Réponse à « Cerveau&Psycho »

J’ai soumis la tribune ci-dessous au magazine Cerveau&Psycho il y a trois semaines (en précisant que je pouvais la racourcir au besoin) et, malgré deux relances polies, je ne suis pas parvenu à obtenir ne serait-ce qu’un accusé de réception. Cas classique, hélas, d’une presse qui a définitivement choisi le Camp du Bien et n’est plus capable d’envisager la discussion. Le texte est inchangé, seuls des liens ont ici été ajoutés. B.R.

Le n°104 de Cerveau&Psycho (novembre 2018) a publié un long article sur l’écart considérable entre les risques immenses que notre mode de vie ferait peser sur le climat et la très faible disposition individuelle à agir pour éviter la catastrophe. Pour expliquer ce hiatus, il est tentant de se lancer dans l’invective, policée bien sûr par un vocabulaire savant. On évoquera donc « freins cognitifs », « distance psychologique » et autres « mécanismes de résistance » pour ne pas dire trop ouvertement ce que l’on pense de l’attitude commune, faite de déni, d’hypocrisie, d’indifférence et d’égoïsme.

Lorsqu’on s’équipe d’un schéma mental binaire qui situe d’un côté le « bien » (la planète, l’écologie, la sobriété…) et de l’autre le « mal » (la « grosse cylindrée », les complotistes, Donald Trump…), il est pour ainsi dire impossible de comprendre comment une si grande proportion de citoyens accepte de se situer objectivement chez les méchants désignés. Qui d’entre nous aime être considéré comme étant « du mauvais côté » ? Qui a envie d’un environnement pollué ? Qui assume d’être un égoïste indifférent au sort des générations futures ?

Il faudrait donc croire qu’une ardeur écologiste serait tapie dans la conscience de chacun et ne demanderait qu’à émerger en pleine lumière, aidée en cela par quelques actions bien ciblées sur le psychisme individuel. Comme les camps de redressement ne sont plus guère à la mode, on suggèrera une action plus douce d’ingénierie sociale, ce nudging si tendance qui doit permettre de ramener en douceur dans le droit chemin de la pensée conforme les trop nombreux citoyens égarés.

Mais égarés, le sont-ils tant que cela ?

Pour comprendre les ressorts du climatoscepticisme, on ne peut évidemment pas se contenter d’écouter ce qu’en disent leurs adversaires. Certes, comme pour toute opinion un tant soit peu répandue, il est facile de dénicher quelques déclarations caricaturales, comme celle du président des États-Unis sur le « complot chinois » censé être à l’origine de la peur du climat. Il devrait pourtant aller de soi qu’on ne doit pas en rester à ce genre de constat superficiel. (En l’occurrence, parmi les très nombreux climatosceptiques que je connais, il n’en est pas un qui approuve cette déclaration à l’emporte-pièce. Faite en 2012, elle n’a heureusement pas été reprise par son auteur depuis qu’il est président.)

Certes aussi, annoncer que « 40% des climatosceptiques invoquent l’existence d’un complot visant à faire croire au réchauffement climatique » est un bon moyen rhétorique de les faire passer pour des dingos qui marchent dans le moonhoax. Seul problème : ce chiffre, qui provient d’une étude américaine, est complètement faux pour la France. Notre pays regroupant, sauf erreur, l’essentiel du lectorat de Cerveau&Psycho, il ne semblerait pourtant pas déraisonnable d’y concentrer l’analyse, même si nous nous éloignons ainsi du centre du monde.

Pour avoir une idée du lien entre climatoscepticisme et complotisme en France, on peut se tourner vers une étude de l’IFOP de fin 2017 réalisée pour le compte de ConspiracyWatch et de la Fondation Jean Jaurès — pas précisément le genre d’organisations suspectes de sympathies occultes pour les « républicains extrémistes » américains censés incarner le climatoscepticisme. (Le Yale Project on Climate Change auquel appartiennent les auteurs de l’étude sur les « 40% de climatosceptiques complotistes » échappe, lui, plus difficilement au soupçon de biais de confirmation.)

