Voler avec la taxe carbone : « promis, cette fois, on rendra l’argent »

par Cédric Moro.

Si la révolte des Gilets Jaunes a eu comme fondement historique un rejet massif et très épidermique de la taxe carbone sur les carburants, rien de mieux pour nos ONG Climat et pour Priscillia Ludosky, figure historique des gilets jaunes, de demander d’appliquer maintenant cette taxe carbone à un nouveau secteur du transport : le transport aérien.

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Cliquez l’image pour accéder à la vidéo Facebook entre Gilets Jaunes et Réseau Action Climat

Si la hausse de la taxe carbone sur les prix à la pompe a été « momentanément » suspendue, l’abrogation totale de la taxe carbone aurait eu pour mérite de redonner immédiatement du pouvoir d’achat aux Français et surtout aux plus précaires. Mais évidemment, tel n’est pas du tout le combat de nos bobos subventionnés du climat, car la taxe carbone, c’est super pour eux et ils continuaient même, comme le gouvernement, à en faire la promotion au début du mouvement des gilets jaunes. En effet, dans la vidéo que nous allons analyser ci-après, il s’agit bien pour le Réseau action climat de faire la propagande d’une nouvelle surcouche de taxe carbone, dans le secteur aérien, mais cette fois, « promis, juré, craché », les produits de cette nouvelle taxe seront redistribués aux moins riches.

Le Réseau action climat (RAC) ou les lumières nationales de l’économie d’énergie

Dès le début de la vidéo, le ton du LOL est donné comme souvent dans tout ce qui touche à la propagande écologique : pour notre bien à tous, il s’agit de nous convaincre de la haute utilité de nouvelles taxes climatiques ; taxes qui ont le mérite de nous envoyer un signal comportemental fort comme une bonne claque derrière la nuque. Et pour bien nous faire passer ce message d’écologie punitive, masochiste, liberticide, bénéfique, nos experts en recherche d’économie d’énergie n’ont rien trouvé de mieux que de laisser allumer, en plein jour, toutes les lumières de la salle lors de leur interview et de le diffuser sur internet.

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On se dit que quand même, avec une telle façon de concevoir la société, dans l’exemplarité énergétique, les représentants du RAC (RAC subventionné à hauteur de 800 000 € par an) ont bien manqué leur vocation d’énarque : « faites des efforts pendant que nous gaspillons ».

Mais arrêtons deux secondes de ne voir que le côté négatif  mais reconnaissons plutôt ici toute la finesse de leur engagement écologique : en laissant toutes les lumières allumées en pleine journée, leur facture d’électricité sera plus conséquente, donc la part « CSPE » de cette facture, celle qui subventionne (avec nos taxes) les grands groupes du CAC40 liés aux énergies renouvelables, sera elle aussi plus généreuse. Saluons donc leur finesse comportementale vers une transition énergétique exemplaire en laissant les lumières allumées en plein jour !

Le nirvana climatique passe par le purgatoire fiscal

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Cet adage de bon sens, vieux comme le monde mais toujours des plus pertinents, est ici appliqué à la lettre par nos ONG sauveuses de la planète. Donc, pour bien faire entrer dans nos éco-consciences cette nouvelle charge fiscale, rien de mieux pour le RAC subventionné par l’Etat que de piétiner la laïcité et la rationalité scientifique en jouant sur toutes les cordes de nos croyances.

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Pour bien agiter nos peurs ancestrales, ils n’ont pas lésiné sur les décors aux références religieuses : bouddhisme, animisme, catholicisme et un appel instinctif au cerveau reptilien avec une image d’un des animaux les plus dangereux au monde : le serpent corail, qui ici monte vers le ciel. Si, par cette parabole Nostra Ætate, vous n’envisagez pas le climat de manière irrationnelle, mystique et obscurantiste, c’est que vraiment, le bourrage de cerveau n’a pas bien fonctionné.

En subliminal, l’inévitable thermophobie

Si, probablement par manque de ressources internes, il y a une piste que les climato-réalistes n’ont pas encore exploré pour expliquer tout ce foin autour du climat, c’est peut être la piste psychopathologique de la contagion thermophobique. La thermophobie est une pathologie mentale qui se caractérise par une crainte excessive de la chaleur. A partir d’un certain seuil de chaleur, certains individus peuvent même en avoir une peur panique, à l’image du grand explorateur polaire Jean-Baptiste Charcot.

