Ces temps-ci, les esprits ne se chauffent même pas et le climat non plus

par Michel de Rougemont.

C’est le privilège de notre système helvétique que de pouvoir mener un débat démocratique à propos du climat et des politiques qui sont engagées à son endroit. C’est la seule fois que cela se passe dans le Monde, un privilège à traiter précieusement. Pourtant, hélas, la dispute semble tourner court, limitée à des arguments de boutiquiers ou des injonctions morales bien infondées. Ironique coïncidence : la température moyenne globale du premier trimestre de l’année est au plus bas depuis 2013. Une telle nouvelle sans aucune importance ferait pourtant un méchant buzz si c’était un maximum.

Aucune discussion sur le fond n’est menée, comme si un objet sacré ne devait pas faire l’objet de la moindre égratignure. L’idée d’un climat que nous serions capables de dominer, le but illusoire d’atteindre un net zéro carbone en 2050, la meilleure efficacité de mesures d’adaptation sur celles de décarbonation « quoi qu’il en coûte » pour dominer la température : ces thèmes ne sont même pas abordés par les opposants qui demandent simplement de « rester raisonnable ».

Les discussions tournent alors autour des modalités, de qui doit se charger de quoi, de quelle poche doit se vider pour en remplir d’autres, d’indulgences et certificats d’émissions, de technologies à bannir ou souhaiter. Rien sur la réalité et la taille du problème, sa prétendue urgence et la ridicule et dispendieuse inefficacité d’un bouton de réglage appelé CO2 que chacun tourne à sa guise. Au fait, qui sait dire quel est un bon climat bien réglé après qu’on dit l’avoir déréglé ? celui d’Oslo ou celui de Barcelone, deux endroits très civilisés et vivables dont les températures moyennes diffèrent d’une dizaine de degrés ?

L’activisme climatique a donc d’ores et déjà gagné et il peut même se vanter d’être exigeant à la mesure de la catastrophe qu’il annonce comme imminente. Disant que la loi sur le CO2 ne va pas assez loin, il nous mène pourtant au mur, et ce en marche arrière et dans une fausse direction, comme toujours avec l’écologisme jusqu’au-boutiste.

Il faut dire que le fromage est trop gros pour le refuser et qu’il donne l’impression qu’il y en a pour tous : le financier soudainement converti à l’écologisme le plus forcené (mais aussi son acolyte hypocrite et marrane), le politicien convaincu ou simplement orientant sa girouette au vent, ou encore l’industriel préférant la subvention à la compétition et ayant peur de perdre sa réputation. La pensée magique fait que ce ne sera que du profit, pour tout le monde, les emplois et la Nature. Il suffit simplement d’y croire ; malheur à l’apostat !  

On peut croire que c’est un sujet simple, qu’il y a d’affreux négationnistes d’un côté et de pieux sauveteurs de la Nature de l’autre. Ou alors ce sont des fachos en puissance qui instrumentalisent le climat pour instaurer une dictature écologiste ou des abrutis qui croient encore que la terre est plate. Il y a bien de tout ça, mais c’est si peu simple et si confus qu’une bullet list structurée des affirmations et arguments des uns et des autres occupe plus d’une dizaine de pages A4. Personne ne lira cela ni osera s’attaquer à ce molosse multiforme. C’est à l’avantage des experts formant une élite scientifique et technique qui tient désormais les décideurs en captivité volontaire, une belle trahison des clercs supplémentaire !

S’il faut se souvenir d’un seul message et le faire passer au plus grand nombre, c’est :

Il faut voter NON à la loi sur le CO2 le 13 juin prochain.

L’ancienne loi, tout aussi mal fichue, restera en place et il faudra en faire une tout autre, non pas sur le CO2, mais sur une meilleure adaptation aux conditions climatiques, ou alors, préférablement, s’abstenir humblement de légiférer sur ce qui doit se passer vers la fin du siècle.

N.B. : Tentant d’extraire les points importants, un argumentaire est mis ici à disposition qui permettra de trouver de quoi se fâcher à table. Un article de fond suivra bientôt, dernière salve anti-terrorisme écolo-climatique.

Cet article a été publié ce dimanche sur Antipresse, seul donc rare média connu de Suisse romande où le cœur des débats n’est pas formaté d’avance.