Cette étude de l’IFOP indique une proportion de climatosceptiques de 35%. Un Français sur trois : ce résultat est en ligne avec une étude du ministère du Développement Durable de 2013, qui donne une valeur très voisine. Cette proportion semble donc stable, indifférente aux opérations de communication institutionnelles telles que les battages médiatiques autour de la COP21 ou du One Planet Summit.

L’étude de l’IFOP partage les 35% de climatosceptiques français en 31% qui se justifient par un argument non-complotiste (le réchauffement n’existe pas, ou bien il existe mais il a d’autres causes que l’activité humaine) et en 4% de complotistes. On en déduit que les climatosceptiques français ne sont que 11% à l’être pour des raisons complotistes, un niveau qui n’a rien de très remarquable compte tenu de l’ampleur du phénomène complotiste en général. Un niveau en tout cas bien inférieur à 40%.

Un point aveugle de toutes les tentatives pour catégoriser les climatosceptiques comme s’il s’agissait d’espèces à répartir dans un zoo, c’est que jamais l’on n’entend mentionner de chiffres qui concerneraient l’autre bord, celui des alarmistes. Faut-il donc croire qu’il n’y aurait rien à analyser de ce côté-là ? Les milieux écologistes n’adhéreraient-ils jamais à des théories du complot (au hasard : sur certaines grandes industries) ? Ne saurait-il se produire dans certaines communautés scientifiques quelque chose comme une pensée de groupe ? Les biais cognitifs tels que l’esprit moutonnier ou l’attirance morbide pour les catastrophes auraient-ils cessé d’exister dans la population ? Voilà qui semble bien difficile à envisager.

On pourrait, bien sûr, entrer dans une discussion scientifique serrée pour comparer les prévisions des modèles climatiques aux observations (bien moins dramatiques qu’anticipées), que ce soit sur les températures, l’état de la banquise ou encore les ouragans. Ces éléments scientifiques expliquent à eux seuls bien des réticences à l’alarmisme, notamment dans les milieux où l’on sait interpréter une courbe — chez les ingénieurs, par exemple. Mais pour nous en tenir ici à une analyse des ressorts psychologiques, deux points très simples permettent de comprendre qu’un Français sur trois résiste encore et toujours à l’incessant matraquage médiatique, politique, publicitaire et éducatif sur le climat.

Les citoyens peuvent tout d’abord constater que les actes ne suivent pas les paroles, comme pour ces climatologues mentionnés dans l’article du n°104 de Cerveau&Psycho qui prennent plus souvent l’avion que leurs collègues des autres domaines scientifiques. Un citoyen ordinaire est fondé à penser que si vraiment l’élite politique, intellectuelle et médiatique avait peur pour le climat autant qu’elle le prétend, alors elle prendrait des mesures autrement sérieuses que ces quelques taxes qui, bien que repeintes en vert, servent à boucler le budget de l’État bien plus souvent qu’à mener une quelconque « transition écologique » — mot fourre-tout auquel de moins en moins de monde adhère pour de bon.

Ensuite, lorsque l’IFOP ou le ministère du Développement Durable signale qu’un Français sur trois est climatosceptique (disons plutôt climato-réaliste), le chiffre est probablement en-dessous de la vérité, et ce en raison d’un biais classique de ce genre de sondages où bien des personnes interrogées veulent « faire plaisir » au sondeur en lui donnant la « bonne » réponse. À mon sens, c’est de ce côté-là que, hormis les éléments scientifiques proprement dits, il convient de chercher l’explication la plus profonde de l’écart entre les paroles et les actes de chacun : on affirme qu’on y croit pour ne pas être stigmatisé, mais on n’en pense pas moins. On se déclare haut et fort inquiet pour le climat car on n’a pas envie d’être assimilé aux terroristes du Bataclan — nulle exagération ici : cet abject rapprochement a été explicitement formulé par le très en vue Bruno Latour au lendemain des attentats du 13 novembre 2015.

La communication permanente sur le climat, mais aussi les menaces adressées aux déviants (Corinne Lepage, alors chargée de mission pour le président de la République, a ainsi expliqué sur France Inter en 2015 son désir de constituer un « registre des climatosceptiques »), ont certes réussi à faire en sorte qu’une majorité produise de façon pavlovienne la réponse attendue sur l’« urgence de l’action ». Le name and shame a été si efficace que, par exemple, personne n’a osé réagir lorsqu’un climatologue, François-Marie Bréon, s’est autorisé à affirmer que « la lutte pour le climat est contraire aux libertés individuelles » (Libération du 29/07), exhortant à l’établissement de ce qu’il faut bien appeler une climatocrature.

