Déforestation au Brésil : Lula, Bolsonaro, et la presse française

par Rémy Prud’homme.

Je ne suis pas un fan de Bolsonaro, qui m’apparait grossier et stupide. Ni de Lula, qui est corrompu et poutinophile. La presse française, elle, a pris parti sans nuance contre Bolsonaro et pour Lula. L’un des principaux arguments avancés est que Bolsonaro, à la différence de Lula, a commis le crime impardonnable de déforestation de l’Amazonie. Greenpeace l’a proclamé, la presse française l’arépété. Est-ce vrai ? Il est facile de le savoir. Le Brésil, qui est sur certains points un pays très sophistiqué, dispose en effet d’un organisme (INPE) qui mesure très sérieusement la déforestation du Brésildepuis une trentaine d’années.

 

Comparons l’ampleur de la déforestation sous les présidences de Bolsonaro et de Lula. Pendant les trois premières années du mandat de Bolsonaro, la forêt humide amazoniennea perdu en moyenne 9,5 milliers de km2 par an (9,7 en 2019, 8,4 en 2020, et 10,5 en 2021). Le chiffre pour 2022 n’est évidemment pas encore connu. Durant le mandat de Lula (2003-2010), la forêt amazonienne a perdu en moyenne 15,7 milliers de km2 par an. C’est beaucoup plus (65% de plus) que sous Bolsonaro. Si Bolsonaro est un grand criminel climatique, alors Lula est un très grand criminel climatique.

 

Le mensonge caractérisé de la plupart de nos journaux en cette affaire n’a pas en soi une grande importance. On ne le relève ici que pour ce qu’il révèle ou illustre : le triomphe du militantisme journalistique.

 

Traditionnellement, la presse se situait dans le champ du vrai et du faux. Les journalistes s’efforçaient de rassembler et de vérifier des informations, des faits, des données, des points de vue, afin de permettre aux lecteurs ou aux auditeurs de se former leur propre jugement. Aujourd’hui, la presse se situe dans le champ du bien et du mal. Les journalistes identifient les causes bonnes, les acteurs méritants, les évolutions désirables, et s’efforcent d’y convertir leurs lecteurs ou auditeurs. Plus besoin de vérifier. On est passé de la science à la religion, de l’information au prosélytisme. Bolsonaro incarne le mal, Lula le bien. Ecrire sur l’élection brésilienne, comme sur toutes les élections d’ailleurs, c’est démolir le candidat du mal et soutenir le représentant du bien, en l’occurrence faire de Bolsonaro un diable et de Lula un saint. Tous les moyens sont bons à cet effet, puisque c’est pour la bonne cause.

 

La déforestation est un marqueur du mal : le bon journaliste doit donc y associer Bolsonaro, et faire de Lula un protecteur de la forêt brésilienne. Il se trouve que Lula a déforesté bien plus que Bolsonaro, mais ce détail ne gêne guère nos militants. Ou bien ils ne le savent pas et ne veulent surtout pas le savoir. Ou bien ils le savent, et choisissent de le cacher. Ignorance ou mensonge, peu importe. Ce qui compte pour eux est de lutter contre le mal et pour le bien. Tel est leur devoir, leur mission. Ils s’en acquittent de bonne foi (dans bonne foi, il y a foi). C’est ici d’autant plus ridicule que Bolsonaro prête le flanc à beaucoup de critiques très fondées, et qu’il n’y a nullement besoin d’inventer des critiques bidons pour en tracer un portait très sombre.

 

Cette attitude n’est pas nouvelle. Elle évoque celle de l’inquisiteur, qui ne torture pas le mécréant par méchanceté mais par altruisme, pour son bien, afin de le ramener dans la voie du salut. Toutes proportions gardées, elle a également quelque chose de poutinien. Poutine aussi vit dans le monde manichéen du bien et du mal. Il se veut et se croit dans le camp du bien, et c’est pour cela qu’il est prêt à tout, y compris aux plus énormes mensonges et aux pires exactions afin de faire triompher le bien. La différence avec nos journalistes zélotes est qu’il a un pouvoir de nuisance plus grand.

