Coronavirus et masques : courrier à Martin Hirsch

Ce courrier a été adressé à Martin Hirsch par Florence de Changy, correspondante du Monde à Hong Kong. Elle autorise désormais à ce qu’il soit rendu public.

A l’attention de Martin Hirsch, Directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux
de Paris

Bonjour Monsieur,

Je suis journaliste à Hong Kong pour Le Monde, Radio France et RFI. Je vous
envoie, à titre personnel, ce message qui était initialement destiné à mes
amis (parmi lesquels plusieurs médecins mais aussi des gens susceptibles
d’influencer les décideurs de notre pays) ainsi qu’à quelques consœurs et
confrères. Après en avoir parlé avec certains d’entre eux, plusieurs m’ont
suggéré de m’adresser directement à vous et m’ont transmis vos coordonnées.

Comme tout le monde, j’observe la gravité de la situation. Or, sur la base
de l’expérience hongkongaise, une solution simple pour enrayer l’aggravation
de la situation me saute aux yeux. Car prévenir nos proches n’a servi à
rien. En dépit de notre expérience à Hongkong, plusieurs membres de ma
famille et des amis proches ont déjà attrapé le covid-19, à des degrés
divers de gravité. D’autres n’y échapperont pas.

Depuis une semaine, le gouvernement français a assigné à résidence la quasi
totalité de la population pour empêcher les gens de se contaminer les uns
les autres, en interdisant même les promenades au grand air et sur les
plages. Ces mesures extrêmes « à la Chinoise » ne sont pas viables ou
soutenables au delà de quelques jours. D’une part, les Français n’auront pas
la docilité et la patience des Chinois face aux consignes gouvernementales.
D’autre part, le terrible impact, social et économique, que va avoir ce
confinement risque de s’avérer fortement disproportionné aux résultats
obtenus sur la maitrise de l’épidémie.

Par contraste, l’exemple Hongkongais a montré que lorsqu’une population dans
son entière totalité adopte le port du masque, comme forme de confinement
individuel, la propagation du virus peut être quasiment arrêtée. Malgré une
densité démographique parmi les plus fortes de la planète (7 millions et
demi d’habitants qui cohabitent pour la plupart dans des espaces minuscules
avec une très forte proximité dans la vie quotidienne), malgré des échanges
intenses de personnes avec la Chine, et malgré la proximité géographique des
premiers épicentres (jusqu’à la fermeture des frontières mi février),
Hongkong doit déplorer à ce jour 4 morts du Covid-19, oui quatre…

Je suis donc ahurie d’entendre les autorités sanitaires françaises continuer
d’affirmer que le masque ne sert à rien ou à presque rien. Cela me semble
grave et dangereux alors qu’il faudrait au contraire inciter tous les
Français à en porter, pas seulement le corps médical et les forces de
l’ordre.

Car tout le monde s’accorde à dire que le virus se propage essentiellement
par les mini-gouttes de salive porteuses du virus que tout un chacun émet,
en plus ou moins grande quantité, en toussant et éternuant, mais aussi en
parlant, en mangeant etc.. Le masque, même de mauvaise qualité, est donc
l’écran physique le plus évident qui soi pour faire obstacle à la
propagation du virus. Il ne sert pas à se protéger du virus (et c’est vrai
qu’il protège assez mal), mais il sert à protéger les autres de soi.
Exemple: plusieurs chauffeurs de taxi qui portaient le masque à Hong-Kong
ont été contaminés car leurs passagers ne le portaient pas. À cet égard,
quand un médecin ausculte un patient potentiellement porteur, il serait sans
doute plus efficace pour protéger le médecin que ce soit le patient qui
porte le masque et non l’inverse…

Il faut donc promouvoir le port du masque comme un acte citoyen d’intérêt
collectif. Dans une épidémie, chacun devrait se considérer comme porteur
potentiel, et protéger les autres de soi, pas l’inverse. C’est ce message
qu’il me semble important de faire passer.

Dès lors qu’ils ont vu réapparaitre le spectre du Sras de 2003, fin janvier,
les Hongkongais ont repris le port du masque comme un seul homme, du jour au
lendemain, et en dépit de la grave pénurie qui avait lieu ici aussi.
L’attitude des Hongkongais a été d’autant plus admirable qu’elle s’est faite
en dépit des consignes gouvernementales lesquelles, comme en France, ne
recommandaient le port du masque que pour les malades et les soignants.

