« Urgence climatique » : de l’influence et de la manipulation des masses

Par Igor Bokanovski (nom d'emprunt d'un journaliste et essayiste, préférant garder l'anonymat ; nom pris en référence au "Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley). 
Dans son dernier livre « Internet : une plongée dans le Web de l’influence », il s'empare notamment de la problématique des sciences du climat au regard de la propagande et de la polarisation des opinions. 

La propagande est une arme ancienne, utilisée par les pouvoirs politiques pour discipliner leurs populations au gré de leurs besoins, créer un degré d’acceptabilité sociale suffisant pour activer les changements nécessaires à la poursuite de leur intérêts. C’est ainsi que plusieurs guerres ont été menées avec l’assentiment des foules au XXème siècle, tout comme des révolutions industrielles et technologiques. Mais au XXIème siècle, la propagande n’utilise plus les mêmes méthodes : elle est avant tout un produit des neuro-sciences et s’opère massivement par le Web. Son degré d’influence sur les esprits commence à être très bien mesuré et les sciences du climat, de l’environnement, n’échappent pas à ce phénomène.

Comprendre le Web de l’influence permet de reconnaître plusieurs phénomènes très actifs depuis moins de 10 ans : la polarisation de l’opinion sur le Web et l’emballement des foules. C’est ainsi que des théories les plus « excessives » parviennent à emporter l’adhésion d’individus en grand nombre via le Web et supplantent toutes les autres plus mesurées, très souvent par des campagnes de relations publiques orchestrées via Twitter et Facebook, accompagnées par des influenceurs sur Instagram, Snapchat ou Youtube.

Ainsi, par exemple, le hashtag #MeToo est parvenu à établir qu’une majorité de femmes était harcelée sexuellement par des hommes ; #JeSuisCharlie, qu’il y avait le camp du bien qui défendait la liberté d’expression et le camp du mal —de religion musulmane — qui voulait faire taire toute forme d’expression critique. Plus récemment, #NotreDame laisse accroire à une cohésion nationale entre les individus, dans la douleur causée par la perte d’une œuvre architecturale : « Vous aussi pleurez et déplorez l’incendie d’une œuvre architecturale avec votre clavier à peu de frais ». Et bien entendu, #Climat #UrgenceClimatique puis #OnEstPrêt : « Vous aussi, participez à sauver le climat, alertez sur la gravité de la situation, d’une planète bientôt inhabitable pour l’homme ».

Ces campagnes de communication en ligne ne sont pas neutres et surtout, ne sont pas issues de manifestations populaires spontanées qui feraient boule de neige, malgré les apparences. Par contre, elles modifient la perception de la réalité du plus grand nombre, colonisent l’imaginaire des individus. En particulier quand ces campagnes d’influence sont relayées en permanence par les médias télévisuels et radiophoniques. C’est dans ce cadre qu’il est intéressant de regarder de plus près ce qu’il en est de « l’urgence climatique », désormais en pointe dans la communication de masse. Au point de recouvrir toute l’information sur l’environnement, l’écologie et toutes les études scientifiques sur le climat ne rentrant pas dans les cases de « l’urgence climatique » en question.

Un scénario écrit en 1992

« Pour prévoir l’avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats. »

(Nicolas Machiavel — 1469-1527 — Homme d’état florentin, philosophe, penseur humaniste et théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre)

La politique officielle mondiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour « lutter contre le réchauffement climatique » date du Sommet de la Terre de Rio organisé par l’ONU, en 1992. Les Nations-Unies établissent alors un agenda pour le 21ème siècle — l’Agenda 21 — qui décrit tous les problèmes à surmonter et les réponses mondiales nécessaires pour les régler. Le concept de « développement durable » est inventé à cette époque.

