Regarder autrement

par L’Étoilée.

Ce commentaire long et argumenté était sur l’un des fils de discussion. Son intérêt m’a conduit, en accord avec l’auteur, à le republier comme article. (À tous : d’une manière générale, lorsque vous vous préparez à faire un commentaire long et fouillé, n’hésitez-pas à me l’envoyer pour publication comme article, surtout si le sujet du commentaire en question n’est pas tout à fait celui du fil de discussion.) BR.

Le problème avec la partie la plus réaliste de la population, c’est qu’à priori, elle est beaucoup moins prosélyte. Qu’elle est souvent peu à l’aise avec la propagande souvent agressive des milieux dits «progressistes», pour qui faire coller des conclusions pseudo-scientifiques a d’authentiques dogmes politiques et moraux (donc religieux) est un sport communautaire depuis plusieurs siècles.

Les personnalités plus réalistes (et paisibles) pensent, probablement à raison dans l’absolu, que les gens sont suffisamment grands pour se forger une opinion tout seuls. Surtout a l’ère d’Internet. Or, je me demande si l’accès de plus en plus facile à l’information via internet n’agit pas comme un leurre. Car cela laisse croire qu’il serait plus aisé de se faire un avis sur une question. Or, je crois que demeure toujours le même problème : pour mener des recherches efficaces et intellectuellement honnête, il faut pouvoir se référer à une méthodologie rigoureuse (quel que soit la discipline). Or, tout le monde ne l’a pas. De ce simple fait découlent de nombreux dialogues de sourds. 

Il est vrai également, hors du seul débat entre scientifiques, qu’il est loin d’être évident de répondre à un réchauffiste, scientifiquement instruit par les documentaires d’Arte sponsorisés par Bruxelles. Car la plupart du temps, ils pratiquent à la perfection le terrorisme intellectuel, tombent très vite dans l’invective, et ne comprennent pas grand-chose à la démarche analytique de l’objet «réchauffement climatique». Ils trouvent cette démarche floue, parce qu’il n’y a pas de graphiques, ni de courbes, garantes du sérieux argumentaire (tu parles d’une aberration!)… Existe également chez ces personnes une véritable idéalisation des milieux de savoir, dont le fonctionnement est mal connu. Ils ne conçoivent pas toujours que ces derniers obéissent, comme tout le monde, à des contingences parfaitement triviales (à commencer par les financements). Et qu’il y existe le risque, comme dans toute structure communautaire, de tomber dans un fonctionnement sectaire. Le risque étant accru lorsque les domaines étudiés interfèrent avec des intérêts politiques. Enfin, je crois que le cœur du problème est qu’ils adhérent, qu’ils s’en rendent compte ou pas, a une vision à la fois utopique et relativiste du réel, encouragée par les différentes formes de pouvoir. Le réel doit coller à leur idéal. Difficile de leur en vouloir, c’est la trame que nos élites essayent de coller à nos représentations depuis des siècles…

Oui, mais eux sont structurés en faisceaux (faut dire ce qui est!) extrêmement actifs et organisés. Prenons les manifestations de jeunes autour de Greta. Ce sont ni plus ni moins des faisceaux, qui ont pour mission de revitaliser la jeunesse, et de générer un «Homme nouveau». Du déjà vu, qui surfe toujours sur une ambiguïté. Le loup recouvert de la peau d’agneau, encore et toujours. Le totalitarisme, et même le fascisme, n’arrivent jamais par la même porte. Il change toujours d’avatar. Heureusement, comme il ne change pas de nature, qui a étudié le phénomène totalitaire/sectaire sait d’emblée l’identifier…

Ainsi donc, il me semble qu’avec ce genre de sujets, on ne puisse pas faire l’économie d’une analyse contextuelle et systémique. Elle est absolument nécessaire pour comprendre là où on met les pieds. Si on ne cherche pas à la produire, avant toute chose, on prend le risque d’être embarqué dans les seuls aspects techniques du débat, qui sont biaisés, et donc de manquer de hauteur et de justesse de vue. Et c’est exactement ce qu’il se produit : beaucoup de petits cerbères techniciens, mais peu de personnes capables de structurer et nourrir paisiblement une véritable réflexion, une pensée.

Pourtant, lorsqu’on cherche, on trouve assez rapidement de quoi prendre une saine distance d’avec les passions (soigneusement entretenues) et confusions qui pourrissent ce débat. On trouve assez facilement par exemple que Julian Huxley, biologiste et petit-fils de thomas Huxley (tous deux biologistes et eugénistes convaincus) fut le premier président de l’UNESCO (rappelons-nous que cela veut dire « Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture »), on peut s’autoriser quelques doutes sur le caractère prétendument philanthropique et bienfaisant des programmes mis en œuvre par l’organisation onusienne. On se les autorise plus franchement encore lorsqu’on sait que Julian Huxley (également frère d’Aldous) est l’inventeur du terme «transhumanisme» dans les années 50, qu’il crée pour donner forme à ses convictions. Et de fait, le réchauffisme et le transhumanisme ont beaucoup en commun. Un double mouvement de catastrophisme et d’hybris.

On peut se demander pourquoi les «transhumanistes» sont à ce point fascinés par la fin de l’Homme, par son dépassement et son remplacement par des robots. De la même manière, on peut se demander pourquoi les «réchauffistes» sont à ce point fascinés par la destruction de l’Homme par son environnement. C’est tout de même curieux cette attirance pour le macabre, pour l’auto-sabotage, tout en voulant également être au cœur du temps, de l’espace et des forces de vie, pour les contrôler. 

Enfin, notons que le même Julian Huxley est le créateur du sulfureux WWF: divinisation de la nature en surface, vitrine pour le plus brutal des commerces en arrière boutique.. 

Ce n’est qu’une fraction de ce que l’on peut trouver, lorsqu’on se met à chercher de l’information. Et dans la mesure où l’ONU est avant tout une structure politique, économique, et juridique, dont la mission est de réglementer le droit (donc nos conceptions du bien et du mal) à l’échelle mondiale, il me semble utile de se pencher un peu sur ce qui fonde cette superstructure tentaculaire. Car c’est elle qui propulse ce débat à l’échelle planétaire. Il n’est pas inutile donc de se demander quel est son terreau et son horizon idéologique, sa conception du pluralisme, son aptitude à se remettre en question, etc.

58 réflexions au sujet de « Regarder autrement »

  1. Une comète vient de passer sur ton blog Benoît. Merci vraiment de nous en faire profiter.
    En effet, il est intéressant de savoir d’où naissent certaines idées, comment elles évoluent et comment elles meurent ou se recomposent. Pour cela, se focaliser sur les trajectoires personnelles de leurs penseurs les plus influents est une approche que je partage.

    Pour ce qui est de Julian Huxley, j’en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog. Je rajouterai donc simplement à ce texte que c’était également un eugéniste convaincu « Malheureusement, ils [les pauvres] ne sont pas dissuadés de mener leurs affaires de reproduction (…). Des tests d’intelligence et autres ont révélé qu’ils avaient un QI moyen très bas ; et nous avons des indications qu’ils sont génétiquement sous-normaux dans bien d’autres qualités. » Essays of a Humanist – 1964. Impossible pour moi de choisir une telle vision du monde (que je sais infondée en plus). Bien entendu, Wikipedia encense toujours Julian Huxley (le faisceau écolo y censure à tour de bras et peut y mener de véritables croisades d’édition, à base d’articles scientifiques ou d’articles du Monde, bien entendu). A cause de ses fondements idéologiques, la fusion écolos/fascistes est probable, en cours … les points d’entente sont nombreux et partout latents :
    – localisme.
    – fonctionnement en groupuscules fascisants (sous couvert d’activisme)
    – raisons éco-idéologiques de certaines attaques terroristes récentes, lavage de cerveau idéologique
    – peur des dynamiques de populations dans les pays du sud
    – vision coercitive du monde (revendication de l’état d’urgence qui est la mise en someil des droits démocratiques pour un état écologique tout puissant),
    – refus du débat avec les climato-réalistes et recherche d’une pensée monolithique
    – évincements de chercheurs reconnus, carrières mises en sommeil de jeunes chercheurs

    Pour Arte, c’est le dogme de la pensée bobo (pensée des élites déconnectée des classes populaires qui sont subjectivement démocratiques dans le discours mais qui, objectivement, ne le sont pas, qui aboutit en fait à des événements type Gilets Jaunes). Ainsi, hier, grâce à mon VPN, je regardais un de leurs reportages idéologiques (avec interview de D. Meadows pour dire) qui pronait un retour au champ (bio) des classes populaires https://www.arte.tv/fr/videos/050584-000-A/sacree-croissance/ Je n’ai jamais parler de Khmer vert avant aujourd’hui mais après ce reportage, il faut bien avouer que je suis prêt à le faire car ce sont bien les khmers rouges qui ont voulu vider de ses habitants les villes du Cambodge, et notamment toute sa capitale Phnom Penh, pour les emmener de force vivre à la campagne, dans un environnement sain où ils moururent en masse. Je ne vais pas m’étaler mais le dogme est si puissant qu’on risque de ne pas en sortir indemne.
    Merci à l’étoilée de rejoindre nos auteurs et j’espère la relire plus souvent ici (ou ailleurs).

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    • Cédric Moro, pour les eugénistes célèbres, on a aussi Galton (initiateur du QI) bien inspiré par Darwin, Arrhénius qui n’en était pas loin, Bentham et ses dérives déjà écolos, Shockley sans qui nous n’échangerions pas sur l’internet, et pleins d’autres : on est sous leurs regards bienveillants…

      Il y a beaucoup à échanger sur le billet ! avant d’aborder votre conclusion qui appelle élever et approfondir le regard, votre introduction me permet de commencer à réagir.

      J’avais remarqué ce déséquilibre entre les réalistes apaisés et les prosélytes, où le cynique présupposé « on argumente à égalité » est implicite chez les prosélytes… or nous ne sommes pas à égalité, il y a d’un coté la majorité et sa doxa, les techniques d’intimidation conscientes ou imitées, l’usage très astucieux fait du flou de l’expression écrite, du sens large que peuvent prendre les mots,

      et de l’autre coté le fait que les réalistes apaisés sont en position de défense, obligés de justifier leurs positions, face à des contradicteurs qui assènent leurs visions un peu rapidement, au nom de la Science (ou d’une autre Idéologie). Notre avantage est l’obligation que nous avons de structurer nos pensées et expressions écrites, donc de faire des efforts…

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      • Le deuxième paragraphe du billet et le dernier peuvent aussi être rapprochés : les « paisibles-raisonnables » peuvent estimer que la liberté de choix et l’accès facile à l’information sont une bonne protection contre les dérives de nos structures politiques, économiques et juridiques telles que décrites dans le dernier paragraphe. Je pense que oui, c’est un leurre, pour plusieurs raisons : ce n’est qu’une petite minorité qui prend le temps de chercher l’info, d’en extraire ce qui est pertinent et de construire une pensée. Tout cela prend du temps et de la volonté… et de plus, l’internet donne une formidable caisse de résonance aux
        sportifs communautaires depuis plusieurs siècles, qui savent coller leurs
        conclusions pseudo-scientifiques a d’authentiques dogmes politiques et moraux (donc religieux)
        … donc on (je) est plutôt du coté des naïfs, en ce domaine ; et dans les moments de découragement, il m’arrive de me dire qu’il n’y a rien à faire, face à une telle puissance de feu.
        Mais non, il faut continuer à dire ce qui est raisonnable

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    • Bonsoir

      Je me permet 2 remarques :
      – Vos catégories politiques sont malheureusement celle du contexte que vous essayez de penser. Pour plus de pertinence je vous invite a les remettre en question et a faire leur généalogie.

