Renault ligoté

par Rémy Prud’homme.

La scène se passe en 2010 : Carlos Ghosn, avec une superbe très macronienne, annonce le choix de l’électrique par Renault. En 2020, martèle-t-il, la voiture électrique assurera 10% du marché mondial ; et 20% des ventes du groupe. On peut être (ou se croire) génial, et se tromper complètement : en 2019, la voiture électrique assure 1% du marché mondial, et 1,6% des ventes du groupe Renault.

Comment ne pas penser à cette bourde monumentale en entendant aujourd’hui Emmanuel Macron imposer, avec une superbe très ghosnienne, le choix de l’électrique à Renault ? En 2025, martèle-t-il, la voiture électrique assurera 50% des ventes de Renault. (Sans préciser, et sans doute sans savoir, s’il s’agit des ventes de Renault en France ou dans le monde, et de voitures Renault fabriquées en France ou dans le monde). Question : sachant que Ghosn, qui connaissait deux ou trois choses en automobile, a atteint 10% de ses objectifs en dix ans, quel pourcentage de ses objectifs sera atteint par Macron en cinq ans ?

Renault se porte mal. Son alliance avec Nissan et Mitsubishi a du plomb dans l’aile. La crise du confinement  lui porte un coup terrible. L’Etat vole à son secours. D’une façon très modeste : en garantissant un prêt de 5 milliards sur cinq ans. Comparé aux dons de 10 milliards par mois au titre du chômage partiel, c’est peu. Et en échange de ce trois fois rien, l’Etat impose trois exigences.

La première est technologique : produire électrique. On vient de la mentionner : la part du véhicule électrique qui est inférieure à 2% actuellement, doit en un tournemain passer à 50%. Cela veut dire diminuer de moitié la production de véhicules thermiques, c’est-à-dire mettre à la casse la moitié de l’outil de production, et au rebut la moitié du savoir-faire des travailleurs de la firme. L’expérience des dix dernières années montre que les Français n’ont guère envie de voitures électriques : les rares qui se vendent sont achetées par des entités publiques ou comme deuxième voiture. Qu’à cela ne tienne ! L’Etat, qui est riche, subventionnera ces voitures-là à plus de 7000 euros pièce. La voiture thermique payait beaucoup d’impôts ; la voiture électrique nécessitera beaucoup de subventions. L’électrique, nous dit-on, est une technologie d’avenir. On pense à ce que le général de Gaulle disait du Brésil : « un pays d’avenir – et qui le restera ». Qui sait si la voiture du futur ne sera pas plutôt la voiture à hydrogène, ou la voiture autonome ?

La deuxième exigence est géographique : produire en France. La délocalisation et la déindustrialisation sont bien entendu déplorables. Mais elles ne proviennent pas principalement des caprices anti-français de nos industriels. Elles s’expliquent par les désavantages relatifs du site France, en termes de charges, de règlements, d’interdictions, d’injonctions ; et plus généralement par la haine de l’industrie qui caractérise la société française depuis une trentaine d’années. Pour la pensée dominante, usine égale exploitation plus pollution. Relocaliser sans changer cet environnement est une gageure. De plus, et paradoxalement, le tout-électrique imposé d’en-haut joue fortement contre la relocalisation. Qui dit voiture électrique dit batteries (un gros tiers de la valeur du véhicule), et qui dit batteries dit Chine. Nous ne savons pas fabriquer des batteries en France, ni en Europe d’ailleurs. Qu’importe : créons un « Airbus des batteries ». C’est là une formule magique de communicant, pas un projet sérieux d’industriel.

La troisième exigence est sociale : produire moins mais avec autant de travailleurs. En bon français, cela veut dire : diminuer la productivité du travail. Le contraire de ce qu’il faut faire pour développer une industrie, au moins dans une économie non-autarcique. « Nous serons intransigeants à la préservation des sites France » plastronne le ministre des Finances. Défense de licencier et de fermer les usines de Renault. On pourra toujours les reconvertir, dans la production de respirateurs, ou de vélos, par exemple. Devenir le numéro 1 du vélo, voilà un projet industriel enthousiasmant, à notre portée, convenant parfaitement à un pays qui se flatte de détester et de combattre la voiture.

