Sur les conférences climatiques

par MD.

Qu’il a bien découvert son âme mercenaire
Et que peu climatique est ce qu’il vient de faire !
(Molière, Les Femmes savantes, acte V scène 4) (adaptation libre)

  1. Le contexte historique.

Depuis la « révolution industrielle » que l’on fait généralement remonter au début du 19ème siècle, les pays occidentaux avaient connu un développement économique sans précédent dans l’Histoire, fondé en grande partie sur l’utilisation croissante et intensive des énergies fossiles, charbon d’abord, puis pétrole et enfin gaz naturel. La question de l’épuisement des ressources ainsi exploitées, et des inconvénients qu’entraîne leur utilisation massive a depuis longtemps suscité l’attention d’un petit nombre de philosophes et d’économistes.

Mais ces préoccupations ont été balayées par l’enthousiasme général pour un progrès technique considéré comme illimité, et aussi par les bouleversements politiques, les conquêtes, les guerres civiles, coloniales et mondiales qui nécessitaient des dépenses d’énergie colossales autant pour détruire que pour reconstruire.

Après la seconde guerre mondiale, l’urgence était la reconstruction et la remise en route des économies nationales. De ce fait, les préoccupations relatives à l’énergie et à ce que l’on a commencé à nommer l’environnement restaient au second plan. Elles n’ont ressurgi que vers la fin des « trente glorieuses » et surtout à l’occasion des crises pétrolières des années 1970. Passant d’un extrême à l’autre, certaines écoles de pensée n’hésitèrent pas à renier un siècle et demi de progrès, pourtant indiscutables malgré les vicissitudes des temps. On se souvient notamment des positions radicales du fameux « Club de Rome ».

Plus tard encore, dans les années 1980, la question de l’énergie s’est enrichie d’une préoccupation nouvelle : notre développement n’est-il pas en train d’agir sur le climat de la planète, à cause de la combustion des énergies fossiles qui émet du dioxyde de carbone (CO2) et provoquerait un « effet de serre » susceptible de réchauffer l’atmosphère. Le bien-fondé de cette théorie ne sera pas discuté ici, pas plus que son origine ni les raisons de son succès [1].

  1. Le discours des pays riches.

Quoiqu’il en soit, les pays occidentaux, ou disons les pays riches, ont choisi une certaine interprétation de cette période historique, qu’ils ont réussi à propager dans le monde entier à grands renforts de conférences et de publications.

Le discours adressé aux autres pays, disons les pays pauvres, s’articule ainsi.

« Depuis plus d’un siècle et demi, nous émettons des gaz à effet de serre, et surtout du CO2. Le résultat est que la température de l’atmosphère a augmenté. Cette augmentation a été néfaste pour la planète, elle l’est encore aujourd’hui et elle le deviendra encore plus dans l’avenir si elle se poursuit.

« Nous avons donc décidé de réformer totalement notre façon d’agir. En conséquence nous allons réduire notre consommation d’énergie, et surtout notre consommation d’énergies fossiles, avec pour objectif ultime d’y mettre entièrement fin dans quelques décennies. Nous prenons cet engagement de façon unilatérale, en nous partageant le fardeau entre nous de la façon que nous jugeons équitable. Cette répartition n’est d’ailleurs pas secrète, elle est publique et nous tenons un registre des résultats obtenus année après année.

« Nous connaissons vos difficultés économiques, et par conséquent nous ne vous demandons pas de prendre des engagements analogues.

« Cependant, nous vous incitons vivement à emprunter le chemin dans lequel – tardivement il est vrai – nous venons de nous engager.

« Pour cela, nous sommes prêts à vous assister de différentes façons, notamment par des aides financières, importantes et même très importantes. Mais attention, ces aides ne seront accordées que si vous prenez des engagements, au moins moraux, qui nous conviennent et si vous faites la preuve que ces engagements sont bien respectés année après année.

