Qui donc tire les ficelles du climat ?

par Dominique Crestey.

Quel est l’ennemi au juste ? Ceux qui comme moi, perçoivent la gigantesque imposture, donnent parfois à l’ennemi le même visage qu’il aurait pour eux, sans cette imposture. Si bien qu’on peut se demander si le climat n’est pas à l’occasion, un moyen, conscient ou non, de vendre sa boutique ou d’attaquer celle du voisin. C’est une tendance naturelle. Mais elle peut desservir notre cause, en repoussant d’office, ceux qui n’épousent pas strictement nos propres convictions politiques ou économiques. Ce n’est pas toujours évident de militer pour une cause commune, ici le climat, quand on voit ses amis (…litants) sortir le mégaphone pour scander sans retenue, des idées intéressantes mais qui ne sont par forcément les nôtres. On peut se sentir associé malgré soi, à des tendances qu’on ne défend pas, voire qui nous agacent, ou pire encore. Alors que faire ? Il m’arrive de rappeler que notre mouvement est « apolitique ». Mais ce n’est pas simple, car cette histoire de climat concerne le vivre-ensemble, donc cette histoire est politique par définition. Il m’arrive de lister les arguments de gauche et de droite pour bien rappeler qu’il y en a autant des deux côtés.

Pour certains, l’ennemi serait une sorte de société secrète mondialiste qui souhaite détruire les nations pour établir un ordre mondial supérieur. Pour d’autres ce sont ces mouvements qui prônent la décroissance en dénonçant toutes les formes du progrès humain, sources selon eux de l’enfer sur Terre (les pauvres, si seulement on pouvait les envoyer 100 ans en arrière avec une simple rage de dent, histoire de les faire changer d’avis). D’autres encore sont persuadés d’un complot contre le capitalisme qui entend l’anéantir puisqu’il « déréglerait le climat ». Pour beaucoup, c’est le libéralisme plus généralement, qui est la cible de nos ennemis, persuadés qu’ils sont de ses conséquences néfastes pour la planète.

Mais alors, Sarkozy serait-il de ceux-là ? Est-il mondialiste ? Prône-t-il la décroissance ? Veut-il la mort du capitalisme ? Est-il anti-libéral ? À priori non.

Pourtant il a organisé le grenelle de l’environnement avec une kyrielle de lois qui ruinent la France. Il fait comme tous les autres finalement. Comme Macron avec sa convention citoyenne, il glane des voix. Toute voix est bonne à prendre doivent-ils se dire. Idem Hollande, Mélenchon, et tous les autres. Tous les partis, sans exceptions, rivalisent de propositions pour « sauver la planète ». C’est une stratégie électorale qui ne trompe personne et qui consiste à se positionner mollement, sans risque ni panache, dans le camp du Bien.

On pourrait aussi penser qu’ils ont la tête bien faite pour être rendus là où ils sont. Un tel parcours qui les hisse à la tête d’un parti, nécessite d’être intelligent, d’avoir du charisme, d’être instruit. Ils devraient aussi avoir un minimum de connaissances scientifiques pour pouvoir raisonner rigoureusement, et se forger leur propre idée sur des sujets comme le climat. Pourtant, Sarkozy dit que le CO2 fait des trous dans la couche d’ozone !(0’50: https://www.dailymotion.com/video/x6sl4i). Et Hollande que le réchauffement climatique provoque des tsunamis ! (1’55: https://nos-medias.fr/video/francois-hollande-le-rechauffement-climatique-cause-des-tsunamis-et-tremblements-de-terre).

Ils en sont tous là en fait… et ce sont nos décideurs !!!

Ils font partie intégrante d’un système qui leur permet de prendre en concertation des décisions stupides, dans un domaine complexe (le climat) pour lequel ils sont d’une ignorance crasse. Le système maintient ces décideurs ignorants dans l’ignorance. Ils sont conseillés par d’autres ignorants qui, ne sachant pas trop non plus, regardent les sondages faute de mieux, et se satisfont de la satisfaction de leurs électeurs à qui on dit que l’heure est grave, que tout est détraqué, mais qu’on s’en occupe. Et ils prennent en final des décisions contraires à l’intérêt général (développement de l’éolien, fermeture de centrale nucléaire, voitures électriques, etc.).

Ne serait-ce pas juste ça l’essentiel du problème : L’absence de complot généralisé au fond. Mais au contraire l’intérêt, juste électoral, d’une classe dirigeante ignorante et mal conseillée. Faire des voix en suivant le mouvement sans prendre trop de risque, en peaufinant son image, comme Melenchon qui à Marseille se prend subitement de passion pour le football.

Si on rajoute à l’intérêt du politique à faire des voix, celui des journalistes à gagner de l’audimat par le catastrophisme perpétuel, celui des scientifiques à gagner des crédits de recherche avec le CO2, celui des industriels à gagner des sous avec l’ « énergie verte », celui des financiers qui se réjouissent déjà des 90 000 milliards de dollars chiffrés par l’ONU pour « sauver la planète », et celui des écolos qui veulent la sauver par pure idéologie, on a une espèce de gloubiboulga d’intérêts diffus, très difficile à combattre car non centralisé et mal identifié. Cet ennemi-là est partout. Il est même jusque dans la tête de nos voisins, de notre entourage, de nos enfants. D’ailleurs nos voisins ont eux aussi leur intérêt là-dedans : leur bonne conscience à 2 balles qui leur fait acheter une voiture électrique, similaire aux « indulgences » du Moyen Âge pour se laver des péchés de cette nouvelle religion de l’écologisme, à savoir les péchés du développement humain.

Réduire l’ennemi à seulement celui « qu’on aimerait personnellement qu’il soit », à celui qui n’épouse pas strictement nos convictions économiques ou politiques personnelles, c’est dommageable à plus d’un titre pour notre cause. Déjà, on n’appréhende pas la complexité de la situation actuelle des intérêts diffus, et un problème mal appréhendé se résout difficilement, voire pas du tout. Ensuite l’ennemi « qu’on aimerait personnellement qu’il soit », n’est peut-être pas aussi borné qu’on l’imagine en matière de climat. On peut manquer l’occasion de le convaincre, et manquer celle qu’il aille ensuite convaincre les siens. Car les arguments sont légion de quelque bord qu’on soit. Avec un peu de pédagogie, le CO2 qui nourrit les plantes peut devenir l’ami des quelques écolos les moins bornés, qui finiront par hésiter à voter EELV. Quelques forêts détruites pour implanter quelques champs d’éoliennes ou panneaux photovoltaïques pourront parachever l’exposé. De même la taxe carbone, impôt régressif, est avant tout l’ennemi des plus démunis, de ceux qui votent la France insoumise. Et la voiture électrique qui tue notre industrie, est l’ennemi de nos entrepreneurs qui a priori, votent plutôt à droite. Il suffit d’être un peu caméléon pour convaincre tout le monde. Personnellement ça ne me pose pas de problème d’aller dire notre bonne parole aux 2 extrêmes en passant par tous les intermédiaires. Je trouve toujours les arguments qu’il faut.