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Peut-être sommes-nous en train d’assister à ce phénomène de peur panique de la chaleur à l’échelle de masses sociales entières que l’on voit se comporter de plus en plus de manière irrationnelle, contre leurs intérêts ? En tous cas, ce n’est pas en faisant culpabiliser la population française qui souhaiterait partir en vacances en avion dans des pays plus chauds qu’on pourrait participer à curer cette pathologie psychosociale.

Vas-y « RAC » contre la fin du monde, promis, on redistribuera !

Maintenant que nos croyances ancestrales et nos peurs reptiliennes sont réactivées pour nous inciter à agir avant la fin du monde un effondrement de notre société thermo-industrielle qu’on nous promet imminent depuis la nuit des temps les années 70, rien de mieux pour nous rassurer que de nous promettre une solution simplissime à mettre en œuvre, de plus, super lucrative. En effet, le RAC nous explique tranquillement en fin de vidéo que cette taxe sur les billets d’avion, censée nous éviter l’effondrement climatique, nous sera redistribuée par l’intermédiaire d’un revenu climat reversé à pas moins de 60 % de la population !

Ah bein oui alors, que demande le peuple ? Fini donc maintenant les fins de mois difficiles des Gilets Jaunes, dorénavant on rase gratis avec la transition énergétique et écologique, n’est-ce pas une excellente nouvelle que cette prochaine taxe sur les billets d’avion ?

En fait non, ne soyons pas naïfs.

C’est inévitable, la taxe carbone sur les billets d’avion sera elle aussi injuste

Bien entendu, une taxe sur le kérosène ou sur les billets d’avion va pénaliser en premier lieu les plus modestes, ceux qui ne voyagent pas en classe affaire sur Air-France comme Mélenchon, Hulot ou Le Pen, mais bien ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre des vols à bas prix, en classe hyper-économique, sur EasyJet, Corsair ou RyanAir et pour lesquels quelques dizaines d’euros font souvent une réelle différence dans un budget ric-rac. Idem pour ceux qui souhaiteraient partir lors de leurs vacances vers des destinations culturelles à bas coût, sachant qu’un séjour à Malte, en Tunisie ou au Sénégal revient bien moins cher que des vacances sur la Côte d’Azur. Là aussi, là où la personne aisée s’acquittera facilement d’une augmentation de son billet de quelques dizaines d’euros, ce sera bien plus difficile pour la personne à faible revenu de voyager dans le monde. Ainsi, en souhaitant surtaxer les billets d’avion, nos écolos, dégoulinants de bonne conscience universelle, n’offrent aux classes populaires que le repli national au lieu de favoriser l’échange inter-culturel, les retrouvailles familiales transfrontalières ou tout simplement la liberté d’aller et venir sur de longues distances.

Cette taxe carbone sur les billets d’avion sera également injuste pour les retours saisonniers en famille des ultra-marins, dont de nombreux étudiants ou travailleurs séjournant en métropole par nécessité. Elle pèsera également lourdement sur les liaisons aériennes entre les îles ultra-marines elles-mêmes, pour lesquelles les déplacements en avion représentent une nécessité vitale. Et ne parlons pas de tous les étudiants étrangers d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique dont les budgets de retour annuel au pays sont souvent très limités. Mais nous l’avions compris, nos bobos ont leur priorité et ont préféré manifester pour le climat pendant que les étudiants étrangers manifestaient seuls pour essayer d’éviter, en vain, des frais d’inscription multipliés par 10. Ces derniers goûteront probablement avec grand délice la taxe supplémentaire sur leurs billets d’avion que leur promettent nos écolo-bobos aux réflexions en circuits courts.

Aucune garantie que le produit de la taxe sur les billets d’avion soit reversé massivement aux classes populaires

Si ces ONG climat sont grassement subventionnées, ce n’est pas parce que les gouvernements approuvent la totalité de leur message mais c’est avant tout parce qu’elles relaient complaisamment dans la population la théorie d’une urgence climatique tout en faisant la propagande d’une puissante et nécessaire fiscalité écologique. Et c’est pour ces seules raisons qu’on leur accorde des subventions conséquentes.

Mais ceux qui vont être les principaux bénéficiaires des sommes faramineuses de cette fiscalité climatique sont, comme toujours, les gros industriels, les grands financiers, les hauts fonctionnaires et les politiques de carrière, sous forme de subventions, de financements de quotas d’émission carbone ou de rémunérations hors-sol pour aller se pavaner en tant qu’ambassadeurs de l’écologie à l’international ou de commissions nationales en sous-commissions locales toutes plus dispendieuses et inutiles les unes que les autres.