51 réflexions au sujet de « Ces temps-ci, les esprits ne se chauffent même pas et le climat non plus »

  1. « la température moyenne globale du premier trimestre de l’année est au plus bas depuis 2013 »
    Vous oubliez le fait que 2021 est une année « La Nina » , et qu’il n’y a donc rien d’étonnant Là-dedans. Je remarque que quand il y a un épisode  » El Nino » , là par contre , nos amis climatosceptiques n’omettent jamais de le mentionner . C’est toujours quand la température augmente que vous estimez nécessaire de rappeler la variabilité naturelle du climat.

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    • on a la même chose en sens inverse.
      quand El Nino surchauffe la planète , tous les médias hurlent que nous allons tous mourir.
      Bon , on a deux phénomènes qui agissent fortement sur le climat. On le constate juste.
      On va maintenant attendre le silence assourdissant des mêmes médias sur le sujet.

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      • Le mot ‘adaptation’ a bien été prononcé, et c’est, amha, le plus important.
        De même que le mot ‘mix’ énergétique devrait être le plus souvent (toujours amha) mis en avant au lieu de l’idolâtrie pour les ENr-i (pour intermemittent) qui ne pourront que rester complémentaires et pour un bon bout de temps.

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    • Donc, si je vous comprends bien, les variations de T sont naturelles. C’est ce que je pensais, elles ne sont pas dues au CO2. Merci bien.

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  2. 1- Que ce soit dans les périodes froides ou periodes chaudes, il a déjà été dit maintes fois que c’est sur une longue période qu’il faut juger les moyennes. Une hirondelle (météo) ne fait pas le printemps.
    2 – Malgré une année la Nina, pas certain que les moyennes sur les 4 mois soient froides comme vous l’affirmez. En tout cas, pas partout. Dans la station du SO de la france que je suis, janvier -0.5°, mars 0°C, avril +0.2° C, février +4°C. Par rapport aux moy avant 1980 bien entendu. Moins que 2020 mais pas la Sibérie.
    3 – Un climat bien réglé ne veut rien dire. Bien sûr qu’entre Oslo et Barcelone c’est différent. Mais ça a augmenté dans les 2 cas d’une même valeur. Environ 1.5°C à
    1.7°C.
    4 – Enfin s’adapter ou faire face aux augmentations de température plutôt que les éviter ! C’est bien gentil, mais jusqu’à quand, jusqu’où, quel prix à payer à la fin ? Qui le sait ? En prenant un triste exemple en métaphore, c’est dire on peut continuer de fumer, c’est la liberté. Si besoin plus tard, il y aura toujours la chimio.

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    • Ici, ce matin, en mai fait ce qu’il te plait : du gel sur les voitures…
      La semaine passée, au moins 3 jours de gel le matin, non prévu par la météo.
      Certes, il y a des anomalies, vers le haut comme vers le bas.
      Ce qui ne va pas, c’est certains se basent sur un certain type d’anomalies pour faire passer leurs délires.
      On ne peut nous reprocher de pointer un autre type d’anomalies.
      Ce qui est certain, c’est que la poêle à frire, ce n’est pas pour tout de suite.

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    • 40 ans c’est dejà pas mal comme long terme…

      en direct de meteofrance et comme plus c’est froid plus ça se rechauffe tout va bien..

      Sous un ciel bien souvent dégagé et l’influence d’un air froid pour la saison, les températures ont à nouveau plongé la nuit dernière à un niveau peu commun pour un début mai. L’indicateur national de température minimale affiche ainsi une valeur de 2,6 °C ce lundi matin, un niveau qui n’a été atteint début mai qu’à une seule reprise depuis 40 ans. Quelques records mensuels de froid ont à nouveau été enregistrés
      De nombreuses gelées

      Hier dimanche, on a déjà relevé des gelées notamment sur le Centre et le nord-ouest avec quelques records, notamment à Blois, qui avec -1,5 °C a battu son record de mai 2016 (-0,5 °C).

      Ce lundi matin, à la faveur du ciel dégagé, les gelées se sont multipliées, gagnant d’autres régions, on a ainsi relevé :

      -4,3 °C à Charleville-Mézières (Ardennes), à un dixième du record mensuel du 18 mai 1991
      -4,0 °C à Auberive (Haute-Marne), battant les -3.3°C du 15 mai 1995
      -2,8 °C à Romorantin (Loir-et-Cher)
      -2,7 °C à Reims
      -2,4 °C à Fontainebleau (Seine-et-Marne)
      -1,9 °C à Fontenay (Vendée), battant les -0.5°C du 14 mai 2010
      -1,6 °C à Troyes
      -1,1 °C à Rodez
      -1,0 °C à Nevers
      -0,9 °C à Niort
      -0,7 °C à Nancy et Vichy
      -0,1 °C à Chartres
      0 °C à Rouen

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    • La période de 30 ans choisie par le GIEC m’a toujours parue mal adaptée. Un examen des séries de températures depuis 1870 montre clairement des variations d’une soixantaine d’années.

