Changement climatique : ce que je sais


par Philippe Laget

En matière climatique, ce que je sais c’est que je ne sais rien. Ou pas grand-chose. Je n’ai rien appris durant mes études sur ce sujet (je suis ingénieur en Mathématiques Appliquées). Mes sources d’information, comme n’importe quel citoyen, se limitent à la lecture de quelques études de spécialistes qui se prétendent experts en climatologie (je n’ai aucun moyen de vérifier le degré de leur expertise), et aux médias qui tentent de vulgariser certaines de ces études. Ces travaux font souvent appel à des calculs sophistiqués que je n’ai pas les moyens ni le temps de vérifier.

Je sais que des scientifiques prétendent avoir démontré qu’il y a un réchauffement climatique global, que sa cause est essentiellement anthropique, et que ses conséquences sont dommageables pour l’homme. Je sais qu’il y a d’autres spécialistes, que les médias appellent climato-sceptiques (certains d’entre eux préfèrent se nommer climato-réalistes), qui disent que c’est faux, et que les causes des perturbations sont surtout naturelles (activité solaire, désynchronisation des champs magnétiques du soleil, modification de l’axe magnétique de la terre, effets des nuages et de la vapeur d’eau, éruptions volcaniques, …)[1].

Je n’ai personnellement aucun moyen de départager les uns des autres. Les médias me disent que les premiers forment la grande majorité et font souvent référence aux experts du GIEC[2]. Mais je sais qu’en matière de sciences, le nombre et le consensus ne font pas vérité. Nombre de découvreurs (depuis Copernic, Giordano Bruno, Galilée, …. jusqu’à Einstein) ont dû se battre seuls contre tous les scientifiques de l’époque. 

Ce que je sais, c’est qu’il y a assez peu d’expertssur ce sujet complexe. Il faut de très nombreuses années d’études et de recherches sur le terrain, la maîtrise de la modélisation mathématique et des calculs statistiques, pour prétendre aux titres universitaires de climatologue. En France, par exemple, on ne peut les compter que sur les doigts des deux mains. Je sais que le nombre de journalistes scientifiques est également très faible et que ces sujets sont souvent traités par des journalistes généralistes (aux moyens d’investigation réduits) ou ceux affectés aux questions d’écologie, qui sont d’une très grande diversité.

Je sais que la climatologie est une science jeune(contrairement à l’astronomie par exemple). J’en déduis donc que les études et modélisation sont forcément empreintes de forts taux d’incertitude. Mais la science progresse et je sais qu’avec le temps les résultats seront de plus en plus fiables. Et je sais aussi que le doute est la base de la méthode scientifique.

Je sais au moins une chose : que « le » climat, cela n’existe pas.Il y a des centaines de climatssur la terre (sans compter ceux des mers et océans, qui recouvrent les 2/3 de la surface du globe), extrêmement différents les uns des autres. Rien que pour mon petit pays qu’est la France (un confetti sur une mappemonde), j’ai appris en classe de 4èmequ’elle comporte 8 climats (climat des montagnes, climat semi-continental, climat océanique franc, climat océanique dégradé, climat océanique altéré, climat méditerranéen franc, climat méditerranéen altéré, climat du bassin du sud-ouest). Le département où je réside, l’Ardèche, est traversé par 3 « sous-climats ». Ces climats ont des caractéristiques très différentes, sans compter les innombrables microclimats : il suffit de séjourner sur l’île de Ré, ou à Biarritz, ou sur le plateau Ardéchois, … pour constater des différences avec le climat de zones situées seulement 50 km plus loin.

Je sais que les climats sont des systèmes chaotiques, à très forte variabilité ;la caractéristique principale des climats est de changer tout le temps, selon différents « cycles » d’amplitude séculaire ou millénaire et très complexes. Toute prévision à long terme qui se prétendrait fiable serait une supercherie. Beaucoup de régions de la planète se sont refroidies, puis réchauffée, humidifiées, puis asséchées, …. à de nombreuses reprises. Il n’y avait pas de glace dans les Alpes du temps des romains, le Groenland fût « green », on a connu un « optimum médiéval », un « petit âge glaciaire », etc.

