L'évolution climatique

Toujours traduite en français par fm06, voici la deuxième partie de ma présentation au Parlement de Bruxelles du 20 novembre lors de l’événement organisé par Clintel. (La première partie est ici.)

Répétons-le à nouveau : il n’y a pas d’urgence climatique. Nous ne devons donc pas parler de « réchauffement global », de « changement climatique » ou de « crise du climat », mais d’évolution climatique

L’Évolution est un des paradigmes les plus importants de notre époque. Ce sont les idées de Darwin qui nous ont fait comprendre que non seulement, comme Copernic l’avait compris au XVIème siècle, notre place dans l’univers n’a rien de particulier dans l’espace, mais qu’elle n’a rien de particulier non plus dans le temps. Les choses aujourd’hui sont différentes de ce qu’elles étaient hier. Demain elles seront différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui : telle est la loi fondamentale de la vie sur Terre. Une telle loi devrait nous faire admettre qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu d’« âge d’or du climat ». Comme l’histoire nous l’enseigne, aucun des climats que nous autres humains avons eu à connaître avant le XXe siècle ne se rapprochait d’un jardin d’Eden climatique.

La règle de la nature est est celle du changement, mais nous désirons tellement ‘un monde immuable que nous tâchons désespérément de nous raccrocher à quelque chose qui ne bouge pas. Alors nous disons que le monde doit changer… mais seulement d’une manière stable.

Cela nous amène à un autre paradigme essentiel de notre époque : dans la nature, le changement ne se produit pas de façon régulière. Il est remarquable que la théorie du chaos et son emblématique « effet papillon » soient apparus lorsque les chercheurs ont commencé à étudier les sciences du climat, mais aussi l’écologie et la biologie des populations. Il est assez ironique que ce soient ces sciences elles-mêmes qui doivent désormais réintégrer l’une des principales conséquences de ce qu’elles ont découvert : la manière dont le monde change est elle-même changeante.

Cela ne veut pas dire que nous n’avons aucun problème, ou que nous aurions le droit de polluer ou de détruire l’environnement. En revanche, cela veut dire que nous ne devons pas avoir peur par principe du changement. Celui-ci peut aussi être favorable. Même quand tel n’est pas le cas, dans notre monde chaotique la politique la plus raisonnable est de s’adapter plutôt que de faire semblant de croire que nous pouvons tout maîtriser. Nous devons aussi admettre que nous, les habitants du XXIème siècle, disposons de considérablement plus de richesses, de plus de connaissances et de plus de moyens de nous adapter que nous n’en avons jamais eu.

Nous ne réussirons pas en nous effrayant pour de mauvaises raisons. Notre responsabilité est de rendre notre monde plus prospère et plus épanouissant pour toute l’humanité.

40 réflexions au sujet de « L'évolution climatique »

  1. Adaptation ! Ah que ce mot est doux à mes oreilles et apaisant à mes yeux.
    Évidemment, c’est moins spectaculaire que de « mitiger », comprendre réduire les sataniques émissions de CO2 et autres diaboliques GES.
    Au passage, les émissions c’est une chose, la concentration dans l’atmosphère une autre, et c’est cela qui compte(rait).
    D’où quid des « puits de carbone » à commencer par l’océan et les sols, et pas (bien moins) par l’atmosphère ?
    Y a-t- il un scientifique de l’atmosphère (un « vrai ») dans la « salle » (à la COP25) ?
    Il est à craindre que non, mais après tout le « I » de GIEC/IPCC veut dire Intergouvernemental, donc politique, donc pas besoin de scientifiques, sauf pour jouer les « idiots utiles ».

