Mais où sont les glaces d’antan?

Par MD

1/ Introduction.
Les glaciers constituent une préoccupation ancestrale des populations. Dans les régions de montagne ils représentent une menace pour les villages de vallées lors des phases d’avancées. Au contraire leur recul réduit les réserves d’eau qu’ils recèlent et compromet l’alimentation des cours d’eau et des nappes. Outre ces évolutions de long terme, des évènements interannuels et saisonniers affectant les glaciers peuvent agir sur les équilibres hydrologiques, par crues ou asséchements. Les historiens du climat tels que Hubert Lamb ou Emmanuel Leroy-Ladurie ont retracé les allées et venues de ces monstres de glace, ainsi que les comportements magiques auxquelles naguère donnaient lieu leurs fluctuations : prières, processions et actions de grâce.
Le présent article fournit un aperçu sommaire des connaissances les plus récentes.

2/ Chiffres globaux.
La présence de l’eau sur la terre sous ses différentes formes donne lieu à des estimations très approximatives, différentes selon les sources et parfois données avec des marges d’erreur considérables. On estime généralement son volume total à 1 380 millions de km3, dont 1 340 Mkm3 (soit 97%) dans les océans. Les eaux douces ne représenteraient donc que 40 Mkm3 (3%). Ces dernières seraient réparties entre : eaux de surface (lacs, cours d’eau et marais # 0,1 Mkm3), nappes souterraines (# 7 Mkm3), enfin glaces (calottes glaciaires et glaciers # 33 Mkm3). La répartition des glaces ci-dessous montre l’écrasante domination de l’inlandsis antarctique.image001On s’intéressera ici aux seuls glaciers qui comme on le voit ne représentent qu’une fraction infime de la glace, et a fortiori de l’eau terrestre.

3/ Répartition des glaciers sur la surface terrestre.
Une source d’information très complète est le Global Land Ice Measurements from Space initiative (GLIMS) auquel est associé le Randolph Glacier Inventory (RGI). Le RGI a répertorié plus de 200 000 glaciers qui se situent, soit dans les massifs montagneux de toutes latitudes, soit dans les régions de hautes latitudes y compris en bordure des deux inlandsis, comme le montre le planisphère ci-dessous.image002Notons pour l’anecdote que l’Afrique ne possède que les glaciers du Kilimandjaro, qui ont surtout fait couler beaucoup d’encre.
Pour plus de commodité, les glaciers ont été répartis en 19 régions typologiques numérotées du nord au sud. Il en existe de nombreuses représentations graphiques. Celle-ci est empruntée à l’Open Global Glacier Model (OGGM).image003Les superficies des glaciers et leurs altitudes sont de mieux en mieux connues grâce aux mesures satellites, qui permettent l’investigation des régions inaccessibles. Il n’en va pas de même de leurs épaisseurs et donc de leurs volumes, qui ne sont estimés qu’en utilisant un certain nombre de mesures directes et en les extrapolant par des « modèles ». Ces méthodes ont été développées notamment par une équipe suisse (Farinotti et al). Leur article de Nature Geoscience publié en 2019 est amplement cité dans la littérature. On dispose ainsi d’une table méthodique des 19 régions. Rappelons que les calottes polaires proprement dites (inlandsis) sont exclues de cet inventaire.
Les graphiques ci-dessous illustrent les répartitions en superficies et volumes. Pour ne pas surcharger les figures, on a regroupé les régions en neuf grandes entités géographiques.image004image005Au total, on dénombre actuellement 215 000 glaciers, occupant une superficie de 705 000 km2 et dont le volume est estimé à 158 000 km3. Les glaciers circumpolaires sont très prépondérants.

