Bonnie on Clyde

Par MD

(« Bonnie the seal » est le surnom du petit
phoque choisi comme mascotte de la COP26).

1/ Introduction.

Le rideau est tombé à Glasgow. Rien ne nous aura été épargné, depuis le parallèle historique douteux osé par un prélat anglican, jusqu’aux slogans orduriers d’une jeune égérie nordique, en passant par les logorrhées apocalyptiques des « autorités ». Les « élites » repues qui sont venues nous prêcher la frugalité sont reparties comme elles étaient arrivées, dans leurs 400 jets privés. Cette écume peu engageante a été emportée au fil de la Clyde. Fin de l’épisode.

On peut maintenant examiner les résultats pratiques de cette quinzaine prodigieuse. Que le lecteur pardonne le caractère fastidieux de ce qui suit : la lecture méthodique des documents ne le fut pas moins.

2/ Le cadre institutionnel.

On rappellera qu’il y a eu trois conférences en une, impliquant trois ensembles d’états presque superposables, et débouchant sur trois « décisions » finales. En effet, la réunion dite COP26 était en réalité la superposition de trois « Conférences des Parties agissant comme réunion des Parties à… » respectivement :
-la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, 26ème conférence (COP-26)
-l’Accord de Kyoto, 16ème conférence (CMP-16).
-l’Accord de Paris, 3ème session (CMA-3).

A l’heure où sont écrites ces lignes, on dispose, sous la dénomination de « Pacte de Glasgow », de deux « décisions » finales : la CP.26 (réf UNFCCC) et la CMA.3 (réf Accord de Paris). Ces deux textes comportent une large partie commune mais ne sont pas identiques. En effet la CMA.3 se réfère abondamment aux clauses de l’Accord de Paris et aux « nationally determined contributions » (NDCs). Rappelons que les NDCs sont les documents qui comportent les engagements de chaque pays en matière d’émissions de gaz dits « à effet de serre » et surtout de CO2. Ils sont censés être améliorés périodiquement, dans le sens de la réduction des émissions.

Les commentaires qui suivent se réfèrent exclusivement à la CMA.3.

3/ Organisation et contenu de la décision CMA.3.

La CMA.3 comporte au long de ses dix pages : 6 attendus et 97 articles répartis en huit chapitres : I Science & urgency (1 à 5) ; II Adaptation (6 à 13) ; III Adaptation finance (14 à 23) ; IV Mitigation (24 à 39) ; V Finance, technology transfer and capacity-building for mitigation and adaptation (40 à 60) ; VI Loss & damage (61 à 74) ; VII Implementation (75 à 85). ; VIII Collaboration (86 à 97). Le texte comporte 69 références à l’Accord de Paris ; le Pacte de Glasgow apparaît dès lors comme un simple appendice.

4/ Paraphrases des principales clauses significatives.

On s’intéresse ici surtout aux clauses comportant des chiffres et des dates, ou traitant de quelques sujets très précis. Elles sont énumérées ci-après dans l’ordre des chapitres et des articles et résumées en une phrase, en essayant de ne pas trahir le texte anglais.

– Il est important de disposer de la meilleure science disponible (best available science) pour une politique climatique efficace. La base de cette science est le rapport du WG1 de l’AR6 du GIEC.

– Les activités humaines ont déjà provoqué une hausse des températures de 1,1°C, ce qui suscite l’alarme et l’extrême inquiétude (alarm and utmost concern) car les effets se font d’ores et déjà sentir dans toutes les régions.

– Il est urgent d’accroître les ambitions et les actions car la décennie en cours est critique (critical decade).

– La lecture du rapport AR6-WG1 suscite des inquiétudes sérieuses (serious concern) quant aux phénomènes extrêmes qui vont continuer à augmenter à chaque accroissement de températures.

– La quatrième session de la Conférence se tiendra en novembre 2022 à Sharm-el-Sheikh (Egypte) dans le cadre de la COP27. Le GIEC est « invité » à présenter le rapport du WG2 pour cette conférence.

– Il est demandé (requested) aux états qui n’ont pas présenté ou mis à jour leur programme d’adaptation au changement climatique de le faire en 2022.