Se laver les mains est l’étape no2: utile quand le virus est déjà sur les
claviers d’ordinateur, les rampes d’escalator, les billets de banque, les
pièces, les cartes de crédit, les poignées de porte, les écrans tactiles,
les étales de fruits, les caddys de supermarchés… Mais le port du masque
réduit considérablement, en amont, la dispersion du virus. Cela parait
élémentaire comme raisonnement.

Alors que l’une de mes soeurs, médecin à Versailles (et mère de 5 enfants) a
eu un mal fou à trouver ses 18 masques hebdomadaires (pharmacies en rupture
de stocks), la Chine est actuellement en surproduction de masques. Je viens
d’interviewer quelqu’un à Hangzhou qui m’a confirmé pouvoir livrer des
millions de masques en France en quelques jours. Il est faux de dire qu’il
n’y a pas de masques disponibles. Comme vous le savez sans doute, de
nombreuses usines chinoises ont transformé leurs chaînes de production pour
produire des masques (de différentes qualités, de ceux à usage unique
jusqu’aux normes les plus elevées). Mais la France a imposé des restrictions
(decrèt du premier ministre du 13 mars 2020 ci-joint) qui semblent
compliquer et ralentir l’importation et la distribution des masques en
France.

Innonder le marché français de masques et en imposer l’utilisation par tous
permettrait de lever assez rapidement le confinement. Les masques pourraient
être subventionnés ou distribués gratuitement, ce qui couterait beaucoup
moins cher à l’économie que les conséquences d’un confinement drastique ‘à
la chinoise’. Entre le confinement et le port du masque comme forme de
confinement individuel et mobile, les Français ne devraient pas hésiter
longtemps.

Je vous remercie de votre attention en espérant sincèrement que ce rapport
d’expérience pourra vous être utile et incitera les autorités françaises à
vite évoluer dans leur gestion de cette crise afin de privilégier des
solutions humaines et efficaces, à commencer par le port du masque comme
mode de confinement mobile et individuel.

Bien sincèrement et en restant à votre disposition,

Florence de Changy.

37 réflexions au sujet de « Coronavirus et masques : courrier à Martin Hirsch »

  1. C’est frappé au coin du bon sens ! Je vais vous faire rire (çà fait du bien) mais je m’en suis confectionné avec des filtres à café deux agrafes et deux élastiques. Ma conviction depuis le début répond à cette lettre. Je m’en suis donc donné les moyens pour protéger l’entourage au cas où.

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    • Bien vu Philippe : dans tous les magasins de bricolage, on trouve des masques sommaires auxquels doit ressembler votre astucieux montage : en non tissé avec un petit pince-nez en alu. Très utile pour certains bricolages émettant des aérosols, poussières et autres. Evidemment, les « scientifiques » rétorqueront probablement que ces masques ne procurent qu’une protection illusoire et sont dangereux à ce titre.
      Amitiés à tous
      Michel

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    • Bravo Philippe. Il m’a été difficile de sortir avec mon masque bricolé, à la pharmacie et au centre commercial ; tant pis, j’y suis allé, il faut dire que mon masque comportait une visière intégrée, et remontait au-dessus des yeux. Regard en coin des gens que je croisais. Pas de problème, j’aurais expliqué à qui l’aurait voulu ce que sont les gouttelettes de 10 à 100 microns excrétées qui flottent quelques secondes dans l’air avant de tomber, et celles plus petites dites de Flugge que se dessèchent et restent longtemps en aérosols, ne demandant qu’a trouver un milieu humide pour ré-activer le matériel génétique qui les compose.

      J’apprends par ce billet que des masques sont disponibles en Chine… j’imagine que le prix de revient d’un masque est de quelques centimes, et qu’ils peuvent être en Europe en quelques heures (ça ne pèse pas lourd pour les avions de ligne inemployés). Si nous n’avons pas rapidement des masques en France, cela sera pour moi le signe qu’une volonté administrative ou politique s’oppose à la disponibilité des masques (en plus de nombreux autres points qui vont tous dans le même sens).

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  2. Oui, mais nous européens, on n’encule pas les poules et on ne suce pas les pangolins, ni n’ingurgitons de soupes à la chauve-souris ! Marre des leçons émises de chez ces sauvages vivant docilement dans des clapiers, selon des règles sociales de délation et de flicage permanent, et qui voudraient désormais poser en référence planétaire ! Tout est parti d’eux, et désormais il font la morale et donnent des leçons ! Faut pas déconner !

