L’histoire du climat idéal

La France prévoit d’insérer à l’article 1er de sa constitution « la lutte contre le dérèglement climatique ». Ainsi, le pays des lumières au XXIème siècle souhaite déclarer au monde que ses citoyens ont la capacité de contrôler le climat et de le rendre beaucoup plus propice au développement humain. Mais pour atteindre quel idéal climatique la France doit-elle lutter ?

Cette question du climat idéal n’est pas nouvelle et bon nombre des scientifiques et d’intellectuels à travers l’histoire se la sont déjà posée. Nous avions oublié ces débats car ils avaient été relégués au milieu du XXème siècle au rang de discussions pseudo-scientifiques, critiquées pour leur déterminisme autour des températures (températures qui produiraient de facto des qualités observables chez les peuples du monde). Mais comme ce concept du climat idéal est remis au goût du jour avec ce débat constitutionnel, regardons de plus près la trajectoire historique de cette idée.

L’idéal climatique méditerranéen

Dès l’Antiquité, il est observé de manière grossière que le climat varie fortement du nord au sud et que la quantité de chaleur dépend de la latitude.

Hippocrate, père de la médecine et philosophe grec, pensait que le milieu dans lequel l’homme évolue, en premier chef le climat, conditionnait les qualités d’une société et par là les prédispositions des organismes humains qui la compose ainsi que leurs qualités morales et intellectuelles (Des Airs, des Eaux et des Lieux – Vers 400 av JC). Si, pour Hippocrate, le rôle du climat était le facteur principal expliquant les différences entre les peuples, il reconnaît cependant le rôle que les structures sociales et politiques jouent pour tempérer leurs prédispositions issues du climat.

Le mathématicien, astronome et géographe grec, Claude Ptolémée (90-168) divisait le monde en sept climats parallèles entre le pôle nord et l’équateur, dérivés de ses calculs astronomiques et astrologiques desquels ils tiraient des « qualités naturelles ». Dans ces climats géométriques, il y avait les habitants des climats septentrionaux « d’un naturel assez froid et aux mœurs sauvages », les habitants des climats méridionaux « d’un naturel ardent et de mœurs généralement sauvages » avec, au milieu, les habitants des climats tempérés « au teint normal », au « naturel modéré » et « aux mœurs civilisées ». L’idéal climatique, le 4ème climat, était donc situé scientifiquement, à l’époque, entre 28° et 34° de latitude nord, c’est-à-dire sur le bassin méditerranéen où Ptolémée vivait, tout comme son maître, Aristote, qui avait la même idée que lui de l’idéal climatique.

Cette géographie antique du monde classant les peuples vis-à-vis de leur climat aboutit en fait à légitimer l’esclavage et la suprématie des peuples médtierranéens dont sont issus les auteurs qui reprennent ces idées d’idéal climatique. A l’image d’Ibn Khaldoun, grand savant arabe andalous du XIVème siècle, qui repris la théorie antique des 7 climats dont, celui du bassin méditerranéen, le plus tempéré, qui expliquerait la supériorité de leurs habitants sur le reste du monde, aux climats plus difficiles. Ainsi, comme Ptolémée, plus on s’éloigne du 4ème climat, le plus tempéré, que ce soit vers le nord ou vers le sud, plus les qualités humaines se dégradent.

Carte climatique et géographique du monde connu par les arabes au XIVème siècle. Elle distingue 7 parallèles définissant les 7 climats et s’étend des ïles Canaries à la Corée et de l’Afrique équatoriale à la Scandinavie et à la Sibérie Livre de Roger – Al Idrisi – 1154.

 Pour les peuples du 1er climat, les plus au sud, en Afrique équatoriale, Ibn Khaldoun, écrivait :

«En outre, leurs moeurs se rapprochent beaucoup de celles des animaux brutes : on raconte que la plupart des noirs qui occupent le premier climat demeurent dans des cavernes et des forêts marécageuses, se nourrissant d’herbes, vivant dans un sauvage isolement et se dévorant les uns les autres. Il en est de même des Esclavons. Cette barbarie de moeurs tient à ce que ces peuples, vivant dans des pays très éloignés de la région tempérée, deviennent, par constitution et par caractère, semblables à des bêtes féroces ; et, plus leurs habitudes se rapprochent de celles des animaux, plus ils perdent les qualités distinctives de l’humanité. » Les Prolégomènes, première partie 214″

