Hydroxychloroquine : l’étude du Lancet est-elle foireuse ?

Le qualificatif employé par Didier Raoult dans sa vidéo d’hier a fait le tour des médias et montre que la bataille autour de l’hydroxychloroquine n’est pas terminée. Selon le promoteur du traitement à l’hydroxycholoroquine et à l’azithromycine, la méta-étude du Lancet parue le 22 mai, défavorable au traitement, est « foireuse » parce que fondée sur « des big data » plutôt que sur une analyse clinique.

Faut-il vraiment jeter aux orties la publication du Lancet défavorable au remède « marseillais » contre le covid-19 ? Seul moyen pour s’en faire une idée : lire attentivement cette étude, en mettant de côté tout chauvinisme et tout esprit de supporter de foot. Voici mon analyse.

L’étude a rassemblé près de cent mille dossiers médicaux de malades atteints de covid (excusez du peu) pour les séparer en cinq groupes : quatre d’entre eux pour les combinaisons chloroquine/hydroxychloroquine et macrolide/pas de macrolide (l’azithromycine, en gros). Le cinquième groupe, dit de « contrôle », n’a rien reçu de tout ça et constitue le plus gros morceau.

Groupenombre d’individus
contrôle81 144
chloroquine seule1 868
chloroquine + macrolide3 783
hydroxychloroquine seule3 016
hydroxychloroquine + macrolide6 221

Tous ces dossiers médicaux ont été rassemblés à l’aide de bases de données dont les auteurs expliquent soigneusement comment ils les ont gérées, pour autant qu’il soit possible de comparer valablement des données issues de plus de 600 établissements différents sur tous les continents (dont malgré tout la plus grande partie vient d’Amérique du Nord). Les critères d’inclusion dans les différents groupes ont été conçus pour garantir une certaine homogénéité permettant de faire des statistiques et de tirer des conclusions, et la comparaison des caractéristiques pertinentes des populations des cinq groupes montre qu’en effet les biais les plus grossiers ont été évités. (Ça nous change.) On trouve bien un peu moins de comorbidités dans le groupe contrôle, avec un peu moins d’hypertension et de diabète notamment, mais les écarts restent raisonnables.

Tel n’est certes pas l’avis de l’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui estime que le groupe hydroxychloroquine est constitué de cas « beaucoup plus graves« , notamment des malades ayant « besoin d’oxygène » (voir de 00:23 à 00:36).

J’ai mis du temps à trouver dans l’étude les 7% de patients oxygénés contre 20% pour le groupe hydroxychloroquine dont il parle. Je commençais à penser que je n’avais décidément pas l’étoffe d’un ministre de la Santé, avant de découvrir l’explication :

Les ronds rouges montrent bien une assistance respiratoire nécessaire pour 7,7% des patients du groupe contrôle et 20,0% pour le groupe hydroxychloroquine+macrolide. Seul léger problème, il s’agit d' »outcomes » (rond bleu), ce qui signifie « issue » ou « résultat ». Ce qui s’est finalement passé pour les patients, et non pas leur état au début de leur traitement. Bref, notre ex-ministre a commis une sacré boulette. Ça arrive à tout le monde, mais vu son niveau de responsabilité on ne saurait trop lui conseiller de consulter un ouvrage de référence tel que celui-ci :

La capture d’écran précédente montre que l’issue de la maladie est toujours pire pour les groupes ayant reçu de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine, avec ou sans macrolide. Les résultats sont très sévères, avec non seulement une maladie qui dure plus longtemps mais une traitement qui est, de plus, fortement susceptible de créer un symptôme nouveau d’arythmie cardiaque. Bref, pas de quoi pavoiser, à ce qu’il semble.

Les auteurs demandent eux-mêmes à ce qu’on reste prudent dans l’interprétation de leur étude, mais ils le font sur le ton de la fausse modestie convenue dans ce genre de choses, façon « il faudra davantage de recherches pour… » Or les limitations de leur travail me semblent plus importantes que ce qu’ils ont l’air de vouloir concéder par politesse.

Les données sont issues de 671 hôpitaux différents, qui ont administré des traitements visiblement différents, mais qui ont été fondus pour les besoins de l’étude. Ainsi, le groupe chloroquine seul fait la synthèse de traitements qui, en moyenne, en administraient 765 mg quotidien, avec un écart-type de 308 mg, ce qui est colossal : en gros, les traitements pouvaient facilement varier entre 457 mg et 1073 mg, soit plus que du simple au double, et être rassemblés dans le même groupe. (L’emphase mise ici sur le « facilement » signale qu’il ne s’agit pas d’écarts extrêmes, mais d’écarts moyens, en un sens statistique qu’il faudrait rendre un peu précis). On ne sait pas non plus de quelle manière les doses étaient administrées. Le « protocole Raoult » préconise 600 mg par jour en trois prises de 200 mg, mais d’autres praticiens ont carrément administré les 600 mg en une seule dose, ce qui est à la fois plus brutal et potentiellement moins efficace. Rien n’est dit de ces variantes dans les groupes du Lancet. On ignore aussi si les patients traités avaient ou non des contre-indications cardiaques — Didier Raoult, encore lui, a toujours beaucoup insisté sur la nécessité d’un contrôle mené par un cardiologue avant toute prise de son traitement.

Il faut bien comprendre que l’article du Lancet (dont la moindre des choses serait d’ailleurs que j’en mentionne les auteurs au moins une fois, tiens : Mandeep R Mehra, Sapan S Desai, Frank Ruschitzka, Amit N Patel) n’est pas un travail clinique ou médical, mais une pure compilation statistique. Voilà pourquoi elle est complètement incapable d’expliquer comment il est possible qu’une molécule telle que la chloroquine, largement utilisée depuis des décennies et avec des effets secondaires rares, ressemble soudain davantage à un poison qu’à un remède. En l’absence d’analyse théorique pour expliquer ce phénomène paradoxal, on ne peut que songer que l’étude a un caractère réducteur, qui ne permet pas vraiment de saisir ce qui se passe pour de bon. Les Marseillais ont beau jeu de dire que, de leur côté, ils n’ont relevé aucun problème émergent d’arythmie cardiaque.

Un point fait écho à une remarque faite par Didier Raoult dans l’une de ses vidéos : le fait que, paradoxalement, avoir plus de cas n’est pas forcément mieux que d’en avoir moins. L’essentiel réside moins dans le nombre que dans l’homogénéité de ce qui est étudié. En un sens, le Lancet a bien su « faire du chiffre » avec sa cohorte de près de cent mille personnes, mais le tableau constitué ne peut qu’être peint au balai, loin des nuances nécessaires. Un groupe plus réduit ciblé sur un seul et même traitement permet une analyse plus fine. Moralité : les grosses bases de données sont un outil précieux, mais elles ne peuvent remplacer la compréhension théorique et l’analyse scientifique.

