La rénovation énergétique des bâtiments : mythes et réalités

par Samuel Furfari, ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne pendant 36 ans dans le domaine de l’énergie.

Idée géniale que la rénovation énergétique des bâtiments ? Sauf qu’elle n’est nullement neuve : une directive de l’Union européenne l’impose depuis 2002 ! La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) ne fait d’ailleurs que suivre la Commission européenne qui, dans son Pacte vert, insiste une fois encore sur l’importance de l’efficacité énergétique dans les bâtiments. Si ça n’a pas marché jusqu’à présent, c’est qu’il y avait des raisons objectives. Celles-ci n’ont pas disparu simplement parce que des citoyens tirés au sort ont découvert la question…

Importance de l’efficacité énergétique

Trop souvent, on confond transition énergétique avec énergies renouvelables. C’est une erreur, car il y a beaucoup à faire, et pour moins cher, dans le domaine de l’efficacité énergétique. Qu’une question d’efficacité énergétique soit mise en avant est donc intéressant. Mais il faut se rendre à l’évidence : malgré le slogan ridicule « la meilleure énergie est celle qu’on n’utilise pas », la politique d’efficacité énergétique demeure le parent pauvre de la politique énergétique.

Les politiciens sont friands de photos où ils se montrent aux côtés d’infrastructures qu’ils ont financées, mais on ne peut pas se faire prendre en photo devant des économies d’énergie. Les élus, et particulièrement les élus locaux qui ont besoin de visibilité, ont donc très souvent préféré financer des panneaux photovoltaïques sur les toits de leurs écoles et bâtiments administratifs plutôt que de financer la pose de nouvelles fenêtres ou des panneaux d’isolants. Ces derniers, en plus d’économiser de l’énergie, apportent pourtant aussi du confort à ceux qui les occupent.

Importance de la chaleur

Une des erreurs de base de la politique énergétique consiste à n’observer la situation énergétique qu’au travers de la question de l’électricité. Or en moyenne dans l’UE et la France, l’électricité ne représente respectivement que 22% et 27% de la demande finale en énergie. Cette considération élémentaire devrait redimensionner l’enthousiasme des personnes bien intentionnées pour une transition énergétique. Les énergies renouvelables financées et développées sont pour la très grande majorité l’éolien et le solaire, mais elles ne servent qu’à produire de l’électricité. Elles ne s’attaquent donc qu’à un cinquième de la problématique de l’énergie. Comment produire les 50% de l’énergie que nous utilisons pour chauffer nos maisons et nos fours industriels ? Certainement pas avec des panneaux solaires et des éoliennes.

L’efficacité énergétique dans le secteur de la chaleur est un vrai sujet. 80% de l’énergie finale consommée sous les toits de nos maisons ou bâtiments est de la chaleur. Si l’on veut vraiment réduire nos consommation d’énergie, il s’agit donc d’une priorité. Certes, la CCC le demande, en proposant de diviser par 2 d’ici 2040 les 16 % d’émissions nationales de gaz à effet de serre engendrés dans le secteur résidentiel et tertiaire. Sauf que….

La dure réalité de l’efficacité énergétique dans le bâti

Selon le Buildings Performance Institute Europe (BPIE), les niveaux actuels de consommation d’énergie pour un bâtiment unifamilial vont de 585 kWh/m² (Royaume-Uni, avant 1920, maison individuelle) à 34 kWh/m² (Slovénie, après 2005). La consommation annuelle moyenne d’énergie des bâtiments résidentiels est aujourd’hui de 168 kWh/m², et en moyenne 118 kWh/m² sont utilisés pour le chauffage. Les bâtiments de services, tels que les banques, les bureaux et les magasins, représentent un quart du stock. La consommation d’énergie par mètre carré est en moyenne 40 % plus élevée que dans les bâtiments résidentiels.

