On ne peut pas faire confiance aux renouvelables

par Rémy Prud’homme.

Tous ceux qui s’intéressent à la production d’électricité, dans les faits et pas seulement dans les rêves, le savent bien : on ne peut pas compter sur les renouvelables intermittents les soirs d’hiver. Le cas du 4 décembre 2019 l’illustre une fois de plus. Ce jour là, il a fait froid, le ciel était couvert, et le vent rare. La demande d’électricité était forte, l’offre de solaire et d’éolien fut faible. Heureusement que nous avions des centrales nucléaires.

Soyons plus précis. Allons sur CO2mix. A 19 heures, le moment auquel la consommation a été maximale, les éoliennes ont fourni 1,5% de la puissance électrique demandée et, bien entendu, les panneaux solaires 0%. On n’était pas très loin de la grande panne. Les centrales nucléaires que l’on vilipende et l’hydraulique que l’on veut privatiser ont assuré 70%. Mais on a du racler les fonds de tiroir et faire appel au gaz (12%), aux maudites centrales à charbon (3%) et même à des centrales au fioul que l’on croyait disparues (2%). Cela n’a pas suffi, et il a fallu importer beaucoup d’électricité (8% de notre consommation) d’Allemagne et d’Espagne. Ce jour là, notre électricité a été particulièrement émettrice de CO2. Les données pour l’ensemble de la journée ne sont pas encore disponibles, mais elles ne seront pas très différentes, et de toutes façon le risque de rupture se pose principalement pour l’heure de pointe.

Il faut mettre en perspective ces 1,5% de tout notre « renouvelable ». C’est beaucoup moins que ce qu’ont contribué au même moment les deux centrales de Fessenheim que l’on va fermer sans raison, ou encore les centrales à charbon résiduelles condamnées à mort. Il faut bien voir aussi que multiplier par trois les parcs solaires et éoliens – comme l’ont décidé le gouvernement, le Parlement et tous les bien-pensants – portera à 4,5% la contribution des renouvelables à la consommation d’électricité un soir comparable de décembre 2030.

Il faut aussi, même si cela fait paysan mal élevé, parler argent. Ces dérisoires 1,5% sont le résultat d’investissements dont le montant s’élève à environ 60 milliards d’euros (44 milliards pour les seules années 2012-18), et qui ont déjà bénéficié de subventions d’au moins 30 milliards. C’est cher payé. L’EPR de Flamanville, un indiscutable fiasco industriel, coûte cinq fois moins cher et garantit une puissance bien supérieure à celle que tous nos parcs solaires et éoliens ont offert le 4 décembre 2019 à 19 heures.

40 réflexions au sujet de « On ne peut pas faire confiance aux renouvelables »

  1. Coucou,

    On peut donc dire que le grid à l’echelle europeenne a bien fonctionné. A quel echelon doit fonctionner le grid ?

    Village, départemental, régional, national, continental, mondial ?

    Bonne journée

    Stéphane

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    • On a importé d’Allemagne ou il n’y avait pas beaucoup de vent non plus. C’est donc leurs centrales à charbon qui nous sauvent actuellement (notre nucléaire stagne à 43 GW, pénalisé par le grand carénage et les exigences de L’ASN.)

      Sauf que les Allemands ont prévu d’arrêter leur charbon et leur nucléaire… Ils auront encore assez pour eux avec le gaz et le lignite, mais peut être plus pour nous sauver.

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  2. Les français ont « besoin » d’un bon black out, sans trop de dégâts, pour se dégriser … et chacun devrait avoir un générateur dans son logement ou des bougies et des piles ou des batteries avec onduleur … et des lampes LED…
    https://lenergeek.com/2019/10/21/black-out-reseau-electricite-rte-uniden/ et les commentaires

    https://www.wattuneed.com/fr/nos-kits-solaires/980-kit-anti-blackout-wks-1-kva-24v-ups-0712971127760.html kit anti black out 800€ 12V 55Ah… ça fait pas bcp de kwh

