De la guerre

Tribune publiée dans Valeurs Actuelles.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » : bien que devenue rengaine, cette citation (apocryphe) de Camus s’impose pour décrire un certain état d’esprit qui conditionne nos décisions stratégiques face au coronavirus. Si nous sommes en guerre comme l’a annoncé le Président de la République, alors nous devons voir les choses en soldats autant qu’en citoyens.

Dans le discours télévisé d’Emmanuel Macron du lundi 16 mars, deux mots ont brillé tout particulièrement, l’un par sa présence répétée, l’autre par son absence. Commençons par ce dernier, qui n’est autre que « confinement ». Plusieurs observateurs se sont étonnés avec raison qu’il n’ait pas été prononcé. On devine aisément la tradition d’euphémisation à l’origine de ce choix à l’évidence délibéré. Depuis bien longtemps en effet, lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle on s’arrange pour ne pas prononcer le mot qui va avec. Songeons au mot « austérité », qui a définitivement disparu du vocabulaire de nos dirigeants toutes tendances confondues — pour prospérer en revanche dans celui de l’opposition…

Pourtant, qui donc aurait cette fois reproché à Emmanuel Macron d’utiliser le terme adéquat ? Une circonstance exceptionnelle ne pouvant se dire qu’avec une terminologie exceptionnelle, on peut craindre qu’un responsable qui n’ose pas dire le mot a en réalité du mal à faire face à la chose.

L’autre mot important du discours a été celui de « guerre ». Celui-là a été dit, et même répété à cinq reprises. C’est là aussi une surprise, mais pour une raison inverse : ce mot pouvait d’autant plus facilement être éludé qu’il l’est depuis des années. En France, le pouvoir exécutif n’a plus déclaré la guerre depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis,  exception faite de la guerre à mener face au terrorisme islamiste, il n’est plus question que d' »interventions » (Irak), d' »opérations » (Mali), ou encore d' »événements » (Algérie).

Il est donc significatif que ce mot de guerre ait ainsi été prononcé, et ce de façon si solennelle, par le Président de la République. Certes, face au coronavirus la censure du politiquement correct n’a pas cours. L’antispécisme n’a pas à ce point progressé dans l’opinion qu’il faille désormais prendre des gants avant de désigner un virus comme un ennemi. Par ailleurs, techniquement le mot de guerre se défend, et nous avons même affaire au type de guerre le plus courant et le plus ancien sur Terre : une guerre inter-espèces. Sa caractéristique majeure est d’être sans merci, du moins pour ce qui nous concerne. Notre objectif assumé consiste à éradiquer l’ennemi sans pitié et sans conventions de Genève. Notons toutefois le caractère asymétrique des objectifs, qui fait que le coronavirus, lui, n’a aucun intérêt à éradiquer l’espèce humaine qui lui sert d’hôte. En un sens, les virus les plus mortels sont aussi de piètres stratèges.

Prenons donc le terme de guerre employé par Emmanuel Macron au sens propre. Viennent alors ces mots de l’Appel du 18 juin 1940 : « Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays (…) Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a dans l’univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.« 

Cette fois encore, nos « fautes » et nos « retards » n’ont pas manqué. Depuis bien des années, nous espérions ne plus connaître la guerre sur notre sol, en bonne partie grâce à l’Union Européenne « créée dans le but de mettre fin aux guerres qui ont régulièrement ensanglanté le continent« . Or à part avoir fini par décider de jeter par la fenêtre ses règles budgétaires jusqu’ici gravées dans le marbre, l’Union a été à peu près invisible au début du conflit. Le gouvernement français s’est parfois vu reprocher d’avoir géré les choses un peu comme Gamelin en 1940, mais que dire alors de l’Europe ? Sans politique sanitaire commune, sans solidarité clairement proclamée dès le départ face à l’ennemi commun, il a fallu des semaines avant qu’elle commence à se réveiller face à la menace, laissant s’installer la pire des cacophonies nationales comme l’a dénoncé un appel collectif.