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  2. Alors, il faut bien voir que certains disent que l’avènement de la société industrielle a entrainé le monde dans des systèmes complexes et chaotiques entrainant destructions et catastrophes imprévisibles.
    Je réponds : Non car nous vivons dans des systèmes complexes chaotiques, en évolution constante, imprevisible et irréversible depuis l’aube de l’humanité. Aucune crise n’a pu s’y répéter à l’identique. Il a fallu à nos ancêtres avoir un comportement créateur pour résoudre les situations inédites auxquelles ils étaient confrontés.
    S’adapter en innovant et en étant opportuniste face à un environnement qui change, c’est la condition d’Homo-sapiens depuis le début.

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    • De 2 choses l’une : soit le RCA est un mensonge comme l’affirment certains, soit le RCA est réel et donc on peut affirmer que c’est la 1ère fois que l’humain affronte une telle situation. Pour dire que l’on pourra s’adapter à cette nouvelle situation inédite, il faudrait d’abord dresser une liste bien quantifiée de ce qui nous attend (et nos descendants). De plus, certains experts parlent de boucles de réactions (positives), et qui pourraient amplifier le phénomène. Donc dire que l’on peut attendre gentiment est peut-être un peu naïf, voire dangereux. Non ?

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      • Le RCA n’est pas un mensonge mais la part humaine dans le RC est infime (sensibilité climatique en dessous de 1°c très probablement mais comme le GIEC n’en tient pas compte malgré des scientifiques reconnus qui l’affirment, on voit bien qu’il y a un vrai problème de nature plus politique que scientifique sur ce point).

        Certains sont plus prompts à trouver les boucles de rétro-actions positives que des boucles de rétro-actions négatives.

        Quand j’étais sur Ebola, tout le monde semblait pris dans une spirale sans fin de rétro-actions positives nous menant vers une apocalypse régionale voir mondiale. Les soignants et les citoyens Sierra-léonais avec lesquels j’étais étaient pris dans une peur exponentielle dans laquelle il ne voyait pas la fin. Néanmoins, ayant l’habitude des catastrophes hélas, je leur disais de tenir bon, que la tendance s’inverserait et qu’il fallait voir venir les signes positifs. Ils sont arrivés du Libéria où les contaminations au virus Ebola baissaient puis l’épidémie s’est résorbée, sans que l’on ait eu de vaccins ou de traitement efficace.
        Ils m’en sont reconnaissants aujourd’hui car j’étais le seul à leur dire assurément et cela leur a donné de la force.
        On ne maitrise pas tout face à beaucoup de phénomènes dangereux mais le cours des événements catastrophiques s’inverse presque toujours sans que les pires scénarii aient été atteints.
        Pourquoi le réchauffement climatique n’échapperait il pas à cette règle ?

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      • C’est ce que j’appelle un raisonnement capillotracté !
        Pourquoi le RCA ?
        Le RC tout court suffit : ce n’est pas un mensonge, il y en a eu de nombreux bien réels et vraiment non ce n’est pas la 1ère fois que l’humain est exposé à ce phénomène.
        Vous en êtes resté à la Courbe de Mann ma parole, vous savez, toute plate pendant un millénaire puis se redressant à la quasi verticale ces dernières année !

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      • On peut éventuellement mettre en doute la courbe de Mann. Les proxys n’étant pas d’une précision scientifique hyper rigoureuse. C’est plutôt le parallèle entre celle du modèle de Hansen comparée à celle bien réelle des relevés modernes, thermomètres et satellites qui pose question. Si un jour ces données divergent (dans le bon sens), alors il faudra relativiser l’alarmisme du Giec ou de l’ONU. Mais pour le moment, il me semble périlleux de le faire.

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      • @Cédric Moro
        « sensibilité climatique en dessous de 1°c très probablement mais comme le GIEC n’en tient pas compte malgré des scientifiques reconnus qui l’affirment, on voit bien qu’il y a un vrai problème de nature plus politique que scientifique sur ce point »

        Biais de confirmation Cédric. Sortez de vos certitudes. Cet article devrait vous remettre sur les rails en ce qui concerne les ECS qui ont été estimées entre 0.5 et 8°C depuis le début des années 2000. La moyenne est toujours à +3°C. Rien de politique là dedans.