Je sais également queles climats ne peuvent se réduire au seul paramètre de la température, erreur commise pourtant systématiquement par les médias et beaucoup d’études. De multiples combinaisons de variables forment les climats : la position géographique (latitude, longitude, altitude) sur le globe, la pression atmosphérique, l’hygrométrie, la pluviosité, l’ensoleillement, les vents, les courants marins, la proximité de montagnes, la couverture nuageuse et bien d’autres facteurs encore.

Même si on ne se focalise que sur le seul paramètre température, je sais que celui-ci est d’une variabilité énorme. Sur chaque point du globe, il est fréquent de constater une différence de l’ordre de 20 °C entre le jour et la nuit[3]. De plusieurs degrés entre le matin et l’après-midi (par une belle journée printanière, la température peut monter de 0,4°C chaque quart d’heure). De plusieurs degrés selon que l’on est au soleil ou à l’ombre. De plusieurs degrés d’un jour à l’autre à la même heure au même endroit. De dizaines de degrés d’une saison à l’autre. De plusieurs degrés d’une année à l’autre à la même date. De plusieurs degrés à quelques kilomètres de distance : durant la canicule de 2003, Paris a enregistré des écarts de température le même jour à la même heure allant jusqu’à 6 °C entre ses quartiers Nord-est (effet d’îlot de chaleur urbain) et le bois de Vincennes (rafraîchi par ses arbres). Je sais que la température diminue d’environ 1°C à chaque 100 mètres de dénivelé. En été, l’écart moyen de température entre le Nord et le Sud de la France est de l’ordre de 7°C[4]. Et ainsi de suite … 

C’est essentiellementle soleil qui « fait »la température[5].

La température est certainement, de tous les paramètres physiques de la géographie du globe, celui qui présente le plus de variabilité.

Compte tenu de cette caractéristique forte, calculer une moyennedes températures (en tout point du globe) n’a aucune signification physique ou statistique.

D’abord, la température est une grandeur dite « intensive », ce qui signifie que la sommer ou la moyenner n’a aucun sens physique.

Ensuite, un élève de classe de 3èmesait déjà qu’une moyenne en général ne donne aucune indicationsur une population et que, pour tirer des analyses pertinentes, il faut observer la totalité de la courbe de distribution(sur laquelle on peut dessiner, à titre de repères, la moyenne, la médiane, l’écart type, les déciles, etc..). Le même élève comprend le raisonnement suivant : supposons, pour simplifier, que la terre soit partagée en seulement 2 climats : un climat polaire où il ferait – 40 °C et un climat saharien où il ferait + 40°C ; la température « moyenne » de la terre serait alors de 0°C. On voit bien que ce nombre ne renseigne sur rien, il n’est même pas représentatifcar aucune zone de la terre n’enregistrerait cette température. 

Si la moyenne n’a aucun sensl’évolution de la moyenne dans le temps n’en a pas plus. Ce qui n’empêche pas les médias, les personnalités publiques[6](non spécialistes, ils confondent généralement climat et météo[7], ainsi que CO2et pollution de l’air par particules, ce qui est un vrai problème grave), certaines associations environnementalistes (dont le climat est le fonds de commerce et l’origine de leurs subventions), les politiciens (rois du conformisme intellectuel) et les bobos parisiens (qui nous enjoignent à aller travailler en trottinette et à devenir végan…), … de s’égosiller sur une limite absolue d’augmentation de cette moyenne à 3°C, ou à 2°C, voire à 1,5 °C.

Par ailleurs, pourquoi faudrait-il que la température soit figéeaujourd’hui, en 2018 ? Aurait-on atteint un optimum idéal ? Il fait très froid dans beaucoup de régions, et trop chaud dans beaucoup d’autres. Moi qui suis frileux, j’aimerais bien une augmentation de la température moyenne de la France (environ 15°C). Et si les climats de la France s’approchaient des climats de l’Espagne, où serait le mal ? Et si Lille devenait une destination touristique, comme le Maghreb aujourd’hui, où serait le mal ? Et si les anglais devenaient viticulteurs, où serait le mal ? Et si les agricultures russes, canadiennes ou scandinaves se développaient, où serait le mal ?

Quelle prétention, quelle stupidité à vouloir que l’homme décide que les températures de la planète ne doivent plus jamais changer !

