Le mentir vrai

par Philippe Catier.

C’est une expression tirée d’un roman d’Aragon. Il s’agit d’une forme assez perverse de pollution du débat qui mérite un chapitre particulier. Le procédé consiste à énoncer des faits véridiques en orientant le regard de l’interlocuteur vers une conclusion induite fallacieuse.

Quelques exemples autour du climat pour illustrer cette tactique assez difficile à percevoir dans le courant d’une discussion.

L’année la plus chaude

On entend sur les ondes et dans les médias que l’année qui s’achève sera la quatrième année la plus chaude depuis l’ère industrielle, selon l’ONU. On peut considérer que c’est la vérité au regard de la courbe produite par le GIEC (encore que l’année ne soit pas terminée). Le regard de l’auditeur est donc orienté vers la notion de réchauffement, comme le suggère la courbe du GIEC.

D’autant que, par exemple, l’Est Républicain ne manque pas, dans son article sur cette fameuse quatrième année la plus chaude, d’y associer un photomontage bien catastrophique sans commentaire — mais en est il besoin pour orienter le lecteur…

Or , si l’on étale la courbe, c’est exactement l’inverse qui se produit puisqu’elle est actuellement descendante et tend à rejoindre le relatif plateau qui a commencé vers 1998. Si l’on s’en tient à la période préindustrielle comme date de référence, l’affirmation selon laquelle il s’agit de la quatrième année la plus chaude peut sembler recevable, mais oriente le lecteur ou l’auditeur vers une idée complètement fausse, car ne prenant pas en compte la tendance actuelle.

Si on remonte le temps, la notion de quatrième année la plus chaude JAMAIS enregistrée devient nettement moins pertinente…

En outre cette affirmation de « 4ème année la plus chaude » ne dit pas le nombre d’années chaudes en première, deuxième , troisième, et quatrième place, ce qui modifie évidemment la perspective. Il est possible que sa place réelle ne soit pas celle annoncée, d’autant que les centièmes de degré doivent compter dans le classement.

C’est là un « mentir vrai » graphique.

La catastrophe change de nom

Les conclusions de la COP24 signalent une catastrophe : faute de pouvoir parler d’une montée épouvantable de la température, on s’alarme sur l’augmentation des émissions de CO2 par les pays qui ont pourtant signé l’accord de Paris,.

C’est en effet, à mon sens, une catastrophe morale pour les dirigeants qui l’ont signé mais je ne vois pas en quoi ceci représenterait une catastrophe en tant que telle.

On voit nettement que la cible choisie dans cet exemple est de maintenir à tout prix la peur de la fin du monde en argumentant sur l’augmentation de CO2 plutôt que sur l’augmentation de température qui, elle, n’est absolument pas catastrophique puisqu’elle est actuellement en courbe descendante et depuis 1998 en quasi plateau.

À partir d’une vérité (les émissions de CO2 augmentent), on induit donc une infox. Comme il n’est pas possible de parler véritablement de réchauffement catastrophique depuis 20 ans, soit on en parle au futur ou au conditionnel, soit on détourne le regard vers le CO2  qui est supposé en être le responsable.

C’est un « mentir vrai » en sous entendu.

Troisième exemple

En guise de troisième exemple, je dissèquerai l’interview produite récemment sur France Culture par Alexandra Yeh le 14 décembre. Je n’en retiendrai que l’introduction :

Chaque année, plusieurs millions de personnes sont contraintes de quitter leur lieu de vie à cause des dégradations environnementales ou des catastrophes naturelles. Ces déplacés climatiques sont de plus en plus nombreux, et pourtant on les connaît mal.

Dans ce cas, il s’agit uniquement d’établir un lien entre les catastrophes naturelles et le climat, par une affirmation non étayée mais tout à fait admise par le public de manière intuitive et considérée comme vérité. C’est une vérité non factuelle en ce sens que rien ne permet de dire que c’est une réalité.

Elle trouve immédiatement sa contradiction comme pour signaler l’intérêt de son étude dans la phrase qui suit sous forme d’oxymoron :

  1. Affirmation d’autorité : « ces déplacés climatiques sont de plus en plus nombreux ».
  2. Contradiction valorisante pour l’étude : « et pourtant on les connaît mal ».

On voit bien que le mot climatique inséré dans la phrase n’appelle aucune justification, et que le lecteur ou l’auditeur l’aura intégré comme tel sans que son esprit critique soit en éveil. Ainsi, « migration = climat ».

« Et pourtant on les connaît mal » n’attire pas l’attention, car elle offre un gage de sérieux puisqu‘elle a pour ambition de mieux connaître ces personnes déplacées. Sauf qu’on les connaît si mal, ces personnes déplacées du fait du climat, que leur chiffrage est quasi impossible, tant il y a de facteurs intriqués dans ces déplacements de population. En outre, cette étude en tant que telle induit la notion de phénomène nouveau, alors que les évènements météorologiques graves ont de tous temps poussé les habitants concernés à bouger pour y échapper.

C’est un « mentir vrai » d’hypothèse.

Tout ceci nous amène à un dernier exemple du « mentir vrai » qui, lui, est fondateur de la doxa climatique : le gaz à effet de serre.  Cette théorie est considérée comme intangible : certains gaz régulent le climat comme dans une serre. Le CO2 est un gaz à effet de serre, donc le CO2 régule le climat. Il y a du CO2 d’origine humaine donc l’homme est responsable du climat.

Ce raisonnement sous forme de syllogisme détourne l’attention sur le fait que le CO2 ne représente qu’une partie bien plus faible que l’eau, qui en est le composant principal (et accessoirement que la Terre est en majorité recouverte d’eau).

La démonstration de cette occultation de l’eau est faite par Le Monde dans son tutoriel sur les gaz a effet de serre, où l’eau n’apparaît pas du tout, réglant ainsi la question à bon compte.

Les climato-réalistes savent débusquer ce « mentir vrai ». En revanche, l’opinion publique n’y est pas préparée, elle y est réceptive et ne comprend pas qu’on puisse la nuancer d’un doute.

« Mentez vrai », il en restera toujours une croyance. Comme le dit Nietzche : « Le principal ennemi de la vérité ce n’est pas le mensonge, c’est la croyance », justement.

94 réflexions au sujet de « Le mentir vrai »

  1. Bonjour,
    Même si les explications ci-dessus semblent convaincantes, les graphiques UAH et consorts ne sont pas à jour. L’anomalie actuelle est remontée à +0,6°C pour septembre (UAH : http://www.drroyspencer.com/wp-content/uploads/UAH_LT_1979_thru_September_2019_v6.jpg ), et il y a des chances qu’elle soit la même pour octobre si on en croit la tendance NCEP/NCAR ( https://global-climat.com/temperature-mondiale-actuelle/ ).
    L’anomalie a du mal à redescendre et R. Spencer à décrit ce qui se passe ( http://translate.google.com/translate?sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.drroyspencer.com%2F ).
    La tendance au retour vers le plateau n’est pas acquise à ce jour, et elle tarde à venir, ce qui va plutôt dans le sens des « fakes ». Ou du moins les anomalies de cet automne ne contredisent pas clairement le graphique du GIEC ci-dessus, puisque la mesure suit la tendance indiquée. Qu’en pensez-vous ?

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    • le billet date un peu…mais le principe reste vrai. Un autre exemple cet été où les médias citaient une température de 43 en corse. C’était vrai mais seulement sur la côte ouest du fait d’un effet de foehn. Sur la cote Est il faisait 29° ! Alors oui il faisait chaud en Corse…

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  2. Très juste. On est en plein dans la communication, la publicité ou la propagande (choisissez le terme qui vous convient). Les pros de la pub ne font pas autre chose lorsqu’ils nous montrent une belle voiture avec de jolies femmes: ils ne mentent pas, ils suggèrent. Le consommateur s’y laisse prendre. Trop évident? Le piège est trop grossier? Pourtant ça marche…

    Cela nous ramène aux remarques d’Anna Ackermann. Pour conquérir l’opinion publique il faut employer des méthodes de communication de masse. La raison n’en fait pas partie (ou très peu). Il faut faire rêver le consommateur-électeur. Il faut susciter en lui des émotions: joie, peur, dégoût, colère, etc. Les partis politiques et les activistes en tout genre ne font pas autre chose.

