Raison et sentiments

par Philipe Catier.

Les temps sont durs pour ceux qui considèrent que le chemin est encore long avant de connaitre et quantifier tous les facteurs engendrant le climat. La simplification produite par le « consensus » autour du CO2 anthropique, l’obstruction autoritaire apportée aux exigences des tenants de la complexité climatique, les manœuvres et camouflages nécessaires à la persistance de la science officielle, se trouvent renforcés par la moralisation du débat qui montre du doigt le coté obscur des énergies carbonées et de ceux qui n’en voient pas les méfaits.

Nous avons là un débat interne à la science, la Raison, et un autre opposant celle-ci aux Sentiments, à l’intuition, voire l’une se nourrissant de l’autre.

Kant a déjà fait la critique de la raison pure nous montrant par là une théorie de la connaissance qui mêle ces deux aspects et ne saurait se contenter de la seule raison pour décortiquer les différents modes de connaissance.

C’est à cette dualité que nous sommes confrontés dans la dispute scientifique autour du climat. Nous raisonnons froidement avec nos données scientifiques en se disant que la vérité finira par gagner. Cependant la question de la Vérité ne se joue pas seulement sur ce terrain car l’objet du débat interfère, c’est bien connu, avec les conséquences qu’il produit sur le plan politique, mais aussi avec le sentiment que le public peut avoir du temps qu’il fait.

Et le temps qu’il fait c’est celui que nous annonce Monsieur Météo mais aussi, comme annoncé dans l’énoncé de ce blog, celui qui est dans nos têtes, c’est-à-dire à la fois le résultat de l’intuition personnelle mais aussi des effets psychologiques qu’il produit avec au premier chef l’angoisse du futur : « Y aura-t-il de la neige à Noël ? »

Quand cette angoisse rencontre une réponse, vraie ou fausse, elle s’appuie dessus pour se satisfaire, se structurer et y trouver une certitude qu’il sera difficile de déloger qu’elles que soient les arguments de la raison. Le lapin est pris dans les phares.

Nourrir l’angoisse par la catastrophe annoncée devient la recette du succès comme on peut le voir dans celui rencontré par les films du même nom. C’est le grand frisson apocalyptique qui revient régulièrement dans les annonces millénaristes.

Le temps qu’il fait ne peut pas être banal de même que les annonces du journal télévisé ou des chaînes d’information continues. Il y faut de l’adrénaline, de l’anormal. Déjà Flaubert citait dans son Dictionnaire des idées reçues dans sa rubrique météo : « Eté: toujours exceptionnel, voir Hiver » et pour hiver : « toujours exceptionnel, voir Eté ». Dans ce domaine, l’exception est la règle.

Qu’importe si les prédictions se confrontent à une réalité contraire. Gustave Le Bon en 1895 annonçait déjà : « l’erreur individuelle est tenue pour vérité dès qu’elle devient collective. Aucun argument rationnel ne peut l’ébranler ». Le nombre d’adeptes établit le consensus, la vérité collective qui peut procéder d’une erreur initiale, le cyclone après le battement de l’aile de papillon.

On peut en décortiquer le mécanisme à partir de la courbe de M. Mann, erreur reconnue mais déclenchant le phénomène panique. A partir de là il ne reste plus qu’à appliquer l’effet décrit par Gold et repris dans le livre Idées folles, Idées fausses en médecine et qui mérite d’être cité in extenso :

Au départ, quelques personnes parviennent à croire à une idée nouvelle. Une réunion est organisée pour discuter de ses avantages et inconvénients, à laquelle assistent plus de personnes favorables au projet que d’opposants. Un comité représentatif (NdA : le GIEC ?) est désigné afin de préparer un recueil destiné à propager cette idée. Il en résulte des articles fondés sur elle et l’ensemble donne l’impression d’un consensus croissant. Une publication spécialisée est créée et seuls les articles orthodoxes reçoivent l’aval du comité de rédaction et de l’éditeur (NdA : les rapports du GIEC ?). On observe cet effet même si l’on n’a pas ensuite sélectionné délibérément des participants favorables. En fait, la fragilité des scientifiques en tant qu’hommes amplifie l’ensemble du processus. Une fois que l’idée a pénétré des revues renommées, l’éradiquer devient difficile puisque la plupart des lecteurs dépourvus de préjugés, considèrent qu’il n’est guère naturel de mettre en doute ce qui fait autorité. Avec les yeux de la foi, ils l’absorbent à leur niveau et la transmettent comme parole d’évangile. L’instinct grégaire a également tendance à réunir ceux qui entretiennent les mêmes croyances. Les premiers articles commencent par dire que « les preuves s’accumulent », puis rapidement « il est généralement admis que », sous peu on voit « il est bien établi que » enfin « il va de soi que ». Le cercle des croyants refuse d’entrer en discussion avec ses détracteurs généralement considérés comme des paranoïaques hypercritiques, tatillons et irrationnels. L’effet Gold est encore accéléré par des publications confirmant l’idée de départ : de jeunes chercheurs avides de présenter un nombre suffisant de publications sont encouragés à proposer des articles chantant les louanges du dogme, lesquels ont plus de chance d’être accepté par les éditeurs (…).