En général, un grand appareil électro-ménager est changé tous les dix ans et, lorsqu’il est remplacé, le nouvel appareil est beaucoup plus efficace énergétiquement grâce aux innovations technologiques. Une chaudière domestique est remplacée au bout de 20 à 30 ans et, là encore, la nouvelle est toujours beaucoup plus efficace. Mais se débarrasse-t-on d’une maison comme d’un smartphone obsolète ou d’un vieux réfrigérateur ? Non, bien entendu. La réalité est la suivante :

  • Dans de nombreux États membres de l’UE, un grand nombre de bâtiments ont été construits avant 1920. 
  • Environ 40% des 180 millions de bâtiments de l’UE ont été construits avant 1960, à une époque où l’attention à l’efficacité énergétique n’existait pas. Au fil des ans, seule une petite partie de ces bâtiments a fait l’objet d’une rénovation énergétique importante.
  • Près de ¾ des bâtiments qui existeront en 2050 ont déjà été construits.
  • Le taux actuel de rénovation des bâtiments n’est pas supérieur à 1 % par an : à ce rythme, la moitié de ces bâtiments ne seront pas rénovés d’ici 2050. 
  • Avec ce taux actuel de 1% du renouvellement du bâti existant, il faudra un siècle pour remplacer toutes les maisons du pays. 

Si le taux de rénovation n’augmente pas, l’UE et ses États membres ont très peu de chances d’atteindre leurs objectifs en matière d’efficacité énergétique. Ce n’est pas par manque de volonté politique que les bâtiments ne sont pas démolis pour être reconstruits en vue d’une plus grande efficacité énergétique, mais parce qu’il est financièrement, économiquement et même sentimentalement impossible de détruire des maisons et d’en construire de nouvelles dans le seul but de « sauver la planète ». La structure, l’âge et la dispersion de la propriété du parc immobilier créent des barrières spécifiques, telles que des conflits d’intérêts entre locataires et propriétaires, et entre copropriétaires des bâtiments. Ces incitations dites « fractionnées » rendent plus difficile le financement des rénovations nécessaires pour les rendre efficaces sur le plan énergétique. 

Le problème propriétaire-locataire

Les différentes formes de propriété des bâtiments nécessitent des mesures différentes pour favoriser la rénovation énergétique. Environ 70 % de la population de l’UE vit dans des immeubles résidentiels privés. Ce n’est pas parce que les propriétaires ne sont pas conscients des avantages, ou qu’ils manquent de conseils concernant les possibilités techniques, ou même qu’ils sont confrontés à des incitations fractionnées (par exemple dans les immeubles à appartements multiples) qu’ils ne rénovent pas leur avoir. C’est parce que la dépense n’en vaut pas la peine. Le retour sur investissement est beaucoup trop faible : on est peu enclin à investir d’importantes sommes dans l’espoir de les récupérer au bout de 20 ans ! La rénovation n’étant rentable que sur le long terme l’investissement est rarement réalisé s’il n’y a pas une autre raison (agrandissement ou achat par exemple). On ne comprend donc que trop bien que le titre de cet objectif de la CCC soit de « rendre obligatoire » : cela ne se fait pas de façon naturelle.

Dans les bâtiments privés loués, les principaux défis sont les incitations fractionnées, c’est-à-dire que les propriétaires sont peu enclins à investir puisque c’est le locataire qui paie la facture et que c’est lui qui bénéficiera de l’avantage d’une meilleure efficacité énergétique. Il n’existe pas de solution simple à cela. La législation nationale pourrait revoir les lois sur la propriété afin de déterminer comment répartir les bénéfices des améliorations énergétiques dans les propriétés privées louées entre les propriétaires et les locataires, ou comment partager les bénéfices et les coûts entre les résidents des immeubles à appartements multiples, mais c’est extrêmement compliqué à mettre en œuvre. Raison pour laquelle cela ne se fait pas, et de toute évidence ne se fera jamais.

Qu’en est-il des bâtiments appartenant à des organismes publics (y compris les logements sociaux) ? Ils représentent en effet une part considérable du parc immobilier. Le problème, c’est l’ampleur du financement nécessaire, qui nécessitera nécessairement de nouvelles taxes. Dans un pays au taux de prélèvement déjà très élevé, c’est tout simplement irréaliste. Écoles, universités ou encore hôpitaux sont des bâtiments souvent gourmands en énergie, qui pourraient très bien servir de vitrine… même eux, pourtant, ne reçoivent pas les fonds nécessaires. Et ce depuis des années.