      « Impossible pour moi de choisir une telle vision du monde (que je sais infondée en plus) »

      Pour souligner que c’est hélas plus compliqué, un seul nom : Robert Plomin.
      Ne faite pas l’erreur de penser que je souscris à cette vision, mais comprenez qu’elle valide petit à petit ses fondements d’un point de vue scientifique. Un humanisme mou se fera balayer sans ménagement. Et par mou je ne cherche pas à vous agresser mais a souligner le besoin impérieux d’une ossature plus solide qu’un simple sentiment égalitariste (sans préjuger de ce qui vous habite, bien évidement).

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      • Je crois que cela ne vous a pas échappé mais les catégories politiques sont en train de changer. Ce n’est pas qu’une affaire de contexte mais cela semble plus structurel. Pour sortir de la cacophonie politique hexagonale assez illisible et y voir plus clair, regardez juste la position diplomatique de la France. Le respect des valeurs écologiques est maintenant plus important que celui des valeurs démocratiques. On bascule de la sociale démocratie à la sociale écologie. Ainsi, on a réhabilité en interlocuteur de marque Sassou Nguesso car il va aider à protéger la forêt équatoriale africaine alors que ce type se moque bien depuis longtemps d’améliorer les conditions de vie de sa population. Mais ça tombe bien pour la France, l’écologie est un parfait levier pour transcender les souverainentés et aller contrôler les espaces nationaux de part le monde (un peu comme WWF ou Danone). Comme le disait il y a quelques années un général de l’armée française sur BFMTV en pleine lutte contre Daesh : « Le logiciel idéologique basé sur les idéaux démocratiques ne fonctionne plus. Il nous faut trouver autre chose ». Et l’écologie semble toute trouvée. Il n’y a pas plus pratique en fait quand on sait l’utiliser. Comme disait Desmond Tutu : « ils sont arrivés nous avions nos terres et ils avaient leur bible. A la fin, nous avions la bible et ils avaient pris nos terre. » Avec l’écologie, c’est parti pour fonctionner de la même manière. Vous vouliez de la généalogie, je crois vous en avoir donné. L’écologie est la nouvelle manière idéologique, politique et économique de s’accaparer des espaces de production. Elle s’inscrit parfaitement dans les logiques de prédation des organisations.

        Pour l’eugénisme contemporain, je vois passer des choses hallucinantes et démontables sans trop d’effort (type la carte mondiale des QI, qui donne envie de vomir lorsqu’on la voit et qui, lorsqu’on la gratte un peu, n’est même pas élaborée à base des données de l’étude – si si, j’ai vérifié, elle est bidon, prenez le Congo RDC, sa classe de couleur atribuée sur la carte n’est même pas celle qui correspond à sa valeur dans le tableau des données – et je ne parle même pas du reste de la méthode scientifique…). Et c’est sur Wikipedia tranquille, tweeté par le Dr Laurent Alexandre qui a eu une tribune chez les Climato-réalistes en plus !

        Penser que l’intelligence dépendrait de quelques gènes, qu’il suffirait de détecter chez les nos enfants pour leur donner une éducation appropriée et les ranger dans des cases dès le plus jeune âge relève du scientisme. On imagine sans trop de mal que l’élite actuelle se trouverait tout un tas de gènes supérieurs méritant de ranger leurs enfants dans les bonnes cases, un peu comme le fait Huxley.

        C’est un déterminisme génétique, comme au siècle dernier. On imagine sans trop de mal le type de dérive à quoi cela peut mener : des vies prisons, un peu comme l’Etat de Singapour que semble tellement envier nos eugénistes new-look (stérilisation pour les femmes de moins de 30 ans dont le revenu est inférieur à 1 500 dollars – pile dans la ligne de Julian Huxley).

        Ainsi, aussi bien sur la méthodologie que sur les buts poursuivis, il me semble vous avoir répondu (très partiellement mais on est sur un blog et je ne suis pas spécialiste de génétique non plus).

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    • @Cédric Moro

      Merci pour votre réponse. Ce n’est pas celle que j’attendais même si je ne suis pas en désaccord sur tout. Ce qui m’embête, c’est qu’elle est à côté de la plaque. Je vous parle de Robert Plomin, vous répondez Alexandre. La carte ? il est vrai douteuse et indigente, mais surtout sans aucun rapport. C’est peut être la où vous m’attendiez, ou la limite de votre connaissance sur le sujet (laurent alexandre pfff… météo du JT quand on parle science du climat) ? J’attendais de votre part un peu plus de recherche, de méthodologie sur ce nom, Dommage. Vous auriez évité le reste, inutile et HS. Assimiler toute la recherche génétique avec l’eugénisme est simpliste. Vous pouvez refuser idéologiquement les résultats d’un branche scientifique en pleine révolution (coucou les mathématiques), mais c’est du niveau du cerbère de l’article. Malheureusement pour vous, le scientisme ne concerne que ce que l’on fait des résultats. Les faits, eux persistent. Reste votre impensé : la part d’inné et d’acquis, nature-culture. Beaucoup sont pavlovien sur le sujet. Sur le QI… il est de bon ton d’en critiquer l’existence ou de croire en son super-pouvoir. Question d’humanisme (cf Pavlov). Pour faire une métaphore osée, on a ici le même problème qu’avec les mesures de températures sur le climat : un peu plus ou un peu moins, on mesure quand même quelque chose. Il est affirmé aujourd’hui une prévisibilité entre QI et génétique. Vous pouvez réfuter Plomin (et d’autres), mais avec méthode et argument sans confondre du pignolage internet, un clown médiatique et de la moraline 500 avec un travail scientifique de haut niveau. Votre revers de la main et une étiquette ne suffiront pas à arrêter l’avalanche. Je partage en partie les conséquences possibles que vous décrivez, mais je pense que vous les sous-estimez largement : le transhumanisme cherche justement a s’échapper d’un déterminisme par la création…

      Question politique, pas mieux. Ce ne sont pas les catégories qui bougent, ce sont ceux qui en font qui changent de vocabulaire. Leur vocabulaire produit votre pensée. Et je ne lis aucune généalogie. Ce terme renvoi à l’engendrement passé. Vous me parlez de présent et de futur ? Je reprend. Vos catégories politiques sont le fascisme et l’écologie avec un soi-disant contact. C’est méconnaître leurs racines réciproque. Le fascisme est un point de l’histoire politique italienne. C’est devenu le prêt-a-penser politique des épouvantails en tout genre, et ce fut organisé délibérément ainsi car cela permet de s’éviter une fastidieuse argumentation tout en déshumanisant l’enquiquineur. Tout ce qui n’est pas mondialiste est fasciste aujourd’hui. Cela fait belle lurette que cette catégorie n’a pas plus aucun sens, il n’y a jamais eu autant d’anti-facistes depuis qu’il a disparu comme idéologie de masse. Que cela plaise ou non, il prend ses racines chez les jacobins, et plus encore chez Rousseau. Une tentation démiurgique qui fait parti de l’univers de la gauche révolutionnaire. Faisceaux ici ou la (les symboles de la république en passant ?) ferait sourire si ce n’étais sans conséquence, c’est le miroir du négationniste climatique que l’on vous colle. Vous pensez que descendre dans l’arène des andouilles médiatique vous rendra plus crédible en plus de vous acheter un brevet de respectabilité (et donc se plier au exigences) ? L’écologie politique, la aussi un humanisme mutant (homme et la nature), anarchisme fin 19e et socialisme utopique (encore Rousseau) en réaction a la révolution industrielle, puis première moitié du 20e : hygiénisme, paganisme, naturisme, force des planètes… Tout le monde a compris le principe de la pastèque. Je vous rejoint sur l’utilisation cynique, utilitariste et politique qui est fait de l’écologie par beaucoup de ceux qui ont un projet, mais n’oubliez pas que les pires sal*perie ont comme moteur les meilleurs intentions du monde, l’invective n’est pas productive dans ce cas la. Tout le monde veut la même chose, désir mimétique.

      Et comme disais Desmond Tutu (qui avait tellement raison avec son prix nobel) : il faut sauver le climat, il faut une justice climatique ! (faite gaffe à vos références).

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      • Desmond Tutu n’a pas compris le néocolonialisme qui couve derrière l’écologie.
        Quand on interdira aux africains d’utiliser leurs énergies fossiles pour sauver le climat , on en reparlera.

        Je n’aime pas votre ton condescendant, preuve de votre vision profondément inégalitaire des rapports humains, qui n’augure rien de bon sur ce que peuvent produire vos raisonnements.

        Justement, je compare Plomin et Huxley (dont j’ai repris une citation) en montrant les points similaires de leur pensée (eugénisme social) et en donnant un exemple d’application de leurs idées (Cas Singapourien de stérilisation des pauvres parce qu’ils seraient inférieurs génétiquement).

        Vous pouvez me cracher dessus pour l’avoir fait en disant que je suis hors sujet, mais j’étais tout à fait dans le sujet (Huxley, Plomin, eugénisme social ancien et récent). Mais je me doutais que défendre une vision égalitaire (très française en fait), on aurait pu emmerder quelqu’un comme vous qui trouve solide la pensée de Plomim et Huxley.

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      • Cette réponse est totalement grotesque. Je vous remercie malgré tout pour le temps que vous avez pris à cet échange. Je vous souhaite un bon week-end.

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    • La comète vous salue, Cédric! 😉 Parfaitement d’accord avec les éléments que vous apportez ici. Ravie de constater que ma boussole intérieure peut en orienter d’autres que moi. Même si mon but n’est ni d’orienter, ni de convaincre, mais de témoigner de ce que j’ai lu, vu, perçu, compris. La quête de vérité,est un voyage qui ne peut se faire que sur une route étroite. Je crois que c’est pour cela qu’elle rend à la fois véritablement humble et particulièrement prudent. Au plaisir d’échanger, donc!

      Bonne fin de journée,

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    • Merci pour votre message, Cédric. Vous l’avez sans doute remarqué, je ne suis pas du tout scientifique! (ha ha ha) Même si investiguer fait ma joie. Et que les problématiques scientifiques me passionnent.

      Mon cerveau a plutôt baigné (et baigne encore) avec enthousiasme dans ce qu’on appelle bien tristement les «sciences molles». Parce que l’histoire, c’est vraiment loin d’être mou…

      Je contribuerai donc au débat dans les limites de mes connaissances. Lorsque j’ai le sentiment que mon apport peut être pertinent. Ce qui n’est pas gagné… 😀

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      • Dans toute cette histoire de climat, la science est bien plus un paravent qu’une boussole. Nous avons donc impérativement besoin des sciences humaines pour comprendre comment le phénomène que nous vivons autour du climat a été rendu possible. Il y a des aspects épistémologiques, économiques, historiques, sociologiques, religieux… On mettra bien plus de temps à comprendre ce qui s’est passé sur ces plans qu’à expliquer les petites fluctuations de températures de ces dernières décennies. En tout cas les réponses nous en apprendront bien plus.
        Une difficulté, c’est que comme nous sommes « dans » l’événement, nous ne sommes pas les mieux placés pour l’analyser — notamment les climato-réalistes, qui sont militants et pas seulement observateurs. C’est aussi pour ça que la référence au livre de Zweig sur Calvin est sûrement pertinente (livre commandé). Ceux qui viendront après nous auront un bien bel objet historique à étudier, les veinards…
        (PS : Faites gaffe, L’Étoilée : quand je lis « sciences molles », je sors mon revolver. Même quand c’est entre guillemets.)

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      • Il est vrai que de biens beaux sujets se profilent pour les chercheurs en sciences humaines a venir. Car pour l’heure, comme vous le faites justement remarquer, le peintre est dans le tableau, et il est très difficile de proposer sur ces sujets une analyse a la fois dépassionnée, juste et parfaitement documentée. Pour avoir moi-même travaillé, il y a quelques années, sur quelques jolis objets d’histoire immédiate, qui plus est dans le champ de l’histoire sociale, je peux confirmer que c’est terriblement casse-gueule, voire franchement déraisonnable (mais pourtant si stimulant).