On s’y croirait et, venant d’une analyse concernant un autre domaine que celui de la climatologie (la médecine), le tableau épistémologique n’en prend que plus de valeur.

Le succès avec lequel le mécanisme de l’erreur pénètre la conscience collective est lié à l’intuition que celle-ci a un caractère évident (simpliste) ou moralement acceptable (sauver la planète).

Tout effort pour convaincre devra donc tenir compte non seulement de la raison mais des sentiments (intuition) de l’interlocuteur qu’il faut bien connaître.

46 réflexions au sujet de « Raison et sentiments »

  1. Article TEKNIWIKI 2007 : »Les substances toxiques représentent une faible part (environ 1,1 %) de l’ensemble des émissions d’un moteur essence moderne. La plus grande partie des gaz d’échappement se compose d’azote, d’eau et de dioxyde de carbone.
    Les gaz d’échappement sont des produits de résidus gazeux qui résultent d’un processus de combustion.
    Le terme « gaz d’échappement » s’est imposé pour les moteurs à combustion.
    La combustion du carburant génère des substances inoffensives comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone ou l’azote, mais aussi des émissions nocives comme le monoxyde de carbone (CO), l’oxyde d’azote (NOx) et les particules d’hydrocarbures (HC).
    Ces substances toxiques ne représentent qu’une faible part de l’ensemble des émissions d’un moteur moderne : 1,1 % pour un moteur essence et 0,2 % pour un moteur diesel. La plus grande partie des gaz d’échappement se compose d’azote, d’eau et de dioxyde de carbone. »
    A PARTIR DE QUAND LE CO2 EST-IL DEVENU « TOXIQUE » ?

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  2. Article exceptionnel pour soutenir notre cause, pas un chiffre, CO2 et température n’apparaissent pas, et l’extrait du livre est sidérant, qui plus est relatif à la médecine, c’est donc pathologique !
    Bravo pour ce travail.

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  3. Il y a un moment où il faut quand arrêter avec cette courbe de Mann. Elle a été maintes fois reconstruite à posteriori par moult autres mesures et techniques. Votre capacité à ne pas évoluer est assez sidérante.

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    • Pedro : Que la courbe de Mann fût reconstruite à posteriori est autre chose.
      L’article pointe le mécanisme qui a fait de sa version originale un sentiment qui s’est répandu par les médias, et dont on n’a pas fini de s’étonner de l’importance que cela a pris.
      Il vous faut comprendre le texte ici.

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      • Rappelons l’objet du délit :

        Oui, allure confirmée ou pas, cela ne change rien aux mécanismes psychologiques et sociaux en jeu. Par contre, la morale de l’histoire est très différente selon que MBH98 est ou n’est pas une représentation acceptable de la réalité.

        Disons premièrement que si elle l’était, ce serait par pur hasard tant sa méthodologie est déficiente. MBH98 n’a aucune validité scientifique, le cas est réglé depuis longtemps.

        La question, importante, est de savoir si son allure est ou non confirmée. Une piste : impossible de trouver les données d’un seul proxy de la température (c’est à dire des données dont ou puisse démontrer qu’elles sont étroitement dépendantes de la température) qui ait de près ou de loin une ressemblance avec MBH98.

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    • On ne peut même pas rebondir sur « effectivement le chemin de la rédemption est long » puisque nous basons notre cause sur des faits.
      La rédemption, le rachat du genre humain par le christ, effectivement la cause du GIEC est religieuse.
      Mais courage, les faits sont têtus.

      L’original de cette maxime est encore plus adaptée au GIEC
      Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques.
      Et cerise sur le gâteau, original trouvé sur le site de Le Monde
      https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-48667.php

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  4. En 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé s’est retrouvée avec un rapport aux fesses pour la pandémie de H1N1. Merci le Conseil de l’Europe.

    Cliquer pour accéder à 20100604_H1N1pandemic_F.pdf

    [*Wolfgang Wogart.*] Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.

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    • je ne connaissais pas ce media mais il est tout à fait représentatif de la technique de la disqualification morale de ceux qu’ils critique sans apporter d’autres arguments que ceux dits d’autorité. Il nous fait une bonne pub sans le vouloir…

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    • A la fin de cet article figure la phrase : « La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence.  » Ah bon ? J’avais pourtant cru ressentir une sorte de matraquage omniprésent et quotidien….