        Et des rétro-actions négatives on en cherche et certaines sont identifiées (cf. Lindzen) mais jusqu’à présent ça ne fait pas le compte.

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      • @cedric
        Oui pour votre expérience avec Ebola.

        Mais d’un autre côté, les premiers signe de l’épidémie n’ont pas été remarqués. Et c’était aussi un problème politique…

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      • L’Homme qui est sur Terre depuis 300 000 ans (dernier squelette de notre espèce trouvé en 2017 au Maroc) a connu au cours de son histoire des grandes variations climatiques puisqu’il a traversé plusieurs périodes glaciaires (le Mindel, le Riss, le Würm) et interglaciaire (l’Holstein, l’Eémien et l’Holocène), période interglaciaires qui toutes été plus chaudes à un moment donné que notre actuelle période. Dire que la situation est inédite est complétement faux !

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  3. Répétons-le à nouveau : il n’y a pas d’urgence climatique. Nous ne devons donc pas parler de « réchauffement global », de « changement climatique » ou de « crise du climat », mais d’évolution climatique.

    Ah ! la sémantique du climat ; je suis cruciverbiste et je fais mes mots fléchés ou croises avec l’ordi ; alors je viens de taper EVOLUTION et je tombe sur la liste suivante
    AMELIORATION : pourquoi personne n’a parlé d’amélioration du climat : on vit mieux de nos jours qu’au PAG
    CHANGEMENT : cà , on en a entendu parler
    CHEMINEMENT : je ne sais pas vers où on chemine mais pour confirmer le sujet du papier , il n’y pas d’urgence puisqu’on chemine
    COURANT et COURS : je pense que le courant réchauffiste progresse avec les cours d’eau en crue dans le Sud Est
    DEPLACEMENT : des populations du Sahel bien sûr
    DEVENIR : de la planète , quelle cata
    DYNAMIQUE : des AMP et des cyclones qui vont ratiboiser les côtes
    EXERCICE : cela c’est pour MURPS qui devrait mieux former les générations qui vont nous payer la retraite
    FILM : je passe
    FORMATION : on pourrait y passer des heures surtout pour nos ministres , députés ou élus dans les comités théodules qui remplacent les ministres
    GLISSEMENT : c’est ce qui m’inquiète le plus parce que , que ce soit les terrains argileux ou la tendance politique des écolos , on se dirige vers des bourbiers
    HISTOIRE : bien sûr tout le monde ignore l’histoire des variations climatiques , surtout les jeunes qui on perdu le contact avec la nature , pas avec leur iphone ; je saute à manœuvre
    MANŒUVRE : je vous laisse trois lignes pour mettre les commentaires

    MARCHE : cela émet moins de CO2 que de rouler en voiture
    METAMORPHOSE : c’est la qualité requise par nos politiques qui sont capables de transformer leur discours aussi vite que les changements de saisons ou climatiques
    MODIFICATION : c’est le nerf de la guerre de la mode et ce qui fait marcher le commerce , le black Friday et les soldes qui vont arriver
    MUTATION : il faudrait les rendre plus fréquentes pour les responsables syndicaux et les patrons de façon à laisser les entreprises en contact avec la réalité ; je saute à progrès et progression
    PROGRES : et non pas récession afin d’assurer la paix sur la Terre
    REVOLUTION REMOUS RENVERSEMENT RETOUR : Quel enchaînement , alors qu’on aurait préféré progression, cooperation , et aller de l’avant , et une dernière
    TRANSITION : ben oui énergétique bien sûr avec le développement du nucléaire , seule énergie qui pourra subvenir à la disparition des fossiles pour les générations futures