La simplicité du double vitrage

La première chose à faire pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments serait de remplacer les vieux châssis à simple vitrage par des nouveaux à double vitrage. On le sait depuis la première crise pétrolière (1974), mais après presque un demi-siècle il est choquant d’observer que ce sont les pouvoirs publics qui sont nettement en retard dans la mise en œuvre de cette banalité. Ce n’est certes pas de la haute technologie dont on peut se vanter, ce n’est pas aussi glorifiant qu’une éolienne, mais c’est la base de l’efficacité énergétique dans les bâtiments. Voici quelques exemples de bâtiments publics français que j’ai photographié. Incontestablement, nos dirigeants sont meilleurs pour parler que pour agir…

Paris (7ème)

Paris, école des mines

Paris, école militaire

Université d’Avignon

Annexe : heurs et malheurs des directives européennes sur la rénovation énergétique

La CCC ne mentionne même pas les directives européennes sur la performance énergétique des bâtiments, qui constituent pourtant l’une des principales politiques énergétiques de l’UE. C’est tout à fait symptomatique de personnes de bonne volonté mais incompétentes, réfléchissant sans le savoir sur des choses qui existent depuis des années. Pour ceux qui voudront se faire une idée plus précise de ce que donne la confrontation des bonnes intentions avec le réel, voici comment les choses se sont passées depuis 2002, date des premières décisions sur le sujet prises par l’UE pour améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments.

Pour honorer les engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto, l’UE a adopté une première directive en 2002 sur l’efficacité énergétique. Celle-ci était accompagnée d’un dispositif d’étiquetage de la performance énergétique des bâtiments, à l’instar des appareils électroménagers qui sont affublés d’une étiquette signalant leur classe énergétique. Toutefois, vu le manque de résultats, cette directive a dû être révisée en 2010 et encore une fois en 2018. L’approche législative a donc échoué.

La première obligation de ces directives est de garantir des exigences de performance énergétique optimales en termes de coûts pour les nouveaux bâtiments et les bâtiments existants qui font l’objet de rénovations importantes, c’est-à-dire qui sont soit rénovés, dont certaines parties de l’enveloppe du bâtiment ou des systèmes techniques du bâtiment (chauffage, refroidissement, grand système de ventilation) sont renouvelés, remplacés ou modernisés.

L’ancienne directive de 2002 sur la performance énergétique exigeait une certification de la performance énergétique avec une note allant de A, la plus efficace, à G, la moins efficace. Il n’est pas autorisé de mettre en location ou de vendre un immeuble sans qu’il soit accompagné d’une certification de sa performance énergétique. Mais qui se préoccupe de cette étiquette au moment du choix ? L’achat ou la location d’un bien répond à l’émotion que l’on ressent, de la capacité financière de l’acheteur ou locataire, de sa localisation, et d’autres critères subjectifs. La froideur d’une classification bureaucratique a peu d’importance dans ce choix.

Dans l’espoir de la rendre plus attractive, la directive de 2010 a exigé une meilleure fiabilité de cette certification : elle doit être effectuée par des experts qualifiés, il doit y avoir un contrôle de qualité indépendant des certificats, et un seuil inférieur concernant l’affichage des certificats dans les bâtiments publics de plus de 250 m² doit être fixé. 

D’autres dispositions contenues dans les directives visent l’obligation d’une rénovation complète de 3 % par an de la surface des bâtiments de l’administration centrale. La Commission européenne avait proposé d’appliquer cette mesure également aux bâtiments des administrations des collectivités territoriales, mais la France s’y est opposée.

Une autre caractéristique majeure de la directive de 2002 oblige la construction de bâtiments à énergie quasi nulle ou des bâtiments passifs pour toutes les nouvelles constructions d’ici la fin de 2020 (fin 2018 pour les bâtiments publics). On en est aujourd’hui très loin, tant la mise en œuvre de cette disposition est difficile à réaliser, aussi bien financièrement que géographiquement. Certes, les nouvelles construction sont bien plus performantes grâce aux choix de nouveaux matériaux, des efforts des architectes et de nouvelles techniques de construction. Mais l’objectif de cette disposition demeure irréaliste.