Que le combat serait plus simple, s’il n’y avait que quelques mondialistes bien identifiés ou quelques chevelus à col roulé anti-capitalistes à combattre ! Mais malheureusement, aujourd’hui le cancer est généralisé, les intérêts diffus sont partout, tels des métastases tentaculaires. Fustiger tel ou tel groupe en particulier ne sert à rien et n’enraiera pas cette folie collective au contraire. On peut juste se rassurer en se disant que cette folie ne concerne que la petite partie de l’humanité la plus développée (comme par hasard), l’Europe et les USA (de Biden), à peine un petit milliard d’humains, ceux-là même qui sont inquiets de voir les autres les rattraper (comme par hasard). Les autres, la Chine, l’Inde, ou l’Afrique, s’en tapent vraiment du climat, et ne sont emmerdés ni par des activistes de la décroissance ni par des mondialistes. Alors, quand le doute me prend, quand je me sens impuissant, si seul entouré de cette foule hypnotisée, quand j’en arrive à me dire que c’est peut-être moi qui suis fou tant mes convictions sont hors la normalité, je pense à ces 7 autres milliards qui ont des soucis ô combien plus vitaux, et ça me rassure un peu de les savoir se développer malgré tout, à l’abri de cette folie. Leurs soucis, c’est juste d’accéder à notre niveau de vie. Ils y parviendront. C’est l’histoire d’une ou deux générations, et c’est tant mieux.

Plus nous sommes perçus d’un bord, ou plus nous fustigeons un groupe en particulier, et plus nous perdons en crédibilité et en efficacité. Cette folie collective est d’une grande complexité et d’une grande robustesse car justement c’est un enchevêtrement d’intérêts très divers, et non l’intérêt de quelques uns. Ayons pleinement conscience de cette complexité pour mieux la combattre. Et évitons aussi d’utiliser notre cause comme un étendard pour servir telle ou telle conviction personnelle politique ou économique. Ça nous donne une vue erronée de l’étendue du problème, ça réduit notre champ d’action, ça nous catalogue, et c’est globalement contre-productif. Sans apporter de solution je voulais juste suggérer quelques écueils à éviter.

51 réflexions au sujet de « Qui donc tire les ficelles du climat ? »

  1. Vous avez raison sur toute la ligne, sauf sur deux points.
    Le premier est que ce n’est pas vous qui êtes hors de la norme mais ceux que vous dénoncez !
    Le second est bien plus grave! Les chevelus à col roulé sont devenus des chauves en birkenstocks (c) !
    Sinon faire de l’écologie un parti est d’une stupidité rare et dès lors tout devient possible. Existe t’il un parti « économie » ? Bien sûr que non car il s’agit de matières systémiques qui sont donc infiniment entrelacées avec d’autres ce qui rend le monde complexe, ma bonne dame.
    Je vous rejoins donc totalement sur le fait que d’un côté il y a des politiques abrutis, de véritables « salauds », et de l’autre des orphelins de la foi, quelle qu’elle puisse être.
    Des salopards de dirigeants et des intégristes, ça débouche sur quoi ?
    L’obscurantisme gagne tous les jours (un chauffeur de Uber, 23 ans environ, gentil comme tout, bien élevé, me confiait que la Terre n’était pas ronde. Il y a 15 jours. À Paris. Au XXIeme siècle …).
    D’où l’ABSOLUE nécessité de blogs indispensables comme celui-ci ! Un peu de réarmement moral est parfois bienvenu !

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    • @Ferracci,
      Je vous rejoins sur le fait que l’écologie est une discipline transverse aussi importante que l’économie, l’éducation, ou la culture. Et qu’on ne va pas créer un parti pour chacun de ces domaines. Ce serait stupide. Néanmoins, ceux qui aiment chasse, la pêche, et les traditions ont éprouvé le besoin de faire un parti juste pour se faire entendre. Et ça a très bien marché puisque je n’ai même eu besoin d’aller sur google pour vous parler d’eux, et que vous les connaissez vous aussi. Leur notoriété actuelle a dû en passer par là.
      Alors c’est vrai, je me pose parfois la question de la pertinence ou non, de la création d’un parti politique « transverse », juste pour faire entendre notre voix d’opposition aux délires de l’écologisme, le temps d’une (ou plusieurs) élection. Cette éventualité est passé aussi par la tête de plusieurs intervenants du FB du collectif des climato-réalistes.
      S’il faut en passer par là, s’il l’ont fait pour la chasse et que ça a marché, pourquoi ne pas creuser l’idée. J’imagine qu’elle a déjà été abordée, mais je ne ne sais pas.

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      • Dans le cadre que vous évoquez ce serait, me semble t’il, une très bonne idée pour faire entendre la voix de la raison et de la science.
        Si celui-ci voyait le jour je serais très heureux d’en être membre ! Pour une fois défendre une cause qui rendrait service à mes enfants !
        Encore merci pour cet article.

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  2. Si par hazard quelqu’un avait une vindicte plus ou moins anarchique, alors surtout, inutile de se fatiguer à faire quoi que ce soit, il y a foule de politiciens, énarques, et grands administrateurs en tous genres qui se chargent avec zèle er brio, de réussir à tout foutre par terre…
    L’anarchie ne passera pas !?? Et pourtant, c’est déjà dans le tuyau !

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  3. Pour gagner en crédibilité, rien n’est plus simple : reconnaître la déferlante totalitaire qui s’abat depuis plus d’un an sur la France, le Royaume Uni, le Canada, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, et bien d’autres pays, au prétexte d’une catastrophe sanitaire imaginaire. Et, de façon accessoire, retenir votre commissaire hargneux qui injurie à la volée faute de savoir construire un argument…

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  4. Oui il me semble que cette analyse très juste s’applique également et entièrement à la crise du Covid. Une crise largement fantasmée, basée sur des faits tout à fait naturels et presque banals (les gens meurent à l’espérance de vie, et la courbe de mortalité mensuelle en France, par exemple, ne montre aucune anomalie visible). Mais le complot des intérêts croisés, de l’ignorance et de la lâcheté politique permet d’en faire la plus grave crise économique depuis la seconde guerre mondiale. Le Covid c’est un abrégé du problème du climat.