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  3. C’est un « remake » de la situation que l’on a connu en novembre dernier (du 13 au 21) avec des températures assez fraîches, du vent faible (voire quasi nul) et bien sûr pas de soleil en soirée alors que la consommation est au maximum.
    En fait la faute en revient au nucléaire qui plafonne à 43/44 GW (40GW en novembre dernier). Soit moins de 70% (63% en novembre) de son potentiel théorique.
    En 2018, le parc nucléaire produisait jusqu’à 45 GW en novembre et plus de 50 GW dès début décembre.
    Peu importe la raison pour laquelle le parc nucléaire n’est pas en mesure de produire ce qu’il devrait normalement pouvoir produire, ça montre bien qu’un parc pilotable (nucléaire ou autre) reste indispensable (le cas de l’Allemagne le montre bien). Même en supposant déjà atteint l’objectif gouvernemental de tripler la capacité en éolien et quintupler la capacité solaire (à 19h en hiver 5×0=0), lors de ces journée de novembre et décembre fraiches et peu ventées, ces deux modes de production d’électricité auraient rarement couvert plus de 5% de notre consommation.
    RTE a publié le 20 novembre dernier dernier son diagnostic sur la sécurité d’approvisionnement en électricité de la France à l’horizon 2025. Il n’y a pas d’inquiétude particulière pour l’hiver prochain, mais à partir de l’hiver 20/21, RTE est moins serein car Fessenheim sera définitivement arrêtée alors que l’EPR de Flamanville n’aura pas encore repris le flambeau et les dernières centrales à charbon vont être fermées (sauf à les adapter à la biomasse, ce qui est à l’étude, mais il est très probable que les 4 GW de capacité actuelle ne seront pas intégralement conservé).
    Les voisins européens devraient en principe nous aider à passer les périodes de forte consommation mais les habitants des régions en bout de réseau avec peu de capacité de production locale (Bretagne notamment) qui ne disposent que du chauffage électrique auront quand même intérêt à s’assurer qu’ils disposent de vêtements chauds et de bonnes couvertures…

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    • Et « logiquement » il est prévu de mettre le gaz dans les énergies « diaboliques « (bien que moins que le charbon quand même), tout en continuant à réduire le nuke… et en favorisant le chauffage électrique.
      En voilà une vision d’avenir (précarité énergétique) qu’elle est bonne !
      (NB c’était évidemment de l’ironie puissance 10)

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    • Bah pas d’inquiétude !
      Dés demain matin, en début d’après midi au plus tard, la Bretagne bénéficiera d’un climat tropical… Je viens de relire tout St Jean Jouzel, il est formel.
      Alors !!!
      Non ?
      🙂

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    • « mais les habitants […] qui ne disposent que du chauffage électrique auront quand même intérêt à s’assurer qu’ils disposent de vêtements chauds et de bonnes couvertures »
      En cas de blackout, tout les monde sera impacté, quelque soit son mode de chauffage : toutes les chaudières au gaz, au fuel ou à bois ont besoin d’électricité pour fonctionner (allumage, régulation et pompe de circulation de l’eau)… Y’a que les heureux possesseurs de cheminée traditionnelle qui s’en sortiront !

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  4. Bonjour.
    Nos dirigeants sont souvent des énarques ou sciencepo.ils ne savent pas ce qu est un kWh. Ils n ont pas fait d études de maths et de physiques. Ils ne connaissent pas les lois de la thermodynamique.
    Ils n ont pas les prérequis nécessaires pour comprendre ce qu est l énergie.
    Ils nous annoncent donc des élucubrations style  » le tout renouvelable possible en 2030 , etc.
    Sur 10 ans , l éolien va coûter 150 milliards d euros . Dépense inutile.
    Riez pas , c est vos impôts qui vont payer ça !!!
    Tout ça est triste et consternant.
    Bonne journee

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    • Elisabeth Borne a un CV de scientifique pur jus, au moins dans la formation initiale…
      C’est juste qu’elle a du oublier les cours sur les lois de Kirchhof parce qu’elle a l’air convaincue qu’on devrait couvrir la France d’éoliennes et de panneaux solaires.