Ce suprématisme des climatologues de l’époque se fonde sur une caractéristique précise du climat, celle des températures. Ainsi, Ibn Khaldoun l’explique avec l’état de la science à son époque :

« Comme les Nègres habitent un climat chaud, que la chaleur prédomine sur leur tempérament, et que, d’après le principe de leur être, la chaleur de leurs esprits doit être en rapport direct avec celle de leurs corps et de leur climat, il en résulte que ces esprits, comparés à ceux des peuples du quatrième climat, sont extrêmement échauffés, se dilatent bien plus aisément, éprouvent un sentiment plus rapide de joie et de plaisir, et un degré d’expansion plus considérable : ce qui a pour résultat l’étourderie ». 

L’idéal climatique ouest-européen

L’idéologie du déterminisme climatique, et son avatar celle du climat idéal, demeure si puissante à travers les siècles que même certains esprits des lumières n’y ont pas résisté, quoi qu’ayant été très critiquée par Voltaire. En 1758, Montesquieu, dans l’« Esprit des lois » y écrit que « L’empire du climat est le premier de tous les empires. » (Livre XVII ch 14) lui donnant une importance première dans sa vision politique du monde. Ainsi, tout au long de son livre, il décrit les différences entre les peuples selon qu’ils appartiennent à un climat chaud, à un climat froid ou à un climat tempéré.

Par exemple, dans son livre XVII nommé « Comment les lois de la servitude ont du rapport avec la nature du climat » en son chapitre 2, il donne sa vision thermo-centrée du monde :

« Nous avons déjà dit que la grande chaleur énervait la force et le courage des hommes; et qu’il y avait dans les climats froids une certaine force de corps et d’esprit qui rendait les hommes capables des actions longues, pénibles, grandes et hardies. Cela se remarque non seulement de nation à nation, mais encore dans le même pays, d’une partie à une autre.

Les peuples du nord de la Chine sont plus courageux que ceux du midi; les peuples du midi de la Corée ne le sont pas tant que ceux du nord.  Il ne faut donc pas être étonné que la lâcheté des peuples des climats chauds les ait presque toujours rendus esclaves, et que le courage des peuples des climats froids les ait maintenus libres. C’est un effet qui dérive de sa cause naturelle. »

Comme quoi, on peut encore aujourd’hui être vu comme un grand humaniste des lumières tout en ayant relayé des théories les plus discriminatoires autour du climat.

Hegel, qui a lui aussi succombé au piège de l’idéal climatique, déclarait carrément qu’un peuple qui ne vit pas dans un climat tempéré, ne peut pas rentrer dans l’histoire.

De la théorie des climats à l’écologie humaine

Un des scientifiques du climat les plus illustres de son temps outre-atlantique fut Ellsworth Hunttington, professeur de géographie et d’écologie humaine à Harvard et à Yale dans la première moitié du XXème siècle.

Dans son ouvrage « Civilisation et climat » en 1915, il reprend l’idée d’une température idéale pour l’homme en se basant sur les expériences de Thomason qui avait mesuré la quantité de CO2 exhalé par des groupes d’individus de Manchester en fonction de différentes températures. Les quantités de CO2 expirées décroissaient de 10°C à 16,6°C puis réaugmentaient au delà de cette température, signifiant pour Hunttington que 16,6°C était la température idéale.

Huttington, tout comme ses prédécesseurs cherchant l’idéal climatique, est même allé jusqu’à en expliquer les conséquences morales et intellectuelles des peuples selon les climats.

« Nous réalisons lentement que le caractère au sens large concerne l’industrie, l’honnêteté, la pureté, l’intelligence et la force de la volonté sont intimement dépendant des conditions du corps. (…) Le climat de beaucoup de pays semble être une des principales raisons qui explique pourquoi l’oisiveté, la malhonnêteté, l’immoralité, la stupidité ou la faiblesse de la volonté prévalent. »

Vers une constitutionnalisation de l’idéal climatique européen ?