« En particulier, il conviendra que vous ne suiviez pas le mauvais exemple que nous vous avons donné par le passé et que votre orientation soit clairement de vous dégager progressivement des énergies fossiles pour ne pas augmenter encore la température de l’atmosphère.

  1. La réponse des pays pauvres.

Evidemment cette autoflagellation collective n’est pas tombée dans les oreilles de sourds. Leur réponse était contenue dans l’apostrophe qui leur était adressée.

« Nous prenons acte de votre contrition et de votre bonne volonté. Nous avons pris connaissance de vos engagements et nous en suivons attentivement la réalisation. En cas de manquements, nous vous les rappellerons si nécessaire.

« Nos populations vivent actuellement dans le dénuement et nous entendons bien l’en sortir. A en juger par votre exemple, la seule façon d’y réussir est de tirer parti des énergies peu coûteuses et qui ont fait leur preuve, et dont par chance notre sous-sol regorge.

« Nous allons donc utiliser ces ressources, mais sans procéder à la dilapidation dont vous vous êtes rendus coupables, c’est-à-dire en étant attentifs à consommer ce qu’il faut et pas plus. Nous allons donc encore augmenter notre consommation d’énergies fossiles : cela tombe bien puisque vous réduisez la vôtre.

« Mais notre développement aura un coût que nous ne pouvons pas entièrement assumer car nous sommes pauvres. Il faut donc nous aider financièrement de façon importante et même très importante comme vous l’avez-vous-mêmes suggéré.

« Cette aide nous est due ; elle ne saurait être subordonnée à quelque engagement que ce soit de notre part. En effet, vous avez dilapidé en son temps vos ressources et une partie des nôtres. Vous avez détérioré gravement la planète en augmentant la température de l’atmosphère depuis près de deux siècles. C’est vous-mêmes qui nous l’avez démontré scientifiquement. Nous n’en serions pas là sans vous. Chacun son tour.

« Vous avez donc le devoir, indépendamment de tout engagement de notre part et même indépendamment de toute question énergétique, de nous dédommager pour tous les dégâts que vous avez occasionnés. Vous nous avez amplement démontré que les cyclones, les tornades, les inondations, les sécheresses, les incendies de forêts, la montée des eaux et bien d’autres cataclysmes sont de votre fait.

« Il s’agit maintenant de nous en indemniser, vous en avez acquis les moyens.

« Merci d’avance. A la prochaine conférence.

  1. Conclusion. (provisoire).

Il n’est pas nécessaire d’approfondir le contenu et le résultat des conférences sur le climat pour se persuader que l’objet véritable de ces causeries périodiques et coûteuses [2] n’a plus grand-chose à voir avec le temps qu’il fait, qu’il a fait hier et qu’il fera demain, ni la teneur en CO2 ni le nombre supportable de degrés Celsius.

Comme le faisait remarquer un commentateur anglo-saxon facétieux, le vert dont on colore ces conférences est surtout celui du billet de même couleur. On comprend bien pourquoi.

  1. Addendum important.

Ooooops ! Ce papier, reproduit ici sans aucune modification, était en réalité daté du 5 janvier 2015 (un an avant la COP21). L’Histoire bégaie et l’Homme n’apprend pas vite.

[1] On ne parlait pas encore de ce risque dans les années 1970, car à l’époque les hommes de science envisageaient plutôt le retour à un âge glaciaire, considéré comme redoutable et dont l’effet de serre supposé ne pouvait à l’évidence pas être tenu pour responsable.

[2] Et massivement émettrices de CO2.

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32 réflexions au sujet de « Sur les conférences climatiques »

  1. Néo colonialisme ? Idiots utiles ? Masochisme ? Repentance ,
    On ne sait plus très bien quels termes employer pour définir l’attitude des (de certains) pays « riches ».

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    • Pays riches ? S’ils continuent à suivre, paniqués, les politiques prônées par les décroissantistes leur niveau de vie va tomber en chute libre. On ne remplace pas des technologies sûres et efficaces par des foutaises subventionnées inefficaces sans qu’il y ait des conséquences.

