S’il vous plaît, dites à la France qu’il n’y a pas d’urgence climatique !

Ma présentation à l’après-midi organisée au Parlement européen de Bruxelles mercredi 20 novembre, aimablement traduite en français (ça fait bizarre) par fm06. La présentation comportait deux parties distinctes. Voici aujourd’hui la première partie, sur la politique énergétique de la France.

Il n’y a pas d’urgence climatique. Et pourtant, la France à elle toute seule va tout de même sauver la planète.

La France a organisé à Paris en 2015 la COP21 au cours de laquelle l’accord de Paris a été approuvé. Ce n’était qu’un début : la France est à présent aux avant-postes de la lutte contre un faux problème. La diplomatie du climat est à la France ce que la diplomatie du sport est au Qatar : un levier d’influence. Le climat n’était pas un thème important lors de la dernière campagne présidentielle. Emmanuel Macron n’en a pas beaucoup parlé à ce moment-là, mais une fois élu les choses ont changé. Par exemple, le Président a lancé le « one planet summit », qui fournit une nouvelle occasion de se montrer vertueux et de dépenser l’argent des contribuables en réunions autour du monde : Paris en 2017, New-York en 2018, Nairobi en 2019.  En 2020 ce sera en Polynésie française.

À présent, de même que les Allemands ont leur Energiewende, nous avons notre transition énergétique. L’ambition de la France dans ce domaine a été établie par la Programmation pluriannuelle de l’énergie, PPE, qui constitue la stratégie de notre pays pour l’énergie et le climat. C’est un plan en retard d’une guerre, incapable de reconnaître les échecs répétés que ce type de stratégie a connus autour du monde, dans tous des pays qui l’ont déjà tentée. Mais c’est même encore pire que ça. Ce plan semble avoir été spécifiquement conçu pour nous tirer une balle dans le pied. La présentation de la PPE commence ainsi :

Je ne suis pas d’accord avec grand chose de tout cela, mais prenons ce propos comme hypothèse. C’est  leur propre hypothèse. Celle-ci devrait bien entendu mener principalement à une réduction de la consommation d’énergie fossile. Pourtant, deux pages plus loin dans le même document, l’un des principaux objectifs est ainsi présenté

Le chiffre important ici est la part actuelle de l’énergie nucléaire dans le mix électrique français : 71%.  Comme vous le savez l’énergie nucléaire est considérée comme une source à zéro émission. En conséquence, la réduire à 50% ne réduira pas du tout les émissions de carbone puisqu’on ne peut mathématiquement pas émettre moins que rien. Hélas, de nos jours l’ignorance domine. Un sondage récent a montré que 69% des Français pensent que le nucléaire émet du CO2 et donc contribue en partie au dérèglement du climat.

En dehors de cette ignorance crasse entretenue par les dirigeants, le fait demeure : même selon les propres critères du GIEC, la plus grande partie de la stratégie énergétique française n’a aucun sens. En France, on aime dire que notre pays a, sur tous les sujets, « une responsabilité particulière ». Ne me demandez pas pourquoi : c’est comme ça. La France doit donc montrer l’exemple. Il est certain que lorsque les autres pays verront ce que nous faisons, ils feront pareil.

La faille dans ce raisonnement, son arrogance mise à part, c’est qu’en ce qui concerne les émissions de CO2 la France est déjà en avance parmi les pays développés grâce à ses centrales nucléaires.  La France émet par habitant deux fois moins que l’Allemagne ou le Japon et trois fois moins que les Etats-Unis.  Pourtant, l’exemple français n’est pas suivi par les autres. Les autres pays se moquent bien de ce que fait la France. Comment est-ce possible ?

Pour rendre la transition énergétique plus populaire, le gouvernement a lancé voici quelques semaines la Convention citoyenne pour le climat, une assemblée de 150 citoyens tirés au sort, pour débattre des meilleures voies d’avenir. La mission officielle de cette assemblée est de « définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ». Un tel objectif est tout simplement impossible à atteindre sans une baisse dramatique de notre niveau de vie.