Les critères pseudo-scientifiques de l’idéal climatique ont évolué ethnocentriquement au gré des civilisations, basés d’abord sur les critères climatiques du bassin méditerranéen pour les grecs et les arabes andalous puis sur ceux des lattitudes plus au nord pour les pays impérialistes de l’histoire contemporaire : France, Angleterre, Etats-Unis.

Avec cet article, nous avons pu voir que les exemples de suprémacismes climatiques ne manquent pas et il aurait pu en être cité une multitude d’autres tant le concept d’idéal climatique a été exploité tout au long de l’histoire pour expliquer, légitimer et forcer l’oppression des peuples du sud par les pays aux climats soit-disant « tempérés », de l’esclavage aux suprémacismes modernes.

Ce n’est pas vraiment différent aujourd’hui, puisqu’il s’agit très pragmatiquement de contrôler l’exploitation et la distribution des ressources fossiles, non seulement de manière coercitive au nord mais aussi au sud, qui les possedent ; exploitation qui génèrerait un CO2 censé dérégler le climat des régions « tempérées », le rendre plus chaud et dégénéré ; pile dans la lignée de ce qui a été forgé pendant des millénaires avec le concept de l’idéal climatique européen, toujours très thermophobe.

De manière plus ou moins consciente, c’est hélas cette vision climatique du monde que l’on nous propose de graver dans la constitution ; celle d’un climat idéal à retrouver, la chaleur y étant toujours synonyme de décadence civilisationnelle (à tort : la civilisation romaine ou la beauté des cathédrales en témoignent en France).

40 réflexions au sujet de « L’histoire du climat idéal »

  1. Coquille dans paragraphe « vers une constitution etc »
    « au grèS des vivilisations..; » (quoique en tant que socle…)
    Sur le fond :
    puisque on propose dans la constitution d’ajouter la lutte contre le dérèglement climatique, c’est donc qu’il existe un état « réglé » (idéal ?).
    Ne reste plus qu’à le définir avec une grande rigueur scientifique, bien entendu (cette remarque est ironique, quoique…)
    Pour les approches « antiques » des climats et de leurs effets, je vois bien pour les climats « nordiques », j’ai bien un exemple en tête (en nattes), mais pour les climats « chauds », je ne vois pas, et quant aux climats « modérés » c’est pourtant bien là qu’il y a une diversité de « dérèglements » d’approches « scientifiques » sur LE Climat.
    Et merci pour la compilation !

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    • Oui, l’histoire des sciences est jalonnée d’erreurs et d’idéologies dont s’empare le politique pour façonner une vision du monde à son avantage. C’est pour cela que ceux qui assènent continuellement, « C’est la Science » feraient mieux de se méfier et de prendre un peu plus en compte la trajectoire politique des idées dans laquelle ils décident de marcher. Mais je reviendrai prochainement sur une approche plus scientifique de ce qu’ils appellent le « dérèglement climatique », avec une multitude d’observations scientifiques permettant de l’infirmer.

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  2. La France prévoit d’insérer à l’article 1er de sa constitution « la lutte contre le dérèglement climatique » : Normal la logique est respectée, depuis Obélix et Astérix, le gaulois a peur que le ciel lui tombe sur la tête !…

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    • « la lutte contre le dérèglement climatique »
      Cela sera difficile et cela coutera cher puisqu’il faudra transformer la course autour du soleil de toutes les planètes , d’orbites elliptiques en orbite circulaire

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  3. je crois qu’il devient indispensable de former une convention citoyenne sur cette question cruciale
    Que propose Sarkozi comme climat idéal pour les 10 prochaines années?
    heu… il s’en fout, il sera à l’ombre

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  4. On connaît le climat idéal : il y a un maximum de biodiversité à l’équateur, à la latitude zéro. Les zoologues ne savent pas pourquoi, en vérité. Mais les données observationelles sont certaines. Donc pour bénéficier du climat idéal, il suffit donc de transformer la Terre en cylindre, donc.

    Euh non, c’est plus compliqué. Pouf pouf.

    Le gradient latitudinal de biodiversité s’applique parfaitement aux espèces terrestres, mais pas aux espèces marines. Celles ci préfèrent barboter à la latitude de 45°, au large d’arcachon, même en hiver. Les ostréiculteurs d’arcachon ne comprennent pas pourquoi, mais les observations sont fines et claires.