Quand tout cela sera derrière nous, le souvenir de ce douloureux épisode nous donnera aussi à réfléchir sur notre rapport à la « nature qui nous veut du bien » et à la biodiversité. En attendant, dans cette guerre inter-espèces nous sommes tous des soldats. Il y a d’abord ceux du front, bien sûr : le personnel soignant de nos hôpitaux, envoyé au combat avec un niveau de protection qui rappelle tristement les képis et pantalons rouge garance de nos fantassins de 1914. Et parmi les soldats il y a également nous autres. Nous tous. Nous les confinés dont la mission est de ralentir l’avancée du virus comme les cheminots de la Bataille du rail ralentissaient les trains ennemis.

Dans ce contexte, une place particulière doit être faite à l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille dirigé par le désormais célèbre Didier Raoult. Sur le papier, le bouillonnant professeur est un général de l’armée régulière, qui dirige un grand centre de recherches tout ce qu’il y a d’officiel. Toutefois, son côté cavalier seul, ses prises de position tonitruantes et l’œil soupçonneux avec lequel ses pairs le regardent semblent plutôt faire de lui un chef de corps franc.

Ces distinctions n’intéressent toutefois guère le citoyen-soldat. Parmi ceux d’entre nous qui subissent les assauts du virus, qui donc n’aimerait rejoindre Marseille et ses tests et traitements comme d’autres rejoignaient Londres en 1940, si faible que fût alors l’espoir ? Quoi qu’en ait dit le roman national, on sait bien que les troupes gaullistes n’ont pas pesé bien lourd dans les opérations militaires qui ont libéré le pays. La geste gaullienne n’en a pas moins permis de mettre la France dans le camp des vainqueurs. C’est ainsi que, même si l’espoir mis dans l’hydroxychloroquine était déçu, la politique de tests massifs menée à l’hôpital de la Timone à Marseille nous rapproche un peu de ces vainqueurs majuscules de l’épidémie qu’ont été les pays d’Asie, notamment la Corée du sud.

Il est enfin un troisième mot dont nous n’avons pas non plus complètement pris la mesure : celui d’urgence, un mot si galvaudé que nous semblons ne plus comprendre ce qu’il veut dire — et surtout ce qu’il implique. Avant que le covid-19 ne vampirise nos pensées, combien de fois entendait-on parler chaque jour de l' »urgence climatique », dans ce joyeux mélange entre l’urgent et l’important (ou prétendu tel) ? Or à présent que l’urgence est réelle bien que d’une autre nature, nous sommes incapables de tenir les raisonnements qui, hier encore, nous étaient assénés comme des évidences sur cette pseudo-urgence. En ces temps d’avant le coronavirus, à chaque occasion nous étaient ressassés les discours sur le « coût de l’inaction climatique », et l’imagination ne manquait par pour inventer des remèdes miracles qui résoudraient d’un seul coup à la fois le réchauffement et les problèmes sociaux.

Preuve que tout cela n’a jamais été que du théâtre dont les acteurs ne faisaient que réciter un texte qu’ils ne comprenaient pas, ce discours est oublié au moment même où il serait pertinent dans la situation de guerre qui est le nôtre. L’hydroxychloroquine donne un authentique exemple de pari pascalien légitime, dans lequel ne rien faire ne présente que des inconvénients alors que suivre Didier Raoult ne coûte pour ainsi dire rien. L’hydroxychloroquine est un médicament facile à produire et très bon marché, au point que des laboratoires pharmaceutiques de plusieurs pays (dont la France) sont d’ores et déjà prêts à le produire en grande quantité gratuitement et dans les délais les plus brefs. Les contre-indications sont aussi gérables que celles de n’importe quel médicament (en un mot : il faut interdire l’automédication), une gestion d’autant plus facile en l’espèce que le produit en question est parfaitement connu et employé sur des personnes saines depuis des décennies comme traitement préventif contre le paludisme. Et rien n’empêcherait, bien au contraire, de poursuivre en parallèle la recherche sur d’autres médicaments éventuellement plus prometteurs, ainsi que sur l’élaboration d’un vaccin.

Le pari pascalien de l’hydroxychloroquine (associé à l’azithromycine, principale innovation de Didier Raoult) constitue donc un exemple aussi parfait que le monde réel peut en offrir de « stratégie sans regret », selon les éléments de langage de l’alarmisme climatique (qui vantent, eux, les mérites d’une transition énergétique pourtant autrement coûteuse et risquée). Comme il se doit, et comme l’ont expliqué force membres du « bataillon de Marseille », cette stratégie relève tout simplement d’une médecine de guerre, dans laquelle l’urgence conduit les médecins à adapter leurs protocoles et à se montrer inventifs et réactifs.

