Le million-et-unième « appel »

Normalement, je devrais être en train d’écrire quelque chose sur la première journée de la conférence organisée à l’université de Porto par l’Independent Committee on Geoethics. Et puis je suis tombé sur un nouvel appel incontournable, cette fois publié par Libération. Les climato-réalistes n’étant pas encore « maîtres des horloges » (©Emmanuel Macron), il me semble hélas plus urgent de réagir à cette nouvelle bêtise alarmiste que de faire un compte-rendu de ce qui s’est passé à Porto aujourd’hui.

Rien qu’à voir la couverture de Libé annonçant ce million-et-unième « appel », on sait d’emblée que l’intelligence et le sens de la mesure n’y ont pas leur place.

LibeAppel8Sept2018

Une telle couverture nous fait entrer d’emblée dans la climatologie tabloïde dont on n’est certes pas surpris que Libé se fasse le porte-voix complaisant.

700 scientifiques, c’est du lourd. Autre chose, a dû se dire Libé, que les acteurs et chanteurs de l’appel précédent qu’a lancé le concurrent Journalderéférence il y a à peine quelques jours. Et vu l’indigence pitoyable de cet autre appel (il va bientôt falloir les numéroter pour qu’on s’y retrouve), on peut penser qu’il a été demandé aux signataires de faire en sorte que les lecteurs en aient cette fois un peu pour leur argent. Ils n’ont pas dû être déçus : des drames, de la peur, des excès, des affirmations fausses… on a droit à tout. Les acteurs du millionième appel de l’autre jour n’avaient rien à dire, au fond c’était peut-être mieux.

Je vais me concentrer sur le tout début de l’appel, en principe le plus « scientifique » de l’appel, au sens où il est censé, comme d’habitude, peindre le paysage qui justifie l’action rapide, les efforts massifs, l’absolue nécessité de tout repenser, et autres changements de paradigme.

Nous sommes d’ores et déjà pleinement entrés dans le «futur climatique». Hausse des températures moyennes et récurrence des chaleurs extrêmes, y compris dans le nord de notre hémisphère tout cet été, fonte des glaciers et de la banquise, sécheresses, modification de l’aire de distribution de certains animaux et espèces végétales, destruction d’écosystèmes rares et précieux, hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans, etc. : les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s’accumuler. Quant au futur, les projections d’impact sur les milieux, les espèces et les humains sont systématiquement revues à la hausse au fur et à mesure des nouvelles connaissances.

La hausse des températures moyennes est principalement tirée de l’imagination fertile des signataires, qui tient davantage du wishful thinking que de l’analyse raisonnable des données disponibles. On sait en effet que, hormis un récent événement océanique (El Niño) qui a ponctuellement réchauffé la Terre en 2015-2016, la température moyenne de la planète est relativement stable depuis le début du siècle. Même les carbocentristes les plus acharnés conviennent a minima que l’augmentation de la température a fortement ralenti ces dernières années. Pour l’illustrer, voici par exemple les données satellitaires UAH :

UAH_LT_1979_thru_August_2018_v6

La courbe bleue montre clairement que nous sommes sortis de l’El Niño et que, hormis donc cette singularité d’origine parfaitement naturelle (mais mal comprise), les fluctuations de température tournent autour d’une valeur qui n’évolue pas beaucoup depuis environ 2001. Même le GIEC en a d’ailleurs convenu dans son dernier rapport (la fameuse Box 9.2).

Aussitôt ensuite vient ce morceau de phrase qui relève de la pure malhonnêteté intellectuelle au sujet de la « récurrence des chaleurs extrêmes, y compris dans le nord de notre hémisphère tout cet été« . D’abord, les signataires n’ont pas l’air au courant que l’hémisphère nord a aussi connu des épisodes neigeux inattendus cet été en Amérique du nord aussi bien qu’en Europe centrale. (Reconnaissons toutefois que, l' »appel » étant franco-français, il convient de postuler que la France représente le monde.)

Ensuite, la météo n’est pas le climat : il peut très bien faire chaud un été quelque part dans le monde sans que cela soit représentatif, et… bon, j’arrête, j’entends déjà des contradicteurs m’expliquer que je suis dans une posture de déni et que je refuse de voir l’évidence.