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      • est-il nécessaire de maîtriser la partie technique?
        il suffit de se renseigner sur les coûts, les performances, les obstacles rencontrés par tous ceux qui ont pris une « avance » sur notre pauvre pays qui s’est fourvoyé dans le nucléaire.
        la facture en Allemagne qui supprime toutes les aides, les blackout en Australie, la faillite en Espagne,etc etc….il suffit de savoir lire, enfin avant tout de retirer ses lunettes vertes
        moi je vois bien de mettre la retraite à 78 ans pour payer la transitude énergétique
        cette clique est une vraie catastrophe

        on nage en plein délire… enfin pas pour tout le monde

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  5. Ce qui est dramatique, mais vraiment, cest que lobby nucléaire en France ait réussi à bloquer pendant 20 ans tous les projets éoliens alors que nos voisins européens ont installés des dizaines de Gigawatts (UK, Allemagne, Danemark).
    Cest pour cela que le parc éolien n’est pas assez développé et ne peut pas efficacement contribuer en cas de pointe.
    Dire que les eoliennes ne peuvent pas contribuer parce qu’on n’en a pas assez est un sophisme (pourtant les lobbyistes du nucléaire sont des X-Mines-mince, je l’ai encore dit-, ils doivent pourtant être intelligents mais ils le sont tellement qu’ils pensent qu’ils peuvent prendre les autres pour des gens qui ne savent pas faire des calculs…)!
    Et arrêtez de mentir au sujet des prix : en COÛT COMPLET, tous les derniers parcs éoliens offshore européens se sont négocié à moins de 50€/MWh, qui est un tarif complet et vérifiable, beaucoup plus bas que celui du nucleaire qui en plus « oublie » de compter une partie de ses déchets (considérés comme du combustible potentiel pour des générations futures) et oublie de compter son démantèlement. Et je ne parle même pas du fiasco de l’EPR.

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    • Réponse de Rémy Prud’homme :

      Ce lecteur n’a pas bien compris ce que j’ai écrit, sans doute parce que je n’ai pas été assez clair. C’est un fait que l’on a investi environ 60 milliards dans les renouvelables, ce qui n’est pas rien; et que ces renouvelables-là ont fourni 1,5% de la puissance demandée à la pointe du 4 décembre. Si, comme l’aurait voulu notre lecteur, on avait investi trois fois plus, on aurait dépensé 180 milliards – le prix de 15 (quinze) fiascos EPR – et les renouvelables auraient fourni 4,5% de cette puissance demandée, ce qui n’est pas beaucoup. Pas besoin d’être X-mines pour comprendre cela.

      La très officielle CRE (Commission de Régulation de l’Energie) écrit que les 5 parcs éoliens off-shore qui vont être construits en France (ou peut-être seulement 4 d’entre eux, ma mémoire est détaillante sur ce détail), se sont négociés à plus de 150 €/MWh. Vous dites que les futurs parcs éoliens off-shore européens vont produire à 50€/MWh. De deux choses l’une: ou bien vous vous trompez, ou bien les capitalistes de l’éolien qui opèrent en France, et les politiciens qui leur cèdent, sont de sacrés voleurs. Là encore, pas besoin d’être X-mines pour comprendre cela.

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      • Bonsoir,
        Le commentaire de Monsieur Kenedi est à presque juste sur le prix MAIS, le gros point qui n’est jamais abordé lorsque les médias/ les sites spécialisés/ les communiqués officiels, c’est que ces coûts ne prennent JAMAIS en compte:
        – le coût du raccordement
        – le coût du moyen pilotable adossé à l’éolienne/parc solaire.
        Les coûts sont TOUJOURS annoncés du point de vue de l’investisseur jamais du point de vue du gestionnaire.
        Seulement c’est comme comparer des choux et des carottes et nos amis Allemands commencent à le comprendre de façon très brutale.

        Si on cherche à voir le coût complet d’un moyen de production il faut comparer à disponibilité IDENTIQUE. A ce moment là on constate très rapidement que l’éolien ou le solaire « coûte » plus chère que le nuke (sans parler des fossiles) voire bien plus chère quand on dépasse un taux de pénétration supérieur à 20%.