On voit donc ici une étude qui présente les inévitables limites d’une réduction statistique qui n’est pas parvenue à capter toute la complexité de la question à étudier. Elle n’est pas sans intérêt, mais elle me semble surtout démontrer que l’hydroxychloroquine n’est précisément pas ce « médicament miracle » que ses adversaires veulent ainsi caricaturer : pour qu’elle soit efficace, elle doit être administrée selon un protocole précis et avec un suivi médical sérieux. Surtout, et c’est là la principale leçon à tirer, le traitement doit intervenir au début de la maladie, avant que ne s’installe une forme grave. On se demande jusqu’à quand il faudra marteler ce point pour qu’il soit enfin compris de tous, car apparemment les auteurs de l’étude du Lancet ne l’ont pas compris. Leur cohorte est composée de personnes certes pas victimes d’une forme très grave (aucune n’est sous respirateur artificiel au début de l’étude) mais tout de même hospitalisées, suggérant une forme déjà avancée de la maladie. La preuve en est donnée par la mortalité considérable du groupe : 10 698 personnes sur 96 032, soit plus de 11 %.

Affirmer comme le font les auteurs que leur travail plaide pour l’inutilité de l’hydroxychloroquine est donc abusif : leur étude, bien que ne méritant certainement pas le qualificatif raoultien de « foireuse », ne fait que préciser les contours éventuels de l’efficacité du traitement, limité au stade précoce de la maladie.

La confusion régnante autour de cette étude du Lancet est hélas emblématique de celle qui règne dans le débat sur les traitements du covid : peu de capacité de détachement, dérisoires querelles de chapelles… Une fois de plus la science aura été bien mal servie.

PS : Un des points intéressants de l’étude ne semble pas avoir retenu toute l’attention qu’il pourrait mériter : la variation de mortalité selon la catégorie race or ethnicity. (Je ne trouve pas comment traduire l’expression sans donner une impression désagréable.) Il est frappant que la catégorie « Asian » a un risque de mortalité nettement plus faible. Difficile d’en tirer beaucoup de conclusions, mais peut-être a-t-on ici un embryon de piste pour expliquer en termes génétiques ou héréditaires le faible nombre de décès en Asie comparativement à l’Europe et aux États-Unis.

La catégorie « Asian » ayant représenté 14,1 % du total des dossiers, cette différence de mortalité semble difficilement pouvoir s’expliquer par un simple accident statistique dû à un effectif trop faible. Les Asiatiques représentent 14,8 % des survivants et seulement 8,1 % des décédés. Notons que cette différence, bien que visible, semble toutefois beaucoup trop faible pour prétendre expliquer à elle seule la mortalité particulièrement limitée en Asie.

77 réflexions au sujet de « Hydroxychloroquine : l’étude du Lancet est-elle foireuse ? »

  1. La critique scientifique c’est comme l’alcool: à consommer avec modération. A lire celle ci, qui évite tout excès, on garde l’esprit clair et objectif. Merci Benoît

    J'aime

  2. Je reprends: Si je comprends bien le traitement « Raoult » ne ferait pas mieux que l’évolution spontanée de la maladie selon le Lancet c’est à dire 0,5% de décés.
    Bon mais alors nous sommes dans la zone de risque d’une grippe sévère comme on en a déjà connu… Depuis met on le pays en quarantaine, et fait on capoter l’économie, pour une grippe, fut-elle sévère? Ou alors ces chiffres sont faux ??

    J'aime

    • Tel est la question.
      Une seule des deux solutions est possibles. Soit Raoult utilise un traitement efficace, soit la maladie est peut mortelle (0,5%), dans quel cas le confinement parait inutile.
      L’une des deux propositions paraît logiquement fausse.

      J'aime

  3. Le mot que vous cherchez est « race », et il n’est ni injurieux ni nauséabond. Il n’y a que les occidentaux pour le connoter si négativement. Ailleurs, on n’a pas ces pudibonderies. Effacer le mot race n’efface malheureusement pas le racisme, mais peut parfois desservir la recherche médicale.

    Aimé par 2 personnes

    • Il y aurait donc une race blanche, une race noire, une race hispanique, une race amérindienne, une race asiatique et les autres races?
      Quelle est la couleur des hispaniques? Une personne blanche originaire du moyen-orient n’est-elle pas asiatique?

      J'aime

      • Biologiquement, il n’y a pas de race dans l’espèce humaine car pour avoir une race, il faut contrôler les caractéristiques de la race et donc contrôler la reproduction, un peu comme si vous voulez que votre chien dalmatien vous fasse des petits dalmatiens. Seul Hitler a voulu créer une race d’humain, les Aryens, en contrôlant la reproduction des individus qu’il avait sélectionné.
        Récemment la notion de race est revenue sur la scène de la biologie avec la découverte qu’une partie des humains actuels portaient des gènes d’Hommes de Neanderthal et d’autres, non ? Tout ça n’est encore pas très clair.

        J'aime

  4. A part ça votre analyse est intéressante. On peut aussi relever une bizarrerie : comment se fait il qu’on trouve, dans les hôpitaux, autant de témoins : des gens qui n’ont reçu aucun traitement. Probablement qu’ils en ont en fait reçu un : le groupe témoin serait il en fait un conglomérat de « autre traitements »?

    J'aime

  5. Bravo pour cette analyse
    En tous cas cette polémique aura eu le mérite de remettre en lumière dans les media la notion de controverse scientifique. Consensus ? Mon oeil ! Espérons que la suite des événements ne donne pas totalement raison aux contempteurs du Pr. Raoult au sujet de son traitement. Quoiqu’il en soit, l’ensemble de ses critiques sur la gestion de la crise semblent parfaitement justifiées.

    J'aime

  6. quel énorme travail de compilations de données venues du monde entier.
    vous vous demandez pourquoi ils n’ont pas fait la même chose pour examiner l’éventuel rôle prophylactique de la chloro prise au long cours dans d’autres pathologies?
    hein?
    ils n’ont trouvé personne pour financer ce genre d’étude?
    je suis complotiste?
    Un article, publié dans l’urgence(vrai que l’on ne compte plus les morts de ce poison) et c’est plié?
    je suis complotiste?
    On me dit qu’il y a un pognon de dingue à se faire avec le vaccin(cela avait si bien marché avec le H1N1, et l’OMS avait là aussi bien aidé)
    je suis complotiste?
    Une maladie dont 99.5% de la population guérit spontanément et qui ne tue majoritairement que des gens en fin de vie, ou mal en point.
    Tous ceux qui ont pris le traitement Raoult auraient guéri spontanément?
    Mais tous ceux qui ont pris d’autres traitements aussi alors?
    je suis complotiste?
    Au vu de la gravité somme toute très exagérée de cette maladie, n’en aurait-on pas fait , intentionnellement ou par bêtise, une belle manipulation, afin de nous vendre un très hypothétique vaccin , qui vaut des milliards?
    là je suis vraiment complotiste?
    Et quel a été le rôle des experts dans ce qui commence à être un dossier nauséabond(par ex. Fauci, qui déconseille les masques, qui prône le remmachin, notre conseil de guerre qui édicte des recommandations frisant l’absurde)?
    Bon j’arrête, là je suis sous passible de la loi Avia

    Ah oui, j’oubliais, j’ai eu des résultats très étonnants avec l’homéopathie, allez comprendre?

    Aimé par 1 personne

  7. Bonjour,

    Merci pour cette analyse. Comme les masques, inutiles pour le grand-public devenus indispensables, la phrase « largement utilisée depuis des décennies et avec des effets secondaires rares, ressemble soudain davantage à un poison qu’à un remède. » me semble être un point clé de cette période si étrange. De millions de morts prévus, nous sommes passés à quelques centaines de milliers (ce qui reste dramatique), l’Afrique était un désastre annoncé…

    J'aime

    • J’attends avec intérêt des chiffres du Brésil, quelque soit ce que l’on peux penser de Bolsonaro. N’ayant pas les moyens ni humains (Favellas) ni économiques de confiner, il ne fait rien. Idem les médias annoncent un désastre, alors que pour le moment ça n’a pas l’air pire, en % qu’en Europe du sud (France, Espagne, Italie)
      Seul problème, comptabilisation du nombre réel de morts du Covid.

