Sur Judith Curry et le niveau marin

par draphermundo. (Encore un commentaire élevé au rang d’article… Les gars, quand vous pondez un comm ccnstruit, original, argumenté et de plusieurs milliers de signes (comme celui-ci ou celui de Murps), c’est pas interdit de me l’envoyer plutôt par mail pour publication comme article. Publier régulièrement des articles fait mieux vivre le blog que déposer un commentaire, et attire plus de réactions. Merci en tout cas à tous pour vos contributions dont le niveau est de semaine en semaine plus élevé).

En réalité, il me semble plus pertinent de s’appuyer sur les analyses de chercheurs spécialistes du domaine, que de se laisser embarquer dans des affirmations faites de calculs au doigt mouillé.

Judith Curry fait partie — à mon sens — des climatologues qui participent à ces analyses objectives, que ce soit sur le réchauffement ou l’élévation des océans depuis le début du XXème siècle. Ce qu’elle explique très bien au sujet de l’alarmisme sur le niveau des océans est assez simple à comprendre : le Giec a publié plusieurs scénarios, basés sur les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement induit, avec les conséquences sur la fonte des calottes glaciaires, celle des glaciers, et en tire des élévations plus ou moins importantes. Le scénario du pire, le RCP8.5 annonce une hausse conséquente pour 2100 (1 mètre de mémoire) et il est celui qui est majoritairement relayé par l’ONU, les gouvernements, les ONG et les médias. Sauf que ce scénario est le plus improbable, selon Judith Curry, climatologue qui étudie toutes les études qui sortent sur le climat, en particulier celles publiées par le Giec. Cet article sur l’élévation du niveau des océans de 2019 est d’ailleurs très éclairant.
Extrait (https://judithcurry.com/2019/02/08/sea-level-rise-whiplash/) :

« Ma motivation initiale pour évaluer le scénario RCP8.5 était que tous les scénarios d’élévation du niveau de la mer vraiment catastrophiques pour le 21e siècle semblent dépendre de niveaux plutôt extrêmes (voire impossibles) de CO2 et de forçage radiatif. Si vous enlevez les scénarios RCP8.5, le SLR n’est pas si alarmant, du moins à l’échelle du 21e siècle. »

Judith Curry a pris le parti depuis un certain temps de prendre les chercheurs affiliés au Giec au mot sur leurs propres prédictions, alors qu’elle a longtemps travaillé sur les facteurs naturels pour expliquer les cause de l’élévation de t° planétaire de 1,2°C en 150 ans. L’idée est la suivante : partons du principe que le CO2 est la seule cause du RC et regardons la solidité des projections et conséquences sur le climat, les océans, etc… Regardons aussi les projections depuis 20 ans aux vues des observations, leur fiabilité ou non, etc…

Mais la complexité des sujets (les océans par exemple) est telle, que l’analyser sur un seul critère (une donnée de base d’élévation en mm lissée sur 100 ans par exemple) est absurde et franchement peu scientifique : que ce soit pour rassurer sur cette élévation ou alarmer sur cette dernière. En réalité, les nombreux articles scientifiques publiés par Judith Curry, ses conférences sur le sujet amènent à une réflexion de fond très intéressante à mon sens. Je pourrais la résumer de la manière suivante : le niveau des océans monte de manière plus importante depuis la fin du XIXème siècle mais cette élévation n’est pas corrélée à l’élévation du CO2 dans l’atmosphère. Malgré tout les océans se réchauffent (mais c’est plus compliqué qu’un seul réchauffement) et ils s’élèvent. La fonte de l’arctique, d’une partie des glaciers terrestres a débuté à l’aube du XXème siècle, avec des hauts et des bas au cours du temps pour l’arctique. Mais la connaissance scientifique de l’influence des océans sur le climat, celle des interactions de l’atmosphère avec les océans est encore très mal connue. Le système dans son ensemble est non linéaire et personne — ni aucun ordinateur — n’est encore capable de le modéliser à grande échelle, ni de prédire précisément comment il va se comporter dans le futur. Pour l’heure, l’élévation calculée par la NASA grâce aux satellite sur la période 1993-2018 donne 10 cm d’élévation (donc 4 mm par an). Mais pour la période 1900-2018, le graphique (mix de marégraphes et de satellites ensuite) permet de mieux apprécier cette élévation sur la longue durée (15 cm de 1900 à 2000 par exemple). Il est aussi intéressant d’observer une quasi absence d’élévation pour la période 1950-1980 quand 10 cm sur 15 ont été pris entre 1918 et 1957.
https://climate.nasa.gov/vital-signs/sea-level/

