Les Gilets Jaunes face à la climatocrature

Difficile de faire mieux que ce pastiche de l’apocryphe Marie-Antoinette par les Gilets Jaunes pour décrire la déconnexion profonde de la politique climatique gouvernementale. Longue vie au mème.

En suscitant la sympathie populaire contre la taxe carbone, les Gilets Jaunes viennent de ringardiser les vieux mantras qui sauvaient la planète. Sourd à ce message pourtant clair et rationnel, Emmanuel Macron se fait la caricature de lui-même en faisant fuiter par le JDD l’annonce de la création d’un « Haut conseil pour le climat. »

Que la bataille intellectuelle et militante commence. Enfin.

Nous avons d’un côté le pouvoir institutionnel. Celui-ci, depuis la « taxe carbone » programmée par François Hollande, se propose d’arrêter le réchauffement climatique à lui tout seul, à l’aide de mesures dont il se fiche pas mal du caractère anti-social. L’OFCE a montré que les mesures « écologiques » de l’actuel Gouvernement étaient supportées surtout par les couches les plus défavorisées.

À l’époque, personne n’a réagi à ce rapport autrement que par un haussement de sourcils. Il faut bien sauver la planète, et que voulez-vous : ce n’est tout de même pas la faute des riches si les pauvres sont moins vertueux.

Retranché derrière ses certitudes, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il irait encore plus loin en annonçant demain mardi, selon ce qu’en fuite le JDD, la création d’un nouveau Truc Qui S’Occupera Du Climat. C’est sans doute histoire de calmer le jeu (rires) que la fuite précise :

On va le doter de moyens pour qu’il puisse rentrer (sic) en profondeur dans les politiques publiques.

Voilà donc un élément de réponse à la question « Qu’est-ce que vous faites du pognon ? » posée par Jacline Mouraud dans sa fameuse vidéo qui fut un prélude aux Gilets Jaunes : ce « pognon » sert notamment à créer un nouveau comité Théodule pour le climat.

Il est vrai qu’en terme de structures institutionnelles dédiés à la « crise climatique », le pouvoir devait jusque là se contenter d’une organisation que l’on n’hésitera pas à qualifier de famélique :

La petitesse de cette liste fort loin d’être exhaustive montre l’impératif absolu de lui ajouter un item pour  faire en sorte que les moutons ne regimbent pas trop au moment de la tonte conscientiser les masses. (D’autant que les membres de toutes ces fières institutions travaillent sûrement de manière bénévole et que les frais de fonctionnement y sont inexistants ; il en ira donc probablement de même avec le nouveau « Haut conseil pour le climat ».)

En ces jours de révolte fiscal, le pouvoir en place a donc estimé urgent et opportun de claquer un pognon de dingue en distribuant quelques prébendes au travers d’un nouveau Machin dont la fonction sera de dire, redire et reredire que « the science is settled » et que hors des éoliennes point de salut. Car à ce sujet les choses ont le mérite d’être claires, ce sera : « on prend les mêmes et on recommence ». L’ensemble des personnalités pressenties pour incarner le nouveau joujou institutionnel n’est en effet composé que de carbocentristes bon teint, ceux-là mêmes dont le projet politique est le plus vigoureusement combattu dans la rue en ce moment. Avec des noms tels que ceux de Laurence Tubiana, de Pascal Canfin et de « personnalités du GIEC » encore à définir (probablement au moins Jean Jouzel et Valérie Masson-Delmotte, on suppose), nulle crainte que l’orthodoxie climatique sera bien gardée, et avec elle ses déclinaisons politiques les plus honnies des manifestants. Ne manque plus au fringant « Haut conseil » que François-Marie Bréon, climatologue assermenté selon qui « la lutte pour le climat est contraire aux libertés individuelles« . On aura alors une bonne raison de plus de clamer ce slogan des Gilets Jaunes si bien trouvé :

L’élite a peur de la fin du monde, nous on a peur de la fin du mois.

