Éloge de l’écrit

Parmi les moyens d’action médiatiques d’aujourd’hui il y a la publication de livres. Ça fait peut-être ringard à l’époque des réseaux sociaux, mais c’est pourtant crucial, car bien souvent quelqu’un que l’on interviewe dans un média est quelqu’un qui vient d’en publier un.
C’est la raison pour laquelle publier des ouvrages est un axe important des climato-réalistes, qui disposent de leur propre collection (« Grandeur nature », aux éditions de l’Artilleur). Rien qu’en 2021, on dénombre au moins quatre livres significatifs sur le sujet : La Religion écologiste de Christian Gérondeau, Les Écolos nous mentent ! de Jean de Kervasdoué et Henri Voron, Écologisme : assaut contre la société occidentale de Samuel Furfari et (même si son sujet dépasse l’écologisme) Cent cailloux dans la chaussure de Monsieur Macron de Rémy Prud’homme.
Cependant, pour atteindre son objectif, un livre a besoin de plusieurs formes de soutien.

Le soutien le plus immédiatement efficace est celui des acheteurs. C’est le nombre de ventes qui fait d’un livre un « phénomène » ou pas, et vaudra à son auteur d’être relayé dans les médias. Si un livre ne dépasse pas les quelques centaines de ventes, il a peu de chances d’être remarqué au-delà du petit cercle des déjà convaincus, surtout quand le sujet est politiquement incorrect. En revanche, un ouvrage qui tutoie les cinq chiffres retiendra forcément l’attention.

Un second type de soutien est celui des lecteurs. L’ensemble des lecteurs ne recouvre pas exactement celui des acheteurs (on peut lire un livre qu’on s’est fait prêter ou offrir, ou bien ne pas lire un livre qu’on a acheté), et dispose d’un intérêt propre. Lire, c’est apprendre à peuafiner des arguments, c’est découvrir une pensée charpentée et travaillée, mais aussi découvrir d’autres références pour aller plus loin. C’est avant tout par ses lecteurs qu’un livre diffuse ses idées. On ne peut pas prétendre comprendre en profondeur sans une solide bibliothèque.

Un troisième type de soutien est celui des commentateurs. Jadis, parler d’un livre consistait à en discuter avec sa famille ou ses amis. Aujourd’hui, cela se fait aussi en mettant des étoiles et des commentaires sur les sites de vente en ligne. C’est une méthode très simple et très efficace pour accroître la visibilité. (L’algorithme d’Amazon pour vous suggérer des livres est partiellement fondé sur le nombre de commentaires et d’étoiles reçues.) Une autre façon de faire consiste à écrire des articles de blog (merci à Jacques Pilet de l’avoir fait pour Geocratia), ou encore de s’adresser à un média, une librairie, une association, un salon du livre ou autre, que vous connaissez : « J’ai lu tel livre, très intéressant, vous devriez parler avec son auteur… » voilà qui est potentiellement beaucoup plus efficace que quand l’auteur essaye de faire sa pub lui-même. Et enfin il y a évidemment les réseaux sociaux.

Si je prends le temps de faire ces quelques rappels évidents, c’est parce que l’Association des Climato-Réalistes reçoit souvent du courrier de la part de gens qui se demandent comment nous soutenir, et que c’est particulièrement le cas en cette période où le GIEC fait parler de lui. De mon côté je reçois aussi quelques mots gentils sur Geocratia et quelques commentaires sur MM&M. Tout cela fait bien sûr très plaisir (que leurs auteurs en soient remerciés), mais on ne peut pas s’empêcher de penser que tout cela serait plus efficace avec une diffusion plus large. Les livres existants sont suffisamment variés dans leur contenu et leur ton pour permettre à chacun de choisir le type d’idées dont il veut aider à la promotion, du fouillé Confessions d’un repenti de Greenpeace de Patrick Moore, au plus ciblé Merci au CO2 ! de François Gervais en passant par le très intellectuel Une Histoire naturelle de l’homme de Bertrand Alliot, pour n’en citer que quelques uns. Les vacances sont un bon moment pour les livres, alors on compte sur vous.

4 réflexions au sujet de « Éloge de l’écrit »

  1. J’ai lu aussi Géocratia…Dommage que vous ayez sacrifié le côté romanesque au profit de votre message, de votre combat, de vos espérances. Il y avait moyen d’en faire un livre « tourne-pages), d’y mettre plus de suspens. Sinon les idées développées sont intéressantes et j’y adhère.

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  2. Ping : Le livre de Christian Gerondeau cartonne sur Amazon | Mythes, Mancies & Mathématiques

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