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    • Je sui MichelLN35 j’ai tenté de mettre un commentaire non politique sur la science du climat j’ai eu beaucoup de difficultés. Je vois qu’il n’est pas passé. Je retente le coup une fois
      Merci Benoît pour ce texte si intéressant de Dominique Crestey, sa discussion avec Ducharme sur skyfall, Crestey Ducharme : https://tinyurl.com/y5q4fth5 , fut pour moi un encouragement à la poursuite des mathématiques du climat que vous aviez si bien initié dans le Mythe Climatique dans le chapitre 3 « cassons les thermomètre » le paragraphe « « Le sens de la mesure ».

      La démolition du mythe de l’effet de serre, en particulier du CO2 atmosphérique est évidente à partir du moment où les variations des teneurs en prétendus GES sont démontrées succéder toujours à celles des températures, en plus comme en moins dans le temps comme dans l’espace. La cause précède toujours la conséquence. Ma conviction première fut liée à cette étude en 2010 : Une étude Augment tem…pdf 434 KB https://tinyurl.com/y3x2hbfh .

      En 2016 la question de l’influence humaine sur les variations de T dues au prétendu déficit en 13C lié prétendument à l’utilisation des carburants fossiles a été soi-disant résolue par Engelbeen : https://www.skyfall.fr/2016/07/06/origine-de-recente-augmentation-co2-latmosphere/ . Ce papier aurait dû être considéré comme réfuté car des travaux antérieurs avait démontré sans ambigüité que le déficit en 13C par rapport à l’ion bicarbonate dans le CO2 gazeux ou la fraction non ionisée dans l’eau avait pour origine la stricte la TEMPERATURE de l’eau de dissolution. C’est d’ailleurs ce permettait de trouver dans les cernes des arbres ou les stalactites une histoire précise de la température où les carburants fossiles de la période industrielle de responsabilité humaine sont parfaitement indiscernables.

      L’effet de serre atmosphérique est un mythe, il n’y a pas de réchauffement climatique récent, tout est une histoire d’erreur théorique de mesure de la température sous forme de moyennes de grandeurs cubiques (degré C ou K = 1/100 dilatation d’un liquide ou d’un gaz entre glace fondante et eau bouillante) pour évaluer des grandeurs au carré (énergie cinétique M*v^2) selon une échelle linéaire. J’ai résumé mes idées dans 3 docs ici : interv MLN devinette : https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2021/01/24/devinette/#comment-24839

      J’aimerais que ces idées soient critiquées, ce sont pour moi des évidences mathématiques élémentaires. Je peux me tromper mais ce que je dis est suffisamment énorme pour qu’il ne soit pas trop difficile à des ingénieurs et des bons mathématiciens sur ce site de m’en faire une démonstration logique et convaincante.
      Merci Benoît pour ce texte si intéressant de Dominique Crestey, sa discussion avec Ducharme sur skyfall, Crestey Ducharme : https://tinyurl.com/y5q4fth5 , fut pour moi un encouragement à la poursuite des mathématiques du climat que vous aviez si bien initié dans le Mythe Climatique dans le chapitre 3 « cassons les thermomètre » le paragraphe « « Le sens de la mesure ».

      La démolition du mythe de l’effet de serre, en particulier du CO2 atmosphérique est évidente à partir du moment où les variations des teneurs en prétendus GES sont démontrées succéder toujours à celles des températures, en plus comme en moins dans le temps comme dans l’espace. La cause précède toujours la conséquence. Ma conviction première fut liée à cette étude en 2010 : Une étude Augment tem…pdf 434 KB https://tinyurl.com/y3x2hbfh .

      En 2016 la question de l’influence humaine sur les variations de T dues au prétendu déficit en 13C lié prétendument à l’utilisation des carburants fossiles a été soi-disant résolue par Engelbeen : https://www.skyfall.fr/2016/07/06/origine-de-recente-augmentation-co2-latmosphere/ . Ce papier aurait dû être considéré comme réfuté car des travaux antérieurs avait démontré sans ambigüité que le déficit en 13C par rapport à l’ion bicarbonate dans le CO2 gazeux ou la fraction non ionisée dans l’eau avait pour origine la stricte la TEMPERATURE de l’eau de dissolution. C’est d’ailleurs ce permettait de trouver dans les cernes des arbres ou les stalactites une histoire précise de la température où les carburants fossiles de la période industrielle de responsabilité humaine sont parfaitement indiscernables.

      L’effet de serre atmosphérique est un mythe, il n’y a pas de réchauffement climatique récent, tout est une histoire d’erreur théorique de mesure de la température sous forme de moyennes de grandeurs cubiques (degré C ou K = 1/100 dilatation d’un liquide ou d’un gaz entre glace fondante et eau bouillante) pour évaluer des grandeurs au carré (énergie cinétique M*v^2) selon une échelle linéaire. J’ai résumé mes idées dans 3 docs ici : interv MLN devinette : https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2021/01/24/devinette/#comment-24839

      J’aimerais que ces idées soient critiquées, ce sont pour moi des évidences mathématiques élémentaires. Je peux me tromper mais ce que je dis est suffisamment énorme pour qu’il ne soit pas trop difficile à des ingénieurs et des bons mathématiciens sur ce site de m’en faire une démonstration logique et convaincante.

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      • @affaireclimatiquelp WordPress.com met les commentaires en attente de validation lorsqu’ils contiennent des liens vers des sites non connus (qui ne modèreraient pas à priori). Ainsi, si c’est un lien YouTube, MM&M, Facebook ou autre, votre commentaire passe sinon, il est mis en attente de validation… Il est donc mieux de mettre en commentaire sans lien externe vers des sites non main-stream si vous voulez que votre commentaire apparaisse directement sur ce blog. Sinon, il faut attendre la validation de l’administrateur du blog, en l’occurence Benoît, qui pourrait être indisponible pour le valider au moment où vous le publiez.