Quant à tirer immédiatement des conclusions sur ces simples données statistiques et globales, je ne m’y avancerais pas pour ma part. Les spécialistes sérieux du domaine continuent de chercher comment fonctionnent réellement les océans et le climat. La Nasa ne donne opar contre en encadré qu’une seule analyse (visiblement très sérieusement) de ce graphe : Global sea levels are rising as a result of human-caused global warming, with recent rates being unprecedented over the past 2,000-plus years.

Des niveaux sans précédents depuis 2000 ans, à base de données tirées marégraphes et de satellites qui n’existent que depuis 150 ans pour les premiers et 25 ans pour les seconds ? Quant à l’affirmation sur le réchauffement causé par l’Homme, quelle est sa nécessité, face à des données ?

Ce qui est par contre certain, c’est que depuis 30 ans, il y a une élévation aussi conséquente des océans (en moyenne planétaire…) que celle du début du XXème siècle. Donc, si elle continue sur la même lancée que 1993-2018, ce serait en gros 10 cm par 25 ans, soit 10-12 cm de plus en 2050 et 30 cm en 2100. Des scientifiques ont joué à observer ce que cela signifierait pour Bordeaux, effectivement (et d’autres villes ou côtes). Et comme on peut le constater, avec 30 cm, il ne se joue pas grand chose… D’où la nécessité de jouer avec des scénarios du GIEC (plus ou moins catastrophiques) basés sur l’unique CO2 comme facteur d’élévation des niveaux des océans pour montrer une ville ou ses abords sous les eaux, des côtes plus ou moins immergées…

« Rapport après rapport, les organisations de scientifiques et d’experts du climat nous donnent des indices sur l’évolution de ces niveaux. Par exemple, les données du GIEC de 2019 prévoyaient une augmentation de 43 centimètres du niveau des eaux sur Terre d’ici à 2100 si les Accords de Paris sont respectés (limiter l’augmentation des températures à 1,5°C). Et jusqu’à 1,3 mètre si cet objectif est manqué. En 2300, ce niveau monterait même à 5 mètres. Pourtant, le rapport 2021 du GIEC est déjà plus pessimiste : les Accords de Paris ne seront pas tenus au rythme actuel, et un minimum de 50 centimètres d’augmentation du niveau de la mer d’ici à la fin du siècle semble plus que probable. Grâce à l’outil Climate Central et la carte « Water Level », il est possible d’observer les effets de cette montée du niveau des mers et océans. Faisons le tour des côtes françaises et de nos lieux de vacances préférés en France pour comprendre ce que l’on doit préserver. »

(Il est à noter que même à 50 cm, ce n’est pas « dramatique » comme le disent les auteurs, et c’est en 2100 tout en s’accordant que les projections basées sur le CO2/élévation des océans sont valides).

P.S : Ces articles de prédictions futures sont souvent risibles quand on analyse un peu le discours sous-jacent. Parler de 5 mètres d’élévation en 2300 a-t-il une quelconque pertinence quand on sait qu’il ne reste probablement que 150 ans de ressources fossiles ? Projeter l’humanité à + 280 ans en 2022 en estimant qu’elle continuerait avec les mêmes fonctionnements est assez coquasse. Un peu comme si au 17ème siècle les scientifiques de l’époque misaient que les transports, l’énergie, l’économie et la démographie seraient à peu près équivalente à la leur en 2022… et auraient eu raison.