24 réflexions au sujet de « Déforestation au Brésil : Lula, Bolsonaro, et la presse française »

  1. Très bonne analyse, merci.

    Pour Poutine l’appréciation me paraît un peu péremptoire. Je ne le crois pas du tout dans un imaginaire religieux du bien et du mal, mais bien plutôt dans un réalisme et un pragmatisme parfaitement froids et logiques, pour ce qu’il juge être le plus grand intérêt de son pays. Selon toute vraisemblance la crise Ukrainienne finira par se dégonfler d’une manière ou d’une autre, et la Russie aura récupéré les territoires qu’elle voulait et affaibli l’Ukraine. Bien sûr le plan peut dérailler, et Poutine se sera trompé, mais ça ne fait pas de lui l’équivalent de nos politiciens et journalistes progressistes dans sa démarche.

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  2. Hommage à Glenn Greenwald, prix Pulitzer, résident de Rio de Janeiro pour son engagement, son éthique sans concession et ses enquêtes passionnantes. Merci @ggreenwald c’est toi le meilleur. Bon rétablissement à David.

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  3. La rapide déforestation qui a suivi la colonisation romaine en Gaules a-t-elle été associée positivement à un réchauffement rapide de La Planète ? Les Brésiliens sont-ils tenus de sanctuariser la forêt ? Les zones défrichées fixent-elles moins de carbone que les forêts adultes qu’elles remplacent. Il semblerait que la végétation prospère rapidement sur les zones défrichées, et que, si l’on ne les utilise pas, les taillis les envahissent et épaississent rapidement.
    Il y a bien sûr une réduction de l’espace vital des espèces forestières, dont les chasseurs-cueilleurs.

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  4. D’accord avec cette opinion sur les journalistes.
    Toutefois, la déforestation libère du carbone du sol et de la biomasse mais cela n’a aucune importance car il sera à nouveau fixé par la photosynthèse. La forêt tropicale humide est en équilibre concernant la fixation et le relargage du carbone. La conséquence de la déforestation d’une forêt équatoriale modifie le cycle de l’eau (sans doute les régimes des pluies et les courants péri-équatoriaux) et entraîne un dessèchement des sols et leur latérisation. Cela n’est pas le cas des forêts des zones tempérées.
    La surface totale défrichée sous les deux mandats est donc de l’ordre de 151000 km2, ce qui correspond en gros à 21 départements français.C’est considérable. Il ne faudrait pas que cela dure! La latérisation est la destruction irréversible des sols qui perdent, à cause de l’ensoleillement soudain et des pluies, les composés argileux riches en silicium au profit de l’aluminium. A terme, le Brésil s’appauvrit car il perdra rapidement sa capacité de production agricole s’il ne respecte pas les principes de l’agriculture tropicale, connus pourtant depuis les années 1950!
    Il faut donc aider le Brésil au lieu de critiquer, surtout sur la base d’arguments faux (le carbone).

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    • Je viens de regarder dans google maps le paysage d’une route du nord du Brésil que j’avais suivie il y a une quarantaine d’années. Sans en être bien sûr, j’avais l’impression à l’époque qu’elle avait été gagnée récemment sur la forêt. Si l’on excepte que la route est désormais asphaltée, les paysages ressemblent beaucoup à ce que j’ai vu. C’est toujours le même paysage de savane. Il n’a l’air de ne s’être ni amélioré, ni dégradé.
      Plus au sud, où la route s’enfonçait dans la forêt, ses bords sont encombrés de taillis. On distingue assez nettement les hauts arbres à quelques centaines de mètres. Quand j’y étais passé, j’avais croisé quelques immigrants à bord de camions poussifs avec du matériel pour installer un café ou un restaurant. À un endroit le long de la route, il y a à présent une bourgade en pleine forêt sur 3 ou 4 km². Est-ce un écocide ? Je ne sais pas.