Du côté du Gouvernement, l’on poursuit donc la stratégie qui consiste à faire de la France le pays le plus climatiquement servile : à Paris a été adopté en grande pompe l’accord issu de la COP21, notre président s’enorgueillit de rendre la planète great again avec son One Planet Summit (déjà deux éditions), la maire de la capitale a pris la tête du C40 (un « réseau des grandes villes du monde pour faire face au changement climatique »), le président du Conseil Constitutionnel, pas dérangé par les conflits d’intérêts, pousse à un pompeux « pacte mondial pour l’Environnement »… Sans parler de notre « transition énergétique » qui vise, de façon profondément incohérente, à mettre à terre notre production d’électricité nucléaire (qui n’émet pourtant pas de CO2), cet outil industriel qui faisait notre fierté et que, pour une fois, le monde entier avait effectivement quelques raisons de nous envier.

Mais les nouvelles ne peuvent pas toujours être mauvaises, et le peuple des Gilets Jaunes montre que le pays vient de réaliser pour de bon que les slogans de « transition énergétique » et de « politique climatique » ne sont pas que des formules magiques pour sauver la planète : ce sont également des projets qui ont un coût. Ce coût, les Français souhaitent signifier clairement à nos gouvernants qu’ils ne sont pas prêts à le payer. Et ils ont parfaitement raison.

On pouvait pressentir la montée de la contestation en suivant par exemple, dans un registre un peu différent, les actions de la Fédération Environnement Durable, qui s’oppose efficacement à l’implantation arbitraire et irrationnelles des éoliennes et rendent chèvres les vendeurs de vent depuis des années. Dans cet autre combat s’observe aussi cette morgue des Sachants contre le peuple et ces débats pipés où ceux qui comptent ont en réalité pris leur décision avant toute discussion. Il y a d’autres exemples, au point que même à l’ENA ils se rendent compte du problème, le rapport du jury 2017 s’inquiétant du panurgisme des prestations orales des admissibles en signalant notamment que « la fermeture des voies sur berge [à Paris] a quasi systématiquement donné lieu à une réponse d’adhésion totale, sans prise en compte des inconvénients possibles« .

Le sondage du JDD publié dimanche 18 montre qu’avec les Gilets Jaunes nous n’avons pas affaire à un banal emballement du type « not in my backyard » : 62% des personnes interrogés jugent que le pouvoir d’achat est plus important que la transition énergétique. Le soutien au mouvement s’étant renforcé la semaine qui a suivi, il est difficile de croire que ce chiffre devrait être revu à la baisse avant un moment. Même Jean-Luc Mélenchon s’est déclaré favorable au mouvement, alors même que sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2017 s’était ouverte sur un plaidoyer particulièrement délirant pour l’action climatique.

La France est donc à son tour emportée par cet élan de retour à la raison dont elle n’a si longtemps été que spectatrice. Elle le manifeste dans son ancienne tradition nationale qui consiste à dresser des barricades. Je n’aurais jamais pensé que le bon petit bourgeois installé que je suis se surprendrait un jour à éprouver de la sympathie pour une manif de ce genre, qui n’a pourtant pas manqué de slogans simplistes, de casse malvenue et de tentations autoritaires. (Même d’accord avec les Gilets Jaunes, je considère que ceux qui ont obligé les automobilistes à leur signifier leur soutien en klaxonnant ou en criant « Macron démission » ne méritaient qu’une seule réponse : Non possumus.)

Pour la première fois, le pays se place à la pointe de l’opposition aux mesures pseudo-environnementales, incohérentes et idéologiquement rétrogrades. Fini de devoir se contenter de regarder passer les trains étrangers du retrait des États-Unis de l’accord de Paris, des dispositions  chinoises pour continuer à augmenter leurs émissions jusqu’en 2030, des politiques pro-charbon de l’Inde ou du Japon, de l’extraction du gaz de schiste au Royaume-Uni, du possible retrait brésilien de l’accord de Paris, des propos climato-réalistes assumés de la part de dirigeants australiens ou russes… Cette fois, nous aussi nous essayons pour de bon de nous sortir de la nasse climatique dans laquelle le carbocentrisme institutionnel et militant nous a plongé depuis des années. Mieux : chez nous ça ne vient pas d’un Trump ou d’un Bolsonaro. Pour l’instant, les Gilets Jaunes parviennent à éviter de se faire trop coller l’une ou l’autre de toutes ces étiquettes dont on se passe volontiers. Pourvu que ça dure.