Notre incapacité à penser le sens même de l’urgence et de la guerre montre que ces mots se sont gravement démonétisés dans notre conscience collective. On pouvait se réjouir de ne plus connaître la guerre, il convient désormais de s’inquiéter de ne plus savoir la mener.

36 réflexions au sujet de « De la guerre »

  1. 1331 décès par l’épidémie de Covid19 aujourd’hui en France auxquels il faut ajouter 88 décès pour la grippe saisonnière. Voici donc une année heureuse pour les infections respiratoires, en comparaison des 8100 morts par la grippe saisonnière de l’année dernière, des 2850 morts de la « petite » année 2018, des 14400 morts de l’année 2017 et des 18300 morts de l’année 2015. La médecine n’a absolument rien à voir avec la guerre, et la situation sanitaire ne justifie pas du tout ces excès de langage. Il s’agit de soigner normalement des malades: diagnostic puis traitement, et non de bafouer les libertés fondamentales d’une population entière. S’il y a guerre, c’est celle que mène ce pouvoir sur une voie clairement totalitaire contre sa propre population.

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    • Comparaison n’est pas raison, on ne sait pas grand chose de ce nouveau virus, même l’immunité après infection et guérison n’est pas prouvée, alors si, çà craint un max, c’est bel et bien une guerre mondiale sauf que tout les Sapiens sont du même côté, et il n’y a rien de déraisonnable dans le confinement mondial à ce jour.

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      • Le confinement , c’est la saignée des medecins du XVIIieme siecle . On va mourir guéri . Les couts sanitaires ( je dis bien « sanitaires ») de la recession économiques qui va arriver seront colossaux ( voir la chute de l’URSS ou bien la Grece post 2010) . En refusant , quelque soit le cout, une mortalité accrue chez nos ainés ( 90% des morts ont plus de 70 ans, d’aprés le Princess Diamond la létalité dans cette classe d’age est de l’ordre 1 á 2 %) , on compromet l’avenir de nos enfants .

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      • Tout est normal. C’est bien de le dire, pour ceux qui trouvent justement que rien ne l’est!
        Virus bien étrange en vérité, invisible, qui tue peu mais dont on ne guérit pas, que l’on peut transmettre sans s’en rendre compte, avant d’en retomber malade soi meme, mais sans symptômes, qui reste dans l’air plusieurs jours, qui interdit d’acheter des cahiers a ses enfants dans certains supermarchés le week end, qui se transmet en bord de mer et en foret, mais pas dans les memes supermarchés, et qui ne se contient que jusque a 1 kilometre de son domicile, au metre pres, et si cela ne dure pas plus d’une heure évidemment.
        Mais il a d’autres caractéristiques assez incroyables, qui nous serons dévoilées au fur et a mesure, n’en doutons pas!

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  2. Coucou,
    un témoignage ,

    J’ai un fils de 8 ans, qui ne supporte pas de rester seul et panique sans notre présence à moins de 3 metres.
    Au cas ou, hypothése peu probable, mais pas impossible nous seroins contaminé la première semaine, le 20 03, j’ai demandé à mon frère médecin de nous prescrire par anticipation l’eventuelle solution de Mr Raoult. Evidemment, je connaissais sa réponse. Paracetamol et basta. Je ne te prescrit pas n’importe quoi.

    Voila, 10 jours après, ma femme a rammené le virus du boulot, puis évidemment je l’ai choppé.

    Pour le moment çà tient. Ma femme va passer le cap des huit jours, çà devrait aller mieux. Moi, je suis de plus en plus fatigué avec le yoyo de température. Je sens que çà me fatique. Pourquoi ne pouvons nous pas tester cette association de médicament maintenant ? S’il y a complication, manifestement, çà ne sert plus à rien.
    Si çà ne sert à rien, et bien on continuera le paracetamol. çà fait baisser la température.