Prenons donc les choses d’une autre manière. En décembre dernier, l’Amérique du nord a connu une grosse vague de froid, conduisant Donald Trump à publier le tweet que voici :

TweetDTrump

Une ânerie, évidemment, car comme je viens de le dire la météo n’est pas le climat, et un événement ponctuel ne prouve rien. Heureusement, quand il s’agit de s’en prendre aux négationnistes du climat, nos vaillants climatologues sont là. (Ouf !) Par exemple, découvrant l’énormité proférée par le vilain Trump, le sang de Valérie Masson-Delmotte n’avait fait qu’un tour sur FranceInfo :

franceinfo : Comment avez-vous réagi en découvrant ce tweet de Donald Trump ?

Valérie Masson-Delmotte : Quand j’ai pris connaissance de ce tweet, j’ai cru que c’était une caricature et c’est malheureusement le président des Etats-Unis qui s’est ainsi exprimé. Ce qu’il fait c’est qu’il confond la météo, localement et instantanément, et le climat, c’est-à-dire l’évolution à l’échelle de la planète et sur le long terme. Malgré la vague de froid aux Etats-Unis, si l’on prend par exemple l’ensemble des températures à la surface de la terre, aujourd’hui on est à 1°C de plus ponctuellement par rapport aux températures moyennes des 30 ans précédents. On voit qu’il y a vraiment une volonté de tromper le public comme l’avait fait un sénateur conservateur américain il y a quelques années qui s’était filmé jouant avec une boule de neige pour mettre en cause la réalité du changement climatique.

Au cas où vous auriez un doute : oui, Valérie Masson-Delmotte fait bien parti des 700 de l’appel d’aujourd’hui où le coup de chaud de cet été sert d’argument dès la troisième ligne.

VMDLibé.png

Bel exemple de lucidité scientifique à géométrie variable, donc. C’est la méthode du cliquet, bien connue de la climatologie contemporaine : quand il fait chaud c’est le climat, quand il fait froid c’est la météo. Bien sûr, ce type d’entorse à la rigueur doit être toléré puisqu’il s’agit de faire le Bien. D’ailleurs, ne trouve-t-on pas aussi dans la liste des signataires cet autre membre de la fine fleur de la climatologie carbocentriste française qu’est François-Marie Bréon qui, il y a quelques semaines, étalait dans Libération (déjà) son appel à la dictature climatique

Il est 2h40 du matin ici à Porto, alors j’espère que vous ne m’en voulez pas de ne pas poursuivre mon exégèse de ce nouvel appel. Rien que les trois premières lignes en ont déjà dit fort long. La banquise, la hausse du niveau marin, l’acidification… il faudrait finir d’y passer la nuit.

Eux sont 700, ils ont le temps et les moyens… il y a quand même des moments où on se sent bien petit devant les efforts qui restent à accomplir pour sortir enfin de cette nasse.

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26 réflexions au sujet de « Le million-et-unième « appel » »

  1. http://www.liberation.fr/planete/2018/09/07/rechauffement-climatique-nous-en-appelons-aux-decideurs-politiques_1677176
    « Fonte de la banquise » : à l’est ou à l’ouest ?

    Isabelle Autissier/WWF n’est pas signataire de l’Appel des 700. Sa crédibilité serait probablement en cause : elle n’a toujours pas largué les amarres de son projet d’exploration du Passage du Nord-Est sponsorisé par le quotidien romand 24Heures, se proposant d’embarquer à son bord 18 journalistes + 7 « jeunes scientifiques » + 3 observateurs « attentifs » + 4 sponsors + 1 consul = au bas mot 34 passagers – sans compter les membres d’équipage.

    Quant à son symétrique Passage du Nord-Ouest, la compagnie Ponant, spécialisée dans l’écolo-tourisme pour climato-crédules, a décidé le 3 septembre de faire faire demi-tour à deux de ses navires, Le Boréal et Le Soléal, en raison de l’abondance de glace dans le détroit de Bellot. Le directeur des expéditions – Nicolas Dubreuil, non signataire non plus – a constaté lui-même, en juin, alors qu’il faisait des repérages pour le futur Ponant Icebreaker à bord d’un brise-glace nucléaire russe, qu’il n’y avait jamais eu autant de glace depuis dix ans. http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/shipping/32271-ponant-contraint-par-la-glace-de-renoncer-au-nord-ouest

    Ça, c’est du terrain…

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  2. Les journalistes ont récemment parlé de records de chaleur pour cet été 2018. En fait ce n’est que le 2eme ou 3ème plus chaud depuis 1900, à peu près au mème niveau que 2003. Mais l’on parle complaisamment de record en oubliant l’évidence qui est que quand les records sont espacés, cela signifie simplement que le phénomène plafonne.
    Les pseudo scientifiques (et les manipulateurs) se sont arrêtés à une science extrêmement grossière : plus de CO2 = plus d’effet de serre en oubliant que toute action déclenche des contreréactions en cascade qui font que la linéarité est rarement au rendez vous quand l’on part d’un quasi équilibre. La hausse des températures n’est pas invraisemblable mais je serais surpris si elle ne devient pas de plus en plus poussive. N’est ce pas d’ailleurs ce que l’on observe au grand dam des annonceurs de catastrophes ?