Demain peut-être, les Gilets Jaunes s’enfonceront dans la division. Ils seront récupérés par l’extrême-gauche, l’extrême-droite, voire les deux. Ils échoueront à s’organiser, d’autres accidents émailleront les futures manifestations et conduiront finalement à l’arrêt du mouvement. Ce cas de figure est souvent le lot des « jacqueries » où les révoltés, faute de projet structuré et cohérent réfléchi en amont, échouent à se faire révolutionnaires.

Il n’empêche que ce qui a déjà été réalisé laissera de profondes cicatrices. On avait réussi à reléguer les Bonnets Rouges au rang de mouvement « régional » (bouseux, quoi) « organisé en sous-main par le MEDEF » (facho, donc), mais à présent il ne sera plus possible d’ignorer que les deux révoltes fiscales d’envergure de notre époque ont concerné des taxes dites « écologiques ». On peut donc penser que nos décideurs y réfléchiront maintenant à deux fois avant de s’afficher fièrement au côté d’un quelconque « train du climat« , car nul débat sur la taxe carbone n’échappera plus à l’évocation des Gilets Jaunes. Et l’on se prend à rêver que même les plus bornés des journalistes militants des pages « Planète » du Monde pourraient s’éveiller à ce qui se dit au-delà du périph’… Non, là je rigole.

Le climat en tant que tel n’est certes pas le sujet des Gilets Jaunes. Il n’y aurait pas de sens à le leur reprocher, car le climat n’est pas davantage la préoccupation de nos dirigeants — ceux-ci ne s’en prendraient pas au nucléaire si vraiment le gaz carbonique les inquiétaient autant qu’ils le prétendent. C’est donc avec une légitime indifférence pour l’origine irrationnelle de la peur climatique que le mouvement populaire de ces jours-ci se focalise sur ce qui compte vraiment pour notre société : toutes ces décisions pernicieuses prises au nom de la planète, qui détournent l’attention collective des sujets vraiment importants.

Je n’apporterai jamais ma voix aux populistes du « tous pourris », et suis donc ravi de constater que beaucoup de politiques semblent avoir reçu le message. Cela va rendre l’entêtement d’Emmanuel Macron de plus en plus difficile à tenir, bien que les membres de son parti semblent vouloir persister dans leur soumission playmobile. Certains partisans du pouvoir en place ont tenté de faire valoir que la baisse du prix du brut avait fait diminuer le prix du carburant à la pompe, ou que celui-ci avait déjà atteint des sommets il y a quelques années. Ceux-là n’ont pas compris que le problème n’est pas là mais dans le principe même de la taxe carbone. Ils n’ont pas compris que, ces quelques jours, le peuple est sorti de sa léthargie pour attaquer à coups de hache l’un des piliers de la forteresse climatique. Voilà qui donne, enfin, un espoir.

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19 réflexions au sujet de « Les Gilets Jaunes face à la climatocrature »

  1. Le pire est que la citation sur le pain et les brioches de Marie-Antoinette a, semble t-il, été inventée par les révolutionnaires pour stigmatiser la royauté (et ça a marché, tant mieux) alors que le « s’ils n’ont plus de diésel, qu’ils roulent à l’électrique » est vraiment la politique du gouvernement, pas une invention. L’actualité semble encore plus cruelle que l’histoire.

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  2. « Je n’apporterai jamais ma voix aux populistes du « tous pourris », et suis donc ravi de constater que beaucoup de politiques semblent avoir reçu le message. »
    On a tout de même du mal à trouver des noms, si l’on écarte les opportunistes comme ceux cités dans le texte.