Permettez-moi de le répéter : le débat organisé pour la Convention ne porte pas sur l’utilité de la transition énergétique. Sa seule question est « comment pourrions-nous accélérer ? » Son garant est un pur activiste écologiste, un réalisateur de cinéma qui n’a pas la moindre qualification ni en climatologie, ni géologie ni en toute autre science. Ni en politique. Ni en gestion.

Cela n’a rien à voir avec la démocratie. C’est plutôt un village Potemkine.

Mais personne ne s’y intéresse. Bien sûr, vous entendrez quelques voix s’élever pour contester l’idée que 150 citoyens non élus puissent diriger le pays à la place de nos représentant élus. Mais personne ne va plus loin, personne n’exprime d’inquiétude sur la partialité de la question posée à la Convention.

En France, on ne trouve pas un seul parti politique significatif prêt à mettre en doute la nécessité affirmée d’une transition énergétique, sans parler du soi-disant consensus sur le climat. Pendant la dernière campagne présidentielle, le slogan creux « l’énergie qui pollue le moins c’est celle qu’on ne consomme pas » est apparue dans les manifestes de la plupart des candidats, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. 

Dans les médias le même phénomène se produit. En-dehors d’un magazine de droite, il n’y a tout simplement aucun média significatif prêt à entendre des vues discordantes sur le climat, l’énergie ou les questions écologiques.

Dans les écoles, l’alarmisme écologiques est partout dans les programmes. On le trouve même dans les programmes d’histoire de l’art des élèves où on peut lire cette intéressante perle : « Art, énergie, climatologie et développement durable ». Ce n’est malheureusement pas un gag. À présent, un projet de loi est en débat à l’Assemblée nationale, qui vise à rendre le climat et l’écologisme obligatoires à tous les niveaux universitaires, quelle que soit la spécialité.

La situation est tellement difficile que beaucoup de scientifiques réputés, ainsi que de politiciens de haut niveau ont peur de s’exprimer ouvertement. Plusieurs d’entre eux m’ont écrit pour m’encourager, tout en s’excusant de ne pouvoir faire plus.

Il y a deux ans, une enquête a été faite par un bureau d’études officiel pour évaluer l’affirmation fréquente dans notre pays, selon laquelle Emmanuel Macron est le « président des riches ». Une partie de cette étude concernait la fiscalité écologique. Le principal graphique était frappant : il montrait très clairement que les plus pauvres allaient devoir payer beaucoup plus que les plus aisés pour sauver la planète. Personne n’a relevé ce point. Rétrospectivement, on peut raisonnablement considérer que c’était un signe avant-coureur des manifestations des Gilets Jaunes.

Le pays l’a oublié maintenant, car les gilets-jaunes sont devenus un groupe amorphe sans objectifs précis, mais le tout début des manifestations était dirigé contre l’augmentation de la taxe carbone. Son annulation est le principal succès des Gilets Jaunes, avec leur merveilleux et évocateur mot d’ordre : « l’élite a peur de la fin du monde ; nous avons peur de la fin du mois ».

Le climato-réalisme a un potentiel important parmi les gens ordinaires. Malgré la propagande constante sur la soi-disant « crise climatique », les sondages répètent qu’au moins un Français sur trois ne croit pas au discours sur le climat. De même, l’opposition aux champs d’éoliennes devient de plus en plus importante, en particulier dans les campagnes. Les gens sont de plus en plus conscients des coûts énormes associés à la transition énergétique.

Un argument inattendu est aussi avancé pour refuser les champs d’éoliennes : la protection des paysages. Il y beaucoup de choses à reprocher à mon pays, mais il a pour atout d’offrir un cadre de vie magnifique, et nos citoyens sont conscients de cette chance qu’ils ont. Au-delà des problèmes économiques et de l’utilité de la transition énergétique, les gens veulent simplement protéger leurs paysages. Une perspective typiquement française.

36 réflexions au sujet de « S’il vous plaît, dites à la France qu’il n’y a pas d’urgence climatique ! »

  1. Ce que j’entends le plus souvent quand j’en discute c’est : « c’est intéressant ce que tu nous dis mais ça ne peut pas être vrai car nos scientifiques et nos dirigeants ne sont quand même pas si fous que ça »
    Il faut croire que plus c’est gros plus ça passe…
    La question est : quelle sera l’effet de cette démarche auprès des autorités européennes ? Y a-t-il eu quelques contacts intéressants qui puissent nous laisser penser que la graine du doute a pu germer dans leurs esprits ?