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  3. Bonjour,
    En attendant Météo-France prévoit pour les trois mois d’été des températures supérieures aux « normales saisonnières », oui ! Il y a des températures « normales » et certainement d’autres « anormales »…

    Et si tout simplement il allait faire beau cet été !

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  4. Quelques arguments simples qui ne sont pas assez souvent exposés, à mon humble avis:

    1- La T° moyenne de la terre n’est pas une grandeur physique, elle n’existe pas, et ne peut donc se mesurer, c’est uniquement un concept, un calcul arbitraire.
    2- Faire une moyenne de mesures hétérogènes est un contresens physique.
    3- Pourquoi une moyenne plutôt qu’une médiane ?
    4- Les incertitudes des capteurs, de toutes les valeurs physiques utilisées comme entrées des « modèles mathématiques », ces incertitudes s’additionnent et ne permettent un calcul prédictif de T° moyenne au dixième de degré.

    Aucune des disciplines de la physique, de la médecine à l’astronomie validerait un travail de recherche basé un seul des 4 points ci-dessus.

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    • oui c’est interessant cette notion d’incertitude des mesures.

      c’est d’ailleurs une des premieres choses qu’on apprenait en physique chimie en seconde au lycée.

      je constate que ces zones d’incertitude sont tres rarement dessinées sur les graphiques et que lorsqu’elles le sont on considere arbitrairement que la ligne centrale devient la bonne valeur….ABSURDE..
      (Si vous mesurez une table avec un metre pliant de menuiser au millimetre pres,mille fois de suite,la moyenne des mesures ne vous donnera pas la dimension au micron pres..).

      j’ai pu constater que les relevés anterieurs à 1950 etaient au mieux à 1/2 degres et le plus souvent au degres pres…
      Et un mini maxi par jour et pas de relevé continu comme maintenant bien entendu

      D’autre part une immense partie de la planete n’etait pas relevée du tout.

      j’ai trouvé recemment un relevé historique qui m’a surpris car les temperatures avaient toutes des precisions au dixieme de degres…??
      Mystere finalement resolu car les temperatures en celcius etaient des conversions de mesures eh farenheit qui elles etaient bien au degres pres..

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  5. Quand je pense à la tectonique des plaques, aux volcans, à la formation des continents, à notre soleil nucléaire, je me demande comment toutes ces énergies déployées ici ou là depuis des millions d’années x10, x100, x1000 ont été possibles sans la contribution de ma petite voiture au diesel, sans sectes écologiques et le tout sans taxes ajoutées.

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  6. Malheureusement, quand je lis certains articles de presse (même de recherche scientifique) et commentaires sur les réseaux sociaux, beaucoup de monde confond adaptation et atténuation (décarbonation). Combien de fois ai-je lu que mettre des panneaux solaires ou réduire ses émissions, c’est s’adapter au changement climatique.
    Beaucoup de gens ne font pas vraiment la différence entre causes et conséquences sur cette problématique car ils sont pris dans une idéologie où on ne leur demande pas de comprendre mais de croire et d’appliquer. Donc, à chaque fois que les réalistes utilisent le terme d’adapation en direction du grand public, ils devraient bien l’expliquer ainsi que son pendant : le terme d’atténuation. Sinon, toute la stratégie des réalistes de vanter les mérites de l’adaptation sur l’atténuation sera traduit en grande partie comme un accord sur les stratégies d’atténuation.

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      • SENEQUE disait : « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage cesse, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ».

        Tout est bien une question de vision : apprendre à danser sous la pluie donc, surtout pas pour faire stopper la pluie, mais bien pour mieux s’adapter.