21 réflexions au sujet de « Sur Judith Curry et le niveau marin »

  1. Les périodes indiquées ( 1993-2018) (1950-1980) (1918-1957) sont beaucoup trop courtes pour en tirer une quelconque conclusion. Le signal marégraphique est noyé dans le bruit.
    Il est généralement admis que 100 ans d’enregistrement sont raisonnables pour estimer les variations eustatiques actuelles et filtrer les contributions cycliques (mouvement de précession de la ligne des nœuds lunaire dont la période est de 18,6 ans) et irrégulières ( houle, variation de la pression atmosphérique).
    Je reste dubitatif quant à la concaténation de jeux de données provenant d’instrumentations différentes, on ajoute fatalement des incertitudes pas toujours faciles à quantifier.

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  2. Bonjour,

    Je réagis à : « Pourtant, le rapport 2021 du GIEC est déjà plus pessimiste : les Accords de Paris ne seront pas tenus au rythme actuel, et un minimum de 50 centimètres d’augmentation du niveau de la mer d’ici à la fin du siècle semble plus que probable. »

    Or, le 6em rapport du GIEC, l’AR6 nous indique au chapitre 1 que :

    « Cependant, la vraisemblance de scénarios d’émissions élevées tels que RCP8.5 ou SSP5-8.5 est considérée comme faible à la lumière des récents développements dans le secteur de l’énergie. Les études qui envisagent les tendances futures des émissions possibles en l’absence de politiques climatiques supplémentaires, telles que le récent rapport « World Energy Outlook » de l’AIE 2020 [Agence internationale de l’énergie, 2020], projettent des émissions de CO2 fossiles et industrielles quasiment constantes jusqu’en 2070, approximativement en accord avec les scénarios moyens RCP4.5, RCP6.0 et SSP2-4.5 (Hausfather et Peters, 2020b) et les niveaux d’émissions mondiaux 2030 qui sont promis dans le cadre des contributions déterminées au niveau national selon l’Accord de Paris (section 1.2 0,2 ; Fawcett et al., 2015 ; Rogelj et al., 2016 ; CCNUCC, 2016 ; GIEC, 2018). »

    Donc, est ce que les « Accords de Paris ne seront pas tenus au rythme actuel » ..? D’après l’AR6, je dirais oui. Non ?

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  3. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec ces notions de moyennes sur des échelles de temps très variables et de grands espaces mal définis.
    Par exemple, l’analyse des données du marégraphe de St Valery en Caux entre 1837 et 1839 donne certainement des informations intéressantes mais juste pour le voisinage de Saint Valery en Caux entre 1837 et 1839.
    Extrapoler à toute la Normandie pour le XIX siècle est un exercice déjà périlleux quand on connait un peu le découpage des côtes. Quant à tout ramener à la façade atlantique, manche et mer du nord compris, c’est de la divination.
    Je suis convaincu que toutes ces élucubrations actuelles autour de hausses gigantesques de plusieurs mètres auraient fait rigoler les océanographes d’après guerre.

    Mais c’était l’époque ou lesdits océanographes pratiquaient l’océanographie, et non l’activisme écolo carriériste.

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  4. Quelques ordres de grandeurs officiels pris en France sur l’élévation moyenne du niveau marin (source : Ministère de l’écologie) :
    – Entre 1902 et 2010, le niveau moyen des mers a augmenté de 16 cm
    – De 1993 à 2015 : élévation moyenne de 3,37 mm par an
    https://www.ecologie.gouv.fr/impacts-du-changement-climatique-littoral-et-milieu-marin
    – Dans les cartes d’aléa des portés à connaissance aux maires sur les risques de submersions marines à l’horizon 2100 dans les Alpes Maritimes par exemple, il est pris une élévation de la hauteur moyenne du niveau de la mer de 40 cm en 2100 par rapport à la fin du XXième siècle.