    Je comprend qu’il faille prendre des précautions pour les personnes à risque, mais je ne rentre absolument pas dans ces critères. L’idée de prendre un placebo sous ventilation artificielle pour prouver que le chercheur trucmuche avait raison ne m’enchante pas trop! je n’ai pas l’âme d’un héros

    Stephane

    Je ne comprend pas les écarts hallucinants de mortalité entre l’allemagne et nous. J’espère que les statistiques sont biaisées, sinon, nos médecins devront apprendre l’allemand !

    je suis un peu stresse, car dans les deux ou trois prochains jours, si çà part en vrille pour tous les deux, il n’y aura personne pour s’occuper de notre fils. Allons, 80% des malades se portent bien.

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  3. Encore une contribution remarquable du sagace Benoit qu’Umberto Eco aurait félicité. Les mots et les symboles condensent de multiples perspectives de la réalité. Dans notre univers où les politiques vendent de l’image en se moquant du vécu réel de leurs administrés, les dircom sont rois. A tel point qu’une équipe de spécialistes prépare méthodiquement les textes de Macron comme de tout autre dirigeants. Mais ç’est profondément agaçant que la forme prenne le devant du fond, que tous les maires casent le mot ‘ensemble’ dans toutes leur proposition, que la moindre considération devienne une ‘priorité’, que les mots ‘risque’ et ‘urgence’ aient été dépouillés de tout sens concret et que tous les mots à consonance négative soient retirés des lexiques officiels.

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  4. Merci Benoît pour cet article tellement clair. Je me permettrai d’y rajouter un aspect dans la même veine.Nous savons tous, sans vraiment le comprendre, que la médecine est un art. C’est à dire qu’au delà de la science, qui en est la base indispensable, elle y ajoute un élément qui en fait la spécificité: c’est l’humanité, autant dire la compassion. La compassion, c’est « souffrir avec » c’est à dire aider, c’est à dire faire, même si on n’a pas tous les éléments scientifiques, tout ce qu’on pense le meilleur. C’est ce que fait Raoult.
    Ce n’est pas ce que fait notre ministre de la santé en parlant d’autoriser la chloroquine en phase terminale en sachant qu’elle est inefficace à ce stade. Ce n’est pas de la compassion, c’est seulement monstrueux. C’est le degré zéro de ce qu’on peut attendre d’un médecin.Peut être parce qu’il à été formé non pas aux « humanités » comme était enseignée la médecine auparavant, mais, pardon Benoît, uniquement aux matières scientifiques…En fait non! C’est juste pas humain, pas besoin d’être médecin pour comprendre çà.

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    • Je ne comprends pas la réaction du ministre de la santé, pourtant médecin, d’attendre que le cas s’aggrave pour commencer le traitement. Ce n’est pas une question d’humanité mais de bon sens ? Mieux vaut un lit avec des perfusions, simple à mettre en oeuvre même dans un hopital de campagne (militaire) qu’un malade sous respiration et comas artificiels? Ou il y a un problème logistique qui m’échappe

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  5. Je rajouterai qu’un malade qui se sens « pris en charge » est dans de meilleures conditions de guérison qu’un autre à qui on a dit « restez chez vous ». Il y a là un supplément d’âme trés efficace.

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  6. Vous ne manquez franchement pas d’air, au point que je me demande si vous ne seriez pas capable d’engueuler le gouvernement pour non-anticipation si le réchauffement climatique devenait catastrophique.

    Vous étiez le premier à dire que c’était safe « le virus s’essouffle », (Benoit Rittaud le 02 mars), un peu comme les Ardennes en 39 pour reprendre vos analogies historiques…

    « Quand tout cela sera derrière nous, le souvenir de ce douloureux épisode nous donnera aussi à réfléchir sur notre rapport à la « nature qui nous veut du bien » et à la biodiversité.  »

    Je ne vois pas trop ce que çà doit changer (à moins que vous ne proposiez d’exterminer tous les vilains pangolins?) donc à la place et je vous conseille aimablement de plutôt à réfléchir à votre attitude durant cette crise quand elle sera derrière nous.

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    • Procès d’intention (paragraphe 1), amalgame (paragraphe 2), incompréhension érigée en vertu (paragraphe 3), le tout conclu par le prononcé d’une sentence : merci cher Chacalou de démontrer par l’exemple que, malgré le confinement, les activités de dénigrement peuvent continuer « business as usual ».