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      • de MichelLN35 Merci Cédric mais pour moi ce n’est pas l’attente qui me gêne c’est le fait que, je ne vois qu’une ligne sur mon ordinateur lorsque je veux mettre un commentaire général ou une réponse particulière. Je voudrais modifier mon profil en supprimant le site « affaireclimatiquelp » que je n’ai pas réussi à construire correctement, pour ne garder que mon pseudo michelLN35. Mais je ne sais pas comment faire. Avant je changeais l’expéditeur en cliquant sur l’application « changer » mais il semble que ce soit devenu impossible
        Pour le présent commentaire je vais tenter de passer par les mails que MM&M me fait parvenir à ma demande. Encore merci.

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      • Une ligne pour écrire un commentaire, c’est en effet peu. 2 conseils :
        – préparer votre commentaire dans un traitement de texte puis collez le dans cette ligne avant envoi. Vous pouvez aussi changer de navigateur, ce qui devrait résoudre ce problème puisque les autres lecteur ne semblent pas avoir ce problème.
        – Pour ce qui est du changement de pseudo, cela se passe ici : https://fr.gravatar.com/profiles/edit#about-you
        Vous pouvez normalement enlever l’url de votre site et changer le nom à afficher. Si vous avez plusieurs pseudo WordPress et que vous ne vouliez en avoir qu’un qui s’affiche par défaut, je vous conseille de supprimer les cookies dans les paramètres (ou options) de votre navigateur puis de redemarrer votre navigateur et enfin de vous reconnecter à Gravatar avec le seul identifiant qui vous intéresse.
        Bon week-end

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  5. Plus qu’un complot climatique j’y vois plutôt une mode qui profite à beaucoup de gens et que beaucoup amplifient pour en tirer bénéfice. Heureusement les modes c’est ce qui se démode… Ça met quand même du temps !

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  6. Si on enlève l’ignorance de certains présidents et journalistes, l’idéologie des extrémistes écologistes , et d’autres inepties du genre « sauver la planète », elle n’a pas vraiment besoin de nous, c’est l’inverse, il reste une ou deux questions simples mais incontournables. Oui le CO2 fait pousser les plantes et verdir les terres, mais en bon paysan je vous dirais à condition que les conditions hydriques soient aussi correctes. Vous rajoutez de ce gaz dans votre serre, avec la chaleur, si vous ne mettez pas d’arrosage, vos récoltes ne seront pas brillantes. Et pour les températures, c’est pareil. Certains disent que c’est mieux la chaleur que le gel. Oui, C’est un raccourci un peu rapide, le mieux est d’avoir un climat tempéré, et équilibré en hygrométrie. La question est jusqu’à quelle augmentation le système peut rester stable et favorable. Si la Norvège peut y gagner, qu’en sera-t-il de l’Espagne, du Portugal, Afrique, l’Inde, le moyen-Orient, de la Californie, et autre ?

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  7. Et même pas besoin de « complot » de qui que ce soit. Une fois que la boîte de Greta, euh pardon de Pandore est ouverte, c’est la course à celui qui ser le (la ?) plus « vertueux ».
    Peu importe que l’on sorte des « énormités » scientifiques, plus c’est gros plus ça passe (presque) toujours.

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  8. – Très joli texte de M. Crestey. Je souscris.

    – Il n’y a pas de complot. Nulle part. C’est d’ailleurs inutile pour faire passer une idée et un concept. Il suffit juste de quelques éléments sociaux et politiques qui arrivent historiquement au bon moment. Comme le communisme au début du siècle passé.
    Là, c’est la développitude durab’ qui tient la corde.

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  9. Le virus idéologique du climat s’est répandu surtout en Occident et parmi les «élites» intéressées, mais il y a peu de chances qu’il cause une pandémie. La majeure partie de l’humanité, celle préoccupée par sa survie et l’amélioration de ses conditions de vie, est immunisée contre ce genre de folie suicidaire. La Chine, l’Inde, la Russie, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique latine, pour ne nommer que ceux-là, jouent peut-être le jeu pour le moment mais ils ne cesseront pas d’utiliser les énergies fossiles juste pour faire plaisir à Mr Biden. Même en Occident, les majorités silencieuses finiront bien par se faire entendre, d’une manière ou d’une autre, lorsque les politiques de transition énergétique à la con (pardon! mais c’est plus fort que moi) commenceront à faire vraiment mal. Soyons optimistes ! La vérité a toujours le dernier mot même si cela peut prendre du temps.

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    • « La vérité a toujours le dernier mot même si cela peut prendre du temps. »
      Oui, mais elle ne triomphe pas, ou du moins son triomphe n’éclate pas au grand jour, ce sont en fait ses adversaires qui disparaissent. Et en l’occurrence, il est à craindre effectivement que cela prenne beaucoup de temps.

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  10. L’IPCC / GIEC est un organisme non élu, donc non démocratique, qui a vocation à encadrer le capitalisme vert à l’échelle planétaire. La ficelle est tellement grosse qu’on fini par ne plus la voir. L’alarmisme écologique est raison d’Etat : tous les mixes énergétiques proposés par l’IPCC / GIEC proposent le nucléaire et quelques énergies dites renouvelables en guise de hochet pour les écolos turbulents. Historiquement le GIEC supporte l’électronucléaire plutôt que l’énergie fossile, pas de nucléaire sans Etat, pas de GIEC sans Etat promoteur du nucléaire civilisé. A l’origine même Hansen a toujours promu l’énergie nucléaire. La rengaine de l’alarmisme climatique est ensuite une autre histoire, puisque devenue quasi religion avec sa rhétorique proche de la litanie.

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  11. « Plus nous sommes perçus d’un bord, ou plus nous fustigeons un groupe en particulier, et plus nous perdons en crédibilité et en efficacité. »
    Hors de mes positions plus objectives liées à mon expertise, j’aime bien attaquer les Verts par la gauche, ce qui est quand même assez peu commun chez les climato-réalistes, convenez-en svp…

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    • Tout ça pour dire en fait que je pense l’inverse de votre position. Il faut attaquer cette idéologie par tous les moyens et tous les bords : scientifiques et objectifs, politiques/déologiques et économiques et non se réfugier derrière une pseudo-neutralité car, de toutes manières, tôt ou tard, ils nous catalogueront. Sur ce sujet du climat, malheureusement, personne ne peut être neutre, c’est un leurre. La position officielle de la France n’est pas neutre, celle des Nations Unies non plus, celles de tous les partis politiques aussi, comme celle de l’église. Citez-moi une personne neutre sur le climat ? Même Judith Curry, qui fait tout pour l’être, ne l’est pas car le débat clive à un moment ou un autre. C’est un état de fait.