Chacune de ces trois exigences suffirait à rendre très difficile l’indispensable rebond de Renault. Leur cumul le rend impossible, hélas. Dans la fable de La Fontaine, l’agitation de la mouche ne fait nullement avancer le coche ; dans la France d’aujourd’hui, c’est bien pire, elle l’empêche d’avancer.

38 réflexions au sujet de « Renault ligoté »

  1. Votre analyse est juste mais nos dirigeants ne sont pas plus bêtes que nous (d’aucun en doute, ils ont tort) et ils savent bien que ce qu’ils exigent de Renault est impossible à tenir. C’est donc de la com., un simple affichage destiné aux blaireaux. Renault touchera l’oseille et fera ce qu’il peut. Le thermique a de beaux jours devant lui.

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  2. On dirait que les économistes vont être mobilisés sur des sujets bien plus importants que la faillite de Renault. Il est en effet urgent qu’ils cogitent sur les sujets éminents: le climat, les inégalités et la démographie.
    https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2020/05/29/climat-inegalites-demographie-installation-dune-commission-dexperts-sur-les-grands-defis-economiques

    Pour Renault, on pourra toujours demander son avis à Carlos Ghosn. Je suis certain que l’idée de fabriquer des vélos le séduira. Tout le monde rêve d’un beau vélo.

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  3. Un des problèmes de la voiture électrique est que l’on est, comme pour le réchof’ment klimatic dans la pensée unique qui consiste à forcer la main au consommateur (cf véhicules diesel).

    De leur côté les constructeurs font semblant de chercher comment optimiser leurs batteries or, par exemple, les puissances du Tesla Modèle 3 s’échelonnent de 275 à 462 ch, une M5 de 1000 cv est en préparation !! Alors qu’en baissant la puissance on augmente, à priori, l’autonomie et on diminue, à priori, le nombre de batteries. Non ? J’oubliais, on développe des champs d’éoliennes, donc tout va bien.

    Il est par ailleurs assez étrange de voir les publicités et les essais de ces véhicules mettre en avant les performances et en particulier les accélérations de 0 à 100 km/h voir de 0 à 200 km/h, accélérations très utiles… en ville. Je rappelle que le lien au sol d’une voiture reste le pneu, que le freinage est assuré par des plaquettes ; ces deux éléments sont générateurs de micro particules comme pour tout autre véhicule.

    L’écologisme va faire des ravages.

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    • Vous soulevez le point le plus important (que je considère comme tel) : il y a une pollution très facile à relever, chose que j’avais remarqué il y a plusieurs années, c’est l’énorme production de poussières pas les plaquettes de frein et de gomme des pneus.
      Cet étrange oubli des écolos est pour moi une autre signature que l’écologie n’est qu’un prétexte, un cheval de Troie, pour leur idéologie collectiviste criminelle.

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  4. Très bien cet article!
    Effectivement, si l’Etat doit subventionner -et vu son track record- cela finira à coup sûr par « gabegies et faillites ».
    Et ils diront que l’Etat n’a pas assez « soutenu » cette filière.
    Et oui, vous avez raison d’écrire que la France -gauche/droite confondue- a sabotée son industrie. Impôts de production débiles, taxes en tout genre, contraintes règlementaire folles
    Sans oublier des décennies à orienter les « mauvais » élèves vers les filières techniques.
    Même s’il y avait une réelle volonté de réindustrialiser, il faudrait un choc fiscal et règlementaire qui fer

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    • (pb d’envoi intempestif)
      Même s’il y avait une réelle volonté de réindustrialiser, il faudrait un choc fiscal et règlementaire qui ferait passer Tatcher pour une socialiste! Puis démontrer qu’il ne s’agit d’un mouvement girouette de quelques mois : l’instabilité fiscale et juridique sont les seules constantes en France. Car qui dit industrie dit capitaux important. Et les financeurs ne vont pas risquer des décennies de risques avec un pays aussi léger, inconsistant et idéologiquement perverti en économie.
      Enfin, il faudra là encore des années avant d’avoir des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers formés et motivés.