Les citoyens ne sont heureusement pas dupes. Ils font encore profil bas sur la question, mais il faut n’avoir jamais discuté avec quelqu’un en s’affichant soi-même comme climato-réaliste pour ignorer à quel point nombre de nos concitoyens sont heureux d’ôter leur vernis alarmiste le temps d’une discussion vraiment ouverte.

Non pas qu’ils soient complotistes. Non pas qu’ils soient dans le déni. Non pas même qu’ils soient nécessairement climato-réalistes. Ils sont simplement reconnaissants qu’on leur offre la possibilité de faire autre chose que répéter mécaniquement les mantras du moment. Ils découvrent, ou redécouvrent, le plaisir de réfléchir par eux-mêmes, sans le carcan culpabilisant dans lequel on les enferme d’habitude et qui les accuse de trop consommer (ou de consommer mal), leur reproche la manière dont ils se déplacent, et les montre du doigt pour ne pas avoir fermé le robinet lorsqu’ils se sont brossé les dents ou éteint la lumière quand ils sont sortis de la pièce.

Il y a des gens qui aiment cette idée d’être guidés à chaque instant de leur vie par une philosophie de la privation — nul doute que des spécialistes sauront nous en expliquer les ressorts psychologiques dans Cerveau&Psycho. Mais il en est d’autres qui n’ont pas honte de faire ce qu’ils font pour vivre. Qui gardent l’espoir de pouvoir être libres. Qui savent que même si notre monde n’a rien d’une image d’Épinal de joyeux prés fleuris, nous avons néanmoins le droit, comme l’écrivait Vercors, d’être fiers de notre condition d’hommes.

24 réflexions au sujet de « Réponse à « Cerveau&Psycho » »

  1. Il est certain que s’expriimer clairement de manière climato réaliste dans un groupe fait émerger rapidement une adhésion que l’on aurait pas soupçonnée au départ. N’hesitons pas à nous exprimer Au moins pour semer un doute salvateur.

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  2. Bravo Benoit, c’est un billet clair, net et précis. Bref tout ce qui fait que cette publication, comme tant d’autres médias n’oseront jamais la publier, une approche raisonnée et intelligente de la question étant sans doute jugée pas assez « vendeur ».
    Et dire que FM Bréon est le « référent » climat de l’AFIS, association qui fait par ailleurs un beau travail de « debunkage » sur des questions scientifiques controversées, comme les vaccins, les OGM, le nucléaire etc.
    Une bonne question à poser à la revue Cerveau et Psycho (qui ne l’écoutera ni ne la publiera) : pourquoi le « Climat », à mon avis mot encore plus fourre-tout que la transition écologique, ce qui n’est pas peu dire, est le seul sujet scientifique qui s’accommode d’une démarche si peu scientifique (dogmes, modèles valant prévisions, « the science is settled », confusion climat-météo et climat-pollution, les climato réalistes sont des complotistes ou même des menteurs – n’est-ce pas Valérie Masson-Delmotte ? – et j’en passe) ?

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  3. la phrase « Pour comprendre les ressorts du climatoscepticisme, on ne peut évidemment pas se contenter d’écouter ce qu’en disent leurs adversaires. » » me semble remarquable pour accrocher les gens du milieu , en la formulant en fonction du contexte  » comment vous êtes vous informé sur les climato réalistes » ?

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  4. Le Français moyennement (ou pas du tout) frotté aux sciences physiques ne saurait avoir un avis sur les sciences du climat, tellement complexes (et scientifiques = tautologie).
    Quand la presse convenue lui rabâche à la quasi unanimité les bienfaits de la « transition écologique » en se basant sur un comité « d’experts spécialistes » présentés comme scientifiques de premier plan, il ne peut que diriger ses préférences de croyances — car il ne peut s’agir d’opinion éclairée par réflexion et raison — sur la seul option acceptable, celle du camp du Bien (ou du Vert, ou du Frais, ou du Bio, etc.).
    C’est pourquoi je trouve votre article (je n’avais lu celui de janvier) très encourageant : 35 %, c’est inespéré compte tenu de l’importance de la propagande.
    La prise progressive de conscience que les écologistes politiques sont des allumés ou des escrocs me semble plus déterminante qu’une analyse scientifique complexe et très difficile (y compris pour moi).