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  5. @rpf
    La bave du crapaud…
    Écoutons Jean Bricmont :
    JB> Moi, je ne suis pas climatosceptique, mais je m’intéresse à cette affaire depuis des années, et je sais qu’il y a beaucoup de climatosceptiques dans la communauté scientifique. Plus qu’on ne le dit. Un certain nombre sont dans le placard — on revient à la question de la liberté d’expression. Pendant des années, j’ai essayé de faire se rencontrer les orthodoxes, c’est-à-dire les gens du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat), et les sceptiques. J’y suis arrivé une seule fois, ça s’est bien passé, les intervenants ne se sont pas étranglés. Ce que je trouve irritant, c’est qu’on traite les sceptiques de tous les noms et qu’on refuse de discuter avec eux.
    Quand je vais sur les sites sceptiques, je tombe sur des tas d’arguments. J’ai une certaine expérience des pseudo-sciences. J’ai eu un débat avec Jacques Benveniste, le gars qui a soi-disant découvert la mémoire de l’eau, ce qui justifiait l’homéopathie. C’était évident que c’était charlatanesque du début à la fin. Quand je lis ces gens sur les sites sceptiques, au contraire, le côté éventuellement charlatanesque ne me saute pas aux yeux, même si je reconnais ne pas être compétent. Je serais rassuré si je pouvais voir les orthodoxes et les sceptiques se confronter avec des graphes. Je suis perplexe. Qu’est-ce qui les motive, ces sceptiques? Ils ne sont pas tous payés par les industries fossiles, ce n’est pas vrai, certains sont des profs à la retraite. Ils ne font pas ça non plus pour le buzz, on ne leur donne aucune publicité, on les insulte, on les qualifie de négationnistes du climat, ça vole très bas. Ces gens ont peut-être tort, hein, mais ils sont convaincus. Si on regarde l’histoire des sciences, il existe quantité de sujets sur lesquels le consensus scientifique a évolué au cours du temps. La nature corpusculaire et ondulatoire de la lumière, la question du fixisme des espèces par rapport à l’évolution, le rôle du déterminisme génétique dans la formation des individus, la dérive des continents, l’interprétation de la mécanique quantique… Pour moi, le débat doit rester ouvert. Traiter ses contradicteurs comme des parias, je trouve ça malsain.

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    • Beaucoup de nous sont passés par une phase d’acceptation préalable du GIEC, et puis un jour quelque chose interpelle, on gratte un peu et assez rapidement on découvre des incohérences élémentaires.
      En ce qui me concerne, lycée technique, prépa technique, école d’ingénieur mécanicien. En 2025 quand j’ai entendu sur France Inter le GIEC revendiquer des prévisions au dixième de degré de température sur les 10 ans à venir, là j’ai gratté…
      Ce que je veux dire par là c’est qu’il ne faut pas être climatologue, ni même scientifique pour y voir clair, seulement de la rigueur de raisonnement qu’on peut acquérir de mille façons.
      C’est bien le sens de la récente intervention du député Taugourdeau:
      https://www.climato-realistes.fr/le-climato-realisme-entre-a-lassemblee-bravo-a-jean-charles-taugourdeau/

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      • En 2025 ?…Sinon il est certain qu’il y a un moment où une petite lumière rouge s’allume devant tant d’incoherence et d’exagération, qui vous alerte:  « on me prendrai pas pour un idiot utile par hasard?? »

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  6. Des créationistes auraient pu écrire exactement le même billet, depuis la « science officielle » jusqu’à l’ignoble ostracisme dont sont victimes les chercheurs ( « qui sont plus nombreux qu’on le croit, il y a d’ailleurs une pétition avec plus de 100 signataires ») jusqu’à l’aveuglement cocasse qui leur fait prendre comme exemple paradigmatique une assertion totalement fausse (la courbe de Mann qui serait « invalidée, tout le monde le sait et en convient »).

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    • Ah, enfin, vous êtes peut-être la perle rare qui va nous indiquer un lien vers des données de proxies qui confirmeraient la courbe en crosse de Mann. Non ? je me trompe encore une fois ?

      C’est curieux quand même que personne ne soit fichu de trouver un quelconque jeu de données qui réagisse comme il faudrait !!!

      Parce qu’en même temps, hein, qu’aucune donnée physique ne confirme la catastrophe en cours, ben, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire, au fond ? Qu’une catastrophe climatique est quelque chose de trop subtil, de trop éthéré pour imprimer sa marque où que ce soit dans la nature ?

      Pour mémoire, voilà à quoi ressemblent les données de proxies disponibles :

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      • « Ah, enfin, vous êtes peut-être la perle rare qui va nous indiquer un lien vers des données de proxies qui confirmeraient la courbe en crosse de Mann. Non ? je me trompe encore une fois ? »

        C’est vrai quoi, à quoi bon s’embêter avec les revues à comité de lecture alors qu’il suffit de demander leur avis aux gens sur internet en leur donnant un lien vers les « proxies » ?

