Un monde sans fin

Par Philippe Catier

Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec ce virus qui nous donne l’impression d’un monde sans fin. Bien sûr, les commentaires de bistrot – non ils sont fermés ! – vont bon train, chacun rentrant dans la catégorie des procureurs dénoncée maladroitement par notre chef de guerre qui manifestement essaye de s’en sortir tant bien que mal et sa place n’est pas enviable.

Mais nous sommes en démocratie et, même en temps de guerre, il est licite de faire des constats plus que des jugements. Pour ne pas tomber dans ce travers nous passerons pudiquement sur l’impréparation, les mensonges et le manque de moyens qui ont caractérisé les débuts de cette période malgré des budgets conséquents. C’est du passé…

La principale question concerne le présent et le choix toujours difficile entre le traitement médical de la pandémie et ses dégâts collatéraux qui ne sont pas seulement économiques. Il faut agrandir la focale : Nous sommes arrivés au point où ces conséquences vont devenir insupportables pour la société et l’on voit déjà en Hollande l’engrenage de la violence se mettre en place pour exprimer le désespoir de la jeunesse. C’est l’absence de perspective qui mine petit à petit la société et particulièrement cette jeunesse. 

Gouverner c’est choisir, nous sommes à l’heure des choix, c’est-à-dire ce à quoi faut-il renoncer. 

A mon sens, mais je peux choquer, il faut renoncer au tout sécuritaire, au tout sanitaire pour mettre en oeuvre une politique plus nuancée ne refusant pas un risque raisonnable. La maitrise ne peut s’obtenir qu’en faisant une analyse du bénéfice /risque avec une évaluation des résultats des méthodes employées. Or comment faire pour évaluer une méthode, le confinement généralisé, dont on n’a a priori aucune idée du résultat chiffré à obtenir sinon l’absence d’encombrement de lits (insuffisants…) de réanimation. Sa seule justification, se mettre à l’abri, répond à une intuition guidée par la peur mais non chiffrable donc non susceptible d’être évaluée : L’aplatissement des courbes a-t-il été obtenu ? La persistance de l’épidémie est-elle un gage d’échec ? Si oui pourquoi persister dans cette voie alors que l’économie croule et l’avenir s’assombrit ? En l’absence d’évaluation impossible de répondre. Et comment savoir, dans l’opacité et parfois l’incohérence de l’information qui nous est délivrée, si et comment cette évaluation est faite ?

On peut constater que les différentes politiques appliquées à cette crise ont des résultats très variables sans que l’on puisse préciser véritablement ce qui fait la différence entre elles. Une même politique de confinement stricte ou non (Allemagne) n’a pas le même résultat d’un pays à l’autre, d’une période à l’autre…Nature de la population ? Niveau de vie ? Densité ? Variabilité du virus ?

 On s’aperçoit alors que la Suède, tant décriée parce que non conforme à l’injonction générale de confiner, aura probablement à terme un résultat équivalant au nôtre…Il y a donc en fait un moyen de savoir ce qui se serait passé en l’absence de confinement en comparant avec le groupe placebo suédois qui n’a pas (ou si peu) « bénéficié » de ce traitement par confinement. Peut-être n’est il pas trop tard pour en tenir compte. Si l’on se réfère au site Euromomo qui fait le décompte relatif des décés sur plusieurs années on se rend compte que la statistique ne met pas en évidence une surmortalité gigantesque, sans commune mesure en tout cas avec le catastrophisme ambiant, que les courbes sont très différentes d’un pays à l’autre et que la Suède y fait bonne figure. 

Alors tout çà pour çà ?…

En fait de bilan c’est bien sûr de morts dont il s’agit et non de contaminés dont le nombre nous est asséné tous les soirs comme une mauvaise nouvelle. On pourrait pourtant se réjouir de l’augmentation du nombre d’immunisés même s’il reste une incertitude sur la durée de cette immunisation (comme pour le vaccin…). Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Volonté de faire peur ?

La mort, il faut bien s’y faire, touche, comme dirait La Palice, même sans virus, avant tout les personnes âgées. Or l’espérance de vie en France est de 85 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes. L’âge létal moyen de la Covid 19 de 83 ans. Je laisse ces chiffres à votre réflexion pour savoir s’il n’est pas temps de laisser vivre la jeunesse, la laisser travailler, préparer son avenir sachant que sa sensibilité au virus est tolérable. Et en conséquence laisser vivre l’économie.