4/ Caractéristiques des glaciers des 19 régions, incertitudes et unités de mesure.
Le tableau publié par Farinotti et al. est reproduit ci-dessous (séparateurs en notation anglo-saxonne).image006Sans analyser le tableau en détail, on peut déjà constater que les volumes estimés sont exprimés sous forme probabiliste : valeur centrale ± marge d’erreur. Un calcul simple montre que la marge correspond presque uniformément à V ± 26%, y compris pour le total ce qui suppose que les erreurs élémentaires se compensent. Il s’agit donc d’une incertitude quasi-forfaitaire. Par ailleurs, d’après le tableau, on peut calculer que l’épaisseur moyenne est de 225 m (de 50 m à 350 m selon les régions).
La colonne « sea level equivalent » (SLE) correspond à une unité de mesure devenue classique. Les chiffres (fournis avec la même marge d’erreur de ± 26%) correspondent à l’augmentation du niveau de la mer qui résulterait de la fonte totale de chaque ensemble de glaciers, région par région et pour leur totalité. Les calculs sont faits en considérant que la glace a une masse volumique de 900 kg/m3 et l’eau de mer 1,028 kg/m3. Connaissant le volume de glace et la surface des océans (363 millions de km2 ou 71% de la surface terrestre), on peut en déduire l’élévation correspondante du niveau de la mer. Une correction est toutefois apportée du fait que certains glaciers circumpolaires se trouvent déjà partiellement immergés : la colonne « below sea level » (BSL) en donne les pourcentages en volumes. Or la fonte de ces parties immergées ne changerait pratiquement rien au niveau marin.
Tous calculs faits, les auteurs en déduisent que la fonte totale (supposée) des glaciers entraînerait une augmentation de 32,4 cm du niveau des océans. La précision de tous ces chiffres est évidemment illusoire, mais elle est inévitable dans ce genre d’analyse.
On trouve par ailleurs une multitude d’autres données, surfaces en fonction des altitudes par tranches de 50 m (hypsométrie), imageries de synthèse (comme celle reproduite ci-dessous), etc.image007

En conclusion, on commence à disposer d’un important corpus de connaissances sur l’inventaire actuel des glaciers. Il ne faut cependant pas se dissimuler les nombreuses incertitudes qui subsistent, notamment sur les volumes de glace. Ces incertitudes sont notamment dues au fait que l’essentiel des glaciers se situe dans les zones circumpolaires, secteurs exposés à des conditions climatiques extrêmes, d’accès difficile ou impossible, et où les investigations terrestres ne peuvent avoir lieu que quelques mois dans l’année. Il en va de même des très hautes montagnes. Les archives concernant ces glaciers extrêmes sont pratiquement inexistantes car la glaciologie s’est surtout intéressée aux massifs montagneux les plus accessibles, qui ne représentent qu’une fraction réduite de l’ensemble.

5/ Evolution des glaciers.
Il est généralement admis que les glaciers sont majoritairement en période de recul depuis la fin du petit âge glaciaire. La quantification de ce recul en termes de volumes de glace est toutefois problématique. Le nombre considérable de glaciers, les difficultés d’accès, le manque de longues séries statistiques de relevés, et l’incertitude même sur les volumes actuels en rendent l’évaluation très incertaine. Certes, l’avènement des satellites et de moyens de calculs de plus en plus puissants ont permis des progrès importants en termes d’inventaires, mais ces derniers sont encore trop récents et trop imparfaits pour que l’on puisse en déduire des évolutions significatives. Les glaciologues en sont donc actuellement réduits à utiliser des modèles, basés sur des périodes d’observations relativement brèves et un petit nombre de glaciers, puis à appliquer ces modèles à l’ensemble des glaciers de la planète. En outre, les observations du passé ne portaient le plus souvent que sur l’évolution des longueurs des glaciers et non celle de leurs volumes, et il a été nécessaire de rechercher une corrélation entre ces deux grandeurs. C’est dire que les estimations publiées sont à considérer avec circonspection.
Le niveau de la mer est réputé être un instrument de mesure des variations du volume des glaciers. En effet, si l’on poursuit la logique des raisonnements et des chiffres précédents, une augmentation du niveau de la mer de 1 mm révélerait la fonte de 490 km3 de glaciers. Mais ce type de mesurage indirect est relativement aventureux. D’une part, les volumes des glaciers sont eux-mêmes très mal connus et les mesures du niveau marin entachées d’incertitudes. D’autre part et surtout, l’augmentation du niveau océanique (qui est observée depuis au moins un siècle et demi) résulte d’un ensemble de causes : effet stérique dû au réchauffement, fonte des calottes polaires, phénomènes tectoniques et volcaniques des profondeurs, etc. Il est hasardeux de discerner la part minoritaire prise par la fonte des glaciers au sein de toutes ces causes connues et inconnues. On ne compte plus les travaux scientifiques consacrés à de telles estimations : la dispersion des résultats montre bien la difficulté de l’exercice.
Quant aux pronostics « modélisés » des évolutions futures à long terme, ils sont aussi innombrables et incertains que les hypothèses sur lesquelles ils reposent. On les laissera de côté.