        Enfin pour avoir participé en tant qu’intervenant à plusieurs (5) débats sur la PPE en compagnie de messieurs De RUGY, PIOLLE etc, je peux vous affirmer qu’ils sont soit pas du tout au niveau pour discuter du sujet de l’énergie soit aveuglé/prosélyte d’une idéologie. Malheureusement pour ces messieurs l’énergie n’EST PAS un sujet politique mais un sujet technique sous contraintes. La meilleure preuve réside dans la sémantique. Ils utilisent « je crois » ou « de mon point de vue ». Et quand je leur fais remarquer que la limite de Betz ou la Quantité de mouvement ou le facteur de charge se moque de leurs croyances ou point de vue ils ne parviennent même pas à avoir conscience de leurs fourvoiements.

        Pour les curieux je me tiens à dispo par MP pour diffuser toutes les sources de mes affirmations.

        Tristan

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      • De 2 choses l’une ? OK alors 2 choses :

        1-
        Dunkeque : attribution du parc éolien offshore à moins de 50€/MWh (il suffit de cliquer, on a même la citation du ministre et si vous préférez le Monde ou Libé, ils diront la même chose car le tarif est issu d’un appel d’offre du gouvernement…)
        https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/edf-decroche-le-projet-eolien-en-mer-de-dunkerque-1029272

        C’est la même chose au UK, £40/MWh
        https://www.carbontrust.com/news/2019/09/cfd-round-3/

        2-
        Vous avez pris l’exemple d’un jour pour baser tout votre papier, le cas du 4 décembre, et vous essayez d’en faire une généralité, ce n’est ni rigoureux, ni objectif. Parce que dans ce cas si on en prend un autre comme hier soir 9 décembre, à 22h au pic de la demande d’électricité en Europe, l’éolien fournissait plus de 25% en moyenne, 101% au Danemark, 73% en Irlande, 67% en Allemagne et 37% au Royaume-Uni (et on ne parle pas du % de la France simplement parce qu’on y a pas installé assez d’éoliennes, tout simplement).

        Donc non non, je ne me trompe pas (et j’évite les rhétoriques idéologiques au passage) !
        Ah, et oui, désolé pour les X-Mines, c’est vrai que le sujet est sensible…

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      • @ MrPrud’homme : Mr Kenedi a bien raison.
        Votre pseudo-démonstration est tronquée.
        Un exemple ?
        Vendredi 13/12 à 8h15 le matin, les éoliennes françaises produisaient + de 12 GW (près de 75% de la capacité installée à pleine charge) et représentaient 16% de la production électrique (source : Eco2mix, RTE).
        Ce ne sont pas les lobbys verts qui le disent, c’est RTE qui le mesure.
        https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique
        A bon entendeur…

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      • Réponse de Rémy Prud’homme à Jon Kenedi (qui concerne aussi géant Vert) :

        1) Si vous avez raison, et que l‘éolien en mer produit de l’électricité à moins de 50€/MWh, cela prouve que les promoteurs de l’éolien sont de grands voleurs. Ils ont obtenu que l’électricité produite par les 6 premiers parcs éoliens français leur soit payée 150 €/MWh. Cette différence ne s’explique pas par les progrès de la technologie, puisque ces parcs sont à construire, et peuvent l’être avec la technologie actuelle. Elle est un bénéfice, un sur-bénéfice, de 100 €/MWh produit. Ces six parcs de 3000 MW, fonctionnant 3300 heures par an, vont produire 10 M de MWh par an, soit un sur-bénéfice annuel de 1 milliard d’euros, pendant 20 ans, soit la bagatelle de 20 milliards – qui justifie l’expression de “grands voleurs”.

        2) Ecrivant le 5 décembre, j’ai en effet considéré le cas du 4 décembre, et même du 4 décembre à 19h. Je sais bien qu’il n’est pas représentatif de toutes les heures des l’année. Contrairement à ce que vous écrivez, je n’ai nullement pas “essayé d’en faire une généralité”. Reste que la demande d’électricité fluctue beaucoup d’une heure à l’autre, qu’elle connaît des pointes, et que le système de production doit être capable de satisfaire ces pointes. C’est un fait que le solaire et l’éolien, qui sont intermittents et non pilotables, ne permettent pas d’une façon certaine de contribuer à faire face à ces pointes, comme le montrait justement le cas du 4 décembre. Les amoureux de l’éolien et du solaire refusent de voir cette importante dimension. Ils disent (comme le texte des Echos que vous citez) que tel parc « assure la consommation » de milliers de ménages, en passant sous silence que ces pauvres ménages, s’ils n’avaient que cela pour regarder la télévision, en seraient privés en moyenne 4 soirs par semaine.