    • amélioration
    • changement
    • cheminement
    • courant
    • cours
    • déplacement
    • déroulement
    • devenir
    • dynamique
    • exercice
    • film
    • formation
    • glissement
    • histoire
    • interversion
    • lamarckisme
    • manoeuvre
    • marche
    • métamorphose
    • modification
    • mouvement
    • mutation
    • mutationnisme
    • processus
    • progrès
    • progression
    • réforme
    • régression
    • révolution
    • remous
    • renversement
    • retour
    • retournement

    • transformisme
    • transition
    • variation
    • vicissitude

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  4. Coucou,

     »
    J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources :

    Mon pays natal, le berceau de ma famille, la maison ou je serais né, l’arbre que j’aurais vu grandir (que mon père aurait planté le jour de ma naissance),le grenier de mon enfance empli de souvenirs intacts …

    De tels lieux n’existent pas, et c’est parce qu’ils n’existent pas que l’espace devient question, cesse d’être évidence, cesse d’être incorporé, cesse d’être approprié. L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête.

    Mes espace sont fragiles:le temps va les user, va les détruire ; rien ne ressemblera plus à ce qui était, mes souvenirs me trahiront, l’oubli s’infiltrera dans ma mémoire, je regarderai sans les reconnaître quelques photos jaunies aux bords tout cassés. Il n’y aura plus écrit en lettre de porcelaine blanche collées en arc de cercle sur la glace du petit café de la rue Coquillière : « Ici, on consulte le Bottin » et « Casse-croute à toute heure ».

    L’espace fond comme le sable coule entre les doigts . Le temps l’emporte et ne m’en laisse que des lambeaux informes :

    Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes. »

    Georges Perec Especes d’espaces

    Bonne journée

    Stéphane

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  5. Bonjour,

    Toujours au sujet de CMIP6 dont on commence à avoir des nouvelles.

    Il semble que nous aurons des nouvelles de CMIP6 pour l’AR7, c’est à dire dans 5 à 10 ans. Il y avait un problème similaire avec CMIP4…

    Comment est-ce possible alors que la fin du monde est proche ? Ne sera-t-il pas alors trop tard pour CMIP6 et AR7 ? Devons nous arrêter de réfléchir avec ces modèles devenus inutiles face à l’urgence ?

    Source :

    https://www.carbonbrief.org/cmip6-the-next-generation-of-climate-models-explained

    « The effort is already a year behind schedule, and it appears increasingly unlikely that all the CMIP6 models will be available in time for inclusion in the AR6. »

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  6. Pour répondre à un message privé :

    oui, il n’y avait pas eu de CMIP4, car trop de problèmes. Et on est passé de CMIP3 à CMIP5, sans CMIP4. Cela a pris une dizaine d’années.

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  7. @Benoît Rittaud
    Pouvez-vous me trouver une seule référence sérieuse où les réchauffistes considéreraient un « âge d’or du climat » ou de ce que vous appelez « un jardin d’Eden climatique » ?

    Sauriez-vous par ailleurs nous démontrer qu’aucun effort n’est fait pour l’adaptation de nos systèmes ?

    Et puisque ce billet concerne la deuxième partie de votre présentation au Parlement de Bruxelles, j’ajouterai pour info que l’urgence climatique et environnementale a été votée par 70 députés français : 50 voix pour et 20 voix contre. Dans ces 20 voix on compte la totalité des députés du Rassemblement National présent à la séance (19 voix).

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    • Point 1 : Au pif, la conférence à la COP21 de Johan Rockstrom, du Stockholm Resilience Center. (J’espère que c’est assez « sérieux » pour vous.) Je cite : « Nous savons définir scientifiquement le jardin d’Eden ».
      Point 2 : homme de paille.
      Point 3 : Je suppose que ça fait de moi un nazi par association. Le point positif, c’est vous êtes finalement allé voir par vous-même, après avoir cru pouvoir me prendre pour votre larbin dans un de vos commentaires précédents.