6/ Conclusions.
Le domaine des glaciers, leur surface, leur épaisseur, leur volume, leurs évolutions saisonnière, décennale et séculaire restent encore largement à découvrir, même si les moyens modernes d’investigation et de calcul ont permis de progresser depuis quelques années. La place des glaciers dans les phénomènes planétaires globaux est relativement modeste. Dans les régions circumpolaires inhospitalières et souvent inhabitées, leurs évolutions semblent à première vue sans inconvénients pratiques. Il n’en va pas de même des glaciers de montagnes dont les fluctuations peuvent entraîner des conséquences notables sur la vie et l’économie des vallées et des plaines de l’aval, comme on l’a vu par le passé. Heureusement, tous ces phénomènes sont lents et progressifs. De plus le monde dispose maintenant de moyens technologiques infiniment plus perfectionnés que jadis pour les observer, les contrecarrer ou en atténuer les effets. Il faut surtout ne pas se tromper de cibles et se concentrer sur les situations locales. Il ne semble pas qu’on en prenne le chemin.

7/ Appendice : les glaciers et le GIEC.
Les rapports du GIEC comportent certes de nombreuses informations sur le sujet (1 300 mentions « glacier » dans le dernier en date dit AR6). Mais la seule partie susceptible d’être lue par les dirigeants (et encore) est le « SPM » (summary for policy makers). Voici tout ce que nos « décideurs » sont autorisés à savoir (traduction de l’anglais). On en appréciera le caractère factuel et structuré…
-L’influence humaine est très probablement la cause principale du retrait global des glaciers depuis les années 1990. Ce retrait qui affecte presque tous les glaciers du monde depuis les années 1950 est sans précédent depuis au moins 2 000 ans (confiance moyenne).
-L’élévation du niveau de la mer pendant la période 1971-2018 est due (…) à 22% à la fonte des glaciers. Les fontes cumulées des calottes glaciaires et des glaciers ont été les contributeurs dominants de l’élévation du niveau de la mer pendant la période 2006-2018 (haute confiance).
-Les glaciers des massifs montagneux et des régions polaires sont appelés (committed) à continuer à fondre pendant des décennies ou des siècles (très haute confiance). Des diminutions ultérieures sont projetées (projected) dans (…) les glaciers (…) (moyenne à haute confiance).
Ce style est décidément inimitable.

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30 réflexions au sujet de « Mais où sont les glaces d’antan? »

  1. Et comme tous les étés (austraux), le fameux glacier de Thwaites « vêle », et comme son vêlage est, comme tous les ans, de très grande taille, l’alarme GIECO-Journalistico-Politique sonne à toute volée…
    Il est vrai que le glacier, comme ses « rejetons icebergs » est assez « monstrueux » (rien de personnel)

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  2. Merci pour cette très bonne synthèse. Je rajouterais qu’il y a fonte et fonte. En effet le réchauffement de la masse océanique réchauffe en été la température en surface des glaciers , chaleur confinée particulièrement en Antarctique les derniers 60 ans, par la banquise hivernale très étendue: cette fonte superficielle est de ce fait très limitée. Mais si la température estivale frôle le O°C pendant seulement pour 2 à 3 mois, la plasticité de la glace, elle augmente, notamment isolée thermiquement par des précipitations neigeuses plus importantes et les émissaires de calotte « surge  » . Les ice streams en crue, via une augmentation de la plasticité de la glace, s’étalent gravitairement à la côte, formant des plateformes de glace, qui elles flottent et barbottent dans une eau plus chaude. En conséquence, ces plateformes vêlent et fondent rapidement dans l’océan comme les émissaires de la plateforme de Ross ou pire de l’Ouest Antarctique ou dans les fjords groenlandais. Pour un bilan terrestre, la fonte des glaciers de montagne est une pedzouille, comme le souligne MD, sauf pour les communautés montagnardes pour lesquelles ils constituent la seule ressource en eau. Mais les amateurs du bronzage sur les plages n’ont rien à craindre de ces derniers.

