Il était une fois

C’est encore Chrit qui veille au grain et assure la quatorzaine de garde pendant le confinement. Avec un bien bel acrostiche.

                  Il était une fois

Comme un souffle pervers un virus, certain jour,
Organisa la vie ; ou plutôt la non-vie.
Vinrent alors experts, Diafoirus et devins,
Ivres de leur pouvoir, vifs à se couronner.
Divers courants se déchiraient le droit béni
D‘avoir raison : les insidieux et les jaloux
Inventaient des insultes, tiraient sans sommation.
Xylophones, tambours, trompettes ou violons
Ne faillaient mie à escorter leurs beaux discours.
En regard, les malades arrivaient par fournées.
Un jour mille, un jour cent, les morts et les aînés
Figuraient en listes toujours bien ordonnées.

   envoi :

En ces temps reculés – vers les deux mille vingt –,
Sapiens était sûr de comprendre tout, sur tout…

                                                                     Chrit

5 réflexions au sujet de « Il était une fois »

  1. « Au moyen âge, les Lombards républicains avaient fait preuve d’une bravoure égale à celle des Français, et ils méritèrent de voir leur ville entièrement rasée par les empereurs d’Allemagne. Depuis qu’ils étaient devenus de fidèles sujets, leur grand affaire était d’imprimer des sonnets sur de petits mouchoirs de taffetas rose quand arrivait le mariage d’une jeune fille appartenant à quelque famille noble ou riche. Deux ou trois ans après cette grande époque de sa vie, cette jeune fille prenait un cavalier servant: quelquefois le nom du sigisbée choisi par la famille du mari occupait une place honorable dans le contrat de mariage. Il y avait loin de ces mœurs efféminées aux émotions profondes que donna l’arrivée imprévue de l’armée française. Bientôt surgirent des mœurs nouvelles et passionnées. Un peuple tout entier s’aperçut, le 15 mai 1796, que tout ce qu’il avait respecté jusque-là était souverainement ridicule et quelquefois odieux. Le départ du dernier régiment de l’Autriche marqua la chute des idées anciennes: exposer sa vie devint à la mode; on vit que pour être heureux après des siècles de sensations affadissantes, il fallait aimer la patrie d’un amour réel et chercher les actions héroïques. On était pongé dans une nuit profonde par la continuation du despotisme jaloux de Charles-Quint et de Philippe II; on renversa leurs statues, et tout à coup l’on se trouva inondé de lumière. » Stendhal, La Chartreuse de Parme, 1839.
    Aujourd’hui, lutter contre le despotisme nécessite de reconnaître le » moment paranoïaque ». Nous avons de la chance, Ariane Bilheran nous l’explique avec bienveillance et clarté, c’est ici: https://www.reinfocovid.fr/moment-paranoiaque-ariane-bilheran/
    Les climato-réalistes ont aidé avec brio à remporter la bataille originelle de la chloroquine. La lutte n’est pas finie. Défoncez la dictature qui s’installe car vous êtes intellectuellement armés pour. Jean-Dominique Michel, Louis Fouché, Ema Krusi et d’autres vous attendent.

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