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  3. Et toujours les ptites flèches qui montent et redescendent grâce à la baguette magique de merlin l’onugiec…
    C’est pitoyable qu’il n’y ait pas d’avantage de physiciens qui n’interpellent pas sur cette gabegie grotesque que je trouve de plus en plus insoutenable…
    Jacques pauvre Jacques, tu dois te retourner dans ta tombe !

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    • « C’est pitoyable qu’il n’y ait pas d’avantage de physiciens qui n’interpellent pas sur cette gabegie grotesque »
      Peut-être parce que les « physiciens » sont d’accord en fait avec les résultats de la science ?

      « Jacques pauvre Jacques »
      Etre un bon physicien des grains ne donne pas l’omniscience.

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  4. Voilà où se trouve le véritable axe de contre-attaque : malheureusement pas dans la science car l’immense majorité ne comprend rien (j’avais lu une étude qui montrait qu’un calcul de pourcentage très simple du genre 100€ -20%, cela fait combien? une écrasante majorité ne connaissait pas le résultat, alors lire un graphique….).
    D’autant plus que dès que cela tourne en débat de spécialiste, cette même majorité se tournera vers la science « officielle »., perçue comme moins pervertie que les gouvernants.
    La contre-attaque ne doit s’orienter que sur toutes les manipulations, mensonges, exagérations et bien sûr, les taxes, impôts et restrictions des libertés (ce dernier point -et c’est inquiétant- n’est pas perçu comme important : là encore, une importante part de la population est prête à accepter une restriction des libertés si on lui promet la sécurité….modèle chinois?)
    C’est donc en tapant comme un sourd sur les contradictions, les mensonges, les délires apocalyptiques, et autres, que nos messages seront entendus.
    Quand je voulais convaincre avec la science, on m’écoutait, mais il n’y avait rien « derrière » : la sensibilisation s’évanouissait aussitôt.
    Quand je dis que tout ça, va amener de nouveaux impôts et « qu’ils » n’ont rien compris aux bonnets rouges et gilets jaunes, et qu’il y en a marre que l’on nous promette la fin du monde tout les 10 ans, là je sens que ça interpelle.

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  5. Philippe Catier

    Pouvez-vous m’expliquer s’il vous plait pourquoi il serait judicieux de considérer une tendance mensuelle négative (de octobre 2015 à octobre 2018, en gras sur votre graphique) pour en déduire un refroidissement au pas de temps annuel ? C’est comme les mesures de pression artérielle, une mesure ne suffit pas (trois le matin, trois le soir, trois jours de suite) ça doit vous parler.

    Les moyennes annuelles à partir des données UAH (12 mois de octobre n-1 à septembre n) donnent les résultats suivants : 2016 = 0.53 ; 1998 = 0.46 ; 2017 = 0.38 ; 2019 = 0.37
    Cette année arrive donc bien en 4e position.

    On peut aussi regarder le classement des mois de 2019 : Janvier = 7e position ; Février = 5e position ; Mars = 5e position ; Avril = 3e position ; Mai = 5e position ; Juin = 2e position ; Juillet = 3e position ; Août = 4e position ; Septembre = 1ère position.

    Puisque les données UAH ne permettent pas des comparaisons de normales trentenaires, on peut se contenter pour l’instant de moyennes décennales : 1980-1989 = -0.14 ; 1990-1999 = 0 ; 2000-2009 = 0.1 ; 2010 – 2019 = 0.25. Bref, on ne voit toujours pas le refroidissement.

    Si je trouve du temps, je reviendrai sur l’absolue inutilité (je dis inutilité pour rester soft) de sortir le graphique « temperature of planet earth » pour parler du réchauffement actuel (ou alors vous le coupez à 2,5 MA).

    En tout cas Philippe, merci pour votre contribution. J’ai tout copié et je ne manquerai pas de la réutiliser. Elle illustre parfaitement l’abime des méconnaissances de la majorité des climato-réalistes de ce blog. Comme le dit Nietzche : « Le principal ennemi de la vérité ce n’est pas le mensonge, c’est la croyance », justement.

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    • Bravo Antisceptique.

      Vous vous approchez 2 fois plus vite que tout le monde de la Vérité.

      Philippe (et moi, parce que je suis comme lui) est juste un peu lent à comprendre que vous

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      • Super vidéo… mais j’ai perso du mal à suivre l’anglais qui va trop vite ! Ne pourrait-on pas avoir les sous-titres, ne serait-ce qu’en anglais déjà ? En français ce serait top !

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      • Pour avoir les sous-titres en anglais (parfois en français, mais c’est rare), vous cliquez sur l’icône rectangulaire à gauche de la petite roue dentée (en bas à droite de la fenêtre ioutube). Elle va être soulignée d’un trait rouge, et vous avez la traduction à la volée. Attention, c’est un peu saccadé, et il y a souvent des petites erreurs de traduction, mais ça aide quand le débit est trop rapide, ou que l’accent est épouvantable, par exemple quant c’est un Texan qui parle 😉

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    • Voici les tendances sur 10 ans (en bleu) et sur 30 ans (en rouge) dans la série d’anomalies globales satellitaire UAH.

      On y voit des variations de la tendance sur 10 liées aux El Niño (1998 et 2016 principalement). La tendance que vous qualifiez de « climatologique » sur 30 ans, fluctue autour de 1,3°C/siècle.
      NB: On voit une oscillation très nette de 60-70 ans dans les séries du CRU. On doit donc s’attendre à ce que la « moyenne climatologique » sur 30 ans oscille aussi.

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  6. Un retour au niveau atteint en 98 (+ 0.63 degré) vous y croyez vraiment ? Vous allez être déçu si vous comptez la dessus. On annonce au contraire un réchauffement accru dans les années à venir.
    De manière générale ,c’est un peu pathétique de voir l’importance démesurée que les climatosceptiques accordent encore à la la fameuse pause climatique (qui est en réalité une diminution du rythme du réchauffement en raison de la variabilité naturelle du climat).C’est une bouée de sauvetage à laquelle ils continuent à s’accrocher désespérement alors qu’elle est de plus en plus trouée . Je n’ose imaginer le déchirement qui sera le leur quand l’écart de tempérarture par rapport à la période 98-2013 s’avérera tellement prononcé, qu’ils n’auront pas d’autre choix que d’abandonner leur argument fétiche. Pour le moment, l’écart n’est que de 0.2 degré, donc ils peuvent continuer à s’auto-persuader qu’on est toujours dans le prolongement de la pause climatique , mais lorsqu’on dépassera les 0.4 (ce qui sera le cas dans les 10 ans qui viennent) ,ils risquent d’entrer en état de dissonance cognitive.A ce moment là ,ils seront à un carrefour: ou bien ils révisent leurs positions et reviennent dans le droit chemin , ou bien ils choisissent la fuite en avant. S’ils choisissent la 2 ème option , on éprouvera un sentiment de pitié qui ne sera pas tellement différent de celui qu’on peut avoir à l’égard de ces internautes un peu farfelus qui vous expliquent que les américains n’ont jamais été sur la lune ,ou qu’ Elvis Presley a été kidnappé par des extra-terrestres.

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    • Les variations du climat sont erratiques. Il est possible que la température globale (si tant est qu’elle ait un sens) augmente dans les années à venir, comme il est possible qu’elle baisse; C’est analogue aux cours de bourse. Si quelqu’un pouvait prévoir l’évolution de ces cours, il serait riche… En revanche, ce qui est éminemment contestable c’est l’origine anthropique des évolutions du climat. Et la théorie des « gaz à effet de serre » est tout aussi fumeuse… Et pour conclure, l’attitude méprisante de Tolnus est pitoyable, pour reprendre ses propres mots, et ne fait que le ridiculiser.