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      • Coucou,

        Au moins, c’est du conservatisme assumé: çà fait plaisir.

        Quelle énergie n’est pas subventionnée au départ ? (a part le pétrole et le gaz qui eux sont racketes)
        Evidemment, quand on cherche, il y a des trucs qui ne fonctionnent pas ! beaucoup , voir même presque tout ! C’est le cas dans le nucléaire, et dans tous les nouveaux systemes.
        Affirmer que ce sont des foutaises, la je mettrais 2 jokers, étant donné la quantité de chercheurs que cela interesse .
        De la à trouver …

        Bonne journée

        Stéphane

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  2. Ne soyons pas naïf; les pays riches ne sont pas plus bêtes que les pays pauvres et leur attitude est dictée par des considérations économiques et de géopolitiques qui peuvent nous échapper, mais où le néocolonialisme (le terme n’est pas négatif à mes yeux, je suis plutôt cynique, c’est plus réaliste) pointe toujours un peu son nez

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  3. Coucou,

    Comme disait coluche, « moins blanc que blanc je connais, mais plus blanc que blanc, c’est nouveau çà vient de sortir »
    et bien c’est pareil en catastrophe:
    « https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959378012001215 »
    D’après cet article et le monde, en fait, c’est plus catastrophique que la catastrophe qui était prévue. Si si c’est possible !
    « De bruit et de fureur ». En fait, c’est une étude shakespearienne, mais scientifique, ou emballée comme telle !

    Que des C. çà me tue !

    Bonne journée à tous les Mr +

    Stéphane

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  4. En attendant, il y a des pays « riches », qui se fichent bien pas mal de la COP machin : il ne signent pas d’engagement écolo et envoient tout balader.
    Tant mieux et pourvu que ces comportements se répandent.

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    • 0ui et ceux qui le signent ne font rien non plus d’ailleurs. C’est du pipeautage.
      100Mbarils/jour, construction de centrales au charbon, de nouveaux pipelines, ventes d’avions, voitures, camions, et des millions d’engins de chantier, de tracteurs , sans parler des outils de jardinage, forestiers et j’en passe. Dormez tranquilles.

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      • De toutes façons, il a été calculé qu’ils fassent ou qu’ils ne fassent pas, cela n’aura qu’une influence imperceptible sur les températures globales. En revanche cela aura des effets récessifs certains sur les économies des pays qui seront assez stupides pour essayer (voyez le cas de l’Australie du Sud et de l’Allemagne, par exemple).

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      • Zimba s’est inquiété :
        100Mbarils/jour, construction de centrales au charbon, de nouveaux pipelines, ventes d’avions, voitures, camions, et des millions d’engins de chantier, de tracteurs , sans parler des outils de jardinage, forestiers et j’en passe. Dormez tranquilles.

        Vous devriez vous féliciter -et remercier la Providence, et les techniciens qui bossent dur et intelligemment- puisque nous avons aujourd’hui de l’énergie pour : faire et vendre des avions, ce qui fait travailler et vivre beaucoup de monde, moi en particulier, permet aux autres de se déplacer et faire des affaires pour faire vivre leurs familles, permettre aux vacanciers d’avoir un repos mérité (on vole rarement ses vacances), faire vivre les travailleurs qui accueillent et s’occupent de ces vacanciers, faire vivre les réparateurs automobiles et véhicules de chantier, permet la constructions d’écoles, d’hôpitaux, de routes, permettre aux agriculteurs de bosser pour nourrir les 99% d’autres qui ne savent pas faire pousser un radis, et, cerise sur le gâteau, rendre accessible tous les outils de jardinage que l’on veut, de bonne qualité, répondant à des normes de sécurité pour ne pas risque de se blesser avec, et tout le reste à l’avenant, je pourrais continuer longtemps (chiche ?)

        On gagne : en libertés, en accroissement d’échanges de biens matériels et informations, en bien-être et en santé, en plaisir de se retrouver et d’échanger, en choix de lectures inimaginable, en possibilités de formation absolument incroyable, en facilité de toutes sortes…

        Je voudrais savoir : vous êtes contre ?