        Du reste, j’ai tendance a penser que la quête d’exactitude de la climatologie a encore devant elle de beaux jours d’eau trouble. Je risque de ne pas me faire d’amis en écrivant ceci, mais les sciences humaines ont elles aussi accouché d’une discipline plutôt récente, pourtant académiquement reconnue, qui se base non sur une mancie, mais sur une mystification grimée en mythologie. Je pense a la sociologie. L’heureuse bâtarde de l’histoire fécondée par l’idéologie Républicaine… Le mythe agit encore! Plus de 200 ans après. Mais il est vrai qu’une mystification théorique est probablement plus pernicieuse en sciences humaines qu’en sciences exactes. L’imposture est plus durable…

        J’espère que la lecture de l’ouvrage de Zweig vous plaira. J’y vois un grand nombre d’analogies intéressantes avec le débat « réchauffiste » qui nous intéresse ici. Plus largement encore, je trouve cet ouvrage très instructif quant au paradigme de société dans lequel nous évoluons. Car je crois que l’Homme n’est jamais vraiment sorti du totalitarisme. Nous aurions bien du mal à en sortir, du reste, car c’est une composante qui découle pleinement de l’ombre humaine. Sans y revenir vraiment, l’humanité n’a de cesse de décliner ce totalitarisme sous différentes formes, toujours renouvelées. C’est pourquoi il est toujours difficile pour une société humaine de l’identifier au moment où ce dernier pourrait être contenu et confiné. Car la société a des rythmes lents, et elle cherche à identifier le totalitarisme dans ses formes connues et anciennes. Mais ce dernier n’y est plus depuis déjà bien longtemps… Il a déjà muté. Et prend souvent paradoxalement les habits de la raison et d’une libération quelconque, pour se frayer un chemin dans la conscience contemporaine. Puis il y grandit, en parasite, tout en étant nourrit comme le plus légitime et honorable des rejetons… Un coucou bien dodu au plumage soyeux, en somme.

        Enfin, vous verrez, vous me direz…

        Ps: Il y avait de ma part un joyeux soupçon de provocation un peu potache, mais pleinement assumé, a écrire «sciences molles». Partant du principe que «tout ce qui est excessif est insignifiant», je préfère de très loin choisir le rire a l’affectation. Parce que celui qui qualifie les sciences humaines de «molles», en dit bien plus long sur lui que sur la réalité de ces sciences. Du coup, ça donne des billes pour une riposte musclée, avec un petit goût de pomme, à la Audiard…

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      • Je n’aurais pas dit que la sociologie était une mystification théorique (mais je ne suis pas un grand connaisseur). Vu de loin, c’est plutôt une science prémoderne, c’est-à-dire qui ne sait pas encore comment se débarrasser de la pseudo-science qui lui correspond (l’imaginaire de la lutte des classes, pour aller vraiment très très vite). Qu’on dise que Bourdieu était un mystificateur, je comprends pourquoi (sans être forcément d’accord), en revanche, Durkheim ou Weber, ça me paraît quand même difficile à défendre. (Mais je redis que je ne suis pas spécialiste, je ne demande qu’à apprendre.)
        Peut-on vraiment parler de totalitarisme concernant Calvin ? J’ai du mal à imaginer que le terme puisse être le bon. Dictature, théocratie, je veux bien, mais totalitarisme… Bon, mais je suspends mon jugement — je veux bien croire que Zweig puisse être mon juge de paix sur la question. (Ayant cliqué sur la mauvaise ligne en passant commande, je me suis fait livrer par accident le « Érasme » du même Zweig… Il a l’air bien aussi, notez…)
        PS : pour « sciences molles », nous étions bien sûr deux à plaisanter. Ce qui m’énerve dans cette expression est qu’elle traduit (ou renforce, ou légitime) ce sentiment d’infériorité particulièrement mal placé des spécialistes des sciences humaines quand ils se retrouvent avec des scientifiques, le genre « excusez-moi de vous demander pardon mais bon je suis désolé, je suis pas scientifique, je suis que littéraire… » Du coup, on se retrouve avec plein de gens à l’esprit critique d’habitude aiguisé qui, simplement parce qu’on leur a montré deux courbes et asséné trois chiffres, se prosternent devant « le message de la science » comme madame Michu devant la sainte Vierge. Bref, on s’est compris.

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      • C’est amusant, car Girard cité il y a peu ici, avec Levinas, ont tout les deux offert (mais ce ne sont pas les seul) une autre grille de lecture que celle de la sociologie. Vous aviez deux grande école pour comprendre l’intersubjectivité collective : le marxisme, et l’école française avec Durkheim, Mauss… Levinas et Girard ont en commun d’avoir le meurtre comme point de départ (le désir mimétique pour l’un, le visage pour l’autre) là ou la sociologie part de la théorie de l’échange (avec l’économie en arrière plan).

        Comme vous le dite : le peintre est dans la peinture, et par la il faut comprendre que le logiciel a l’œuvre tourne en tache de fond, a l’abris des regards. Par exemple, ne voir que des totalitarismes dans l’histoire humaine est un présupposé marxiste qui réduit tout a des luttes de domination. Ca en dis long sur celui qui le professe. C’est juste oublier par exemple la dimension de service qui nous habite, c’est donc baser sa réflexion sur une certaine anthropologie en oubliant de la questionner.

        Ce n’est pas une accusation mais un simple constat, les grilles de lectures sont bien implantée en tache de fond, bien enseignée à l’université, bien véhiculé par la société et le storytelling contemporain. Si la question des mythes et leur impact social vous intéresse vous avez Joseph Campbell ou Mircea Eliade. L’histoire de la pensée humaine est un peu plus longue fort heureusement, St Thomas d’Aquin à par exemple déjà réglé la question du transhumanisme.

        Et enfin pour changer de paradigme et revenir à la peinture, si événement il y a, c’est a nous qu’il arrive et qu’il s’impose. C’est lui qui décide de nous et non l’inverse. Et le propre de l’événement est de ne pas pouvoir être compris, nous n’en sommes que les témoins. Si celui qui contemple une peinture classique chinoise est bel est bien intégré a la peinture qui se déroule, il en est tout autrement pour la peinture occidentale : celui qui contemple est toujours extérieur a la peinture. Nous devons cette capacité a s’extraire du sujet et a se penser soi-même aux Grecs (Jean Beauffret). C’est une affaire de grammaire toute simple : le prédicat du verbe être, qui nous autorise une distance critique : « Sujet » et « Objet ». Je ne pense donc pas que ce soit du côté des sciences, dur, molle, humaine, climatique ou politique qu’il faille chercher un outillage pour comprendre, mais plutôt dans un nécessaire retour aux sources de la pensée critique. Grecque, Romaine, Chrétienne, Moderne et contemporaine. Il est fort a parier que ce ne sont pas dans les interactions économiques, coercitives ou la chimie du cerveau que nous trouverons les clefs, mais c’est dans l’étude des « humanités » au sens large. Par exemple la crise de la technique avec sa toute puissance et la réponse de l’ecologie-isme y trouve un sens historique évident. Hélas, c’est devenu hasbeen, car n’étant pas précédé du terme « science ». Il fut un temps ou le rapport était inversé.

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  2. L’ONU a pris la suite de la SDN (Société des Nations) crée après la 1ère guerre mondiale avec objectif la maintien de la paix dans le monde. Ayant échoué, elle a été remplacée par l’ONU après la 2nde guerre mondiale pour reprendre cette mission.
    En fait la guerre froide USA/URSS avec leurs alliés respectifs et les armes nucléaires de dissuasion ont empêché un 3ème conflit mondial et confiné l’ONU à un rôle subalterne (casques bleus aux proche-orient par ex.), les deux superpuissances militaires se réservant le droit d’intervenir ici où là (Vietnam, Afghanistan notamment) sans que l’ONU puisse empêcher quoi que ce soit. Après la chute de l’URSS, les USA se sont retrouvés seul gendarme du monde, l’ONU étant cantonnée à une chambre d’enregistrement des décisions américaines (interventions en Irak notamment).
    La thèse du réchauffement climatique anthropique initiée par Arrhénius à la fin du 19eme siècle et relancée aux USA dans les années 60/70 (Manabe-Wetherald 1967 et 1975) a alors été perçue par l’ONU comme un sujet idéal pour justifier son existence et lui donner du pouvoir. Toute organisation, quelle qu’elle soit, fera toujours tout ce qu’elle peut pour exercer une influence, si possible maximale, à l’intérieur de son champ d’action (et pourquoi pas en dehors). Le champ d’action de l’ONU étant le monde entier, cette organisation penche inévitablement vers une gouvernance mondiale. Et vu que les pays en voie de développement sont nombreux dans cette organisation, ils ont vite vu l’avantage d’exploiter ce thème pour soutirer de l’argent aux méchants pays développés qui ont détraqué le climat au 20ème siècle, au prétexte qu’ils puissent se développer à leur tour, mais de manière vertueuse en « luttant contre le dérèglement climatique ». D’où l’objectif de ce fonds de 100Mds$ annuels alimenté par les pays riches pour le développement vertueux des pays pauvres. Heureusement que pour l’instant ça patine sévère (grâce notamment à Trump), parce-que ce fonds, s’il voit le jour, permettra en réalité aux riches des pays pauvres de puiser dans la poches des pauvres des pays riches.
    Cf. propos d’Otmar Edenhofer et Cristina Figueres, deux membres haut-placés de l’ONU: https://www.climatedepot.com/2017/05/24/global-warming-is-not-about-the-science-un-admits-climate-change-policy-is-about-how-we-redistribute-the-worlds-wealth/
    Cf. aussi le livre de Philippe Verdier « Climat-Investigation ».
    Après, que l’on retrouve parmi les personnalités qui trempent ou ont trempé dans toutes ces organisations supranationales des profils idéologiques peu reluisants – façon Huxley – c’est certain, mais il n’est pas sûr que ce soit LE facteur qui a initié tout ce « bazar ». Cela me paraît réducteur et un petit peu connoté « conspirationnisme ».
    Par contre il est vrai que le « bazar » prend depuis quelques années un penchant totalitaire inquiétant.

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    • ONU : 4 objectifs définis dans sa charte

      Maintien de la paix et de la sécurité,
      Développement des relations amicales entre les nations,
      Coopération internationale avec encouragement au respect des droits de l’Homme,
      Coordination et harmonisation des efforts des nations dans des objectifs communs

      Où l’on voit qu’on peut sans trop de problème accrocher un ou lusieurs des 3 objectifs « hors Paix » à des « machins » comme la lutte contre le changement climatique, non ?

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  3. Cher Président,

    Mais je n’ai pas pu « lire la suite « du message

    Une observation sur votre présentation : que veut dire « donc religieux ». Idem pour « sport communautaire »

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    • Bonjour, je suis l’auteure de ce texte.

      J’avais écrit cela en songeant au sens étymologique du terme « religieux », qui vient de « religare », relier. Mais maintenant que j’y pense, il est vrai qu’il aurait été préférable d’écrire « donc sectaires », car, lorsque la volonté de rassembler autour d’un idéal de gouvernance fusionne avec la volonté d’imposer des règles de conduite relatives au bien et au mal, on obtient un dogme, qui enferme bien plus qu’il ne relie.

      J’ai utilisé le terme « communautaire », car cette capacité à vouloir a tous prix faire coller des conclusions a une théorie n’est le fait que de certains cercles qui se réclament de la pensée juste.

      J’espère que ces quelques précisions auront rendu mon propos plus compréhensible. Et merci de m’avoir donné l’occasion d’affiner ma pensée.

      Bonne fin de journée.

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  4. Coucou,

    Alors la, çà part en vrille. Remontons jusqu’aux egyptiens, en passant par les incas qui s’interessaient beaucoup au soleil. Et quid des asiatiques qui fomentent depuis confucius une evaporation , une vaporiation, une sublimation de la pensée occidentale via l’onu et huawei.