        PS – Ce n’est pas moi, c’est vous, qui avez parlé des ingénieurs des mines. Ceux que je connais sont intelligents et charmants.

        Rémy Prud’homme

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      • @ Remy Prud’homme

        1) c’est tout de même incroyable votre « si vous avez raison » laisse donc penser que cela pourrait ne pas être vrai. Ce procédé est douteux, pour le moins.Allons, un peu de fact-checking, il faut accepter la réalité et les preuves incontestables du tarif de rachat de l’éolien offshore à moins de 50€/MWh pour les derniers parcs. C’est un fait et non une conjecture. Pas de débat là-dessus, désolé…
        Sur votre second point : pourquoi les parcs de l’appel d’offre précédents sont-ils plus chers ?
        D’abord car leur développement a commencé il y a 10 ans et que le marché de l’éolien connait une décroissance de sa courbe d’apprentissage accélérée (Rapport 2019 de Mycle Schneider, consultant indépendant qui fait l’unanimité sur son sérieux et sa réputation -à l’exception des ultras des tous bords, comme d’habitude on a envie de dire- qui dit « entre 2009 et 2018, les coûts du solaire commercial ont baissé de 88% et ceux de l’éolien de 69%, alors que ans le même temps, ceux du nucléaire augmentaient de 23% »
        Ensuite car on ne peut pas appliquer à des projets finalisés/autorisés/financés des technologies d’aujourd’hui car il faudrait recommencer toute la procédure administrative de permis, débats publics et autorisations qui prend 5 ans au bas mot (soit vous l’ignorez et la question de votre expertise et votre pertinence sur ces questions se pose, soit vous le savez très bien et …)
        De toute façon, même à 150€/MWh, l’éolien offshore est et sera toujours, toujours moins chers que des EPR…

        2) il faut assumer ce que vous écrivez. Je cite « Il faut mettre en perspective ces 1,5% de tout notre « renouvelable ». Votre raisonnement ressemble à un sophisme, intellectuellement extrêmement discutable, non rigoureux et absolument pas objectif…
        Le principe, c’est la diversité du mix énergétique et les interconnections : si vous multipliez les sources d’énergie renouvelables en installant diverses technologies (solaire, biomasse, éolien, etc…) dans différents endroits sur le territoire, on a un phénomène de compensation que les gestionnaires de réseau connaissent bien et apprécient beaucoup : les barrages prennent le relais quand le vent souffle moins, les éoliennes quand le soleil se couche, les turbines du sud de la France produisent quand le mistral est fort et qu’il n’y a pas de vent au nord, etc… Et c’est encore plus avec le réseau au niveau européen.
        Je reprends l’exemple du 9 décembre, à 22h au pic de la demande d’électricité en Europe, l’éolien fournissait plus de 25% en moyenne, 101% au Danemark, 73% en Irlande, 67% en Allemagne et 37% au Royaume-Uni.

        PS : je suis ravi que vous connaissiez des ingénieurs des mines intelligents et charmants. Ceux que je connais moi sont certes intelligents mais peu charmants tellement ils vivent en vase clos, subjectifs et lobbyistes. Personnellement, je suis comme vous le dites un « paysan mal élevé », désolé, je ne dois pas être au niveau…

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  6. @Jon kenedi
    https://www.egaliteetreconciliation.fr/14-000-eoliennes-abandonnees-aux-Etats-Unis-20491.html
    Aurions nous été plus intelligents que dans le reste de l’Europe ? où on a doublé le prix de l’électricité ?
    Le lobby du nucléaire se bat depuis 20 ans pour assurer le futur énergétique de la France contre les lobbies verdâtres et leurs représentant gouvernementaux qui ne comptent que sur eux pour rester au pouvoir ; il n’y a qu’à supprimer l’ADEME , le ministère de la transition écologique et les éoliennes disparaîtront , de même que les taxes qui poussent le pays dans la révolte