        De votre côté, serez-vous la perle rare indiquant que la « courbe de Mann » serait invalidée, publications scientifiques à l’appui ?

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      • On pourrait écrire un roman sur votre courte réponse. Par conséquent, je serai très bref.

        Je vous demande l’heure (juste un jeu de données d’observations compatible avec la courbe de Mann) et vous me répondez : où est le papier revu par les pairs démontrant que midi n’est pas à 14h ?

        Enfin, merci à vous quand même pour cette nouvelle démonstration : les observations du RCA reposent sur du vent.

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      • Vu comme cela, on peut effectivement résumer cette question à l’alternative suivante : revoir le processus de construction de la science moderne (comme vous le proposez) ou tenir pour valide la courbe de Mann.

        Merci pour cette nouvelle illustration du vide sidéral sur lequel repose le « climato-réalisme ».

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      • Vous êtes décidément intéressant. La science a toujours fonctionné sur les mêmes principes. Une théorie, si belle soit-elle, doit se confronter aux observations. Si elle échoue, on l’abandonne ou on la corrige. Refuser cette confrontation, c’est tomber dans la pseudo-science. Je suppose que c’est ce que vous entendez par science moderne. C’est en effet une tendance chez les climatologues à limiter l’exigence, même pas à une cohérence interne mais, à un discours cohérent d’apparence.

        Maintenant, si vous tenez aux réfutations formelles, vous trouverez une bibliographie dans l’intéressant article indiqué par tikilgs ci-dessus :
        https://tinyurl.com/v7shl4a

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      • Bien. Étudions donc le contenu de votre lien et plus précisément la partie 4, consacrée à la critique des travaux de Mann (1999, il faut le préciser car Mann et ses collègues ont publiés un peu plus – mais vraiment un tout petit peu plus – d’articles sur le sujet que les divinités du lieu comme Gervais ou Courtillot) en se basant sur les sources suivantes :
        – deux articles publiés dans des revues scientifiques (McIntyre et MacKitrick, 2003 et 2005). Ce n’est pas une surprise, ces deux références tournent en boucles sur les sites « climato-réalistes ». Rappelons que les critiques formulées portent sur la méthodologie statistique et qu’aucun des auteurs
        – Sarkar et al 2011 (ça sonne comme une référence à une publication mais aucune précision n’est donnée. Je ne sais pas)
        – un certain « Pont 2019 » (cela sonne aussi comme une référence d’article mais l’hyperlien renvoi à une « lettre d’information », pas du tout à un article scientifique…)

        Il affirme ensuite que l’académie des sciences américaine a invalidé les résultats de Mann. Je cite : « Finalement l’Académie des Sciences confia un audit à une équipe de statisticiens indépendants, Wegman et al. (2006) qui confirmèrent le non fondé de la courbe en crosse de hockey MBH99, fer de lance du GIEC ».
        Mais que dit au juste cet « audit » ? Ceci :
        « As part of their statistical methods, Mann et al. used a type of principal component analysis that tends to bias the shape of the reconstructions. A description of this effect is given in Chapter 9. In practice, this method, though not recommended, does not appear to unduly influence reconstructions of hemispheric mean temperature; […]” (p 113)
        Vous avez un étrange rapport à la réalité vous autres les « climato-réalistes ».
        Accessoirement, il est difficile de s »appuyer à la fois sur McIntyre/McKitrick et le rapport de Wegman. Les deux ne se cumulent pas puisque le second contredit le premier.

        Il cite ensuite Loehle (2007), figure à l’appui. La figure en question ne ressemble pas à celle de Mann. L’auteur (du billet, pas Loehle) veut manifestement en conclure que cela contredit Mann. Hum..

        Ensuite, l’auteur de ce billet ajoute que même le GIEC lui-même admet que la courbe de Mann n’est pas valide car il ne la reprend plus. En fait, si il la reprend, il en reprend même deux, mais comme ce n’est pas la même figure que dans le rapport de 2007 alors c’est forcément un aveu de la fausseté de la précédente. Ce passage est franchement comique (et j’invite ceux qui pensent que je caricature à aller lire le passage original).

        L’auteur cite ensuite d’Aleo 2011, ce qui sonne (encore) comme un article scientifique mais non, ce n’en est toujours pas un, c’est un extrait d’un livre.