Un bâtiment « passif » est ainsi désigné parce qu’il ne consomme pas d’énergie pendant son utilisation. Cependant, pour être juste, le cycle de vie complet doit prendre en compte la quantité d’énergie utilisée pour produire les matériaux nécessaires à sa construction et l’énergie utilisée pendant la phase de construction. On comprend bien que démolir une maison pour en construire une plus efficace n’a pas de sens, compte tenu de l’énergie nécessaire à la démolition, au recyclage des déchets et à la production des matériaux pour la nouvelle construction. On peut retourner le problème dans tous les sens : il n’y a pas de solution efficace si n’est le bon sens qui prévalait jusqu’à présent et qui reste notre meilleur guide.

Le Pacte vert n’a pas osé réviser une nouvelle fois la directive, car tout est dit depuis 2002. Ce n’est pas faute de législation, ni parce que celle-ci n’était pas bien conçue que le résultat se fait attendre. C’est en raison de la nature même de l’opération, qui ne peut pas se faire avec un coup de baguette magique. Il va donc falloir se contenter de faire de la « communication »… Il est en effet très facile de faire de grandes déclarations, voire de les traduire en texte législatifs. Les résultats, quant à eux, révèlent la médiocrité de tout ce mécanisme législatif.

On comprend donc bien pourquoi le mot « obligatoire » et ses dérivés apparaît pas moins de 16 fois dans le texte de 9 pages de la CCC sur la question de la rénovation énergétique des bâtiments. En effet, il ne s’agit pas de quelque chose qui pourra se faire naturellement. Seule la la contrainte de l’écologie punitive pourra infléchir cette situation de fait. Si on ajoute que cette rénovation doit se faire selon les propositions de la CCC « dans un souci de justice sociale », on comprend qu’il n’y aura jamais assez d’argent pour rénover les logements sociaux. Ajoutons encore que la rénovation doit, selon la CCC, avoir recours à « des matériaux biosourcés » et doit « coupler la rénovation globale avec le développement des énergies renouvelables » et nous voilà dans la pure rêverie.

Conclusion

L’objectif de la rénovation énergétique des bâtiments est louable. L’UE le vise depuis 2002. Mais très peu a pu être fait, parce qu’on ne démolit pas un bâtiment sous prétexte qu’il consommerait trop d’énergie par rapport à un bâtiment plus moderne. La rénovation du bâti suis son propre rythme, et les améliorations de l’efficacité énergétique seront progressivement mise en œuvre, apportant économie mais aussi confort. Cela peut sembler frustrant, mais voudrait-on vraiment d’un système soviétique d’obligations et de contrôles de nos biens meubles et immeubles ? D’autre part, la numérisation va progressivement pénétrer les nouveaux bâtiments et contribuera à réduire la consommation d’énergie.

Donc, oui : nous allons aller vers des bâtiments de plus en plus énergétiquement performants, mais il faut cesser d’imaginer que la contrainte accélèrera le mouvement. L’UE l’a appris à ses dépens. Plutôt que de faire perdre son temps à la CCC, il aurait suffi de consulter les spécialistes de la question. Cela aurait évité à des citoyens de réinventer des solutions qui ont fait la preuve de leur  inefficacité depuis près de vingt ans.

29 réflexions au sujet de « La rénovation énergétique des bâtiments : mythes et réalités »

  1. Merci pour cet article sur l’invention de l’eau tiède, si je puis dire.
    Une coquille dans la conclusion :
    « La rénovation du bâtiment suiS (!!!) son propre rythme »

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  2. Excellent article, comme toujours avec S. Furfari.

    C’est un peu long pour une communication sur les réseaux sociaux. Il faudrait un résumé genre « les propositions de la CCC pour la rénovation énergétique des bâtiments : entre rêverie, incompétence et autoritarisme ».

    Par ailleurs, il y a une coquille dans la version de cet article sur le site web des climato-réalistes: la photo de l’école militaire et celle de l’école des mines sont identiques.