    Sans parler des indiens et leurs postures au soleil chauffant !!!

    Yogi Diabolicum.

    Bonne journée

    STéphane

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    • Bonsoir. Pour ma part, si on le pouvait, je remonterais bien jusqu’aux origines d’Homo Sapiens Sapiens pour savoir comment,, à cette époque de chasseurs/cueilleurs, il se représentait le climat et la fin du monde. Et ce n’est pas une blague.

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  5. Chaque camp obéit à des pulsions ou des intérêts incompatibles avec la saine recherche de la vérité scientifique. Personne ne me fera croire que le climatosceptique lambda (celui qui n’a pas de réelle culture scientifique et qui s’informe en surfant sur internet) a d’abord pris connaissance des arguments et contre-arguments de chaque camp avant de se forger sa propre opinion. 9 fois sur 10 il s’agit d’une personne qui ne va que sur des sites climatosceptiques afin de conforter son opinion préconçue .La raison à cela est simple.Les gens ayant une sensibilité libérale et/ou conservatrice, éprouvent une telle aversion pour l’écologie que ca leur demande un effort psychologiquement trop coûteux d’accepter une théorie scientifique allant dans le sens de l’alarmisme écologique. Il n’y a pas de force intrinsèque de l’idée vraie comme disait Spinoza .Une opinion qui plaît aura souvent plus de force qu’une vérité qui déplaît.

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    • Au moins, avec vous, c’est clair : il y en a ici qui obéissent à leurs pulsions contraires à la saine vérité scientifique, et qui n’ont que des opinions préconçues. Et incapable de tout effort psychologique, en plus. Il ne vous vient pas à l’idée que vous pourriez être un digne représentant de ce type, mais dans le camp opposé ?

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      • ppm451
        Il ne faut pas forcément vous sentir visé.Peut-être faites vous partie des 10 % d’internautes honnêtes qui prennent le temps de consulter les arguments de l’autre camp. En tout cas je peux vous affirmer que sur le site du figaro ils sont tous conformes à ma description.Amusez vous à consulter les commentaires sous les articles consacrés au climat , vous verrez..Ce sont de vrais enragés.

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    •  » ca leur demande un effort psychologiquement trop coûteux d’accepter une théorie scientifique allant dans le sens de l’alarmisme écologique »

      Les Réaliens, vous savez cette secte qui attend l’arrivée des extraterretres, et bien eux aussi, ils ont plein de théories sur l’écologie, la fin du monde, etc etc.

      Le problème qu’ont les rëaliens avec moi, c’est que cela me demande un effort psychologiquement trop coûteux d’accepter une théorie scientifique allant dans le sens de l’alarmisme écologique des rëaliens. En plus, il y a des extraterrestres dans la leur de théorie, et pas dans la vôtre. (pas encore)

      Il n’y a pas de preuve dans un laboratoire que ce que les réäliens racontent est vrai. Ils ont beau me montrer la soucoupe volante qui va (devrait) venir nous chercher, sur leurs ordinateurs, j’ai du mal à la croire leur théorie.

      Alors voilà, nous, on n’est pas des ensectés, on est des scientifiques, on veut des trucs qui font dans un labo, pas sur un ordinateur.

      Une théorie, valide, n’est pas juste un truc faisant tourner des ordinateurs.
      Il faut autre chose, qui vous échappe.
      Une théorie, valide, n’est pas un jeu vidéo.

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    • Les media sont inondés de propagande alarmiste, sur le climat et sur bien d’autres sujets. Les climato-réalistes n’ont donc aucun défaut d’information sur les points de vues des climato-alarmistes. Il n’en est pas de même dans l’autre sens. J’ai vu une fois Benoît Rittaud invité à un débat sur LCI. A t-il été trop convainquant ? S’attendait-on à ce qu’il se ridiculise et que ça a raté. En attendant, il n’a jamais été réinvité même quand le sujet s’y prête. Mais dès que le thermomètre grimpe en été ou que l’ouragan menace alors on voit les grands prêtres du GIEC à la manœuvre.

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  6. De toute façon, on se rend bien compte qu’à partir du moment où on s’est forgé une opinion assez forte sur un sujet, plus grand grand-chose ne vous fera changer d’avis. Je me suis efforcé depuis quelques années de lire tous les articles qui me semblaient solides et argumentés pour expliquer que le RCA était une escroquerie. Des cycles solaires, à la saturation du CO2 ou à des isotopes de ce gaz montrant qu’il était d’origine naturelle, le rôle des nuages, les principes de la thermodynamique et même les trucages des relevés de température. Tout ça orchestré par les écologistes, les vendeurs de PV ou d’éoliennes. Un complot mondial gaucho écolo. Qui aurait lobotomisé des milliers de scientifiques en les menaçant de perdre leurs boulots s’ils ne se rangeaient pas dans les rangs de la pensée unique. Tout ça ne me semble pas sérieux. Il reste sans aucun doute à préciser les amplitudes à venir, les rétroactions (je doute qu’elles soient négatives), albédo, vapeur d’eau, permafrost, influence des nébulosités, des océans, des vents d’altitude. Et puis le point le plus crucial les conséquences qui sont encore difficiles à établir avec précision. Ca prendra du temps. Mais il y a déjà des signes assez clairs pour un changement d’un seul degré. Seulement ! Quel était l’écart depuis le dernier âge glaciaire ?
    5°C je crois bien. Ça a bien changé depuis . Mais 10000 ans c’est long. Alors on peut toujours se dire qu’avec +6 ou +7 ça pourra aller…
    Jusqu’à là ça va, jusqu’à là ça va…

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    • De façon symétrique, on m’a dit que j’allais mourir de froid en 1970, on m’a annoncé la fin des ours polaires, la température prévue par le GIEC n’a pas été atteinte, les maldives devaient être sous l’eau en 2000 et l’artique devait avoir fondu en 2011.

      Tout ça ne m’a pas semblé sérieux.

      Alors je me suis demandé pourquoi on me mentait ? J’ai alors découvert les Malthusiens, Margareth Meade et sa « maladie de l’atmosphère qu’il faudrait inventer », Agenda21, la conférence de Bill Gates sur TED qui vous annonce sans frémir que « il aime les vaccins, ça fait baisser la population de 10% », Greta qui voit le CO2, la volonté de nos élites de nous faire régresser jusqu’à ce que la population mondiale retombe à 1 milliard.

      Alors, si votre camp gagne cette bataille, j’espère que ça vaudra le coup, parce que vous n’aurez plus (ni moi non plus) de descendance pour le voir, et c’est un prix bigrement élevé à payer.

      Moi je préfère affronter 1° de réchauffement et 30cm de montée des eaux en 100 ans, au moins j’ai une petite chance d’avoir des arrières petits enfants.

      réfléchissez-bien.

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      • Je n’ai pas vraiment de « camp ». Ou alors celui des humanistes. Je ne suis pas écolo, ils sont bien trop extrémistes. Je suis pour une société qui continue à progresser, à évoluer techniquement et technologiquement. J’ai toujours été passionné par ça. Il y a eu, et il y a encore des excès dans les prévisions sur le climat. D’ailleurs je suis persuadé qu’elles manquent encore de précision. Sans doute. Mais il ne faut pas non plus exagérer dans l’autre sens comme vous le faites. Ce n’est pas 1 degré par siècle. Ça c’est le début de l’histoire. En fait 1 degré en 40ans pour être plus rigoureux. Pour l’hémisphère Nord c’est plus que ça. En France, on est plus proche de 1.8°C en 40ans. Donc un gradient de plus de 0.4° par décennie. Et celui ci augmente. Alors de 2 choses l’une – soit le phénomène est tel qu’on nous explique RCA à cause des GES (CO2, CH4, NOX…), et comme ils vont continuer à augmenter fortement (développement Chine, Inde, Afrique , …+ même niveauxdes occidentaux.), et les gradients vont s’accentuer (on table alors sur une T° de +6°C).
        – soit ça n’a rien avoir avec les GES mais alors c’est quoi ? Le soleil est en phase faible depuis des années.
        Voilà le problème posé. On n’a aucune preuve pour démontrer ça comme en mathématiques.
        Alors concernant vos descendants et les miens, j’aimerais que vous ayez raison, mais je crains qu’ils aient à faire face à de graves difficultés.

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  7. Un autre point du billet, c’est celui qui évoque la représentation que nous nous faisons du réel. Je crois qu’en abandonnant nos mythes fondateurs, socles imaginaires sur lesquels nous pouvions construire intellectuellement une représentation du monde, nous avons laissé s’installer des conceptions du réel qui partent dans tous les sens. Résultat Gaïa, le retour inquiétant d’une organisation de la société entre Maîtres et serfs, et des idéologies en veux-tu, en voilà. Sans parler de la confusion généralisée.

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  8. C’est mauvais parce que dangereux.

    Je n’avais pas envisagé de refaire un commentaire mais je suis terriblement préoccupé par ce discours et ce que j’en lis dans les commentaires. Ce n’est qu’un tatonement approximatif qui manque cruellement de référence historique, idéologique, voir même théologique. La généalogie du transhumanisme n’est pas difficile a faire, de même que la crise de la technique, la mathématisation du monde, ne manquent ni de penseur ni d’explication. Il en va de même pour la parole vide (objectivation), la tentation prométhéenne, l’économie de l’information, la pensée totalitaire, la volonté de puissance, le règne de la quantité, l’hybris, la déconstruction… Le rapport de l’homme à la nature et son émancipation possèdent une longue historiographie, comme l’humanisme. Une partie du milieu universitaire connais parfaitement les réponses à ces questions. Introduire autant de sujets pour ensuite faire le focus sur Huexley est une terrible erreur et un curieux raccourci qui laisse songeur. Comprendre le contexte, son fonctionnement et sa généalogie sont nécessaire pour saisir les impasses que rencontre la parole. Mais le danger est la : tomber dans une explication simpliste et politique. La frontière idéologique est tentante a franchir, mais celui qui l’outrepasse abdique devant l’incompréhension. C’est un piège dans lequel on verse d’autant plus facilement que l’on essaye de penser la chose avec les termes même qu’elle génère pour se maintenir (une partie des catégories employées sont manifestement caricaturales et impertinentes). Cela ne peut que finir en boomerang.

    Il reste au final un sentiment désagréable devant tant de maladresses juxtaposées à des idées pourtant très précises, maladresses dont on ne sait si elles sont au final volontaires ou non.

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    • Eh bien, puisque la généalogie du transhumanisme n’est pas difficile a faire et que une partie du milieu universitaire connais parfaitement les réponses à ces questions, expliquez-nous, ou bien dites nous où trouver ces réponses?

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      • En effet car ce long commentaire tourne en rond sans jamais déboucher sur quoi que ce soit d’un peu réel ou méthodologique. On reste donc sur cette sâle impression de se faire prendre de haut sans jamais n’avoir une seule réponse quant au problème évoqué par l’Etoilée, à savoir si le vers ne serait pas dans le fruit de certaines organisations des Nations Unies dès leurs créations.
        Tout les climato-réalistes sont OK pour dire que le fonctionnement du GIEC est pourri à la base. Pour du généalogique, voir Maurice Strong qui l’a créé (direct issu du Club de Rome pour faire la propagande du rapport Meadows et qui tombera pour l’affaire pétrole contre nourriture, en sâle mercenaire qu’il est). On peut également dire la même chose du PNUE (« des pays entiers noyés en l’an 2000 », « les mangroves qui sont foutues au Sénégal »). Et l’UNESCO ? J’avoue ne pas en savoir bcp sur cette organisation.