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    • Il faut continuer à dire la vérité.
      Les autorités européennes, sans autre projet enthousiasmant que l’annonce d’une menace imminente, diffuse et taxable, s’accrocheront à cet outil fédérateur sans qu’aucune personnalité n’ose rompre le sortilège. Ils tordent un ressort dont la tension s’exerce dans la société civile, tension qui se libère pour l’instant ponctuellement -les gilets jaunes et le prix du carburant-, n’entendent pas l’avertissement que cela constitue, et se reposent aveuglément sur « les scientifiques » pour maintenir leur cap.

      Dans la société civile, il n’y aura pas de prise de conscience préalable, mais confrontation soudaine à la réalité, à l’occasion d’une taxe de trop, ou du prix de l’électricité dans quelques années, ou les coupures régionales pour délestages, ou contraintes réglementaires devenues insupportables.
      Les réactions se feront sur le mode passionné. Si, à ces occasions, les peuples se mettaient à découvrir, par exemple, les mécanismes du système bancaire, ou l’état de la science climatique, ou le fonctionnement de la politique européenne, la réaction sera à la hauteur des mensonges accumulés.
      Il nous faut continuer à dire cela.

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      • vous connaissez la vérité vous?
        et comme vous ne la connaissez pas, votre opinion est certes recevable, mais pas plus que celle de nos ennemis.
        On se doit donc d’appliquer la méthode Shaddock,
        et puis pensez aux enfants bon sang….

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  2. La rationalité n’est pas efficace contre les croyances. Il faut de gros slogans buzzables! Macron on t’a menti! Ils te mentent Macron. La France jette un pognon de dingue , votre pognon, pour rien. La France vous pique des dizaines de milliards pour rien. Rien Vraiment rien….

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  3. Même si nous n’avions pas de problème avec le climat ,la transition énergétique resterait une nécessité . Continuer ,paresseusement, à cramer tout le pétrole disponible comme si de rien n’était , cela conduira à une situation chaotique et ingérable sur le plan social. Plus on attend pour sortir de notre dépendance aux hydrocarbures , plus la transition se fera de façon subie , abrupte et douloureuse . Je vous rappelle que l’AIE annonce une pénurie dés 2025. Peut-être est-elle trop pessimiste , mais ce qui est certain, c’est que nous n’avons pas 20 années de pétrole bon marché devant nous.

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    • Ne vous en faites pas … on sait fabriquer du pétrole à partir du charbon pour bien moins cher que les renouvelables, et on a plusieurs siècles de réserve de charbon ! Le peak-oil est un faux problème.
      NB: L’Allemagne, privée de l’accès aux puits de pétrole, a utilisé la synthèse de pétrole à partir du charbon durant la dernière guerre. Plus près de nous, l’Afrique du Sud y a également eu recours pour cause de blocus dû à l’apatheid, et je crois que les chinois développent également la filière !

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    • N’importe quoi la prévision à 2025, googlé donc « recherche pétrolière ».
      Le pétrole c’est comme le silex à l’âge de pierre, on n’est pas passé à l’âge de fer parce que on manquait de cailloux mais parce que on a trouvé mieux.

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    • C’est vraiment la tarte à la crème cet argument. Tous les 10 ans il reste 50 ans de réserve. Quand ça tombe en dessous on re-prospecte et on en retrouve autant qu’on en veut. Pauvre tolnus il est temps de vous ouvrir à d’autre sources d’information que Castor Junior et la Marmotte Enneigée.