Le chapitre 9 de ce document est consacré à la « protection de l’atmosphère ». Au point 9.9, dans les « principes d’action » il est stipulé : « L’énergie joue un rôle essentiel dans le développement économique et social et dans l’amélioration de la qualité de la vie. Une grande partie de l’énergie mondiale est toutefois produite et consommée d’une manière qui ne serait pas viable à long terme si la technologie n’évoluait pas et si les quantités totales devaient augmenter considérablement. La nécessité de contrôler les émissions des gaz à effet de serre et autres gaz et substances dans l’atmosphère devra se fonder davantage sur l’efficacité en matière de production, de transport, de distribution et de consommation et sur le recours croissant à des systèmes énergétiques écologiquement rationnels, notamment aux sources d’énergie nouvelles et renouvelables. Toutes les sources d’énergie devront être utilisées de manière à respecter l’atmosphère, la santé humaine et l’environnement dans son ensemble. »

La nécessité de contrôler les gaz à effet de serre par le « recours croissant à des systèmes énergétiques écologiquement rationnels, notamment aux sources d’énergie nouvelles et renouvelables » est actée politiquement à cette époque… mais l’Agenda 21 s’appuie sur le premier rapport du GIEC (IPCC) de 1990 (AR1), puis un deuxième (pdf en français des deux rapports, sur le site du Giec, ndlr) publié la même année que le sommet de Rio. Le GIEC a été créé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), 4 ans avant le sommet de la Terre de 1992. Cette organisation a été approuvée dès l’origine en 1988 par l’Assemblée générale des Nations unies. Le GIEC est donc une institution internationale composée d’experts nommés par des gouvernements, qui effectue des rapports (tous les 5 à 7 ans) à partir d’études scientifiques sur le « réchauffement/changement climatique causé par les activités humaines », qu’elle sélectionne. Le GIEC n’étudie donc pas le climat. Cette organisation onusienne n’a en réalité qu’une seule vocation : démontrer, alerter, prédire le réchauffement de l’atmosphère et les changements climatiques induit et donc causés par les activités humaines — dont les gaz à effet de serre anthropiques au premier chef.

Création du GIEC, ce qu’en dit Wikipedia :

« Le GIEC a été créé en novembre 1988, à la demande du G7, par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et sous le patronage du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Le GIEC est une organisation intergouvernementale autonome constituée d’une part de scientifiques apportant leur expertise et d’autre part de représentants des États participant au GIEC. Cette structure hybride a été décidée par le G7 sous la pression de Ronald Reagan et Margaret Thatcher, la crainte de ces derniers étant de voir l’expertise climatique relever d’une agence de l’ONU constituée uniquement de scientifiques soupçonnés de militantisme écologique. La création du GIEC a été validée par un vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

D’après Nigel Lawson, secrétaire à l’Énergie puis chancelier de l’Échiquier dans le gouvernement de Margaret Thatcher, sa motivation était de contrer les syndicats britanniques des mineurs de charbon tout en soutenant le nucléaire en tant que source d’énergie propre pour remplacer le charbon. Le météorologiste suédois Bert Bolin a joué un rôle important lors de sa création et l’a dirigé de 1988 à 1997. Les autres membres fondateurs sont le Canadien Maurice Strong et le Britannique John T. Houghton.

Toute la communication sur la transition énergétique, l’urgence de réduire les émissions de CO2, les moyens d’y parvenir, datent donc de ce sommet, il y a bientôt 29 ans. C’est à partir de ce moment précis, que l’ONU, les Etats-Unis d’Amérique en tête, fera tout pour faire appliquer cet agenda, censé empêcher une catastrophe environnementale en cours. Le préambule de l’Agenda 21 est le suivant : « L’humanité se trouve à un moment crucial de son histoire. Nous assistons actuellement à la perpétuation des disparités entre les nations et à l’intérieur des nations, à une aggravation de la pauvreté, de la faim, de l’état de santé et de l’analphabétisme, et à la détérioration continue des écosystèmes dont nous sommes tributaires pour notre bien-être. Mais si nous intégrons les questions d’environnement et de développement et si nous accordons une plus grande attention à ces questions, nous pourrons satisfaire les besoins fondamentaux, améliorer le niveau de vie pour tous, mieux protéger et mieux gérer les écosystèmes et assurer un avenir plus sûr et plus prospère. Aucun pays ne saurait réaliser tout cela à lui seul, mais la tâche est possible si nous oeuvrons tous ensemble dans le cadre d’un partenariat mondial pour le développement durable. »

Puis plus loin, par exemple : « Encourager le recyclage dans les processus industriels et au niveau des consommateurs;

b) Réduire les emballages superflus de produits;

c) Encourager la fabrication de produits plus respectueux de l’environnement.

c) Orienter les choix des particuliers et des ménages vers des produits écologiquement rationnels ».