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    • @Cédric Moro

      Du berger à la bergère, (et un poil de communautarisme) c’est ce qui arrive quand l’orgueil est touché (ce n’étais pas mon but). Passons comme vous êtes passé a côté de l’essentiel. J’accepte la remarque. J’en ai oublié mes interlocuteurs mais c’est bien parce que je ne vous prend pas de haut, sinon je ne me donnerais même pas le peine d’écrire. Mon propos n’est pas de questionner le GIEC, l’ONU ou quelques organisation que ce soit, mais de refuser les explications simpliste et moralisatrice (huexley -> ONU -> réchaufistes -> fasciste par insinuation). Passer de – on arrive pas a discuter a : les paisibles savent que l’ONU à un projet eugéniste. C’est sur, ça dépassionne le débat du climat madame michu. Aucun rapport mais bravo. Je vous la fait autrement : ce commentaire est étoilé comme un parebrise chez carglass. Il part dans tout les sens mais il empêche surtout d’y voir clair. Et vous allez dans le fossé avec ça. Droit, dogme, religion, morale, sectarisme, totalitarisme, fascisme, Transhumanisme… autant de mots clefs utilisés à tord et a travers pour faire non pas de l’argumentaire mais de la morale. Ce n’est pas gênant, mais alors pas en douce, en vrai. Continuez a faire la caisse de résonances de propos de comptoir pour paraphraser quelqu’un d’ici, et vous perdrez le peu de crédibilité que vous avez obtenu. N’employez pas un vocabulaire sans le questionner, sinon vous allez produire du circulaire. Vous attendiez autre chose mais je ne vois aucun intérêt de m’engager dans une impasse. La question de la parole qui ne porte pas et qui ne s’écoute pas est un vrai sujet. Le reste…

      @fm06

      Bah oui, bien sur, on a largement la place ici de se faire une petite thèse. Vous attendez quoi au juste, 42 caractères ? Le problème de votre question c’est qu’elle n’en est pas une, elle charrie sa réponse. Si j’ai pris la peine de ne pas aborder ce point c’est que ce n’étais pas mon propos, justement. « lorsqu’on cherche, on trouve assez rapidement de quoi prendre une saine distance d’avec les passions (soigneusement entretenues) et confusions qui pourrissent ce débat. ».

      Mais je suis charitable, je vous aide. Transhumanisme : préfixe Trans, qui dépasse la limite. Humanisme, ici la renaissance, l’homme qui se pense, qui s’épanouit (on schématise- humanisme existe au pluriel – vous suivez ?). A cela s’ajoutent donc une dimension technique (et culturelle) puisque c’est avec cette dernière qu’est sensé s’opérer la « magie » du dépassement. Donc nous avons le dépassement qui induit l’émancipation et l’autonomie, l’homme face a lui même et face au monde-nature-cosmos avec le biais de la technique. Avant de dépasser l’homme, il faut savoir de quoi l’on parle : le centre avant le bord. Sur l’homme, pas la peine de remonter aux égyptiens, ni de bifurquer chez les asiatiques, cette histoire est principalement occidentalo-centrée. En général un bon début est d’aller voir chez les Grecs, plutôt cité que caverne : prométhée, les dieux, le destin, le cosmos. Ensuite on remonte gentiment le long du couloir du christianisme (le judaïsme n’est pas superflus) en bifurquant chez les franciscains : l’histoire et la fin, l’homme supérieur en dignité, la personne, le libre arbitre, émergence de la volonté. Puis, à la renaissance, premier rond point. Discret mais c’est le principal, la vous faite 3 fois le tours pour bien assimiler les inversions : domination de la nature-objet, l’artisanat devient science et ingénierie, mathématisation, l’homme de culture. Vous prenez ensuite la bretelle, direct pour la zone commerciale des lumières, vous marquez un arrêt, déesse raison positivisme et compagnie. En repartant (pensez a éteindre en sortant) tout droit dans la zone pavillonnaire 18/19e, évolutionisme, individualisme, conscientisation, utilitarisme, le progrès, Hegel : ce qui est rationnel est performatif et ce qui est performatif est rationnel. De la vous reprenez la dernière bretelle d’accès pour l’autoroute du 20e, son désenchantement, son trauma postmoderne, son relativisme, son nihilisme et sa ribambelle de -isme, l’homme objet et sa science en roue libre. Vous y êtes ? installez vous confortablement, c’est le pilote automatique qui prend la main, vous serez bientôt à destination. Voila, pas compliqué. Mais pas rapide non plus, je précise au cas ou vous auriez confondu facilité et vitesse (ça arrive souvent). 2500 ans a minima. Bien évidement j’en oublie. Tout le long du chemin vous prendrez bien soin d’occulter les termes et leur mutation au fil du temps, comme energeia qui passe de déterminé à indéterminé (ce foutu vocabulaire). Et pas question de faire l’impasse, sinon autant en rester a la pupuce dans la tête pour la liste de course. Et tout cela vous dit quoi en penser ? ben non. Mais ça vous explique la filiation écologie-transhumanisme : l’humanisme. Il faut porter un jugement, faire de la morale. Et je ne parle pas d’un j’aime j’aime pas, mais étayé par la raison, donc c’est reparti pour un tour. J’aurais aussi pu vous dire que ce « n’est pas difficile a faire » simplement parce que la page wikipedia du sujet – qui n’est pas totalement débile – vous aurait mis sur un début de piste. Huexley n’y est qu’un rouage. A vous de chercher des auteurs qui parlent de ses époques et sujets, je ne suis pas la pour vous dire quoi penser. J’ai aussi conscience que du coup, vous ne savez pas plus « d’ou je parle », mais c’est comme ça. 2 possibilités maintenant : vous rejetez (pédantisme insupportable) ou vous comprenez l’abime d’ignorance qui nous habite sur certains sujets. Ah oui, je précise que par rapport a beaucoup, je ne suis qu’un petit joueur. J’espère que vous comprenez mieux le danger de la simplification moralisatrice.

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      • « Mais ça vous explique la filiation écologie-transhumanisme : l’humanisme. »
        Alors tout ce raisonnement pour aboutir à « Ecologie = humanisme ». On meurt de rire. Une bonne réflexion d’un de nos climato-réalites sur l’antihumanisme qu’est l’écologie avec le dernier ouvrage de Drieu Godefridi : https://www.contrepoints.org/2019/05/15/344374-lecologisme-nouveau-totalitarisme-de-drieu-godefridi
        Sinon, votre humanisme avec la taxe carbone qui crève les plafonds et soulève les Gilets Jaunes, il se sent comment quand il est confronté à la réalité ?
        C’est pas tout, mais j’ai une migration de serveurs en cours. Bon week-end.

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      • Vous avez la lecture sélective et l’ego chatouilleux.
        L’écologie un anti-humanisme ? Bonne chance avec ça.
        Merci pour le lien, en retour je vous conseil Remi Brague, la taille au dessus sur ce sujet. Bon week-end également.

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      • Bien sûr que l’écologie est un anti-humanisme. L’humanisme, c’est mettre l’homme au coeur du système pour qu’il progresse. Avec l’écologie, ce n’est plus l’homme qui est au coeur du système mais la « nature ». Ainsi, l’antispécisme, le déterminisme climatique (déterminisme du CO2 même, soyons fou) et l’écologisme sont bien des anti-humanismes en ce sens qu’ils refusent de mettre l’homme en place centrale. Ce n’est pourtant pas très compliqué à saisir. Pas besoin d’avoir fait Bac+ 8 en philo pour comprendre que l’écologie est un anti-humanisme, primaire même. Le malthusianisme, dont l’écologie est friande, est également un anti-humanisme primaire dans le sens où il souhaite une dénatalité des humains. Moins il y aurait d’humains, mieux la planète se porterait. Si cela n’est pas un anti-humanisme primaire, qu’est-ce que c’est alors ?

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      • Ce que vous dite est intelligent, c’est une bonne question. Est-ce une invitation à vous répondre ? je ne voudrais pas m’imposer outre mesure.

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    • Juste quelques mots. Il me semble que lorsqu’on aime débattre, et qu’on y met une certaine passion, il est assez facile de tomber dans une forme d’orgueil. Certains l’ont plus turgescent que d’autres. Mais globalement, c’est notre lot a tous. Moi la première. Personne n’est épargné… Une fois qu’on sait ça, on peut rire!

      Remettons les choses dans leur contexte. A la base mon texte était un rapide commentaire, et non un texte fouillé et référencé. Il n’avait vraiment pas cette prétention. Lorsque j’évoque sur la fin les liens que l’on peut établir entre Huxley, l’UNESCO et le transhumanisme, c’est un fait, mais ce n’était pas dans une volonté de faire des raccourcis sur des sujets qui sont, comme vous le rappelez, a la fois vaste et complexe. Mon propos était plutôt de dire que lorsqu’on se met en marche, lorsqu’on cherche a comprendre quel est cet objet «réchauffement climatique anthropique», ainsi que la parenté idéologique et philosophique des structures qui l’ont engendré, on trouve assez facilement des informations a interroger, a approfondir par d’autres lectures par la suite. Ce n’est que le début d’une longue marche…

      Je vous souhaite une bonne et riante soirée.

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      • 🙂 Enchanté !

        Le contexte ne m’avais évidement pas échappé. Et cela constitue la colonne vertébrale de ma remarque. Ce que je conteste, c’est bien la décontextualisation et le reformatage du propos que je qualifie de comptoir (une remarque que l’on m’a deja faite ici mais que je ne juge pas nécessairement désobligeante). Le comptoir est le lieu d’échange informel, léger, à la parole libérée. Les propos peuvent être intelligent ou aviné, ce n’est pas le sujet. C’est d’abord et avant tout un échange, celui des commentaires, face a un interlocuteur connu, un discours calibré pour une personne. En décontextualisant, on occulte le cadre de l’échange qui permettrait de comprendre les propos. Le changement de cadre change donc le propos. Ainsi les insinuations et le namedropping prennent une autre signification, et voient leur portées augmentée par le cadre institutionnel que constitue le statu d’article, le raccourcis valable dans un commentaire car s’adressant a un interlocuteur connu deviens explosif et impertinent. Il ne vous a pas échappé que d’autre on fait la même remarque que moi ici. Le vrai problème c’est que c’est une reflexions qui donne une tonalité complotiste qui se retourne contre la crédibilité des intervenants. C’est toute la question de la parole et du poids qu’elle peut avoir dans notre société. Mon propos est donc plus dirigé vers celui qui choisi de mettre en avant le propos (pardonnez moi M Rittaud) même si vous n’échappez pas aux questions. Évidement, ceux qui ont apprécié n’ont pas nécessairement compris en cherchant à défendre le fond. Faux débat.

        Votre démarche interrogative est tout à fait justifiée, et elle pointe dans une direction qui sera porter quelques fruits. En passant, si vous aimez l’agneau déguisé en loup je vous invite a regarder du coté du blason de la Fabian Society. Et sur la question de l’homme nouveau, je vous invite a creuser Erasme.

        Apres, cela dépandra de vos recherches. Difficile de juger votre pensée sur ce simple texte évidement, même si le raccourcis sur Huxley interroge en pertinence. A vouloir ouvrir la question sur un arrière plan et dévoiler une structure (démarche marxiste par excellence) vous créez implicitement une façade et un arrière plan manipulatoire. Et plutôt que de donner d’autres exemples pour ouvrir la reflexion (peut-être l’avez vous fait et il y a-t il eu sélection) cela s’enferme en faisant la focal sur un point particulier qui semble fortement incongru et en décalage avec le début du propos. Le début de votre propos portais très intelligemment sur la crédibilité de la parole. La dérive est un apriori contestable, comme le terme faisceaux, trop connoté pour être vierge de présupposés. Personnellement, j’y vois un problème honnêteté intellectuelle.