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  5. Concernant la plantation de palmiers à la place de la forêt, on remplace tout simplement des arbres par des arbres et toute la palmeraie est couverte par une végétation d’une plante dont je ne me souviens pas du nom. Les seules surfaces où il n’y a que le sol à nu sont les pistes.
    Dan une forêt « primaire » la canopée est tellement importante que le soleil ne pénètre pas en dessous. La décomposition de tout ce qui tombe des arbres et de tout ce qui pourrait pousser en dessous donne par ce processus du méthane. Le méthane serait-il un meilleur gaz pour l’effet de serre ? Bien sûr que non, tout le monde le sait, sauf apparemment les extrémistes écolos et les journalistes débiles qui de leurs bureaux parisiens n’ont jamais vu une plantation de cocotiers ou de palmiers

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    • J’ajoute qu’une plantation, arbres ou culture, fixe bien plus de CO2 qu’une forêt parce qu’elle produit bien plus de matière sèche et que celle-ci est pour partie exportée. De plus, le Brésil est souverain sur son territoire et fait ce qu’il veut de ses forêts.
      Néanmoins, les parcelles défrichées doivent cultivées avec maîtrise car en zone tropicale, les sols se dégradent très rapidement si on n’est pas soucieux de maintenir leur taux de matière organique; les techniques existent, il faut les appliquer sous peine de désertification.

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  6. Autant de posts, autant d’avis techniques et avisés. On peut conclure politiquement ce qu’on veut, cependant ce que je retiens de l’intervention d’andqui c’est « charbonnier maître chez lui ».
    Le Brésil fait ce qu’il veut, et les gens qui n’entravent que pouic à l’agriculture, l’économie, la gestion des eaux et forêts et qui n’ont jamais mis les pieds au Brésil feraient mieux de ne pas porter de jugements qui concluent de manière péremptoires à la « déforestation ».
    Cette pique s’adresse aux beaux esprits qui font la leçon aux brésiliens.

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  7. Bonjour et merci pour ce billet.
    D’une façon plus globale, les européens sont assez mal placés pour faire la morale aux brésiliens (Lula ou Bolsonaro ou quiconque) sur la déforestation, vu qu’ils ont déforesté l’Europe depuis plusieurs milliers d’années en pratiquant l’agriculture avant tout le monde, et que c’est précisément pour ça qu’ils ont été si puissant et ont pu partir à la conquête du reste du monde (Afrique et Amérique principalement).
    La forêt primaire amazonienne est une richesse de l’humanité qu’il peut paraître raisonnable de préserver, avec sa biodiversité, ses espaces sauvages, ses espèces endémiques, etc… Je suis le premier à souhaiter conserver tout ça. Mais habitant un pays où la forêt primaire a été éradiquée depuis longtemps, et remplacée par des champs de blés ou de maïs, je ne me sens moralement pas trop apte à interdire aux brésiliens de faire la même chose en valorisant leurs terres comme nous avons fait.
    Amis écologistes, si vous êtes cohérents, il vous faut, soit convaincre nos autorités de replanter la forêt primaire que vos aïeux ont éradiqué bien avant les brésiliens, soit payer aux brésiliens le manque à gagner de sa non-exploitation pour la préserver.
    Sinon, de quel droit leur interdiriez-vous de faire ce que vos aïeux ont fait il n’y a pas si longtemps ? Et s’ils vous demandaient à vous, amis écologistes, d’aller convaincre les agriculteurs de Beauce de replanter sur leur terre, les forêts de chênes disparues, histoire de préserver la planète, que leur répondriez-vous ?
    Amitiés Dominique

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    • Cela fait des années que j’explique ça à mes amis mais, hélas, ils ne comprennent rien à ce discours: « Ah mais tu comprends, c’est le poumon de la terre »! Un poumon qui consomme du CO2 et qui produit de l’oxygène: il y a quelque chose qui cloche, non?

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      • En effet. À force de messages obscurantistes, l’inconscient collectif est persuadé que si on rase la forêt amazonienne, on va tous mourir par manque d’oxygène. En fait la forêts est un puits de carbone (un stock). Si le flux de CO2 était positif vers la forêts, depuis des millions d’années qu’elle existe, il n’y aurait plus de CO2 dans l’atmosphère, donc plus de forêt (plus de plante, plus de vie). La forêts opère la photosynthèse (donc un flux rentrant de CO2), mais tout le bois mort et les feuilles qui pourrissent renvoie la quantité exactement identique de CO2 dans l’atmosphère, à une vache près : il peut y avoir un légère accumulation de matière organique au sol qui peut finir d’ailleurs en pétrole sur le très long terme. Relâcher ce pétrole dans l’atmosphère qui a été bêtement accumulé dans le sous-sol, ne fait que remettre les choses dans l’ordre.