    La Terre idéale aura donc une allure de bi cylindre, une forme de vis de reliure quoi, avec des continents d’un côté et des mers de l’autre.

    [Cédric a oublié Jefferson / Buffon, cf la polémique sur les « dégénérés »]

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  5. Je lui demandais :  » Pour la période historique qui nous concerne, et sans remonter aux temps préhistoriques, que sait-on du climat ? On voit des lions, des éléphants, ou d’autres animaux tropicaux fréquemment représentés dans l’art chinois « . Il me répondit que sur la base des découvertes archéologiques, mais aussi en se référant à l’histoire Chinoise, il a été définitivement établi qu’aux environs de 1000 ans avant Jésus Christ, le climat de la Sibérie, qui était tropical ou au moins subtropical, s’était subitement refroidi. Les éléphants, lions, tapirs, rhinocéros, prirent la fuite vers le sud depuis les steppes s’étendant du fleuve Amour jusqu’au Don. L’histoire Chinoise a même retenu l’année de la traversée du Yangtse par le dernier éléphant : 645 avant J.C.
    Avec le refroidissement du climat les habitants des steppes prenaient eux aussi la direction du sud, en même temps que les animaux ou peut-être avant. Ce fut le début d’une série d’invasions de la Chine et des terres situées plus à l’ouest, jusqu’à la Palestine. Ceci est un fait historique rapporté dans les lamentations de Jérémie.

    (extrait d’une conversation avec P. Teilhard de Chardin -1932) Cela ne tournait déjà pas bien rond à l’époque…..Ils n’avaient pas de constitution ?

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    • Merci JR. On essaie de sortir des sentiers battus et cela fait plaisir que vous le reconnaissiez. Et cela m’agace de les voir endosser le beau rôle avec leur urgence climatique totalitaire alors qu’ils marchent dans les pas d’une des idéologies les plus dégueulasses que l’humanité ait connue. La science avait pourtant réussi à s’en débarrasser au siècle dernier. Mais l’écologie est montée en puissance… Comme quoi, les vieux démons ressurgissent toujours si on ne les tient pas à distance et là, on a eu trop lâché la bride aux alarmistes et la dérive a pris une proportion démesurée, débile et dangereuse.

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      • Bonjour,

        J’aime bien ce que vous écrivez en général, et cet article est trés intéressant.
        Ce que je comprend moins, c’est la violence avec laquelle vous rejetez l’ecologie, qui n’est qu’une science !
        Après on peut lui faire dire n’importe quoi, d’accord, mais c’est juste une science.

        Bonne soirée

        Stéphane

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      • Bonjour Baloo, la difficulté est que l’écologie politique a pris le dessus et que cela a généré une force inversement proportionnelle. C’est ainsi que les dictatures périssent et fort heureusement. Bien à vous. JR

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  6. Bonjour Cédric, l’éscrologie et la gestion du virus, nous emmènent en plein dans la torture psychologique de la charte de D. Biderman. Toute ressemblance avec les agissements du gouvernement, de la voyoucratie verte et des médias est un pur hasard, bien entendu.
    La vérité va finir par triompher, d’ailleurs, même un politicien présidentiable y vient :
    Xavier BERTRAND s’engage fermement contre les éoliennes, avec un gros doute sur le C02 (à la fin de la vidéo):

    La position pro-éolienne va devenir de plus plus difficile à tenir pour les financiers verts en quêtent de subvention. Résistons. JR

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    • Enfin un homme politique de premier plan qui ose contester le scandale des éoliennes.
      Par contre je n’ai pas trouvé de « gros doute sur le CO², juste une prise de position courageuse sur le nucléaire, ce qui mérite déjà d’être salué, cette énergie, pourtant encouragée par le GIEC, étant aujourd’hui diabolisée.
      Je n’entends malheureusement pas beaucoup de critiques dans l’opposition sur l’objectif affiché maintenant dans la loi, de réduire le recours au nucléaire et de fermer de nombreuses centrales (pas seulement Fessenheim).