L’agenda 21 est un projet difficile à critiquer dans son ensemble, puisqu’il vise à améliorer le sort de l’humanité, réduire la pollution, la pauvreté, améliorer l’accès aux soins, à l’éducation, etc… Mais il vise aussi à imposer un changement de politique énergétique à l’échelle du globe (9.11 de l’Agenda 21) : « L’objectif fondamental de ce domaine d’activité est de réduire, à terme, les effets négatifs que le secteur énergétique produit sur l’atmosphère en encourageant l’adoption de politiques ou de programmes, selon qu’il convient visant à accroître le rôle des systèmes énergétiques écologiquement rationnels et économiquement rentables, en particulier ceux reposant sur des énergies nouvelles et renouvelables, grâce à une pollution moindre et à une plus grande efficacité au niveau de la production, du transport, de la distribution et l’utilisation de l’énergie. Cet objectif doit refléter plusieurs exigences – un souci d’équité et la nécessité d’assurer des approvisionnements énergétiques suffisants et d’accroître la consommation d’énergie dans les pays en développement – et tenir compte de la situation des pays qui sont largement tributaires des recettes provenant de la production, de la transformation et de l’exportation, et/ou de la consommation de combustibles fossiles et de produits connexes à forte intensité énergétique, et/ou de l’utilisation de combustibles fossiles pour lesquels les pays peuvent très difficilement trouver des produits de substitution, et de la situation des pays hautement vulnérables face aux changements climatiques. »

Toute « la politique climat » mondiale actuelle a été décidée et instaurée par les mêmes instances qui la promeuvent aujourd’hui, à une époque où l’état de la connaissance scientifique sur le fonctionnement du climat était pourtant très faible. Les sciences du climat ont progressé depuis et pourtant, rien n’est venu changer le discours déjà alarmiste de 1992, ainsi que les « solutions » pour « contrôler le climat », d’il y a… presque 30 ans.

Forcer les changements nécessite l’adhésion

De la première COP (Conference of the parties, conférences annuelles sur le climat organisées par le GIEC) en 1995, en passant par le sommet de Kyoto de 1997, jusqu’à la publication du troisième rapport du GIEC en 2001, rien ne vient véritablement troubler la mécanique de l’Agenda 21 et des engagements des États à appliquer — plus ou moins bien — les nouvelles règles instituant le concept de développement durable. L’Union européenne a par exemple baissé ses émissions de CO2 de plus de 3,3% entre 1990 et 2000 ans, des efforts sur la pollution de l’eau, la protection des forêts, des tas d’actions pour le développement durable sont effectuées par les pays membres — les plus riches — des Nations-Unies. Mais les populations des pays développés n’adhèrent pas particulièrement au concept de réchauffement climatique, qui est désormais le plus souvent nommé « changement climatique » : les médias, la télévision en particulier, émettent des doutes sur le sujet ou en parlent du bout des lèvres et l’idée d’une catastrophe à venir semble un peu farfelue dans la plupart des esprits, même ceux des politiques.

Rien n’est établi en 2001 dans l’opinion publique au sujet du changement climatique— en particulier avec la sortie des Etats-Unis d’Amérique des accords de Kyoto —, et malgré une « courbe terrifiante d’augmentation des températures » — inédite selon les commentateurs scientifiques et politiques de l’ONU. Ce graphique publié en 1998, démontre un emballement de la température de l’hémisphère Nord, à partir du milieu du 19ème siècle. Il a été publiée dans le troisième rapport du GIEC trois ans plus tard et est nommé « La courbe en crosse de hockey ». C’est l’œuvre d’un jeune scientifique américain de 28 ans, tout juste diplômé, Michael Mann. Cette représentation du monde par son climat passé, sur une période de 1000 ans — et surtout en devenir,est cruciale pour comprendre comment il a été possible dans les années qui ont suivi, de mener à bien une campagne de communication mondiale qui « scellera » les sciences du climat dans une seule théorie et un seul modèle prédictif. Au point d’interdire à une partie des scientifiques de pouvoir faire valoir leurs travaux, constats, études, s’ils ne correspondent pas au schéma établi par l’ONU via le GIEC. Une sorte de « Vatican de la climatologie » prendra alors forme, avec pour dogme l’augmentation de l’effet de serre par le CO2 anthropique et seulement lui.