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      • Coucou,

        Pas besoin d’être agressif concernant le point numéro 3; j’ai cherché et point trouvé ces données, un vrai labyrinthe, ou je n’ai pas les codes !
        Si la réalité est que l’extreme droite seule a voté contre cela ne sous entend pas que vous etes d’extreme droite; et la France ce n’est pas l’Europe: quid des autres pays ?
        Publier votre opinion dans un magazine d’extreme droite est pour moi déja plus génant. Une fidélité, une amitié à certains hommes ou femmes plutôt qu’à des idées, j’espère.(sans vous demander de vous abonner à l’huma ou médiapart !)

        Bonne journée

        Stéphane

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      • Point 1 : bien. Cela confirme donc que les scientifiques du climat n’ont jamais publié ce genre de fadaise. Pas un papier ne mentionne cette idée de climat merveilleux pré-industriel.
        Point 2 : c’est vous qui voyez. Les CS réclament de l’adaptation de l’adaptation de l’adaptation … mais elle se fait depuis belle lurette sans leur avis.
        Point 3 : c’est vous le mathématicien mais moi j’aime les chiffres. Dire que 225 députés ont voté « contre » c’est une info partielle. Baloo vous l’avait déjà fait remarqué : « Attendons de voir qui sont les députés progressistes qui ont voté contre; après on pourra se réjouir ou … ». Donc oui j’ai été voir : 19 députés RN + 1 députée Les Républicains. C’est tout. C’est factuel. De là à sous-entendre que je vous traite de nazi par association c’est faire preuve d’un peu de parano.
        Je peux ajouter que sur les 66 députés du Groupe «Identité et démocratie», 65 ont voté « contre » la résolution ; ainsi que 51 députés (sur 57) du Groupe « Conservateurs et Réformistes européens » (pas de député français mais 26 députés Polonais).
        La conclusion est toute simple, on glisse peu à peu vers une division « à l’américaine ».

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      • Alors Antisceptique, on est gêné aux entournures ?

        Point 1 : vous ne m’avez pas demandé des publications scientifiques mais des « références sérieuses ». Un discours officiel à la COP21 du directeur d’un centre de recherche universitaire considéré comme la Mecque du développement durable en est une. Surtout dans le cadre qui était le mien ici, d’une présentation à Bruxelles.
        Point 2 : Vous tricotez. L’adaptation a bien évidemment toujours existé, elle n’a attendu ni le GIEC ni les écologistes. En revanche la focalisation sur l’atténuation lui retire des moyens, et peut conduire à des remèdes pires que le mal.
        Point 3 : Tout info est partielle. L’important est qu’elle se suffise à elle-même. Plus d’un tiers des députés européens se sont rebiffés, c’est une info en soi. Vous pouvez l’approfondir si vous voulez, mais elle n’était pas tendancieuse.
        Point 3 bis : Le fait de ne pas assumer votre accusation implicite « climato-réalisme = extrême droite » n’est pas à votre honneur.

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    • C’est triste, à part un député, les seuls en France à conserver la tête sur les épaules sur ce sujet bien malheureusement devenu majeur, semblent être les membres du RN.

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    • @Antisceptique @baloo

      Bonsoir,

      Parlons chiffres !

      Avez-vous des informations sur CMIP6 et le futur AR6 (et même AR7) ? C’est un VRAI sujet.

      Il est intriguant d’avoir des difficultés à avoir des informations, même si tous les modèles de CMIP6 ne sont pas encore opérationnels.

      PS : politiquement, je suis proche des idées de C. Castoriadis, lui-même pas très éloigné des idées de R. Aron sur la dénonciation du stalinisme, mais pas sur le reste.
      😎

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    • @Benoît Rittaud
      « Alors Antisceptique, on est gêné aux entournures ? »
      Euh … bin non … pourquoi le serais-je ?