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  5. Mais qu’avez-vous contre Tesla, objectivement excellente voiture électrique.
    Certes, elles coûtent un peu (!) plus que la plupart des thermiques du marché, sauf berlines de haut de gamme allemandes entre autres.
    Certes elles pèsent un âne mort, dépassant souvent les 2 tonnes, donc, je suppose plus de particules dues au freinage..;
    Certes elles sont fabriquées à l’étranger et donc importées.
    Certes, j’en ai vu qui se branchaient sur les bornes des feues Autolib, et donc aux frais des contribuables locaux.(OK dans une ville du 92 pas particulèrement « zone sensible », mais quand même..)
    Mais bon, si les »riches » ne peuvent pas s’offrir de joujoux, où allons-nous ?
    Et au moins les époustouflantes performances d’accélération s’effectuent dans un relatif silence.
    En revanche, j’attends le jour où, au moment des grandes migrations automobiles, les voitures (électriques) feront la queue aux bornes de recharge, même rapides, pendant plusieurs heures, comme le montre cette vidéo.
    https://www.koreus.com/video/recharger-tesla-thanksgiving.html

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    • Un jour, TF1, pour un de ces « Reportages » qui dissimule un intermède distractif à vocation publicitaire, nous propose une promenade en Tesla de Brest à Monaco ! En fait, ils décident de partir de la pointe Saint Mathieu, pour de belle vues panoramiques (Avec un drone), et puis prennent la route. Mais au bout de 150 km, panique à bord ! L’autonomie affiche une valeur un peu subitement rabougrie. En fait, au bord de l’eau il faisait une douzaine de degrés. Mais arrivés au milieu des terres, il n’en faisait plus que cinq ! Et donc, l’ordinateur de bord qui intègre ces variations en permanence a aussitôt réduit la distance parcourable, les batteries sont très contraintes par les basses températures… Qu’à cela ne tienne, nos sympathiques voyageurs décident de casser la croûte dans un chouette et cossu restau qui intègre des chargeurs pour les voyageurs en Tesla voulant joindre l’utile à l’agréable, avec un dispositif triphasé raccourcissant un peu la charge, le temps de faire bombance, et même café et digestif… Enfin bref, avoir une aussi onéreuse voiture ailleurs que sous les cieux tempérés de Californie exige ascèse et temps libre. Alors pour de pauvres travailleurs corsetés d’obligations de temps et d’argent, la Zoé sera la voiture qu’il leur faut.

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      • Et encore, imaginez quand il faudra mettre le chauffage….. et pour l’été, si la t° extérieure est bonne pour la batterie, celle-ci prendra une claque quand la clim se mettra en marche.
        Et attendez que la TICPE migre sur vos factures d’élec….. beaucoup vont aller acheter des bonnets rouge et des gilets jaune…….

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      • Le problême de la température ambiante sur la performance de la batterie ne se posera plus lorsque nous subiront le réchauffement climatique.
        Seulement, si on lutte contre ce réchauffement, en remplaçant les voitures thermiques par de l’électrique, par exemple, on retrouvera ce problême de performance !
        Bon alors, qu’est-ce qu’on fait ? On pourrait demander aux écolos la solution !
        Mais je doute de leur capacité à réfléchir ……. !
        Climatiquement vôtre. JEAN

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      • Les batteries des voitures électriques n’aiment pas non plus les fortes chaleurs !!! Certains disent que c’est même pire que le froid.

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    • Les écologistes sont des scientifiques qui connaissent mal la théories des files d’attente. De toutes façon, l’automobile, même électrique, c’est mal. Le serf doit rester collé à sa glèbe.

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    • Bien avant que la voiture électrique ne soit à la mode, un jour, dans mon entreprise, nous fut présentée une des toutes premières, une super-cinq Renault, je crois. Et en regardant bien, on notait la persistance d’une trappe à essence. Je pensais à une survivance obsolète, eh ben non ! Il y avait un encore un petit réservoir à carburant pour alimenter une petite chaufferette car évidemment pas question de vider la batterie avec un convecteur ! Sur un forum dédié aux fanas de Tesla, je suis tombé sur une grave interrogation entre possesseurs technophiles, avec travaux pratiques: Il voulaient déterminer le CX de la voiture selon que les fenêtres étaient ouvertes ou fermées. Le régime de croisière fermé met en branle la clime. Or, ils se demandaient si un CX dégradé fenêtres ouvertes ne valait pas mieux qu’une climatisation qui pompe sur la batterie en permanence, alors que l’air ambiant n’est pas encore torride, et que les fenêtres ouvertes ventilent à bon compte l’intérieur… Sur une voiture à 70 000 euros, pareille problématique laisse songeur. Je trouve ça passionnant, une voiture qui finit par introduire des problématiques dignes d’un avion de chasse en essais, mais pour un usage courant par des gens simplement utilitaristes, c’est moyen. Et des utilitaristes qui redécouvrent l’angoisse de la panne, c’est comme les écolos qui retourberaient à la terre dans les fermes de mes grands-parents, sans eau courante, sans chauffage-central, au milieu des mouches, les pieds dans le purin, etc.