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  3. Ping : Coronavirus et masques : courrier à Martin Hirsch – Tankonla (la santé)

  4. Perso je trouve tous ces masques très laids. et uniformes. LVMH et HERMES au secours! Perso je voudrais un casque transparent et léger (voir on a marché sur la lune ») avec micro et écouteur et filtre sérieux contre les polluants de l’air et du métro.

    Un avantage de tous porter des masques est de ne plus-pas « distinguer » ceux qui sont contaminés et contaminants des autres. C’est l’étoile du roi du danemark. Mais ce sera dur à la fin, quand bcp seront immunisés et non contaminants et qu’ils le sauront grâce aux tests massifs demandés par tous et les Lyonnais d’hier.

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    • Et pour eux, on n’a pas attendu qu’il soient à l’agonie pour les tester. D’ailleurs ils font savoir, tous jouasses, qu’ils ne ressentent pas trop de désagréments. Alors que j’avais cru comprendre qu’il fallait des signes carabinés pour être testé. Pas comme un cancéreux soigné, ou pas, selon les critères de l’INCA, jadis dirigé par madame Buzyn.

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      • On s’en fiche de tester les gens ou pas. Le virus passe, fait son oeuvre et la vie reprend. Il en a toujours été ainsi. par contre la crise économique (mot faible) voire guerre civile qui va arriver, va tuer plus brutalement des millions de gens. En avez vous conscience? Vous pensez qu’on va ou, comme cela, économie arretée? Vous pensez que la France honore ses dettes? Ou vous comprenez que nous sommes en faillite? Il est trop tard pour vivre comme avant. Votre argent vous a été confisqué, mais il faut d’ores et déjà retrouver sa liberté.

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      • Une des explications du faible nombre de morts en Allemagne serait qu’ils testent quand la maladie n’est pas trop développée (Subsiste aussi le doute sur le fait qu’ils ne testent pas les morts non catégorisés avant). A un certain stade, les carottes ne sont peut-être pas encore cuites, peut-être. Pour l’aspect financier, je constate électivement une certaine érosion de mes avoirs, mais cette « fortune » existait-elle à la hauteur des chiffres que je suis tous les mois ? Une bonne part était virtuelle, et même quand ça montait, je ne m’illusionnais pas, je n’ai jamais mis l’argent au centre de mes préoccupations. Ce qui me faisait mal voir par mes collègues, mais moi, je pouvais envoyer chier mes chefs, cela produisant une volupté sans égale..

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      • Vous n’avez plus d’argent, car vous ne pouvez plus le dépenser. Bien entendu, il est sur votre compte (pour l’instant) mais pouvez vous le retirer ou le depenser librement? Pouvez vous acheter une voiture, une maison? Meme l’or est désormais interdit a la vente. Vous pouvez acheter des livres, du matériel de bricolage et de première nécessité. Ou faire des dons.
        Dans cette crise si particulière, on a laissé l’accès a l’argent, mais coupé les moyens de le dépenser, ce qui revient exactement au meme. Mais quand ça va deconfiner, et ça va deconfiner tôt ou tard, (mais pas demain) ça va être très très très très très très violent, croyez moi. Ce crise cataclysmique est historique, elle est une rupture de la normalité, et bien peu de gens en ont saisi l’impact qu’elle aura sur leur vie et, pardonnez moi, leur mort. Ca va dégager.

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  5. keppeler
    Qu’est ce qui vous fait dire que nous sommes inconscients des conséquences économiques qui nous attendent ?. Cela a été souligné de nombreuses fois sur ce blog et croyez bien que si beaucoup (dont moi) pensons qu’il faut arrêter ce confinement (passoire) pour passer au masque obligatoire pour sortir (quelque soit la nature de ce masque qui est là pour protéger les autres et non soi même des vapeurs de respiration virales) ce n’est pas par irresponsabilité mais parce que la faillite s’annonce. Je ne crois pas à l’indiscipline congénitale des français. Pour qu’une mesure soit respectée il faut qu’elle soit respectable. Ce n’est pas le cas.