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      • Extrait du ceriscope, PUBLICATION SCIENTIFIQUE EN LIGNE DU CENTRE D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES INTERNATIONALES (CERI)
        RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC L’ATELIER DE CARTOGRAPHIE DE SCIENCES PO.
        http://ceriscope.sciences-po.fr/environnement/content/part2/la-fin-du-petrole-mythe-ou-realite?page=show

        LA FIN DU PÉTROLE : MYTHE OU RÉALITÉ ?
        Ressource épuisable, le pétrole n’a jamais été produit en aussi grande quantité (…) et ses réserves n’ont jamais été aussi grandes avec 1 650 milliards de barils, soit plus de cinquante ans de production actuelle (BP 2014). Pour comprendre cet apparent paradoxe, il importe d’adopter une approche pluridisciplinaire des questions pétrolières mêlant économie, politique et géologie. Restreindre la réflexion à une seule de ces disciplines, comme c’est malheureusement souvent le cas, conduit à une impasse intellectuelle, porteuse d’analyses erronées débouchant sur des conclusions potentiellement dangereuses lorsqu’elles deviennent prescriptives d’actions politiques.

        Merci à Luc ayant été le premier à citer cet article : https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/11/26/sil-vous-plait-dites-a-la-france-quil-ny-a-pas-durgence-climatique/#comment-16213

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      • je réponds à Jean Davy:

        Votre article de Science Po est bien, mais comme Tolnus, il nie la réalité (physique) que le temps qu’il fallu pour produire ce fameux fossile qui est devenu la pierre angulaire de l’économie, peut être raccourci, c’est tout l’objet des recherches (privées) des pétroliers dont nous voyons apparaître les résultats:

        https://news.exxonmobil.com/press-release/exxonmobil-and-synthetic-genomics-algae-biofuels-program-targets-10000-barrels-day-202

        Total n’a pas encore fait la sienne mais elle est forcément au programme.

        Sans même travailler dans le secteur énergétique, je sais que les premiers à demander ce pétrole vert et non plus fossile est le secteur aéronautique.

        Allez demandez à Airbus si parmi toutes de leurs ambitions, il n’y a pas celle de pouvoir enfin accueillir Greta à bord d’un avion à pétrole vert.

        Ce sera l’occase d’un super coup de comm que je sens venir, comme le nez au milieu de la figure. Il faut juste attendre encore un peu.

        Quant à Tolnus, s’il est convaincu d’avoir raison, il peut toujours aller dans les rues à Wall Street prêcher la fin prochaine d’Exxon.

        « Exxon fin du pétrole, vendez, je suis ingénieur climatique, je vous dis »

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      • Ce qui est sure c’est que cette manne pétrolière s’éteindra un jour ou l’autre et on se demande si tout ce cirque autour du CO2 n’est pas simplement fait pour préparer cet ultime échéance…

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  4. « Plus d’1 français sur 3 ne croit pas au discours climatique ». Que cela sous-entend-t-il exactement ? Il me semble que les français dans leur immense majorité croient au rca, mais simplement ils souhaitent continuer à vivre librement et la voiture thermique reste l’outil de liberté principal qui permet d’aller passer le we chez bonne-maman, les vacances à la mer ou la montagne, et l’avion le meilleur moyen pour se rendre à Barcelone ou Venise pour un week-end touristique prolongé.

    En ce qui concerne les éoliennes, le problème est que les ruraux ne représentent que 20% de la population française. Les urbains qui ne risquent pas de voir une éolienne pousser à portée de vue et de tympans de chez eux sont malheureusement très majoritaires…

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    • Je vous trouve bien méprisant pour ceux qui utilisent la voiture thermique. A la campagne, difficile de faire sans. Et comme on nous vante maintenant l’électrique, soit disant écologique, après avoir encouragé tout le monde à acheter du diesel, difficile de s’y retrouver. D’après ce que j’entends, ce sont ceux qui ont fait le choix de l’essence qui le regrettent le plus: pas mal de malus et le plein bien plus cher. C’est pour ça qu’un certain marché du diesel se maintient. De toute façon, les préconisations vont encore changer, j’imagine….

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      • Hug n’est pas meprisant pour les voitures thermiques, je crois qu’il utilise une écriture imagée ! Bonjour Marie Claire

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  5. Il me semble que la majorité des gens ici pensent que c’est la science qui conseille le politique, et que donc on pourrait avec un bon débat scientifique les convaincre de changer de cap.