Le basculement de l’opinion mondiale vis-à-vis du réchauffement ou changement climatique anthropique se fait donc peu après le rapport du GIEC de 2001, mais en plusieurs étapes. Au départ, grâce à l’outil le plus utilisé par la propagande moderne : le cinéma. Hollywood frappe en premier avec un film catastrophe Le jour d’après. L’encyclopédie en ligne collaborative Wikipedia — qui joue un rôle très important dans la fabrique et l’influence idéologique de l’opinion mondiale, résume le départ du film ainsi : « Jack Hall, un paléoclimatologue américain, et ses collègues Frank Harris et Jason Evans, forent des échantillons de carottes de glace sur le plateau de glace de Larsen pour la NOAA, lorsque le plateau se brise. Lors d’une conférence des Nations Unies à New Delhi, Jack met en garde contre le réchauffement climatique imminent mais le vice-président américain Raymond Becker rejette ses préoccupations. Le professeur Terry Rapson, océanographe du centre Hedland en Écosse, se lie d’amitié avec Jack : lui-aussi croit à un changement climatique inévitable. Lorsque plusieurs bouées dans l’océan Atlantique montrent une forte baisse de la température de l’océan, le professeur Rapson conclut que les théories de Jack sont correctes. Les équipes de Jack et Rapson, ainsi que la météorologue de la NASA Janet Tokada, construisent un modèle de prévision basé sur les recherches de Jack. Un énorme système de tempête se développe dans l’hémisphère nord, se divisant en trois gigantesques tempêtes de type ouragan au-dessus du Canada, de l’Écosse et de la Sibérie. Les tempêtes attirent l’air congelé de la haute troposphère vers leur centre, gelant tout ce qui est pris dans leur centre avec des températures inférieures à −101 °C. Pendant ce temps, le temps empire à travers le monde ; Tokyo est frappée par une tempête de grêle géante, le niveau de la mer en Nouvelle-Écosse monte de 7,6 m en quelques secondes et Los Angeles est dévastée par une tornade. »

Ce film à grand spectacle sort en 2004 et aurait pu rester une fiction sans influence particulière… s’il n’avait pas été suivi — à peine deux ans plus tard — par un autre film, mais documentaire cette fois-ci : Une vérité qui dérange. Ce film basé sur un enchaînement de conférences d’Al Gore est présenté ainsi sur Wikipedia : « Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth) est un documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006. Traitant du changement climatique, il est basé en grande partie sur une présentation multimédia que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec le GIEC), a préparé pour sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement planétaire. »

Le lien entre les deux films est évident, au point que les deux producteurs d’Une vérité qui dérange ont admis avoir voulu faire un documentaire des conférences de Gore après avoir vu la première du Jour d’après : « Les producteurs Laurie David et Lawrence Bender ont vu le show de Gore à New York après la première de Le Jour d’après. Inspirés, ils rencontrent le réalisateur Davis Guggenheim au sujet de la possibilité de transformer la projection de diapositives en un film. Guggenheim, sceptique au début, vit plus tard une présentation de Gore faite pour lui seul, et déclara qu’il avait « été soufflé » (« blown away »), et que « après une heure et demie, je pensais que le réchauffement planétaire était le problème le plus important.[…] Je n’avais aucune idée de la façon dont on pourrait en faire un film, mais je voulais l’essayer » (Wikipedia, Une vérité qui dérange)

Avec la sortie de ce film documentaire, diffusé sur toute la planète, le « changement climatique » commence à devenir une « réalité partagée à grande échelle » et commence à coloniser l’imaginaire d’une partie de l’opinion mondiale. Malgré tout, il faudra encore « un peu plus » pour que ce sujet devienne vraiment central et incontournable, politiquement, médiatiquement et économiquement. La remise du prix Nobel de la paix au GIEC (pourses travaux et l’alerte mondiale que l’organisation a permise) conjointement à Al Gore (pour sa prestation dans le documentaire alarmiste sur le climat, toute à sa gloire), viennent conclure cette première étape — indispensable — d’une « forge cognitive » de très grande ampleur.