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    • @tolnus
      C’est intéressant ce nouveau concept de variabilité naturelle du climat. Par variabilité naturelle est ce que vous voulez dire variabilité non anthropique ?

      On reste sur T = log CO2 ?

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      • La période 98-2013 a été marquée par des épisodes « la nina » qui expliquent en grande partie l’apparente stagnation des températures. Contrairement à ce que vous dites , la variabilité naturelle du climat ce n’est pas nouveau comme argument. Je me souviens que Jean Jouzel faisait référence à ca au cours d’un débat l’opposant à François Gervais.

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    • @tolnus
      Ci-joint une comparaison de la tendance au réchauffement selon les modèles du GIEC et la tendance au réchauffement réel tel que donné par les données satellitaires UAH.

      Y pas photo, les modèles surchauffent par rapport à la réalité. Et il sera intéressant de suivre la réalité dans les prochaines décennies avec une activité solaire en berne et l’AMO en route vers une phase « froide ».

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    • Je ne vois pas trop l’intérêt de se focaliser sur des signaux encore faibles. Que les hoquets soient de simples fluctuations, qu’ils traduisent une vraie tendance ayant des causes anthropiques ou autres est à mon avis indécidable actuellement. La vraie question est de savoir si la tendance va se maintenir ou si des contreréactions vont finir par la faire plafonner. Je doute beaucoup que des modélisations en mode bidouillage puissent apporter une réponse rapidement. Je distingue les grands modèles (sérieux !) des physiciens et les modèles numériques bidouillages faisant intervenir une multitude de phénomènes et des paramètres non reliés directement à des constantes physiques de haut niveau. J’ai moi-même pratiqué ce genre de sport et n’ai donc pas une confiance démesurée dans ces pratiques !
      Notre atmosphère ayant connu dans le passé des épisodes assez violents a toujours fini par récupérer. C’est plutôt un bon signe de l’existence de contre réactions pouvant être très puissantes.

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      • Le fait que l’écart entre les prédictions et la réalité s’amenuise constamment (on est passé de 30 % à 9 % ) montre que les phénomènes physiques à l’oeuvre sont de mieux en mieux compris par les modélisateurs .
        Je pense aussi que vous sous-estimez l’apport de la paléoclimatologie .On a accumulé une telle masse de données grâce à l’étude des climats du passé , qu’ on arrive à hiérarchiser de mieux en mieux les facteurs affectant la machine climatique. Si aucun paléoclimatologue sérieux ne croit aux théories de François Gervais ou de Vincent Courtillot ,dites-vous bien que ce n’est pas par hasard. On en sait suffisamment désormais pour écarter de façon certaine la thèse basée sur les cycles solaires.

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    • tolnus,

      Une telle foi dans le réchauffement climatique anthropique est systématiquement le produit d’une compréhension erronée du mécanisme de l’effet de serre. Je me trompe ? Petit exercice pratique : si tous les GES disparaissaient soudainement, pensez-vous que l’atmosphère verrait sa température diminuer ou augmenter ?

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      • Comparez la différence de température entre Venus et Mercure (planète plus proche du soleil mais plus froide que Venus) et vous aurez la réponse à votre question.

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      • tolnus,

        Vous ne répondez pas à la question que je posais et c’est bien dommage.
        Je la répète parce que l’effort que l’effort à fournir pour y répondre vous serait profitable.

        Si tous les GES disparaissaient soudainement, pensez-vous que l’atmosphère verrait sa température diminuer ou augmenter ?

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      • Ne jouez pas au professeur ! La théorie alternative bidon que vous avez en tête, vous êtes allé la chercher chez Gerlich et Tscheuschner, ces deux charlots qui pensent que la théorie de l’effet de serre viole les lois de la physique. Je me permets de vous faire remarquer que la revue scientifique qui a validé leur papier a ensuite publié un autre article contestant point par point toutes leurs affirmations. La théorie de l’effet de serre c’est du solide et aucun charlatan n’arrivera à la démolir.

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      • tolnus,

        Que voilà une esquive amusante !

        A mon humble avis, vous ne savez pas de quoi vous parlez. La question, que je répète ici, est simplissime :

        Si tous les GES disparaissaient soudainement, pensez-vous que l’atmosphère verrait sa température diminuer ou augmenter ?

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      • phi
        Mon message relatif à la différence de température entre Venus et Mercure contenait implicitement ma réponse à votre question. Etant donné que Venus est plus chaud que Mercure en raison de son effet de serre , je vois mal comment une disparition des GES de l’atmosphère terrestre pourrait aboutir à un réchauffement de la terre.

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      • tolnus,

        Bon, vous ne semblez toujours pas avoir bien compris. La question est précise et concerne les GES et la température de l’atmosphère. Qu’importe.

        La réponse correcte est évidemment qu’en supprimant soudainement les GES, la température de l’atmosphère augmenterait car elle acquiert l’essentiel de sa chaleur par convection mais n’a que les GES pour se refroidir. Aucun spécialiste ne me contredira sur ce point.

        Vous me permettez donc de démontrer ce que j’affirmais dans mon premier message : votre foi s’explique par votre ignorance. La réalité physique est beaucoup moins évidente que ce que vous pensez, le mécanisme est complexe et il n’est pas à ce jour de réponse catégorique sur l’effet d’une augmentation du taux de CO2.

        Méfiez-vous de cette infâme cuisine incohérente qu’est la vulgate.

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      • @tolnus
        Votre comparaison entre Mercure et Vénus est bizarre. Mercure n’a pas d’atmosphère mais du fait sa plus grande proximité du soleil sa température de surface atteint au maximum une valeur identique à celle de Vénus. Elle diminue sensiblement dans l’ombre. Par contre c’est l’atmosphère de Vénus qui maintient la même température de surface tout au long de l’année vénusienne. Mais tout cela n’a aucun rapport avec le sujet du billet de P. Catier : la présentation orientée du réchauffement climatique au grand public.

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      • S’il n’y a plus de gaz à effet de serre, il n’y aura plus de rayonnement infrarouge qui sera réémis vers la surface, et par conséquent la quantité de chaleur permettant de réchauffer l’atmosphère sera moins importante. Quelle est votre objection par rapport à ca ?

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      • tolnus,

        Plutôt que Vénus et Mercure, vous feriez mieux de comparer les atmosphères de Vénus & Mars, toutes deux composées de 95% de CO2 et de bricoles diverses.
        Sur Vénus, la t° d’équilibre radiatif est de 232K et sa température de surface moyenne (assez homogène dans le temps et l’espace) est de 735K, soit un effet de serre de 503K (230°C).
        Sur Mars, la t° d’équilibre radiatif est de 210K et sa température de surface moyenne à peu près identique (forte variabilité dans le temps et l’espace comme sur terre), soit un effet de serre à peu près nul.
        Le taux élevé de CO2 sur Vénus est souvent invoqué comme cause du fort effet de serre qui y règne. Alors pourquoi celui-ci y est-il quasi nul sur Mars avec le même taux de CO2 ?

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      • Hug a dit :«Le taux élevé de CO2 sur Vénus est souvent invoqué comme cause du fort effet de serre qui y règne. Alors pourquoi celui-ci y est-il quasi nul sur Mars avec le même taux de CO2 ?»
        Il y a même plus amusant, la pression partielle de CO₂ de Mars et de la Terre sont, si je me souviens bien, à peu près les mêmes. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas « d’effet de serre » sur Mars ?

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      • Bonsoir,
        puisque l’on fait référence à la planétologie comparée ci-dessous, le paramètre pression atmosphérique (environ 90x plus élevé à la surface du sol vénusien qu’à la surface du sol terrestre), ne serait-il pas plus convaincant pour expliquer les différences de T°C entre les 2 planètes, plutôt que la concentration en CO2 ?

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    • Comparaison des tendances réelles comparées aux modèles:

      Les modèles ont bien tendance à surchauffer.