– Le financement de l’adaptation est insuffisant pour répondre à l’aggravation des impacts dans les pays en développement. Les pays développés sont exhortés (urged) à doubler au moins leur mise entre 2019 et 2025 dans le contexte d’un équilibre entre mitigation et adaptation.

– L’objectif est réaffirmé de maintenir l’augmentation de la température globale, par rapport à l’époque pré-industrielle, bien au-dessous de +2°C tout en poursuivant les efforts pour la contenir à +1,5°C.

– L’impact d’une température à +1,5°C serait très inférieur (much lower) à celui de +2°C.

– La limitation à +1,5°C requiert une réduction rapide, profonde et soutenue des émissions de gaz à effet de serre (GHG), impliquant pour le CO2 une réduction de 45% en 2030 par rapport à 2010, à zéro (net zero) vers le milieu du siècle, ainsi qu’une réduction profonde des autres GHG.

– Cet objectif requiert une accélération pendant cette décennie critique (critical) et (selon la formule consacrée) : « on the basis of the best available scientific knowledge and equity, reflecting common but differentiated responsibilities and respective capabilities in the light of different national circumstances and in the context of sustainable development and efforts to eradicate poverty. ».

– Le rapport de synthèse des NDCs montre que la somme des engagements actuels des états entraînera une augmentation de 13,7% des émissions de GHG en 2030 par rapport à 2010. Les états sont donc invités à revoir à la baisse leurs engagements et à les communiquer pour la quatrième session (lors de la COP27).

– Les états sont exhortés à établir une stratégie de transition vers le net zéro pour le milieu du siècle ou autour du milieu du siècle, selon les circonstances nationales.

– Les états sont appelés (called) à accélérer le développement des systèmes énergétiques à faibles émissions, y compris les efforts vers la réduction progressive (phase down) des centrales à charbon sans CCUS (carbon capture utilisation and storage) (unabated) et l’élimination (phase out) des subventions inefficaces (inefficients) aux énergies fossiles, tout en reconnaissant la nécessité d’une aide pour une transition équitable.

– Les états sont invités à envisager pour 2030 la réduction des émissions des GHG non-CO2, y compris le méthane.

– Il est profondément regrettable que l’objectif des états développés de mobiliser 100 milliards de dollars US par an en 2020 n’ait pas été respecté. Il est urgent de respecter cet objectif au moins jusqu’en 2025. Il serait même nécessaire d’aller au-delà de 100 Mrd US$ par an.

– Le changement climatique a déjà causé et va causer de plus en plus de pertes et dommages (loss and damage), notamment du fait des évènements extrêmes.

– Il est donc urgent que les pays développés opèrent une montée en puissance des actions pour combattre et compenser ces pertes et dommages, par des moyens incluant la finance, les transferts de technologie et le développement des capacités.

– Le secrétaire général de l’ONU est invité à convier les chefs de gouvernements (world leaders) en 2023 pour mettre au point les ambitions pour 2030.

On ne s’étendra pas sur le reste du texte, qui comporte de nombreuses généralités, réaffirmations et pétitions de principe sans conséquences opératoires. De nombreuses clauses ont trait à l’organisation et la répartition des tâches entre les innombrables comités, commissions, groupes de travail et corps subsidiaires qui caractérisent le fonctionnement interne de l’UNFCCC, digne branche de l’ONU à cet égard.

5/ Observations.

L’analyse du texte révèle quelques absences : deux occurrences seulement pour « energy » aucune pour « renewable », « solar », « wind », « biomass », « nuclear »  pas plus que « oil » ou « gas » (sauf GHG) (il en allait d’ailleurs de même dans l’Accord de Paris). Par contre on note l’apparition en fanfare du charbon, qui est devenu la bête noire universelle (sans jeu de mot). On sait que l’article 36 qui traite du sujet a donné lieu à un veto de dernière minute de l’Inde, qui a fait remplacer « phase out » (élimination) par « phase down » (réduction progressive). En outre, on comprend que les centrales qui seront équipées de CCUS (système de récupération du CO2, encore à l’état de prototype) échappent à l’ostracisme. Quant au « phase out », il s’applique exclusivement aux subventions « inefficient » dont bénéficieraient les énergies fossiles (compte tenu des taxes exorbitantes qui frappent ces produits, on peut se demander où se nichent ces subventions).