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      • Sinon sur le fond, tonus ne peut que vous répondre que oui. Soit il y croit, soit il est payé pour dire qu’il y croit; dans les deux cas il répondra qu’il fait confiance aux pouvoir publics en la matière, avec ou sans une petite fioriture rhétorique.

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      • La question d’Un Normand est très pertinente, et je me la pose souvent. On pourrait résumer l’ambiance actuelle par « crise de confiance généralisée » : tout le monde se méfie de tout le monde. Et encore plus les petits artisans soumis à 50% de charges sociales + 25 % fiscales sur leur chiffre d’affaire, eux n’ont pas eu longtemps pour se demander ce qui se passait dans les relations avec les pouvoirs publics. Voilà pourquoi on peut de demander si et comment certains font confiance à ces pouvoirs qui leurs annoncent :

        « qu’en raison d’un accroissement malencontreux de la part du dioxyde de carbone atmosphérique, une contribution généralisée va être demandée à tous, y compris et surtout aux moins riches (mais ils sont les plus nombreux, ça explique), sous forme de taxes sur les produits de premières nécessité, avant de passer à des mesures plus coercitives, mais ne vous inquiétez pas, c’est pour votre bien ; et puis les scientifiques sont d’accord. » .

        Ils paraît qu’ils s’en trouvent qui le croient, et défendent même les mesures face à ceux qui ont un… léger doute. On peut légitimement se poser la question d’Un Normand.

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  5. Comme toujours dans ce genre d’articles, il manque les différents acteurs qui font l’histoire, sans lesquels l’interprétation qu’on en donnera sera incompréhensible ou ne correspondra pas à la réalité qui embrasse l’ensemble du processus historique, dialectique évidemment, puisque c’est ce qui en permet l’étude scientifique.

    « L’enthousiasme général pour un progrès technique considéré comme illimité » n’était qu’une croyance, et devrait être traitée comme telle, ce qui au passage signifie que ce processus historique se déroule d’une manière inconscience. Son pendant est la croyance que le progrès social irait de soi ou l’accompagnerait forcément (Théorie que la droite et la fausse gauche partagent.). Ces deux assertions ne correspondent pas à la réalité vécue par des milliards d’hommes et de femmes, désolé. Laissons cela de côté ici.

    On confond, semble-t-il, les besoins matériels des hommes et leurs aspirations sociales et démocratiques parfaitement légitimes. Voilà un thème à partir duquel on devrait se poser des centaines de questions. Et je pense qu’à l’issue, on interprèterait la société tout à fait différemment ou on ne verrait plus du tout les choses de la même manière…

    Tandis que les besoins matériels d’un certain nombre sont satisfaits, vous pouvez allez jusqu’à un grand nombre d’entre eux ou la majorité d’entre eux si cela vous fait plaisir, cela ne changera rien à notre affaire, il n’en demeure pas moins que leurs aspirations sociales ou démocratiques sont forcément incompatibles avec le régime en place, puisqu’il est basé sur l’inégalité et l’injustice, ce sont ses fondements, l’exploitation de l’homme par l’homme et l’oppression qui en découle. On a tendance à l’oublier, alors que c’est l’essentiel!

    Excusez-moi, mais le mode de vie des hommes soi-disant civilisés de nos jours, les rapports qu’ils ont entre eux, etc. sont médiocres, épouvantables, complètement débiles de la naissance jusqu’à la mort, ils aspirent à la démocratie, à vivre autrement, à la liberté, etc. en deux mots à travailler pour vivre et non l’inverse, si la civilisation humaine devait en rester là (au capitalisme), il faudrait en déduire que l’homme n’aura été qu’une tragique erreur génétique.