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    • La forêt française a doublé de surface depuis son point bas du 19eme siècle. L’exode rural et l’amélioration des rendements agricoles en sont la principale raison.
      Elle représente aujourd’hui 30% du territoire. Si la tendance constatée depuis plus d’un siècle se poursuit, elle devrait encore progresser à l’avenir. A moins que le développement de l’agriculture dite bio dont les rendements sont nettement moins bon ne stoppe voire inverse cette tendance ?
      Au passage on notera qu’étant donné que la forêt constitue une réserve naturelle de biodiversité, les alertes récurrentes sur un prétendu « effondrement de la biodiversité » sont non fondées.

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      • En effet, on est passé de 8.9 millions d’hectares en 1840 à 16.8 millions d’hectares aujourd’hui (31% exactement) si on en croit cette note de l’IGN (page 4) https://inventaire-forestier.ign.fr/IMG/pdf/memento_2019_web-2.pdf
        L’agriculture bio constitue en effet une des nombreuses contradictions de l’écologisme. Il faut 40% de surface supplémentaire pour faire du blé bio. C’est autant de rogné sur l’habitat animal !
        Je vous suis pour les considérations sur la biodiversité.
        Ce que j’exprime dans mon intervention, c’est que le patrimoine de faune et la flore mondial que légitimement nous souhaitons préserver (Rhinos, éléphants, forêts abritant des espèces endémiques en tout genre, etc…) représente un manque à gagner de non-exploitation des terres pour les pays hôtes. Dans un monde parfait, l’ensemble des pays soucieux de cette préservation devrait financer ce manque à gagner aux pays hôtes si ces pays soucieux souhaitent vraiment préserver ce patrimoine de faune et de flore. C’est très utopique bien sûr mais cohérent.
        Parce que fustiger les brésiliens quand on a le luxe d’habiter un pays déforesté il y a 4000ans pour pratiquer l’agriculture, c’est très incohérent. C’est une autre contradiction de l’écologisme.

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      • @Dominique
        Je suis bien d’accord avec vous. Le mieux serait que les brésiliens décident d’eux-mêmes des limites à fixer dans la déforestation car il est incontestable que la biodiversité extrêmement riche de la forêt amazonienne est menacée et qu’un forte réduction de celle-ci serait regrettable.
        Mais peut-on leur reprocher de vouloir développer les agro-carburants pour satisfaire leur besoins ? Surtout que sur le plan des émissions de CO2, c’est considéré comme vertueux comparé au pétrole fossile.
        https://www.senat.fr/rap/r07-482/r07-4829.html

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      • Merci pour ces précisions essentielles. En effet 99% des français pensent que la forêt recule dans notre pays. On mesure là le niveau déplorable des informations transmises par l’éducation nationale, le gouvernement et les journalistes depuis des décennies. Mais la propagande et l’idéologie sont à ce prix : réduire le citoyen à l’abrutissement total.
        Au passage je me permets de remettre en cause une de vos assertions connexes : La biodiversité n’est pas maximisée dans les espaces forestiers contrairement à ce que tout le monde pense. Elle est maximisée à l’interface des zones ouvertes (prairies, friches et cultures) et des zones fermées forestières. La lisière c’est l’optimum pour la biodiversité. Comme les zones humides. Donc une région qui se referme complètement (cas de nombreux départements de montagne ou semi-montagne depuis 100 ans) c’est de la biodiversité en moins.

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      • Merci Aragorn. En fait, pour être tout à fait honnête, je sais comment on mesure une température, une pression, le niveau de la mer ou encore le tour de taille de ma belle-mère, mais concernant la biodiversité, je n’en ai aucune idée. Savez-vous s’il existe une norme, ou l’équivalent d’un mètre étalon, pour pouvoir mesurer sans ambiguïté la biodiversité à tel endroit, en tel lieux ? Amitiés Dominique