La date de 2050 pour le « net zéro » a disparu, remplacée par « vers le milieu du siècle ». Par contre, la date de 2030 s’est vu conférer un caractère magique, en tant qu’échéance de la décennie en cours réputée « critical » on ne sait trop pourquoi. Or la recension des NDCs en vigueur fait apparaître pour cette échéance une perspective d’augmentation (par rapport à 2010) des émissions de CO2 de + 13,7% (sic) au lieu des moins 45% espérés. Le ridicule de la disproportion entre l’ « objectif » et les intentions apparait d’ailleurs au grand jour dans ce graphique officiel (carbon action tracker).image001

On voit tout de suite l’urgence de réviser les NDCs dans l’année qui vient…

Enfin les « 100 milliards d’US dollars » par an de contribution qui dataient de Copenhague ont survécu (quoique le dollar ait perdu 20 ou 25% de sa valeur depuis 2009). Les pays développés sont restés arc-boutés sur ce chiffre magique, malgré les montants volontairement provocateurs évoqués par l’Inde, l’Afrique et quelques autres.

6/ Péchés originels.

Le Pacte de Glasgow, comme ses prédécesseurs, est gravement entaché par des postulats discutables, voire grossièrement erronés.

-L’élévation de la température depuis l’époque « pré-industrielle » (notion mal définie d’ailleurs) est un fait. Le chiffre de 1,1°C d’augmentation est plausible. Cette augmentation illustre la sortie du « petit âge glaciaire ». Par contre, l’attribuer exclusivement aux activités humaines (article 3) est tout simplement un mensonge.

-L’affirmation répétée ad nauseam que cette augmentation modeste de température aurait entraîné une aggravation des évènements météorologiques extrêmes est contredite par les données disponibles, surtout si l’on tient compte du progrès des méthodes d’investigation qui révèlent des phénomènes autrefois ignorés. La perspective d’une aggravation de ces évènements dans l’avenir ne repose donc sur aucune base sérieuse.

-L’assistance aux pays les moins développés est une exigence légitime basée sur la solidarité internationale. Par contre, en prendre comme prétexte une modeste élévation de température ou de concentration en CO2 attribuées aux activités humaines est une imposture. C’est oublier à quel point les activités en question ont permis une amélioration spectaculaire des conditions d’existence, et conféré aux pays une meilleure résilience aux inévitables aléas météorologiques.

-Enfin les perspectives d’augmentation de températures en fonction des émissions de CO2 et autres reposent sur des modèles aussi approximatifs que les données sur lesquelles ils s’appuient. Ces perspectives sont d’ailleurs momentanément contredites justement dans les années récentes, circonstance totalement ignorée des congressistes.

7/ Et maintenant ?

Les espoirs que certains fondaient (bruyamment) sur cette vingt-sixième conférence se sont amenuisés au fil des jours, d’où la déception et les excuses désolées de son président, qui rappellent l’issue de la COP15 de Copenhague. Le 55ème parallèle serait-il maudit ?

Mais on peut aussi trouver des motifs de satisfaction.

Les pays en développement ont implicitement gagné le droit d’utiliser les ressources de leur sol, ce qui est bien la moindre des choses. La finance internationale sera bien obligée de se plier à cette réalité. Quant au net zéro, l’Inde a annoncé que ce serait pour 2070, autant dire when the pigs fly. La Chine a répété qu’elle s’en tenait aux fatidiques « 2°C ». Avec les autres pays à leur suite, ce sont 4/5 de l’humanité qui sont entrés en résistance.

Les pays développés ont échappé à l’inflation des demandes de « dommages » et au risque de contentieux au moindre évènement météorologique. Certains pays et non des moindres ont déjà fait savoir qu’ils n’amenderaient plus leurs NDCs, considérant qu’ils ont déjà fait les fonds de tiroirs ; on peut donc espérer la stabilisation des mortifications inutiles.