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      • Bonjour Tatouzou, à – 0,04, tout à la fin il dit: « pour ceux qui ne veulent pas d’émission de Carbone », tournée ainsi, cela ne fait aucun doute sur sa pensée. Cela signifie bien, que lui n’est pas obsédé par le Carbone, en bon garçon censé qu’il est. Sinon, il aurait dit  » pour éviter les émissions de Carbone ». Vénérant ce gaz rare (hélas que 0,04 %) et précieux, indispensable à la vie sur terre pour assurer notre alimentation, nous le formulons de la même façon que Xavier Bertrand. En tout cas, saluons son courage et son bon sens, à l’heure ou la mode est de se mettre à genoux devant l’idéologie éscrologue mortifère qui nous conduit droit à un désastre humanitaire (tout au moins Français) Merci. Bien à vous. JR

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  7. Ouarf ! J’ai bien ri ! Encore un billet qui ressemble à un nouveau clou dans le cercueil de ce qui reste des climato-sceptiques.

    « exploitation qui génèrerait un CO2 censé dérégler le climat des régions « tempérées » » … à ce point de non maitrise du sujet Cédric il faudrait soit vous documenter un minimum, soit penser à faire autre chose.

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    • Encore une accusation gratuite lâchement assénée sous pseudo. C’est pas moi pourtant qui ai écrit officiellement que l’extension du climat méditerranéen serait une catastrophe en France. Mais que vous riez des ignonomies véhiculées à travers l’histoire par le concept d’idéal climatique ne me surprend pas car les humanistes eux, les déplorent.

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      • « Encore une accusation gratuite lâchement assénée sous pseudo. »
        C’est vrai c’est pénible de ne pas pouvoir tirer sur le messager ! Vous nous faites une fixette sur le climat des régions tempérées alors que la question est juste un peu plus globale. Bon, là évidemment, votre pseudo démonstration à 2€ fait un gros flop …

        « C’est pas moi pourtant qui ai écrit officiellement que l’extension du climat méditerranéen serait une catastrophe en France. »
        Oui vous avez parfaitement raison. Juste une division pas 2 des rendements pour le blé par exemple et on ne sait pas trop par combien pour la région méditerranéenne actuelle. Et ceci est valide pour toutes les productions végétales.

        Trouvez-nous donc les publis scientifiques qui parlent d’un climat idéal vers lequel il faudrait retourner. BR ne m’a jamais répondu sur ce point.

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      •  » Trouvez-nous donc les publis scientifiques qui parlent d’un climat idéal vers lequel il faudrait retourner.  »
        Vous le faites exprès ? La littérature carbocentriste en est farcie. Prenez par exemple la « célèbre » courbe de Mann en forme de crosse de hockey, elle montre un climat aux températures très stables sur mille ans avec un décrochage des température en exponentielle depuis l’ère industrielle. Donc, un climat « réglé » puis un « dérèglement climatique ». Dans la foulée, plein d’études sont sorties pour dire de revenir aux émissions de CO2 des niveaux préindustriels. Si ce n’est pas tendre vers un idéal climatique ça ? Et c’était une représentation idéale puisque cette courbe a été tellement bien démentie scientifiquement que le GIEC a été obligé de la retirer. Mais Al Gore avait réussi avec cette courbe a forgé un idéal climatique pré-industriel dans la conscience des masses.
        Après, il est évident qu’il y a une grosse part d’inconscient collectif sur cette question du climat qui serait déréglé et je me suis attelé à en montrer un des aspects : la tradition thermophobe dans l’idéal climatique européen. Ni plus, ni moins.

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      • Cédric, vous êtes parfaitement dans la sur-interprétation et le fantasme. Tout ce qui a été publié depuis 50 ans raconte la même histoire : la pression anthropique pousse le climat en dehors de sa variabilité naturelle. Et variabilité naturelle ça ne veut pas dire climat idéal. Et c’est parfaitement ça que montrait la courbe de Mann. Les sceptiques se concentrent sur la courbe moyenne en gras sans tenir compte de l’enveloppe de l’incertitude. Ce que Mann a montré à l’époque, c’est que le climat de l’HN était clairement sorti de cette zone d’incertitude (et c’est encore plus vrai aujourd’hui).
        Pour votre gouverne la courbe de Mann n’a jamais été démentie. JAMAIS. Suite aux travaux de McIntyre & McKitrick il y a eu des discussions sur la méthode stat. employée mais il a aussi été démontré que les mêmes données traitées par d’autres méthodes aboutissaient au même résultat. Résultat corroboré par la suite par d’autres reconstructions. La conclusion reste la même : le climat actuel est sorti de sa variabilité naturelle connue (et qui n’est pas un climat idéal).
        Autre résultat intéressant McIntyre & McKitrick n’ont jamais publié l’enveloppe des incertitudes de leurs recalculs. Certes, leur moyenne change un peu par rapport à celle de Mann, mais leur courbe «corrigée» reste bien dans la zone d’incertitude de Mann.