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      • Définitions du GIEC/UNFCC :
        L’atténuation : « intervention anthropique pour réduire les sources ou augmenter les puits de gaz à effet de serre. » . Bref, diminuer les émissions CO2 pour espérer influer positivement sur le climat.
        L’adaptation : « ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques présents ou futurs ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques. ». Bref, se préparer face aux conséquences de l’évolution du climat en diminuant nos vulnérabilités.
        Dommage que ces définitions simples ne soient pas plus connues, notamment du grand public, qui a tendance à tout mélanger si bien que sans vulgarisation efficace de ces notions pourtant basiques, il est difficile de poser rationnellement le débat.
        D’ailleurs, quelqu’un sait-il si ces notions font partie des programmes de collège ou de lycée quand ils abordent le climat ?

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    • Et combien de fois lit-on ou entend-t-on que tel ou tel évènement a été perturbé ou du être reporté à cause des « conditions climatiques » alors qu’il ne s’agit que de météo. Un exemple : https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Bayern-psg-des-conditions-climatiques-glaciales/1240178
      Et après quand on fait remarquer que des conditions météo bien frisquettes pour la saison interpellent un peu dans un contexte supposé de réchauffement climatique, on obtient en réponse qu’il ne faut pas confondre météo et climat…
      (:no:)

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      • Je relis l’article de l’équipe et je tombe sur cette perle !
        « Des conditions climatiques compliquées qui ne devraient durer que quarante-huit heures »
        Eh ben, moi qui croyait que le climat s’examinait sur 3 décennies au minimum,…
        Bon ok, il s’agit de journalistes du journal l’Equipe catégorie football, mais tout de même.

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      • C’est insupportable en effet. Je n’arrive toujours pas à m’y faire. Si ce n’était que l’Equipe qui confondait météo et climat, mais c’est dans toute la presse et au delà la communication de la diplomatie française, les ONG …. On est tombés bien bas.

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  7. Bonjour M. Moro,
    Je me permets de répondre à la question que vous posez hier, à propos des programmes de Svt. Les notions d’atténuation et d’adaptation y sont bien développées et distinguées, mais on peut quand même remarquer une certaine ambiguïté dans les formulations retenues.
    Ci-joint un extrait du programme de Terminale Spécialité, en particulier du chapitre consacré au réchauffement climatique actuel. Comme vous le constaterez vous-même, ce texte est très prudent en évoquant une corrélation (et non un lien avéré de causalité) entre émission de gaz à effet de serre et hausse des températures :

    « D’environ 1°C en 150 ans, le réchauffement climatique observé au début du XXIe siècle est corrélé à la perturbation du cycle biogéochimique du carbone par l’émission de gaz à effet de serre liée aux activités humaines. »

    Pourtant, dans le chapitre suivant, il paraît évident que l’atténuation du réchauffement passe par la réduction des émissions des GES :

    « Un effort de recherche scientifique majeur est mené depuis quelques dizaines d’années pour élaborer un modèle robuste sur le changement climatique, ses causes et ses conséquences, et pour définir les actions qui peuvent être conduites pour y faire face. En dehors des effets abiotiques, le réchauffement climatique a des impacts importants sur la biodiversité et la santé humaine :
    par des effets directs sur les populations (effectifs, état sanitaire, répartition à la surface du globe) et sur leur évolution ;
    par des effets indirects liés aux perturbations des écosystèmes naturels et agricoles (approvisionnement et régulation).
    L’augmentation de la concentration en CO2 favorise la production de biomasse, mais des difficultés peuvent résulter de la faible disponibilité des terres agricoles suite à la désertification ou à la montée du niveau marin, à la diffusion de pathogènes, à l’évolution de la qualité des sols et des apports en eau).
    Aux niveaux individuel et collectif, il convient de mener des recherches et d’entreprendre des actions :
    en agissant par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (les bénéfices et inconvénients de méthodes de stockage du carbone sont à l’étude) ; en proposant des adaptations.
    Il existe, dans différents pays, des plans d’action bâtis sur un consensus scientifique, dont l’objectif est de renforcer l’acquisition des connaissances, ainsi que l’évaluation éclairée et modulable des stratégies mises en place. »

    Autrement dit, rien n’est affirmé de manière péremptoire, mais tout conduit à la conclusion consensuelle que vous connaissez.

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    • Merci pour cet éclairage précis.

      Le moins qu’on puisse dire est que la partie adaptation est très courte car, dans votre extrait, elle ne tient qu’en quelques mots « en proposant des adaptations. » sans évoquer de stratégies ou même de simples exemples.