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    • La France est le pays le plus méfiant sur la vaccination, selon les sondages. Cela ne veut pas dire que les Français sont tous biologistes, médecins, statisticiens, spécialistes de la vaccination…

      Cela s’appelle le bon sens. En général les enfants en ont un peu et il est effacé par « l’éducation ».

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      • Oui l’évidence vous dérange. Restez bien enfermés tous ensemble dans le déni pathologique.

        Surtout perdez tous vos combats.

        Par contre vous n’avez jamais expliqué si le refus de parler de médecine était une règle spécifique ou l’application d’un principe général, ni quel était le sujet du site, qui n’est évidemment pas la climato (les sujets d’énergie utile pour l’homme n’ont qu’un vague lien avec la physique de l’atmosphère). Du coup je ne comprends pas la règle.

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      • La règle générale est pourtant simple, elle est expliquée à la page « À propos » : ce qui n’est pas apprécié sur ce blog est le hors-sujet. Or le présent fil concerne un texte adressé à Cerveau&Psycho qui n’a rien à voir avec les vaccins.
        Est-ce plus clair comme ça ?

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      • Le rapport avec les vaccins est évident pour toute personne qui n’est pas elle même adepte de la secte vaccinale : l’esprit critique, l’esprit de Résistance.

        Résistance contre les fact checking qui disent tous que Macron a dominé MLP lors du débat, mais dont aucun n’est d’accord sur l’ensemble des « faits » « fact checkés »; un gamin qui sait lire verrait l’entourloupe. Soit comme le disent les fact checkers, MLP ne sait pas de quoi elle parle quand elle dit que l’ECU servait aux règlements entre grandes entreprises, parce que l’ECU n’était pas une vraie monnaie et ne servait pas à cela. Soit comme le disent d’autres fact checkers, l’ECU servait RAREMENT à cela : il n’a pas été adopté comme espéré à l’époque. Donc il était espéré qu’il serve à cela, comme une VRAIE monnaie. Que l’espoir ait été déçu ne change rien à la justesse théorique de la proposition de MLP.

        Quoi qu’il en soit, pour toute personne sachant lire, même en ne connaissant RIEN à la finance, aux monnaies, etc. les facts checkers ont été discrédités par leur tentative de sauver Macron qui a été humilié par MLP sur le seul sujet qu’il était supposé dominer, la banque. L’aveu ayant été fait implicitement par ses propres groupies (qui n’ont pas objecté aux fact checkers).

        Que cela dérange de nombreuses personnes d’admettre que même sur le sujet qu’il connait le mieux, Macron puisse être mis en difficulté par une non-économiste comme MLP ayant des notions plus qu’approximatives (au point que les chiens de garde du système mettent en jeu leur crédibilité à ce point ce qui est très révélateur de l’état des médias) ne change rien au fait que c’est ce que les téléspectateurs qui ne sont pas totalement ignorants ont pu constater, et que les ignorants sachant lire et comprenant ce qu’ils lisent ont pu constater a posteriori.

        Il y a évidemment et triste qu’une grande masse qui ne comprend pas ce qu’elle lit et ne s’étonne pas que les fact checkers ne soient d’accord sur quasiment rien à part que MLP a vécu une débâcle complète. Je parie que parmi cette masse on trouve énormément de personne sur-éduquées (qui ont fait trop d’études pour leur bien et celui de la société).

        Il n’y a pas non plus de doute sur le fait qu’Areva a subi des bourdes de gestion catastrophique; mais très peu de chance de voir les critiques s’accorder spontanément (sans se concerter) sur les bourdes commises. Le consensus est sur le vide de critiques spécifiques. L’intersection des critiques intelligibles est vide mais ça ne dérange personne.

        Sur l’accident de passage de niveau de Millas on apprend dans la presse que les « experts » (toujours ces experts, pourquoi ne dit-on pas des véritologues) ont déterminé :

        1) qu’il n’y avait aucune trace de freinage et
        2) que la conductrice a freiné trop tard.