      La légende du graphique est (traduction automatique):
      Légende originale : a, 1993-2012. b, 1998-2012. Les histogrammes des tendances observées (hachures rouges) proviennent de 100 reconstructions de l’ensemble de données HadCRUT41. Les histogrammes des tendances des modèles (barres grises) sont basés sur 117 simulations des modèles, et les courbes noires sont des versions lissées des tendances des modèles. Les fourchettes des tendances observées reflètent l’incertitude d’observation, tandis que les fourchettes des tendances des modèles reflètent l’incertitude du forçage, ainsi que les différences dans les réponses des modèles individuels aux forçages externes et l’incertitude découlant de la variabilité interne du climat.

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  7. @Tolnus
    Les Américains ni personne d’autre n’est allé sur la Lune de mon vivant. A 45 ans ce qui serait farfelu c’est de croire que cela fut possible bien que nous en soyons aujourd’hui « toujours » incapable surtout quand il s’agit d’un exploit exclusivement technologique…
    On peut bien sur mettre tout cela de coté et s’accrocher à la version officielle à condition de ne pas être trop regardant sur de réelles preuves bien inexistantes.
    Un parallèle bien trouvé avec cette histoire de CO2 qui « fluore », une fluorescence que l’on est « toujours » bien incapable de mesurer dans notre basse atmosphère depuis 30 ans!
    Nous avons les Américains sur la Lune à la télé et le rayonnement du CO2 dans les modèles!

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  8. Merci Philippe pour le « mentir vrai » mais il y a aussi le « vrai mensonge », une spécialité de VMD que j’ai signalée sur un autre fil. Il s’agit d’une expérience vécue à Rennes en 2010.
    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/10/21/delicieuse-delation/#comment-15238

    Sur le fil consacré à S Crockford épisode 1, Paul Aubrin à fourni un graphique des anomalies de températures UAH pour les deux hémisphères bien connu et duquel tous les commentateurs ici et ailleurs infèrent que depuis environ 40 ans les températures de la basse troposphère augmentent.
    C’est le réchauffement climatique.

    Cf ici : https://tinyurl.com/yyvofekc pour quelques déduction à partir des conditions d’obtention de ces graphiques. J’ai tenté de comprendre par ex ici https://tinyurl.com/yyepua8t , comment la température pouvait, soit augmenter, soit diminuer dans le temps à partir des mêmes données brutes.

    Y a t’il quelqu’un qui ment ou bien y a t’il une incompréhension totale de la nature et du traitement des données ? Je rappelle ici https://tinyurl.com/y74fqfxo en le complétant au fur et à mesure les réflexions nécessaires avant l’analyse de séries de températures satellitaires.

    Enfin je voudrais plus tard revenir sur la nature et la mesure de la température ou agitation moléculaire ou énergie cinétique en partant de ce que tout le monde croit vrai alors que ce n’est qu’un raccourci pernicieux : « le rayonnement électromagnétique, par exemple infrarouge, transporte de la chaleur » (Ni dans le courant électrique d’ailleurs, s’il est dans de très bons conducteurs, (ou peut-être des supraconducteurs ??)).

    NON ! Il n’y a pas de chaleur dans le rayonnement électromagnétique puisqu’i n’y a pas de molécules. La différence entre les deux types d’énergie c’est que l’ENTROPIE ne se trouve que dans la thermodynamique, pas dans l’électromagnétisme. J. Duran nous l’a plusieurs fois rappelé.

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    • @phi
      « La réponse correcte est évidemment qu’en supprimant soudainement les GES, la température de l’atmosphère augmenterait »
      Oui c’est probable. Sur le papier et sans aucun GES (donc sans vapeur d’eau). Pas de vapeur d’eau = pas de mer ni de glace ; pas d’inertie thermique ; une circulation atmosphérique totalement modifiée ; un albédo lui aussi totalement modifié. La réponse est donc bien moins évident qu’il n’y parait.

      « l’atmosphère […] acquiert l’essentiel de sa chaleur par convection »
      Le flux de chaleur latente est bien supérieur à celui de chaleur sensible (à la louche un facteur 3).

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      • Le flux de chaleur latente est bien supérieur à celui de chaleur sensible
        Le rapport de grandeur était-il la question ?

        Pour qu’il y ait transfert de chaleur latente, il faut déplacement de masse d’air ; pour qu’il y ait déplacement vertical, il faut un gradient de température ; pour qu’il y ait gradient, il faut un puits froid en altitude ; pour qu’il y ait puits froid, seuls les GES remplissent ce rôle. Le transfert de chaleur latente dépendrait alors de l’action des GES. La chaleur latente serait supérieure à la chaleur sensible, mais la cause, ce sont les GES.

        La réponse est donc bien moins évident qu’il n’y parait.
        Mais la condition précisait bien « qu’en supprimant soudainement les GES », donc dans les conditions de notre environnement, en supprimant instantanément les GES, et en gardant la mer et son inertie, l’aérologie et l’albédo. Dans ce cas, la température ne pourrait qu’augmenter. Bien sûr que si on modifie les conditions (suppression des océans…), le résultat devient plus qu’incertain…

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  9. un article dans le meme genre aujourd »hui.
    « Sous les eaux, la capitale indonésienne Jakarta va être « déménagée »
    france24
    https://www.boursorama.com/videos/actualites/sous-les-eaux-la-capitale-indonesienne-jakarta-va-etre-demenagee-3fae4f87f2af1988996c84aa1d9e56a4

    Alors qu’on apprend que la vraie raison est ailleurs.

    dejà en avril on pouvait lire.
    Le président indonésien Joko Widodo, donné gagnant de la récente présidentielle, veut sortir la capitale de l’enfer urbain que constitue Jakarta, en plein boum économique, et de l’île de Java qui concentre plus de la moitié de la population du pays.
    « L’« urgence » est avant tout de quitter l’île de Java qui concentre 150 millions des 265 millions d’habitants de l’Indonésie dans une région à forts risques sismiques et volcaniques. »

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  10. Je ne prétends pas en savoir plus que d’autres et je ne lis pas dans la boule de cristal pour savoir si la température va monter et dans quelle mesure. Qui le sait vraiment? Antisceptique? Tolnius? Bravo, nous verrons bien. Je vous demande seulement de bien lire le sujet: mon sujet était de montrer que l’on pouvait trés bien à partir d’une courbe dire que « c’est la quatième année la plus chaude » (= vrai) et passer sous silence que la température baisse puisqu’il y en a trois plus chaudes (= mentir-vrai). Ce n’est pas tout à fait la même chose et l’impression laissée dans le public en est modifiée.
    J’ai laissé plus haut l’exemple de la canicule à 43° en Corse cet été bien relayé par les médias. C’était « vrai ». Sauf que ce n’était que sur la côte Ouest par un effet de foehn. Il faisait au même moment 29° sur la côte Est !
    C’est du « mentir-vrai ».

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  11. Mentir vrai, ce peut être aussi dire que la température a augmenté de 0.4° à 0.6° en un siècle. En réalité, si on ne considère qu’une région donnée, en particulier dans l’hémisphère Nord, cette augmentation dépasse largement les 1.5° en 40 ans seulement. C’est depuis les années 80 que le gradient est vraiment significatif. Quand vous parlez d’une année qui n’est pas plus chaude que la précédente, il faudrait plutôt dire que la moyenne des 5 dernières est la plus élevée. Quand on trace cette moyenne mobile à 5 ans pour un endroit donné, alors on a une idée précise de ce qui se passe. On peut observer ce gradient de 0.4° par décennie qui ne diminue pas. Alors parler de stabilité ou pire de refroidissement, là on est vraiment dans le vrai mensonge.

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    • Zimba a dit :«En réalité, si on ne considère qu’une région donnée, en particulier dans l’hémisphère Nord, cette augmentation dépasse largement les 1.5° en 40 ans seulement.»
      Prenons le Groenland, et utilisons les données de la station de Nuuk ( 64.17N, -51.75E, WMO station code 4250 GODTHAB_NUUK).
      Il n’y a pas d’augmentation de 1,5°C. Les anomalies de température des années récentes sont voisines de celles des années 1940.


