Le vent du capital

par Philippe Catier.

En lisant l’intervention de Bertrand Piccard dans le compte rendu du Lecteur Discret je me suis posé la question du capitalisme que l’auteur invite à investir dans les ENRI et que par ailleurs les promoteurs de l’écologisme essaye de détruire par tous les moyens. La question est pourquoi ce « système » économique est-il le centre de toute les attentions et de toutes les haines ?

Il faut d’abord savoir de quoi l’on parle : Bien sûr il faudrait toute une thèse pour faire le tour de la question que Marx a déjà fait et je ne prétends pas le faire, mais, en fait une seule idée force me vient à l’esprit : le capitalisme comme construction théorique n’existe pas !

Ce qu’on appelle capitalisme n’est que l’expression des fondamentaux humains qui allient, depuis la nuit des temps, mécanisme de survie individuelle, appât du gain, conservation des biens acquis, profitabilité, efficacité, concurrence etc… Tout ceci ne fait pas une théorie mais un état de fait qui ne trouve sens que par opposition aux autres théories économiques dont l’argument est plutôt moral et donc contraignant : redistibution, égalitarisme, subventions, etc. Le capitalisme c’est comme la santé ou le bonheur : On ne peut les définir qu’en face de la maladie ou du malheur, sinon on ne sait pas très bien les caractériser.

Donc, selon Piccard, le vent du capitalisme serait nécessaire pour faire tourner correctement et avec profit les éoliennes. Cette question a déjà été résolue par beaucoup d’investisseurs et pas des moindres (Engie, Total, etc.) qui ont tout à fait compris la situation économique subventionnée qui anime ce secteur. Je ne leur ferais pas injure en disant que c’est en toute connaissance de cause quant au caractère très « politique » de ce développement  énergétique qu’ils investissent. Connaissant cet aléa « politique » tout leur travail sera de maintenir les choses en l’état, sans discussion au sujet de sa validité, je dirai si j’osai  « contre vents et marée ». D’où la difficulté à faire émerger la vérité économique de ce secteur pollué par l’effet lobby.

Cette vérité est que le capital est désormais appelé en renfort d’un mix économique comportant une dose massive de subventions salvatrices dont les « investisseurs » profitent indûment aux frais du contribuable et des consommateurs.

Le marché c’est la vérité des prix qui autorise la concurrence. En dehors de cela ce ne sont que des systèmes alternatifs, issus d’une volonté politique plus ou moins coercitive, qui ne vivent que du bon vouloir du Prince ou des injonctions de la rue. Une faille dans ces systèmes et ils explosent.

Si le vent tourne par exemple.

Le vent peut tourner de deux manières. Soit la vérité de l’inefficacité technique et économique du système fait sa preuve, alors les subventions tombent. Soit l’entêtement écologique et l’anticapitalisme se poursuit par coercition malgré la faillite. Dans les deux cas le capital fuira… s’il le peut.

8 réflexions au sujet de « Le vent du capital »

  1. Mais, cher Philippe,  » l’inefficacité technique et économique du système  » a déjà, et largement, fait sa preuve. Cela n’empêche pas les  » anticapitalistes  » — il y a de nombreuses sectes dans la tribu alter — de renforcer leur propagande. Car l’important n’est pas de raisonner ni de démontrer scientifiquement. L’important est d’asséner,
    fut-ce des inepties, et d’assommer, en bonne technique totalitaire chère aux crypto-marxistes.

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    • On a compris : Marx, c’est de la théorie, c’est juste bon à jeter, tandis que le marché, c’est de la pratique, cela mérite d’être conservé.

      Puisque aucun article publié par ce blog et aucun commentaire ne l’infirmera, on doit en déduire qu’ils ont tous adopté la même idéologie, celle du marché, du capital, ce qui est leur droit évidemment.

      Je comprends mieux pourquoi Marx affirma que la seule science qui existait était celle de l’histoire, j’ai lu cela quelque part récemment…

      Il devait parler de l’histoire que font les hommes inconsciemment que même les scientifiques ignorent, on en a la démonstration dès qu’ils abordent un sujet sur le plan politique, c’est systématique, donc scientifiquement prouvé comme dirait un scientifique consciencieux !

      Le GIEC, le Green New Deal, la New Climate Economy, ont pour unique origine la crise du capitalisme, dont il ne peut en sortir temporairement en empruntant la solution adoptée au XXe siècle, une guerre mondiale, tout détruire et reconstruire ou repartir dans un nouveau cycle du capital (comme quoi la théorie cela a du bon tout de même!), pour cause de prolifération d’armes atomiques, chimiques, biologiques, etc. qui atteindraient tous les protagonistes, y compris les sommets de l’oligarchie financière aux commandes.