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      • petite anecdote récente

        Mon épouse avait invité pour quelques jours, merci à la libération, un couple d’amis résidents sur les hauteurs de Cagnes, distante de +/- 600 kms de chez nous.
        Seulement voilà, ils ont une Tesla(qui a déjà séjourné quelques semaines chez le concessionnaire,distant de 200 kms, pour des bugs divers et variés) et le mari n’ose pas entreprendre cette expédition, car il craint de ne pas trouver la borne salvatrice(pas la ministre hein) sur le trajet.
        Citez moi une seule mesure dite « écologique » qui ne soit une imbécilité inutile et ruineuse

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  6. Pour l’instant et pour longtemps, la voiture à hydrogène (hors méga-subventions) n’a pas d’avenir pour la simple raison que produire de l’hydrogène demande énormément d’énergie qu’il faut bien produire par un autre moyen.
    On nous parle d’électrolyse de l’eau avec le « surplus » d’électricité produit par les sources « durables », sans jamais faire le moindre calcul économique, ce ne peut-être qu’un désastre.

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  7. Il est aussi curieux de constater que tous ces défenseurs du « marché libre et non faussé » interviennent sans vergogne à grands coups de malus, de subventions et d’interdictions sur celui de l’automobile….

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    • Vous pensez à qui? Car c’est totalement contradictoire et hypocrite. L’intervention de l’Etat fait disparaître l’indicateur prix et fausse intégralement le marché.

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  8. « La voiture thermique payait beaucoup d’impôts ; la voiture électrique nécessitera beaucoup de subventions.  » (qui paiera le solde?).
    Le Pdg de Valeo, devenu leader mondial des moteurs électriques en voitures, estime que deux marchés différents vont se développer : la petite voiture électrique urbaine , souvent en location partagée (AMI de PSA et Free2Move) et la voiture interurbaine, d’abord hybride diesel générateur d’électricité puis hydrogène-pilecombustible. Dans tous les cas, baisse de productions et d’emplois et disparitions de constructeurs qui ne peuvent plus R&D seuls => équipementiers spécialisés par technos dont « autonomies » … . Actuellement on est en sortie de cata-confinement et avant des élections … Rien à voir avec la prospective. Pour plusieurs le dev viendra de l’effondrement (coûts variables, coûts investissements, délais constructions, distanciations …) des transports en commun sur sites « propres  » au profit de milliers de petits (15-20 places) cars électriques autonomes faisant du point à point personne par personne.

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  9. La décroissance des recette des taxes sur l’essence, gazole de nos bons moteurs thermiques est annoncée par le président lui même. Par quels mécanismes le transfert des recettes va-t-il s’effectuer pour taxer les petits électrons verts des jolies voitures vertes. J’ignore si des articles sur le sujet sont disponibles.Je ne sais pas répondre car je n’ai pas le savoir pour le calculer. Si vous pouviez regarder la chose avec une vue mathématique, ça mettrait en évidence bien des choses. Par avance merci.

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    • Pas besoin de mathématiques. Dans le modèle français quand une recette fiscale diminue, une autre prend le relais. Toutes les taxes associées au pétrole vont forcément migrer vers l’électricité. Et comme en plus l’électricité coute de plus en plus cher à produire, on peut s’attendre au pire.

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  10. thermique : énergie primaire -> mécanique : rendement 42% (diesel)
    électrique : énergie primaire -> électrique -> stockage -> mécanique : rendement 13% (=42%*30%)
    hydrogène : pareil électrique.

    fin du match sauf si vous rechargez vos batteries avec votre éolienne personnelle, et encore je suis même pas sur.