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  7. Pouvons nous stocker le di-hydrogene ? Il semble que oui depuis peu et tous les efforts sont notamment concentrés sur celà. On développe actuellement des techniques pour en finir avec l’intermittence.
    Vous êtes vraiment certains que rien ne remplacera le pétrole & certains qu’on évitera jamais un effondrement trop brutal ? 🤔

    Personnellement je pense que nous vivons une inimaginable révolution. Mais qu’il faut taire et freiner les innovations en raisons des nombreux conflits d’intérêts et monopoles détenus par le tenants des énergies fossiles. 🌐

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    • Ce que vous ne pourrez modifier en aucune façon :
      -> 40 litres d’essence ~ 10 kg d’hydrogène.
      -> Sous une pression de 200 bar, on peut stocker ~15 kg H2/m3
      -> Sous une pression de 200 bar, 10 kg d’hydrogène occupent donc un volume de ~ 650 litres nécessitant 13 réservoirs de 50 litres, chacun pesant 70kg
      -> l’ensemble pèse donc 900 kg

      Ou alors il ne vous reste plus qu’à le liquéfier.

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      • Coucou,

        J’ai cru lire que l’on parle de pression de 700 bars pour les reservoirs d’hydrogene.
        Est ce que ce sont des prototypes ou un objectif, je ne sais pas.

        Quel volume faut il pour avoir l’ équivalent d’un reservoir de 40 litre d’essence, soit 10 kg de H2 à cette pression si j’ai tout bien compris ?

        Et puis de mémoire, le H2, pour le moment est un « résidu » de pétrole,ce n’est pas une energie primaire.

        Bonne journée

        Stéphane

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  8. A propos du forumeur qui clame que l’éolien est plus compétitif que le nucléaire.
    Je suis toujours surpris lorsque j’entends ce genre d’affirmation qui montre une réelle méconnaissance de l’industrie électrique et d’une manière générale de son marché.

    Un rapport parlementaire de juin 2019 pointe les faits suivants :

    http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rapports/r1990-a18.pdf

    page 25 :

    De 2001 à 2015, ce soutien financier s’est organisé autour de contrats
    d’obligation d’achat dans lesquels l’électricité renouvelable produite était acquise
    à un tarif garanti dont le montant était fixé par arrêté. L’arrêté du 17 juin 2014
    déterminait ainsi un prix garanti de 8,2 c€/kWh (soit 82 €/MWh) pendant une durée
    de quinze ans dans la limite de 2 400 heures de fonctionnement (3) par éolienne et
    par année.
    […]
    Depuis le 1er janvier 2016, ce dispositif de soutien a évolué vers un
    dispositif de complément de rémunération […]
    Le complément de rémunération impose aux producteurs d’électricité de commercialiser l’énergie produite sur le marché et de la vendre au prix de marché. Puis, dans un second temps, le producteur sollicite EDF-OA pour percevoir la différence entre le prix de vente sur le marché et un prix fixé antérieurement […]

    page 26 :

    Tous les parcs répondant à ces conditions peuvent, de droit, accéder à ce dispositif de complément de rémunération dont la rémunération principale oscille entre 72 et 74 euros/MWh

    A chaque fois c’est le consommateur qui paie la différence.

    En ce qui concerne les comparaison des coûts des filières éoliennes et nucléaires.
    page 38 :

    L’addition de ces différents soutiens directs représente de 72,7 à 90 milliards d’euros (4). À titre de comparaison, le rapporteur rappelle que la Cour des comptes a estimé, en 2012, le coût de construction initial de l’ensemble du parc nucléaire français à 72 milliards d’euros (valeur 2010), soit environ 80 milliards d’euros (valeur 2019)(5).
    La comparaison est saisissante : d’un côté de 72 à 80 milliards d’euros ont été investis dans la construction initiale d’un parc nucléaire ayant assuré 71,7 % de la production électrique en 2018. De l’autre, de 72,7 à 90 milliards d’euros vont être investis pour une filière appelée à représenter 15 % au maximum de la production électrique en 2028.