    Je pense que c’est une erreur. Les politiques ont perverti la science pour leurs intérêts depuis longtemps, et le débat ne se fera pas sur la scène scientifique, mais prendra fin avec la disparition de l’idéologie libérale :
    https -> jacqueshenry.wordpress.com/2019/11/26/lelite-mondialiste-admet-ouvertement-son-projet-de-controle-de-la-population-mondiale-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique-cest-un-mauvais-signe/

    Par contre, le travail qui est fait ici me semble indispensable, parce que quand tout cela sera fini et que la poussière retombera, il y aura une crise de confiance envers la science qui ne se sera pas montrée très glorieuse sur ce coup, et des initiatives comme les climato-réalistes permettront peut-être de remonter la pente de cette confiance perdue plus rapidement.

    Enfin c’est mon opinion, elle n’engage que moi.

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    • En fait il ya plusieurs fronts: scientifique, économique, politique… abandonner le front scientifique serait très risqué. L’avantage de la science c’est qu’elle étudie le monde réel. La réalité finit toujours par s’imposer. Par exemple: lorsque Fessenheim sera stoppé, la probabilité de coupures de courants massives va augmenter sérieusement. Il sera alors évident (j’espère) que l’éolien et le solaire ne permettent pas de faire face à la pointe de consommation hivernale.

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  6. De toutes nos discussions, il ressort nettement que nous sommes tous éberlués devant ce phénomène, et nous nous posons tous la question à mille millions de milliards:quel est la cause de cette hystérie imbécile?
    certains y voient un complot, d’autres la résurgence d’idéologies infectes que l’on croyait définitivement reléguées aux poubelles de l’histoire, d’autres encore le manque d’une religion fédératrice, bien sur les appétits des habituels vautours financiers, etc
    Mais rien ne peut fournir d’explication globale.
    Nous sommes donc complétement démunis pour lutter contre un ennemi aussi impossible à cerner.
    L’exemple de la transition machin est exemplaire.
    Dès le début les sachant démontraient l’obstacle insurmontable des réalités physiques de gestion d’un réseau
    20 ans plus tard, partout où ces filières ont été implantées, on constate leur faillite
    On pourrait croire que des gens éduqués, avec un niveau d’étude minimum, en tireraient les conclusions, peine perdue,nous nageons en plein délire.
    Et cela va impacter tout notre mode de vie, c’est hallucinant.
    Mon problème à résoudre, ces prochains mois, vaut-il mieux acheter un groupe électrogène type inverter, qui ne peut qu’être monophasé,et limiter l’alimentation à quelques applications dédiées, ou plutôt un groupe triphasé, alimentant l’ensemble de mon habitation?

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  7. Mener une politique qui va à l’encontre des objectifs écolos que l’on se donne, c’est effectivement une spécialité bien française. A titre d’exemple, dans mon ancien métier (les déchets ménagers), nos écolos, guidés par l’ADEME, voulant abattre la filière incinération (les terribles dioxines de Seveso … aucun mort à Seveso, des lésions cutanées guéries depuis longtemps !), avaient promu le « recyclage » des déchets. En clair, on met en place une filières « recyclage »: collecte séparée des papiers-cartons-plastiques-déchets verts et le reste part dans les « Centres de stockage de déchets ultimes » (c’était le nouveau nom des décharges !). Résultat:
    – les déchets pourrissent en décharge et libèrent leurs polluants: à court terme: gaz de fermentation, à plus long terme: gaz de décomposition des plastiques non recyclés (même si un système de capture est mis en place, l’étanchéité n’est jamais parfaite et on a du mal à dépasser les 60% de captation … ça pue autour des décharges)
    – les plastiques recyclés partent en Asie pour être triés, et la plus grosse partie finit en décharge … ou dans la nature, cours d’eau et océans.
    – les plastiques recyclés sont par exemple utilisés dans la fabrication de vêtements qui à chaque passage en machine ou en s’usant libèrent des tas de microfibres dans l’environnement (alors que la laine a perdu ses débouchés …)
    – aucune valorisation de l’énergie, si ce n’est de manière symbolique grâce à un groupe électrogène alimenté par les gaz de décharge (j’ai d’ailleurs vu des écolos interdire la mise en place d’une ligne électrique pour évacuer cette électricité vers EDF … je me suis demandé d’ailleurs si l’exploitant de la décharge n’était pas l’instigateur de cette indignation écolo, la recette de vente d’électricité ayant bien du mal à couvrir les frais d’exploitation du groupe électrogène !)
    – les déchets « banals » des commerces et industries continuent à partir en décharge sans aucune valorisation, etc.
    NB:
    – Depuis cette période, l’ADEME a un peu révisé sa position, notamment inspirée par l’exemple des pays du nord de l’Europe (en Allemagne par exemple, seuls les déchets inertes non combustibles sont autorisés en décharge).
    – J’aurais pu aussi parler de toutes les « géniales innovations » de l’ADEME dont les gentils contribuables de bien des villes payent encore les conséquences: incinération par lits fluidisés,(contrairement à l’incinération classique, elle « détruisait les déchets sans pollution » … et en plus offrait l’opportunité de quelques beaux voyages au Japon …), thermolyse ou pyrolyse, méthanisation et autre lombriculture !