        D’autre part, le terme de « dérèglement climatique » n’est jamais utilisé dans la littérature scientifique. C’est une mauvaise traduction de «climate change» (ou «changement climatique») ; ces changements climatiques étant la conséquence d’un «réchauffement global» (ou «global warming» qui lui est également très souvent mal traduit par «réchauffement climatique»). Dans les publis (les vraies hein !) personne ne parle jamais de climat idéal.

        Enfin, votre intention était d’illustrer «la tradition thermophobe dans l’idéal climatique européen» il ne fallait pas titrer «L’histoire du climat idéal».

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      • Antisceptique,

        « Pour votre gouverne la courbe de Mann n’a jamais été démentie. JAMAIS. »

        Qu’entendez-vous par démentie ?

        Vous pensez que la courbe de Mann est une représentation valide de l’évolution du climat ? Vous pensez vraiment pouvoir en conclure que le climat est sorti de la variabilité naturelle ?

        Voyez-vous, cette courbe est peut-être une vague représentation de quelque chose mais dans tous les cas pas de ce que vous pensez.

        Je passe sur les nombreuses erreurs méthodologique qui la réduisent à un plaisanterie, tout cela est bien décrit par McIntyre. L’essentiel n’est toutefois pas là car, vous avez raison, des reconstructions ultérieures paraissent mener à des résultats assez similaires.

        Non, ce qui disqualifie complètement et définitivement toutes ces courbes en forme de crosses, c’est qu’elles sont toutes des courbes hybrides aboutant deux types d’observations incohérentes (les proxies et les mesures par thermomètres). Le comportement en crosse n’existe ni dans un type ni dans l’autre, seul la superposition de ces deux types par l’un ou l’autre moyen crée l’illusion d’un climat écahpant à la variabilité naturelle.

        Aucun proxy dont la qualité est vérifiée ne présente le moindre comportement en crosse. La courbe de Mann n’est pas et n’a jamais été une représentation valide de l’évolution du climat.

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  8. Le climat idéal pour le rechauffiste est toujours ‘hors modèle’, puisque tous les modèles climatiques sont censés converger vers la culpabilité de l’humanité. Accepter qu’un seul modèle puisse démontrer que la contribution humaine au bilan climatique est négligeable devant la variabilité naturelle et vous voilà anti constitutionnel. Quand une société est sur le déclin, on ne trouve aucun garde fou chez le politique ou dans les sociétés savantes, la fuite en avant est devenue raison d’Etat.

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    • @antisceptique et cédric Moro
      Question clou dans le cercueil , c’est vrai , les climatosceptiques étaient soit des vieux qui ont vécu plusieurs alternances climatiques sans s’en soucier , ou des scientifiques qui ont compris que ce n’est plus la peine de se battre contre des fraudeurs des menteurs des trafiqueurs de données des carriéristes et des gens comme vous (je réponds à l’anti tout) sans aucune culture scientifique et aucun esprit critique envers des médias entièrement politisés
      De toute façon, avec la pandémie , nos gouvernants se sont tiré une balle dans le pied en faisant passer le RCA au second plan et avec la Nina cela sera difficile pour eux de remonter la pente même si on arrive à se débarrasser de ce virus et de ses variants ; je pense que la COP 26 sera un fiasco qui restera dans les mémoires à cause du confinement ; on ne peut pas autoriser de nos jours des rassemblements pareils qui concentraient en un endroit 30 000 scientifiques du monde entier et occuper les médias et la population avec des problèmes météorologigues et mettre leur santé et espérance de vie au second plan
      Merci Cédric pour ce papier ; il est évident que les civilisations passées ont évolué en fonction des conditions climatiques ; mais que à ces époques celles-ci n’avaient rien à voir avec les activités humaines ET IL EN EST TOUJOURS AINSI DE NOS JOURS
      Frederic Sommer