        C’est donc ce que vous appelez « une bibliographie » pour « une réfutation formelle ». Comment vous dire…

        Sinon, qu’avons nous en soutien à la « cross de hockey » ? Quelques exemples parmi d’autres (et en excluant les multiples autres articles de Mann, en particulier ceux de 2008 et 2009, ) :

        D’Arrigo R. et al On the long-term context for late twentieth century warming. J. Geophys. Res. Atmos. (2006)
        Moberg A. et al Highly variable Northern Hemisphere temperatures reconstructed from low- and high-resolution proxy data. Nature (2005)
        Juckes M. N. et al Millennial temperature reconstruction intercomparison and evaluation. Clim. Past,(2007)
        Hegerl G. C. et al. Detection of human influence on a new, validated 1500-year temperature reconstruction. J. Clim. (2007)
        Christiansen and Ljungqvist Reconstruction of the extratropical NH mean temperature over the last millennium with a method that preserves low-frequency variability. J. Clim. (2011)
        Ahmed, M. et al. Continental-scale temperature variability during the past two millennia. Nature Geoscience (2013)
        Neukom, R et al. Consistent multidecadal variability in global temperatures reconstructions and simulations over the Common Era. Nature Geoscience (2019)

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      • Bon, je vais commencer par vous préciser que je ne suis pas un climato-réaliste ni climato-quoi-que-ce-soit d’ailleurs, je n’engage que moi.

        Parce que vous semblez plus priser le petit jeu des références que la logique des démonstrations, j’ai repris ce lien dont la bibliographie comprend notamment McIntyre et Loehle. Ces deux sont largement suffisants pour invalider MBH98. L’un démontant la cuisine de Mann et l’autre montrant ce que l’on tire des proxies avec une vraie méthode.

        Je ne vais pas faire le tour de vos prétendus soutiens à la crosse de Mann (bien que je sois assez tenté par une revue de détail de l’un ou l’autre) mais je me contenterai de rappeler un épisode éclairant.

        Un des problèmes du travail de Mann est sa méthode de pondération des proxies qui produit des crosses même avec des données aléatoires. L’utilisation de séries détrendées permet en principe d’éviter ce comportement. Ainsi, Gergis 2013 prétendait utiliser cette méthode et produire malgré tout une crosse. C’eût été un vrai soutien au mythe de la crosse si un certain Jean Sibelius n’avait pas découvert le pot aux roses. Gergis ne faisait que prétendre mais n’appliquait pas la méthode. La rétractation de son papier a suivi.

        Si je vous ai demandé un lien vers des données de proxies compatibles avec MBH98, c’est pour bien montrer à tout le monde que de telles données n’existent pas. La crosse est un mythe. Ceux qui prétendent en produire utilisent systématiquement l’un ou l’autre artifice. Ils ne manquent pas, le plus courant étant d’introduire plus ou moins clandestinement des données instrumentales dans les reconstructions.

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      • Ah, et pendant que j’y suis. On prétend souvent que les hautes latitudes nord se réchauffent particulièrement. On prétend aussi que les dendros des mêmes latitudes présentent des faiblesses à partir des années 1960. Apparemment, on prétend beaucoup de choses bizarres dans le domaine du climat :

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      • Les « réfutations » de M&M sont tellement convaincantes et définitives qu’elles ont été contredites par l’étude de Wegman et al. (entre autre), étude menée – et le lien que vous m’avez conseillé insiste beaucoup la dessus – par l’académie américaine elle-même. Votre conclusion est que cela suffit pour démonter (?) la cuisine de Mann. Et que couplée cela avec un autre étude qui ne va pas dans le même sens suffit à prouver que cette courbe ne vaut rien et tout le monde devrait le savoir etc.

        D’un côté des critiques elles même réfutées et une étude isolée qui donne des résultat différents.
        De l’autre la courbe de Mann, validée par l’étude de l’académie des science américaine et dont les résultats ont en vingt ans été reproduits par de multiples autres équipes (mis il est vrai que pour vous cette réplication, pourtant cruciale en sciences, ne relève jamais que d’un « petit jeu de références ») .
        Vous avez raison, la conclusion logique s’impose d’elle même : la courbe de Mann est invalidée et tout le monde en convient et le sait. C’est admis. Un point c’est tout. C’est une « logique de démonstration » imparable

        Mais j »oubliais : vous n’avez pas un lien vers les « proxys » de cette études d’il y a vingt ans. Vous avez tellement d’arguments percutants et définitifs, j’ai failli oublier celui-là.

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      • Oui, mea culpa, c’est une confusion de ma part entre le rapport de l’académie américaine des sciences. À ma décharge l’erreur est dans « l’intéressant article » que m’a opposé un contradicteur.

        Donc dans mes messages il faut remplacer « Wegman 2016 » par « NAS 2016 ».

        Au fait, j’en profite, pour quelle raison privilégiez-vous Wegman et al. à l’analyse de l’académie américaine des sciences ?

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      • Bugul Noz,
        La confusion des sources est un risque majeur de la scolastique. La méthode MBH98 est invalidée par MM dont l’article n’a pas été réfuté. Confusion ou pas confusion.