Autre sujet d’interrogation : lorsqu’on entend parler d’augmentation de 0,7°C de cette fameuse température moyenne depuis l’ère préindustrielle, comment ne pas s’interroger sur la précision des mesures ? Lorsque j’ai étudié les statistiques, j’ai appris qu’il fauttoujours donner le degré d’incertitudede ses calculs.  Ce dont se gardent bien les médias. Pour que les mesures soient comparables dans le temps, il faut s’assurer que les outils de mesures et les points de collecte tout autour de la planète n’ont absolument pas changé (pour autant qu’ils soient parfaitement également répartis à la surface du globe). Or, certaines mesures ont été effectuées par des thermomètres plongés dans les mers, mais de façon différente dans le temps – nous apprend le GIEC – ce qui expliquerait de grosses différences de résultats. Les capteurs restent-ils toujours et partout à l’abri du vent et à l’ombre ? D’autres mesures proviennent d’observations par satellites, méthode totalement différente. Ni vous ni moi n’avons l’absolue garantie que les protocoles n’ont pas varié.

Il faut avoir l’humilité d’admettre que l’absence de données d’observations sur des périodes suffisamment longues et avec les mêmes protocoles de mesure rend la compréhension de ces processus très difficile.

Bref, devant la complexité du sujet et la relative imprécision de nos mesures, on ne peut que prôner la prudence

Pourquoi alors la quasi-totalité des médias sont-ils alarmistes, en ayant opté pour la thèse du réchauffement anthropique catastrophique? Ce que je sais, c’est que le catastrophisme fait vendre.

Ce que je sais également, c’est que ces médias sont tous détenus par une poignée de milliardaires capitalistes, patrons de transnationales et magnats de l’industrie, gros pollueurs et émetteurs de gaz à effet de serre (près de 80 % des émissions sont le fait d’une centaine de multinationales, essentiellement chinoises et nord-américaines). Leurs chiens de gardedevraient alors au contraire nier tout changement climatique d’origine anthropique (c’est d’ailleurs plus le cas aux USA). Mais le paradoxe n’est qu’apparent, car on s’aperçoit vite que ces médias cherchent en fait à culpabiliser le citoyen lambda (« chaque-geste-compte ») en lui demandant de changer son mode de vie, alors qu’il n’en a absolument pas la possibilité ni les moyens (absence d’alternatives réelles moins coûteuses). Rien ne se passera donc, rien ne changera, ce qui est voulu, (hypocrisie totale des Accords de Paris, non contraignants, et des multiples COP, grand-messes de la palabre hors-sol) et les capitalistes pourront continuer de polluer sans entraves, les Etats ayant abandonné depuis belle lurette tout outil de coercition sur les multinationales, maîtres du monde.

Et quand on demande à la jeunesse de « marcher-pour-le-climat » (sic !), c’est pour qu’elle ne pense pas à faire la révolution.

Les médias nous demandent de « croire »au changement climatique anthropique, comme s’il s’agissait d’une religion. Après tout, les classes dominantes ne nous ont-elles pas forcés, durant des siècles, à croire en Dieu ? Ce sont les mêmes médias qui nous répètent en permanence qu’il n’y a pas d’alternative au système capitaliste et que la théorie du ruissellement (qui est une imposture intellectuelle) va finir par fonctionner. Personnellement, je suis athée et j’ai développé une méfiance critique envers les grands médias, mus par des objectifs commerciaux, avides de faits divers et de sensationnalisme, et non indépendants.

Je n’en sais donc pas plus que vous en matière climatique, domaine immature, d’une extraordinaire complexité, compte tenu du grand nombre de paramètres à très forte variabilité. Mais mon éducation scientifique m’autorise à proposer quelques clés : user de grande prudence, recourir en permanence au doute– moteur essentiel de la démarche scientifique -, se tenir à l’écart de l’hystérie médiatique, faire approfondir ces questions en demandant des moyens suffisants pour les recherches des climatologues, connaître et faire publier les imprécisions et incertitudesdes calculs, inciter à l’instauration de véritables débats scientifiques contradictoires, dénués de toute idéologie et de moralisation des positions.

Et surtout, savoir positionner, en termes d’importance et de priorités, cette question climatique par rapport à beaucoup d’autres, également non encore résolues à ce jour : la non éradication de la faim dans le monde, de la pauvreté, des inégalités, du chômage, les dégradations de la nature, les violences et la souffrance de milliards d’êtres humains, causées par la cruauté et l’iniquité du système capitaliste mondial. 