      J'aime

  8. On se demande jusqu’à quand il faudra marteler ce point pour qu’il soit enfin compris de tous

    Martelez, martelez, cela va résonner et non raisonner : ils ont du ingérer trop de Jolicrane, oups Doliprane, du coup ils ont la caboche vide.

    J'aime

  9. Il est quand même très curieux (table 2) que 3 fois plus de patients aient terminé en ventilation mécanique dans le groupe HCQ. Cela supporte l’une des deux hypothèses: a) HCQ tue les malades de C19 ou b) il y a un énorme biais dans les populations analysées. Le fait, par contre, que le pourcentage de ventilés soit aussi énorme (>20%) dans le groupe HCQ démontre que les malades étaient dans un état de progression beaucoup trop avancé pour que la thérapie soit efficace. Est-ce que je ne lis pas bien le tableau ? Par ailleurs, l’étude ne considère que des patients à comorbidité élevée (il serait évidemment beaucoup plus difficile d’avoir un échantillon dans le cas inverse), ce qui signifie qu’on ne peut en tirer aucune conclusion de l’étude pour le commun des mortels. Ce que je déduis du papier est: « si vous êtes un sujet à risque infecté avec de bonnes chances d’y passer, ce n’est pas HCQ qui va vous sauver ». Mais je ne suis pas habitué à lire des études médicales… je suis peut-être à côté de la plaque.

    Aimé par 2 personnes

  10. L’étude du Lancet rassemble les traitements pratiquement réalisés dans le monde entier. Soit selon le protocole indiqué par le Pr Raoult, soit selon d’autres qui peuvent plus ou moins s’ écarter dudit protocole. La conclusion de l’étude s’adresse à l’ensemble des médecins en charge du traitement des malades. Comme très peu d’entre eux sont capables de “bien” appliquer le protocole Raoult, les responsables sanitaires préfèrent l’interdire à tous.
    Comment savoir, quand vous devez être traité, si l’hôpital où vous êtes amené est raoultien ou pas ?

    J'aime

  11. Je suis déçu, aucune analyse de la Table 2, comparant les états cliniques des patients, celle du groupe de médecin  » Laissons les médecins prescrire » sont à : https://stopcovid19.today/2020/05/26/des-conflits-dinteret-pour-loms/
    sans être très doué en math, il me semble qu’une différence par exemple de plus de 17% entre le groupe contrôle et le groupe « traité » pour les patients ayant un problème cardiaque (Congestive heart failure) et de plus de 10% pour les patients ayant un problème pulmonaire grave (SaO2 ˂ 94)
    posent problème.

    J'aime

  12. Coucou,

    Voila un article qui me rappelle le site pensée unique.
    Ce qui me chiffonne, c’est la différence énorme entre le nombre de déces de patients ayant suivi le même traitement, a savoir, 0,5 % pour les marseillais et 23 % pour l’étude. Cette contradiction est pour moi incompréhensible.

    Bonne journée

    Stéphane.

    J'aime

  13. BR> Surtout, et c’est là la principale leçon à tirer, le traitement doit intervenir au début de la maladie, avant que ne s’installe une forme grave. On se demande jusqu’à quand il faudra marteler ce point pour qu’il soit enfin compris de tous, car apparemment les auteurs de l’étude du Lancet ne l’ont pas compris.

    L’hydroxychloroquine est connue pour son action immuno modératrice. Ainsi ils auraient du logiquement trouver des effets bénéfiques pour tous les patients affectés par l’orage de cytokine, lorsque le système immunitaire s’emballe à ce stade de la maladie observé.
    Hycovid viendra peut être apporter des explications…

    J'aime

  14. Bonjour

    Des statisticiens spécialiste de ce genre de traitement big data paraissent avoir trouvé des failles assez importantes dans ce papier du Lancet. En résumé il y aurait trois black box (boîtes noires) :

    – Les datas n’ont pas été rendues publique ce qui ne se fait pas dans ce milieu. La conséquence est que le travail des quatre chercheurs n’est pas reproductible donc non scientifique. Corollairement Ils se demandent aussi comment 100 k dossiers médicaux ont pu être fusionnés dans une DB en quelques semaines alors qu’ils sont issus de dizaines de systèmes informatiques différents et incompatibles entre eux.

    – Pas de traçabilité des données. Les spécialistes se demandent comment quatre auteurs seulement ont pu traiter 100k dossiers en si peu de temps. Aucune aide particulière n’est mentionnée et la société ayant traité les données est propriété d’un des auteurs. Elle affiche seulement quatre employés. Donc on ne sait pas exactement d’où viennent les données et surtout qui les a traitées.

    – Enfin dernière boîte noire : il semble que la liste des membres du comité de lecture (referees) ne soit pas publiée. Ce qui fait dire à certains que seul le directeur de publication de Lancet a validé ce papier. Ce dernier étant connu comme opposant officiel à D. Trump.

    On plus lire un article détaillé ici :
    https://melwy.com/blog/lancet-paper-on-chloroquine-is-overhyped-real-world-data-should-not-be-a-black-box

    J’ignore quelle est la valeur de ces arguments et je laisse des lecteurs plus versés dans cette science se prononcer.

    Aimé par 2 personnes

  15. Tu as raison, les défauts de l’étude ne sont pas ceux que l’on a lus ou entendus ça et là. Une remarque quand même quand tu dis que « Leur cohorte est composée de personnes certes pas victimes d’une forme très grave (aucune n’est sous respirateur artificiel au début de l’étude) mais tout de même hospitalisées, suggérant une forme déjà avancée de la maladie. La preuve en est donnée par la mortalité considérable du groupe : 10 698 personnes sur 96 032, soit plus de 11 %. » Elle ne l’est pas tant que ça, puisqu’en France, sur 100 841 personnes hospitalisées, il y a 18 195 décès, soit 18%
    (chiffres d’aujourd’hui le 17 mai sur le site https://www.coronavirus-statistiques.com/stats-globale/toutes-les-statistiques-coronavirus-covid19/#evolution-contamination-france).

    Hier, j’ai été surprise que Didier Raoult sur LCI ne soulève qu’une chose, même si elle jette un doute sérieux sur l’étude : pour l’Australie, l’article donne 73 morts (dans l’appendice), alors qu’au 14 avril (fin du recueil des données de l’étude), ce chiffre n’était que de 61 pour toute l’Australie si l’on en croît le site https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/download-todays-data-geographic-distribution-covid-19-cases-worldwide.

    Qualitativement, ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il n’y ait pas d’appariement sur les hôpitaux ou à défaut, de prise en compte d’un éventuel effet hôpital par un facteur aléatoire. Apparier sur les caractéristiques des patients (et cela me semble assez correctement fait comme le dit Benoît) ne suffit pas : comment peut-on considérer que les soins standard ou non soient équivalents dans ces 671 hôpitaux des 6 continents ?