      Exemple : décembre 2018 Anomalie 4,40°C (2,63°C en moyenne glissante sur 12 mois) ; janvier 1941 Anomalie 4,71°C (2,10°C en moyenne sur 12 mois ).

      L’effet du CO2, qui est censé est plus prononcé aux latitudes élevées, en hiver et la nuit, n’est pas visible à Nuuk. C’est tout de même gênant, d’autant plus que la station se trouve en bordure de la piste de l’aéroport).

      NB: il s’agit d’anomalies par rapport au cycle annuel, c’est à dire d’écarts par rapport à la température moyenne du mois en question sur toute la période.

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      • paulaubrin,

        « L’effet du CO2, qui est censé est plus prononcé aux latitudes élevées, en hiver et la nuit, n’est pas visible à Nuuk. »

        Oui et on peut même ajouter que sur la France mais aussi sur la plus grande partie de l’Europe, la tendance des températures hivernales sur les dernières 30 années est négative. Les étudiants qui manifestent contre le réchauffement n’ont donc jamais vécu autre chose qu’un refroidissement climatique hivernal.

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      • Non encore une fois ce n’est pas vrai. La moyenne des années 40 à 70 était déjà de +1° par rapport au début du siècle. Et la moyenne calculée sur les 20 dernières années montrent encore quasiment +1° supplémentaire. Il suffit même de regarder votre courbe pour voir çà. Mais vous continuerez à niez cela et dire même comme certains qu’il y a un refroidissement !!! Ça paraît incroyable. J’avoue ne pas comprendre un tel acharnement mais bon chacun est libre.

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      • Zimba,

        On peut, comme vous le faites, chercher dans les jeux de données plus ou moins manipulés ce qui va dans le sens de la théorie en vogue. C’est bien mais peu déterminant s’il s’agit de tester la solidité de la théorie. Paulaubrin a justement recensé un certain nombre de circonstances dans lesquelles le réchauffement anthropique est supposé être particulièrement sensible. Parmi ces circonstances figurent les conditions hivernales.

        Il se trouve que depuis 30 ans, durée type consacrée pour le climat, les températures hivernales sur l’Europe montrent une tendance au refroidissement.

        Ici le graphique pour la Suisse (-0.15 °C par décennie) : https://www.meteosuisse.admin.ch/product/output/climate-data/climate-trends-processing/ths200m0/swiss/djf/1864-smoother/climatetrend_ths200m0_swiss_djf_1864-smoother_f.pdf

        La question est de savoir si un tel comportement est compatible avec la théorie. En particulier, cette tendance négative est-elle compatible avec le réchauffement hivernal prédit pour 2035 (+0.5 à +2.1 °C) ? C’est plutôt mal parti pour la théorie.

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  12. Tolnus , je ne sais pas à quel jeu vous jouez
    De deux choses l’une ;
    ou vous n’y connaissez rien en climatologie et sciences et vous le confirmez par une réponse ; on vous pardonnera
    ou vous jouez comme les « Roberts » pour vous amuser et faire baisser le niveau intellectuel des blogs où vous intervenez
    Ici cela ne passe pas ; vos comparaisons entre Mercure et Vénus vous discréditent complètement ;mais je voudrais bien que vous explicitiez votre affirmation suivante

    Les Américains ni personne d’autre n’est allé sur la Lune de mon vivant. A 45 ans ce qui serait farfelu c’est de croire que cela fut possible bien que nous en soyons aujourd’hui « toujours » incapable surtout quand il s’agit d’un exploit exclusivement technologique…
    Alors il faut choisir
    Ou vous continuez à vous ridiculiser
    Ou vous demandez à Benoit Rittaud un blanc seing pour animer son blog

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    • A mon avis , vous devez être le seul içi à oser affirmer que les américains ne sont jamais allés sur la lune. Je ne pense pas que vous rendiez service à Benoit Rittaud en défendant une idée pareille. C’est le genre de fadaises qu’on trouve dans des sites comme onnouscachetout , wikistrike ,mondialisation.ca . j’en passe et des meilleurs. Je vous conseille de lire l’article de wikipedia sur la question https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_conspirationnistes_sur_le_programme_Apollo il est très bien fait.

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      • Je ne comprends pas pourquoi vous laissez s’exprimer dans les commentaires de ce blog, des gens dont visiblement la fonction est de propager la propagande toxique du GIEC ou qui sont systématiquement d’une mauvaise foi sans fond. Ces gens-là sont animés par un état d’esprit antiscientifique, nihiliste pour être plus précis, ce sont des ennemis de la connaissance et du progrès social, poussez-les dans leur retranchement et ils font l’apologie du régime néolibéral en place, ce sont des porte-parole de cette idéologie totalitaire.

        Moi, je ne suis pas scientifique, j’essaie de comprendre, de faire preuve de logique, je m’en remets strictement aux faits et à leurs enchaînements, je m’en tiens au processus matérialiste dialectique à l’œuvre dans la nature (et la société), et non aux prédictions, aux prophéties, aux spéculations oiseuses. Depuis le 30 octobre, j’ai lu plus de 350 articles sur la question climatique pour me faire ma propre idée.

        J’ai constaté qu’avant même que la thèse du réchauffement climatique n’envahisse la scène politique et médiatique, ses partisans avaient mis en place minutieusement à l’échelle mondiale un réseau tentaculaire d’officines destinées à la soutenir (à coup de centaines de millions de dollars, somme dérisoire pour des hyper milliardaires.), et ils avaient déjà estimé en dizaines ou centaines de milliards de dollars combien elle allait leur rapporter (collectivement), au détriment des besoins des peuples tout en hypothéquant le développement à venir de la civilisation humaine… Cela m’a suffit comme preuve matérielle pour me forger une solide conviction.

        Quand l’AFP ou un média-oligarque cite un expert, un membre d’une fondation ou d’un institut connu ou inconnu généralement, il suffit de se livrer à une investigation sur Internet pour en savoir plus sur leur compte, pour qui il travaille, qui les financent, qui fait partie de leurs conseils d’administration pour aboutir dans 99% des cas à la même poignée d’oligarques, Gates, Buffett, Rockefeller, Soros, etc. C’est public notez bien, cela ne relève donc pas de la théorie du complot, ces documents sont accessibles à tous, à ceci près que 99% des gens les ignorent, pire, même ceux qui le savent n’en tiennent pas compte ou n’osent pas les mentionner par crainte de la chasse aux sorcières ou d’être lynchés…

        Les fanatiques qui supportent la thèse du réchauffement climatique, qui plus est de nature anthropique, ont des intentions purement idéologiques qui se confondent avec leurs intérêts individuels, je ne vois pas d’autres explications, ou alors ce sont des psychopathes en crise, qui profitent de l’opportunité que leur offrent les réseaux sociaux pour laisser libre cours à leur délire.

        Si je ne partage pas l’orientation politique de votre association, je la soutiens parce que je lui reconnais une fonction progressiste au service de l’ensemble de la société. Bonne continuation.

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  13. @Fritz et Tolnus, vous avez du mal à suivre le fil de la discussion. C’est moi qui ai affirmé que les américains ne sont jamais allés sur la Lune de mon vivant (45 ans), ce qui est VRAI ! J’ai également insinué que jamais personne n’y est allé, disons que c’est du réalisme non climatique – bien éloigné du consensus – mais nous sommes hors sujet et si vous êtes confortable avec ce mythe et les articles de Wikipédia à ce sujet, bien à vous. Je pense pour ma part que cette histoire fera bien rire les générations futures tout comme le RCA. Fin de la disgression.