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    • D’accord avec vous, on a une récurrence d’été chauds ces dernières années mais à quelques exceptions près, les températures max restent 3 à 4°C en-dessous des températures atteintes en 2003, alors que le taux de CO2 est passé de 370 à 405ppm soit presque 10% de plus.
      Il y a répétition des situations de blocage météo engendrant ces afflux d’air chaud depuis le Maghreb, mais plafonnement des Tmax. Ce sont plutôt des facteurs naturels tels que la baisse d’activité solaire qui sont probablement à l’œuvre.

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      • Les services météo ont surtout fait monter la sauce pour nous faire croire à une canicule sur la France entière ce qui n’a pas été le cas.
        « Les services météorologiques préviennent qu’il existe un risque de canicule lorsque pendant au moins trois jours, les températures minimales, en particulier la nuit, sont au-dessus de 20 °C et les températures maximales supérieures à 33 °C ». j’étais personnellement à paris tout le mois de Juillet, les journées étaient certes chaudes, mais les nuits étaient normalement fraiches à par pour deux nuits. J’ai passé le mois d’août en Bourgogne et là aussi, j’apprenais par la télé que ma région était en canicule alors que ça n’a pas été une seule fois le cas. Donc, certes, il ya eu de la canicule dans le sud et dans l’est de la France mais ça n’a certainement pas touché la France entière. L’été a juste été très chaud. les chaines télés ont vraiment abusé du terme de canicule (elles parlaient d’ailleurs de vigilance canicule, ce qui n’est pas la même chose que la canicule). cet été n’a vraiment rien eu à voir avec 2003.
        De plus, j’ai l’impression que nos climatologues n’ont aucune culture historique. C’est une honte ! Il suffit de lire les ouvrages de Leroy Ladurie pour savoir qu’il y a eu des étés bien plus chauds que ceux dont on nous parle toujours.
        Un exemple : l’année 1540 : de mars à octobre : 8 mois chauds et secs, le Rhin est à sec (les gens peuvent le traverser à pied !). Le vin est tellement chargé en sucre qu’il se transforme en liqueur (les bouteilles se vendront à prix d’or il n’y encore pas si longtemps).
        Quand à la distinction météo-climat : cet hiver neunoeil, nous disait encore à propos de la vague de froid : «  »Ce n’est pas un évènement qui fait le climat », [explique le climatologue Jean Jouzel à franceinfo]. Apparemment quand il y a un évènement chaud, il change d’avis. Les mêmes propos pour l’incompréhensible, le tortueux Hervé Le Treut : «Au bord de la mer, les vagues qui vont et viennent n’empêchent pas la mer de monter. C’est ce qui se passe avec les températures et le réchauffement climatique. La météo quotidienne représente donc les petites vagues allant et venant, tandis que le climat est le mouvement plus large assimilé à la marée ».
        Le même HLT a quand même écrit dans le livre « Comprendre les changements climatiques », le paragraphe suivant :
        « De manière générale, les effets du dioxyde de carbone dominent ceux de tous les autres gaz, sauf celui de la vapeur d’eau. Et cela ne provient pas de son forçage radiatif par molécule puisque celui-ci est plutôt petit et varie avec le logarithme de la concentration. En effet, l’absorption du dioxyde de carbone commence à saturer quand sa concentration atteint environ 100 ppm (parties de C02 par million en volume d’air). Donc une augmentation majeure de la concentration en dioxyde de carbone crée seulement un faible forçage radiatif. Mais la concentration totale de dioxyde de carbone est presque cent fois supérieure à celle de tous les autres gaz à effet de serre, et son effet cumulé est donc très important. »
        Bon, moi je ne peux plus les croire ces climatologues.

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  3. La palme à Libé de ce matin avec une série d’articles proprement hystériques. Cependant les journalistes commettent une faute : ils écrivent un article de prospective à horizon … 2030. Grave erreur : 12 ans ce n’est pas très loin et des malfaisants risqueraient de leur ressortir. Ou alors il n’est pas prévu que libé vive encore 12 ans ?