    Concernant la méthodologie, je suis étonnée de voir utiliser des modèles de Cox de risques proportionnels pour une simple mortalité, pour laquelle une régression logistique suffit. Si effectivement la survie (et non la seule mortalité) a été analysée, il est curieux que l’on ne nous montre pas les courbes de survie des 5 groupes. Ce qui est encore plus étonnant pour une revue de ce niveau, c’est qu’il n’y ait pas trace de validation des modèles de Cox (rien dans l’appendice non plus). Tout simplement déjà, un modèle de risques proportionnels n’est correct que si la différence entre les logarithmes des risques cumulé est constante. On verrait facilement si c’est le cas sur les courbes de survie, mais il n’y a tout simplement rien sur la qualité de l’ajustement par les modèles.

    Un détail pour finir, ce qui est dit sur les données manquantes est inquiétant : une caractéristique absente du dossier médical est considérée comme l’absence de la caractéristique en question. Et pour les données continues, on ne nous dit rien, or j’ai du mal à croire que sur près de 100 000 dossiers, aucune donnée de ce type ne manque. Absence d’information regrettable puisque, les données manquantes n’étant pas imputées, toute donnée manquante réduit la taille de l’échantillon.

    Aimé par 1 personne

    • Ce que je veux dire en signalant la mortalité de la cohorte, c’est qu’on a affaire à un ensemble de malades qui n’a clairement pas été pris au tout premier stade de la maladie. Le covid n’a pas une mortalité de 10% (heureusement d’ailleurs).
      Ce serait intéressant d’avoir les mortalités par pays pour les hospitalisations, pour se faire une idée sur le biais entre pratiques médicales (au-delà des différences sur le nombre de tests). Malheureusement les stats du fameux site que tu mentionnes ne signale pas le nombre d’hospitalisations aux États-Unis, qui est le pays qui fournit les gros bataillons de la cohorte du Lancet.
      Tu pourrais détailler sur les modèles de Cox ? Les stats, c’est surtout ton rayon…Et pour dire le fond de ma pensée (mais pas trop fort parce que je ne suis pas sûr de moi), je trouve un peu pompeux, pour ne pas dire prétentieux, toutes ces p-values et ces tests machins : dans un cadre comme celui-ci la liste des pourcentages et quelques données genre écart-type me paraît bien suffisant. (Mais bien sûr je ne demande qu’à être convaincu de l’utilité des maths…)
      Je crois que ce que Raoult veut dire quand il se plaint du trop grand équilibre des données statistiques des groupes (genre tabagisme), c’est que si équilibre il y a, c’est qu’il y a eu une sélection des données pour y parvenir. Or il n’y a pas de détails donnés sur une éventuelle sélection de ce genre, le Lancet ayant l’air de dire qu’ils ont simplement pris tous les dossiers à peu près complets qu’ils ont trouvés pour constituer leur cohorte.

      J'aime

    • Dans une vie antérieure, j’ai beaucoup travaillé avec et sur le modèle de Cox, en particulier sur l’hypothèse des risques proportionnels qui le sous-tend.
      Alors en effet, autant une régression logistique parait jouable sur des données de registre, autant un modèle de Cox paraît plus que surprenant comme choix vu qu’il faut rajouter des informations de délai fiables aux autres données nécessaires à la régression logistique.
      De plus, si on se retrouve dans un cas de figure où un facteur est bénéfique au début de l’échelle de temps puis néfaste dans un second temps, le moèle de Cox n’est pas adapté. Et on le voit très facilement sur les courbes, qui là ne sont pas présentées ce qui est plus qu’inhabituel.

      J'aime

  16. Ainsi que je l’écrivais hier:
    « Le gouvernement a abrogé le 27 mai les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l’hôpital en France, hors essais cliniques, à la suite d’un avis défavorable du Haut conseil de la santé publique, selon un décret au Journal officiel, rapporte l’AFP. »
    On va donc peu a peu vers une interdiction définitive du seul traitement dont il est prouvé sur le terrain qu’il était efficace.
    On peut donc s’attendre en tout état de cause a une nouvelle crise épidémiologique en automne, mais sans traitement cette fois. Donc avec davantage de deces, qui seront donc habilement utilisés par notre gouvernement, afin d’orienter la société dans le sens qui leur est le plus favorable.

    Aimé par 1 personne

  17. Je viens de visionner une vidéo de LCI ou Pujadas interview le Pr Raoult.
    Ce dernier relève deux « faits » qui selon lui décrédibilise cette étude :
    1) Le nombre de mort en Australie de l’étude est supérieur au nombre de morts réels.
    2) Il y aurait autant de fumeurs, etc, etc… dans chaque pays ce qui est selon lui impossible.
    Bref, le débat n’est pas clos et la rapidité de l’interdiction est vraiment étonnante…

    J'aime

    • Ok pour le point 1), 73 > 61 comme je l’ai précisé plus haut.
      Mais pour le point 2), la proportion de fumeurs est moyennée sur les continents, donc 10% de fumeurs – et 17% d’anciens fumeurs (et puis qu’est-ce qu’un fumeur, petit, gros ?) en moyenne dans les hôpitaux des 6 continents, pourquoi pas. Et même si ce n’était pas représentatif des populations (hospitalières toujours), cela n’invaliderait pas l’étude puisque ce qui compte, c’est que les groupes soient équilibrés et que cette caractéristique soit prise en compte, ce qui est le cas. Alors qu’un nombre de morts faux, si.

      J'aime

  18. LA RECULADE MASQUEE DU GOUVERNEMENT:
    Vous étiez scandalisés par le fait que la France soit le seul pays au monde ayant interdit aux pharmacies de délivrer l’hydroxychloroquine à un malade bénéficiaire d’une ordonnance émanant d’un médecin généraliste (hors renouvellement d’ordonnance). Soyez heureux car vous venez de remporter la victoire!
    Au contraire de ce que titrent les médias dont on ne sait plus s’ils sont seulement malhonnêtes ou incroyablement imbéciles, le décret n°2020-630 du 26 mai, en abrogeant l’article 19 du décret n°2020-548 du 11 mai (seul porteur survivant des dispositions « hydroxychloroquine » depuis l’abrogation du décret n°2020-293 du 23 mars, qui contenait ceux des 25 et 26 mars, et du décret n°2020-545 du 11 mai qui n’a duré qu’1 jour), a fait disparaître toutes les dispositions encadrant la molécule. De sorte qu’on se retrouve aujourd’hui dans une situation normale de libre prescription, sachant qu’une prescription hors AMM a pour fondement juridique l’article L5121-12-1 du Code de la santé publique. Votre pharmacien n’a donc plus l’interdiction de vous délivrer l’hydroxychloroquine prescrite par votre médecin traitant pour le Covid-19, avec une ordonnance portant la mention « hors AMM » (médicament non remboursé).
    Il restera à convaincre votre toubib, lourde tâche s’il a été trop sensible au lavage de cerveau extraordinairement intense des dingues. Dans ce cas, lui prescrire (!) la lecture du blog de Gérard Maudrux. Il se sentira moins seul.

    Aimé par 5 personnes

  19. Bonjour. Le principal biais stat qui saute aux yeux, c’est la différence de taille entre l’échantillon témoin 8144 et l’échantillon protocole Raoult de taille 6221.Un ancien prof de Math

    J'aime

  20. 1) Comment peut-on, en aussi peu de temps, obtenir les autorisations d’accès aux bases de données des systèmes médicaux de centaines d’hôpitaux à travers le monde, récupérer 96 000 dossiers et les analyser ?