[1]Il existe un corpus d’environ 3 000 travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture, qui démentent le catastrophisme du GIEC. 

[2]Le GIEC n’est pas un centre de recherche en climatologie et n’accomplit aucun travail scientifique propre, c’est une bureaucratie politique qui compile les travaux publiés par certains scientifiques, puis prétend les « résumer ». Son cahier des charges l’amène naturellement à privilégier les travaux traitant des changements climatiques anthropiques et à écarter ceux qui envisagent d’autres hypothèses basées sur les phénomènes naturels.

[3]En France, le record d’amplitude thermique sur une même journée est détenu par Minzac en Dordogne, avec un écart de 31°C

[4]Certains de ces exemples sont empruntés à François Gervais : « L’urgence climatique est un leurre », chez L’Artilleur

[5]Le vent a son rôle bien sûr :lorsque le vent tourne du Sud au Nord ou l’inverse, un écart de température de 10° à 15°C peut souvent être observé (F. Gervais, cf. supra).

[6]Y compris le Pape (grand expert devant Dieu) !

[7]Les principaux évènements météorologiques (tempêtes, ouragans, inondations,…) sur la planète sont dus aux deux grands systèmes météorologiques que sont El Niñoet La Niña.

32 réflexions au sujet de « Changement climatique : ce que je sais »

  1. Merci Philippe de cette contribution. Une question intéressante que vous soulevez est celle de la position des grands industriels et de leurs « chiens de garde ». Alors que leur intérêt objectif serait de soutenir les climato-réalistes, ils sont en fait les premiers à donner dans le carbocentrisme militant et culpabilisateur. Nous devrions tous davantage nous demander pourquoi, qu’on vous suive ou pas dans votre dénonciation du capitalisme.

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    • Je crois bien qu’ils ne s’y opposent pas car c’est un nouveau marché à conquérir, une nouvelle manne, qui, de plus, est subventionnée par les contribuables à qui on ne laisse pas le choix que de se soumettre, faisant abonder les dizaines de milliards d’€/an, rien qu’en France. Total ne vend il pas les pompes à chaleur ou des procédés de séquestration du CO2, ce qui ne l’empêche pas de pouvoir commencer à forer du pétrole en Guyane, c’est à dire en continuant sont modèle économique classique ? Une nouveau marché qui s’ajoute aux autres mais qui ne profite qu’aux grandes entreprises en pressurisant le portefeuille de citoyens déjà mal en point.

      Par exemple, le fait de mettre des éoliennes intermittentes et des voitures électriques nous obligera à augmenter fortement notre production électrique (et non la diminuer). Cela sera financé par les contribuables (CSPE…) et ce sont les grandes entreprises qui vont en profiter (Engie, Vinci…).

      Selon moi, c’est juste un nouveau marché, celui de l’air, que l’on a décidé de nous faire payer maintenant. Mais je ne crois pas qu’ils arrivent à installer cette coercition durablement dans le temps, même si cela fait un petit moment que ça dure. La révolte des GJ partie de la taxe carbone en est un signe historique. En attendant, ils passent à la caisse et avec notre argent en plus.

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  2. Voilà une contribution à diffuser largement pour essayer de rendre modestes les ayatollahs du climat et à promouvoir le doute scientifique. Bravo. J’en reprendrai les termes à chaque occasion.

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  3. J’aurais pu, si je savais écrire, raconter une histoire du même genre. Merci à Philippe pour cette article.
    Scientifique de formation, j’ai travaillé dans le domaine spatial pendant 32 ans sans avoir jamais rien étudié sur l’environnement spatial durant mon cursus. C’était un nouveau domaine.
    En ce qui concerne la précision des mesures de température, Meteo France dans un article sur la mesure des températures indique que la précision des sondes au platine utilisées est de ±0,15 °C.
    Des normes ont été définies pour les stations météorologiques. Il y a 5 classes, mais seulement les 2 premières, classe 1 et 2, devraient être utilisées. Malheureusement parmi les mille et quelques stations dans le monde, la majorité des stations sont au dessus de 2, donc erreurs de mesures dues principalement à l’effet d’ilot de chaleur. Pour bien couvrir la surface du globe il faudrait au moins une mesure par carré de 50×50 km. Les instituts qui calculent la température du globe inventent donc (interpolation ?) des températures pour la grande majorité du globe terrestre. Comment voulez-vous obtenir une précision de quelques centièmes de degré avec toutes ces approximations, ces interpolations, des corrections qu’ils ne veulent pas dévoiler, etc. J’estime que sur la moyenne du globe, qui comme le précise Philippe, n’a aucune signification physique, l’erreur doit être au minimum ±0,5°C.