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    • Le moteur électrique a un bien meilleur rendement que 13%. Plus il est gros, et meilleur il est, il approche les 100%. Par ailleurs, 42% pour un diesel est bien optimiste, et n’intègre pas la chaine totale partant de l’extraction au raffinage, et le transport vers le réservoir de la voiture. Autre avantage du moteur électrique est son caractère auto régulateur. Fondamentalement, en état de contrainte, le moteur électrique consomme plus, structurellement, sans obligation d’une régulation, le moteur thermique exige d’appuyer plus sur l’accélérateur.

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      • J’ai du mal m’exprimer. C’est le passage par la case batterie qui fait 30%. La transformation de l’energie primaire en électrique fait 42% parce que c’est aussi thermique. le produit des deux fait 13%.

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      • Pour faire de l’électricité avec du pétrole (énergie primaire), il faut un moteur thermique, donc 42% de rendement pareil. Il y a bien l’alternative nucléaire, mais comme l’argument vise des écologistes, j’évite 😉

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  11. La plus part des gens pense que la voiture électrique est propre. C’est devenu une certitude.
    Pour moi, ça n’est pas si évident que ça.
    J’attends tjrs que des scientifiques se penchent sur le bilan global afin d’y voir plus clair.
    Prenons l’exemple de l’Allemagne qui remplace le nucléaire par le charbon. Si on calcule les pertes d’efficacité entre la centrale et la batterie, le bilan de pollution d’une voiture électrique la bas sera très probablement pire qu’une voiture diesel. Sauf que la pollution sera déplacée ailleurs.
    Sans parler de la pollution dûe à la batterie.
    Si ça se trouve, les écologistes vont faire plus plus de mal que de bien à la planète.

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  12. Dans la série De Gaule, il avait dit dans le même genre :
    « je salue Fécamp, port de mer, et qui le restera ! »
    C’était sa formule magique. Mais il voulait dire port de pêche !
    Ce blog devient de + en + politique !
    Je crois que c’est la science de ceux qui ne tiennent compte de personne, qui pérorent sur tout et n’importe quoi, en appréciant particulièrement le mensonge, pour la bonne grâce des médias et de leurs fidèles…
    Heureusement il y a quelques exceptions, comme Claude Malhuret que vous aviez partagé début mai, mais si rares !
    C’est pourquoi tout cela est si maussade.

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  13. Je vous suggère un petit lien d’il y a une vingtaine d’années.
    « Un cas d’amnésie stratégique :
    l’éternelle émergence de la voiture électrique »

    Cliquer pour accéder à 2000%20histoire%20de%20la%20voiture%20%C3%A9lectrique%20eternelle%20%C3%A9mergence%20Frederic%20Frery%20ESCP%20EAP%20%20Mars%202000.pdf

    Le truc n’a pas pris une ride…
    Les 20 % de pénétration de l’électrique étaient prévus en 1980 depuis 1974, puis en 2010…
    « Les mêmes prévisions amnésiques d’explosion du marché sont d’ailleurs répétées à plusieurs années d’intervalle par des experts respectables (comparer sur la figure 9 les courbes obtenues
    en 1973 et en 1994), le plus souvent à partir des mêmes extrapolations, alors que les
    courbes réelles de ventes restent parfaitement étales, voire inférieures à celles de 1912. »

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  14. Cette notion d’éternelle émergence est excellente ! Pour ma part je pensais qu’il n’y avait que l’esprit saint et la bêtise humaine qui étaient éternels… Les prédictions sur le développement des voitures électriques sont donc du même type que celles sur l’apocalypse climatique, le pic pétrolier, etc. Benoît va-t-il écrire sur l’espoir exponentiel ?

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  15. On dit souvent que les USA préfigurent ce qui va se produire un peu plus tard en Europe. Les ventes de véhicules électriques outre-Atlantique se sont bien développées entre 2010 et 2017 (tout en restant minimes par rapport aux ventes de véhicules thermiques avec environ 1% du marché). ll y a eu une accélération en 2018 grâce à Tesla et aux subventions. Mais en 2019 les ventes ont chuté de 9%. Fluctuation sans signification pour les uns, début de la désaffection pour les autres. L’avenir le dira.

    Source: https://insideevs.com/news/393629/us-plugin-sales-charted-2019/

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