    Je partage la conclusion de MD. Personnellement je suis contre le nucléaire, mais il ne faut pas être dogmatique ou stupide, je conçois qu’on ne puisse pas s’en passer actuellement à défaut de mieux, donc je suis sur la même position que les climato-réalistes. Depuis qu’on a une nouvelle centrale nucléaire (Sud de l’Inde) en complément des centrales thermiques au charbon, on n’a pratiquement plus de coupures de courant et l’activité économique est moins perturbée, donc pas touche non plus à nos centrales thermiques au charbon !

    En guise d’épilogue au très bon article de MD.

    La paix ou la lutte contre le CO2 : il faut choisir sa priorité – 29 octobre 2019 (https://www.voltairenet.org/article208093.html)

    Extrait.

    Le débat actuel est faussé par deux éléments :

    En premier lieu, on confond la « science » et le « consensus scientifique ».

    La science est une construction logique et vérifiable. Le consensus
    scientifique, c’est l’air du temps parmi les scientifiques, mais ce n’est que
    l’air du temps. C’est très différent. Ainsi, dans l’Antiquité, Aristarque de Samos émit l’hypothèse de la révolution de la Terre autour du Soleil. Au
    XVIème siècle, Nicolas Copernic démontra cette théorie, mais lorsque au
    XVIIème siècle Galilée l’affirma à nouveau, il se heurta au consensus
    scientifique et fut condamné par l’Église catholique.

    En second lieu, la Climate Exchange Plc a proposé un système visant à
    faire payer les émetteurs de CO2. Il s’agirait ainsi de lutter contre le
    réchauffement climatique, bien que le CO2 soit un gaz parmi d’autres qui
    puisse impacter le climat. Des bourses climatiques ont été ouvertes à
    Chicago, puis Londres, Montréal, Tianjin et Sydney. Il se trouve que la
    Climate Exchange Plc a été fondée par un ancien directeur de la banque
    Goldman Sachs et le vice-président des USA, Albert Gore. Ses statuts ont
    été rédigés par un juriste alors inconnu, le futur président des USA, Barack
    Obama [8]. Bref, la peur du réchauffement climatique permet à quelques
    personnes puissantes et à elles seules de s’enrichir.

    [8] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

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    • @Ppm452
      Pour répondre à votre question, bien entendu je suis d’accord avec toutes les évolutions et développements de la société humaine. Je l’ai déjà exprimé plusieurs fois sur ce site. Ce qui m’interpelle c’est le fait que tous ces progrès ont peut-être été réalisés au dépend d’une certaine stabilité. Ou plutôt avec le certitude que ça peut continuer tres longtemps sans risque avec ce modèle énergétique fossile (surtout), et avec un modèle agricole industriel très chimique. Voilà mes interrogations. Je sais que plusieurs personnes ici sont, elles, totalement sûres que ces 2 modèles peuvent continuer très longtemps. Avec souvent l’argument « vous préférez revenir à la préhistoire ? ». Le problème est pour moi bien plus complexe. Il faut arriver à mettre en place petit à petit un système de développement durable qui prenne en compte ces 2 problèmes majeurs.
      Et ça ne va pas être une mince affaire.
      Voilà je ne suis ni bobo-ecolo-gaucho-vegan-retrograde-anti progrès. Mais pas non plus climatosceptique convaincu. J’essaie d’analyser ces problèmes avec mes faibles connaissances en lisant les avis des uns et des autres.

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      • Zimba a dit:«Je sais que plusieurs personnes ici sont, elles, totalement sûres que ces 2 modèles peuvent continuer très longtemps.»
        Argument de l’homme de paille. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que le modèle qui consiste à utiliser le principe de précaution pour bloquer, dans la pratique, tout un tas de technologies innovantes tout en promouvant à l’aide de subventions des technologies dont la productivité est réduite se traduira par une régression, et au final un effondrement de la société. C’était d’ailleurs le but affiché de Maurice Strong fondateur du GIEC.

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  6. Exactement Ppm451!
    Bon honnêtement il est vrai que malgré les charges et le reste je reconnais volontiers que je gagne relativement bien ma vie. Mais ma méfiance envers les pouvoirs publics c’est accentuée à force de répondre aux marchés publics qui sont les seuls qui me disent que mon devis n’est pas assez cher!(reconduction budgétaire)
    Ou le foin qui est fait autour du glyphosate est très parlant aussi car en parallèle ils n’ont pas prévu d’interdire le tabac!