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  4. « Quant au futur, les projections d’impact sur les milieux, les espèces et les humains, sont systhématiquement revues à la hausse au fur et à mesure des nouvelles connaissances »

    Autrement dit, on sait déjà qu’au fur et à mesure des nouvelles connaissances, la situation ne va que s’aggraver. Il est donc inutile d’approfondir ces « nouvelles connaissances », puisqu’on en connait déjà les conséquences.
    La recherche sur le climat est définitivement close.
    Il suffira de répertorier les impacts, quitte à les inventer, au fur et à mesure qu’ils seront censés arriver !
    Il ne s’agit plus de science, mais de communication !
    Je vois que l’on est au moins 5 (ceux qui ont ecrit les commentaires) à ne pas avoir participés à la marche pour le climat. Quant à Benoit Rittaud, il a pu rédiger son article avant d’aller manifester ……Mais j’en doute !

    Climatiquement vôtre. JEAN

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  5. Bonjour,
    Les 700 ne sont évidemment pas des spécialistes du climat pour beaucoup d’entre eux.
    Le plus drôle est que certains d’entre eux ne sont même pas des scientifiques. Un exemple : Pascal Boniface, spécialiste bien connu de géopolitique, dont je viens d’apprendre la qualité de scientifique en lisant cet article.
    J’ai regardé les « CV » des uns et des autres sur Internet ; il y a un sociologue : Gilles LAZUECH, un consultant en prospective et stratégie : Hugues de Jouvenel, etc…

    Bref, une partie des signataires n’a pas plus de crédibilité à signer cet article que vous ou moi.

    Cordialement.

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      • Bonjour,
        Difficile à dire. J’ai fait quelques recherches, mais les « titres » n’ont souvent rien à voir avec le caractère scientifique des fonctions : quelques exemples : directeur de recherche au CNRS = historien des sciences, donc pas scientifique.
        Dans le lot, beaucoup d’économistes, de professeurs de sciences politiques, de management, de sociologie, de droit de l’environnement.
        Et même un ancien vice-président de la Banque Mondiale !

        Ils ont d’ailleurs parfaitement le droit d’exprimer une opinion dans n’importe quel journal, mais ce qui me gêne, c’est le caractère trompeur du texte de Libé « 700 scientifiques français se mobilisent ».

        Non, il n’y a pas 700 scientifiques français dans cette pétition ; par ailleurs, certains scientifiques ont des fonctions sans lien direct avec le réchauffement climatique réel ou supposé.

        Bref, comme d’habitude, un grand manque de rigueur de la part des journalistes, lorsqu’on évoque le sujet du réchauffement climatique.

        Par ailleurs, je vais sauvegarder l’article unique en son genre intitulé : « Epidémies, canicules, inondations… voyage dans la France de 2030 ».
        Cet article a été écrit par une jeune journaliste inexpérimentée âgée de 25 ans.

        Si elle est encore en activté dans 12 ans, je serai prêt au débat, car je ne suis pas persuadé aujourd’hui que ses « prédictions » se réaliseront.

        Cordialement.Bonjour,
        Difficile à dire. J’ai fait quelques recherches, mais les « titres » n’ont souvent rien à voir avec le caractère scientifique des fonctions : quelques exemples : directeur de recherche au CNRS = historien des sciences, donc pas scientifique.
        Dans le lot, beaucoup d’économistes, de professeurs de sciences politiques, de management, de sociologie, de droit de l’environnement.
        Et même un ancien vice-président de la Banque Mondiale !

        Ils ont d’ailleurs parfaitement le droit d’exprimer une opinion dans n’importe quel journal, mais ce qui me gêne, c’est le caractère trompeur du texte de Libé « 700 scientifiques français se mobilisent ».

        Non, il n’y a pas 700 scientifiques français dans cette pétition ; par ailleurs, certains scientifiques ont des fonctions sans lien direct avec le réchauffement climatique réel ou supposé.

        Bref, comme d’habitude, un grand manque de rigueur de la part des journalistes, lorsqu’on évoque le sujet du réchauffement climatique.

        Par ailleurs, je vais sauvegarder l’article unique en son genre intitulé : « Epidémies, canicules, inondations… voyage dans la France de 2030 ».
        Cet article a été écrit par une jeune journaliste inexpérimentée âgée de 25 ans.

        Si elle est encore en activté dans 12 ans, je serai prêt au débat, car je ne suis pas persuadé aujourd’hui que ses « prédictions » se réaliseront.

        Cordialement.

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    • Je découvre par cet article de Libération que certains sont brusquement devenus « chercheurs ». Comme ne n’est ni un titre ni un diplôme, ce n’est même pas faux !