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    • Et moi, je propose que dans les « territoires perdus de la République » s’impose la burka ! Euh, parfois, on n’en est déjà pas loin et Marianne n’y est pour rien… Je vois dans le masque obligatoire un obstacle à l’exercice de la mission de la police, vu que l’on est supposé vaquer sur la voie publique dans un accoutrement vous rendant identifiable par les agents.

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    • Je ne le dis pas, et croyez moi, j apprécie vos écrits et votre ouverture d’esprit qui sont rares sur le net. Mais je crois que très peu de gens ont compris la dimension cataclysmique de ce qui nous arrive. Nous sommes confinés car nous sommes ruinés, et l’on nous confinera aussi longtemps que nous le supporterons, et quand nous sortirons, par nous meme ou comme des moutons, le monde, notre monde sera complètement different. le temps est venu de payer nos dettes, et cela va nous couter très cher en vies humaines et en souffrance. Et cela, j’ai l’impression qu’a part ceux avec lesquels j’échange dans mon entourage proche (et qui ont connu des crises précédentes) peu de gens l’ont compris.

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    • En fait, ce que je voudrais dire après toutes ces interventions sans doute trop nombreuses, c’est qu’on ne peut pas nous deconfiner.
      Ce n’est économiquement pas possible. Aussi, on nous confinera autant que ce sera possible
      A force de propagande et d’images hollywoodiennes de médecins au front soignant 20 millions de soldats, amputant et charcutant, mais tout cela pour 5000 morts des ehpad, qui de toutes façons seraient morts sans virus (pour rappel 14 000 deces en 1 mois lors de la canicule de 2003, sans une ligne dans les journaux) on va nous confiner le plus longtemps possible, jusque a ce que l’on se libère soi meme, portant nous meme la responsabilité de notre deconfinemant, et donc de notre ruine, de notre misère et pour finir de notre mort.

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  6. Cette histoire de masques est ahurissante. Il est bien entendu que la protection n’est pas parfaite mais pour enrayer une épidémie on n’a pas besoin d’une protection individuelle parfaite, on a simplement besoin de passer le R0 au dessous de 1. S’il est initialement à 2 et si en face à face la probabilité de transmission est divisée par 2, cela suffit. Qui peut dire sérieusement que la double traversée du masque de l’émetteur et du masque du récepteur (les deux étant en plus à au moins un m) ne va pas fortement réduire le passage des gouttelettes porteuses du virus ? Et si on se lave les mains fréquemment et que l’on ne se touche pas le visage avec des mains douteuses, je pense que la partie est gagnée au moins collectivement dans un premier temps et individuellement très peu de temps après car la décroissance entre en phase exponentielle (avec un coefficient négatif bien plus sympathique que pendant la montée au pic).
    Je sais bien que la pénurie de masques empêche son usage généralisé mais n’aurait on pas pu se contenter d’un confinement court et ultra-rigoureux (donc avec la troupe qui encercle les quartiers rétifs) mis à profit pour faire venir d’urgence des tonnes de masques (on ne manque pas d’avions pour cela !) des pays qui semblent en capacité de produire plus. Je serais étonné que l’on ne puisse pas non seulement faire tourner 24/24 nos rares lignes de production mais en plus récupérer des machines récemment arrêtées (il y a quelques années on en faisait plus) voire même des modèles de musée, et la reconversion par des bons bricoleurs de machines prévues pour d’autres usages (on peut très vite remplacer des pièces manquantes n’existant pas en stock en faisant appel à l’impression 3D). Et il ne faudrait pas hésiter à laisser le marché s’équilibrer spontanément (c’est à dire forcément avec des fortes hausses de prix), c’est bien plus efficace que de bloquer les prix et entrainer la pénurie. Enfin il faudrait penser que les pays à potentiel de production (la Chine en particulier) peuvent aussi avoir des goulets d’étranglement. A t on pensé à leur demander ce qui leur manque ? Est on prêts à les payer plus cher pour ce qui est en ce moment vital ?

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    • vous croyez vraiment?

      car ce matin « dans le poste » le message gouvernemental

      porter un masque ne sert à rien,
      le tout assorti d’autres conseils débiles ,c’est à désespérer

      enfin pour un peuple qui fait des obsèques nationales à Johnny,dont les dirigeants écoutent religieusement une petite secouée, plus rien ne m’étonne

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    • Vous pouvez acheter de l’or (meme si le Napoleon n’est plus coté et n’est plus vendu) mais vous ne pouvez plus avoir la livraison de votre OR. Faites un tour des sites vendeur, vous verrez. Une solution peut être d’acheter de l’or en ligne en Suisse. Mais ce n’est en aucun cas un conseil, chacun fait ce qu’il veut.