Ce qui devrait plaire à certaines mouvances, c’est que le « vert » a été omniprésent dans les délibérations :image002

Bonnie the seal, lui, en rigole encore, à moins qu’il ne se réjouisse du départ de tous ces importants importuns.image003

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18 réflexions au sujet de « Bonnie on Clyde »

  1. Il est étonnant que l’on ne parle pas de l’eau, le principal gaz à effet de serre. Il est vrai qu’il est difficile de différencier l’eau émise par l’activité humaine de l’eau résultant de l’accélération du cycle de l’eau due au réchauffement, naturel ou « anthropique ». Il est de plus probable que la première est en quantité négligeable par rapport à la seconde. D’où ce silence, alors qu’il est plus facile de s’en prendre au CO2, dont les émissions sont plus accessibles?

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      • Un rapide calcul sur les panaches des centrales nucléaires, très grossier et faux mais qui permet d’apprécier l’ordre de grandeur :
        30 réacteurs à puissance nominale délivrent 10% du prélèvement à la rivière (0,1x50m3/sx30=150m3/s), soit sur 24h, temps du renouvellement de l’atmosphère de la France, 13×10 6 m3/j. Comparés à une atmosphère par exemple de 80% d’humidité (10000 ppm)et de 3000 m d’épaisseur; 10-2 x 550 000 km2 x 3000 m = 1,5 10 9 m3 de vapeur atmosphérique. Et je ne compte pas les nuages… Soit un apport de l’ordre de 10 -2 sauf erreur. Les panaches ajouteraient environ 1 % à la vapeur présente dans l’atmosphère d’une France ensoleillée, ce qui ne me paraît pas de nature à avoir une grande incidence. Peut-être un peu si on ajoute les combustions (transports, chauffages…) ?

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    • Michel, vous avez raison, la vapeur d’eau est le principal GES (très loin devant le CO2), mais celle émise par les activités humaines n’a pas à entrer en ligne de compte pour une raison très simple: la vapeur d’eau, d’où qu’elle vienne, n’est pas stockée par l’atmosphère pendant des décennies (comme le CO2) mais pendant quelques heures ou quelques jours seulement, et elle finit toujours par condenser pour former des nuages. Le stock de vapeur d’eau dans l’atmosphère est totalement indépendant du flux émis par les activités humaines qui, par ailleurs, est effectivement négligeable devant celui de l’évaporation naturelle. Aucun « lobby de la vapeur d’eau » ne protège celle-ci, rassurez-vous…

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      • Il me semble que plus la température de l’atmosphère est élevé plus elle peut contenir de vapeur d’eau donc si la température augmente le stock de vapeur d’eau aussi

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  2. Persoi, j’adooore les chiffres « magiques » : 500jours, puis 10 ans (avant la fin du monde), +2°, enfin +1.5°, 100 Mds$, j’arrête là…
    Cela dit, le meilleur chiffre magique c’est ZÉRO : carbone, charbon, pétrole, gaz ,viande, CH4 etc etc (en n’oubliant pas le zéro gluten, sucre, gras, sel, mais ça c’est uniquement pour le miam miam);
    Enfin je ne résiste pas au plaisir de le redire : vive « lécolonialisme »

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      • En Amazonie ça déboise fortement , c’est indéniable, même si le déboisement de ces dernières années est deux fois moins important que dans les années 2000 .

        L’addition du déboisement en Amazonie depuis 50 ans est énorme , ce n’est pas bon pour cette forêt essentielle à la diversité du vivant , le climat est hors sujet dans cette affaire et l’histoire du reverdissement de la planète n’a pas de sens , on ne va pas planter du tabac avec ses grandes feuilles et dire : regardez la planète verdit !

        Planter des arbres au bon endroit sur Terre et gérer l’exploitation du bois est très important .
        Regardons la catastrophe à Madagascar où la forêt, qui recouvrait tout le pays , a disparu .
        Planter des arbres pour sauver la Forêt !!