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      • @Cédric Moro
        Bonjour Cédric, vous demandez de citez une personne neutre sur le climat : Je citerais Jacques Duran http://www.pensee-unique.fr/auteur.html . Je n’ai pas pu déceler de quel bord il était malgré les montagnes d’écrits qu’il nous a laissés en héritage. Il a fortement contribué à me convaincre et je parcoure encore son site régulièrement. C’est lui que je cite toujours comme exemple quand je mets ce sujet délicat sur le tapis. C’est son style, sans débordement, que je suggère d’imiter. Alors je peux me tromper, et je vous retourne la question: Trouvez-moi un propos de Jacques Duran sur son site (qui ne parle que de climat), qui ne soit pas neutre politiquement.
        Pour cette impossible neutralité politique, je vous rejoins sur la question de l’énergie mais pas celle du climat. C’est d’ailleurs peut-être ça qui introduit de la confusion : Le mélange de ces 2 questions. Même si elle a besoin de la science comme support, l’énergie est une question politique: Quels choix énergétiques décident-on collectivement ? On ne peut pas trouver plus politique comme question.
        Mais le climat est une question strictement scientifique. D’ailleurs Jacques Duran ne parle quasiment que de climat, et ne s’épanche pas trop sur les meilleurs choix énergétiques. Alors si vous dites qu’une question strictement scientifique (ici le climat), ne peut pas se résoudre sans afficher ses convictions politiques, nous ne sommes pas d’accord en effet, car d’après moi nous devenons aussi peu crédibles que nos adversaires. C’est le problème que j’invoque. De plus, si on va sur le terrain de la politique pour cette partie là, la règle est simple: En politique, ce sont les plus nombreux qui gagnent. Ils appellent ça le consensus. Et plus nous acceptons ce terrain de jeu, plus ils nous laminent. Ça dure depuis tant d’années.
        Pour les questions cette fois politiques liées à l’énergie, il ne s’agit pas forcément de vouloir à tout prix paraître neutre. Mais je pencherais pour réellement faire l’inventaire des arguments. On en trouvera de tous les bords j’en suis sûr. Et je suggère de les classer comme tels.
        Un petit coup de catastrophe industrielle (VE) pour la droite.
        Un petit coup d’impôt régressif (taxe carbone, mais aussi VE) pour Mélenchon.
        Un petit coup de catastrophe écologique (batteries, éoliennes) pour EELV.
        Nous devrions peut-être afficher plutôt du « multipolitisme » engagé que de l’apolitisme neutre (Zut, vous allez dire que je fais du « en même temps ! ah ah ah !!!) afin de bien montrer que cette imposture est sont nuisible à l’intérêt général, de quelque bord qu’on se trouve.
        Dominique

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      • @Cédric Moro
        Bonjour Cédric, vous demandez de citez une personne neutre sur le climat : Je citerais Jacques Duran http://www.pensee-unique.fr/auteur.html . Je n’ai pas pu déceler de quel bord il était malgré les montagnes d’écrits qu’il nous a laissés en héritage. Il a fortement contribué à me convaincre et je parcoure encore son site régulièrement. C’est lui que je cite toujours comme exemple quand je mets ce sujet délicat sur le tapis. C’est son style, sans débordement, que je suggère d’imiter. Alors je peux me tromper, et je vous retourne la question: Trouvez-moi un propos de Jacques Duran sur son site (qui ne parle que de climat), qui ne soit pas neutre politiquement.
        Pour cette impossible neutralité politique, je vous rejoins sur la question de l’énergie mais pas celle du climat. C’est d’ailleurs peut-être ça qui introduit de la confusion : Le mélange de ces 2 questions. Même si elle a besoin de la science comme support, l’énergie est une question politique: Quels choix énergétiques décident-on collectivement ? On ne peut pas trouver plus politique comme question.
        Mais le climat est une question strictement scientifique. D’ailleurs Jacques Duran ne parle quasiment que de climat, et ne s’épanche pas trop sur les meilleurs choix énergétiques. Alors si vous dites qu’une question strictement scientifique (ici le climat), ne peut pas se résoudre sans afficher ses convictions politiques, nous ne sommes pas d’accord en effet, car d’après moi nous devenons aussi peu crédibles que nos adversaires. C’est le problème que j’invoque. De plus, si on va sur le terrain de la politique pour cette partie là, la règle est simple: En politique, ce sont les plus nombreux qui gagnent. Ils appellent ça le consensus. Et plus nous acceptons ce terrain de jeu, plus ils nous laminent. Ça dure depuis tant d’années.
        Pour les questions cette fois politiques liées à l’énergie, il ne s’agit pas forcément de vouloir à tout prix paraître neutre. Mais je pencherais pour réellement faire l’inventaire des arguments. On en trouvera de tous les bords j’en suis sûr. Et je suggère de les classer comme tels.
        Un petit coup de catastrophe industrielle (VE) pour la droite.
        Un petit coup d’impôt régressif (taxe carbone, mais aussi VE) pour Mélenchon.
        Un petit coup de catastrophe écologique (batteries, éoliennes) pour EELV.
        Nous devrions peut-être afficher plutôt du « multipolitisme » engagé que de l’apolitisme neutre (Zut, vous allez dire que je fais du « en même temps ! ah ah ah !!!) afin de bien montrer que cette imposture est sont nuisible à l’intérêt général, de quelque bord qu’on se trouve.
        Du coup quand vous dites « Il faut attaquer cette idéologie par tous les moyens et tous les bords : scientifiques et objectifs » je ne suis pas certains que nous divergions.
        Dominique

