Coronavirus contre CO2 : 2e round

Tout comme le mois dernier (il en avait été question ici), Roy Spencer s’est intéressé à l’évolution récente de la concentration atmosphérique en gaz carbonique pour y déceler un éventuel « effet covid ». Il est vrai qu’il sera intéressant de voir dans quel mesure le recul actuel des activités industrielles et des transports finira par se voir dans la courbe. Il est évidemment trop tôt pour tirer quelque conclusion que ce soit, toujours est-il que, tout comme le mois dernier, on ne voit pour ainsi dire aucun changement dans l’accroissement du CO2 atmosphérique de ce mois de mars. En clair, la nature ne s’est pas encore rendu compte qu’Homo sapiens se fait discret ces temps-ci.

Le graphique publié par Roy Spencer est celui-ci. Comme on le voit, le petit infléchissement de mars est trop faible pour sortir du bruit habituel de la courbe (elle-même filtrée pour tenir compte d’El Niño). Affaire à suivre.

16 réflexions au sujet de « Coronavirus contre CO2 : 2e round »

  1. Pour l’instant le confinement ne ralentit que l’épidémie de coronavirus et pas l’augmentation du CO2 atmosphérique ! De la à penser que l’activité humaine n’a presque rien à voir avec l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique qui a commencé il y a 20 000 ans comme en témoigne les archives glaciaires.
    Là on voit même une valeur jamais atteinte :
    https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/weekly.html

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    • Où est l’étude statistique qui prouverait que le confinement ralentirait l’épidémie comme vous l’affirmez gratuitement, alors que les données acquises de la science montrent au contraire qu’il augmente le risque d’infection respiratoire?

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      • Si chaque personne se retrouve isolée, le virus ne peut pas circuler, l’idée est basique. Je pense qu’il n’y a quasi aucune chance si vous êtes infecté que vous ne me transmettiez le virus quand je reste chez moi 99.99 % de mon temps alors qu’il pourrait en être autrement si je vivais normalement.

        Christophe : « les données acquises de la science montrent au contraire qu’il augmente le risque d’infection respiratoire? »
        Quelles données et selon quelle magie ?

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      • Réponse à Aztoros:
        1. Visiblement, vous n’avez aucune étude statistique ni précédent historique pour prouver que l’assignation collective à domicile de la totalité d’une population nationale produise un bénéfice médical quelconque sur une épidémie.
        2. Votre modèle simpliste de « vous et moi » ne résiste pas au fait que les Français vivent en famille où infectés et sains sont mélangés en milieu clos, ce qui est le pire cas de figure pour la propagation de l’épidémie.
        3. Les épidémies d’infections respiratoires sont favorisées par la vie prolongée à l’intérieur des habitations. C’est la raison pour laquelle elles cessent souvent spontanément à l’arrivée du printemps, qu’elles sont plus fréquentes dans les pays au climat maussade comme l’Angleterre (lire les romans de Jane Austen ou Thomas Hardy où les personnages sont invariablement grippés), que les pays nordiques sont devenus les champions de l’hygiène pour réchapper du long hiver confiné, que l’arrivée du ski dans les Alpes a amélioré instantanément la santé des montagnards, que les pays méditerranéens n’ont pas eu besoin de développer une culture de l’hygiène élaborée, ce qui les rend particulièrement vulnérables si on les oblige à vivre artificiellement enfermés.
        4. Le confinement est également une des causes des infections nosocomiales, la pression sélective ne pouvant se mettre en œuvre qu’en milieu suffisamment fermé.
        5. Une épidémie n’est pas un phénomène mathématique qui se propage par simple contact mais un phénomène biologique dont on ne connaît que peu de paramètres. Par exemple, le mécanisme d’adsorption du virus sur une cellule hôte dépend de récepteurs membranaires qui sont différents d’un individu à l’autre, de sorte que certains individus sont naturellement résistants sans exposition préalable. En conséquence, la propagation d’une épidémie dépend plus de la résistance de chaque individu que des contacts qu’ils ont entre eux.
        6. Une infection est une rupture d’un équilibre écologique chez le malade. La première façon pour diminuer le risque d’être infecté est de développer une flore commensale la plus équilibrée possible pour qu’elle soit difficile à déstabiliser par l’arrivée d’un nouveau germe. La seconde façon est d’avoir un système immunitaire en pleine possession de ses moyens. Pour obtenir ces deux choses, tous les médecins savent qu’on n’a jamais fait mieux que la vie sportive en plein air.
        Bref, la sédentarisation que vous défendez est précisément celle à laquelle l’ensemble du corps médical tente sans relâche, depuis au moins le « Turnen » de Friedrich Ludwig Jahn (1778-1852) -excusez du peu- de faire échapper son patient. C’est une ineptie grotesque, basée sur une conception simpliste de l’infection, niant la totalité des connaissances microbiologiques.
        Et le pire, c’est que ceux qui l’ont préconisée le savent mieux que personne.