Hollywood l’a mis en images, Al Gore en a fait un show mondial, l’ONU a écrit l’agenda, le GIEC le met en musique. La partition du « changement climatique » devient un problème mondial en 2007, tout du moins dans les esprits : la question de la survie de la civilisation et de l’humanité est désormais étroitement liée à la capacité des États soutenus par leurs populations à appliquer les mesures du chapitre 9 de l’Agenda 21 de 1992. Sauf que quelques grains de sable vont venir enrayer un peu la machine communicationnelle onusienne au cours des années qui suivront cette surprenante remise de Nobel de la paix, à l’un des hommes politiques et du monde des affaires les plus influents de la planète.


La propagande désigne la stratégie de communication, dont use un pouvoir (ou un parti) politique ou militaire pour changer la perception d’événements, de personnes (propagande politique, propagande militaire). Elle est à la puissance civile ou martiale ce que la publicité est au secteur privé à cette différence qu’elle ne vise pas à produire un seul acte de portée limitée (acheter le produit X) mais qu’elle cherche à convaincre d’un ensemble d’idées et de valeurs, à mobiliser, parfois à convertir.

D’une manière plus générale, la propagande est l’art de propager à grande échelle des informations, fausses ou non, mais toujours partiales. Les techniques de propagande moderne exploitent les connaissances accumulées en psychologie et en communication. Elle se concentre sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement. (Wikipedia)


C’est à partir de 2007 que de nouvelles méthodes d’influence viendront prendre massivement le relais de la propagande de l’urgence climatique « à l’ancienne », qui ont certes démontré leur efficacité, mais aussi leurs limites. Particulièrement celles dépendantes d’un outil de partage et de diffusion de l’information qui s’emballe grâce aux nouvelles plateformes de réseaux sociaux : Internet et son protocole-roi : le Web.

Le prochain article traitera plus spécifiquement de ce sujet.


[Igor Bokanovsky, journaliste, spécialiste des technologies de l’information et auteur de l’essai-enquête, « Internet : une plongée dans le Web de l’influence » (Éditions Balland, 2020)]

BOKANOVSKI-Internet Une plongee dans le Web de l'influence

26 réflexions au sujet de « « Urgence climatique » : de l’influence et de la manipulation des masses »

  1. La « fabrique du consentement » ne date pas d’hier mais elle est démultipliée en effet par le Web.qui sature les consciences. il en résulte le fait que cette notion d’influence de l’opinion a commencé à pénétrer les esprits au point que désormais tout le monde se méfie des « fake news ». Cette notion de « fake news » est alors employée pour augmenter le consentement: On assiste à un renversement de situation où les thèses dissidentes sont (dé)considérées comme fausses à dessein par le courant conforme. Cette notion de fausses nouvelles se retourne contre ceux qui regardent les faits tels qu’ils sont et non tel qu’on nous les présente comme vérité intangible. Toute contestation est soupçonnée de fausse nouvelle car dissidente. Le consentement par ce renversement de la charge de la preuve est arrivé à son terme ultime, indéboulonnable !

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    • Bien vu, oui. Le prochain article d’Igor Bokanovski, qui sera publié ici-même, traitera de l’influence sur le web, son expertise. On pourra s’épandre alors sur ce sujet. Mais dans cet article, il est plus question de propagande à l’ancienne : planification politique, influence scientifique, documentaire et cinéma de propagande.

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    • « Toute contestation est soupçonnée de fausse nouvelle »
      Autrement dit : « complotisme », dénomination accusatrice lâchée par tous ceux qui s’exonèrent de toute argumentation.