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    • « Le foin autour du glyphosate » 🙂
      A propos du tabac, anecdote dans une conférence d’une épidémiologiste renommée, à la question du glyphosate cancérigène (la réponse est non, sauf à en « consommer » dans des proportions « inhumaines »), la conférencière répondit (en substance) :
      « J’ai vu récemment un reportage dans un journal télévisé, où deux agriculteurs baba cool s’offusquaient des dangers du glyphosates « qu’on nous cache », tout en fumant leurs cigarettes, ça m’ fait sourire »
      NB : Le tabac est la première cause de prévalence de cancers, et pas que pour le poumon, devant l’alcool, l’obésité, etc..

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      • Bien connue et « moquée » (je reste courtois…) pour cela, Mme Marie-Monique Robin, l’activiste écolo, journaliste, n’hésitait aucunement, à l’occasion d’interview (ou prise de parole publique), à s’exprimer la clope aux doigts… 🙄

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  7. 》Paulaubrin : « c’est que le modèle qui consiste à utiliser le principe de précaution pour bloquer, dans la pratique, tout un tas de technologies innovantes »
    De quoi vous parlez ? Qui bloque quoi ? Quelles technologies innovantes ? Il me semble que c’est vous qui voulez continuer avec les vieilles recettes et qu’il ne faut surtout rien changer au modèle actuel .Vous me semblez peu cohérent.
    De très nombreuses grandes entreprises ont déjà compris qu’il fallait changer. Etudier, rechercher, améliorer, imaginer les solutions futures qui vous semblent impossibles aujourd’hui, ou même trop chères. Ça c’est l’argument que je lis souvent et qui est simpliste. Vue à court terme. Où en serait le monde et l’industrie avec ces principes. On pourrait en parler des heures avec mille exemples à la clé. Ces changements se feront inéluctablement.

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    • Zimba a dit «De quoi vous parlez ? Qui bloque quoi ? Quelles technologies innovantes ? Il me semble que c’est vous qui voulez continuer avec les vieilles recettes et qu’il ne faut surtout rien changer au modèle actuel .»
      Et vlan, encore une pelleté d’arguments de l’homme de paille. Je suis totalement pour améliorer la protection de l’environnement, pour la recherche. Mais je suis contre le remplacement de technologies sûres et bon marché par le déploiement prématuré, par pure idéologie, de technologies peu productives, parce que tout gaspillage, même fait avec les meilleures intentions du monde est néfaste pour le bien être social mais aussi pour l’environnement.

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      • Mais on n » a rien remplacé du tout. Pour l’instant et pour longtemps encore vos centrales thermiques et nucléaires resteront en fonctionnement. Et pour ces dernières les millions d’euros pour les maintenir dans un état potable pour quelques années encore. On laissera la patate chaude aux autres. On a par contre AJOUTÉ des éoliennes, des PV et quelques prototypes hydroliennes. Ce qui a vraiment été remplacé ce sont les vieilles chaudières à fuel par des pompes à chaleur, d’autres par des chaudières gaz à condensation, les passoires thermiques par des isolants combles ou extérieurs , amélioré un brin les voitures leurs moteurs
        ,ceux des avions gagnant quelques % de consommation. Tout ça est très bien , mais très insuffisant. Ces technologies évoluent, les prix baissent, les rendements augmentent mais ça ne suffit pas. Mais il y a en plus les freins habituels, lobbys, associations de conservatisme en tout genre.
        Et surtout au niveau international, la plupart des pays ne font quasiment rien comme je l’ai déjà dit. Du coup, ça n’augure pas de très bonnes choses même à moyen terme.