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      • @Dominique Merci pour votre réponse. Je ne partage pas vos arguments car vous voyez la neutralité d’un point de vue de la démarche (scientifique et neutre) et non sur le regard que porte l’environnement socio-politique sur cette neutralité. Demandez aux scientifiques climato-alarmistes ou à la presse si Jacques Duran était neutre. Vous aurez votre réponse. C’est un père fondateur du climato-réalisme, il n’est pas neutre dans l’environnement socio-politique, loin de là même si ça démarche est scientifique et se veut la plus objective possible (en éminent scientifique qui l’était).
        Pourquoi croyez-vous que de grands scientifiques comme Gervais ou Courtillot, qui n’affichent aucune position politique, ont eu besoin de créer l’association des CR ? Si le débat scientifique et la neutralité de leur démarche avait suffit, je suis sûr qu’ils ne l’auraient pas fait mais ils ont vu qu’il fallait un environnement social et intellectuel protecteur pour les réalistes, ainsi que des relais politiques pour que les décisions soient le moins irrationnelles possible dans ce nouveau contexte idéologique et ainsi oeuvrer à la raison, dans l’intérêt collectif. Nous sommes depuis longtemps sortis du terrain strict du débat scientifique hélas et par la faute des alarmistes qui ont utilisé tous les leviers politiques possible.
        Ensuite, il faut bien voir qu’il ne faut pas entendre la notion de « neutralité » seulement comme une neutralité politique classique (ne pas pouvoir classer tel scientifique ou intllectuel comme de gauche ou de droite). Il y a d’autres positions qui font que quelqu’un sera classé comme non neutre : alarmisme/rassurisme, mondialisme/souverainisme…
        Même s’il faut que le débat scientifique reste le plus objectif possible, on voit bien que cela ne suffit pas, depuis longtemps. Que les scientifiques continuent dans cette démarche, c’est nécessaire mais se priver de ne pas répondre politiquement, idéologiquement ou d’une autre manière dans tous les autres champs du débat est juste se tirer une balle dans le pied alors que les alarmistes marchent sur leur deux jambes à ce niveau. Le climato-réalisme doit se nourrir du débat scientifique objectif mais rentrer aussi dans tous les autres débats car le climat, et le climato-réalisme, n’est ni de gauche, ni de droite. Les statuts apolitiques de l’association permettent que la diversité des approches politiques s’y expriment.

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      • @Cédric,
        Vous dites Jacques Duran n’était pas « neutre ». On ne va pas jouer aux devinettes. Il était quoi ? (parce que moi je ne sais toujours pas).
        Et sa « non-neutralité », était-elle indispensable à sa démarche ?

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      • @Dominique J’ai peur que l’on ne se comprenne pas, ça arrive parfois. Je n’ai pas dit qu’il n’était pas neutre dans sa démarche scientifique. J’ai dit qu’il n’était pas perçu et représenté comme neutre dans le débat, ce qui est très différent. Les scientifiques du climat comme Jouzel ou VMD ne sont pas du tout neutres scientifiquement et pourtant, ils arrivent à se faire passer comme tels. Donc, on persévère dans cette belle voie de la neutralité pure qui nous fait perdre toutes les batailles, où on commence à les attaquer sur leur terrain, ceux de l’instrumentalisation politique et médiatique à tout va ?

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      • En effet je n’avais pas compris désolé. Et je suis bien d’accord avec ce dernier commentaire. Je l’ai vu traîné dans la boue, accusé d’être à la solde des lobbies pétroliers. En fait je pense qu’on est d’accord sur tout (ou presque). Bien sûr qu’il faut dénoncer la non-neutralité des Jouzel & Cie. Mais le climato-réalisme ne doit pas non plus servir de tribune à des idées politiques qui certes se défendent, mais qui n’ont rien à faire avec le climat. Il serait très intéressant et constructif de bâtir un argumentaires distincts par couleur politique en commençant par les écolos, sans avoir pas peur de dire qu’on l’est plus qu’eux en fait, par provocation, et qu’ils sont les pires ennemis de la nature, chiffres à l’appui. Comme disait Jacques Duran: qui est contre les vieux ? Personne ! Ok, alors on fait une vignette (de Gaulle). qui est pour « sauver la planète » ? Tout le monde ! Ok alors on taxe tout. Si c’est ce que vous dites que le climato-réalisme doit dénoncer, ok moi aussi bien sûr. Mais dire de prime abord, comme ça, tout ça c’est à cause de l’Europe, ou l’inverse, sans me demander si je suis pro ou anti européen et sans rien démontrer, c’est aussi se tirer une balle dans le pied en faisant fuir des pro ou anti européens qui s’intéresse à notre mouvement (l’Europe n’est ici qu’un exemple, mais j’ai entendu bien d’autres slogans qui desservent notre mouvement et n’ont rien à faire là).

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  12. Le processus qui rend cette histoire climatique quasi indestructible a été théorisé par un sociologue, Chateaurenaud. Il l’a nommé « l’interinstrumentalisation des acteurs ». Lorsque le sujet atteint une taille critique dans les media sous la poussée d’un acteur (politique, comme les démocrates américains, ou idéologique comme les écologistes radicaux) , puis dans l’opinion, que le monde des affaires comprend qu’il peut faire du fric avec, tout le monde devient l’idiot utile de tout le monde.
    voir https://www.librinova.com/librairie/michel-negynas/chroniques-d-un-monde-ecofantasme

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  13. Bravo, très bon article. Le réchauffisme est devenu une croyance qui s’est mondialisée via l’ONU, même si la plupart des pays pauvres y croient d’abord par intérêt (les fameux 100 milliards $ annuels « promis » par les pays riches pour les aider à se développer) que par réelle conviction, et il sera très difficile de la faire reculer.
    Comme disait en substance Gustave Le Bon (Psychologie des foules), les idées fausses mettent longtemps à pénétrer dans la tête des gens, et elles en mettent autant à en sortir.
    De mon point de vue, la croyance est tellement ancrée dans l’opinion qu’il est vain d’espérer la faire régresser par l’argumentation, aussi scientifique soit-elle comme le site pensee-unique de Jacques Duran. Seule une réalité climatique perceptible et contraire à ce qui est annoncé depuis 30 ans pourra faire régresser cette croyance.
    Depuis quelques années, on ressent un changement climatique qui ne correspond pas vraiment à celui annoncé et qui se manifeste par une alternance très marquée de chaud et de froid (cf. canicules estivales récurrentes ou par exemple les records de chaleurs de la fin mars, suivis moins de dix jours après par des froids records). La doxa s’en accommode bien car ces alternances marquées sont bien ressenties par chacun comme un changement climatique et il suffit de mettre l’accent sur les périodes chaudes comme preuve du réchauffement climatique et de minimiser les périodes froides en les mettant sur le compte de la météo à ne pas confondre avec le climat, et d’accompagner cela en modifiant un peu le discours : le CO2 ne réchaufferait plus seulement le climat, mais il le dérèglerait aussi.
    Mais il ne semble pas absurde de considérer ce changement actuel perceptible (qui correspond entre autres à des ondulations marquées du jet stream peut-être conséquences d’un baisse de l’activité solaire) comme les prémices d’un rafraichissement climatique pour les 3 décennies à venir.
    A mon humble avis, le seul espoir de voir cette hystérie collective régresser enfin rapidement est qu’un rafraichissement climatique soit effectivement perceptible dès la fin de la décennie actuelle. D’ici là, on va bientôt pour pouvoir ressortir des courbes comparatives entre les prévisions des modèles climatiques et la réalité car ça devient intéressant :