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    • Excellent constat sur l’ADEME, dont le « bras armé » nommé « service entreprises et dynamiques industrielles » gagnerait à être intitulé « service d’élimination réglementaire de toute activité industrielle » et sévit aujourd’hui pour programmer notre « décarbonation » à marche forcée…
      L’ADEME est depuis longtemps un nid de militants écolos qui ne connaissent rien à l’industrie et qui sont formatés pour la détruire. Le mal qu’ils ont fait dans la gestion des déchets est véritablement irréversible.

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  8. Tout ce discours c’est bien joli mais drôlement irresponsabl car enfait il n’y a plus UNE MINUTE à perdre :

    Climat. L’ONU met en garde, il n’y a plus une minute à perdre pour éviter le pire »

    https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-l-onu-met-en-garde-il-n-y-plus-une-minute-perdre-pour-eviter-le-pire-6624820
    C’est ça l’urgence climatique, ça se joue à la minute près mon bon monsieur !

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  9. Cet article répète aussi ce qui a déjà été dit plusieurs fois dans ce même blog précédemment. Quoi que disent les messages « alarmistes » des organismes ONU, GIEC, et toutes les agences nationales Météo, les consommations de fossiles continuent exactement au même rythme, pire elles augmentent chaque année, les pays riches vivant toujours de la même façon et les pays en développement augmentant logiquement leurs consommations, y compris d’ailleurs en exécutant les « tâches polluantes » ou « émettant des GES » , dont on se débarrasse pour pouvoir affirmer qu’on a « très légèrement » diminué les nôtres ( émissions). Bref pas de soucis, les pétroliers iront casser les derniers cailloux schisteux pour remplir les barils. Pas vraiment d’urgence pour eux. Ni pour beaucoup d’autres.
    Les pétrodollars ont toujours pesé beaucoup plus lourd que l’environnement des autochtones, et tant que durera l’incrédulité , ils continueront à faire la loi.
    Bonne soirée

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  10. En fin de compte , on est tous d’accord ici, le CO2 on n’en a rien à foutre , le principal sujet c’est les réserves de fossiles ; à lire les commentaires ci dessus , j’ai l’impression que cela ne pose pas non plus de problème pour la plupart des lecteurs de ce blog; mais à voir cet article qui reprend le principal graphique de l’ASPO , on voit que depuis les années 2000 ce que l’on découvre comme pétrole est bien en dessous de ce que l’on extrait du sous sol ; par conséquent les réserves diminuent ; les pétroles lourds de schiste ont un peu changé la donne , mais pour combien de temps ; cela revient à gratter le fond des tiroirs