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    • Zimba a dit:«Mais on n » a rien remplacé du tout.»
      Vous pensiez donc à la génération électrique. Je ne pensais pas uniquement à cela. Je pensais plutôt au rejet de tout ce qui n’est pas « naturel » et à prétendre que tout ce qui artisanal, traditionnel, à l’ancienne… est supérieur par construction à tout ce qui est le produit d’une technologie récente.
      Mais parlons de l’énergie, et du zéro carbone en 2050, 2030 ou 2025 selon le niveau d’activisme de l’idéologue.
      Consommation d’énergie primaire en France en 2018 (en MTep):
      pétrole: 78,9 ; gaz naturel : 36,7 ; charbon :8,4 ; Nucléaire : 93,5 ; hydro : 14,5 ; renouvelables 10,6 ; total : 242,6
      Rappelons qu’il est prévu de diminuer la part du nucléaire de moitié dans la production d’électricité pour la remplacer par de la génération éolienne ou solaire.
      A consommation constante, il faudrait remplacer 170,75 Mtep de pétrole, gaz, charbon et nucléaire et donc augmenter le solaire et l’éolien de 10,6 à 181,35 Mtep en 30, 10 ou même 5 ans pour les plus activistes. L’éolien et le solaire ne produisent pas à la demande et leur production est très irrégulière (intermittente). Par exemple, le facteur de charge de l’éolien est d’environ 25%, ce qui signifie que les 3/4 du temps il ne produit pas assez, et 1/4 du temps il produit beaucoup trop. Le facteur de charge du solaire d’environ 10%. Le remplacement souhaité pose donc, et dans un temps beaucoup trop court pour y trouver des solutions industrielles, des problèmes technologiques quasi-insurmontables.
      On sait qu’en Allemagne, ce genre de transition a commencé à être mise en œuvre et qu’elle est un échec : en 15 ans, le prix de l’énergie a triplé, et les émissions de dioxyde de carbone n’ont pratiquement pas diminué. En revanche, les ménages ont été ponctionnés de centaines de milliards d’euros et quelques centaines de milliers ont sombré dans la précarité énergétique. Le bilan économique et écologique est épouvantable. Et pourtant, l’Allemagne peut compter sur ses voisins, France, Pologne, République Tchèque, pour stabiliser son réseau électrique. Ce ne sera plus le cas si les 3/4 de l’énergie française est le produit de la génération intermittente. Les jours de pénurie, seuls les délestages massifs permettront d’empêcher l’effondrement du réseau électrique. Ces pénuries organisées désorganiseront la distribution d’eau, les installations d’assainissement, provoqueront des pertes de production industrielle, provoqueront du gaspillage dans la chaîne alimentaire…
      Comme en Australie du Sud, commerçants et particuliers seront dans la quasi-obligation d’acheter des groupes électrogènes pour éviter les problèmes. Mais à chaque panne certains groupes refuseront de démarrer produisant un peu plus de pertes, de gaspillages et même de décès dans les hôpitaux.
      L’introduction à marche forcée de technologies immatures ou inadaptée par idéologie anti-carbone sera un désastre.technologie récente.
      Mais parlons de l’énergie, et du zéro carbone en 2050, 2030 ou 2025 selon le niveau d’activisme de l’idéologue.
      Consommation d’énergie primaire en France en 2018 (en MTep):
      pétrole: 78,9 ; gaz naturel : 36,7 ; charbon :8,4 ; Nucléaire : 93,5 ; hydro : 14,5 ; renouvelables 10,6 ; total : 242,6
      Rappelons qu’il est prévu de diminuer la part du nucléaire de moitié dans la production d’électricité pour la remplacer par de la génération éolienne ou solaire.
      A consommation constante, il faudrait remplacer 170,75 Mtep de pétrole, gaz, charbon et nucléaire et donc augmenter le solaire et l’éolien de 10,6 à 181,35 Mtep en 30, 10 ou même 5 ans pour les plus activistes. L’éolien et le solaire ne produisent pas à la demande et leur production est très irrégulière (intermittente). Par exemple, le facteur de charge de l’éolien est d’environ 25%, ce qui signifie que les 3/4 du temps il ne produit pas assez, et 1/4 du temps il produit beaucoup trop. Le facteur de charge du solaire d’environ 10%. Le remplacement souhaité pose donc, et dans un temps beaucoup trop court pour y trouver des solutions industrielles, des problèmes technologiques quasi-insurmontables.
      On sait qu’en Allemagne, ce genre de transition a commencé à être mise en œuvre et qu’elle est un échec : en 15 ans, le prix de l’énergie a triplé, et les émissions de dioxyde de carbone n’ont pratiquement pas diminué. En revanche, les ménages ont été ponctionnés de centaines de milliards d’euros et quelques centaines de milliers ont sombré dans la précarité énergétique. Le bilan économique et écologique est épouvantable. Et pourtant, l’Allemagne peut compter sur ses voisins, France, Pologne, République Tchèque, pour stabiliser son réseau électrique. Ce ne sera plus le cas si les 3/4 de l’énergie française est le produit de la génération intermittente. Les jours de pénurie, seuls les délestages massifs permettront d’empêcher l’effondrement du réseau électrique. Ces pénuries organisées désorganiseront la distribution d’eau, les installations d’assainissement, provoqueront des pertes de production industrielle, provoqueront du gaspillage dans la chaîne alimentaire…
      Comme en Australie du Sud, commerçants et particuliers seront dans la quasi-obligation d’acheter des groupes électrogènes pour éviter les problèmes. Mais à chaque panne certains groupes refuseront de démarrer produisant un peu plus de pertes, de gaspillages et même de décès dans les hôpitaux.
      L’introduction à marche forcée de technologies immatures ou inadaptée par idéologie anti-carbone sera un désastre.