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  4. cOUCOU,

    Ben, cà fait du bien entre les oreilles.

    Pour le coté scientifique, c’est plié, en attendant l’einstein cliamtique !

    L’homme est un animal politique. Que veulent les jeunes, que disent les vieux, qui sont les C…?

    Le paradoxe est que la température ne signifie rien mathématiquement selon vos dire, mais on a l’impression que cela se réchauffe partout ! (surtout les esprits !)

    Bonne journée

    stéphane

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  5. « J’estime que sur la moyenne du globe, qui comme le précise Philippe, n’a aucune signification physique, l’erreur doit être au minimum ±0,5°C. »
    Cela signifie ipso-facto que le « réchauffement » évalué à + 0.8 °C sur un siècle est dans l’épaisseur du trait.
    Je ne parle même pas de la manière dont le chiffre est obtenu.

    Sinon, joli résumé que je garde sous le coude.
    Juste une petite remarque sur la climatologie considérée comme une « science jeune ».
    « Jeune » je veux bien, mais « science »…

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  6. Excellent papier. On peut juste mettre des nuances sur le rôle négatif du système économique, qui a quand même permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la grande pauvreté. Je le diffuse sur les réseaux sociaux.

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  7. Merci d’avoir mis l’accent sur d’autres « priorités » mondiales (pour ne pas dire « urgences », très à la mode chez nos médias et hommes politiques), telles que l’éradication de la faim, de la pauvreté etc.
    Et au risque de me (re) répéter (sic !), cette liste existe déjà au niveau international cela s’appelle les 17 O.D.D ou Objectifs du Développement Durable, adoptés par (presque) tous les pays de l’ONU en 2015, juste avant une certaine COP21.
    On y trouve en N°13 « l’action climatique » (les ODD sont supposés interconnectés et non hiérarchisés, mais « le climat » est tout de même en 13° position, le N°1 étant l’éradication de la pauvreté, le N°2 lutte contre mal nutrition et faim dans le monde, et sachant en outre qu’il existe la N°7 « accès à de l’énergie abordable et propre », quand on voit le lien plus que fort pour ne pas dire l’amalgame entre « climat » et « transition énergétique » (aka ENRi), no comment.
    Je vais tenter de diffuser vers quelques ais « carbocentrés », et je vous ferai part de leurs réactions (if any)

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  8. Il faudrait s’abonner au blog de Jean Luc Mélenchon ! Sa vision de la catastrophe climatique est d’une touchante naïveté. Paradoxalement, il nous annonce la fin du monde, mais on se réjouit à l’entendre débiter ses croyances, tant celles-ci sont irrationelles et comiques !
    Ecoutez du début à 7′ 15 » :

    Catastrophiquement vôtre. JEAN

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  9. @Murps
    vous écrivez
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »Juste une petite remarque sur la climatologie considérée comme une « science jeune ».
    « Jeune » je veux bien, mais « science »… » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
    Je ne sais pas ce que vous appelez « jeune » , mais vous oubliez peut-être Milankovitch qui a expliqué les grandes variations climatiques du Quaternaire

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    • 1924 pour Milankovitch… Soit à peine un siècle, pas tout à fait « jeune » j’admet.
      Et on a toujours pas de modèle général de circulation climatique.
      Donc la climatologie comme « sujet de recherche relativement récent », je veux bien.
      Mais pas « science » : elle ne prévoit rien et ne décrit rien rigoureusement, n’utilise aucune loi de conservation proprement, ne peut proposer des expériences reproductibles…

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  10. On peut démontrer par la physique classique que les émissions de CO2 ne modifient pas les températures terrestres. Et ce raisonnement est simple pour celui qui a reçu certaines connaissances élémentaires de physique. C’est un raisonnement fait par le Pr Gervais, ou par le Pr Richard Lindzen. Il consiste a dire que l’effet de serre du CO2 est saturé et que le doublement de CO2 ne changerait rien, ou quasiment rien.