        Le risque de quitter le terrain scientifique pour basculer dans le débat politique et morale doit rendre chacun vigilant à la tentation de l’explication simpliste (certains ont basculé dans la société Arcturienne). Que vous qualifiez le sujet d’objet est intéressant à ce propos. Un objet ,c’est ce qui reste d’une chose quand on a enlevé tout ce qu’on ne comprend pas. C’est l’objectivisation. C’est très efficace pour la science, beaucoup moins avec l’homme. C’est pour cette raison que les science humaine qui prennent l’homme comme objet sont loin d’avoir l’efficacité des sciences physique car l’homme est un peu plus compliqué qu’un atome. Même la médecine qui découpe le vivant en petit morceaux rencontre des difficulté. Cela nous mène forcement l’humanisme qui se veut une définition de l’homme. Si c’est une notion a creuser, c’est cella-ci.

        Le reste des échanges me concernant se focalise sur la question de l’humanisme et de l’écologie supposément anti-humaniste. Certains ont du mal avec la lecture et mettent des signes « égale » la ou il n’en a pas, ou verse dans l’attaque ad personam. Difficile d’échanger donc. @Cedric, la réponse à votre question vous attend si vous êtes curieux.

        En tous cas, malgré nos désaccord c’est un plaisir de lire votre tentative d’explication et de recadrage assez juste. Bonne fin de week-end a vous.

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      • Bon, ben puisque c’est de ma faute…
        Les articles de ce blog n’ont pas pour prétention d’être des textes de référence, ils sont là pour nourrir la réflexion. Les commentaires permettent de compléter, sans prétendre non plus clore un sujet. Quand un commentaire présente un intérêt particulier et qu’il n’est pas trop dépendant de l’article qu’il commente (deux conditions satisfaites ici), il est utile de le convertir en article, pour en faire un sujet en soi et aussi pour tenir compte du fait que tout le monde ne lit pas les commentaires.
        J’espère assurer à ce blog une certaine tenue et me méfie du complotisme ou du simplisme, deux choses dont nous sommes à des années-lumière avec ce texte de L’Étoilée. Vous n’en en êtes pas moins volontiers convié à le commenter de façon critique.

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      • Quelques mots pour rebondir sur vos réponses Olivier, et Benoit.

        Effectivement Olivier, je partage la réponse que vous a fait Benoit. Il me semble qu’en effet, un commentaire, n’ait vocation qu’à provoquer, piquer la curiosité intellectuelle. Un mot, une idée, vous interpelle, ou vous choque. Et vous voilà en quête de clarification, de réponses. Que de belles remises en question ai-je pu opérer ainsi ! En saisissant au vol des idées qui venaient questionner mes représentations, et parfois carrément les malmener…

        Pour en venir à vos objections, Olivier. Je les comprends. Même si je les trouve excessives. Il me semble en effet un peu rapide que vous sous-entendiez que je puisse manquer d’honnêteté intellectuelle. Vous surinterprétez mon choix d’exemple. Il se trouve que je suis actuellement en train de lire le livre d’Huxley « new bottles for new wines ». Aucune volonté de manipuler donc, mais juste celle de témoigner, de façon très laconique j’en conviens, de mes lectures et recherches du moment. Je ne conteste pas que cet exemple gagnerait à être approfondi, nuancé, documenté, sourcé. Toutefois, je pars du principe que lorsqu’une personne me donne une étincelle, je ne vais pas lui demander en plus de tailler le bois pour préparer le feu… A chacun, s’il est interpellé ou agacé par cet exemple, de partir en quête d’informations. Comme je le disais, ce n’est que le début d’une longue marche. Et il faut bien partir de quelque part… Puis remonter le fil.

        Par ailleurs, je ne crois pas que de cet exemple on puisse glisser vers une explication complotiste. Du reste, m’interroge beaucoup cette tendance actuelle à systématiquement qualifier de « fake news » ou d’accuser de « complotisme » toute information ou élaboration de théorie qui ne colle pas avec le paradigme idéologique, qui ne va pas dans le sens d’une explication de surface, ou enfin, qui prend ses distances d’avec le « médiatiquement authentifiable ». Cela me pose question. Car si crier sans cesse au complot est très clairement une forme de paresse intellectuelle et de simplisme, l’inverse me semble tout aussi vrai. Les deux postulats sont excessifs et bornent la curiosité intellectuelle. Penser que tout est complot, trahit une peur irraisonnée d’être trahit. Penser à l’inverse que rien n’est complot, résulte d’une méconnaissance de l’âme humaine, d’une idéalisation de ses passions. Que des groupes d’influence cherchent à œuvrer dans le sens de leurs intérêts particuliers, au mépris du bien commun, cela est vieux comme Hérode. Que pour cela ils recourent à tout un arsenal d’outils et techniques de manipulation de l’opinion en travestissant le réel, ou en occultant certaines de leurs actions, l’histoire nous en fournit une moisson d’exemples. Je crois qu’il ne faut pas craindre, a certaines occasions de parler clairement de complot. Parce que les complots existent. Mais il est clair que c’est une notion à manier avec prudence. Il ne faudrait pas que l’accusation de complotisme soit le cache-sexe d’une peur. Celle de regarder dans les yeux le réel des idées qui façonnent notre monde et (plus encore) du creuset dans lequel elles ont été conçues. Il ne faudrait pas non plus que ces accusations agissent comme une censure, ou, plus triste encore, comme une intériorisation de la censure. Sur les complots du présent, il est évidemment bien plus raisonnable et honnête de parler de soupçons, plutôt que de certitudes. Même si l’intuition, le flair, peut emmener un chercheur dans cette direction avec force, et le pousser a se forger une intime conviction. Mais c’est aux générations futures qu’il incombera d’en démêler la trame… Si les sources le permettent.

        Pour ma part, je ne considère pas que tout soit complot. Loin de là. Pour autant, l’exclure d’emblée me semble être tout autant un biais d’analyse. La méfiance ou le déni, sont deux travers autant dommageables l’un que l’autre. La curiosité doit être, il me semble, la première boussole du chercheur en sciences humaines. Ainsi qu’une certaine forme de réalisme sur la nature humaine, qui se garderait autant de l’idéalisme béat, que de l’idéalisme déçu et de ses caricatures misanthropiques. Mais là encore, il y aurait beaucoup à dire…

        Bonne fin de journée! Et merci pour cet échange.

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      • Vous êtes ici chez vous et je n’y interviens que sous votre contrôle. Je vous remercie donc pour votre invitation, en espérant ne pas en avoir abusé. J’ai conscience que je ne suis pas exempt de critique.

        J’espère simplement que vous aurez compris ma démarche qui n’avais pas de motivation à caractère polémique, mais guidé par un soucis d’alerter sur ce que je considère comme un problème causant du tord. Si par ailleurs j’ai réservé ma réponse à votre proposition, c’est aussi par crainte de ce que j’ai constaté ici : que le propos ne se déforme et ne vous porte préjudice par ricochet (et je n’ai pas l’impression d’avoir écris quoi que ce soit qui mérite d’être mis en lumière). C’est cette réflexion qui a du motiver indirectement ma réaction. Nous conserverons donc un désaccord, mais je vous sais grès de m’avoir lu et répondu.

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      • Merci pour votre réponse .

        Vous dite comprendre mes objections, mais ce n’est pas ce que je comprend a vous lire.
        Parton de ce que je dis, pour rebondir sur ce que vous dite, comment vous le dite et avec la question du vocabulaire.

        Ce que je dis : reformulons et répétons.
        Le « commentaire » et le « complot » ne sont pas mes sujets, c’est une fausse route ( une diversion ?). Comme je l’explique plus haut « « Les propos peuvent être intelligent ou aviné, ce n’est pas le sujet. », Chacun s’exprime a la mesure de la liberté qu’il prend et qu’on lui laisse. Et chacun a quelque chose a dire, la première des libertés étant de pouvoir dire n’importe quoi, ce qu’on ne manque pas de constater régulièrement. Je ne discute pas que vous ayez tord ou raison dans vos insinuations. Vous allumez les feux que vous voulez, certains sont doué a cela mais si le feux est un bon esclave, il est un mauvais maitre.

        J’articule mon propos sur 2 axes :

        Le premier : je critique le passage du commentaire au statu d’article (catégorie wordpress). C’est un choix qui appartient a M Rittaud, c’est son entière liberté. Ce faisant, le propos changent de nature, il est dénaturé car hors contexte. Il change aussi d’audience. J’attire donc l’attention sur les risque et les répercussions négative. Pour le comprendre il faut prendre en considération l’autorité du cadre qui apporte un soutient a ce qui est écris. D’un propos individuel et anonyme, le propos s’en retrouve porté par un nom publique, une carrière et avec lui un important mouvement de résistance intellectuelle. Si par mégarde, ce nom devait perdre sa crédibilité et se ridiculiser, cela ferais tache d’huile et endommagerais lourdement le mouvement. Sur la question des conséquences, voici un exemple simple : face aux manifestions pour le climat qui défile devant lui, Jean michel est accoudé au bar « l’humanité »(prénom d’emprunt) et appel les enfants a manifester en Pologne. Portée du propos ? néant. Le même appel lancé par un jeune et inconséquent chef d’etat produit un incident diplomatique avec un partenaire européen (Macron le 23_09 et réponse de l’ambassade polonaise). Cela me parait tellement évident que je suis surpris d’avoir à l’expliquer. La prudence est donc de mise (je reviendrais sur ce concept). En effet, dans notre société de l’information et de consommation de masse (H Arendt) du storytelling, du buzz, et des étiquettes facile, avoir tord ou raison n’a pas impact décisif. Je vous renvois ici a l’exemple frappant de l’histoire de l’Helicobacter pylori et de sa liaison avec l’ulcère. Ce qui est aujourd’hui communément admis d’un point de vue scientifique ne le put qu’a l’extraordinaire coup de com de Barry J. Marshall qui décida de s’infecter lui même, « devant caméra ». Ceci démontre que la parole est mise en scène, et que l’on doit toujours penser sa contextualisation.

        Le second : je critique la forme de votre raisonnement qui amalgame eugénisme, climat, et organisation internationale de façon trop légère. Ou encore la position idéologique d’un cadre de premier plan, vieux de 75 ans, avec une structure qui emploi 41 000 de personnes. C’est un raisonnement inaboutis qui fonctionne par insinuation. Il ne me dérange pas en tant que tel, je sais parfaitement ce qu’il y a derrière, mais il s’adresse a un initié. Mais pour un néophyte, c’est autre chose. Ce type d’insinuation ne remplis pas le devoir éthique de l’égalité de l’echange et du respect du à l’auditeur : le chemin qui mène a une vérité est a moitié aussi important que la vérité elle même. Huxley est dans les bouches d’allumés en tout genre qui voient des complots a tout les étages (« d’extreme gauche » comme « d’ extreme droite »). En trouver un échos maladroit ici risque de produire le même amalgame et donner des munitions efficaces a ceux qui ne demande qu’a fletrir la parole des climats-réaliste. Huxley est une grenade conceptuelle qui va vous arracher la main. La aussi je vous donne un exemple de ce que votre raccourcis peut produire. C’est comme si j’écrivais que Jean Rostand (académicien), fameux eugéniste français, est aussi bien connu dans sa lutte féministe avec Simone de Beauvoir, pro-avortement, anti-militariste et militant anti-nucléaire actif. A partir de ce constat factuel « il me semble utile de se pencher un peu sur ce qui fonde [ ces mouvements : féminisme et anti-nucleaire ] . Car c’est [lui] qui propulse ce débat à l’échelle planétaire. Il n’est pas inutile donc de se demander quel est son terreau et son horizon idéologique, sa conception du pluralisme »… Vous sentez le malaise et la façon dont cela peut être perçut ? La fausse maïeutique qui consiste a sembler se poser des questions pour guider un raisonnement sans se fatiguer a produire un argumentaire peut se révéler explosif. Et votre propos amalgamant fonctionne par corrélation en essayant de produire une causalité. « Cum hoc ergo propter hoc », bien connu des mathématiciens, moins des medias climatologues semble-t il. Si vous connaissez les nominalistes (xavier martin est une excellente référence) alors Ockamm ne vous est pas étranger. La pensée, en laboratoire comme philosophie doit s’armer de question, mais avant tout de méthode, de rigueur, et de précaution.

