on commence à en avoir beaucoup, on passera à 2 par jours, qui sait ! 😃😃😃) BR

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  11. C’est l’état qui paye le salaire de nombreux intervenants de ce blog et celui de Mr Raoux.
    L’école française de l’autodénigrement a de beaux restes …

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  12. Étonnant pour un site qui se veut rationnel de faire un article sur base de la courbe de Laffer? Ce serait en effet opportun s’il s’agissait de montré ce qu’est la courbe de Laffer: une pure supercherie intellectuelle (il y a, sur le sujet, suffisamment d’articles scientifiques sur internet. Il vrai au milieu d’une impressionnante littérature qui encense cette opportune courbe idéologique libérale),

    Tout aussi étonnant de prétendre qu’il y aurait moins de morts ddu corona virus dans certains pays que d’en d’autres. Les facteurs expliquant le nombre de mort par rapport à la population sont multiples. Prenons quelques exemples :

    – La densité de population est un facteur démultipliant le taux de propagation du virus ;
    – Le taux de pauvreté et la situation socioéconomiques des habitants est corrélé aussi au taux d’infection ;
    – Le nombre de patients zéro (qui ont introduit la maladie) dans la zone détermine aussi la rapidité de dispersion de la maladie dans la zone ;
    La façon dont sont comptabilisé les morts différente dans chaque pays ;
    -La façon dont sont détectées les personnes infectées ;
    -Plusieurs souches différentes du virus circulent et de façon différentes selon les pays. Il est probable que leurs effets soient différents sur la santé et la contagiosité n’est certainement pas la même non plus ;
    – Le patrimoine génétique des populations varient suivant les régions. Ce patrimoine semble bien déterminant dans la gravité de la maladie chez les individus ;

    On ne peut dès lors et en aucun cas tirer de conclusion générale valide d’un point de vue scientifique à ce jour. Il faut attendre encore près d’une année avant qu’on puisse évaluer la surmortalité pour nous donner des chiffres comparables mais encore une fois difficilement utilisable pour évaluer des politiques tant les facteurs sociologiques et démographiques mais aussi génétique.

    La Belgique est un bon exemple : Petit pays très dense en population avec de nombreux pays voisin mais aussi, 2 région la plus cosmopolite au monde a connu près de 130 patients zéro et ce alors que l’Allemagne n’en à connu que 1 et l’Italie 2. La France globalement peu dense en population a quant à elle eu des régions quasi pas touchées et d’autres très fortement (Alsace-Lorraine). En Belgique les villes aux conditions sociologiques moins bonnes ont été plus durement touchées. Anvers région qui par son port international (2ème d’Europe après Rotherdam) est très reliée au monde, très cosmopolite et avec un nombre d’ouvriers peu qualifier mais aussi de migrants élevé est aussi durement touchée.

    Non vraiment, cet article fait tache sur ce site par son manque de rigueur élémentaire.

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    • En plus, l’Allemagne est un pays de vieux et d’obèses ! Voire, de vieux obèses…Aussi, pareille modération « défunctante » laisse dubitatif; à l’aune du scandale des moteurs diésels de 3 litres, et 200 cv, polluant moins qu’un Solex ! Et de la nuit des viols de la Saint Sylvestre, dissimulés durant des semaines. La germanolâtrie de certains en France ignore le doute, habités qu’ils sont par un complexe d’infériorité et une soif de soumission.
      Et là-bas il faut avoir été « positif » de son vivant pour être décrété mort de ce virus. Les morts âgés meurent naturellement sans analyse et incrémentation du compteur de la mort par le virus. En France, il n’y a pas de prise en compte de tous les EHPAD, qui sont privés pour une bonne partie, et dont les exploitants n’ont pas envie de décrocher la médaille d’or de la mort qui tue ! Les chiffres anglais n’agglomèrent pas les EHPAD. Dans le monde on n’a pas la même notion de maison de retraite, plus ou moins médicalisées. Avec un référencement des morts plus ou moins sérieux, etc. Et passons sur ceux qui meurent chez eux, en silence, hors hôpital. (Sans faire chier personne !…)
      Et c’est sur cette base floue planétaire que d’aucuns reconstruisent la nième théorie générale sur l’efficience du système de santé selon le nombre de fonctionnaires et la dépense « publique ».. En Amérique, on se moque de nos énarques, à juste titre parfois, mais quel est l’apport sanitaire de tous les avocats qui là-bas vivent grassement de contentieux découlant de guéguerres entre hôpitaux et compagnies d’assurance, lesquelles sont les icebergs bureaucratiques du système américain. Quand la bureaucratie est privée, l’extase libérale est au zénith !…