        Bon, je sais bien que cette scolastique est fort prisée des climatologues mais je vous propose d’en revenir à la science.

        Par exemple, l’épisode Gergis (vous n’en dites rien) constitue probablement la plus élégante invalidation des fameuses crosses. Pas seulement celles de Mann mais également de toutes celles qui suivent.

        Et puis, je le rappelle une nouvelle fois parce que c’est évidemment l’essentiel :

        Aucune variable physique ou biologique ne confirme une évolution des températures en forme de crosse de hockey.

        Après, il y a la cuisine mais la cuisine est la cuisine et la science, la science.

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      • Point n’est utile d’invoquer la scholastique, c’est bien plus simple que cela : la médiocrité est contagieuse et je n’ai pas été assez rigoureux et suspicieux en lisant « l’intéressant » (selon votre terme) billet de blog auquel vous m’avez renvoyé.

        Je ne sais pas trop ce que vous appelez « invalidé ». Si M&M concluent que la courbe de Mann est une supercherie alors qu’un groupe d’experts réunis par l’académie américaine des sciences déclare le contraire l’année suivante ce n’est pas une invalidation ? Bon si vous voulez, convenons que l’étude de M&M est parfaitement valide mais que ses conclusions sont complètement fausses.

        Concernant « l’épisode Gergis » vous me reprochez de n’en rien dire et c’est parfaitement exact. Mais à quoi suis-je censé réagir ? Vos propos sur le sujet sont plus que sibyllins (vous avez sans doute vos raisons). Je ne suis ni medium ni enclin à chercher ce que vous avez bien du vouloir dire. S’il s’agit d’un argument génial, élégant et définitivement irréfutable c’est dommage de ne pas l’exposer clairement mais c’est votre problème, pas le mien.

        « Et puis, je le rappelle une nouvelle fois parce que c’est évidemment l’essentiel : Aucune variable physique ou biologique ne confirme une évolution des températures en forme de crosse de hockey.
        Après, il y a la cuisine mais la cuisine est la cuisine et la science, la science. » Je rappellerai pour ma part une chose essentielle (mais cruelle) : la science ne se fait pas dans les blogs mais dans les revues scientifiques avec évaluation par les confrères.

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      • MM ne concluent pas que MBH98 est une supercherie mais démontrent que l’allure de la courbe obtenue par Mann est un artefact de la méthode. Votre allusion à l’académie n’a donc aucun sens.

        Pour ce qui est de Gergis, je ne crois pas avoir été particulièrement sibyllin. Votre incompréhension montre juste que vous ne connaissez pas le sujet des reconstructions paléoclimatiques et que vos compétences se limitent à la scolastique.

        Je rappellerai pour ma part une chose essentielle (mais cruelle) : la science ne se fait pas dans les blogs mais dans les revues scientifiques avec évaluation par les confrères.

        Vous ne rappelez rien du tout parce que la science ne se fait pas dans les revues scientifiques. Encore la scolastique ! S’il faut choisir un lieu, ce serait plutôt les labos. Cela dit, et justement dans le cas Gergis, l’affaire a éclaté dans les commentaires d’un blog. Ce n’est certainement pas une bonne chose mais quand le public est confronté à une pseudo-science, c’est ce qui se arrive.

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  7. Selon le Giec et les alarmistes, LE problème serait le CO2 anthropique qui va conduire à une catastrophe climatique sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
    Voyons un peu ce qu’il en est.

    référence: https://ecbi.org/index.php
    source des données: https://ecbi.org/sites/default/files/Measuring%20progress%20to%20a%20temperature%20goal.pdf

    On parle d’un Think Tank de l’Université d’Oxford ici, soit le Oxford Climate Policy, et non pas d’un quelconque blog ou page facebook.

    Je cite le passage qui servira à mes calculs et M. Rittaud pourra évidemment me corriger au besoin:

    ‘ The impacts of carbon dioxide (CO2) emissions on global temperature are relatively simple. Every tonne of CO2 emitted causes 0.45 (±0.23) trillionths of a degree Celsius of warming (a factor known as the TCRE).’

    Cette donnée apparaît en fait dans une des rapports du Giec (AR5, en 2014).

    On suppose ici que la relation entre augmentation de température et quantité de CO2 émis est linéaire.

    La France a émis (2018) quelque 303 MT (millions de tonnes) de CO2. Imaginons que la France parvienne dès maintenant à atteindre le ‘net zero emission’ , un objectif qui provoquerait un cataclysme incommensurable . Voyons alors quelle serait l’effet sur la température dite ‘globale’ ou ‘moyenne’:

    1 Tonne de CO2 provoque une augmentation de 0,45 x 10^-12 degré Centigrade.

    303 x 10^6 Tonnes donnera donc une augmentation de température de:

    303 x 10^6 x 0,45 x 10^-12 = 136,35 x 10^-6 = 0,000136 degré centigrade

    CONCLUSION: selon les données du Giec, en ramenant la France à un niveau de vie moyen-âgeux et même pire, on parviendrait à réduire la température moyenne du Globe de 136 millionnième de degré.