    Je suis diplômé de mécanique quantique, de thermodynamique des gaz et de cinétique des gaz. Je ne me suis pas spécialisé ensuite dans ces disciplines. Je n’ai donc aucune autorité en ces matières. Tout étudiant en physique pourra comprendre le raisonnement.

    L’ancien étudiant que je suis avais ainsi les bases de connaissances nécessaires pour comprendre l’évidence du raisonnement sur la saturation de l’effet de serre du CO2. En ce qui me concerne, ce raisonnement me suffit pour ma conviction personnelle. Je ne cherche pas plus. Je n’ai plus aucune doute sur l’innocence du carbone. Le fait que cette saturation ne serait pas totale à 100% ne contredirait pas l’essentiel du raisonnement théorique.

    L’effet de serre d’une augmentation du CO2 est si faible qu’il me semble légitime de la négliger. Du moins selon ce que j’ai pu comprendre des processus mis en oeuvre. Il parait que certains scientifiques évaluent cet effet d’une augmentation du CO2 à quelques dixièmes de degré Celsius par siècle. Il appartient à ceux qui contestent que la saturation de l’effet de serre du CO2 ne serait pas totale, d’en apporter la preuve quantitative.

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    • Bonjour.

      Votre « effet de saturation » n’a rien à voir avec le mécanisme de l’effet de serre. Dans les basses couches de l’atmosphère, l’absorption des rayonnements émis par la terre affecte tout le CO2. Mais à une certaine altitude, la densité et la pression partielle sont faibles, ce qui permet au rayonnement IR émis par le CO2 de « sortir » vers l’espace. Dans les basses couches, les transferts de chaleur se font par la convection. Au dessus c’est le rayonnement qui prime.
      Si la saturation contredisait l’effet de serre, la terre serait une boule de feu!
      Le phénomène en altitude déstabilise l’équilibre thermique de l’ensemble terre plus atmosphère, l’équilibre est rétabli par un réchauffement.

      Ce mécanisme est complètement vaiidé par Lindzen, contrairement à ce que vous dites.
      L’article de P Laget n’a pas besoin de raconter ces énormités pour discréditer l’hystérie climatique. En cela il est parfait.

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      • « Dans les basses couches, les transferts de chaleur se font par la convection. Au dessus c’est le rayonnement qui prime. »

        Entièrement d’accord. Le rayonnement venant du sol dans le spectre du CO2 aura été totalement convertit en chaleur dans les couches basses de l’Atmosphère. C’est ce que le Pr Gervais désigne par le mot « saturation ». Je ne vois pas ce que vous reprochez à l’usage de ce mot « saturation » pour désigner cette quasi-totale absorption des rayonnements venant du sol dans le spectre du CO2 par les molécules de CO2. Absorption suivi immédiatement de chocs, principalement avec N2 et O2, leur transmettant ainsi cette chaleur. Car le CO2, c’est moins d’une molécule sur 1000 de l’Atmosphère.

        « Le phénomène en altitude déstabilise l’équilibre thermique de l’ensemble terre plus atmosphère, l’équilibre est rétabli par un réchauffement. »

        J’avais négligé de m’informer ce qui se passe en altitude pour le CO2, dans le haut de la troposphère, car je pensais que les énergies mises en cause sont beaucoup plus basses et auraient été a priori négligeables. En effet, les températures y sont très basses. J’ai surement eu tort puisque vous dites que cette émissions par le CO2 en altitude doivent être pris en compte pour l’équilibre thermique de l’ensemble.

        Et je suis intéressé de savoir où vous voyez un réchauffement. Un réchauffement en altitude? amplitude?

        Ce qui nous intéresse ici est moins la totalité du processus, mais plutôt ce qui change lorsqu’on double le CO2 qualitativement et quantitativement. Alors, que se passe t il en haut de la troposphère lorsque le CO2 double?

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    • Il serait souhaitable que vous étudiez la question avant d’écrire des avis définitifs.

      Avec les gaz à effet de serre, une partie du flux infrarouge de la terre est émis vers l’espace en altitude; et non plus juste à la surface. Il fait plus froid en altitude, et l’émission est en T à la puissance 4; le bilan n’est plus équilibré, l’ensemble terre plus atmosphère globalement émet moins que ce qu’il reoit, donc il se réchauffe.