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      • Celle-ci elle est vraiment très bonne! C’est plutôt en France qu’on compte les vieux quelle que soit la cause de leur mort, puisque de toutes façons, on ne teste personne. Il est évident qu’on ne s’arrête pas là et qu’on doit même compter les chats écrasés pour espérer justifier la violation des libertés fondamentales. Sans compter les malades conduits au cercueil en raison du refus de leur délivrer précocement l’efficace traitement d’hydroxychloroquine et azithromycine. Ce qu’on voit finalement, c’est que les autorités allemandes ne haïssent pas leur population et ne lui ont pas déclaré la guerre.

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      • Voilà qui est raisonnable. On comparera quand on aura des éléments comparables; pour l’instant, on a aucune idée de ce qui est compté et comment c’est compté en Allemagne, Grande Bretagne, USA ou ailleurs. Arrêtons l’auto-dénigrement national et l’indignation vertueuse.
        En outre, l’article de R. Prudhomme n’est pas au niveau du site et fait aussi dans la complaisance et l’enfoncement de portes ouvertes.

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    • La terre ne ment pas. Moi qui visite les cimetières, je connais le vaste et délaissé cimetière de Thiais comme ma poche ! 100 hectares aux trois quarts vides, à 500 mètres du frigo géant de Rungis, on stagnent 1000 à 1200 cercueils, pratique. Thiais, c’est le Hart Island parisien, le cimetière de relégation, là où finissent les obscurs et sans grade de la capitale. J’ai bien l’impression que des divisions abandonnées à la nature vont se peupler rapidement ! Et là, c’est indifféremment de l’origine, et hors comptage, EHPAD ou hôpitaux, à domicile, tout le monde s’y retrouve…

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  13. Mon point de vue est que justement on en apprend plus lorsqu’il y a un débat divergent. Les avis se construisent aussi en fonction des « coups de gueule » de certains, générés qu’ils sont par des propositions jugées parfois discutables, donc qu’on peut discuter.

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  14. Le point de vue libéral est que l’Etat peut dépenser autant qu’il veut, emprunter autant qu’il veut, tant que ses dépenses sont assorties d’un engagement de résultat mesurable avec une performance attendue supérieure à celle de toute alternative privée équivalente, et qu’il assume l’entière responsabilité de ses actes et de ses choix. Le reste n’est qu’abus de privilège, ce qui donne régulièrement lieu à des révolutions. Un example de comptabilité publique laisse pantois: si un employé municipal creuse un trou que son collègue rebouche immédiatement, la valeur ajoutée créée est la somme des deux salaires et charges y afférent, pendant la durée considérée ajustée pour absorber la sous activité de tous les autres employés de l’état (directs et indirects, par rapport à ce que l’on devrait attendre d’eux dans un marché libre du travail). Pas besoin de compétence en économie pour comprendre que l’assertion tant répétée que la France à un haut niveau de productivité n’a aucun fondement crédible.

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  15. Ping : 3 maladies bien françaises qui pèsent lourd dans le budget – Calculating Infinity

  16. Vous écrivez que : « L’actualité nous a appris que plus du tiers des agents des hôpitaux français ne voient jamais un malade ». Je serais intéressé d’avoir une source pour cette info (en toute bonne fois, rien de sarcastique dans ma question, juste le souhait de valider). J’ai en effet déjà entendu dire que l’effectif à l’hôpital avait augmenté au cours des 20 dernières années, mais l’effectif « devant malades » avait diminué pendant la même période. Et j’aimerais bien pouvoir vérifier ces infos avant d’aller plus loin dans l’analyse. Merci d’avance !

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