      Ce programme de SVT reflète donc l’état du débat qui se tient depuis le début dans la société : tout le focus porte sur l’atténuation et très peu d’attention sur l’adaptation, hélas.

      A moins que l’adaptation ne soit traitée dans le programme de géographie, qui serait plus disposé à traiter des relations « Société – Environnement ».

      Auriez-vous des extraits relatifs à l’adaptation climatique dans le programme de géographie svp ?

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  8. « Rien n’est affirmé de manière péremptoire « , faut le dire vite.
    La partie « Enseignement Scientifique » qui s’adresse à tous les élèves est un galimatias incohérent avec des redites d’un chapitre à l’autre.
    Et il est affirmé clairement que le CO2 anthropique provoque des catastrophes, que la couche d’ozone disparait par notre faute…
    La question est de savoir à quel moment on distribue la fiche d’adhésion à Euheulvé : avant, ou après le cours ?

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  9. Dans « Adieu liberté, adieu démocratie, adieu Etat de droit » publié par l’Association des climato-réalistes avant qu’elle ne déraille (décembre 2019), le Prince Michael de Liechtenstein lançait un avertissement solennel quant au risque totalitaire majeur de nos sociétés occidentales. Il suffisait de consulter un site comme Novethic ( https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/infographie-interdiction-d-acheter-une-voiture-neuve-ou-de-prendre-un-long-courrier-couvre-feu-thermique-quotas-sur-les-produits-importes-les-mesures-chocs-pour-rester-sous-1-5-c-146877.html ) pour s’en convaincre, ou d’écouter Drieu Godefrifdi nous expliquer que le réchauffisme, héritier du lyssenkisme, est bien un totalitarisme particulièrement abouti. Bien sûr, lutter contre la doctrine réchauffiste n’avait de sens que pour empêcher cette doctrine totalitaire car il ne s’agit pas de faire mumuse infiniment avec des chiffres ni de prévoir la température de ses vacances de l’année 2030… Aussi, quand les promoteurs de l’imposture climatique – les mêmes! – tournent soudainement notre armée pour faire une grave percée sur notre flanc sanitaire, en fabriquant cette fois une imposture médicale énorme, il convient de réorganiser le front sous peine de voir s’installer, encore plus vite, la société totalitaire qu’on prétendait repousser depuis tant d’années de lutte. Regarder ailleurs et injurier l’éclaireur qui met la troupe en éveil serait parfaitement incongru et inefficace…

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    • pour Christophe Desmaris

      D’accord avec vous ; que faut-il faire en temps que simple citoyen , pour raisonner le peuple , le gouvernement c’est autre chose

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  10. une etude assez ambigue sur les effets des confinements covid19 et la baisse des emissions de CO2 …
    Le plus amusant c’est que l’effet immediat le plus significatif semble etre l’augmentation du rechauffement.à cause de la diminution des aerosols.
    On pourra aussi constater que les differents modeles ne sont pas vraiment d’accord entre eux

    https://www.techno-science.net/actualite/covid-19-effets-climat-long-terme-N20829.html

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  11. Doit-on parler de « nécessaire adaptation » ? Je parlerais plutôt de « dangereuse habituation ».
    En effet, je ferais plutôt le constat actuel d’une dangereuse et excessive habituation à des conditions particulièrement clémentes ignorées du plus grand nombre, liées à des températures plus hautes qui nous font économiser beaucoup d’énergie, et à plus de CO2 qui génère des rendements agricoles bien meilleurs, le tout nous faisant gagner des centaines de milliards sans rien avoir à faire de particulier. Et je ne vois rien du tout du coté des pertes qu’engendreraient les températures un peu plus hautes actuelles, et possiblement à venir.
    Plutôt que de perdre du temps à chiffrer sa néfaste décarbonation de la société, l’ONU serait bien avisée de chiffrer précisément les pertes qu’engendrera un refroidissement qui finira bien par arriver. Le réveil risque d’être douloureux. S’adapter au chaud et à plus de CO2, c’est juste regarder le blé pousser plus vite et plus haut, mais s’adapter au froid, c’est une autre histoire. Les crises en tout genre, sanitaires, alimentaires, financières, nous attendent peut-être à un autre endroit que ces guignols n’auront pas prévu !