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  3. Dans les actions proposées pour arriver à la neutralité carbone en 2050, la rénovation du bâti me semblait être la moins farfelue, et le retour sur investissement tout à fait correct !
    A lire votre article, je m’aperçois que je n’avais pas pris en compte tous ces détails qui font finalement de cette proposition, une solution bien coûteuse et bien peu positive.
    Ce n’est pas encore sur ce point-là, que je défendrai la neutralité carbone en 2050, tant souhaitée par nos écolos !
    Climatiquement vôtre. JEAN

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  4. Si les milliards déjà dépensés et qui vont encore être dépensés en subventions pour le développement de l’éolien et du solaire avaient été et étaient plutôt orientés sur la rénovation thermique, il y aurait pourtant moyen d’avoir des résultats intéressants.

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  5. Il y a quelques années j’ai fait changer mes fenêtres, non pas dans l’espoir d’illusoires économies de chauffage mais parce que l’assemblée de copropriétaires (800 !) a recherché un fournisseur en gros qui permettait une commande groupée, et j’ai suivi le mouvement voyant là le moyen d’enfin profiter de volets qui manquaient à l’origine à cet appartement. Sur 10 000 € de fenêtres, un tiers a été récupéré en crédit d’impôts, mais maintenant j’ai des volets ! Ce qui est le plus pratique. Pour les économies, impossible de voir une différence car une grosse chaufferie (13 MW) alimente plusieurs bâtiments en eau chaude, et comme il n’y a pas deux années pareilles, et que tout le monde n’a pas mis de nouvelles fenêtres, eh ben d’après les consommations de gaz, bien difficile de juger ! Alors il a été décidé d’installer des compteurs d’énergie bâtiment par bâtiment pour quantifier plus précisément qui consomme plus ou moins, selon les surfaces de fenêtres rénovées, etc. En fait, on dépense à tout va sans trop savoir ce que ça va rapporter, la deuxième étape, 14 cm de polystyrène en façade, on en parle moins; peut-être que l’incendie de la tour de Londres (70 morts), il y a quelques années a découragé certains, et aussi l’incendie d’un foyer de travailleurs à Dijon, le feu se communicant par les pignons « polystyrènisés », et les fenêtres en PVC, Et dans le même genre, les baraque individuelles qui crament à cause du moteur de VMC encrassé de poussière, foutant le feu aux toits, et je passe sur ces demeures tellement closes qui permettent aux familles de vivre dans un partage des miasmes de bonne compagnie ! Vive le coronavirus…

    Marrant, dès que je sonnais un peu le tocsin sur ces questions, le syndic-meneur de jeu de l’assemblée générale de copropriétaires veillait à ce que le micro ne parvienne plus dans mes parages ! A chaque travaux, il palpe…

    A mon avis, si le bâtiment n’est pas prévu au départ « économique », le rajout de plein de prothèses, au final, n’apportera que des déconvenues qu’aucun gain sérieux ne justifie. Je note au passage que sur ces chantiers, ça ne cause pas français ! Mes fenêtres neuves étaient allemandes (Sous-traitées encore plus à l’Est ?) et les ouvriers portugais ! Seul le chef baragouinait français, et c’est tout ! C’est la relance à la mode écolo de l’emploi en France. (Pour réparer les voies ferrées avec de zolis trains vert, c’est pareil, l’arabe ou le roumain langues usuelles sur le ballast…).

    Ayant deux appartements (Un vieux, l’autre plus récent) et une maison individuelle, je peux « tester » la folie réglementaire que génère des bureaucrates fous pour complaire à des élus incompétents et insatiables: Tout est fait pour piquer leurs sous aux retraités afin de faire circuler l’argent dans une économie anémiée, là est la vérité !…

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      • Pareille épaisseur transforme les fenêtres en meurtrières, assombrissent les pièces… C’est là aussi le problème de l’écologie appliquée aux habitations, réduire les fenêtres, épaissir les murs, et avoir l’impression au final de vivre dans un blockhaus, avec un air confiné, ce qui oblige à une ventilation forcée, avec un moteur qui tourne en permanence, donc consomme tout le temps. En plus, si la VMC est à double flux, elle fait du bruit qui peut occasionner des troubles du sommeil, etc. A chaque problème prétendument solutionné par l’écologie issue du manuel des Castors Junior, un nouvel aléa demandant lui aussi une solution, qui coûte, etc.