    En ce qui concerne les politiciens, dans une démocratie, ils peuvent difficilement aller à l’encontre d’une croyance très majoritairement répandue dans l’opinion. Sarkozy avait été contraint de signer le pacte de Nhulot durant la campagne de 2007 pour ne pas risquer de compromettre son élection, une fois élu il lui était difficile de ne rien faire , d’où le grenelle de l’environnement.
    Par contre rien n’obligeait Macron à nous sortir son « make our planet great again » et encore moins à créer la convention citoyenne sur le climat.

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    • Tout à fait d’accord avec vous: seul un « refroidissement », c’est à dire un changement de tendance de l’indicateur de température ( indicateur bidon par ailleurs) pourrait arrêter cette hystérie.
      Concernant E Macron, il est passé par Sciences po… donc contaminé. Mais l’épisode de la convention citoyenne l’a un peu vacciné, me semble t il.

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    • Un refroidissement climatique ne changerait sans doute rien à la croyance en un réchauffement, si l’on en croit la croyance actuelle en une épidémie qui n’existe pas. Les propagandes modernes ont fait de tels progrès depuis Goebbels que les hypnotisés vont jusqu’à se faire injecter des poisons comme les adeptes d’une secte courent avec ferveur au suicide collectif.

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    • Exactement. Par ailleurs la Convention citoyenne sur le climat est basée sur des ‘projections climatiques’ issues de modèles tous différents dont aucun journaliste mainstream n’oserait rappeler les incertitudes et les résultats irréalistes ! (cf votre courbe). Ce serait contraire à la religion. Cette foi dans la modélisation n’est pas l’apanage des classes populaires, qui elle sait très bien que des prévisions météo au delà de 4 jours sont le plus souvent incertaines voir complètement fausses. On nous demande de croire aux modèles comme s’il s’agissait de la loi de Newton, c’est là le ‘complot’ 😊

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    • D’accord sur tout, et notamment le salvateur minimum d’Eddy qui se profile peut-être et pourrait éteindre cette folie peut-être bientôt. Mais les prédicateurs de malheur ont plusieurs cordes à leur arc (dérèglement plutôt que refroidissement, et pourquoi pas refroidissement provoqué cette fois par un seuil inédit de CO2, ils ne reculeront devant rien).
      Je complète votre propos avec cette citation tellement vraie de Marc Twain : « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés. »

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      • A court/moyen terme, je verrai bien l’oscillation atlantique multidécennale (AMO) jouer un rôle prépondérant. Actuellement encore en phase chaude, il semble probable qu’elle amorce d’ici peu son retour vers la phase froide (cf. d’ailleurs l’article de Brigitte Van Vliet-Lanoë : https://www.climato-realistes.fr/fin-du-rechauffement-mais-non-du-changement-climatique/)
        Le léger rafraichissement mesuré mais peu sensible durant les trente glorieuses post-WWII est bien corrélé avec le passage de l’AMO en phase froide, ce coup-ci combiné avec un minimum solaire, ça pourrait faire plus mal…
        Quoiqu’il en soit, la décennie qui vient s’annonce climatiquement passionnante.

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  14. Comme l’a expliqué le spécialiste des croyances Gérald Bronner, les croyants ont toujours des raisons de croire. Dans le cas qui nous occupe, la science leur a donné plein de raisons de croire. Exemple : le scénario RPC8.5, le scénario du pire devenu celui du «business as usual». Autre exemple: les estimations de la sensibilité climatique qui vont d’un 0,5 degré C insignifiant aux 8 degrés C catastrophiques. Malheureusement, quand la science ne réussit pas à réduire l’incertitude, la croyance y parvient tout naturellement en fournissant des explications erronées mais rationnelles…qui ont du sens. Or, la narration du changement climatique est tout à fait rationnelle, plausible, et surtout facile à comprendre. C’est ça le problème.

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  15. Bonjour,
    En gros, malheureusement, je suis tous les jours un peu plus d’accord avec les analyses d’Hug et de Roi Lois :
    Hug quand il écrit « A mon humble avis, le seul espoir de voir cette hystérie collective régresser enfin rapidement est qu’un rafraichissement climatique soit effectivement perceptible dès la fin de la décennie actuelle » ; et Roi Louis, quand il dit « Lorsque le sujet atteint une taille critique dans les media sous la poussée d’un acteur (politique, comme les démocrates américains, ou idéologique comme les écologistes radicaux), puis dans l’opinion, que le monde des affaires comprend qu’il peut faire du fric avec, tout le monde devient l’idiot utile de tout le monde ».
    J’ajoute que je suis incompétent en matière de science du climat. Par conséquence, je ne suis pas vraiment climatosceptique, ni « réchauffiste ». Je suis juste interrogatif. En revanche, je vois très bien que les solutions proposées, et, pour certaines, mises en application, destinées à contrecarrer cette catastrophe annoncée, sont, en général, pires que le mal (qu’il existe ou non) qu’elles prétendent combattre. Et qu’en outre, ainsi que l’a expliqué plusieurs fois Cedric Moro (et d’autres), une grande partie des nations du monde s’en fichent. Elles cherchent à vivre le plus correctement possible et elles ont bien raison.
    J’ai trouvé l’article de Dominique Crestey fort intéressant et je pense aussi que se laisser enfermer dans un camp politique est contreproductif. Maintenant, comment ne pas se laisser enfermer alors que ce sont les tenants du RCA qui ont la quasi-totalité des pouvoirs. Le plus important étant, bien entendu, le pouvoir sur les esprits, via les médias, les politiques, etc…Et qu’ils en usent pour classer leurs adversaires comme non politiquement corrects.
    Ce que j’ai vraiment du mal à comprendre, et je suis sérieux, c’est comment une quantité de gens invraisemblable peuvent se laisser berner par des slogans comme « sauver la planète » ou de façon plus mesurée « faites un geste pour la planète ».
    Cependant, quand je parle autour de moi de ces slogans, personne, climatosceptique, « réchauffiste », indifférent, n’est dupe mais ces slogans fonctionnent, sinon, ils ne seraient pas utilisés.
    Pour finir ce long message, un peu décousu, pardonnez-moi, je vais me permettre une ou deux autres réflexions. Traiter les politiques de crétins ou de pourris, les accuser de n’être intéressés que par leur réélection, n’est pas très constructif et ne fait pas avancer les idées que vous défendez. Traiter les journalistes de la presse « mainstream », (rien que ce mot !) de vendus ou d’ignares, ce n’est pas les encourager à écouter vos arguments.
    Bien à vous
    JCBM