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  3. On a en effet atteint le stade où le citoyen moyen commence à se rendre compte que tout cela lui coute très cher. Avant cette prise de conscience, ce même citoyen n’avait qu’une vue fantasmée de la protection de l’environnement et ne se souciait guère de couts qu’il ignorait et devait penser assez faibles pour pouvoir ne porter que sur quelques riches (iaka etc…) autres que lui-même. Maintenant qu’il est évident que la facture est énorme et touche même les pauvres de façon insupportable, il est non moins évident que le bon sens paysan va resurgir. Qu’est ce que je paye et qu’ai je en retour ? La première question est bien entendu de se demander s’il y a un véritable risque climatique. Ici on a des doutes mais le français moyen bombardé de propagande et sans réelle culture scientifique ne s’est pas vraiment posé la question. La facture commence à l’interroger. La deuxième question porte sur la réelle destination de ce qui est collecté : combien pour préserver le climat et combien pour simplement remplir les caisses avec ce prétexte ? (inutile d’être un grand scientifique pour connaitre la réponse !) Enfin la troisième question pour ceux qui croient vraiment que l’on se dirige vers la catastrophe est de trouver les bons leviers d’action. Des taxes pour dissuader des mauvais comportements n’ont de sens que si l’on connait vraiment les comportements les plus nocifs. C’est loin d’être le cas. Par exemple, un véhicule électrique pourrait certes économiser du pétrole si l’on avait d’autres sources sérieuses d’énergie (nucléaire ?) mais il n’économiserait pas le besoin d’extractions minières très dommageables pour l’environnement (les terres rares sont comme leur nom l’indique contenues dans des minerais très pauvres qui obligent à des déblais monstrueux et à des opérations de concentration utilisant beaucoup d’énergie et générant beaucoup de déchets).
    Bref les temps sont murs pour que le bon sens paysan ressurgisse. Et il est temps que les scientifiques alimentent le débat (en dehors des trop rares sceptiques) à destination du citoyen lambda.
    A noter que la masse de scientifiques médiocres et opportunistes (qui ont enfourché un thème porteur pour être connus, glaner quelques subsides et ne pas être mis au ban par les bienpensants) peut se réduire très vite s’ils sentent le vent tourner.

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    • C’est tout à fait mon avis que j’ai exprimé en réponse à Prud’homme dans l’envoi précédent. L’occasion est belle puisque le fruit mûrit mais comment appuyer sur le champignon ?

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      • Désolé, je n’avais pas lu les articles précédents. C’est très bien que ces idées commencent à circuler. S’agissant de l’angle d’attaque, il faut faire aussi simple que possible. La physique de l’atmosphère est inaccessible pour la plupart des personnes. Il faut se rattacher à des idées ultrasimples. Par exemple on peut comparer les quantités de CO2 ajoutées non au seul réservoir atmosphérique mais aux autres réservoirs (océan, biomasse, sols superficiels, sols profonds et roches…) le fait que le CO2 atmosphérique monte moins vite que ce que l’on y injecte prouve bien que le CO2 finit par se répartir dans cet ensemble. L’ajout de CO2 apparait alors comme une piqure d’épingle.
        Pour dégonfler la baudruche du changement climatique, il ne faut pas utiliser des arguments de trop haut niveau. Il faut du simple, des analogies tirées de la vie courante …

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      • Par expérience très pratique sur le terrain parler de CO² c’est encore trop compliqué !
        Personnellement, j’essaie de rester au niveau de ce que Al Gore avait prévu (car ça c’est resté dans la tête des gens) et de montrer que rien ne s’est réalisé. Ensuite il faut répondre point par point sur les îles, les cyclones et autres exagération. Il faut aussi faire remarquer qu’il s’agit TOUJOURS de conditionnel et jamais de présent.

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      • Un premier ministre, ou un président, n’ont pas beaucoup de temps pour s’informer. Il faut leur faire savoir que leur entourage biaisé les empêche de s’informer et leur proposer une formation accélérée. Un livre comme celui de François Gervais « l’urgence climatique est un leurre » est bien trop long. Mais il contient tous les arguments pour préparer un petit résumé en trois points compréhensible même par un énarque. Ensuite, il faut leur faire parvenir l’information, éventuellement en demandant une entrevue.

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    • Personellement je suis assez confiant. J’étais exaspéré car j’avais l’illusion que tout le monde avait finalement succombé au délire climatique. L’illusion, car évidement ce sont toujours les mêmes qui tiennent le crachoir et martèlent leur idéologie. Je ne comptais pas, je ne comptais plus sur la majorité silencieuse qui, je pensais, en était réduite a balbutier les mantras qu’on entend tous les jours. Et cette majorité de pas causants (ca nous change!…) a ouvert sa gueule. Et là le message est clair : stop aux salades, stop aux idiots utiles, stop aux calembredaines shadock, arrêtez de nous prendre pour des pigeons. C’est loin des pinaillages savants sur les mérites du CO2; c’est confus dans la forme mais clair dans le fond mais ouah! A mon avis ça va être efficace.