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  14. à Tolnus
    Je vous accorde bien volontiers que la compréhension progresse. Mais progresse t elle assez pour que l’on puisse faire une confiance totale aux modèles ? J’ignore d’ailleurs le détail de la modélisation de tous les phénomènes mis en jeu (couche limite, modélisation sous-maille, nuages, aérosols, réactions chimiques interférant avec l’interception-émission de rayonnement…). Si vous avez une bonne synthèse disponible, je suis preneur. Je ne vais pas les moyens de dépouiller des milliers d’articles (qui ne sont d’ailleurs pas en libre accès).
    Passer de 30% d’écart à 9% n’est pas si impressionnant, vous ne précisez d’ailleurs pas sur quelle mesure porte cet écart.
    Quant à la paléoclimatologie, exploiter une carotte glaciaire n’est pas si évident. Par exemple les mesures d’anomalie isotopique (O et H) ne peuvent être reliées au climat passé que si justement on a déjà un bon modèle climatique pour simuler parfaitement le cycle de l’eau. J’aurais plus confiance dans la climatologie historique (cf Leroy Ladurie bien sur) et elle semble bien indiquer que l’on a déjà eu d’assez fortes variations avant même l’époque industrielle.
    Quand aux causes possibles, il n’y a certainement pas que les cycles solaires. Selon le GIEC on est dans des gammes de forçage qui sont du pour cent du flux solaire. Alors qu’une simple variation de la couverture végétale peut faire varier l’albédo de bien plus ! Quelques pour cent de nuages en plus ou en moins pourraient sans doute aussi avoir de tels effets sans conduire à une modification catastrophique du climat.
    J’en reste donc sur l’idée qu’il est bien trop tôt pour tenter de modifier une tendance que l’on comprend mal. Plutôt que de risquer un appauvrissement important en se privant des ressources fossiles actuelles, ne vaudrait il pas mieux pousser les feux sur des recherches pouvant déboucher sur une plus grande sobriété. Les pistes ne manquent pas. Les modélophiles peuvent en particulier avoir de grands espoirs sur la modélisation chimique quantique (les calculs ab initio de propriétés de molécules) ce qui pourrait à terme mener à des process industriels bien plus efficaces (recyclage de déchets, matériaux plus durables et à meilleures propriétés…). Et en dehors de la recherche fondamentale, la simple R&D industrielle a prouvé depuis longtemps que l’on pouvait faire croitre le PIB bien plus vite que la consommation d’énergie. Miser sur le progrès technique n’est donc pas un si mauvais plan. Notre « richesse » actuelle permise par l’énergie bon marché pourrait permettre d’excellents investissements dans la connaissance et ces investissements pourraient être bien plus générateurs d’économies qu’une simple réprssion par les taxes et la promotion de techniques du passé même remises au gout du jour.

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    • Paul Barescut dit :«Quant à la paléoclimatologie, exploiter une carotte glaciaire n’est pas si évident. Par exemple les mesures d’anomalie isotopique (O et H) ne peuvent être reliées au climat passé que si justement on a déjà un bon modèle climatique pour simuler parfaitement le cycle de l’eau. »

      Tout à fait. On peut ajouter qu’il n’est pas possible de comparer les données indirectes ainsi recueillies aux données instrumentales (celles des stations météo par exemple). Par exemple, il n’est pas possible de comparer la valeur absolue de la concentration de CO2 d’il y a 10.000 ans avec les mesures actuelles (celles de Mauna Loa par exemple) à cause d’un tas de phénomènes qui moyennent les valeurs physique à l’intérieur de la glace. On ne peut pas, non plus, comparer les taux de variations, parce que l’on ne peut comparer les taux de variations que de deux séries de même fréquence d’échantillonnage (en plus du phénomène de moyenne).
      C’est pour cette raison que les séries de températures indirectes (proxy) ont été raccordées arbitrairement avec les séries de concentrations de CO₂ en introduisant un décalage ad hoc de plusieurs dizaines d’années. Ce décalage n’a aucune justification théorique.

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  15. Coucou,

    De retour de vacances et toujours la même tendance.

    plutot que de sombrer dans des papiers et commentaires de plus en plus philosophico-politique, ne pourriez vous pas de temps en temps traduire les papiers techniques de Mme Curry, si elle est d’accord.

    Je pense au dernier que je viens de lire
    https://judithcurry.com/2019/10/29/escape-from-model-land/#more-25366 qui est une façon « moins orientée politiquement » d’aborder le sujet évoqué par Mr Catier.

    Bonne journée

    Stéphane

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  16. bonjour,
    je consulte avec intérêt ce site. je vous avoue mon ignorance en science. Honnêtement, je n’ai pas d’avis sur le sujet. JE NE SAIS PAS comme la très grande majorité des gens.
    Par contre, l’impossibilité du moindre débat me dérange profondément. Et cette impossibilité n’est pas dû aux climato sceptiques ou climato réalistes mais au camp du prétendu consensus. Un consensus qui n’existe pas visiblement. De plus, comment justifier qu’un présentateur météo soit licencié ou que certains chercheurs soient écartés de leur université. Même en étant convaincu du réchauffement anthropique, comment peux t on tolérer ce genre de choses…..
    Rassurez moi nous sommes bien une démocratie ???
    Comment une avocate comme Mme Lepage, peut elle créer un fichier des climato sceptiques ?
    Gobbels ou Staline avaient aussi leur fichier…..Encore une fois , JE NE SAIS PAS. Mais sincèrement l’attitude des adeptes du réchauffement climatique me fait vraiment peur.

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    • L’histoire des civilisations montre qu’elles se portent d’autant mieux qu’il y fait chaud. Par quelle étrange cheminement en est-on arrivé à dire que ce serait une catastrophe aujourd’hui? La réponse est simple : ces gens là n’en ont rien à f..aire de la science, tant qu’elle sert leurs intérêts qui sont POLITIQUES.
      Ils exècrent la démocratie, l’économie de marché (les deux, c’est le libéralisme).
      Ils vendent du rêve égalitariste : c’est le cauchemar totalitariste qui arrivera.

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      • « L’histoire des civilisations montre qu’elles se portent d’autant mieux qu’il y fait chaud. »
        Encore faut il définir ce que chaud veut dire. C’est sûr que les climats arctiques ne sont pas un signe de développement agricole ou même industriel très favorable. Mais l’opposé n’est pas plus réjouissant. Bien au contraire. En fait les pays aux climats tempérés sont ceux qui ont progressé le plus. Tout se joue dans une fenêtre assez étroite. Les pays très chauds, trop chauds sont ou deviennent désertiques et importent une grande partie de leurs produits en denrées alimentaires. La vie au Quatar est assurée par les petro dollars pour payer ces importations, et le confort par des climatiseurs à gogo. On voit aussi comment la Californie par exemple est en train de devenir de plus en plus aride. A l’échelle humaine, c’est relativement lent, à l’échelle géologique c’est bien rapide. Qui peut dire exactement ce que deviendront les pays méditerranéens y compris le sud-est de la France. Bien sûr que le soleil et la chaleur sont favorables à la pousse de fruits , légumes et céréales. Mais jusqu’à un certain point et tant qu’il y a assez d’eau. On commence à le voir, les agriculteurs s’adaptent , passent du maïs au sorgho par exemple. Mais l’adaptation aura ses limites. Le cycle de l’eau est fragile. Il faut une certaine régularité pour pouvoir produire.
        Ce qui semble être acquis depuis des siècles peut vite dégénérer.

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      • @Zimba : oui et non!
        Si l’on s’en tient à la biodiversité, c’est bien dans les zones chaudes qu’elle se porte à merveille. Les zones les plus chaudes « en moyenne » se trouvent à l’équateur et aux tropiques. Les déserts le sont par manque d’eau, pas parce qu’il y fait trop chaud (les t° élevées sont aussi la conséquence de l’absence de végétations, ce qui explique aussi les forts écarts de ces mêmes t° sur 24h). On est alors dans une problématique de circulation des masses d’air, apportant l’humidité et les précipitations.
        Oui : dans les zones tempérées, l’humanité a le plus progressé. Et selon moi pour les raisons suivantes : une moindre biodiversité, moins prolixe, oblige à s’adapter. Et l’adaptation chez l’homme, c’est l’utilisation de son intelligence l’amenant à l’invention d’outils dont le but est de lui faciliter la vie. Alors que dans un milieu extrêmement riche, pourquoi défricher et cultiver quand il suffit de tendre la main pour cueillir? (je force le trait, mais l’homme à toujours chercher à s’économiser, c’est dans l’adversité qu’il se sert le plus de son intelligence).