Au terme de ces quelques réflexions, qui ne se veulent pas réquisitoire, on peut anticiper sur ce que retiendra l’avenir de cette période délétère ?

Certainement que l’idée de la mort dont on s’efforçait d’oublier la référence inéluctable a fait un retour en force dans les consciences et que les utopies transhumanistes en ont pris un coup.

Qu’aucun traitement n’a été permis, par interdictions ou pressions de toutes sortes, aux médecins en charge de leurs patients alors qu’un bénéfice, même minime, pouvait en être escompté.

Que la science a été dévoyée par des intérêts occultes (Lancet, Remdesivir)

Que la peur tout court et la peur du juge en particulier n’aura pas permis de tenter un risque raisonnable pour ne pas mettre à terre l’économie en laissant au maximum l’activité se développer, par et au profit des jeunes générations moins impactées par la maladie, chacun étant prié de prendre ses responsabilités.

Que le fonctionnement de la démocratie aura été mis à mal par l’instauration d’un état d’urgence déniant toute discussion. Nous avons même été privés, par l’exclusion du parlement, de toute information sur la nature des débats des commissions chargées d’instruire la stratégie.

Et, parlant de commissions, on a assisté à une déresponsabilisation de l’exécutif qui, à l’instar de ce qui s’est passé pour le climat a tenté de se défausser sur une commission citoyenne sans aucune légitimité.

Qu’à cette occasion on a vu resurgir une fois de plus l’accusation du « changement climatique » comme cause de la pandémie comme de toutes les catastrophes passées, présentes et avenir.

Que finalement, le Gaulois donné comme réfractaire, s’est avéré un mouton bien docile. 

Mais l’absence de perspective, la sensation d’un tunnel sans issue, d’un monde sans fin pourrait déclencher des réactions incontrôlées…

13 réflexions au sujet de « Un monde sans fin »

  1. Le laboratoire biologique chinois de Wuhan appartient à Glaxosmithkline qui (par hasard) possède Pfizer! (celui qui produit le vaccin contre le virus qui (par coïncidence) a commencé dans le laboratoire biologique de Wuhan, qui (par coïncidence) a été financé par le Dr Fauci qui (par coïncidence) fait la promotion du vaccin!
    GlaxoSmithKline (par coïncidence) est géré par Black Rock finance qui (par coïncidence) gère les finances de l’Open Foundation Company (Soros Foundation) qui (par coïncidence) sert le français AXA!
    Par coïncidence Soros possède la société allemande Winterthur qui (par coïncidence) a construit le laboratoire chinois à Wuhan et a été rachetée par l’allemand Allianz qui (par coïncidence) a Vanguard comme actionnaire qui (par coïncidence) est actionnaire de Black Rock, qui (par coïncidence) contrôle les banques centrales et gère environ un tiers du capital d’investissement mondial.
    Black Rock (par coïncidence) est également un actionnaire majeur de MICROSOFT, la propriété de Bill Gates, qui (par coïncidence) est un actionnaire de Pfizer (qui – vous vous en souvenez? Vend le vaccin miracle) et (par coïncidence) est actuellement le premier sponsor de l’OMS! Vous comprenez maintenant comment une chauve-souris morte vendue sur un marché humide en Chine a infecté TOUTE LA PLANÈTE!
    Et voilà pourquoi les médecins de l’OMS ont attendu un an avant de mener leur enquête en Chine et 2 semaines de plus pour avoir leur visa.
    On oublie le rôle de l’Institut Pasteur dans la mise en place de la sécurité du labo de Wuhan et leur sortie quand ils ont eu peur face à l’incompétence du personnel.
    La propagation du COVID est un accident mais certains étaient mieux placés que d’autres pour en profiter. Toute ressemblance avec l’OMM (donc le GIEC), le réchauffement climatique et Al Gore n’est pas fortuite.
    L’ONU progresse lentement mais sûrement vers une gouvernance mondiale au profit des organisateurs.