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  3. Merci Michel pour cet article qui est je trouve très bien construit. Rappel des faits connus et de leur degré réel d’incertitude. Puis plaf, en annexe rappel discours du GIEC que pour un peu on aurait perdu de vue 😉 Et on laisse le lecteur tirer sa conclusion. Bravo. Et merci.

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    • Michel La Rouméliote
      Merci d’avoir rappelé ce bref texte (posthume, pour notre malheur) d’un grand scientifique, qui mérite en effet la relecture. Sauf erreur de ma part, Robert Vivian a été totalement ignoré par le GIEC.
      Cordialement
      MD

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      • Je confirme. Alors qu’il a passé sa vie à arpenter et étudier les glaciers. Voir ses expériences menées sous le glacier de Largentière en 1972. Tandis que d’autres se présentent comme glaciologues après une expédition au Groenland…

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  4. Bravo Michel, encore un article très instructif et fort bien écrit.
    Pour ce qui est de l’appendice, il fait bien ressortir en contrepoint de l’article ce qu’est le SPM d’un rapport du GIEC et à quoi il sert: ce document n’est pas destiné à résumer objectivement l’avancée (généralement assez mince) des connaissances scientifiques depuis le rapport précédent et les incertitudes (toujours considérables) qui subsistent, mais à énumérer tout ce qui ne manquera pas d’alarmer le lecteur et de le forger dans la conviction que tout va de mal en pis.

    Petite question: les glaciers ayant une inertie thermique considérable, qui se compte en décennies ou en siècles, la fonte observée actuellement n’est-elle pas, dans certaines régions, imputable en majeure partie à la sortie du PAG, et non au réchauffement de ces 50 dernières années? Calcul à la louche: le temps T de diffusion de la chaleur dans un milieu d’épaisseur L étant proportionnelle à L² (dans un modèle simpliste où l’on assimile le glacier à une couche d’épaisseur uniforme), on trouve T ~ 30 ans pour les glaciers les plus minces (50 m) et environ 50 fois plus (~ 1600 ans) pour les glaciers les plus épais (350 m). Bien sûr ces estimations sont des majorants puisque les glaciers commencent toujours à fondre par le bas (là où ils sont les plus minces), mais peut-être donnent-elles un ordre de grandeur du temps qu’il nous faudra attendre pour les voir disparaître entièrement?
    Il est d’ailleurs intéressant de voir qu’au cours des déglaciations la hausse du niveau océanique (imputable en majorité à la fonte des calottes nord-américaines et européennes) suit toujours la hausse de la température avec environ 6000 ans de retard. Soit le temps qu’il faut à la chaleur pour traverser les 700 m de glace qui couvraient le Canada… On constate également que le refroidissement (certes modeste) qui s’est amorcé il y a 8000 ans n’a pas inversé la tendance, les glaces ne se sont pas étendues, elles ont continué à fondre, mais plus lentement. Je suis donc toujours un peu sceptique quand on me présente le recul de nos glaciers comme un fait nouveau, lié indubitablement à nos rejets de GES…
    Bien à vous
    Laurent

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    • « Petite question: les glaciers ayant une inertie thermique considérable, qui se compte en décennies ou en siècles, la fonte observée actuellement n’est-elle pas, dans certaines régions, imputable en majeure partie à la sortie du PAG, et non au réchauffement de ces 50 dernières années? »
      Ne surestimez pas l’inertie des glaciers, elle dépend beaucoup de la taille du glacier et de l’ampleur de son bassin d’accumulation.
      Le glacier d’Aletsch (le plus grand des Alpes) a une inertie élevée parce-que son bassin d’accumulation est très vaste avec des sommets à + de 4000m où la glace résiste tout de même un peu aux grosses chaleurs estivales mais les petits glaciers plus bas en altitude réagissent assez vite aux variations climatiques.
      J’ai vu le glacier blanc (Hautes Alpes) grossir et avancer un peu dans les 80s après la décennie 70s fraîche et humide, puis reculer à partir des 90s. A partir de 2000, il a non seulement continué à reculer mais il a aussi perdu pas mal en épaisseur dans sa partie médiane (3000m d’altitude environ) où auparavant la neige tombée en hiver et au printemps ne fondait pas totalement en été alors que c’est très souvent le cas maintenant (mais il semble que la tendance soit au retournement).
      Pour info: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9_de_Madame_Carle