        On cherche vainement votre méthode. Ce qui m’amène a la seconde partie : ce que vous dite.

        c’est à juste titre que vous partez de la crédibilité de la parole et de la méthodologie. Quand on remet en question les choses et les objet, la base première est de questionner le vocabulaire et des lieux commun qui servent improprement d’outil. Le faite que vous employez le terme faisceaux n’est pas anodin, et votre réponse sur huxley en fait curieusement l’impasse. Je pourrais tout aussi soulever l’usage du terme communautaire extrêmement connoté dans un contexte idéologique multiculturaliste. La question de « certains cercle » ne peut pas ne pas évoquer la question de lobbie « qui n’existe pas » (« extreme-ultra droite »). Les mots ont une charge émotionnelle qui déclenchent certains réflexes pavlovien.

        Exemple pris dans vos propos :
        Le mot « religion » ne se résume pas l’ethymologie du lien. C’est un lieu commun qui oublie sa dimension véritable. Un bon dictionnaire renseigne sur l’origine latine Religio – scrupule. Et depuis Ciceron (donc pas d’hier) on sais que le terme religion renvois a une dimension de relecture – relire. Le terme tel que vous l’employez (étiquette d’organisation de la spiritualité) a une origine très récente : milieux du 19e, 1840 a la louche. Il en est de même avec la notion d’humanisme qui compose le transhumanisme. Précédemment c’était l’étude des humanités. Cette évolution conceptuelle est concomitante au positionnement humaniste de l’homme tout en haut de la pyramide de l’évolution. Dans l’exact même temps est apparu la notion l’anti-humanisme (détestation de l’humanité).

        Autre lieu commun, la question de l’exces et du sens avec la citation de Talleyrand. L’excès est bien au contraire porteur de sens. C’est l’information de l’exces, de l’outrance. Du dépassement. La pensée de Girard et de Levinas sont excessive et cela leur fut rapproché, mais c’est il ne pouvais en être autrement. Ils sont contraint aux excès car leur pensée sont en rupture avec la logique communément reçue qui est la logique de l’échange et de l’économie. La philosophie politique, l’économie politique, l’éthique kantienne n’exagère jamais car elle pense que la vérité est dans l’égalité. Que l’égalité de l’echange suffit a définir la moralité ou la justice et les conditions d’une économie saine. Girard démontre justement que l’egalité (mimétisme) induit parfois la violence (mettre). Donc un propos excessif est un propos qui excéde celui qui le reçoit. N’est excessif parfois que pour celui qui est excédés. C’est le principe du paradoxe : Para-doxa. En dehors, au de la de la doxa, pensée commune. L’outrance outrepasse la limite et ce faisant l’interroge : est elle justifié ? C’est le fou du roi, le polémiste, le cynique… S’entendre dire qu’on exagère n’est qu’une façon d’enfermer le débat dans les bornes de sa propre compréhension limité en refusant d’aller sur un terrain dont on pressent qu’il est infortable. C’est aussi un jugement de morale déguisé qui place un camp : celui des paisible, des gentils, des apaisés, des calmes… bref des moutons. En sortir impliquerait une perte de la vérité ? la vérité est justement très souvent outrancière surtout quand elle éclaire et qu’elle accuse (la veritas redarguens de Saint Augustin). De Platon a Jésus, de la caverne au glaive, il s’agit toujours de polémique, de violence et de rupture. La violence des débat actuel sur le climat n’en est qu’un exemple.

        Enfin, votre usage de la méfiance dans le contexte complotiste. Les complots font parti de l’histoire, c’est factuel. Mais voir des totalitarismes partout comme vous le faite n’est ce pas une une vision complotiste et maladive tel qu’on le comprend avec votre tentative de psychologisation du phénomène ? Mefier, c’est mé-fier, c’est à dire ne pas donner benoitement sa confiance. C’est être en garde (encore du vocabulaire militaire). C’est une vigilance et une prudence vu plus haut. C’est une vertue cardinale (Platon et christianisme) nécessaire, et j’ai cru comprendre que c’était le but de ce blog et des climato-realiste qui sont justement méfiant face au discours. C’est justement un appel a la méfiance que vous faite. Mais si c’est pour ensuite dire que la méfiance est dommageable et la mettre au niveau du déni … quel dommage justement. Je contextualise votre propos et ne suis pas idiot, mais on vois ici votre manque de rigueur intellectuelle et méthodologique qui vous fait utiliser des termes de façon impropre. Et pourtant vous connaissez le nominalisme tel que mis en exergue par Xavier Martin, vous ne pouvez donc ignorer la charge créatrice du langage. Maladresse ? incompréhension ? ou vous avez simplement décidé d’en faire usage pour faire avancer vos idées ? Sur la pensée des cercles et des complot, dans la ligné de martin, vous avez également le travail éclairant d’Auguste Cochin sur la révolution qui met a jours le principe d’un mécanisme plus que d’une volonté. Cela pourrait éclairer vos questionnements quand a la question onusien.

        je terminerais sur une pensée extérieure a la pensée occidentale pour sortir des présupposés qui nous sont propre : les entretiens de Confucius, CHAPITRE XIII.3.
        « Tzeu lou dit : « Si le prince de Wei vous attendait pour régler avec vous les affaires publiques, à quoi donneriez-vous votre premier soin ? – A rendre à chaque chose son vrai nom », répondit le Maître. « Vraiment ? répliqua Tzeu lou. Maître, vous vous égarez loin du but. A quoi bon cette rectification des noms ? » Le Maître répondit : « Que tu es rustre ! Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore. Si les noms ne sont pas ajustés, le langage n’est pas adéquat. Si le langage n’est pas adéquat, les choses ne peuvent être menées à bien. Si les choses ne peuvent être menées à bien, les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissent guère. Les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissant guère, les supplices et les autres châtiments ne sont pas justes. Les supplices et les autres châtiments n’étant plus justes, le peuple ne sait plus sur quel pied danser. Tout ce que l’homme honorable conçoit, il peut l’énoncer, et l’énonçant il peut le faire. L’homme honorable ne laisse rien à la légère. »
        «

        Il y aurais beaucoup d’autre chose a dire, mais c’est déjà beaucoup. C’est long mais c’est la seule façon de dire quelque chose de sérieux. C’est aussi pourquoi on ne dis que du « très prévisible » dans les médias, et c’est justement ce que produit l’expert quand il est invité. On sais a l’avance ce qu’il va dire. Pensée courte, simple, slogan… Encore un « mécanisme ».

        Bon week end

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      • Faute de temps, je n’ai hélas pas corrigé les fautes et corrections automatiques malpropres.

        Le passage sur la violence mimétique de Girard : il faut lire « meurtre » au lieu de « mettre ». Et sur le terrain du débat avec l’excès : « infortable » est bien sur « inconfortable ». Il manque également quelques prépositions. L’impossibilité de revenir et corriger son texte a ce désavantage.

        J’en appel donc à la mansuétude du lecteur dont l’œil se trouve « infortablement » sollicité. Qu’il me pardonne.

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    • 1/2 Je tente une réponse en 2 parties, parce que le temps file et les fenêtres se referment.

      Ah, que voila une réponse fascinante. Vraiment !

      Comptabilité ou chevalerie ? Jeremy Bentham ou El ingenioso hidalgo don Quixote de la Mancha ? Quel magnifique antagonisme. Vous ne pouviez presque pas faire plus juste.

      Calculer : « chacun doit compter pour un, personne ne doit compter pour plus d’un » (Bentham) ou être « chaste dans les pensées, décent dans les paroles, libéral dans les œuvres, vaillant dans les actions, patient dans les peines, charitable avec les nécessiteux, et finalement, demeurer le ferme champion de la vérité, dût-il, pour la défendre, lui en coûter la vie. » (Don)

      Je suis heureux de faire cette « erreur d’allocation » . Ni voyez aucune provocation de ma part. Sans peut-être vous en rendre compte (?), vous me faite un bien beau compliment. Ma démarche à contre temps d’une pensée gestionnaire ? j’essaye de ne pas « m’economiser » et Bentham n’est pas ma boussole. Ca ne sert a rien ? alors « ça » n’est pas servile, il n’y a souvent rien de plus précieux que ce qui ne sers « a rien ». J’essaye de n’allouer aucune ressource, je ne calcule pas : j’essaye de mettre « a bandon ». Si vous préférez une métaphore économique pour filer la votre, voyez cela comme une forme de distributionnisme. Je semble chasser des moulins à vents ? Pourquoi pas si on ne perd pas le réel de vue. Vous ne l’ignorez sans doute pas, mais c’est un livre fondamental, encore aujourd’hui avec Judith Buttler ou Girard (encore lui). Le caballero n’a pris racine dans la langue courante qu’avec sa folle bouffonnerie et comme tout cliché, c’est devenu un l’arbre qui cache la foret : Cervantes marque la transition vers la modernité. Une modernité révélée par la puissance du rire : on la reconnait quand elle se moque de l’Hidalgo.

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    • 2/2

      Pourtant, il se peut que l’Hidalgo soit en fin de compte le moins fou du lot. S’attaquer aux ailes du moulin, c’est le mécanisme technologique en ligne de mire. Stérile et stupide si on fait l’erreur de la technophobie mais déjà plus intéressant dans la métaphore d’un dispositif « Benthamien » dont nous ne serions qu’un rouage. Allouer, gestion, manager, économie…Voyez comment la parole est envahi par le paradigme technocratique. C’est notre façon de faire qui détermine notre façon de voir. Dénoncer les trans-ecolo-eugeno-rechauffiste ne permet pas de poser les bonnes questions si on ne fait pas un pas de côté de ce paradigme. C’est justement ce à quoi nous invite Le caballero.

      Plus concrètement, malgré les apparences, je précise que je ne cherche pas à avoir raison mais plutôt à me faire comprendre (et d’autres choses aussi il est vrai…). Eu égard au respect que je devais à mon interlocuteur qui fait l’effort d’une réponse argumentée, j’y étais obligé, même si j’ai d’autres chats a fouetter (je lag…). J’ai le défaut de vouloir bien faire d’autant plus que les sujets abordés sont de vrais sujets : cadre, parole, crédibilité, public, méthodologie. L’ego est secondaire. Par comparaison, si Etoilé sème des étincelles, je distille des clefs dans une forme de « disputatio », entre opponens et respondens.

      Comme il ne sors en général rien de fructueux d’un consensus mou, j’apprécie votre franchise. Pour revenir à votre question, j’en ai une en retour. Quel est le propos que vous avez jugé suffisamment intéressant ? Pour vous donner une réponse il me faut clarifier et je ne suis pas sur d’avoir bien cerné votre attente.

      – L’éducation pédagogie ?
      – humanisme, ecologisme et transhumanisme ?
      – Le rapport science/religion
      – La technique et la technologie ?
      – autre ?

      Bonne soirée.

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    • On ne choisit pas toujours, mais je vous entend. Bonne lecture.


      Merci pour votre réponse .

      Vous dite comprendre mes objections, mais ce n’est pas ce que je comprends à vous lire. Partons de ce que je dis, pour rebondir sur ce que vous dites, comment vous le dites et avec la question du vocabulaire.

      Ce que je dis : reformulons et répétons.
      Le « commentaire » et le « complot » ne sont pas mes sujets, c’est une fausse route ( une diversion ?). Comme je l’explique plus haut « « Les propos peuvent être intelligents ou avinés, ce n’est pas le sujet. », chacun s’exprime à la mesure de la liberté qu’il prend et qu’on lui laisse. Et chacun a quelque chose à dire, la première des libertés étant de pouvoir dire n’importe quoi, ce qu’on ne manque pas de constater régulièrement. Je ne discute pas que vous ayez tord ou raison dans vos insinuations. Vous allumez les feux que vous voulez, certains sont doués à cela mais si le feu est un bon esclave, il est un mauvais maître.