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    • Question clou dans le cercueil , c’est vrai , les climatosceptiques étaient soit des vieux qui ont vécu plusieurs alternances climatiques sans s’en soucier , ou des scientifiques qui ont compris que ce n’est plus la peine de se battre contre des fraudeurs des menteurs des trafiqueurs de données des carriéristes et des gens comme vous* sans aucune culture scientifique et aucun esprit critique envers des médias entièrement politisés
      De toute façon, avec la pandémie , nos gouvernants se sont tiré une balle dans le pied en faisant passer le RCA au second plan et avec la Nina cela sera difficile pour eux de remonter la pente même si on arrive à se débarrasser de ce virus et de ses variants ; je pense que la COP 26 sera un fiasco qui restera dans les mémoires à cause du confinement ; on ne peut pas autoriser de nos jours des rassemblements pareils qui concentraient en un endroit 30 000 scientifiques du monde entier et occuper les médias et la population avec des problèmes météorologigues et mettre leur santé et espérance de vie au second plan
      Merci Cédric pour ce papier ; il est évident que les civilisations passées ont évolué en fonction des conditions climatiques ; mais que à ces époques celles-ci n’avaient rien à voir avec les activités humaines ET IL EN EST TOUJOURS AINSI DE NOS JOURS
      * Je parlais de antisceptique
      Frederic Sommer

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      • « sans aucune culture scientifique et aucun esprit critique envers des médias entièrement politisés »

        Fritz, je me moque éperdument de ce qui est écrit dans les médias ; mon esprit critique se porte bien et mon H index vaut deux fois le vôtre.
        Bisous

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  9. === … citoyens ont la capacité de contrôler le climat et de le rendre beaucoup plus propice au développement humain….====
    Non, on ne dit pas ça. On ne contrôle rien. On dit juste qu’il est très probable que nos activités soient à l’origine du net et rapide réchauffement des températures. Et que le risque est de voir ce réchauffement augmenter encore bien davantage,
    et provoquer des modifications environnementales, meteorologiques et de qualité de vie, pouvant freiner ou altérer le développement humain tel qu’il est actuellement.

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    • Pourquoi d’enventuelles modifications auraient forcement des implications negatives?..
      Pourquoi pas positives.? la climat du pole nord n’a rien d’ideal pour un etre humain et ses 37°C de temperature corporelle..La glace à perte de vue pour se loger et se nourrir non plus.
      Pour l’instant le peu d’impact est totalement marginal (surtout focalisé et exageré par les medias et autres propagandistes) et ça restera sans doute comme ça durant toute la vie des individus existants aujourd’hui sur la planete.
      .
      Et puis si on a peur de tout ,tant qu’à faire il faut envisager le pire…un asteroide ou l’explosion d’un super volcan.
      La planete n’a jamais ete et ne sera jamais la gentille gaia racontée dans les fables pour enfants….c’est un lieu dangereux et incertain qui a du etre une conquete difficile pour l’etre humain peu gâté par la nature..

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  10. @ antisceptique
    «  » » » » » »L’indice h (ou indice de Hirsch ou h-index en anglais) est un indice ayant pour but de quantifier la productivité scientifique et l’impact d’un scientifique en fonction du niveau de citation de ses publications. » » » » » »
    Ayez le courage de mettre votre nom que vous utilisez pour vos publications pour qu’on sache avec google schoolar ce que sont vos idées et vos compétences

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    • Mais Fritz, je m’en tape des arguments d’autorité. C’est vous qui avez décidé que je n’ai aucune culture scientifique et aucun esprit critique envers des médias entièrement politisés. Et franchement, sur ce blog, il ne faut pas être grand clerc de notaire pour comprendre qui a ou n’a pas de culture scientifique.

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      • . » » » » » » Et franchement, sur ce blog, il ne faut pas être grand clerc de notaire pour comprendre qui a ou n’a pas de culture scientifique. » » » » » » »
        C’est vrai , à vous lire , on est tout a fait d’accord avec vous ; je pense que vous êtes malade , et on peut vous soigner en venant discuter ici

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