        Peu importe, l’important est le consensus des experts et du personnel de la SNCF (peut être que ce sont les mêmes?) sur le fait que le bus est en tort et jamais le rail.

        Ce n’est pas un hasard s’il y a eu une pétition POUR la conductrice du bus. Il y a un instinct des Français contre la tromperie étatique.

        Sur le climat, sait-on seulement s’il est utile de mesurer la température « moyenne » en surface? Puisque de toute façon la chaleur est ailleurs, c’est bien une activité idiote, non?

        Alors continuez à ennuyer 99% des Français avec des considérations physiques bac+7 si ça vous amuse, mais comme en médecine un niveau fin de primaire (lire/écrire/compter) permet de débusquer la plupart des arnaques.

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      • « ce qui n’est pas apprécié sur ce blog est le hors-sujet »

        Ce qui n’explique absolument rien; est-ce que la réception de la catastrophe de Tchernobyl est un sujet permis sur ce blog? Si non, pourquoi? Si oui, pourquoi pas les vaccins?

        Est-ce que vous pensez que l’impact psychologique de « l’arrêt du nuage à la frontière » d’un certain journal doit être discuté ici? (sans parler du signe sens interdit à la téloche)

        Est-ce que la psychologie et la sociologie des Français est hors sujet?

        Est-ce que la confiance dans les institutions est hors sujet?

        Et l’IRSN? Et l’ASN? Et l’INSERM?

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      • Dernière tentative.
        Le constat : de nombreux sujets sont abordés dans les articles publiés sur MM&M, mais chaque article ne les aborde pas tous.
        La règle : dans le fil d’un article, on reste dans le sujet de l’article.
        Corollaire : dans ce fil-ci, ni les vaccins ni Tchernobyl n’ont leur place.
        Exercice : répondre par vous-même à vos autres questions à partir de ce qui précède.

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      • Nouvelle tentative et nouvel échec pour définir le sujet (et dire en quoi d’autres messages que les miens ne sont pas hors sujet).

        Vous n’avez pas l’air de réellement comprendre ce qu’est une définition. En dehors des maths, vous ignorez la logique élémentaire. Triste!

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    • « Le Français moyennement (ou pas du tout) frotté aux sciences physiques ne saurait avoir un avis sur les sciences du climat, tellement complexes (et scientifiques = tautologie). »

      En quoi la complexité de cette discipline est en rapport avec une revue dont le sujet n’est pas la climato?

      Désolé mais votre réponse parait hors sujet par rapport à « la tribune ci-dessous au magazine Cerveau&Psycho » : la tribune ne parle PAS de complexité de ce domaine. Le propos est totalement extérieur à la discipline, un test de cohérence externe.

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      • Je vois parfaitement le rapport. Je dis juste que vous devriez être rappelé à l’ordre pour « hors sujet » pour rester consistent.

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      • Je ne connais à peu près rien en vaccins, en médecine en général ou dans la plupart des domaines sur lesquels j’interviens. Je ne suis pas non plus spécialiste de trains et de passages à niveau, mais je sais quand une conclusion pré-écrite est promue par les médias.

        C’est même précisément l’objet de mes interventions. En quasi totale ignorance, je peux contredire une brochette de prix Nobel, parce que je sais lire-écrire-compter (faire les 4 opérations) et que ça suffit à voir leur stupidité crasse (et récursive comme dit Lew).

        Pour quelqu’un voulant se faire passer pour un adulte, c’est très difficile parce qu’un individu voulant se faire passer pour un adulte va imiter les adultes comme une intelligence artificielle va imiter les verdicts des données qu’on lui fournit. Les gens voulant se montrer adultes font généralement ce qu’ils reprochent à leurs gosses : ils font exactement ce qu’ils croient que les autres « adultes » font, et tombent dans les arnaques tellement énaurmes qu’un gosse de 8 ans (age de raison) rigolerait si on tentait sur lui une telle escroquerie.

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  5. Il est amusant de remarquer la concomitance de ce billet (35% de climatosceptiques français) avec un article du Figaro d’aujourd’hui reprenant une « étude » de l’OFCE qui indiquerait que, pour la France, « 90% des personnes interrogées pense que le changement climatique est le résultat de l’activité humaine » (enquête du 5 au 17 juillet 2017).