    2) En admettant que c’est possible, comment ensuite relier chaque dossier médical aux pathologies associées qui sont traitées dans des systèmes informatiques complètement différents ? Le lien est manuel, ce qui veut dire qu’il faut accéder, pour chaque dossier, à de nouveau système différents, un par un.

    Tout est expliqué en détail ici (en anglais) : https://twitter.com/Arkancideisreal/status/1264032084944814082

    La majeur partie des données contenues dans cette étude ont certainement été fabriquées.

    J'aime

    • Seulement un lien twitter qui ne fonctionne pas ?
      Y-a-t-il un article plus complet sur ce sujet ?

      Pour analyser 96 000 dossiers, pour votre information, il existe désormais des programmes d’IA très au point pour assister les médecins dans les pronostics médicaux, recouper les dossiers etc.
      Certains programme d’IA sont mêmes meilleurs qu’un humain pour les pronostics médicaux, bien sûr, il faut toujours un être humain pour valider le diagnostic ou les chiffres sortis par l’IA.
      A ce propos Gilead et Sanofi ont tous 2 développer des programmes IA dans ce but en acquérant des sociétés spécialisés dans ce domaine.

      Vous avez la même chose dans la police scientifique pour recouper des affaires criminelles entre elles sur des milliers de dossiers au 4 coins de la France grâce à l’IA.

      Il n’y a donc rien de bizarre à ce niveau.

      J'aime

  21. Ce qui m’interpelle (comme on dit parfois) le plus, c’est le quantitatif systématiquement mis en avant :
    100.000 « dossiers » et plusieurs centaines d’hôpitaux (mal répartis dans le monde, mais on n’est pas à ça près, cf; stations météo, mais je m’égare), et donc comme il y en a « beaucoup » c’est surement vrai.
    La méthodologie scientifique de l’étude Lancet est-elle vraiment respectée ?
    Raoult est-il un menteur ?
    Je vais être primaire, mais rien que le fait d’employer des médicaments connus et pas chers, tout en prenant, des précautions pour contrôler les effets cardiaques et autres, me le rend (Raoult) sympatique.
    Vous me direz que la sympathie ça ne permet pas de soigner (quoique, étymologiquement…), mais je viens de dire que j’étais primaire 🙂

    J'aime

    • Votre questionnement est pertinent et je comprends que Didier Raoult soit sympathique à vos yeux.

      Le problème est que toutes les multinationales ont proposé des vieux traitements qui dormaient sur une étagère et qui ont été déjà développés pour d’autres maladies par le passé.
      A lire ce lien du média altermondialiste bastamag :
      https://www.bastamag.net/L-acces-aux-traitements-contre-le-Covid-19-face-a-Big-Pharma-participez-a-notre

      Donc, il n’y a rien eu d’original à proposer la Chloroquine ou une autre molécule.
      Le recyclage de vieux traitements qui ont fonctionné ou pas fonctionné pour d’autres maladies (remdevisir et ebola, chloroquine et le paludisme etc.) est même devenue la norme et une grosse tendance de fond pour les épidémies, Sanofi, Gilead, etc. ne sont plus intéressés par le développement de nouveaux traitements face à des épidémies dont le virus n’a probablement rien à voir avec l’ancien virus combattu, et je suis étonné que ça n’inquiète personne !
      Vous pouvez analyser toutes les études médicales qui ont eu lieu sur le covid 19, vous ne trouverez aucun nouvelle molécule nouvelle.

      De même pour les vaccins, ce sont tous des anciens vaccins (pour le SRAS, le H1N1 etc.) qui sont recyclés et qui n’ont jamais dépassé le stade clinique des essais.

      Il faut donc juste espérer qu’en tant que citoyen que le virus covid 19 ne soit pas trop spécifique par rapport aux autres virus du passé déjà traités.

      Le problème de fond est ailleurs, les big pharma ne sont pas intéressés par guérir ou pas du covid mais par qui va gagner cette guerre d’influence au niveau mondial

      J'aime

  22. Notre époque montre que l’on est capable de traiter des terabits de données mais au final il semble que ça ne sert à rien. Etonnant non ?

    Pour rire, voici les effets indésirables d’un antalgique bien connu (source Doctissimo) :
    Syndrome hémorragique, Epistaxis, Gingivorragie, Purpura, Augmentation du temps de saignement, Hémorragie intracrânienne, Thrombopénie, Anémie hémolytique, Thrombopénie
    Anémie hémolytique, Pancytopénie, Bicytopénie, Anémie aplasique, Insuffisance médullaire, Agranulocytose, Neutropénie, Leucopénie, Hémorragie digestive, Réaction d’hypersensibilité, Réaction anaphylactique, Asthme allergique, Oedème de Quincke, Céphalée, Vertige, Sensation de baisse de l’acuité auditive, Bourdonnement d’oreille, Syndrome de Kounis, Vascularite, Purpura de Schönlein-Henoch, Hémorragie, Oedème pulmonaire non cardiogénique, Douleur abdominale,
    Hématémèse, Melaena, Anémie ferriprive, Oesophagite, Duodénite, Gastrite érosive, Ulcération oesophagienne, Ulcération du grêle, Ulcération colique, Ulcère rectal, Perforation intestinale,
    Pancréatite aiguë, Perforation gastro-intestinale, Atteinte hépatocellulaire, Augmentation des enzymes hépatiques, Hépatite chronique, Urticaire, Réaction cutanée, Erythème pigmenté fixe
    Insuffisance rénale, Hématospermie, Syndrome de Reye, Oedème, Augmentation de l’uricémie,
    Effet uricosurique.

    Non ce n’est pas la Nivaquine !

    J'aime

  23. Il arrive que la presse fasse des enquêtes:
    « Le département de Victoria a confirmé que les résultats de l’étude concernant les données australiennes ne concordaient pas avec les données sur les coronavirus de l’État, y compris les admissions à l’hôpital et les décès. Le ministère de la Santé de la Nouvelle-Galles du Sud a également confirmé qu’il n’avait pas fourni aux chercheurs les données de ses bases de données.

    The Lancet a déclaré à Guardian Australia: « Nous avons demandé des éclaircissements aux auteurs, nous savons qu’ils enquêtent de toute urgence et nous attendons leur réponse. »

    Version originale
    https://amp-theguardian-com.cdn.ampproject.org/c/s/amp.theguardian.com/science/2020/may/28/questions-raised-over-hydroxychloroquine-study-which-caused-who-to-halt-trials-for-covid-19

    C’est ici en traduction:
    https://translate.google.fr/translate?hl=fr&tab=wT&sl=auto&tl=fr&u=https%3A%2F%2Famp-theguardian-com.cdn.ampproject.org%2Fc%2Fs%2Famp.theguardian.com%2Fscience%2F2020%2Fmay%2F28%2Fquestions-raised-over-hydroxychloroquine-study-which-caused-who-to-halt-trials-for-covid-19

    Le dénonciateur est marseillais:

    J'aime

  24. Le fiasco autour de l’hydroxychloroquine devrait être pour vous l’occasion d’une prise de conscience. Le parti pris consistant à aller chercher la vérité dans les marges de la communauté scientifique lorsque la science officielle semble faire la part trop belle au catastrophisme ambiant , vous égare. Vous êtes tellement convaincus que le monde universitaire est atteint de catastrophite aiguë que vous finissez par devenir paranos et inutilement suspicieux.Vous devriez méditer cette phrase de Sartre : « Je fus amené à penser systématiquement contre moi-même au point de mesurer l’évidence d’une idée au déplaisir qu’elle me causait » . Penser contre soi-même ,c’est à dire contre ses inclinations ,c’est une attitude que Benoit Rittaud devrait adopter un peu plus souvent . Ca lui éviterait de se laisser séduire par le premier charlatan venu.