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    • Bonjour JCBM,
      Je pense en effet concernant les politiques qu’il y a eu une dérive en quelques décennies, et que l’intérêt collectif passe trop souvent derrière celui personnel de la réélection. C’est à mon avis une donnée essentielle du problème du climat. Ce n’est pas forcément être pourri, mais ça peut juste consister à épouser ce que le public demande (sauver la planète), sans chercher plus loin, et en y croyant souvent sincèrement. Il n’y a pas forcément d’esprit malsain la-dedans. Au fond ils sont généreux comme Greta. Ils veulent nous sauver, nous, pauvres pêcheurs, en dépensant un pognon de dingue ! (le nôtre)
      Indépendamment de cela, je pense que :
      1) Une carrière politique devrait être bornée dans le temps.
      2) Le cumul des mandats devrait être interdit.
      3) Le pantouflage aussi. Il n’y a qu’en France où ces gens oscillent entre monde public et privé avec le privilège de pouvoir remettre les pantoufles du public si ça tourne mal dans le privé.
      4) « Homme politique » ne devrait pas être un métier. Combien ne connaissent rien à la « vraie vie » des « vrais gens », ne connaissent pas le prix d’une baguette de pain ou d’un ticket de métro, n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, un PME, chez un artisan, etc.
      Il ne sont pas pourris, mais beaucoup sont déconnectés, tous sont électoralement intéressés, et c’est vrai, complètement ignorants sur les problématiques du climat et de l’énergie. Comment expliquer sinon les décisions stupides qu’ils prennent dans ces domaines autrement que par intérêt électoral ?

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      • Bonjour M. Crestey,
        Au sujet des hommes politiques, je pense tout d’abord qu’il y a de tout chez eux, y compris des gens sincères et honnêtes et aussi intelligents. Il y a aussi de francs arrivistes. Cela est d’une très grande banalité.
        Dans la première catégorie, certains font de la politique pour essayer de défendre, de promouvoir, ce qu’ils pensent être le mieux pour le pays (on a parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec eux. C’est un autre problème). Mais pour mettre en pratique ce qu’ils pensent, il faut qu’ils soient élus. Et du coup, alors que c’est, chronologiquement, le 1er problème, cela peut devenir le problème principal.
        Par ailleurs, ils ne sont pas omniscients. Ils sont entourés de conseillers qui les conseillent plus ou moins bien et ils sont la cible des groupes de pression. Lesquels agissent en parallèle, vers la population.
        Quand la population pense (dit qu’elle pense, en fait, parce que la majorité des gens, au doigt mouillé, ont d’autres soucis), à force d’entendre des slogans simplistes, qui déforment les faits, etc., confusément que le RCA existe, que c’est l’annonce d’une catastrophe future, le politique est bien obligé d’en tenir compte. Il est là pour cela.
        Cela dit, je reconnais que les politiques sont parfois décourageants. Un exemple me vient en tête : quand Macron critiquait Bolsonaro, qui, selon lui, donnait l’autorisation de faire bruler des milliers d’ha de la forêt amazonienne, il (Macron) a osé dire que la dite forêt, était le « poumon de notre planète » et qu’elle fournissait je ne sais plus combien (20 %, plus ?) de l’oxygène que nous respirons. Ce qui est décourageant, ce n’est pas que Macron sorte une telle sottise, c’est que son discours, comme tous les discours de ces gens là, est passé par les mains de je ne sais combien de conseillers et qu’aucun n’a eu l’idée de vérifier ce chiffre dément.
        Cependant, si l’on prend les choses par petits bouts, il y a un peu plus d’espoir. L’exemple des éoliennes, si la tendance (qui s’oppose à leur implantation) que l’on voit poindre se confirme, est plutôt encourageant. Enfin, un petit peu.
        Bien à vous
        JCBM

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      • Bonsoir JCBM,
        Je suis d’accord sur quasiment tout ce que vous dites. Et notamment sur les conseillers. Il est sage et logique à ce niveau de s’entourer de conseillers car il est impossible de tout savoir sur tout. Mais justement, comment sélectionner un conseiller, comment savoir s’il donne de bons conseils, puisqu’on est justement incompétent dans le domaine pour lequel on le consulte. C’est un peu la quadrature du cercle, et je ne voudrais surtout pas être à leur place.
        Concernant la forêt primaire, c’est d’autant plus consternant qu’on est bien mal placé pour donner des leçons. Nous avons été les premiers à la dézinguer chez nous il y a quelques milliers d’années pour pratiquer l’agriculture avant tout le monde. Et c’est justement pour ça que nous avons été riches avant tout le monde et avons pu conquérir les retardataires. Alors reprocher aux autres de faire ce que nous avons faire depuis bien longtemps, ça me rappelle un peu le discours sur les hydrocarbures que nous avons cramé tant qu’on a pu pour nous développer, et maintenant, là aussi on vient faire la morale aux pays pauvres pour ne surtout pas qu’ils fassent comme nous. Les discours moralistes, tant forêts primaires que hydrocarbures, vers les pays plus pauvres, sont très ressemblants et très déplacés: « Toi le pauvre, ne fait pas comme nous, reste pauvre STP, sinon c’est pas bon pour la planète ! ».
        Pour info, ce qui repousse spontanément par chez nous si on laisse faire la nature sur un coin de terre qu’on laisse à l’abandon, c’est d’abord des hêtres (je crois), pendant quelques dizaines d’années, puis le chêne prend le dessus, et la forêt primaire de chênes s’installe. Le pays d’Astérix reprend forme !
        Du coup, à tout ces donneurs de leçon sur la forêt primaire, je les invite à réunir les agriculteurs de la Beauce, et à leur proposer de laisser les chênes s’installer sur leurs terres pour sauver la planète. Après ça seulement, ils pourront aller voir Bolsonaro.
        Amicalement Dominique

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