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    • Beaucoup d’erreurs (ou de mensonges ?) dans ce que vous écrivez, M. Frenkiel. Ceci décrédibilise votre propos. Un seul exemple : Pfizer n’appartient pas à GSK ! Et il y en a bien d’autres…

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      • Pfizer et GSK finalisent leur accord de joint venture
        Automédication : la coentreprise GSK-Pfizer entrera en …www.lesechos.fr › Industrie Services › Pharmacie – Santé
        15 janv. 2020
        Un nouveau géant des médicaments sans ordonnance signé …www.usinenouvelle.com › article › un-nouveau-geant-…
        1 août 2019 — Le britannique GlaxoSmithKline et l’américain Pfizer vont créer un nouveau … GSK et Pfizer vont créer un nouveau géant du médicament sans .

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  2. Très bonne analyse.
    L’auteur reste factuel et accorde le bénéfice du doute à nos gouvernants, mais le seul amateurisme ne peut pas vraiment expliquer toutes les orientations prises, orientations pour la plupart illogiques et non fondées scientifiquement. Beaucoup de gens ont des intérêts à défendre dans cet affaire, et beaucoup d’autres, idéalistes ou idéologues, ont des agenda à faire avancer.
    Le cirque du virus n’est qu’un concentré du cirque du climat. Le climat, c’est long, et finalement ça ne chauffe pas si vite que ça. Certains sont pressés de faire advenir un monde d’après (ils commencent à se faire vieux) qu’ils attendent en vain depuis 50 ans. Un monde qui n’existe que dans leurs fantasmes, très idéaliste et idéalisé, mais qui ne se réalisera que de manière autoritaire, comme toutes les idéologies.

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      • Il y a sans doute là un vrai problème puisqu’on demande à ces gens de diriger des sociétés de plus en plus technologiques.
        Cependant, on voit que la chancelière allemande, qui est une scientifique, n’est pas beaucoup plus raisonnable (un peu quand même).
        On voit aussi, hélas, une grande part des médecins, pourtant classés comme scientifiques, qui tiennent des raisonnements atterrants. Je crois de plus en plus, comme le disent les plus honnêtes d’entre eux, que la médecine n’est pas une science, mais un art. Si on les considère comme des artistes, on comprend mieux la cacophonie qui règne dans ce milieu.
        Quant à la gestion du réchauffement climatique, je me demande parfois s’il n’est pas préférable que les gouvernements n’aient effectivement pas été confiés à des « scientifiques » tant la plupart d’entre eux font passer le panurgisme et le fayotage avant l’esprit critique.

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    • Bonjour Aragorn, la vérité doit effectivement se situer par là. La différence avec avant, c’est que désormais ils sont moins habiles, moins discrets et le moindre pas raisonne comme un tambour. Sans disserter sur les origines du virus, on en peut pas s’empêcher de penser qu’un marché de 7 Millard de sujet laisse indifférent. A bien moins que cela, les pressions et les influences sont déjà extrêmes et à la limite du supportable. A l’instar du casse du siècle (la supercherie climatique), de l’endoctrinement d’au moins une génération, le virus constitue un des outils majeurs des mondialises. Le grand reset est en marche, mais est-il en marche à 80 km/h ? Le petit diablotin réchauffiste pourchassant le C02 en fuite… doit bien avoir un avis sur la question ! Merci. Bien à vous. JR

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    • Exactement mon opinion Aragorn. Le seul probleme pour ceux qui ont un agenda est qu’ils se sont devoiles maintenant. Est-ce que cela produira un sursaut des moutons et autres zombies, la est la question ?

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  3. les gouvernements confiés à des « scientifiques »

    Malheureux ! le résultat serait pire qu’avec des piliers de bar, qui au moins auraient le gros bon sens populaire et l’humanité.
    Il n’y a rien de pire que le rationalisme véreux de sachants appliqué à la politique.
    Voyez le résultat actuel avec nos énarques…

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  4. J’espère quand même qu’on a enfin compris ici qu’il était nécessaire d’être complotiste pour comprendre notre monde actuel. Sinon, il est à craindre que la situation soit bien révolutionnaire, comme l’expliquait Emmanuel Todd, par l’action conjuguée de la panne de l’ascenseur social ayant laissé une masse de personnes intelligentes au bas de l’échelle sociale, et de la crétinisation des mieux éduqués.
    Franchement, comment est-il encore possible de penser une seule seconde que le covidisme ne soit pas un gigantesque complot politique ? On n’en est pas là à MM&M…

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