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  8. Et à propos du « principe de précaution », le seul que j’approuve est le « PPP », soit Parapluie Par Précaution », de Laurent Cabrol dans sa météo sur Europe1.

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  9. Bonjour,
    Merci pour vos nombreuses interventions sur le mythe du RC d’origine anthropique. Sur le CO2, juste une précision: il apparaît déjà dans le premier livre du Club de Rome comme un danger p72:
    « If man’s energy needs are someday supplied by nuclear
    power instead of fossil fuels, this increase in atmospheric C02
    will eventually cease, one hopes before it has had any measurable
    ecological or climatological effect. »
    Et ce qui est très curieux, c’est que la méthode utilisée dans cet ouvrage pour prédire l’avenir terrifiant qui nous était réservé (et qui n’est pas advenu) repose sur… des modèles mathématiques! Toute ressemblance avec le GIEC n’est peut-être pas si fortuite que cela.
    Bien cordialement.

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    • Lobelanine.
      Votre remarque sort un peu du sujet de l’article, mais elle est intéressante en soi.
      Il y avait en effet en page 73 du rapport du MIT cette référence au CO2, sans d’ailleurs que le « climatological effect » soit précisé clairement comme réchauffement, car à l’époque la doctrine était encore en cours d’élaboration (l’article « Carbon dioxide and Climate », connu sous le nom de « rapport Charney » n’a été publié qu’en 1979).
      On trouvait déjà des éléments qui feront carrière : l’évaluation des émissions anthropiques de CO2, le fait que la moitié de ces émissions est absorbée essentiellement par les océans, la notion d’ilot de chaleur urbain, etc.
      La page 72 comportait un graphique (fig 15) de prévisions d’évolution de la concentration en ppm de CO2 dans l’atmosphère de 1972 à 2000 ; or ces prévisions se sont révélées étonnamment exactes (380 ppm en 2000, contre 370 dans la réalité), contrairement à la quasi-totalité des autres pronostics du rapport. Manque de chance, dans la médiocre édition en français (« Halte à la croissance ? »), les consorts Delaunay mal inspirés avaient cru devoir supprimer cet excellent graphique…
      Cordialement
      Michel
      Pour ceux que cela intéresse, on peut encore trouver le scan du rapport original du MIT notamment ici

      Cliquer pour accéder à Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf

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