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      • Concernant les meurtrières, en rénovation, on se contente d’une épaisseur de l’ordre du cm sur le contour des fenêtres. Pas forcément besoin de double flux.
        C’est exact que l’on a l’impression d’être dans un avion parfois à plusieurs mètres de la bouche. Aujourd’hui on ne sait plus les faire comme il faut. C’est de la camelote.

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  6. Comment isoler les bâtiments anciens par l’extérieur? Ce serait de plus rendre moche les centre-ville. Et qui dit isolation efficace, dit étanchéité. Donc VMC. Et pour être efficace, il faut du double flux. Donc dans un bâtiment avec de petits logements, on oublie. Et sans VMC, le bâtiment pourrit.
    À Luxembourg ville, j’avais vu le cas d’un artisan obligé de défaire l’isolation qu’il avait posé au RDC. L’emprise de 10 cm sur le trottoir était trop grande!!!

    Je pense que l’on déjà l’UERSS, avec moult injonctions débiles et contre-productives… 😦

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  7. Rénovation thermique et utilisation d’énergie renouvelable sont 2 choses différentes, mais qui ne sont pas incompatibles. Ceci dit, il est vrai s’isoler correctement des grosses vieilles passoires thermiques est mission impossible. Et il y en a un bon paquet. Au final, le coût très important a de quoi décourager les mieux intentionnés. Surtout que le gain financier n’est pas garanti. C’est là qu’est l’os. Hélas ! Repartir de zéro serait la meilleure solution dans d’autres bâtiments. Allez expliquer ça aux gens qui ont déjà du mal à payer leurs charges ! Mais il faut que les choses progressent, petit à petit. Beaucoup de temps sera nécessaire. Isoler, oui, remplacer les vieilles chaudières à fuel par des pompes à chaleur dernier cri, à excellent rendement (sans fuites !!), énergie renouvelable + nucléaire rénové la aussi en attendant mieux. Pour ceux qui peuvent, poêles à pellets, émettant moins de particules, chauffe eau thermodynamique, car la aussi, il y a des gaspillages énormes pour l’ECS ! Enfin tout un tas de choses qui vont dans le bon sens, qui font avancer le monde. Des fois des choses très simples. Utiles.

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    • Un ami, expert en sinistres, me dit que sur les dix experts de sa zone, seul un a installé une pompe à chaleur chez lui, tant la fiabilité est douteuse: les chiffres annoncés sont finalement très loin de la réalité. Pourtant, sur le papier, c’est tentant.

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      • Je suis Climaticien, je suis donc amené à installer des pompes à chaleur. Cela fait maintenant 12 ans que j’en installe et je suis pas encore convaincu. Avec le recul je m’aperçois qu’il y’a peu de marques qui valent le coup, je dépanne toute les marques donc je me rends compte facilement de la fiabilité des différentes installations. La pompe a chaleur n’est pas la solution a tous les bati, ce sont des machines qui consomment de l’électricité ( je rappelle qu’elle ne prélève pas la chaleur miraculeusement dans l’air extérieur a -15 degrés pour chauffer de l’eau a 60 voir 80!!!!) contrairement a ce qui est rabâché continuellement. La base du système n’est ni plus ni moins qu’unFrigo qui utilise des gaz à effet de serre et pour les installation les plus propres du CO2! Depuis 12 ans les problèmes rencontrés sont majoritairement des pannes électroniques souvent liées a des problèmes fournitures d’électricité ( Cartes HS, vive le recyclage,qui sont hors de prix, les jolies économies s’envolent rapidement) . Dans les campagnes un peu reculées les tensions edf ne sont pas toujours stable ce qui occasionne des casses ou des défauts électroniques.
        Nous souhaitons installer moins de pompes à chaleur a cause de cela et nous n’hésitons pas à dire a nos clients lors de l’étude que cela ne vaut pas le coup suivant quand cela est le cas ou bien d’isoler sont bâtiment avant de dépenser 10000€ dans une pompe à chaleur.