    Cliquer pour accéder à 1_Note%20de%20pr%C3%A9sentation.pdf

    – Un incertitude des données topographiques en France estimée au plus à +/- 20cm (quand une étude plus fine au niveau local n’est pas disponible).
    – 3 scénarii d’élévation moyenne du niveau de la mer, selon l’ONERC par rapport à la fin du XXème siècle : l’optimiste : +40 cm en 2100, le pessimiste : + 60 cm en 2100 (pris en référence pour les PPR Littoraux), et l’extrême : 1m en 2100.
    https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/notice?id=Bulletinofficiel-0025182&reqId=9497407c-3c16-4990-b1e9-687cb5e0ba7a&pos=8

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  5. Je ne suis absolument pas d’accord avec cet article. Il cautionne en effet une montée actuelle des océans d’environ 3 mm/an, soit-disant « mesurée » par la NOAA. On peut par exemple se reporter à ce site, également de la même NOAA, mais certainement d’une branche moins perturbée par la politique maison, et qui montre pour chaque station de mesure par marégraphe l’ampleur de la montée des eaux au moyen de flèches de couleur. Logiquement, si l’élévation moyenne du niveau était réellement de 3 mm/an, on devrait avoir en quantités égales des flèches vertes ou bleues ( 3 mm/an), … mais les flèches « < 3 mm" dominent très largement !

    Seule explication: les courbes mentionnées dans l'article prennent en compte des "mesures par satellite" donc ne se limitent pas aux côtes. Les océans monteraient donc plus vite au milieu que sur les bords … personnellement, je n'y crois pas !!!

    NB1: Une exception, notamment pour ce qui concerne la côte est des USA: il s'agit de régions sédimentaires très fortement urbanisées et où les prélèvements d'eau dans les nappes souterraines est important. Ces pompages excessifs provoquent une subsidence (affaissement du niveau du sol), qui s'il est parfaitement anthropique, n'a par contre rien à voir avec le climat !

    NB2: Si les maires de la Côte d'Azur sont effarés par les prédictions de +60 cm ou +100 cm d'ici 2100, qu'ils cliquent par exemple sur la flèche "Toulon", "puis "Linear trend", et ils verront que la montée des eaux à Toulon est de 1,08 mm/an, donc +8 cm en 2100 (il n'y a pas d'accélération !)

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    • Les océans monteraient donc plus vite au milieu que sur les bords

      Si c’est possible si l’on réfléchit en terme de colonne d’eau. La dilatation a déjà eu lieu près des cotes, cela se poursuit au milieu de l’océan.
      Près des cotes, c’est la fonte des glaces calottes qui devrait avoir un impact important, pas la dilatation.

      Quelqu’un sait quel devrait l’influence exacte de la fonte des calottes glaciaires?

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  6. Je corrige une phrase « incompréhensible » de mon commentaire précédent:
    « Logiquement, si l’élévation moyenne du niveau était réellement de 3 mm/an, on devrait avoir en quantités égales des flèches vertes ou bleues (inférieur à 3 mm/an), et des flèches jaunes ou rouges (supérieur à 3 mm/an)… mais les flèches «inférieur à 3 mm/an » dominent très largement ! »

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  7. Depuis Nostradamus ou Jules Verne, bcp se targuent de vouloir prédire à long terme (point de vue humain, c’est à dire qqs millisecondes du point de vue terrestre), hors on ne sait même pas si on va faire péter une bombe d’ici là, ou si dame nature (qui a + d’un tour dans son sac) ne nous réserve pas une baisse significative de l’activité solaire, ou une pluie de rayons cosmiques au hazard de notre errance dans les chemins de notre système au sein de la galaxie… Tout cela est si futile !!
    Parlons présent : que deviennent les milliards d’euros que nous versons tous par nos achats à ce bel organisme insatiable qu’est « Éco-Emballage » ? que deviennent les milliards versés par les pays dits « évolués » à ceux « en-développement » ? Que deviennent les subventions éhontées pour la résorption des « passoires-thermiques » ?
    Et j’en passe, et des meilleures…
    Les faits, toujours les faits, rien que les faits. (et sans effet de style)