    J'aime

      • moi, ce qui m’a frappé dès le début, c’est la similitude de stratégie avec la terrible crise climatique qui fait, pendant que nous devisons, des millions de morts,y compris ceux du COVID
        des modèles foireux, pour instiller la panique, des mesures imbéciles, extrêmement coûteuses,y compris en vies, et en embuscade, les requins financiers.
        Tout y est, avec maintenant ce dernier opus, digne d’un MickeyMan( dingue, le refus des données, des codes, c’est vraiment incroyable), pour forcer à des décisions déjà bien « mijotées » dans l’ombre, avec le concours d’un organisme onusien acquis à la cause.
        On se demande pourquoi cela marche à tous les coups( l’affaire glyphosate, les nitrates, les particules, etc etc), on a la réponse avec ce dernier commentaire,
        Dans un autre domaine, des amis et concurrents menaient des campagnes publicitaires déjà 100 fois employées.Je leur demandais chaque fois:mais ce n’est pas possible que vous refassiez le même « coup » et que ça marche?et bien oui, il y a chaque matin, une Mme Michu qui dès son réveil, va croire à vos bobards et se précipiter pour faire la bonne affaire.
        Et il y a une masse de gens qui font confiance aveugle, quitte à y laisser la vie.
        Hier, dans le poste, la journaliste posait la question(à X milliards $), et elle n’était pas la première, plusieurs la posent depuis des semaines:
        pourquoi ne sait-on pas si les patients traités à la chloro, pour d’autres motifs(enfin les survivants, qui ont échappé à la crise cardiaque) ont été + ou – affectés par la « bête »?
        Car si cela devait être le cas, le vaccin éventuel ira rejoindre les stocks de la mère Bachelot(passée maintenant au tire de visionnaire?)
        Bon c’est l’heure de prendre mes 3 granules d’homéopathie( fou ce que cela me soulage, mieux que le doliprane)

        J'aime

      • Je constate simplement que vous vous livrez à des analyses pointilleuses quand il s’agit de démolir des thèses qui vous déplaisent, mais que comme par hasard vous relayez avec beaucoup de légèreté des travaux scientifiques qui ont pourtant fait l’objet d’une réfutation détaillée .Je pense notamment aux travaux de Peter Ridd sur la Grande Barrière de corail ou ceux de Susan Crockford sur la question des ours polaires. Il est quand même surprenant qu’à chaque fois qu’un consensus se dessine sur un problème écologique,vous préfériez vous fier à des études controversées émanant de scientifiques dissidents. A partir du moment ou cela devient systématique ,c’est le signe qu’il y a un parti pris de votre part. Le cas du chercheur marginalisé et ostracisé qui a raison contre ses pairs ça n’arrive que très rarement. En outre , il y a des tas de sujet sur lesquels les alarmistes ne sont pas parvenus à imposer leurs idées, comme par exemple la 5G , les OGM , les perturbateurs endocriniens , par conséquent il faut arrêter avec cette idée selon laquelle le monde de la recherche serait contaminé par une sorte de lyssenkisme écologique.

        J'aime

      • La notion de « scientifique dissident » est très intéressante. Vous pouvez préciser votre pensée? Il y aurait une communauté de scientifique à laquelle il faudrait appartenir et toute personne n’y adhérant pas serait considérée comme dissidente et par conséquent mise à l’écart? Avec des raisonnements comme cela, les progrès scientifiques de demain sont plus que menacés…

        Aimé par 1 personne

  25. LA PHRASE DU JOUR D’AUJOURD’HUI QUI TOMBE AVANT DEMAIN
    Ceux qui brament et s’offusquent d’éventuels bidouillages de données médicales se font plus discrets quand on se penche sur 40ans de prédictions foireuses,de manipulations et d’arrangements des données concernant le climat, de Mann à Al Gore en passant par le Climategate

    J'aime

    • C’est très bien, l’article montre le lien avec la société Gilead qui est aussi derrière l’étude Discovery en France.
      Comme vous, je trouve actuellement plus en plus d’articles révélant les actions de l’ombre de Gilead (dont l’un des actionnaires est Vanguard), mais bizarrement rien sur Sanofi (dont l’un des actionnaires est BlackRock) qui produit la Chloroquine.
      Il est dommage que les médias ne s’intéressent qu’à l’américain Gilead et n »évoque jamais la guerre souterraine au niveau mondial entre Sanofi et Gilead, dont la polémique Raoult a pu servir indirectement les intérêts de Sanofi en provoquant l’abandon de Discovery de Gilead en France ou en renforçant la position de Sanofi auprès de Trump pour fabriquer un vaccin US (au lieu de privilégier l’américain Gilead par patriotisme économique).

      Attention, je ne dis pas que Didier Raoult travaille pour Sanofi, c’est juste que Sanofi a pu instrumentaliser cette polémique pour ou contre la chloroquine contre Gilead à bon escient sans que Didier Raoult y soit pour quelque chose (et c’est peut être pour ça que cette polémique a franchi nos frontières et pris de telles proportions).

      J'aime

  26. Si le papier du Lancet a des lacunes, cela ne doit pas faire oublier l’indigence des travaux du Pr Raoult. Ce dernier a peut-être raison, le problème est qu’il n’a toujours pas fourni de preuves solides et ce n’est pas parce que ce monsieur a tenu des propos sympathiques à propos du climat (sujet sur lequel il a d’ailleurs autant de compétences que mon poissonnier) qu’il faut obligatoirement se ranger de son côté. Ce site cherche à défendre la science et si Raoult venait à être discrédité, il se traînerait cette casserole pendant un bon moment.
    La position de Raoult me rappelle une déclaration de Jouzel à propos de l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes : « On n’en n’a pas la preuve mais on en a l’intuition. »
    C’est bien d’avoir des intuitions, c’est mieux d’avoir des preuves.
    D’autre part, je trouve l’attitude de Raoult vis à vis des travaux ou des personnes qui le contredisent parfaitement détestables. En matière de science, la controverse est saine et souhaitable à condition que cela se fasse entre gens bien élevés. Il ne me semble pas par exemple qu’Einstein ait jamais qualifié les travaux de Niels Bohr de foireux.
    En conclusion, j’aimerais citer le grand Stephen Jay Gould qui a dit « Il ne suffit pas d’être persécuté pour être Galilée, encore faut-il avoir raison. »

    PS – Un conflit d’intérêts ne peut-être en aucun cas un argument de réfutation, il faut voir ça comme un signal d’alarme qui incite à plus de vigilance mais pas plus, sinon on se met au niveau des réchauffistes qui traitent tout propos discordant de négationiste.