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    • Bonsoir,
      évidemment je peux me tromper, néanmoins je ne crois pas que M. Berruyer soit véritablement un spécialiste en la matière. Mais qui peut l’être ? Comme dans tout domaine il faut se consacrer à plein temps sur le sujet, pour espérer démêler le vrai du faux. Il me semble tout de même que le sujet du pétrole est bien plus complexe que ce que l’on veut nous en dire. Ce n’est pas simplement une ressource minérale, mais aussi une ressource stratégique et l’évolution de ses réserves, de son tarif dépendent énormément de considérations géopolitiques, économiques, technologiques… La théorie du peak oil est une bonne base de départ à l’élaboration d’un débat mais ne peut en être la fin. De nombreux paramètres interviennent qui n’ont de cesse de compliquer l’approche. Si je me permettais une comparaison hasardeuse (et après tout, pourquoi pas puisque nous évoluons sur le blog d’un mathématicien) cela ne manque pas de me faire penser aux modèles mathématiques de Lokta et Volterra concernant les équations de prédation et l’évolution des stratégies de prédation (nécessaire complexification du modèle mathématique de base, de la relation prédateur-proie, afin prendre en compte de mieux en mieux la complexité des données expérimentales et des observations des milieux naturels au fur et à mesure que leur étude progressait).
      Pour une vision un peu plus éclairée de toute la complexité du sujet (sans parti-pris), cet article me semble suffisamment pondéré pour me permettre de vous le suggérer (pour peu que vous ayez le temps nécessaire à lui consacrer car il mérite d’être lu dans sa globalité).

      http://ceriscope.sciences-po.fr/environnement/content/part2/la-fin-du-petrole-mythe-ou-realite?page=show

      Bonne lecture.

      Aimé par 2 personnes

  11. Il y a un phénomène assez curieux que j’aimerais évoquer: les plus petits émetteurs de GES (CO2 essentiellement) sont précisément ceux qui dépensent le plus pour la réduction de leurs émissions. La France fait partie des très petits émetteurs, soit 303 M T (millions de tonnes,) ce qui fait 0,9 % des émissions mondiales (données de 2018).

    Les émissions annuelles françaises correspondent à environ 11 jours d’émissions chinoises.

    Il faut donc en effet effet que la France montre l’exemple en dépensant des milliards d’euros pour réduire ses émissions de quelques tonnes, en mettant en place une inutile transition énergétique.

    DÉFINITION DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE: acte irrationnel qui consiste à remplacer des énergies qui sont abordables et qui fonctionnent (combustibles fossiles, énergie nucléaire, barrages) par des énergies parasites, inabordables et qui ne fonctionnent pas (éolien, solaire, batteries, techniques de stockage d’électricité, énergie marémotrice) .

    Même si la France éliminait la totalité de ses émissions, il n’y aurait aucun effet mesurable sur le climat. Mais comme le disait Greta, il n’y a pas de petits gestes. Il y seulement des gestes stupides et totalement irrationnels.

    On peut aller plus loin pour montrer l’ineptie de cette lutte aux changements climatiques.
    Les émissions des 28 pays de L’Union Européenne (510 Millions d’habitants) ne comptent que pour 10 % des émissions mondiales. Si L’UE éliminait la totalité de ses émissions, l’effet sur le climat serait encore impossible à mesurer. Les conséquences pour les populations seraient cependant apocalyptiques.

    Tant que les gens n’auront pas compris la véritable nature et le fonctionnement du Giec, ils continueront de croire à la fable de l’urgence climatique et à accepter (et même exiger) un appauvrissement collectif important, pour la plus grande joie des parasites et profiteurs climatiques.

    Une petite suggestion de lecture pour terminer:
    L’écologisme, nouveau totalitarisme, par Drieu Godefridi
    L.édition anglaise est ‘The green Reich’ , un titre très approprié.

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  12. Bonjour. Dites le aussi sur les réseaux sociaux comme ici sur Twitter (RT appréciés pour augmenter la visibilité du tweet et donc la lecture de l’article de Benoît) : https://twitter.com/ResilienceFami1/status/1199569610976174081
    Après avoir fermé un compte avec plus de 3000 abonnés, j’en ai réouvert un dernièrement. Vous pouvez m’y suivre et collaborer pour faire passer le message climato-réaliste.
    Je présenterai bientôt un projet de recensement de toutes les violences des extrémistes du climat, qui sont carrément mises sous le tapis par les médias et ça va faire du bruit progressivment. J’anticipe assez facilement que le vote de l’Etat d’urgence climatique par l’Union européenne fasse se lâcher encore davantage ces extrémistes, ainsi confortés dans les fondements de leur idéologie. Il n’y a rien de pire quand une idéologie est portée aux plus hauts sommets par les autorités.

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  13. Ping : L'évolution climatique | Mythes, Mancies & Mathématiques

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