      J’articule mon propos sur 2 axes :

      Le premier : je critique le passage du commentaire au statut d’article (catégorie wordpress). C’est un choix qui appartient à M Rittaud, c’est son entière liberté. Ce faisant, le propos change de nature, il est dénaturé car hors contexte. Il change aussi d’audience. J’attire donc l’attention sur les risques et les répercussions négatives. Pour le comprendre il faut prendre en considération l’autorité du cadre qui apporte un soutien à ce qui est écrit. D’un propos individuel et anonyme, le propos s’en retrouve porté par un nom public, une carrière et avec lui un important mouvement de résistance intellectuelle. Si par mégarde, ce nom devait perdre sa crédibilité et se ridiculiser, cela ferait tache d’huile et endommagerait lourdement le mouvement. Sur la question des conséquences, voici un exemple simple : face aux manifestions pour le climat qui défile devant lui, Jean-Michel est accoudé au bar « l’humanité » (prénom d’emprunt) et appelle les enfants à manifester en Pologne. Portée du propos ? néant. Le même appel lancé par un jeune et inconséquent chef d’état produit un incident diplomatique avec un partenaire européen (Macron le 23_09 et réponse de l’ambassade polonaise). Cela me parait tellement évident que je suis surpris d’avoir à l’expliquer. La prudence est donc de mise (je reviendrais sur ce concept). En effet, dans notre société de l’information et de consommation de masse (H Arendt) du storytelling, du roman (Kundera), du buzz, et des étiquettes faciles, avoir tord ou raison n’a pas d’impact décisif. Je vous renvoie ici à l’exemple frappant de l’histoire de l’Helicobacter pylori et de sa liaison avec l’ulcère. Ce qui est aujourd’hui communément admis d’un point de vue scientifique ne le fut qu’à l’extraordinaire coup de com de Barry J. Marshall qui décida de s’infecter lui même, « devant caméra ». Ceci démontre que la parole est mise en scène, et que l’on doit toujours penser sa contextualisation.

      Le second : je critique la forme de votre raisonnement qui amalgame eugénisme, climat, et organisation internationale de façon trop légère. Ou encore la position idéologique d’un cadre de premier plan, vieux de 75 ans, avec une structure qui emploie 41 000 de personnes. C’est un raisonnement inabouti qui fonctionne par insinuation. Il ne me dérange pas en tant que tel, je sais parfaitement ce qu’il y a derrière, mais il s’adresse à un initié. Mais pour un néophyte, c’est autre chose. Ce type d’insinuation ne remplit pas le devoir éthique de l’égalité de l’échange et du respect dû à l’auditeur : le chemin qui mène à une vérité est à moitié aussi important que la vérité elle même. Huxley est dans les bouches d’allumés en tout genre qui voient des complots à tous les étages (« d’extrême gauche » comme « d’ extrême droite »). En trouver un écho maladroit ici risque de produire le même amalgame et donner des munitions efficaces à ceux qui ne demandent qu’à flétrir la parole des climato-réalistes. Huxley est une grenade conceptuelle qui va vous arracher la main. Là aussi je vous donne un exemple de ce que votre raccourci peut produire. C’est comme si j’écrivais que Jean Rostand (académicien), fameux eugéniste français, est aussi bien connu dans sa lutte féministe avec Simone de Beauvoir, pro-avortement, anti-militariste et militant anti-nucléaire actif. A partir de ce constat factuel « il me semble utile de se pencher un peu sur ce qui fonde [ ces mouvements : féminisme et anti-nucléaire ] . Car [ce sont eux] qui propulsent ce débat à l’échelle planétaire. Il n’est pas inutile donc de se demander quel est son terreau et son horizon idéologique, sa conception du pluralisme »… Vous sentez le malaise et la façon dont cela peut être perçu ? La fausse maïeutique qui consiste à sembler se poser des questions pour guider un raisonnement sans se fatiguer à produire un argumentaire peut se révéler explosif. Et votre propos amalgamant fonctionne par corrélation en essayant de produire une causalité. « Cum hoc ergo propter hoc », bien connu des mathématiciens, moins des médias climatologues semble-t il. Si vous connaissez les nominalistes (Xavier Martin est une excellente référence) alors Ockamm ne vous est pas étranger. La pensée, en laboratoire comme en philosophie, doit s’armer de question mais avant tout de méthode, de rigueur, et de précaution.

      On cherche vainement votre méthode. Ce qui m’amène à la seconde partie : ce que vous dites.

      C’est à juste titre que vous partez de la crédibilité de la parole et de la méthodologie. Quand on remet en question les choses et les objets, la base première est de questionner le vocabulaire et des lieux communs qui servent improprement d’outil. Le fait que vous employez le terme faisceaux n’est pas anodin, et votre réponse sur Huxley en fait curieusement l’impasse. Je pourrais tout autant questionner l’usage du terme « communautaire » extrêmement connoté dans un contexte idéologique multiculturaliste. La question de « certains cercles» ne peut pas ne pas évoquer la question de lobby « qui n’existe pas » (« extrême-ultra droite »). Les mots ont une charge émotionnelle qui déclenchent certains réflexes pavloviens.

      Exemple pris dans vos propos :
      Le mot « religion » ne se résume pas l’étymologie du lien. C’est un lieu commun qui oublie sa dimension véritable. Un bon dictionnaire renseigne sur l’origine latine Religio – scrupule. Et depuis Cicéron (donc pas d’hier) on sait que le terme religion renvoie à une dimension de relecture – relire. C’est lié a l’étymologie du mot culture. Le terme tel que vous l’employez (étiquette d’organisation de la spiritualité) a une origine très récente : milieu du 19e (1840 à la louche). Il en est de même avec la notion d’humanisme qui compose le transhumanisme. Précédemment c’était l’étude des humanités. Cette évolution conceptuelle est concomitante au positionnement humaniste de l’homme tout en haut de la pyramide de l’évolution. Dans l’exact même temps est apparu la notion de l’anti-humanisme (détestation de l’humanité).

      Autre lieu commun, la question de l’excès et du sens avec la citation de Talleyrand. L’excès est bien au contraire porteur de sens. C’est l’information de l’excès, de l’outrance. Du dépassement. La pensée de Girard et celle de Levinas sont excessives et cela leur fut rapproché, mais il ne pouvait en être autrement. Ils sont contraints aux excès car leurs pensées sont en rupture avec la logique communément reçue qui est la logique de l’échange et de l’économie. La philosophie politique, l’économie politique, l’éthique kantienne n’exagère jamais car elle pense que la vérité est dans l’égalité. Que l’égalité de l’échange suffit à définir la moralité ou la justice et les conditions d’une économie saine. Girard démontre justement que l’égalité (mimétisme) induit parfois la violence (meurtre). Donc un propos excessif est un propos qui excède celui qui le reçoit. N’est excessif parfois que pour celui qui est excédé. C’est le principe du paradoxe : Para-doxa. En dehors, au-delà de la doxa, pensée commune. L’outrance outrepasse la limite et ce faisant l’interroge : est-elle justifiée ? C’est le fou du roi, le polémiste, le cynique… S’entendre dire qu’on exagère n’est qu’une façon d’enfermer le débat dans les bornes de sa propre compréhension limité en refusant d’aller sur un terrain dont on presse qu’il est inconfortable. C’est aussi un jugement de morale déguisé qui place un camp : celui des paisibles, des gentils, des apaisés, des calmes… bref des moutons. En sortir impliquerait une perte de la vérité ? la vérité est justement très souvent outrancière surtout quand elle éclaire et qu’elle accuse (la veritas redarguens de Saint Augustin). De Platon à Jésus, de la caverne au glaive, il s’agit toujours de polémique, de violence et de rupture. La violence des débats actuels sur le climat n’en est qu’un exemple.

      Enfin, votre usage de la méfiance dans le contexte complotiste. Les complots font partie de l’histoire, c’est factuel. Mais voir des totalitarismes partout comme vous le faites n’est-ce pas une une vision complotiste et maladive telle qu’on le comprend avec votre tentative de psychologisation du phénomène ? Méfier, c’est mé-fier, c’est à dire ne pas donner benoitement sa confiance. C’est être en garde (encore du vocabulaire militaire). C’est une vigilance et une prudence (cf plus haut). C’est une vertu cardinale (Platon et christianisme) nécessaire, et j’ai cru comprendre que c’était le but de ce blog et des climato-réalistes qui sont justement méfiant face au discours ambiant. C’est justement un appel à la méfiance que vous faites. Mais si c’est pour ensuite dire que la méfiance est dommageable et la mettre au niveau du déni … quel dommage justement. Je contextualise votre propos et ne suis pas idiot, mais on voit ici votre manque de rigueur intellectuelle et méthodologique qui vous fait utiliser des termes de façon impropre. Et pourtant vous connaissez le nominalisme tel que mis en exergue par Xavier Martin, vous ne pouvez donc ignorer la charge créatrice du langage. Maladresse ? incompréhension ? ou vous avez simplement décidé d’en faire usage pour faire avancer vos idées ? Sur la pensée des cercles et des complots, dans la lignée de Martin, vous avez également le travail éclairant d’Auguste Cochin sur la révolution qui met a jour le principe d’un mécanisme plus que d’une volonté. Cela pourrait éclairer vos questionnements quand à la question onusienne (même si très méfiant sur la réduction mécanique de la question humaine).

      Je terminerai sur une pensée extérieure à la pensée occidentale pour sortir des présupposés qui nous sont propres : les entretiens de Confucius, CHAPITRE XIII.3.
      « « XIII.3. Tzeu lou dit : « Si le prince de Wei vous attendait pour régler avec vous les affaires publiques, à quoi donneriez-vous votre premier soin ? – A rendre à chaque chose son vrai nom », répondit le Maître. « Vraiment ? répliqua Tzeu lou. Maître, vous vous égarez loin du but. A quoi bon cette rectification des noms ? » Le Maître répondit : « Que tu es rustre ! Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore. Si les noms ne sont pas ajustés, le langage n’est pas adéquat. Si le langage n’est pas adéquat, les choses ne peuvent être menées à bien. Si les choses ne peuvent être menées à bien, les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissent guère. Les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissant guère, les supplices et les autres châtiments ne sont pas justes. Les supplices et les autres châtiments n’étant plus justes, le peuple ne sait plus sur quel pied danser. Tout ce que l’homme honorable conçoit, il peut l’énoncer, et l’énonçant il peut le faire. L’homme honorable ne laisse rien à la légère. » »

      Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire, mais c’est déjà beaucoup. C’est long mais c’est la seule façon de dire quelque chose de sérieux. C’est aussi pourquoi on ne dit que du très prévisible dans les médias, et c’est justement ce que produit l’expert quand il est invité. On sait à l’avance ce qu’il va dire. Pensée courte, simple, slogan…

      J’ajoute quand même un dernier point : notre « crise » n’est pas une crise écologique mais plutôt une crise de la connaissance et de la raison, écrasées et broyées par la puissance de l’abstraction.

      Bon week-end.

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      • Olivier, avec tout le respect que je vous dois, il me semble que vous venez d’user votre clavier à mauvais escient. Même si vous av(i)ez raison, déployer de tels efforts pour commenter si longuement constitue ce qu’un économiste ou un manager appellerait une mauvaise allocation de ressources. On avait évoqué vous et moi l’éventualité que vous écrivassiez un article pour cet humble blog : me ferez-vous l’honneur de vous y coller, plutôt que de perdre du temps à combattre ce qui ressemble fort à des moulins à vent ?

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      • Existe-t-il une limitation de temps ou de caractères ?
        Si l’un ou l’autre, ma réponse ne peut vous parvenir.
        Bonne soirée.

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