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      • « Où est l’étude statistique qui prouverait que le confinement ralentirait l’épidémie comme vous l’affirmez gratuitement »

        Y a pas besoin d’étude : on voit que ça ralenti actuellement. 500 morts hier, 350 aujourd’hui.

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    • Aztoros a dit :«Y a pas besoin d’étude : on voit que ça ralenti actuellement. 500 morts hier, 350 aujourd’hui.»
      Votre argument n’est pas convaincant. Je vois plusieurs objections.
      La première est que les statistiques de nouveaux cas ne marquent pas de rupture avec le début du confinement. L’évolution est progressive sans discontinuité de pente avant et après.
      La seconde est qu’un grand nombre de facteurs peut avoir une influence (on peut par exemple constater que l’épidémie se progresse pas facilement dans les pays où c’est la saison chaude).
      Enfin, de nombreuses provinces chinoises n’ont pas adopté le confinement et pourtant la courbe des infections s’est infléchie de la même façon.

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      • Le confinement conduit simplement à un ralentissement de l’épidémie dans un premier temps. Sans doute que le confinement n’est pas important dans des régions où la maladie est peu répandue (comme dans certaines provinces chinoises) mais laisser penser que le confinement ne sert à rien alors que tous nos épidémiologues et médecins la préconise sans aucune contestation, franchement je ne comprends pas votre raisonnement. ce sont vos arguments contraire à ceux de tous les spécialistes qui ne sont pas convainquants. Vous pensez vraiment que l’épidémie se serait moins développée sans le confinement avec une population non protégée ? Je vous laisse avec cette croyance.

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      • Le consensus scientifique à 97 pour cent, on nous l’a déjà fait. En ces lieux, il fallait oser…

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  2. Curieusement j’avais relevé sur le site CO2 earth les valeurs moyennes de février : 414,11 ppmv contre celles de 2019 : 411,75 ppmv puis celles de mars 2020 et 2019 : 414,50 contre 411,97.
    Le mois d’avril 2020 voit une augmentation journalière bien plus importante à 416,96 puis 417,85 (les 08 et 09 avril) comparée à une modeste augmentation à 412,55 le 9 avril 2019.
    Sans industrie émettrice de CO2 la concentration semble augmenter plus vite cette année que l’année dernière. A suivre de très près.

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    • Attendons qu’ils traficotent les données pour enfin qu’on voit cette baisse du CO2…
      En tout cas on peut faire une première conclusion : moins l’Homme rejette de CO2 dans l’atmosphère plus il y en a !

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    • Si vous regardez pour avril les augmentations journalières, il faut donner les différences jour – jour précédent et comparer les années 2019 et 2020 par exemple. Vous donnez les ppmv totales. A suivre de « très » près en effet!
      Ne soyez pas impatients, Roy Spencer ne manquera pas de le faire.

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  3. Réponse à Christophe :
    1 : Effectivement je n’ai pas cherché les modèles mathématiques permettant de prouver que le confinement réduisait l’épidémie mais c’est la méthode préconisée par tous nos épidémiologistes et médecins en cette période où aucune protection (masque) n’est proposée à la population ni aucun test… Cela ne veut pas dire que la méthode est parfaite et n’a pas des points faibles que vous avez d’ailleurs souligné. Parfois le confinement parait idiot, comme empêcher qqun de se promener en forêt… peut-être aurait-il fallu faire un confinement différent selon les zones plus ou moins touchées, je ne sais pas.
    3 à 6 : quasiment entièrement d’accord avec vous.

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  4. Ça n’a rien à voir, mais ils nous ont ressortit récemment un trou dans la couche d’ozone…
    Allez savoir ce qui va sortir comme déductions fumeuses du covid ??

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    • Et alors ? Vous ne saviez pas que c’est le covid 19 qui a provoqué ce trou dans la couche d’ozone ?
      Remarquez, ce trou n’a pas d’importance, puisque de toute façon, nous sommes confiné, donc à l’abri de ses conséquences !
      Coronament vôtre. JEAN

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  5. Une remarque d’un médecin qui donne à réfléchir, trouvée ici :
    https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2020/04/09/hydroxychloroquine-bientot-les-grandes-manoeuvres/

    « Des soignants contaminés dans les hôpitaux sont sous Plaquénil et ne peuvent le prescrire. Comment expliquer la mortalité inférieure à 0,5% chez les 3 000 premiers médecins contaminés alors qu’elle dépasse 10% dans la population testée ? »

    (cela dit, une explication pourrait être l’âge des médecins qui ne dépasse que rarement les 60 ans)

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