    L’article du Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/11/97001-20181211FILWWW00042-les-francais-inquiets-du-changement-climatique-etude.php
    Le rapport de l’OFCE : https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/actu/OFCE-Policybrief43.pdf

    A noter que ce « Policy Brief » (pourquoi le dire en français quand on peut le dire en anglais…) a au moins le mérite d’annoncer la couleur dès les premières lignes : « au-delà des solutions technologiques attendues et des politiques de soutien à l’innovation verte, la préservation de notre environnement passera forcément par une modification de nos habitudes les plus profondément ancrées ».

    Je n’ai pas encore eu le temps de lire ce rapport en entier ni l’article de recherche s’y rattachant (il serait intéressant de connaître l’intitulé exact des questions), mais ils doivent probablement regorger de perles.

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  6. Un, pas vraiment, hors sujet : lire le billet de judith curry
    https://judithcurry.com/2018/12/12/cliff-mass-victim-of-academic-political-bullying/
    je résume : Cliff Mass un professeur de sciences de l’atmosphère ou de météo de l’Université,de Washington (l’état, pas la capital fédérale), et spécialisé sur le Pacifique Nord-ouest, s’est fait littéralement (mais par écrit, pour le moment) lyncher et quasiment exclure de son université.
    Son crime ? Avoir oser prétendre que les derniers incendies de Californie sont le résultat de cycles naturels + pratiques humaines (non liées aux émissions de CO2), autrement dit pas liés aux émissions de CO2.
    Or, c’est un scientifique qui est par ailleurs persuadé que le changement climatique est dû principalement à l’excès de CO2 et autres GES, d’origine essentiellement humaine.
    Bref, non seulement il faut être « croyant », mais encore dans le bon dogme, sans s’en écarter d’un iota !
    On n’est pas loin des autodafés ou du Lyssenkysme (au choix), à moins que ce ne soit une querelle sur le sexe des anges 🙂
    Toutes choses égales par ailleurs, on a le cas similaire de Bjorn Lomborg, qui était présenté pendant la COP21 comme un « denier », voire un criminel recherché (par la police/justice climatique, avec affiches style « avis de recherche » des westerns) , ou de Philippe Verdier, dont le « crime » a été de ne pas adhérer aux conclusions du GIEC quant aux actions à mener;
    ==> Peut-être l’objet d’un prochain billet (quand « on » aura le temps) ?

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  7. Ping : Comment perdre ses illusions | Mythes, Mancies & Mathématiques

  8. « Certes aussi, annoncer que « 40% des climatosceptiques invoquent l’existence d’un complot visant à faire croire au réchauffement climatique » »

    La plupart des médias nous racontent à longueur de temps qu’un complot de Poutine a contribué à faire élire Trump, peut-être même avec la collaboration active de Trump.

    Que le même Poutine a comploté pour le brexit.

    Certains vont plus loin et disent qu’il complote pour aider MLP et Mélenchon.

    Qu’il complote contre l’OTAN.

    Qu’il complotait il y a quelques mois pour exciter les Français sur l’affaire Benalla qui normalement ne devrait intéresser personne vu que c’est une non-affaire.

    Qu’il complote pour pousser l’agitation des GJ.

    Cela fait beaucoup de théories de complot, promues par des Macronistes et surtout le nouveaux convertis ex-LR de « Agir », qui sont probablement les pires.

    Tout ça pour dire : il y a beaucoup, beaucoup de complotistes en ce moment, parmi les personnes autorisées et celles qui s’autorisent.

    Mais ce sont des bons complotistes, à ne pas confondre avec les mauvais complotistes.

    (Note : le rapport avec le post est le complotisme. Ce message n’est donc pas hors sujet contrairement à ce que certains traqueurs de HS vont s’imaginer.)

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  9. J’espère ne pas être HS, mais comme je n’ai pas réussi à cerner le sujet de ce post…

    « Les Français n’ont plus confiance en rien ni en personne. Ni dans les statistiques officielles, ni dans les institutions, ni dans les partis, les syndicats ou la presse. Les taux sont accablants : confiance dans l’Assemblée 23%, la présidence 23%, les médias 23 % ». @WeillClaude

    Il n’est pas ici question de climato mais des Français et des « autorités » et de relation de confiance.

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