      « Point 1 : vous ne m’avez pas demandé des publications scientifiques mais des «références sérieuses». »
      Oui. Les publications scientifiques sont ce que l’on appelle communément des références sérieuses. Passons, je me contenterai donc de Johan Rockström. Il ne vous aura pas échappé que dans ses conférences le mot « Eden » vient juste après la référence au Pape et à « laudato si’ » : la belle histoire où « dans la mesure où nous causons tous de petits dommages écologiques, nous sommes appelés à reconnaître notre contribution, petite ou grande, à la défiguration et la destruction de la création « . Personnellement peu m’importe si Johan Rockström est croyant ou non. Dans le camp des CS on invoque également la création pour justifier que de toute façon l’homme ne pourra pas modifier le Climat voulu par Dieu. En tout état de cause on ne parle pas de science ; la référence n’est donc pas très sérieuse.
      Ceci dit Johan Rockström ne parle pas du climat d’avant le XXème comme vous le faites mais du climat de l’Holocène dans sa globalité, avec ses fluctuations de plus ou moins 1°C (donc relativement stable) qui a permis le développement de l’Homme, des sociétés, des cultures, etc. pendant les 12 000 dernières années. Nier cette évidence serait une vaste blague.
      Quand on sait que le passage du Last Glacial Maximum à l’Holocène c’est fait avec un gain de juste 4°C à l’échelle globale, tout être normalement constitué peut se poser des questions sur le devenir de nos sociétés avec encore un gain de +4°C mais en 100 ans cette fois et pas en 10 000 ans.
      Le problème n’est donc pas de retourner vers un climat merveilleux mais juste d’éviter de pousser le bouchon un peu trop loin (au-delà de +2°C par exemple).

      Point 2 : « la focalisation sur l’atténuation lui retire des moyens (à l’adaptation) »
      C’est juste totalement faux. L’atténuation ne retire aucun moyen à l’adaptation qui reste le premier levier d’actions « sans regrets ». L’agriculture s’adapte depuis le début des années 2000 (changement de variétés et d’itinéraires techniques, déplacement des grandes cultures, abandon de certaines cultures, développement d’une filière « sorgho » (par exemple), changement des dates de semis, semis directs, intercultures, etc.). Les forestiers s’adaptent (déplacement des essences, modification des itinéraires techniques et des âges de récolte, modification des densités à l’hectare, etc.). On peut rajouter le dimensionnement des ouvrages (ponts, routes, etc.), la sécurisation des alimentations en eau (de consommation et de refroidissement des centrales par exemple). Bref l’adaptation est déjà partout (ce qui ne veut pas dire qu’il faut s’arrêter là).

      Point 3 bis : « Le fait de ne pas assumer votre accusation implicite «climato-réalisme = extrême droite» n’est pas à votre honneur.»
      Les CS se moquent depuis longtemps de la récupération du RCA par les khmers-verts, les écolos-gauchiasse et autres noms d’oiseaux. Aujourd’hui on assiste à une récupération des sceptiques par les partis populistes qui promettent aux braves gens un pétrole abondant à prix bradé ou par les polonais et les tchèques qui entendent bien gagner leur indépendance énergétique en cramant tout le charbon dont ils disposent. Ca n’est pas à moi d’assumer cette récupération.
      Non content de ne pas être entendus avec des «arguments scientifiques» les CS ont choisi d’investir le champ politique en se positionnant «contre». Contre les écolos, contre le GIEC, contre la transition énergétique, contre la biodiversité, contre tout. Trop content de pouvoir être entendus ils ont accepté de publier ici ou là dans des organes de presse plutôt connotés très à droite. Le résultat ne s’est pas fait attendre. La question avait déjà été évoquée sur ce site lors de votre première publication dans Valeurs Actuels. Et je le répète que je m’en balance ; c’est à vous les CS de choisir là où vous voulez être ; là où vous voulez qu’on vous voit ; dans quel case vous voulez être rangés.