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  11. J’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi la notion de température moyenne du globe n’a pas de signification. Votre argument me semble un moyen beaucoup trop simpliste de nier le réchauffement climatique. Au point où on en est, autant nier carrément le concept de température.

    Il me semble au contraire que la notion de température moyenne (dans le temps et dans l’espace) est un moyen convaincant de calmer les alarmistes de tout poil :
    « vous voyez, on est certes à +9°C au-dessus de la moyenne en ce moment en France, mais en même temps, l’anomalie moyenne mondiale n’est qu’à +0,7°C ! « 

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  12. J’aime tout particulièrement la fin de cet article : elle me rappelle l’excellent livre de Guillaume SAINTENY, « Le climat qui cache la forêt: comment la question climatique occulte les problèmes d’environnement ». Comme cet auteur, vous vous classez très intelligemment, à mon sens, dans la voie médiane des opposants à cette nouvelle religion qu’est le réchauffisme : à côté des « climato-sceptiques (certains d’entre eux préfèrent se nommer climato-réalistes) », vous m’apparaissez être, tel aussi un Rémy PRUD’HOMME, un climato-relativiste : si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il ne devrait pas apparaître plus important que, notamment, la pollution de l’air, la pollution de l’eau, l’érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.

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    • Il m’apparaît que la querelle de terme entre sceptique, réaliste, relativiste… ne tient que par ce qu’elle recouvre en définition : il s’agit simplement de remettre en question les dogmes assénés par la pensée unique réchauffiste . Je ne vois aucune différence d’attitude entre ces catégories de pensée tant qu’elles ne témoignent pas d’un autre obscurantisme totalitaire et nihiliste .

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      • Querelle ? Mais où peut-on voir dans mes propos le plus petit aspect de querelle ? Pourquoi utiliser des mots violents, dignes de nos adversaires ? Nuances, tendances, opinions, etc, la langue française est très riche et aucun besoin d’aller chercher des termes belliqueux et si réducteurs…

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      • Je n’avais aucune intention d’employer un mot agressif. Vous pouvez y mettre un synonyme sans difficulté. Cela ne changera pas le sens de la phrase.

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  13. Une vision modéré, réaliste, ni dans le déni ni l’alarmisme.
    Un tache pour les solutions débiles du 20e siècle, ou pour les rêves totalitaires de décroissance.

    La tendance actuelle serait dans cette position intermédiaire.*
    Les climatoconcernés pronucléaire commencent à rappeler les alarmistes délirants à leurs prétentions, et à la réalité.

    Le nouveau combat serait plus d’arrêter de fumer la moquette avec les WG3 (solutions débiles comme les éolienne et panneaux PV tournant au charbon et gaz russe et trumpien) et WG2(hypothèses délirantes pour justifer des tragédies effrayantes), et de rester prudent avec le WG1 (comme dit Judith Curry, le mécanisme est bien prouvé, mais son amplitude reste une question), et paradoxalement d’écouter plus le rapport principal du GIEC WG1 que les articles individuels et les alarmistes motivés.

    Coté sceptiques, il faut arrêter de nier le mécanisme, de nier le possible risque, comme on demande aux alarmistes de ne pas nier les incertitudes, et défendre des solutions « no-regret » de concert avec les concernés réalistes :
    – nucléaire
    – recherche fondamentale
    – éducation des pauvres
    – enrichissement/développement des pauvres
    – hydroélectrique
    – électrification là où c’est rentable en CO2 (PAC? VE?) , solutions hybrides (autoroutes à caténaires? ya débat…
    – économies raisonnables quand elle sont

    La principale cause de scepticismes est l’évident malhonnêteté des solutions avancées actuellement par les alarmistes, qui d’un point de vue rationnel montrent qu’ils ne croient pas une seconde à ce qu’ils prétendent.

    Les climatoconcernés réalistes comme Bjorn Lomborg ou Judith Curry, et même le journaliste météo (j’ai oublié son nom), sont les premiers à partager avec vous le rejet de ces délires.

    Il est temps de converger, vers le no-regret, d’accepter les incertitudes des deux cotés, et de s’en tenir à la science des ingénieurs, qui sait très bien que la révolution énergétique allemande est une faillite, et la Française une réussite.