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      • Effectivement, autant le « Climat » c’est… presque tout (de l’environnement et de la vie sur terre, cf. Bruno Latour), autant ne serait-ce qu’avoir des doutes et les dire à voix haute c’est (devenu) « par nature » (!) du « complotisme ».
        Cela a au moins le mérite de la simplicité (oui c’est de l’ironie…)

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    • Bonjour Michel, aux nouveaux investisseurs et aux serviteurs de l’idéologie de la décroissance humaine. Accessoirement, le renchérissement de l’énergie permet le contrôle des peuples et limites les déplacements. Merci. Bien à vous. JR

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  2. De dire tout le temps  » le chien mord  » ne cré pas de plaie ! La propagande pour le climat ou autres choses sert à saturer l’espace médiatique sans faire disparaître la réalité ,comme un tir de suppression qui ne tue pas l’ennemi . Essayons d’aller sur les médias généralistes comme je le fais régulièrement à Sud Radio sachant que la portée est faible , mais à plusieurs ?

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  3. Quand je pense que Nicolas Hulot a été Ministre d’État et aussi que sur France 2 il avait dit que ce n’était pas normal que les personnes de sa classe sociale reçoivent l’aide financière de l’état pour l’achat d’un véhicule électrique ! Il n’avait qu’a faire un chèque et repartir avec sa Zoé sans rien demander ,il est pourri ce type ! Ii faudrait attaquer ces 4 associations pour mensonges et manipulations d’une partie de la jeunesse.

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  4. Il est bien vrai qu’avec internet, un groupe quelconque ou même un individu seul peut diffuser n’importe quel fait réel ou imaginaire, ou mensonger appelé aussi fake news. Très à la mode, courant, utilisé jusqu’à très haut niveau, comme on l’a vu avec Trump, lors des élections aux USA. Avant internet, on avait déjà eu droit aussi par les médias traditionnels, aux pseudos armes de destruction massive d’un autre gouvernement USA. Plus récemment les extrémistes religieux ont embrigadé nombre de jeunes en manque de repères avec des messages aussi provocateurs que destructeurs. Maintenant il est vrai que faire le tri du faux et du vrai n’est pas chose facile. Beaucoup de personnes préfèrent entendre un message qui ne les met pas eux-mêmes en cause, qui est plus avantageux et qui les conforte dans leur mode de vie, sans remettre en cause aucun de ses avantages. On l’a vu l’an passé avec le COVID, les messages rassurants qui minimisaient la gravité de cette maladie (gripette), inventée pour nous enfermer et nous contrôler (?). Qui aurait pu être guérie avec un simple antiviral à 2€, mais qui ne rapportait pas assez au big pharma. Avec des pseudos experts qui ne connaissaient rien à la virologie et aux épidémies. Mais qui s’en mettaient plein les poches avec ces sornettes. Bref du pipeautage. Et un an après…c’est une autre rumeur qui prend la place sur les vaccins, les chinois, et tout le reste. Alors verite, propagande ,fake news, c’est à chacun de se documenter, de lire, les uns, les autres, de raisonner, de discuter , d’observer et se faire sa propre idée. Pas facile, mais indispensable.

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  5. Bonsoir à tous, en parlant de propagande j’ai vu en zappant que Mr Jean Jouzel, notre Dieu de la Climatologie Française était l’invité d’une émission hautement scientifique et culturelle sur la chaine W9, je n’ai pas eu le courage de regarder car je ne supporte pas ce genre d’émission (Touche pas à mon poste) par peur de ramollir mon cerveau! Je crois qu’il parlait des inondations de ces derniers jours, je crois savoir que c’est une émission regarder par un public plutôt jeune et qui marche plutôt bien. On se demande pas ce qu’il fou là évidemment !!!!!