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      • Point 1 : les publis scientifiques sont (en principe) des références sérieuses, mais il existe des références sérieuses qui ne sont pas des publications scientifiques. Vous commettez ce qu’on appelle une fausse contraposée, erreur classique de ceux qui ne sont pas habitués au raisonnement scientifique (mais qu’on ne pardonne déjà plus dans une copie d’étudiant de première année). La suite de votre propos noie le poisson en défendant l’indéfendable. Le fait est que vous vouliez un exemple et que je vous l’ai donné. Après, libre à vous de nous expliquer que Rockstrom a raison de parler de jardin d’Eden…
        Point 2 : là encore vous répondez à côté. Je vous ai dit que tout le monde sait que l’adaptation existe, et qu’elle existe depuis toujours. Ça n’a rien à voir avec les moyens gaspillés dans l’atténuation. Ignorer les coûts de l’atténuation, c’est quand même fort.
        Point 3bis : Les climato-réalistes sont divers, contrairemnt aux carbocentristes et à leur « consensus ». Je n’ai jamais parlé de khmers verts ni d’écolo-gauchiasse, donc merci de ne pas me déclarer coupable par association. Et à nouveau vous n’assumez pas vos propos : vous avez lancé une pique gratuite sur le thème de l’extrême-droite, pour mieux vous défausser ensuite. Là, vous jouez sur le sens en transférent aux climato-réalistes la question d’assumer leur position, alors que ce n’était pas l’objet de ce point 3bis.
        Avec moins de rhétorique de votre part et un peu plus de raisonnement, peut-être aurions-nous pu avancer. Là, on ne va nulle part.

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      • Point 1 : Doctes paroles qui ne m’impressionnent pas. Lorsque je demande «des références sérieuses» à des étudiants (de première année comme vous dite) ça se traduit dans les faits par une petite revue biblio. C’est la science ; c’est comme ça ; et la science c’est la seule chose qui m’intéresse. Depuis «Ils s’imaginaient sauver le monde» vous nous servez du J. Rockström sorti de son contexte (exactement comme Yann Arthus-Bertrand : « Greta est une sainte ») et vous m’accusez de défendre l’indéfendable. La réalité est que vous ne trouverez dans aucun papier sérieux ce désir fantasmé par les CS de vouloir retourner vers un climat merveilleux. Le seul problème est, je le répète, d’éviter de pousser le bouchon un peu trop loin.

        Point 2 : « Ignorer les coûts de l’atténuation, c’est quand même fort ».
        Vous agitez un épouvantail Benoît. Je n’ai nulle part ignoré les coûts de l’atténuation. J’ai juste dit que la focalisation sur l’atténuation ne retire aucun moyen à l’adaptation. Ça n’est pas l’un ou l’autre ; c’est l’un et l’autre avec des échelles temporelles différentes. Il y a par ailleurs des tas de domaine où l’atténuation ne coute pas plus cher que de la R&D «normale».

        Point 3.1 : «Je n’ai jamais parlé de khmers verts ni d’écolo-gauchiasse, donc merci de ne pas me déclarer coupable par association.»
        J’ai dit « Les CS se moquent depuis longtemps bla, bla, bla » (sans parler de vous) ce qui peut facilement être vérifié par un revue rapide des commentaires publiés sur ce blog.

        Point 3.2 : «Les climato-réalistes sont divers, contrairement aux carbocentristes et à leur « consensus».
        L’accusation est gratuite car si vous suiviez d’un peu plus prêt la science produite par les «carbocentristes» vous y trouveriez une grande diversité.
        «Les climato-réalistes sont divers», certes. Tellement divers d’ailleurs qu’ils s’apparentent plus à une armée mexicaine. Si vous pensez que nier l’effet de serre par référence au second principe ; nier l’effet des GES (vapeur d’eau comprise) ; nier l’origine anthropique de l’excédant de CO2 dans l’atmosphère en accusant les océans ; etc., apporte de l’originalité et du crédit aux CS, j’ai bien peur que vous vous mettiez le doigt dans l’œil. Certains CS plus éclairés que d’autre ont déjà remarqué que «cela refait passer tous les climatoréalistes pour des négationistes».