    J'aime

    • Philippe, vous êtes à côté de la plaque : Raoult n’a pas prétendu faire de la science en utilisant son protocole de guerre mais de la médecine, qui consiste à soigner des malades. En d’autres termes, la médecine véritable n’est pas de la science mais un art (dans lequel intervient la science), à peu près comme le jardinage ou la réparation des mécaniques. Très sagement, il a estimé que la science pourrait toujours venir à son heure et à son rythme, qui n’est clairement pas celui d’une épidémie. Je dirais que Raoult est quelqu’un qui sait donner le bon ordre des priorités, bien mieux que les experts télé, ce qui est le propre des gens de « terrain » et non de bureau.

      Aimé par 1 personne

      • Vous m’avez coupé l’herbe sous les pieds. Je l’ai déjà mentionné: L’attitude de Raoult consiste à soigner avec les données immédiatement disponibles qui peuvent même n’avoir qu’un effet placebo. Les malades sont pris en charge et non renvoyés chez eux en attendant l’aggravation de leur état ce qui est honteux. La science viendra (peut être) ensuite… On l’attend toujours et l’étude du Lancet n’est pas là pour nous rassurer.

        J'aime

  27. En Inde, le gouvernement a décidé de prescrire à l’ensemble du personnel hospitalier à titre prophylactique la chloroquine ou l’hydroxychloroquine dont l’Inde est l’un des premiers producteurs mondial. A ce jour, à ma connaissance, aucun décès n’a été enregistré parmi le personnel des hôpitaux.

    Cette molécule est donnée systématiquement à toutes les personnes testées positives au Covid-19. Sur 1,380 milliard d’habitants, on enregistre le 30 mai, 4971 décès dont la plupart étaient des Indiens expatriés rentrés au pays et traités trop tardivement pour être sauvés.

    Bref, il n’y a jamais eu de pandémie au coronavirus, hormis idéologico-médiatico-financière..
    Ce qui est étonnant, c’est que des esprits dits évolués ou scientifiques ne l’aient pas compris spontanément ou refusent de l’admettre. Cet épisode est révélateur à plus d’un titre, un régal.

    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

    Dans mon portail (luttedeclasse.org) j’ai mis en ligne environ 80 articles qui traitent de ce sujet et quelques vidéos.

    J'aime

  28. @ Jean Levant et Philippe Catier
    Je vous engage à relire le serment par lequel les médecins s’engagent à ne prescrire que des traitements ayant fait la preuve de leur efficacité. Dans le cas de Raoult, à part ses déclarations intempestives qui ne constituent pas une preuve, on en est encore loin, Après vous pourrez revenir faire la leçon sur la déontologie des médecins.

    J'aime

    • Vos sources concernant ce serment ?
      La liberté de presciption et la responsabilité du médecin vont de paire et l’utilisation de la quinine en cas de grippe est déjà mentionnée dans les mémoires de Saint Simon au dix septieme siècle avec un bon résultat…
      Quand à donner des leçons vous êtes bien placé.

      J'aime

  29. Bonjour,

    L’étude de The Lancet et celles du professeur de Didier Raoult ne suivant pas du tout la même méthodologie d’évaluation, c’est difficile à interpréter et de trancher qui a raison et qui a tort. On pourrait interpréter l’inverse à partir des données brutes de l’article du « The Lancet », idem pour les études de Didier Raoult, étant donné que les données ne sont pas significatives statistiquement.

    Dans les 2 cas, il existe des biais observationnels :
    – On part de la conclusion avec une idée préconçue pour faire en sorte que les résultats coïncident avec sa conclusion initiale, au lieu de réaliser l’inverse, observer et tirer une conclusion de ses observations sans aucune idée préconçue, sans parler des bruits dans la mesure.
    Sans être pour, ni contre, personne n’a raison en l’état actuel de nos connaissances. Il faut pousser plus loin les études car nous sommes dans les marge d’erreur des statistiques.
    C’est ce que résume cet article, au lieu d’opposer les méthodologies d’évaluation comme le font stérilement les scientifiques actuellement, les 2 méthodologies sont complémentaires :
    https://www.biotech-finances.com/chloroquine-faut-il-un-parachute-ou-non/

    Vous devriez tous garder la tête froide et appliquer le critère de Popper qui nous évite de tomber dans la pseudo-science : une théorie devient mainstream, lorsque l’accumulation de preuves empiriques de cette théorie devient suffisante pour ne plus être ignorer.

    Ensuite, par rapport au conflit d’intérêt soulevé par certains (en oubliant que les conflits d’intérêts existent des 2 côtés et existeront toujours), ceci n’est pas un argument valable scientifiquement, c’est plus un argument ad-hominem pour rejeter l’article au lieu de le rejeter sur des arguments scientifiques et empiriques.

    J'aime

  30. La France, L’Italie, la Belgique l’Espagne et UK ont pratiqué le confinement intégral:137319 décès pour 252 millions d’habitants, soit 545 décès/M d’Hab, (en date du 31 mai 2020 selon Woldometer)
    Les autres pays européens(confinement moins intégral): 28489 décès pour 232 millions d’habitants soit 123 décès/M d’hab (un facteur 4,4).
    Les facteurs explicatifs sont nombreux, le confinement intégral est l’un d’entre eux.

    Voici une étude (non parue dans The Lancet, non financée par l’OMS) qui semble peu favorable au confinement intégral:

    Cliquer pour accéder à Facing-COVID-19-by-the-confinement.pdf

    Gardons la tête froide et attendons la prochaine étude.

    J'aime

    • Bonjour RPF,

      En effet, c’est ce que j’avais déjà lu de la part d’un épidémiologiste dont je ne me rappelle plus le nom, sur le choix de la stratégie à mettre en oeuvre.

      Lorsque le confinement a été décrété en France, il n’était pas possible de déterminer quel serait la meilleure stratégie à cet instant t,
      Pour le moment, il faut attendre la fin réelle de la pandémie pour déterminer quelle a été la meilleure stratégie au final, chaque pays ayant appliqué une stratégie différente, même la stratégie allemande (tester tout le monde) n’était pas forcément la meilleure stratégie (à cause de la fiabilité des tests et déterminer le taux de faux négatifs).

      Avec le recul, nous aurons beaucoup de leçons à tirer.
      A posteriori, il est plus facile de dire quelle a été la meilleure stratégie qu’en début de pandémie (c’est comme en bourse, c’est qu’après coup que l’on sait si la stratégie a été la bonne), je me rappelle d’un épidémiologiste qui avait bien dit qu’il fallait être prudent avant de savoir qui avait raison.

      Ne pas oublier que vu l’impact économique sur la France, si le président Macron avait pu éviter le confinement, il l’aurait fait, c’est la force des choses qui a fini par lui imposer la stratégie du confinement (je ne sais pas si vous vous rappelez de Macron allant au théatre pour inciter les gens à continuer à sortir quelques jours avant le confinement).

      J'aime

  31. @benoit
    Vous pouvez développer ? rejeter sans argumenter, c’est un peu léger.