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    • Exactement, époque climatique clémente en terme d’adaptation.
      Un point néanmoins à nuancer : je suis ok sur le fait que l’augmentation du CO2 favorise la croissance des plantes (le GIEC comme la Nasa reconnaissent un verdissement global de la planète). Mais il n’y a pas que le CO2 qui favorise la croissance des plantes mais globalement des climats plus pluvieux et plus chauds. Par exemple, si, en climat soudano-guinéen, marqué par une longue sécheresse, je plante juste avant la saison des pluies , mes plantes vont pousser plein pot pendant la saison des pluies alors qu’elles ne poussent pas plus vite en saison sèche, pourtant chaude et avec du CO2, même si je les arrose. Donc, oui l’augmentation du CO2 favorise la croissance des plantes mais ce n’est pas le seul phénomène qui créé le verdissement de la planète mais la chaleur et la pluie, dont les mesures moyennées au niveau mondial montrent une augmentation dans beaucoup de climats (ce qui est normal avec une surface du globe constituée à 2/3 d’eau).
      En terme de risques majeurs, vous posez très bien la question. Les risques majeurs se manifestent peu souvent mais par des catastrophes violentes pour les sociétés, notamment pour des phénomènes mal anticipés et prévus. Il pourrait en être ainsi d’un refroidissement plus ou moins brutal, d’autant plus que l’inertie d’action autour d’un refroidissement pour ceux qui n’ont eu de cesse de nous parler d’une planète qui grille, risque de bien nous freiner pour prendre les mesures à temps.
      En terme de littérature scientifique sur un refroidissement (qui serait utile en gestion de risques majeurs), les gestionnaires de digue de la Loire déclarait carrément qu’il n’y avait aucune littérature sur ce sujet. Donc, on a jamais autant étudié le climat et pourtant, des pans entiers de cette problématique restent dans l’ombre, comme sur un refroidissement que vous évoquez ici.

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      • @Cédric
        Oui bien sûr, le CO2 est un facteur parmi d’autres qui favorise les rendements agricoles. Ceux qu’il faut ajouter à ceux que vous évoquez et qui sont très largement prédominants, sont les facteurs de progrès des techniques agricoles. J’ai des amis qui bossent chez pionner semences. Les progrès liés au géni génétique seul sont époustouflants. Je crois qu’ils me parlait de d’ordre du % par an sans discontinuer depuis des décennies sur le rendement du maïs, uniquement lié à la génétique. Et ce qui est le plus dingue, c’est qu’ils ne voient toujours pas poindre la moindre asymptote de progrès. On pourrait imaginer qu’à un moment donné, ça finisse par plafonner. Et bien non, pas pour l’instant. Ça progresse indéfiniment sans s’infléchir.
        Ça c’est pour la génétique, mais il y a ensuite tout le reste. L’optimisation de l’amendement des sols par imagerie satellite, etc, etc.

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      • Oui, le progrès S&T est prépondérant mais encore plus, des sociétés ouvertes aux autres, notamment dans les flux de marchandises, comme les flux d’aliments. Ce sont les régimes ou territoires les plus autarciques ou difficilement accessibles qui subissent les famines alors que ceux qui sont ouverts arrivent à profiter des surplus des régions plus productives quand les conditions météo sont défavorables, par exemple par envois d’aide alimentaire par le PAM ou par les circuits classiques du commerce mondial (le riz d’Asie arrivant jusqu’au Sahel par exemple). Et que prône les écolos : une économie mondiale en circuits courts ; donc pile ce qu’il ne faut pas faire pour éviter les famines…. Quand je dis qu’ils sont dangereux, ce n’est pas par idéologie politique mais exactement pour ces raisons précises.

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    • La crise sanitaire récente n’a clairement pas été prévue alors qu’elle était pourtant prévisible. Il y a pourtant eu quelques alertes dans les années 2000 avec le premier SARS, la grippe aviaire et le H1N1. Il est lamentable que les plans de prévention établis à l’époque (Douste-Blazy, Bachelot) aient progressivement été oubliés au fond d’un placard d’autant plus que Véran et Salomon qui faisaient partie de l’équipe de soutien à Macron lors de la campagne présidentielle étaient conscients du risque.
      Mais c’est ce qui arrive quand on se focalise à outrance sur un faux problème de « dérèglement climatique » au lieu de rester vigilant sur les vrais risques.
      Espérons au moins que parmi toutes les mesures « climatiques » votées récemment, l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments anciens sera efficace. Même si elle n’a pas été prise vis à vis de ce risque, c’est au moins une mesure qu’on ne devrait pas regretter avec le retour du froid qui s’annonce pour les prochaines décennies.
      Les crises financières n’ont jamais été anticipées et continueront à ne pas l’être. On ne peut rien reprocher à nos dirigeants européens concernant une crise comme celle de 2008 née aux Etats-Unis, par contre la crise grecque leur est totalement imputable.