      Ils ont chiffré leur escroquerie climatique à 100 ou 150.000 milliards de dollars selon les sources dont la Banque mondiale, qui devraient être réglés par tous les peuples, directement ou via la dette publique des Etats, les gueux insolvables voyant leur niveau de vie régresser drastiquement.

      Depuis 2008 les principales banques centrales ont fabriqué des dizaines de milliers de milliards de dollars, euros, livres, yen, etc. qu’elles ont distribué aux banquiers et autres institutions financières pour les sauver, spéculer, et surtout éviter l’effondrement de leur système économique en faillite, mais cela ne suffit pas manifestement ou la somme n’est pas à la hauteur de la crise qui le mine et se traduit par des explosions sociales et des crises politiques aux quatre coins du monde, qui peuvent prendre une tournure incontrôlable.

      D’où le recours à cette machination infernale climatique évaluée à des sommes astronomiques, en y associant les peuples et tout ce que comptent de dégénérées la « gauche » et l’extrême gauche, de sorte qu’ils accroîtront encore leur pouvoir politique, tout comme lors de chaque guerre mondiale (sur le long terme), avec sur le plan stratégique ou politique l’instauration d’un régime totalitaire planétaire, vers lequel nous nous dirigeons déjà me semble-t-il.

      En conclusion, cette opération du réchauffement climatique de nature anthropique, sert à la fois des objectifs économiques et politiques, que pilote l’extrême centre, et servent la droite et l’extrême droite, desquelles on n’exigera pas qu’elles rompent avec le capitalisme, pas plus que la pseudo-gauche et extrême gauche avec qui elles partagent les rôles.

      Les pourfendeurs du marxisme se basent comme toujours sur les interprétations de ses ennemis et les actes de ses fossoyeurs pour justifier leur adhésion au capitalisme ou la main qui les nourrit, dites-moi, ce n’est pas très scientifique comme démarche, non ?

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  2. Le capitalisme est une théorie pour la simple et bonne raison que la conception que les libéraux se font de la relation entre l’individu et le collectif est subjective.Tout le monde n’est pas obligé d’adhérer au postulat selon lequel l’individu prime sur le collectif. J’invite Philippe Catier à lire le livre de Albert Hirschman « Deux siècles de rhétorique réactionnaire ». Après l’avoir lu, il aura peut-être plus de scrupules à invoquer la nature pour donner plus de poids à ce qui n’est jamais qu’une position philosophique.

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    • La collectivité est composée d’individus. La collectivité n’a pas d’émotions. Elle ne pense pas. C’est avant tout une représentation. Je vous invite à faire un tour sur wikiberal. C’est gratuit et cela vous permettra de mieux comprendre que l’opposition que vous faites entre l’individu et le collectif n’a pas lieu d’être.

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  3. Oui, la question est bien posée: le capitalisme peut parfaitement faire son affaire d’une idéologie mortifère dès lors qu’il y a profit et ce quelle qu’en soit l’origine. A cet égard, les gauchistes de tous poils qui voient en Gaïa le relais d’un prolétariat qui a trahi montrent qu’ils cultivent leur bêtise sans aucun remord. Est il compatible avec des politiques mettant en oeuvre la décroissance ( utiliser des technologies peu performantes conduit obligatoirement à ce résultat) , c’est une autre affaire mais on sait , avec la Chine qu’une dictature peut s’accommoder du capitalisme. Enfin….jusqu’à un certain point car la Chine c’est tout sauf …la décroissance ce qui rend tolérable le système: Le régime Khmer vert souhaité par Cochet et autres Lipietz sans parler de la Grétasse ( qui pourrait même voyager en galère avec les délinquants écologiques comme galériens) c’est une autre affaire. Mais l’imbécillité qui a entouré l’affaire de Langouet montre que que la nature humaine est désespérante

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  4. Coucou,

    Je suis assez d’accord avec votre point de vue concernant le capitalisme.

    Concernant le marché, le prix, tout çà c’est du pipeau. Paul jorion a trés bien étudié çà.

    Donc « la verité économique et patati et patata ».

    Il y a les puissants qui décident et en démocratie, les puissants doivent tenir compte des electeurs. La majorite des electeurs semble admettre de payer plus cher l’electricite et ne veut plus entendre parler de nucléaire, ni de charbon, ni de pétrole. Comme les petits chinois ne veulent plus pédaler, tout le monde se met donc à la trotinette.

    Elle est pas belle la vie? et mon explication ?

    Allons pédalons, voila un nouveau slogan porteur !

    Bonne jorunées

    STéphane

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  5. Sérieusement, on est dans le degrée zéro, il me semble, de l’analyse socio-historique du système économique. Comment le voit-on? Lorsqu’on invoque l’argument du « c’est dans la nature humaine ». Il y a un moment, il faut sortir de chez soi et allez ouvrir un bouquin dans une bibliothèque.

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