    Mais comme disait le Président Macron, la France a le devoir de donner l’exemple.

    Remarque: si la Planète atteignait dès maintenant le ‘net zero emission’, la diminution de la température serait de 0,019 C, soit deux centièmes de degrés centigrade…

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  8. Merci Phi. Enfin quelqu’un reprend et explique la fonction detrend que l’on trouve sur les graphiques WForTrees comme celui qui figure sur la 1ère page du site d’Alain PREAT donné par Tilkigs ci-dessus.

    Vous dites « Un des problèmes du travail de Mann est sa méthode de pondération des proxies qui produit des crosses même avec des données aléatoires. L’utilisation de séries détrendées permet en principe d’éviter ce comportement. Ainsi, Gergis 2013 prétendait utiliser cette méthode et produire malgré tout une crosse. C’eût été un vrai soutien au mythe de la crosse si un certain Jean Sibelius n’avait pas découvert le pot aux roses. Gergis ne faisait que prétendre mais n’appliquait pas la méthode. La rétractation de son papier a suivi. »

    Je n’avais pas bien compris les explications de Gergis car je ne suis ni matheux ni physicien mais grâce à Paul Aubrin, dans divers fils de MM&M :
    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/11/02/le-sexe-des-anges/#comment-15801 et ici https://tinyurl.com/yyepua8t
    J’ai tenté une synthèse ici RETOUR SUR UNE COURBE T HUG https://tinyurl.com/y74fqfxo et sur les 4 séries classiques, et aussi les séries retrouvées par Paul Aubrin sur les T des deux hémisphères : WFTr 2 HEMISPH https://tinyurl.com/y3qdw5kz

    Le site Wood For Trees permet facilement de « détrender » et de normaliser les séries de données d’ANOMALIES de T comme de CO2, c’est-à-dire qu’il enlève les caractères non linéaires (volume de T des thermomètres Hg) ou carré (énergie cinétique : Mmol*U^2) des valeurs, ce qui permet de faire des moyennes ayant un sens raisonnable. Avec des nombres, les moyennes sont toujours possibles mais quand ces nombres sont des grandeurs physiques ce n’est pas la même chose. il y a la notion d’entropie qui n’est pas de la chaleur mais une part de l’énergie cinétique devenue non échangeable.

    Le résultat c’est que nous sommes dans une période de refroidissement climatique, et non de réchauffement, ce qui explique l’augmentation dramatique de la mortalité hivernale en France depuis ~10 ans, comme le hiatus des températures en Europe signalé sur Notrikszone, qui serait plutôt une baisse réelle, comme on peut le voir sur ces nouveaux graphiques. Cela avait été prévu, je le rappelle depuis les années 70 (Leona LIBBY) après l’optimum thermique de la fin du 20e siècle, l’entrée dans la phase froide d’un cycle solaire de ~180 ans (SUESS ? Charvatova).

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    • Je ne pense pas que l’on puisse dire que nous sommes dans une période de refroidissement climatique. Au-delà des variations à courts et moyens termes, l’évolution est encore bien dans la ligne de la récupération du LIA. Cela dit, les températures hivernales sur l’Europe sont bien en baisse depuis 30 ans mais la tendance est faible.

      Sinon, oui, l’utilisation de séries détrendées dans la sélection, la pondération et le calibrage est nécessaire pour pouvoir interpréter convenablement les proxies. Cette technique est également indispensable pour calibrer les températures troposphériques quand on veut les comparer à celles de la surface. C’est malheureusement rarement pratiqué.

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      • Pour dire que nous sommes encore dans la phase de réchauffement due à la sortie du LIA vous vous basez sur des données non « détrendées » (non linéarisées serait peut-être plus euphonique et plus juste). Ces données un peu anciennes qui peuvent souvent trop témérairement remonter jusqu’à 1850 sans aucune garantie de représentativité ont été prouvées totalement inutilisables, même pour la France et pour le seul 20e siècle par HELLER : https://tinyurl.com/y9l578kl .

        Donc, nous n’avons aucune histoire de la température thermométrique fiable depuis le début du 19e siècle (Dalton) ni pour la France ni, a fortiori, pour la planète. Par contre, depuis l’ère satellitaire, ~1960 plusieurs séries existent comme celles utilisées par Paul Aubrin, et il suffit de linéariser les données (détrender) pour voir, à partir de 2004-5, apparaitre une tendance à la baisse des moyennes d’indices de températures dites globales ou par hémisphère.
        Je tiens à rappeler les prévisions bien connues sur skyfall de Leona Libby en 1979, encore une fois révélées par Heller (sous le nom de Goddard à l’époque) : https://tinyurl.com/y76ouj5w traduites par Marot en 2011. C’est bien ce qui se réalise à mon humble avis depuis une quinzaine d’années.