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    • Il fallait regarder. Peut-être a t’il changé d’avis ! peut-être s’inscrira t’il chez les climato-réalistes !
      ……. Non, finalement, je ne pense pas. Il se serait fait jeter avant la fin de l’émisssion ! Et celle-ci aurait été supprimée.
      Contredire la pensée unique qui lui apporte la notoriété, impossible !
      Climatiquement vôtre. JEAN

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  6. Parlons des limites du modèle de propagande à l’ancienne, puisque c’est ce dont il s’agit dans cet article ci.
    Donc, le mécanisme c’est : Pour des raisons énergétiques (disons de gros sous, n’ayons pas peur de le dire), la décision politique précède le consensus scientifique, le pousse, le finance et elle façonne l’acceptation des foules par les moyens classiques de la propagande : cinéma, documentaire, presse, TV, radio.
    Les limites de ce modèle sont pour moi géographiques et culturelles : il est encore rare dans les pays du sud que les populations et la presse locale raccordent systématiquement une catastrophe naturelle précise à un changement climatique, même si parfois certains politiques locaux parlent opportunément du RCA pour se dédouaner de la catastrophe. En effet, les sociétés en développement tirent pleinement profit de l’intégration du progrès scientifique et technique dans la réduction des risques de catastrophes. Ainsi, les dernières inondations au Sénégal sont mises avant tout sur le dos d’un manque d’assainissement et de drainage et non sur l’augmentation du CO2. Ailleurs, il peut être toujours évoqué des raisons divines car elles renforcent les pouvoirs théocratiques locaux. Ailleurs encore, un manque de secours aux populations ou de politiques de prévention sera décrié par une presse pragmatique, qui oeuvre au développement du pays.
    De plus, si le système de propagande par les médias fonctionne relativement bien en occident (les médias appartiennent à quelques milliardaires et à l’Etat qui relaient complaisamment la propagande), ce n’est pas du tout la même chose en Asie ou en Afrique par exemple. Les médias locaux sont structurellement et financièrement moins dépendants de ces pouvoirs donc de cette propande qui part de New-York.
    Si en plus on rajoute à cela que c’est la peur de la catastrophe ultime (déluge, apocalypse) qui a façonné les cultures occidentales pendant des siècles au profit du pouvoir, il n’est pas compliqué de comprendre que les cultures qui n’ont pas la catastrophe comme fondement social sont moins réceptives à cette propagande.
    Enfin, il y a des systèmes politico-écomiques qui reposent sur l’exportation de leurs ressources fossiles qui bloquent toute propagande en ce sens, le vivant même comme une attaque occidentale contre leur développement.
    Donc, l’inlfuence de la propagande à l’ancienne est surtout géographique et culturelle et marche plutôt bien en occident, beaucoup moins ailleurs.
    Les seuls outils qui permettent réellement de diffuser cette propagande à une échelle globale pour toucher même le paysan dans sa campagne, ce sont les réseaux sociaux. Mais là aussi, il y a des limites.

    Aimé par 1 personne

  7. Le plus rigolo dans l’histoire de la condamnation de l’état pour faute écologique c’est que c’est l’état lui même qui s’est fait un contrat (non contraignant )à lui même et que ce sont ses juges qui le condamne ! C’est vraiment UBU
    @cmiresilience Cedric tu as parfaitement raison: l’écologisme est un hochet pour pays repus ne trouvant plus de sens leur existence. Les autres ont d’autres chats à fouetter

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    • 6 des 7 points de l’Affaire du siècle (efficacité énergétique, le renouvelable, le réchauffement climatique, l’évaluation et le suivi.) ont été déboutés et ils crient victoire et la presse relaie sans broncher ? Même les CR disent qu’ils ont gagné, alors même que le point principal, la demande de préjudice écologique, n’a pas été retenu.
      Donc, présenter cela comme une grande victoire, c’est de la com mais avec les Verts, on a l’habitude des maquillages de la réalite (ça ne passerait avec aucun autre parti en fait).

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      • Parler de grande victoire, en effet, cela frise l’escroquerie. Ou plutôt l’escrologie. Rien d’étonnant de la part des pastèques.
        Les Allemands, toujours aussi pragmatiques, ont inventé un beau mot qui résume tout : la « Klimathysterie ».

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  8. Ping : Urgence climatique : de Georges Orwell à Aldous Huxley | Mythes, Mancies & Mathématiques

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