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  7. L’année 2020 est une année heureuse en ce qui concerne les infections respiratoires en France. La veille sanitaire de la grippe saisonnière vient de se terminer avec 88 décès, auxquels s’ajoutent les 562 décès dus au Covid-19 à la date d’hier, quand l’Assemblée a piétiné sans réfléchir et dans une quasi-unanimité nos libertés fondamentales. Ces 650 décès sont bien inférieurs aux 8100 décès par la grippe saisonnière de l’année dernière, même aux 2850 décès de la « petite » année 2018, incomparables avec les 14400 décès de l’année 2017 ou des 18300 décès de l’année 2015. Seule l’année 2016 fait mieux avec 167 décès. Pas plus que l’enjeu des rejets de CO2 n’est un enjeu pour le climat (mais est un enjeu pour nos libertés), l’infection du Covid-19 n’est un enjeu de santé publique en France. Didier Raoult qui vient de publier avec précision le traitement et la posologie qu’il recommande recentre le débat sur l’enjeu réel: la santé individuelle, c’est à dire le fameux « colloque singulier » dans lequel les pouvoirs publics veulent trop souvent s’insérer comme un coin perturbateur instillant toujours la méfiance. Rappelons que depuis la loi Kouchner, il y a libre choix du praticien par le malade (donc non aux convois militaires qui ordonnent l’aiguillage des patients vers un centre qu’ils n’auraient pas choisi) et qu’un médecin a parfaitement le droit de prescrire une molécule hors AMM sans autorisation spéciale, qu’il lui suffit dans ce cas d’indiquer la mention « hors AMM » sur l’ordonnance, le patient n’étant alors pas remboursé. Il entre évidemment également dans les attributions du praticien de conseiller son malade pour protéger son entourage (lavage des mains, port du masque, test des proches) et on ne voit fichtre pas ce que l’Etat aurait à faire dans cette relation de confiance étroite et intime entre un médecin et son malade. Pouvoirs publics, sortez de là! Vous n’avez absolument rien à y faire!

    Aimé par 1 personne

  8. Comme certains l’ont fait remarquer, les articles de ce blog ont sérieusement dérivé de son contenu originel… mais bon, le débat entre confinés n’est pas inutile. Pour la santé comme le climat, non seulement la politique frustre et entrave les avancées scientifiques, mais elle en détourne trop souvent les trajectoires par de mauvaises décisions. Mr Keppeler a l’hyperbole facile, mais son point vaut d’être médité. Comme pour le CO2, l’intervention politique a un coût. La lutte contre le mythique RCA absorbe mondialement 300 milliards de dollars par ans, ce qui serait suffisant pour éradiquer complètement l’extrême pauvreté, et donc éviter plusieurs centaines de milliers de morts et graves maladies en Ethiopie, en Syrie, au Soudan et de nombreux autres pays. Réduire la peur du peuple contre le risque réel d’un groupe est le choix qu’on fait nos politiciens, en premier lieu pour être élus et avoir l’opportunité d’expérimenter leurs thèses sur les façons d’améliorer le bien être de la société et notre bonheur individuel. La lutte contre le coronavirus risque de nous coûter bien plus cher que celle contre le RCA. La crise économique qui commence créera un effet de dominos qui va anéantir un grand nombre de flux financier dont bénéficiaient les pays à faible niveau de développement. Aggraver la situation de ces derniers ajoute un coefficient multiplicateur au nombre de morts et de maladies graves liés à l’insalubrité et autres effets de la pauvreté qui les accablent. Quelques morts dans les pays riches créent donc beaucoup de morts dans les pays pauvres. La satisfaction morale de sauver la planète ou quelques milliers de nos vieillards a une utilité économique monstrueusement négative. Et même si nous sommes encore loin de la guerre civile qu’envisage Mr Keppeler, les pays développés vont eux aussi encaisser un impact considérable, sur les actifs, les pensions de retraites, le pouvoir d’achat… Cela accentuera inévitablement les instabilités sociales, parfois gravement.

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  9. Une semaine après le début du confinement, la courbe de progression virale présente t elle une inflexion ? Juste pour en vérifier l’efficacité…

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