    L’ensemble du rapport est du même tonneau.
    En pire.
    Désolé d’avoir tenu le crachoir si longtemps.

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  9. Je s’iniale que le renouvelable n’est pas que solaire et éolien il y a aussi l’hydrolique même si on n’aura que une trentaine de turbine du au courant marien mais il ne faut pas oublier notre plus gros atout et qui puis est le moins connue c’est le thermique la France et remplie de puit de chaleur on peut faire presque une cinquantaine de centrale thermique rien quand France sachant que le rapport chaleur énergie est très encouragent d’ici 5 à 10 ans une centrale thermique cera équivalent à un peu plus de 2 centrale nucléaire et avec les nouveaux alliage en développement pour ça qui sont certes compliquer à fabriquer mais très avantageux cela ne pose aucun problème d’attendre 10 ans donc pas la peine de critiquer une filaire jeune très peu informer au près des lycéens et qui va permettre a la générations actuelle d’enfant de réparer toute vaut connerie au niveaux pollution car c’est vous qui foutez la merde et c’est nous qui réparons

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  10. Et ce jour à 19h bien entendu tout les écrans d’ordinateurs de bureau étaient éteint, l’ensemble des servers d’entreprises également et nous avons tous éteint nos Box internet ? Arrêtons de jeter l’opprobre sur la production mais travaillons sur la consommation d’énergie… Je rappelle que en France c’est 28 Millions de Box internet, si on les coupe 8h par jour on couvre 30% de ce qu’à produit Fessenheim en 2018 !!! Doit on maintenir nos réacteurs hors d’âge ou acceptons nous de réduire pendant quelques heures la voilure ? La réponse viendra certainement des futurs millions de voitures électriques qu’on pourra solliciter pendant cette pointe de 19h !!!

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  11. A rajouter dans l’équation : la volonté politique d’un développement à marche forcée du parc de véhicules électriques, branchées pour recharge en fin de journée contribuant à renforcer le plus gros pic de consommation de la journée.
    Les français ont mis au pouvoir les plus gros débiles que l’on ait vu (gauche droite confondu).
    Finalement, les plus clairvoyants sont les survivalistes : ils ont anticipé le déclin rapide de notre pays.

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    • En théorie, on peut imaginer qu’un particulier disposant d’une VE et qui rentre chez lui à 18h30, branche illico sa voiture qui dispose encore de quelques kwh. Un dispositif (linky ?) donne la consigne d’utiliser la batterie comme source d’électricité pour alimenter le réseau électrique local et après 21h/21h30, il passe en mode recharge. Ca permettrait non seulement d’éviter une augmentation de la pointe de consommation du soir, mais aussi de bénéficier d’un complément de production électrique.
      En pratique, je doute que cela soit réellement faisable.

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      • Sauf qu’il faut un dispositif électronique pour transformer le courant continu en alternatif avec synchronisation de la fréquence du réseau. Et encore un surcoût.
        Mais comme c’est débile, cette idée sera reprise par nos élus. Avec bien sûr une SURTAXE pour compenser la perte sur les carburants.

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  12.  » paysan mal élevé « . Qu’est ce que le mot paysan vient faire ici ? Sans doute une façon de renforcer l’aspect méprisable du personnage ? Ca me débecte de lire ça, mais mon éducation laisse sûrement à désirer.

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    • C’est une façon imagée de parler, légèrement gouailleuse ; dans ma famille, il y a une majorité de paysans (céréalier, de montagne, éleveur et viticulteur), je n’avais pas remarqué de mépris en lisant le passage, au contraire, cela m’a amusé. Quelle est votre éducation ?

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    • Et oui, mépris de classe… ça va avec le reste de la démonstration où ce monsieur fait des raccourcis honteux, pensant que les paysans mal élevés ne verront pas les grosses ficelles. Cela ne vous honore pas, Monsieur.

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  13. Ping : On ne peut pas faire confiance aux renouvelables – Le vent tourne

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