      « On constate également que le refroidissement (certes modeste) qui s’est amorcé il y a 8000 ans n’a pas inversé la tendance, les glaces ne se sont pas étendues, elles ont continué à fondre, mais plus lentement. »
      Ca dépend des glaces…, les glaciers alpins par exemple, qui sont modestes comparés aux grosses calottes du Groenland et de l’Antarctique, on vu leur taille varier au cours des derniers siècles. A l’époque romaine (et sans doute aussi à l’époque médiévale), ils étaient beaucoup plus réduits qu’aujourd’hui.
      Il y a mille ans quand les vikings se sont installés au sud-ouest du Groenland, il est très probable que les branches glaciaires qui proviennent de la calotte et se jettent en mer étaient plus réduites qu’aujourd’hui, mais la calotte elle-même ne devait effectivement pas être très différente de ce qu’elle est aujourd’hui (en tout cas, le pays était loin d’être vert partout 🙂 )

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      • YES SIR!
        On a exactement le même schéma lors de l’interglaciaire précédant, sans activité industrielle.
        – Une première fonte pulsée associée à l’optimum climatique ( max d’insolation dans l’hémisphère Nord, 8000 ans BP pour l’Holocène) mais avec des réavancées modulées par des minima d’activité solaire,
        – Un refroidissement progressif liée à l’isolation (facteur orbital) comme celui depuis 6000 ans pour l’Holocène, avec reconstitution modeste des glaciers de montagne ,
        – puis un réchauffement lié au décalage dans le temps (3000 ans) du max d’insolation de l’hémisphère sud par rapport au Nord. Ce réchauffement, arrivé par voie océanique en Europe (AMOC) est modulé par l’activité solaire: Petit Age glaciaire lié à des minima d’activité solaires.
        – Actuellement nous venons de passer un maxima d’activité solaire (cycles 17 à 23) ce qui explique cette fonte impressionnante à nos yeux des glaciers compris entre 60°Nord et 60°Sud (mais minime à l’échelle de l’Holocène et des autres interglaciaires).
        -Et un refroidissement en cours : cycles 24-25 et 26 entamé : augmentation de la fréquence et violence des tempêtes (cf. Petit Age glaciaire).

        La remontée du niveau marin est anodine (50 cm depuis 1840) et est surtout contrôlée par le réchauffement dilatation de l’océan intertropical. En périodes glaciaires, les pulses de remontée du niveau marin sont 10 à 20 fois plus puissants que ce qui est observé ces dernières années.
        La vitesse et l’amplitude du relèvement eustatique Holocène sont du même ordre, c’est à dire 10 à 20 fois moins rapides et importants que lors des évènements Dansgaard Oeschger.

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  5. Bonjour, merci Michel, intéressant sur le plan scientifique. Mais, force est de constater que la conclusion et le problème est inexorablement le même; Le fameux résumé falsifié à l’attention des décideurs politico-médiatiques, qui est le reflet de ce que veut entendre le sinistre personnage Klaus Schwab, Davosien en chef.
    Ce patibulaire individu planificateur, gagne 1 M € par an et explique aux autres qu’ils doivent changer de mode de vie contre leur gré. Je n’ai rien contre ses revenus, ils sont payés par les « adhérents » du WEF et non par les contribuables, la cotisation au WEF allant de 52 000 € à 200 000 € (en fonction de la capacité de nuisance), mais qu’il ne décide pas à notre place de ce que nous devons faire de notre existante.
    Ce triste individu (auteur de Great Reset), qui à une autre époque, aurait eu toutes les caractéristiques machiavéliques requises pour mener une grande planification Européenne, demanderait à être davantage connu du grand public, afin d’y être détesté par le plus grand nombre. Avant lui, un autre illuminé avait tenté un Great Reset, mais cela a mal terminé. Merci. Bien à vous.

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  6. Le pb des écrits du GIEC ne me paraît pas borné au style… Mais à chaque fois que je découvre une référence citée d’ARn°xx, elle est immanquablement abscons et truffée de contre sens.
    Encore une fois ici : ils annoncent que l’élévation du niveau de la mer serait dû à 22% à la fonte des glaciers. Et la phrase d’après, en rétrécissant la période de référence, ils annoncent tout benoîtement que c’en est la cause principale. Ce n’est même plus le style qui est pauvre, mais le raisonnement qui est débile, ou plutôt carrément absent !