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      • Laurent, le reverdissement de la planète est lui aussi indéniable, mais vous avez raison, ce n’est pas grâce au reboisement. L’exploitation massive des forêts tropicales et équatoriales n’est pas compensée par le reboisement des zones tempérées et froides. A part ça, dans les zones arides, certaines s’étendent tandis que d’autres verdissent (on parle surtout des premières), mais surtout, dans presque toutes le forêts du monde, l’indice foliaire a connu une progression vertigineuse (+40% sur 40 ans si ma mémoire est bonne), et ça ne s’explique pas autrement que par l’enrichissement de l’atmosphère en CO2, ingrédient de base de la photosynthèse. Mais ça, il ne faut surtout pas en parler ! Ceci dit, pas sûr que cette progression de l’indice foliaire favorise la biodiversité là où on déboise à tout va. Il faudrait demander aux orangs-outangs de Bornéo ce qu’ils en pensent. Mais il faudrait surtout que les Chinois cessent de massacrer les forêts d’Asie et d’Afrique. Et une bonne façon de les y encourager et de ne plus importer leur bois. Nous avons en Europe d’excellentes essences qui peuvent fort bien remplacer les bois exotiques pour la plupart des usages, exploitons-les !

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  3. Bonjour, oui nous avons bien compris qu’il fallait toujours plus d’argent…encore et encore, il y a des investisseurs en attente de ROI (Return On Investment) ! Ils possèderont la terre à eux seuls un jour. Le Green deal est extrêmement énergivore ! Merci. Bien à vous. JR

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  4. @Herte07
    Oui, c’est élémentaire, un air chaud peut contenir davantage de vapeur qu’un air froid; c’est d’ailleurs, d’après les climatologues, la principale rétroaction positive susceptible d’amplifier le réchauffement du climat – et j’ajoute, quelle que soit son origine.
    Pourtant, sauf erreur de ma part, il semble que dans la modélisation des cycles glaciaires les paléoclimatologues préfèrent accuser les variations du taux de CO2 (capté par les océans lors des glaciations puis rejeté dans l’atmosphère lors des déglaciations), plutôt que celles de la vapeur d’eau… peut-être au motif qu’on sait mesurer les premières mais pas les secondes. Si je me souviens bien, dans leur article fondateur sur la carotte de Vostok, Petit & Jouzel prétendent que les variations des paramètres astronomiques de Milankovitch ne peuvent à elles seules expliquer que 4° de réchauffement, sur les 7° généralement observés d’un minimum glaciaire à un optimum interglaciaire. Du coup, ils accusent allègrement le CO2 d’être responsable des 3°supplémentaires. Ils négligent complètement la vapeur d’eau dans l’affaire. Et comme le taux de CO2 oscille typiquement de 180 à 280 ppmv au cours des cycles glaciaires, la valeur de la sensibilité climatique au CO2 qu’on obtient avec cette approximation est de l’ordre de 4°C/2*CO2. C’est évidemment irréaliste, mais c’est malheureusement cette valeur qui est mise en avant pour nous imposer des réductions drastiques d’émissions…
    Pour en revenir aux commentaires de Michel, je répète que la quantité de vapeur d’eau émise par les activités humaines n’a absolument aucune incidence sur le stock global contenu dans l’atmosphère. Il peut s’amuser aussi à calculer combien de gigatonnes de vapeur d’eau sont produites chaque jour par l’évaporation des océans, et voir ce que ça représente comme nombre de réacteurs nucléaires !

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  5. «  » » » »La nouvelle économie de l’énergie : un exercice de pensée magique » » » » » »
    https://www.climato-realistes.fr/la-nouvelle-economie-de-lenergie-un-exercice-de-pensee-magique/
    Pas de possibilité de laisser un commentaire , donc je le laisse ici
    Bon article dans l’ensemble , mais je suis déçu de ne jamais avoir rencontré le mot NUCLEAIRE dans cet article , à moins que j’ai lu trop vite

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  6. A la question posée au regretté Marcel Leroux « pour le climat qu’observe-t-on au niveau global ? »
    Il avait répondu « au niveau global on observe rien ».

    Cela semble un peu lapidaire mais c’est parfaitement défendable, et même la seule affirmation raisonnable.
    Représenter le climat par une poignée de grandeurs moyennées annuellement sur de gigantesques surfaces m’a toujours laissé dubitatif.
    Ces valeurs ont-elles un sens ? décrivent-elles le système ? permettent-elles des prévisions ?

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