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      • Oui, je vous suis complètement sur l’isolation des bâtiments. Pour avoir fait une partie du chemin de Compostelle avec des canadiens, ils étaient très étonnés de voir les conceptions « passoires à calories » des maisons françaises et espagnoles. Si notre climat se rapproche un jour du leur, on ne regrettera pas de les avoir imité à l’avance. C’est au moins une chose que nos politiques font bien de promouvoir, même s’ils ne le font pas pour les bonnes raisons…

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      • « La crise sanitaire récente n’a clairement pas été prévue alors qu’elle était pourtant prévisible.  »
        Tout à fait. Mais, hélas, c’est presque toujours après la manifestation du risque, la catastrophe, que l’on prend les mesures nécessaires pour prévenir convenablement le risque. D’où l’intérêt d’entretenir une mémoire du risque car ce n’est pas la première pandémie non plus (SIDA, grippe espagnole, peste…).
        Ainsi, on peut maintenant espérer que le risque pandémique sera mieux anticipé à l’avenir, notamment quand je vois certains leaders en Afrique et dans le monde, qui pronent maintenant une stratégie sanitaire hyper-résiliente en disant qu’on doit répondre à cette urgence sanitaire en pensant à la prochaine pandémie.
        Même si le chiffre de 3,2 millions de morts est horrible (et laisse les bilans des CatNat loin derrière pour des décénies), à vrai dire, j’avais dans mes scénarii une pandémie plus violente encore. On ne s’en sort donc pas si mal car on a eu une chance relative. Reste à définir des stratégies sanitaires plus efficaces, qui respectent plus les libertés individuelles, l’économie et le social.
        Mais je crains que l’urgence climatique, qui n’a jamais été mise hors jeu même pendant cette catastrophe sanitaire majeure, ne se réimpose à l’agenda et dans les financments. Et avec la pression des antivaxx et complotistes, on ne remette une fois de plus ce sujet de prévention du risque saintaire sous le tapis comme après le H1N1.

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  12. J’espère maintenant après ces bavardages édifiants que tous les lecteurs de bonne foi ont compris que l’assoc. n’est là que pour occuper le terrain d’une authentique opposition. Ouvrir les yeux est parfois une déception mais toujours salutaire.

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    • @Christophe
      Vous dites « l’assoc. n’est là que pour occuper le terrain d’une authentique opposition. »
      Pouvez-vous préciser, je ne suis pas sûr de bien comprendre. Voulez-vous dire que nous œuvrons dans le seul but de faire barrage à Macron, ou au gouvernement suisse ? ou c’est encore autre chose ?
      Amitiés. Dominique

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      • Bonjour Murps, effectivement vous avez résumé la situation et c’est le mot de la fin. « Quand on veut tuer un chien, on dit qu’il a la rage ». Bien à vous. JR

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    • Toute décision politique visant à « sauver le climat » aura un coût financier, technique, industriel et social, sans justification scientifique et sans la moindre contrepartie.

      Que ce soit le pouvoir actuel qui procède à ces choix ou que ce soit la conséquences de décisions passées ne change rien à l’ineptie, pas plus que la couleur politique des décideurs.

      Affirmer que la lutte contre le réchauffement est une urgence et qu’elle passe par la décarbonation et par la disparition du capitalisme ou la mise en place d’un gouvernement mondial est une escroquerie qui doit être combattue.

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      • «  » »La disparition du capitalisme » » », bigre, rien que ça, ce n’est pas pour demain, pas plus pour un gouvernement mondial, c’est même plutôt l’inverse qui se produit avec de plus en plus de nationalisme. Pour ce qui est de decarboner l’industrie, les majors ont bien compris que le processus est enclenché, et que ce sera compliqué et très long avec des réticences, mais irréversible. Le business est ainsi fait que tous commencent à mettre des billes dans ce qui semble être porteur et rentable à moyen et long terme, et ne pas se faire larguer. L’exemple de Tesla est assez significatif et hyper médiatisé, mais il y a des centaines de startups moins connues qui se lancent dans ces technologies. On n’est qu’au tout début d’une longue mutation. Plusieurs décennies seront nécessaires.