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    • Ce n’est pas ce qui est écrit …
      Les fontes cumulées des calottes glaciaires ET des glaciers ont été les contributeurs dominants de l’élévation du niveau de la mer.
      N’est-ce d’ailleurs pas évident? (si on ajoute la dilatation de l’eau on doit être a 100%)

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  7. Les glaciers alpins qui fondent libèrent des trésors d’archéologie. À tel point que les autorités suisses font appels à candidature pour contribuer à les collecter. https://www.vs.ch/documents/529400/4282387/2018+10+02+Dossier+de+presse+-+M%C3%A9moire+de+glace.pdf/8c0d2be2-c939-45c3-b914-142bb91acfe7?t=1538394335537 P7 : « Appel à une participation citoyenne pour la collecte et la sauvegarde du patrimoine archéologique glaciaire. »
    La vie sociale était bien présente dans un passé proche (moyen age) et plus lointain (2000 à 10000 ans). Quelle preuve plus convaincante que la situation actuelle n’a rien d’inédit ?

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    • Les preuves sont nombreuses mais le dogme s’impose sur l’évidence.
      D’ailleurs, qu’en est-il du rapport de 34 pages de Pascal Richet en réponse à sa censure dont @benoitrittaud nous avait parlé ? Là aussi, l’évidence ne l’a pas emporté sur le dogme (j’avais même remarqué que l’on pouvait voir les même décalages températures/CO2 sur les forages du Dome C).

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    • Merci Dominique pour ce lien intéressant. Dommage que personne, à part ici, ne mentionne de tels travaux. Il aurait fallu en informer Nicolas Hulot avant qu’il n’aille faire un pèlerinage climatique en télésiège au-dessus des glaciers des Alpes pour nous alarmer sur le fait que les conséquences du RCA sont à nos portes… ainsi qu’à cette association militante qui avait organisé les funérailles de je ne sais plus quel glacier assassiné par les méchants Hommes !

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  8. Bonne année Fritz, bon C02 à tous. C’est clair, nous sommes à la croisée des chemins, un nouveau quinquennat nous conduirait à la catastrophe pour notre pays. Les Davosiens et tous les « Young Global Leader » (ils sont nombreux, consultez le site) du funeste Klaus Schwab œuvrent pour la finalisation du IV Reich. Les chemises brunes sont remplacées par des chemises verdâtres, le Führer par Ste Greta, la croix gammée par le Non C02, les jeunesses Hitlériennes par les Climatejugend. Toute ressemblance serait purement fortuite, bien entendu. Mais comme tous les grands sinistres prédicateurs et usurpateurs de notre histoire contemporaine, Schwab sera confronté aux humanistes, la bataille sera rude. L’escroquerie climatique est désormais démasquée par le plus grand nombre, cette histoire va se terminer en GJ en bien pire.
    Malgré tout, la supercherie climatique est relayée religieusement par le président Macron à l’occasion des vœux 2022, qui évoque; « dans le respects de nos engagements climatiques »…rien que cela ! Un Président Français prétend pouvoir régler le climat mondial ! Charles au secours !
    Même le jour de l’an, il a osé nous refiler sa duperie, c’est insupportable, il n’a vraiment aucun respect pour le réveillon. Après une déclaration aussi inepte, alors qu’il a mis 5 ans à comprendre qu’il y avait besoin de centrale nucléaire pour générer du courant, ce gouvernement ne comprend pas pourquoi il n’est pas respecté… Le garçon étant brillant, il ne peut s’agir que d’une volonté de nuire ou d’obéir religieusement à tonton Schwab (autoproclamé Führer du IV Reich) , c’est plus grave que la bêtise, cela s’assimile à de la trahison envers ses concitoyens contribuables, mais aussi électeurs.
    Merci. Bonne année, vive le C02, vive le verdissement et Résistons.
    *

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  9. Bonne année et bon C02 Murps & Michel, certes, mais j’ai un moment eu le sentiment d’un endormissement du « tweet », d’où ma relance.
    La bonne nouvelle de l’année, les politiques commencent par s’emparer de la question éscrologique et de la prétendue néonocivité du C02, en témoigne l’intervention de Philippe Devilliers à 19:51 et 32:23 : https://youtu.be/pbrei4QmMfs . Bon réchauffement pour cette nouvelle année décisive et surtout ne prenez pas froid. Merci. Bien à vous

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