En effet, la taxe carbone, toujours en place malgré les Gilets Jaunes, n’avait-elle pas été adoptée d’abord par la droite puis par la gauche pour financer les baisses de taxes des grandes entreprises via le CICE, le tout adoubé par le pacte Nicolas Hulot ? Les échanges de quotas d’émission carbone n’ont-ils pas été à la base d’un marché financier juteux et de la plus grande arnaque financière du siècle, liée au CO2 : le « Casse du siècle  » ? Et ne parlons pas des grandes messes dépensières et luxueuses des COP, des ambassadeurs des pôles et des hauts commissaires pour le climat.

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On comprend dès lors pourquoi la presse écrite (NDLR : que nous subventionnons également à nos milliardaires qui en ont tant besoin là aussi) enchaîne les Unes et les articles sur l’alarmisme climatique car c’est à ces milliardaires et à leurs amis que bénéficie en fait le pactole fiscal du carbone. Alors, croire que tout ceci se terminera en happy-end populaire par un revenu climat pour les 60% des Français du bas de la pyramide, c’est ne pas voir que cette invocation de « contribution climat solidaire » ressemble avant tout à une bonne grosse carotte pour âne bâté, fouetté à l’alarmisme climatique et chargé au fardeau fiscal. Ouvrons enfin les yeux : la trajectoire des sommes monumentales de la taxe carbone prend depuis toujours la direction des finances des puissants et nous n’en récoltons seulement des miettes symboliques pendant que les oligarques, eux, se goinfrent, chaque année un peu plus, dans le luxe et que nos gouvernements, manifestement à leur solde, répriment la contestation de classes populaires sur la hausse des prix, en la mutilant au flashball.

Car, en fait, une taxe climatique sur les billets d’avion a déjà été programmée en haut lieu.

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a déjà prévu de taxer les billets d’avion au nom du climat. Cette décision, non démocratique, a été prise à Montréal en 2016. Nommée « Programme de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale » ou dans son sigle anglophone CORSIA, cette mesure financière de lutte contre le CO2 est une première mondiale pour tout un secteur économique.

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A partir de janvier 2021 sur une base volontaire, puis obligatoire à partir de 2023, les compagnies devront acheter des compensations pour une croissance des émissions supérieure aux niveaux de 2020 pour chacune des trois années précédentes. Si nous savons déjà que c’est bien nous qui allons payer ces compensations dans le prix de nos billets d’avion, savons-nous qui va empocher ces sommes que nous verserons ? Pas les 60% les plus pauvres pardi mais les grands groupes industriels, aux projets assez repeints en vert pour être en plus subventionnés, et qui vont compenser les émissions du secteur aérien par tout un tas de mesures les plus inutiles les unes que les autres mais très rentables moyennant pompage de vos taxes. Donc, avec le RAC, nous avalons actuellement la propagande climatique sur le secteur aérien en vue d’une augmentation sensible des tarifs de nos vols mais pour la carotte sociale, il faudra repasser, c’est déjà signé depuis 2016 par pratiquement tous les Etats européens et bien d’autres (Chine, Etats-Unis, Japon, Turquie, Kenya, Thaïlande…).

En route vers la vie chère avec les taxes climatiques

Si le secteur aérien européen devrait voir ses tarifs augmenter sensiblement au nom du climat, il pourrait en être demain de même pour le transport maritime (et donc pour beaucoup de produits importés), l’élevage, le streaming, le BTP et bien d’autres secteurs économiques émetteurs de CO2, diminuant d’autant plus le pouvoir d’achat des classes populaires en renchérissant le coût de la vie.

A l’exception notable des ouvriers de Lutte ouvrière, tous les partis politiques traditionnels, du NPA au RN, appuyés par les médias unanimes de l’oligarchie, appellent à instaurer des taxes climatiques, notamment sur tous les billets d’avion des Français. Demander une taxe climatique sur les billets d’avion, pour nos ONG subventionnées, cela n’a rien, mais vraiment rien à voir avec une attaque en règle ou même une simple opposition aux systèmes de domination en cours. C’est jouer le rôle d’une parfaite courroie de transmission idéologique au service des puissants qui rafleront la mise.

D’ailleurs, il suffit simplement de souligner que le RAC ne demande pas que cette taxe carbone du secteur aérien soit imposée à la seule classe affaire ou aux actionnaires des compagnies les plus chères. Non non, le RAC veut également récolter cette taxe dans le porte-feuille des plus modestes qui voudraient voyager par avion. Cette seule disposition à laisser taxer les plus modestes suffit à démontrer que l’intention de ce projet n’est pas du tout d’être juste et équitable car les plus riches pourront continuer à voler comme bon leur semble alors que les plus modestes en seront limités, voir empêchés par la hausse des tarifs.