    @Philippe Catier
    Le code de déontologie, vous connaissez ?
    Qu’un chercheur teste de nouveaux traitements, c’est tout à fait normal et dans ce cas présent, Raoult fait son boulot. Mais de là à ce qu’il se répande dans les médias et sur internet en affirmations péremptoires et en insultes sans avoir fourni un niveau de preuves suffisant, c’est problématique. Cela peut conduire certaines personnes à l’automédication avec les risques inhérents. L’étude du Lancet montre que d’autres labos ont testé l’hydroxychloroquine, aucun d’entre eux n’a versé dans le tapage médiatique.
    Les études fournies par Raoult sont foireuses (enlever sans explications un patient décédé d’un de ses groupes d’étude, c’est inacceptable), ça ne veut pas dire qu’il a tort mais que rien ne prouve qu’il a raison.
    Vouloir à tout prix qu’il ait raison en raison de ses positions sur certains sujets ou parce qu’il se pose en rebelle contre le système, ça n’est en aucun cas une démarche scientifique.
    Que le professeur Raoult ferme sa g….., qu’il retourne à ses travaux et ne se consacre plus à la communication et qu’il remette du sérieux dans ses papiers et peut-être pourra-t-il enfin convaincre la communauté scientifique.
    La science avance malheureusement beaucoup moins vite qu’une pandémie, mais on n’a pas le droit de jouer avec la vie des malades.
    Enfin, parler des effets secondaires de l’hydroxychloroquine en mettant sur le même plan les malades du paludisme et ceux du covid19, c’est maladroit, un médicament peut avoir des effets différents selon qu’il est administré pour un type de patients ou un autre, on l’a bien vu avec le Médiator.

    J'aime

    • Pouvez-vous préciser l’article qui condamne le médecin à utiliser un médicament prescrit depuis une éternité et qu’il estime pouvoir soulager son patient en toute connaissance de cause et en toute responsabilité ? Pour le reste je constate comme vous que Raoult fait son boulot. Pour ce qui est de la publicité je pense qu’il n’est pas le seul dans la profession à passer sur les ondes…C’est peut-être désagréable mais il y a longtemps que cette dérive est en cours.
      Pour le reste nous compterons les résultats au terme de cette psychose hygiéniste et moralisatrice. Je ne suis pas sûr que la recherche officielle en sorte grandie du moins en ce qui concerne les soins apportés aux malades. Il y a même quelques accusations de non-assistance à personne en danger qui pourront fleurir.
      Prenez soin de vous

      J'aime

      • Cette crise sanitaire donne une très bonne idée des conséquences qu’auront les recommandations de Greta Thunberg : « je veux que vous paniquiez ». Principe de précaution + vent de panique constituent une excellente combinaison pour agir n’importe comment. Si l’on y ajoute la culture bureaucratique envahissante qui conduit à réglementer (lois, ordonnances, décrets) le travail de tout un chacun et les gestes privés des autres, et on crée une société totalement bloquée à qui il ne reste plus qu’à baisser la tête dans l’attente de la catastrophe fatale.

        J'aime

  32. Bonjour,
    J’avais hésité à réagir de suite à votre article, mais finalement avec un peu de recul c’est intéressant aussi. Sans vouloir du tout vous paraître désagréable, votre post me semble bien expliquer comment les reviewers académiques ont pu accepter le passage d’un tel article : vous vous êtes concentré sur la compréhension, la présentation et la cohérence du contenu, et avez fait sur ce point des remarques pertinentes, mais il semble finalement que tout simplement les données de base étaient totalement inventées, ce qui a justement permis aux auteurs de les rendre (globalement) compatibles de la vérification des reviewers, les principales incohérences étant précisément d’avoir fait apparaître des éléments de justification de cohérence vis-à-vis des reviewers qui n’auraient pas dû apparaître dans la description des données…
    (Aparté : Je me rappelle d’un épisode de Numb3rs (désolé pour la référence) où le mathématicien montrait que des données étaient inventées par la proportion déséquilibrées des chiffres des dernières décimales – je suppose que c’est néanmoins plus difficile à détecter sur des données générées par un logiciel… ou pas si on connait le code source du générateur … ?)

    Comme le dit un peu Didier Raoult avec l’opposition médecin/chercheur, il me semble retrouver dans cette question des éléments pris en compte dans une vérification un des éléments clés de la relation ingénieur/chercheur (je suis ingénieur), à savoir la vision du réel et les hypothèses implicites prises par l’un et l’autre alors qu’elles ne sont souvent pas applicable dans un contexte (d’innovation par exemple), qui me semblerait mériter de plus longs développements que ce message, et qui à mon avis contribuent sans doute à expliquer la forte proportion de climatoréalistes chez les ingénieurs d’une part et les mathématiciens d’autre part ! 🙂

    Merci pour votre couverture scientifique et poétique pendant ce confinement !
    Bien cordialement

    J'aime

  33. Je pense que cette polémique avec Didier Raoult et l’article de « The Lancet » est un immense rideau de fumée, et personne ne le voit.
    Et dire que tout a commencé par l’essai Discovery géré par Gilead dont Didier Raoult a été simplement exclu car pro-Mérieux, pro-Sanofi …

    Pendant ce temps-là, le fournisseur principal de la Chloroquine, Sanofi avance tranquillement ses pions pour :
    1/ déreglementer la législation européenne du médicament (qui est l’une des plus protectrices vis à vis des malades)
    2/ se créer un monopole en Europe au nom de la souveraineté Européenne, en devenant à la fois fabricant et distributeur de médicament.
    3/ Tout le monde a oublié que Sanofi a été mis en examen pour le scandale de la Dépakine
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/vaccin-contre-le-coronavirus-derriere-la-polemique-sanofi-se-cache-un-bras-de-fer-avec-leurope_fr_5ec3e5c2c5b6a1b6d22c1d35
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/sanofi-veut-externaliser-la-fabrication-de-ses-principes-actifs-en-europe-1174361
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-leurope-doit-construire-sa-souverainete-sanitaire-1189846
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/l-industriel-sanofi-mis-en-examen-dans-le-scandale-de-la-depakine_141148

    Sanofi est un grand prestidigitateur de talent, en concentrant l’attention de tout le monde sur l’Hydroxo-Chloroquine pour que l’opinion publique soit bien au courant que l’Europe ne peut pas produire ce médicament miracle :
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/il-ny-a-quun-fabricant-de-chloroquine-en-france-et-il-est-en-redressement-judiciaire-1365444

    Paul Hudson le PDG de Sanofi l’a bien dit si l’Europe veut construire sa souveraineté pour la fabrication des médicaments, il faut qu’elle revoie sa réglementation : comprendre sur les médicaments et sur les règles anti-trusts (pour le monopole).

    On voit là tout le chantage, Sanofi joue le peuple contre les gouvernements européens par le biais de la Chloroquine et la polémique initiée par Didier Raoult.
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-leurope-doit-construire-sa-souverainete-sanitaire-1189846

    En 2021, un procès comme la Dépakine ne sera plus possible et Sanofi dictera sa loi et son monopole sur le sol Européen, tout en sacrifiant la protection sanitaire des malades.

    Quant à Gilead qui est derrière l’étude de The Lancet (ne l’oublions pas), il aura été bouté hors d’Europe par Sanofi, après avoir braconné sur les terres de Sanofi via l’essai Discovery en France.
    On peut même supposer que c’est Sanofi qui a mis sur la piste les journalistes pour :
    – les conflits d’intérêt dans l’étude Discovery
    – que Didier Raoult ait une couverture médiatique pour orchestrer savamment une polémique contre Gilead.
    – l’article de The Lancet
    Quand on voit l’orgie de preuves dans la presse contre Gilead, on peut s’interroger.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s