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      • Il serait prudent de s’enquérir du type d’alimentation moyenne tension qui alimente les « gens ». En rural, si c’est de l’aérien, il est à craindre des microcoupure de trois dixièmes de seconde qui correspondent à des ré-enclenchements dits « rapides ». En fait, c’est un dépannage ultrarapide ! Le disjoncteur 20 000 volts s’ouvre sur un court-circuit, et se referme tout de suite. Dans 90 % des cas, ça tient, la cause du défaut est pulvérisée, et les gens ne voient rien. Mais cette logique ancienne date d’avant la prolifération de l’électronique qui, elle, peut mal supporter les surtensions transitoires. Des tas d’altérations du signal étaient jadis ignorées par des systèmes électromécaniques. Pour les jonction statiques, les semi-conducteurs, c’est une autre histoire…

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    • Expérience personnelle de la pompe à chaleur: lorsqu’il a fallu remplacer la chaudière à gaz de ma maison nous avons fait faire différent devis, y-compris un devis de pompe à chaleur. C’était beaucoup plus cher à l’achat que la chaudière classique (ou même que la chaudière à condensation). Etant donnés la durée de vie de la chose et le prix du gaz de ville, ce n’était absolument pas rentable.

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      • Mais le système est viable pour pas mal de maison. Pour vous donner un exemple j’ai un client chez qui nous avons installé une pompe à chaleur avec production d’eau chaude sanitaire en 2009, sa consommation de fioul lui coûtait environ 4500€ a l’année pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, la maison fait 300 mètres carrés. (Nous avons démonté la chaudière). Aujourd’hui sa consommation pour le chauffage et l’eau chaude lui coûte environ 1900 a 2100€ par an pour 4 personnes. Dans son cas qui heureusement est loin d’être le seul l’opération est une réussite, sa pompe à chaleur lui a coûté a l’époque 16000€.
        D’après mon expérience, les appareils avec lesquels nous rencontrons le moins de problème sont généralement installés en ville ou en périphérie mais dans les campagne les micro coupures sont fréquentes comme le disait christian ce qui engendre des problèmes sur l’électronique et les compresseurs quand cela survient en plein fonctionnement. Bien que les assurances peuvent prendre en charge quelques travaux les réparations sont parfois tres chères! Les pompes à chaleur de faible puissance notamment celles qui équipe les planchers chauffant sont quant a elle plus fiable, elle contiennent moins d’électronique, fonctionnent avec des regimes d’eau relativement bas (30-35 degrés) et sont donc moins sollicitées que celle qui équipe des réseaux de radiateurs fonte dans lequel les régime d’eau sont élevés. J’essaierais de publier un article sur les pompes a chaleur sur le site si cela peut intéressé certains et peut-être faire une vidéo sur le fonctionnement de celles-ci.

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      • Je suis certain que les pompes à chaleur peuvent être intéressantes dans certains cas. Chaque maison est différente. Dans ma maison l’eau chaude est électrique. La cuisson aussi. La chaudière à gaz ne fait que le chauffage central.

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  8. la pompe à chaleur est d’autant plus efficace qu’on n’en a pas besoin. en effet, le cop dépend grandement de la température extérieure et de la température du réseau de chauffage. en zone montagne, il faut oublier la pac, définitivement non rentable. pourtant on est sans cesse sollicité par des vendeurs de pac, c’est limite de l’escroquerie de profiter ainsi de l’ignorance des gens.

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    • Vous avez raison, en montagne je ne tenterais pas l’installation d’une PAC! En Normandie j’ai vu les installation fonctionner a -18 degrés extérieur pour un régime d’eau a 55-60 degrés, cela fonctionne mais la consommation électrique s’en ressent bien évidemment. L’hygrométrie est importante à prendre compte aussi car celle ci augmente le phénomène de givre sur les échangeurs extérieurs.