On se demande bien pourquoi ces ONG financées par le système ont reçu le soutien si peu éclairé de Priscillia Ludosky, qui semble se rêver maintenant en nouvelle Wonder Woman qui ira sauver la planète alors qu’elle sert la soupe de nos subventions aux puissants au lieu de défendre le pouvoir d’achat des Français, notamment celui de classes populaires en souffrance, en demandant l’abrogation pure et simple de toutes les taxes carbone. Cela sous-entend d’ailleurs que la France sorte de nombreux traités européens et mondiaux qui nous lient à cette fiscalité inique autour du CO2.

Bonus système

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15 réflexions au sujet de « Voler avec la taxe carbone : « promis, cette fois, on rendra l’argent » »

  1. L’analyse de l’arriére plan de la vidéo est tout à fait instructif : religion et incohérence y font bon ménage . Rien ne saurait perturber ces bons apôtres ou plutôt ces «  idiots utiles » de la cause climatique.
    Nous sommes dans l’ère de l’ésotérisme et l’irresponsabilité…

    Aimé par 2 personnes

      • Votre article est à transmettre impérativement à tous vos contacts. Ce que je vais faire, et fais régulièrement avec ma vingtaine d’internautes à qui j’envoie, entre autres, les bulletins d’informations. Les contacts, certes, peuvent trouver et lire eux-mêmes les articles, mais encore faut-il qu’ils sachent qu’ils existent ; et qu’ils veuillent bien les consulter. Si on leur met l’article sous les yeux, ils se décideront, sans doute, à s’informer !
        J’ai fait ma B.A.
        A défaut d’être vraiment convaincus, mes contacts se posent tout de même des questions ; c’est déjà ça !
        Climatiquement vôtre. JEAN

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  2. Soyons sérieux : la lutte contre le « Réchauffement Climatique » ne s’accompagne d’aucune lutte contre la pollution, même si aujourd’hui des bébés naissent sans mains et que demain nous n’auront rien à manger, les terres devenues stériles. Où est la volonté écologique (et de survivre) ?
    Ce qui pollue le plus n’est ce pas nos pensées incohérentes à la base de tous les problèmes ?

    Aimé par 1 personne

  3. Ce qui est amusant est que ceux qui prônent l’action contre le dérèglement climatique voudraient fortement réduire les transports. En particulier pour éviter la submersion de certaines îles. Mais s’il n’y a plus de transports et que ces iles se referment sur leur seule production et sur quelques échanges par marine à voile, elles vont retourner à leur état d’il y a plusieurs siècles.
    Réduire les transports en les taxant est bien moins subtil que de les réduire en les rendant inutiles. Pour diminuer le besoin de transport on pourrait notamment songer à favoriser la réparation de tout ce qui peut l’être. Mieux vaut transporter une petite pièce qu’une grosse machine. Et on peut sans doute même favoriser la production locale à la demande (impression 3D par exemple) pour pas mal de petites pièces. La préférence pour la taxe plutôt que pour des comportements plus subtils est typique d’une volonté de contrôle systématique par des oligarchies qui prétendent façonner la société selon leurs souhaits.
    L’épouvantail du changement climatique est manifestement inspiré par cette volonté de contrôle (vous êtes entourés de danger et moi seul peut vous en protéger si vous suivez ma volonté). Il n’est pas impossible que la baudruche se dégonfle quand la population constatera que l’apocalypse annoncée tarde ou peut être un peu plus tôt si les physiciens de l’atmosphère ne font plus profil bas (ils courent des risques pour leur carrière et leurs crédits s’ils ne suivent pas avec zèle les idées dominantes). Mais hélas il est alors à craindre qu’un autre épouvantail prendra le relais.

    Aimé par 1 personne

  4. Je n’avais pas trop remarqué que le Secours Cat’ s’était emparé du thème du RCA. Autant, le CCFD s’est depuis longtemps, fourvoyé dans l’anticapitalimse le plus basique, autant le Secours Cat’ restait assez droit dans ses bottes (bon, j’avoue qu’ils m’avaient un peu gonflé en demandant la distribution de repas « bio »pour les refugiés ou autres laisser- pour- compte).
    Mais, vu qu’à la dernière rencontre des évêques de Lourdes, l’urgence climatique était en haut de l’agenda, je ne m’étonne plus de rien.

    Aimé par 1 personne

    • Et moi qui n’avais pas écrit ici depuis 2 mois à ce sujet 🙂
      Ne vous inquiétez pas pour ma supposée pathologie, là où je vis, on ne parle presque jamais de climat (tout le monde s’en fout), pas comme dans vos contrées thermophobes.

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