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  8. Bonjour à tous.
    Concernant le niveau marin, j’ai lu pas mal d’articles la dessus. Il y a une chose qui m’échappe un peu concernant la différence entre mesures satellites et mesures marégraphes. En effet, la mesures de la vitesse de hausse la plus souvent citée pour les satellites est de 3mm/an. Pour les marégraphes c’est moins évident puisque la dynamique de montée et descente des plateaux continentaux est du même ordre de grandeur. Ainsi à Brest on obtient 2mm/an environ, et à Helsinki, on obtient -2mm/an (la mer descend ! ou plutôt le plateau monte). Voir là : https://www.psmsl.org/data/obtaining/map.html#plotTab.
    Si la mesure satellite donne +3mm/an, en prenant un marégraphe au hasard, on devrait avoir +3mm/an + un aléa positif ou négatif. Mais ce n’est pas du tout le cas. Les marégraphes sont au grand maximumu à 3mm/an mais c’est très rare. Ils sont quasiment toujours en dessous et parfois beaucoup (comme à Helsinki). Pourtant si on trouve du -2 facilement ( c’est à dire 3-5), on devrait trouver tout aussi facilement du +8 (c’est à dire 3+5). Ou au moins de temps en temps du +4 du +5 ou du +6. Vous pouvez chercher sur le lien cité, vous n’en trouverez pas.
    Quelqu’un a-t-il la réponse à cette question ? Faut-il en déduire que les mesures satellites sont fausses et exagérément pessimistes (conforme doxa) ? Savez-vous s’il existe des études basées sur des stats de mesures marégraphes ?
    À vous lire.
    Amitiés Dominique

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  9. Dominique Crestey,

    Les données que vous avez utilisées fournissent des tendances pour toutes les mesures de chaque station donc sur des périodes chaque fois différentes. On ne peut donc pas conclure grand chose des moyennes de ces valeurs.

    Vous avez ici une représentation de l’évolution du taux d’élévation :

    Que ce taux d’élévation soit identique en 1940 et en 2000 est une très sérieuse énigme. En principe il devrait suivre la température globale!

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    • Donc, pendant les dernières décennies, l’écart entre les satellites et les marégraphes n’est pas délirant. Avec 3 mm/an on a le bon ordre de grandeur et la prévision de subversion des villes côtières ne doit pas trop nous inquiéter.

      RD

      PS. Que le niveau marin augmente avec la température de l’atmosphère soit, mais dans quelques milliers d’années…

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    • Bonjour Phi. Les 3mm/an serait la mesure satellite sur les 2 ou trois dernières décennies. Mais à vue de nez comme ça, la moyenne sur les 100 dernières années serait autour de 1.5mm/an. À ce rythme là on a le temps d’apprendre à nager !

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  10. richarddoi,
    La variation de la vitesse d’élévation dépend essentiellement de la fonte des glaces continentales. Cette fonte réagit très fidèlement à la température saisonnière. En principe, le taux d’élévation des océans devrait réagir tout aussi fidèlement et rapidement à l’évolution de la température globale. Comme les valeurs mesurées sont très faibles, il y a passablement de bruit mais avec un lissage sur 20 ans, vous avez, selon la compréhension que l’on a du phénomène, une courbe qui devrait effectivement suivre de près la température globale.

    Dominique Crestey,
    Dangendorf 2017 est une étude qui se base uniquement sur les marégraphes.

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  11. Coucou,

    Comme tout se joue au mm, quid de l’enfoncement des plaques ? On en tient compte dans les calculs de montées des eaux ou les echelles de temps ne sont absolument pas les mêmes ? Il me semble que quelqu’un du blog avait fait un petit bilan interessant il y a quelques temps.

    Bonne journée

    STéphane

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  12. Baloo, MD,
    Ces phénomènes ne sont pas négligeables mais constants à l’échelle d’un siècle ou deux. Cela signifie qu’ils ont un rôle certain dans l’évolution apparent du niveau marin mais qu’ils n’impactent pas la variation du taux d’élévation sur un siècle. En d’autres termes, le signal du CO2 est censé être pleinement identifiable sur les courbes de vitesses en mm/an. Autant dire qu’il ne l’est d’aucune façon.

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