        Je termine en rappelant le travail de Kitagawa en 1993-95 https://tinyurl.com/y8pspyx4 et sa révélation par Lüning et Vahrenholt (climato-réalistes allemands) https://tinyurl.com/ybfx2v3t et mon analyse : https://tinyurl.com/yct9ktm2 . Il n’y a pas d’effet de serre des ni de réchauffement qui lui soit dû parce que leurs variations rapides dans l’atmosphère SUIVENT toujours et ne précèdent JAMAIS celles de la température, ce qui est rédhibitoire pour une causalité. Par contre, la variation de la fraction 13CO2 dans le CO2 atmosphérique comme dans celui de la cellulose ou du CO3Ca d’origine biogène, constitue un thermomètre historique tout à fait précis et fiable.

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      • Pour dire que nous sommes encore dans la phase de réchauffement due à la sortie du LIA vous vous basez sur des données non « détrendées » (non linéarisées serait peut-être plus euphonique et plus juste). Ces données un peu anciennes qui peuvent souvent trop témérairement remonter jusqu’à 1850 sans aucune garantie de représentativité ont été prouvées totalement inutilisables, même pour la France et pour le seul 20e siècle par HELLER : https://tinyurl.com/y9l578kl .

        Donc, nous n’avons aucune histoire de la température thermométrique fiable depuis le début du 19e siècle (Dalton) ni pour la France ni, a fortiori, pour la planète. Par contre, depuis l’ère satellitaire, ~1960 plusieurs séries existent comme celles utilisées par Paul Aubrin, et il suffit de linéariser les données (détrender) pour voir, à partir de 2004-5, apparaitre une tendance à la baisse des moyennes d’indices de températures dites globales ou par hémisphère.
        Je tiens à rappeler les prévisions bien connues sur skyfall de Leona Libby en 1979, encore une fois révélées par Heller (sous le nom de Goddard à l’époque) : https://tinyurl.com/y76ouj5w traduites par Marot en 2011. C’est bien ce qui se réalise à mon humble avis depuis une quinzaine d’années.

        Je termine en rappelant le travail de Kitagawa en 1993-95 https://tinyurl.com/y8pspyx4 et sa révélation par Lüning et Vahrenholt (climato-réalistes allemands) https://tinyurl.com/ybfx2v3t et mon analyse : https://tinyurl.com/yct9ktm2 . Il n’y a pas d’effet de serre des gaz ni de réchauffement qui lui soit dû parce que les variations rapides de leurs teneurs dans l’atmosphère SUIVENT toujours et ne précèdent JAMAIS celles de la température, ce qui est rédhibitoire pour une causalité putative. Par contre, la variation de la fraction 13CO2 dans le CO2 atmosphérique ou aquatique, comme dans celui de la cellulose ou du CO3Ca d’origine biogène, constitue un thermomètre historique tout à fait précis et fiable.

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    • MichelLN35,

      Vous m’avez peut-être mal compris. Quand je dis qu’il est nécessaire de détrender les séries, c’est évidemment uniquement pour les étapes de sélection, pondération et calibrage. Pour le dire autrement, il est important d’éviter l’utilisation des basses fréquences dans ces opérations.

      Il y a deux raisons pour cela. La première est que cette pratique permet d’éviter que des séries qui n’ont pas ou peu de lien avec la température mais juste une parenté dans les basses fréquences ne polluent les résultats en abaissant drastiquement la variance de la reconstruction en dehors de la zone de sélection.

      La seconde raison est que l’on sait que les séries de températures instrumentales ont un problème potentiel avec les basses fréquences. Utiliser ces basses fréquences dans la sélection pourrait donc avoir en plus l’effet d’éliminer les proxies de qualité non biaisés au profit de séries plus ou moins aléatoires.

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  9. Raison et intuition ? Ne serait-ce pas la un a-priori dénoncé ?

    Vous prononcez le mot clef pour mieux passé à côté : la morale.
    Dommage quand on évoque Kant.

    Hétéronomie de la volonté : détermination de la volonté par des influences extérieures, notamment des règles sociales. L’hétéronomie de la volonté s’oppose, pour Kant, à l’action morale authentique.

    Peguy disait de la morale de Kant qu’elle à des mains pure, mais qu’elle n’a pas de mains. Le rapport avec la science ? les objets sont défini par les conditions de l’expérience et les conditions de l’expérience sont fixé par le sujet. Kant encore et toujours.

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