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  14. Grave méconnaissance du sujet en terme scientifique, de la différence entre climat et météo, au fonctionnement du GIEC, en pensant par la démarche scientifique. Conseil : Lire le GIEC. Ce dernier intègre les publications climato – sceptiques (oscillation dû au soleil, El Nino etc…) Mais l’évolution de la contribution des différents forçages est bien comprise. Les observations du changement rapide et de grande ampleur encore jamais observé m^me dans un lointain passé n’est pas mesuré que par la température. Il y a la pluviométrie (l’humidité plus que la chaleur est vecteur de développement bactérien, parasite), l’aridité des ol, l’évapotranspiration. Le système Terre. Par ailleurs, l’article fait d’énormes confusions entre climat et météo. Toutes cette ignorance n’est sûrement pas aider par sources qu’il utilise : les médias ! Et après Monsieur est anti-capitaliste ! Ce qui m’a fais le plus rire ou pleurer devant cette mauvaise foi c’est l’allusion à la religion. Le climato-« réaliste » est comparé à des hommes de sciences qui devait faire face à la religion pour imposer les observations (la Terre n’est pas plate, ni le centre du monde). Alors que des milliers et des milliers de publications depuis un siècle sur de nombreux sujets touchant à la problématique énergie climat : des milliers de scientifiques astro-physiciens, physicien de l’atmosphère, géologue, océanographes, bio géo chimistes etc …ont observées des données, et construit des modèles basés sur la connaissance de la physique du processus et non sur des modèles purement mathématiques. Bien sûr les problèmes environnementaux sont mal traitées, beaucoup d’argent est gaspillé, beaucoup trop d’inégalités pour l’accès aux ressources. Beaucoup de problématiques sont liées.

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  15. Philippe Laget
    Vous me permettrez de revenir sur cette question de moyennes de températures. Personne ne doute que 1/la température soit une grandeur intensive et que 2/ toute moyenne dissimule une dispersion (généralement caractérisée par son écart-type). Dans le domaine qui nous occupe, quelques autres grandeurs partagent ces propriétés : par exemple les concentrations en gaz rares, en vapeur d’eau ou en particules fines dans l’air.
    Additionner des températures est évidemment absurde. Les moyenner est une tout autre affaire : vous vous y hasardez d’ailleurs vous-même : « j’aimerais bien une augmentation de la température moyenne de la France (environ 15°C) ». A noter que cette température « moyenne » est plutôt de l’ordre de 12,5°C, brrrr ! (Corse non comprise) et que cette même température est la « moyenne » de celles de six grandes zones dont les températures « moyennes » vont de 11,5°C (nord, est, bassin parisien) à 15°C (sud-est), elles-mêmes déterminées en faisant la « moyenne » de cinq ou six stations météo (soient 31 en tout).
    Source : http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/2019_015inforapclimato.pdf
    On ne voit donc pas pourquoi ce qui est admis pour une région ou un territoire national deviendrait inadmissible pour un continent, un océan, un hémisphère et l’ensemble du globe.
    D’une façon plus générale, la moyenne arithmétique est une notion universellement utilisée dans tous les domaines y compris pour les valeurs « intensives », et surtout compréhensible par tous. Il ne faut pas se priver de cette commodité. Chacun sait bien qu’il faut l’utiliser raisonnablement : il y a évidemment des moyennes absurdes, qu’il faut laisser aux plaisanteries de fins de banquets. Parler de la taille moyenne ou de l’espérance de vie (espérance : synonyme exact de moyenne arithmétique, comme vous le savez) des Suédois est raisonnable. Parler de la taille moyenne et de l’espérance de vie de l’ensemble constitué par les Suédois et les Pygmées est absurde.
    Merci en tous cas pour les remarques pertinentes de votre papier.
    Michel

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    • Outre la question théorique de la « température moyenne », le problème n’est il pas dans la marge d’incertitude de « la température moyenne est d’ENVIRON » tant de degrés. A un degré prés c’est déjà pas mal vu les circonvolutions de calcul auxquelles il faut se prêter pour obtenir le résultat…

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      • C’est un tout autre sujet que je n’abordais pas (volontairement) dans mon commentaire, mais qui mérite en effet une attention particulière. J’avais naguère posté ici même un papier sur les joyeusetés des températures fournies par le GISS-NASA.
        Michel

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