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    • @Mehdi, bravo pour ces lignes, je m’y reconnais totalement, n’étant moi-même pas scientifique de formation.

      Comme quoi, pas non plus forcément besoin de s’y connaître en climatologie pour avoir un avis sur la question, et choisir son camp : celui de la liberté de penser et de s’exprimer, versus une idéologie (= le degré zéro de la pensée critique par définition !) qui pourrait bien devenir totalitaire.

      Mais je suis optimiste et je pense que peu à peu, les gens vont se réveiller… Mais effectivement, ça peut encore prendre du temps, d’autant que comme vous dites, le débat est impossible, par la faute des tenants du RCA qui ont beaucoup trop à perdre pour en accepter l’idée.

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      • Loheli38
        ———–Comme quoi, pas non plus forcément besoin de s’y connaître en climatologie pour avoir un avis sur la question,———-
        C’est pas possible de lire des choses comme cela

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  17. Et pourquoi donc ?
    Sans rien connaitre aux sciences il est parfaitement possible de se rendre compte que quelque chose cloche avec le RCA en termes politiques.
    Un grand nombre de signaux sociaux mettent en évidence un dérèglement des processus démocratiques et seuls les contre-pouvoirs institutionnels empêchent – pour le moment – une dérive réellement totalitaire.
    Si ça cloche politiquement, c’est que sur le plan scientifique…

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    • @Murps
      qui a écrit
      «  » » » » »Si ça cloche politiquement, c’est que sur le plan scientifique… » » » » » »
      vous pouvez terminer vos phrases ?

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  18. @Phi,
    Ce ne sont pas « mes » données, elles ont été publiées par Paulaubrin. Vous dites qu’elles ont été manipulées, il vous répondra sûrement. Par contre celles dont vous parlez ne le sont pas ? C’est bien ça ? Très franchement, parmi toutes les sources de données que j’ai téléchargées et tracées en moyenne glissante , aucune ne montre une baisse quelconque , que ce soit en été ou en hiver. Au mieux, une légère stagnation dans certains cas. Ce qui apparaît c’est les mois de transition (mai, juin) et (sept, octobre) qui ont plus augmenté que les autres ces 20 dernières années, en particulier dans le SO . Quand on compare ces mois à ceux des années 60/ 70 c’est saisissant. Du reste bien agréable à vivre cette année encore. L’été indien jusqu’à la Toussaint. Car demain ça change. L’automne arrive enfin . Et la pluie aussi ! Ce qui n’est pas un mal.

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    • Zimba,
      Sauf exception, les données disponibles sont homogénéisées. C’est à dire qu’elles rendent comptent des tendances des tronçons homogènes (ces tronçons sont courts, il ne dépassent que rarement une vingtaine d’années). Ce traitement ajoute globalement un réchauffement artificiel entre 0.5 et 1 °C par siècle. Mais ce n’est pas ce que je cherchais à vous faire remarquer. Le graphique que j’ai mis en lien est tout ce qu’il y a de plus officiel et est donc dûment basé sur des données homogénéisées. Il n’empêche qu’il montre bien un refroidissement hivernal d’environ 0.15 °C par décennie. CRUTEM donne des valeurs similaires pour la plus grande partie de l’Europe. Où êtes-vous allé pêcher des données qui montreraient un réchauffement hivernal ?

      Le graphique en question :

      Cliquer pour accéder à climatetrend_ths200m0_swiss_djf_1864-smoother_f.pdf

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      • « Où êtes-vous allé pêcher des données qui montreraient un réchauffement hivernal ? »
        Bin UAH par exemple

        « Ce traitement ajoute globalement un réchauffement artificiel entre 0.5 et 1 °C par siècle. »
        Il va vraiment falloir, au choix : arrêter avec cette fable ou argumenter précisément sur le pourquoi.

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      • Antisceptique,

        « Bin UAH par exemple »

        Le températures hivernales sur l’Europe depuis 30 ans ? J’en doute fort. Vous avez les valeurs ?

        « arrêter avec cette fable… »

        Je vous avais pourtant déjà donné ces références :
        Böhm 2001, Begert et al. 2003, http://berkeleyearth.org/wp-content/uploads/2015/04/Figure5.png
        Consultez-les avant de parler de fable.

        « …ou argumenter précisément sur le pourquoi »

        Ah, ça, mais ce n’est pas à moi qu’il faut demander le pourquoi mais à ceux qui procèdent à de tels ajustements pour le moins discutables !

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      • Phi, c’est vous qui avez affirmé que « sur la France mais aussi sur la plus grande partie de l’Europe, la tendance des températures hivernales sur les dernières 30 années est négative».
        La figure que vous avez proposée pour la Suisse montre l’inverse ; celle de Zimba pour la France idem.
        Alors pour une fois, forcez-vous un peu et apportez-nous du concret à propos de votre trend négatif des températures hivernales sur l’Europe depuis 30 ans.

        « Je vous avais pourtant déjà donné ces références, bla, bla, bla …»
        Mais Phi, tout le monde se moque de votre graphique sorti de son contexte. Tout est expliqué dans le (long) texte qui va autour : berkeleyearth.org/understanding-adjustments-temperature-data/
        Et si vous considérez ces ajustements «pour le moins discutables» là aussi il va falloir fournir quelques efforts pour argumenter. Toutes les données, tous les codes informatiques, sont disponibles sur le site de Berkeley alors je vous en prie, montrez-nous la grandeur de votre science.

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      • Antisceptique,
        « La figure que vous avez proposée pour la Suisse montre l’inverse »

        Bah non ! C’est juste que vous êtes aveuglé et que vous ne savez pas calculer une tendance.

        Pour le reste, les techniques d’ajustements sont connues, le problème posé n’est pas celui d’un traficotage en cachette mais de savoir s’il est pertinent de construire les indices de températures utilisé en climatologie sur la base des tendances à courts termes. Comme cette technique altère lourdement les tendances à longs termes, la réponse est très clairement que ce n’est pas judicieux.

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    • Et à propos de UAH :

      Les températures hivernales baisseraient est de 0.21 °C par décennie sur la France depuis 30 ans. Constat coroboré par l’évolution de l’enneigement.

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  19. Dans le système de 1984, ce qui est donné comme « devant être cru » à un moment donné n’a absolument aucune consistance propre ni aucune autonomie. Il n’est pas demandé à Winston de croire que « 2+2 =5 » parce que, selon l’idéologie du régime, il aurait été établi d’une manière ou d’une autre que « 2+2=4 » est faux et que « 2+2=5 » est vrai.

    La seule raison pour laquelle il lui est demandé de croire que « 2+2=5 » est que le régime a décidé que c’est présentement ce qu’il faut croire ; et il faudra croire, de la même manière, que « 2+2=3 » ou de nouveau que « 2+2=4 » sitôt que le régime l’aura décidé.

    La marque d’obéissance et de fidélité au régime, ce n’est pas de croire à une idéologie déterminée présentée comme vérité, mais de croire à ce qui est donné à croire pour la seule raison que c’est donné à croire et pour le temps que c’est donné à croire.

    L’instabilité absolue des croyances et leur changement permanent est un des traits essentiels du système du contrôle des esprits. C’est un point crucial pour comprendre le concept proprement orwellien de totalitarisme.

    (Chroniques orwelliennes par Jean-Jacques Rosat – Avant-propos – Collège de France – Chronique 7 – Sur le contrôle des esprits.)

    J’ajouterai que lorsqu’on a accepté de croire ce qu’il fallait croire, en l’occurrence que le GIEC ou les représentants de l’oligarchie financière œuvreraient pour le bien-être de l’humanité, quelle monstruosité ou absurdité ! On est littéralement lobotomisé, toute fonction cognitive est pour ainsi dire déconnectée du cerveau ou paralysée, réduit à l’état végétatif, annihilée, les intéressés se reconnaîtront aisément. Pas besoin d’être scientifique pour comprendre cela…

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    • En effet il s’agissait pour Aragon de définir la nature des œuvres romanesques ou fictionnelles par l’expression du mentir forêt. Pour Orwell l’association de la vérité et du mensonge dans une fiction tentait de traduire La manipulation des idées à laquelle il se sentait soumis Ou qu’il envisageait que la société serait soumise. Nous y sommes.