      Benoît je suis d’accord pour vous faire un petit article sur les pompes à chaleur dans les prochaines semaines, je vais simplement attendre d’avoir des températures extérieures un peu plus basse pour présenter une video avec relevés de température 😉

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  9. Sauf erreur de ma part, la bonne ou du moins la moins mauvaise combinaison pour la rénovation énergétique (techniquement, économiquement c’est pas gagné), c’est :
    isolation de préférence par l’extérieur + ventilation (VMC, de préférence double flux, mais pas que) + régulation + si possible « orientation » (profiter des apports « gratuits » du soleil, diminuer les effets des vents dominants etc).. Si on est un « bon » écolo, on rajoute sobriété…heureuse cela va de soi.
    A défaut de pompe à chaleur (voir commentaires ci-dessus), chauffe-eau solaire, le plus simple possible.
    Et donc, beaucoup plus adapté et relativement facile pour une construction neuve et sur un terrain qui s’y prête (exposition), et..; bien moins en rénovation.

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  10. Il y a eu une vaste enquête en Allemagne qui devait clore le débat.
    N’oublions pas que en Allemagne,ils ont entamé ce programme bien avant que notre convention durable ne se saisisse de ce problème crucial, car bien entendu, les gens ne se soucient absolument pas de la dépense chauffage,les fous.
    Résultat, les calculs de conso établis sur base d’audit « nitendo » surestiment la conso réelle de …30%
    Et dans les batiments aux normes, la conso effective est 25 % plus élevée que celle sortie du « nitendo »
    Le même genre d’audit a été réalisé en Angleterre qui montre les mêmes résultats.
    Il est surement utile d’isoler , mais encore faut-il pouvoir déterminer le retour sur investissements.
    Chaque cas est particulier,et chacun est libre de choisir ce qui lui semble le plus rentable , mais bien sur les verts savent mieux que vous , et vont vous tordre le bras pour vous faire acheter des gadgets coûteux impossibles à rentabiliser
    Tiens, en Allemagne
    .https://notrickszone.com/2020/09/06/environmental-disaster-northern-europe-deforestation-up-49-due-to-effort-to-meet-co2-targets/
    m’est avis que le pellet ne va plus avoir la cote , encore une idiotie ruineuse à ajouter à la liste sans fin de leurs élucubrations
    Sinon, la courbe du CO2 à Maunaloa?
    ben elle va bien, elle continue son petit bonhomme de chemin, la catastrophe économique en cours le l’a pas effleurée, curieux non?

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  11. Bonjour,
    Je ne lis nulle part ni n’ entend jamais parler des panneaux solaires thermiques (pour faire de l’ eau chaude).
    Simplicité du système eau-eau (glycol) circulation du fluide sans moteur. 4m2 pour 2 personnes, posés au sol pour pouvoir être entretenus/déneigés aisément.
    De l’ eau à 80 ° en été, 35/38 ° en hiver lorsque le soleil brille. Le CES comprend bien entendu une résistance d’ appoint (que je contrôle manuellement ) pour bénéficier au maximum de notre généreuse étoile.
    Coût il y a 15 ans = 3000 € environ, 200 litres pour 2 personnes. Tout est fabriqué en France. Zéro panne.
    Pourquoi ne pas exiger que chaque nouvelle construction soit équipée de 2m2 de panneaux solaires thermiques par habitant ?
    Combien de réacteurs nucléaires, de bobo-ventilateurs, de panneaux solaires photovoltaïques en France uniquement pour chauffer de l’ eau par résistance électrique les journées de soleil que nous procurent le réchauffement médiatique….??
    A méditer

    Ps: je pourrais aussi « démonter » le mythe des voitures électriques…Combien de gogos vont se faire enbéliner ?

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  12. « les vieux châssis à simple vitrage par des nouveaux à double vitrage. »

    Certains vieux appartements parisiens dans certains immeubles haussmanniens avaient des doubles fenêtres (chassis bois) et non des doubles vitrages.

    En URSS c’était la norme. On pouvait aussi se servir de l’extérieur comme d’un réfrigérateur, une partie de l’année : bricolage, méthode soviétique.

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