        Point 3.3: «vous avez lancé une pique gratuite sur le thème de l’extrême-droite, pour mieux vous défausser ensuite». Vous réécrivez l’histoire. Je vous ai tout d’abord demandé qui (Groupe et Pays) avait voté contre la Résolution. Pas de réponse de votre part ; j’ai fait le boulot et les faits sont là. Les faits, rien que les faits. Ca n’est pas de ma faute si les positions CS sont récupérées par les extrêmes droites populistes européennes. Et ce n’est pas à moi non plus de savoir quoi faire de ce constat.

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  8. @Antisceptique

    Et qui est le député européen français qui n’a pas voté l’état d’urgence ?

    Lui et moi, et d’autres sont dans la même position vis à vis du RCA, que Cornelius Castoriadis à une autre époque sur d’autres sujets.

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  9. @Antisceptique

    Il y a quelques années les écolos avaient fait le forcing pour imposer le principe de précaution. Ça a permis d’interdire les OGM et de paralyser les chercheurs avec une prudence irrationnelle.
    Cette fois ci, l’urgence n’est rien d’autre que le principe inverse, on prend des décisions innovantes sans aucune réflexion ni étude d’impact. L’imprudence irrationnelle est instituée.

    La liste des exemples s’allonge. La taxe carbone entraîne les gilets jaunes, le ticket de métro entraîne la révolte chilienne. La convention citoyenne pour le climat fabrique un monstre antidémocratique. Le budget vert met les fonctionnaires au service du greenwashing. Les énergies vertes déstabilisent les grids. Les certificats d’énergie harcèlent les foyers au téléphone. Le glyphosate est interdit sans base scientifique. La finance verte court vers sa bulle.

    Cette fameuse urgence, nous la devons à Stephen Schneider, climatologue qui nous a inventé l’action politique par la peur, en transformant les incertitudes scientifiques en propagande. Comme pour le principe de précaution, on va s’en mordre les doigts, et les scientifiques seront aux premières loges.

    > So we have to offer up scary scenarios, make simplified, dramatic statements, and make little mention of any doubts we might have. S. Schneider quoted in Discover, pp. 45–48, October 1989

    L’affaire de la grippe H1N1 aurait du nous servir de leçon, hélas l’ONU a disjoncté.

    Notez toutefois que les politiques sont prudents. Ils ne mettent pas tous leurs oeufs dans le panier percé des climatologues.
    Chez Ursula, l’urgence est climatique ET ENVIRONNEMENTALE.
    Chez Cyril Dion, l’urgence est climatique DANS UN ESPRIT DE JUSTICE SOCIALE.
    Vous devriez y voir je crois une défaite du GIEC qui ne parvient pas à tenir le haut du pavé.
    Vous devriez y voir une simple stratégie verte d’arriver au pouvoir et d’avoir les mains libres pour dire et faire n’importe quoi.

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    • Du même Stephen Scheider, voici la citation que l’on peut lire sur le site Skyfall.fr :
      « Nous avons besoin d’une base d’appui importante, et de capturer l’imagination du public. Bien sûr, cela inclut la couverture médiatique. Nous devons donc offrir des scénarios catastrophe, affirmer des choses simplifiées et dramatiques, et faire peu mention des doutes que nous pourrions avoir. Cet « engagement à double morale » dans lequel nous nous trouvons souvent ne peut pas être résolue par une simple formule. Chacun d’entre nous doit décider de la balance précise entre l’efficacité et l’honnêteté. »

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    • Principe de précaution ?
      J’exige qu’il soit appliqué dans la lettre et l’esprit pour arrêter immédiatement toutes les éoliennes terrestres, en attente qu’on nous apporte la preuve que les infrasons qu’elles émettent sont inoffensifs pour la santé humaine et animale.

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