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  20. Superbe déroulé, très beau post passionnant a lire, mais qui se prend gravement le tapis sur la fin.

    « Les convictions sont peut-être des ennemis plus dangereux pour la vérité que les mensonges »
    Nietzsche – Le Crépuscule des idoles

    N’est pas la même chose que :
    « Le principal ennemi de la vérité ce n’est pas le mensonge, c’est la croyance »
    Question : cette citation entre guillemet se trouve ou exactement chez Nietzsche ?

    Croyance n’est pas conviction. De très très loin.

    Je ne parlerais pas du contexte du propos développé par Nietzsche ici bien qu’il le faudrait, cela nous ferait dériver trop loin, idem avec la vérité. Précisons simplement que la religion n’est pas loin. Le contraire de la religion est la superstition, pas la raison, c’est très bien expliqué depuis Cicéron. Je ne vais pas plus loin.

    Vous avez besoin de la croyance. Étonnant ? pas tant que cela : la conviction l’emporte sur le réel en le réinterprétant. : c’est l’idéologie. Vous témoignez de quelque chose, mais pour le comprendre, il faut commencer par vous croire. Si vous n’êtes pas des témoins fiable, sans « crédibilité » justement, alors le commissaire ne tiendra pas compte de vos indices. Le croire c’est, à la racine, pouvoir faire confiance. D’ou le « croyez et vous comprendrez ». St Augustin « Ne cherche donc pas à comprendre pour croire, mais crois afin de comprendre, parce que si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas » en concluant :  » il faut comprendre pour croire ; et croire pour comprendre. ». Bon, je ne fait pas un sermon, pour l’esprit scientifique qui règne ici c’est peut-être peu hors d’atteinte, je le comprend bien. A ce propos comprendre a une notion possessive, qui n’est pas obligatoire. L’infini se conçoit très bien mais reste incompréhensible.

    Nietzsche avait bien vu ce qui nous arrive : que l’objectivation met la rationalité en crise.

    Le rapport avec la choucroute ? ni plus ni moins la définition du véritable réalisme. Vous pourrez avoir les plus belles courbes du monde, les plus beaux calculs, si vous pensez « de travers », cela risque de rester du barbarisme.

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    • Un peu d’humour :
      Vous annoncez une bonne nouvelle : nous sommes en quelque sorte sauvés. Mais on ne ne veut pas vous croire. Vous dérangez, on veut donc vous crucifier.
      Une vieille histoire…

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    • « Bon, je ne fait pas un sermon, pour l’esprit scientifique qui règne ici c’est peut-être peu hors d’atteinte,  »

      Et je me rend compte que j’ai été un peu rapide et maladroit, j’aurais du employer l’expression « hors contexte ». Je ne désirais pas me montrer méprisant, je craignais de paraitre un peu trop religieux.

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      • Bien que le ton que vous employez ne m’incite pas à répondre je vous remercie pour la correction de la citation de Nietzsche. Elle est peut-être lié à un problème de traduction…Ou le colportage de cette citation l’a peut-être déformée
        Quoi qu’il en soit croyances et convictions ont en commun de pouvoir se dispenser de preuve. C’est bien ce qui pose problème.

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      • Il semble que la citation de Nietzche provient de « Humain trop humain » (Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister). La citation est nécessairement une traduction, qui peut varier avec les traducteurs, bien sûr?

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      • Mon propos est bienveillant, toujours. Et votre article est vraiment passionnant.
        « Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère »

        Mais : « croyances et convictions ont en commun de pouvoir se dispenser de preuve.  »

        Vous refaite la même erreur de réflexion. La croyance accepte la présence et l’existence de la preuve, la conviction la refuse. Quand la preuve se manifeste, il faut, pour la juger, commencer par reconnaitre sa présence, lui faire confiance.

        Vous constatez des erreurs d’analyse et des constats biaisés, magistralement, mais vous n’abordez pas le pourquoi. Ce point n’est « traité » que par votre dernière citation, c’est ce qui la rend si importante. Non spécialiste, rien ne me dis que vous ne faite pas vous même un « mentir-vrai ». Après tout, une erreur n’invalide pas une conclusion, et c’est un peu ce que vous me dite. 2 de vos courbes sont totalement invérifiable car non sourcées, ce qui est, je pense, une grave faute méthodologique. Je suis donc obligé de vous « croire sur parole ». Seul le 3e points se suffit à lui même et remporte la manche sans férir car il s’agit d’une logique de raisonnement. Encore qu’on pourrait vous opposer un argumentaire proche du mien avec l’infini : on peut connaitre l’existence d’un fait ou d’un concept (on le sait) sans pour autant le comprendre (on le connais mal). Pourquoi devriez-vous être cru ?

        Ce qui pose problème, c’est que vous êtes convaincu. Comprenez que si vous exigez une étude rigoureuse des chiffres et des tableaux non tronqués, on est plus qu’en droit d’attendre cette même rigueur sur l’intégralité de vos sources et de votre méthode. La rigueur ne s’arrête pas aux atomes. Vous l’ignorez peut-être mais la science doit sa méthode à la métaphysique, qui la précède (Gallilé Descartes Kepler). Comme avec les courbes, vous ne pouvez vous permettre des citations approximatives mal ficelées et non sourcées. Votre responsabilité n’est pas nulle : regardez Antisceptique qui s’en va joyeusement avec la citation sous le bras. N’y voyez vous pas comme un écho à la propagation de fausse conclusion sur le climat ? Ceux qui pratiquent le « mentir-vrai » sont aussi pour beaucoup très sincère. Cette citation est un « mentir-vrai ». Malgré vous je vous le concède, la conviction que la croyance s’oppose à la raison est mieux ancré que le réchauffement climatique.

        Cela révèle un bais intellectuel (je ne vous en fait pas grief) qui s’exonère de creuser le sujet ou de faire un simple copier-coller de vérification parce que la fausse évidence correspond a une conviction déjà établie. Penser contre soi n’est jamais aisé. Cette erreur porte atteinte au reste car le soubassement de votre crédibilité est soutenu par le concept de rigueur. En effet vous n’opposez pas des chiffres a des chiffres mais une méthode à une autre. Je vous rassure, je ne cherche pas a faire de vous un infâme dévot, je ne fait que vous inviter à plus de prudence dans le détail, pour vous rendre service. Je pense que vous avez tout intérêt dans votre combat a plus (je dis plus car vous le faite déjà manifestement) travailler avec ces outils. Vous seriez surpris de constater la parfaite similitude des méthodes et corruptions perverse qui traverse la science et le monde des idées. La question du climat n’est qu’une escarmouche par comparaison. Co2 ou croyance, même combat.

        P.-S. : Le barbarisme plus haut fait référence au roman Hyperion (Hölderlin) dans lequel on trouve cette phrase :« … ces barbares qui soumettent tout aux calculs, s’en occupent comme d’un métier…»

        @Paulaubrin
        « Ennemis de la vérité. — Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.  » (Humain, trop humain, Aph. 483)

        A ce niveau, si tel est le cas, ce n’est plus une traduction, mais du sabotage. Je connais la maxime italienne, mais nous en sommes trop éloigné pour qu’elle soit recevable. C’est mille fois plus aisément vérifiable qu’une courbe du GIEC : Google. C’est plutôt le fruit d’une volonté facilement identifiable. Un « mentir-vrai ».

        « J’appelle mensonge se refuser à voir certaines choses que l’on voit »
        (Toujours le même : copier-coller-googler)

        Aimé par 1 personne

  21. Désolé Phil, je viens de voir cet article dans le courriel de l’asso climato-réaliste. C’est super fort comme démystification. Je réoriente un peu ma stratégie pour être moins sur MM&M et ouvrir un peu plus ailleurs le débas tout en continunant mon boulot régulier.

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