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  13. « decarboner l’industrie, les majors ont bien compris que le processus est enclenché, et que ce sera compliqué et très long avec des réticences, mais irréversible. » dites vous.

    Irréversible ???
    Ca, franchement ça m’étonnerait.
    La décarbonatition et sa grande soeur la développitude durab’ ont toutes les caractéristiques qui leur permettront de disparaître dans les poubelles de l’Histoire après s’être prises de plein fouet le mur de la réalité.
    Si ça n’est pas demain ce sera après demain, ce qui est proprement irréversible c’est le plantage industriel, social et politique qu’ils se préparent.
    Tenez, j’attends avec gourmandise la mise en place des ZFE dans les grandes villes, avant la fin de l’année.
    Gilets jaunes en vue.

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    • Bonjour Murps, pour avoir évoqué le sujet avec des élus locaux, je rejoins votre avis. Le chao va arriver par cette mesure et ce sera bien pire que les GJ, lorsque que le 1 er traitre de France à décrété les 80 km/h et la taxe pompeusement et trompeusement nommée « taxe Carbone », alors qu’aucune de ces deux mesures ne figurait au programme du chouchou des mondialistes. Il y a donc eu tromperie. Les ZFE diviseront deux mondes, les citadins et les ruraux. La bonne nouvelle, c’est que les citadins deviennent de plus en plus ruraux, grâce au télétravail, nous constaterons une modification des rapports face à cette mesure discriminatoire, impopulaire et non écologique, puisque un véhicule à moteur électrique pollue quatre fois plus qu’un véhicule à moteur thermique qui ne pollue quasiment plus. Parallèlement les élections vont passer par là, échaudés par le vrai visage des ayatollahs pseudo-verts (Lyon , Bordeaux..), nul doute que les électeurs vont se ressaisir. Dommage qu’un parti politique ne se saisisse pas ouvertement du dossier éscrologique. Merci. Bien à vous. JR

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      • Bonjour JR,
        Comme je sais que vous ne croyez pas ce qui est publié par l’Ademe, voici l’article de Autoplus qui est en général sans parti pris sur ces sujets. Notez aussi que « polluer » est très générique, évident (toute vie et activité « pollue » par définition) , qu’il faut donc préciser de quoi on parle, et le quantifier.

        https://www.google.com/amp/s/www.autoplus.fr/environnement-2/co2-le-bilan-carbone-dune-auto-electrique-vs-thermique-320097.html/amp

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      • pourtant l’article de l’autojournal dit ceci.:

        « La voiture électrique doit encore faire des progrès, notamment dans la phase de production. Les émissions de CO2 sont 30% plus élevées pour la production d’un véhicule électrique que pour un véhicule thermique. »

        En ce qui concerne le CO2 de l’utilisation le probleme ne vient pas du vehicule mais de la source de l’electricité selon les pays..
        En france le nucleaire et l’hydraulique en effet diminuent l’ardoise CO2 mais ce n’est pas le cas partout et ils precisent bien pour 53 pays sur 59

        En d’autres termes le vehicule electrique n’est pas un avantage au moins dans 6 pays..(on ne sait pas lesquels)
        Mais le probleme risque d’etre bien plus compliqué avec l’augmentation du nombre de vehicules .
        La production eolienne et solaire a ses limites et si les verdatres ne veulent pas de nucleaire ,il n’y aura pas de solution competitive

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  14. Bonjour, globalement nous défonçons des portes ouvertes et les éscrologues falsificateurs le savent pertinemment. La vidéo de cet homme politique, indépendamment de son accointance, résume parfaitement la situation. Le Great reset n’est plus une vue de l’esprit, mais devient de plus en plus une réalité palpable qui avance insidieusement, qui ronge, qui grignote, tel un cancer. Le patibulaire et morbide Klaus Schwab est plusieurs fois nommé comme étant un des instigateurs de cette vision du monde, avec ses amis Musk, Gates & Cie. A 13:15 Philippe De Villiers dénonce ouvertement les « ayatollahs verts » comme faisant partie intégrante du délitement de la France, souhaitée par les réchauffo-carbono-macrono-éscrolo-collapsolo-mondialistes.

    Merci Monsieur De Villers, c’est courageux de la part d’une homme politique. Bien à vous. JR

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  15. Ping : Suisse : un référendum maudit en version inversée | Mythes, Mancies & Mathématiques

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