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      • A ma connaissance non, à part lister les espèces et les ramener à une surface, ce qui devient alors facilement comparable. Le problème c’est qu’il n’y a pas que des aspects quantitatifs, il y a surtout des aspects qualitatifs : certaines espèces ne vivent QUE dans les forêts, d’autres QUE dans les prairies, d’autres QUE dans les marais… donc on ne peut pas uniquement donner des quantités ou des densités
        .
        La biologie comme la médecine qui en dérive sont des sciences assez molles qui laissent énormément de place à la subjectivité, à l’interprétation, et donc à l’idéologie. Les idéologues de tous poils l’ont bien compris et s’en servent pour servir leurs intérêts délirants. Tous les chiffres qu’on nous assène sur la biodiversité sortent des brouillards de la lune, sont collectés par des associations lucratives sans but, souvent beaucoup plus rouges que vertes, des militants de terrain lobotomisés qui ont 22 ans et vous expliquent qu’ils voient moins de mésanges à moustache qu’il y a 3 ans, et qu’en conséquence il faut supprimer 90% des habitants de la planète.

        Rationaliser le vivant et le faire entrer dans des cases est assez fastidieux, et demande beaucoup de méthode, de patience et de rigueur. Mes grands anciens agronomes ont eu ce mérite de mettre au point les méthodes d’expérimentation qui ont permis l’agriculture moderne, celle-là même qui nourrit abondamment 8 milliards de personnes quand on pensait il y a encore peu qu’elle ne pourrait en nourrir le quart. Exploit extraordinaire et bien trop méconnu et qui ne s’est pas fait au détriment des sols et de la biodiversité, contrairement à ce que proclament les écologistes politiques, puisqu’en plus de nourrir tous ces gens cette agriculture moderne a libéré dans les pays industrialisés des surfaces gigantesques qui sont retournées à l’état sauvage, en tous cas beaucoup plus sauvage que les zones cultivées. D’où la reforestation en France.

        Il faut bien se mettre ça dans la tête : convertir toutes nos surfaces agricoles à l’agriculture biologique, c’est raser la moitié des forêts et condamner l’humanité à la famine.

        Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas encore améliorer les méthodes agricoles et respecter encore mieux l’environnement dans nos pays. Ce n’est pas du tout incompatible.

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      • Merci beaucoup Aragorn. J’aime beaucoup l’expression « sortir des brouillards de la lune », que je ne connaissait pas. 100% d’accord. En l’absence de métrique, on peut dire tout et son contraire. Et les gourous écolos bobos s’en donnent à cœur joie. C’est d’ailleurs complémentaire avec le fait qu’à ma connaissance, autant il y a une kyrielle d’études épidémiologiques qui prouvent la nocivité du tabac, autant à ma connaissance, il n’existe aucune étude épidémiologique (facile à faire, et très intéressante vu l’enjeu) qui prouverait qu’une alimentation bio améliorerait la santé (par exemple réduirait la probabilité de cancer, ou allongerait la durée de vie en générale). Des études sérieuses sur une alimentation saine (peu calorique en générale, méditerranéenne par exemple), il en existe plein, mais sur une alimentation bio, je n’en ai pas connaissance.

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      • L’alimentation et la diététique c’est l’exemple parfait, on nous a dit tout et le contraire de tout en 30 ans. Et toujours très affirmatif.
        Mais tout est comme ça. On condamne le glyphosate alors qu’après 40 ans d’usage intensif on n’a pas pu documenter de manière certaine un seul mort dans le monde. On sait par exemple que les agriculteurs en France ont moins de cancer que la moyenne des français (grâce aux stats très précises de la MSA), alors qu’ils manipulent des centaines de litres de produits phytos chaque année, et pour les plus anciens longtemps sans gant, sans masque et sans protection aucune. Mais c’est pas grave, ces chiffres dérangent, on préfère penser que les phytos sont mortels.

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  8. A noter, tout de même, que la tendance pour les dernières années de Lula était à la baisse,vers 6 à 7 milliers de km2, alors que sous Bolsonaro la pente est positive au moins jusqu’en 2021., du moins sur les chiffres que l’on peut trouver.
    En effet, la référence utilisée par M. Prudhomme est l’INPE. mais le site Statista semble donner des chiffres un peu différents https://fr.statista.com/statistiques/1048788/zone-de-taux-de-deforestation-bresil-amazonie/
    qui dit vrai ?
    (Sans compter les effets redoutables et bien connus de l’utilisation de »la moyenne… »)

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