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      • Je ne suis pas si confiant. En discutant hier, j’ai mentionné l’inefficacité totale des efforts de la France (1% des émissions de CO2) en comparaison de celles de la Chine (30% et augmentation de 1,7% (de 30%) en 2017). La Chine n’a aucun engagement jusqu’en 2030. Réflexion de mes interlocuteurs : on est foutu.

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  4. Il faut bien montrer que ça va coûter très très cher et pour rien. C’est à mon avis le seul biais acceptable qui permette de parler de l’inocuité du CO2 sans le dire de front pour briser l’omerta médiatique.
    Mais dans quel média en dehors de Valeurs actuelles qui l’a déjà exposé…??

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  5. Excellent texte partagé sur fb ce que je ne fais pas toujours; tt a fait d’accord. Bon j’ai en plus revetu le gilet jaune, justement parce que l’unique message était: mais-qu’est-ce-que-vous-faites-du-pognon? Et envoyant aux oubliettes toutes les calembredaines culpabilisantes qui litanisent le débat public. Et une revendication qui converge silencieusement vers les themes libéraux : la plupart de ces gens ne se sentent pas ABANDONNES par l’état, il veulent que l’ETAT LES LACHE, et arrete de les faire passer continuellement pour les mécréants d’un système qui ne se définit plus que par ses nouvelles croisades prétendument progressistes.

    Bref un vrai moment de fraicheur pour moi!..

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  6. En fait on oublie le problème de fond. Augmenter le prix du carburant penalise les plus pauvres et ils seront obligés de faire les mêmes trajets en émettant la même quantité de CO2. Pire on donne une prime pour acheter une voiture plus « propre » . Exemple leur vieille clio diesel consommant 4l de gazole auc 100km par une nouvelle voiture essence consommant 6l/100km !! Tu parles d’un gain de co2 ! Et qu’est ce donc que quelques millions de français par rapport aux milliards de chinois indiens africains et autres pays émergent qui ne demandent qu’à acheter leur voiture et rouler eux aussi. Je ne parle pas des camions avions tracteurs bulldozer et tous les outils thermiques du monde entier ! Non vraiment , cette taxe des carburants en France ne changera rien dans l’inexorable augmentation de c02 . Quant aux effets attendus on a déjà un bon aperçu.

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  7. Bonsoir,

    Vu de la France des ronds-points, la différence entre le CO2 et le CO, ou entre la sensibilité ou la variabilité climatique n’est plus le sujet. C’est plus grave et plus inquiétant.
    L’annonce d’un haut conseil du climat traduit la gravité politique de la situation.

    Et pourtant, tout était annoncé (Guilly, Le Bras, Todd, Le Goff, etc), mais la suite reste inconnue.

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  8. Ping : A #OnEstPret, on défend (encore) la taxe carbone | Mythes, Mancies & Mathématiques

  9. Très bien tourné, votre texte.
    L’ironie commence par la publicité en tête d’article : « touchez le jackpot avec l’installation de panneaux solaires sur votre toiture ». C’est là où l’on pourrait commencer de s’inquièter de la (non)pensée unique centralisée par toute cette « efficacité informatique » .
    Pour moi le gilet jaune, c’est une révolution vitale contre ce manque de diversité qui nous menace actuellement.

    Sans cette nouvelle enveloppe rhétorique , ce nouveau langage de « transition écologique » comme unique ralliement républicain restant dans la campagne, l’image du massacre de diversité culturelle française des derniers 30 ans serait particulièrement visible.
    Paradoxalement c’est l’imposition forcée de ce nouveau langage particulièrement primitif et peu flexible, sensé garantir un nouvel essor à la France, qui tue aussi largement la culture de vie.

    Mais la vie en a vu d’autres.

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  10. E Macron vient d’annoncer qu’on aura 50 % de nucléaire en 2035, et qu’on fermera 14 centrales.

    Cela veut dire qu’il confond (et tous ses conseillers avec lui) kWh et kW, énergie et puissance. Ils font une règle de trois sur les capacités pour arriver aux 50 %, sans tenir compte des capacités à la pointe.

    Ahurissant.

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  11. Ping : Déjà un premier mensonge du Haut conseil pour le climat | Mythes, Mancies & Mathématiques

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