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      • Pour le 1 et 2, il n’y a pas de raison que vous soyez le seul à utiliser ces outils . Ceci dit je veux bien que vous m’expliquiez ce que je n’ai pas compris dans le paragraphe 3. Quelle est votre proposition pour repenser notre rapport à la nature?

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  7. Loin de moi l’idée de vouloir dévaloriser Didier Raoult, dont j’applaudis les positions et les actions, mais il n’est pas exact de dire sa principale innovation est d’associer l’azithromycine à la chloroquine, bien connue depuis longtemps (même si les proportions ne sont probablement pas les mêmes). Cf. par exemple l’article de 2011 ci-dessous, qui examine son efficacité et son innocuité pour prévenir la malaria chez plus de 700 femmes enceintes (!) :
    https://www.semanticscholar.org/paper/Azithromycin-plus-chloroquine%3A-combination-therapy-Chico-Chandramohan/aca192bfe17f557a2ab6541c8c5e3d56b822eff4

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    • Didier Raoult n’est pas en train d’innover, ni en train de faire une démonstration scientifique, pas plus en train de faire la guerre. Il soigne des malades. Un concept que, visiblement, de nombreuses personnes sont incapables de comprendre…

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      • C’est bien ce que j’ai écrit. L’hydroxychloroquine a juste un OH de plus, et on s’est rendu compte depuis qu’elle était moins toxique que la chloroquine, par exemple pour la rétine. Il était donc logique d’utiliser de l’hydroxychloroquine à la place.

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  8. Les plus anciens d’entre nous se souviennent de la cyclosporine, médicament sensé soigner le sida, pour lequel le pari Pascalien avait aussi été invoqué.
    Un mirage hélas. L’analogie avec l’ hydroxychoroquine est patente.

    Aujourd’hui, comme le déclare Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine,
    «Ne donnons pas de faux espoirs, c’est une question d’éthique». Quelque soit le look méssianique du bouillonnant du Pr Raoult, son propre sens de l’éthique, ses convictions et son énergie désordonnées désorganisent le système de santé français, comme le déplorent, outre Mme Barré-Sinoussi, de nombreux praticiens hospitaliers.
    Pour faire front à l’épidémie, la coopération des uns et des autres me semble plus utile que le combat de rue entre cacous marseillais et petits marquis parisiens …
    Ne pensez-vous pas qu’attendre les résultats des essais cliniques en cours soit la seule attitude raisonnable ?

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      • Merci Benoît pour tout ce que vous faites. Je suppose qu’une raison importante du travail de Didier R sur les antipaludiques tient à la lenteur de l’épidémie dans les pays où la malaria existe encore, depuis l’abandon du DDT pour lutter contre les moustiques (ce qui, il faut s’en souvenir, continue à faire des hécatombes dans les pays du tiers monde qui avaient presque réussi à éliminer cette terrible parasitose).

        Mais ce qui m’intrigue c’est que l’on ne signale pas et ne discute pas ce phénomène qui n’est peut être pas encore statistiquement sûr dans les pays en question. Je n’ai vu signalé que cette statistique par un site prétendument mal famé : https://tinyurl.com/r3hypps .

        Ce qui me satisferait serait de connaitre la prévalence habituelle du palu dans chaque province de Chine car la différence de structure et de gravité de l’épidémie entre Hubeï et les autres provinces m’intrigue.

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      • Ils font parti de ces français qui pensent que tout ce qui se passe ne les touche pas…. ils sont l’élite qui ne craint rien, ne peut pas être concerné par ce qui touche le commun…..jusqu’au jour où ils sont touchés. Et là, ça gueule, ça gesticule, ça use des réseaux, relations, petits copains….. ils me font penser à ceux qui éructaient pour la mixité sociale et la carte scolaire, sauf pour leurs enfants…

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  9. Bon, je ne suis pas d’accord avec cet article, mais je ne vais pas me fâcher avec l’auteur !

    L’argument de la ciclosporine de 1985 me semble recevable.

    Nous saurons dans 10 jours, et pas dans 100 ans (prévisions climatiques).

    😉

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    • @Roby, ça ne me fâche pas si on n’est pas d’accord avec moi. Tant qu’on se fonde sur des arguments et pas des attaques personnelles, ça me va. Je suis même demandeur, parce que c’est comme ça qu’on apprend.

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