      Et que devient CMIP6 ?

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  6. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le discours alarmiste s’est franchement accéléré ces dernières semaines, jusqu’à plus soif… D’abord il fait chaud pour jouer au foot lors du mondial, c’est le réchauffement climatique…. Ensuite les incendies en Scandinavie, c’est le réchauffement climatique… Il fait chaud en été en Europe, c’est le réchauffement climatique… Etc, etc…
    Les qualificatifs évoluent petit à petit : catastrophe, tragédie, cataclysme… L’apocalypse ne devrait pas tarder. Je commence vraiment à flipper.
    Et puis arrive la démission de Mr Hulot, le télécologiste. La surenchère se poursuit dans tous les médias. La sémantique est en délire. Là c’est certain nous n’allons pas tarder à mourir.
    D’ailleurs le gotha des sachants (artistes, « chercheurs ») nous le rappelle à grands renforts de « Unes » largement relayées.

    Alors du coup, on organise des manifestations (???). Il y a du monde, ça fait la une.
    Aujourd’hui dimanche 9 juillet je lis Le Figaro sur ma tablette. Trois articles se suivent. Le premier sur la manif contre le réchauffement climatique (sic), le second sur la question des multiplications de bébés (j’ai bien dit bébés, pas enfants) qui vivent sur le trottoir en Seine Saint Denis, le troisième sur le fait que lutter contre le réchauffement climatique créerait 65 millions d’emplois (oui, oui, 65 millions…). Je passe de l’énervement à la nausée. La tragédie, n’est-ce pas des bébés sur les trottoirs de la prétendue sixième puissance économique mondiale ???

    Après mon vomi, je me dis que je vais me cultiver. Je vais donc sur wikipédia pour regarder la page du « réchauffement climatique ». Putain, c’est long, il y en a des tonnes. Et puis tout est de notre faute… Il faut que je fasse repentance. Après avoir tout lu j’ai chaud de m’être auto-flagellé et je tape donc « refroidissement climatique ». Vous savez, ces phases froides d’environ 100.000 ans qui se succèdent alternativement avec des phases chaudes d’environ 20.000 ans depuis pas moins de 2 millions d’années… Curieusement, il n’y a même pas une demi page….

    Étonnant non ?

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    • Ah oui ! Vraiment étonnant ! Et moi, sans remonter si loin, j’attends toujours qu’on m’explique l’optimum climatique romain et l’optimum médiéval. C’est à quelques siècles de nous et on n’en parle pas beaucoup. Je ne doute pas que les 700 « scientifiques », de même que les 200 artistes, sans parler des futurs signataires de la prochaine pétition climatique qui ne manquera pas de nous tomber dessus, ont leur idée là dessus : C’est forcement la faute de l’homme. Alors qu’ils parlent. Je n’en peux plus d’attendre. Etaient-ce les courses de chars pour les romains ? Ou bien Néron avec son incendie de Rome ? A moins que ? Mais j’y pense, l’incendie de Rome, c’était dû au réchauffement climatique. Bon sang mais c’est bien sûr ! j’ai encore confondu cause et conséquence. Mais alors les médiévaux, qu’est-ce qu’ils ont fait, eux, comme grosse connerie pour que ça recommence à chauffer ? A part la construction des cathédrales, je ne vois pas. Ca fait rien, le prochain coup je signe.

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  7. Ceux qui alimentent ce blog ad nauseam sont-ils plus savants et compétents que ceux des 700 qu’ils fustigent?
    Pour alimenter l’argument d’autorité ….

    ECOCLIM 2018, 11 — 14 juin au LPT Orsay

    Pour se former aux enjeux du changement climatique.
    L’ecole ECOCLIM 2018 est destinee aux chercheurs non specialistes qui souhaitent se former aux enjeux du rechauffement climatique. Pour en savoir plus, le site d’ECOCLIM

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    • Si je puis modestement fustiger l’hôpital qui se moque de la charité, le « ad nauseam » me semble plutôt s’appliquer au matraquage alarmiste du consensus politico-médiatique et fiscal franco/bruxellois…

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    • Extrait de Wikipédia, pour la définition du mot « science » :
      « […] non dogmatique, la science est ouverte à la critique et les connaissances scientifiques, ainsi que les méthodes, sont toujours ouvertes à la révision. »

      Et puis pourquoi revendiquer le titre de « scientifique » quand on n’applique pas une approche scientifique du sujet ? sinon dans le but de tromper !

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    • @Cunctator91
      1) Ravi que, malgré votre départ indigné mis en scène sur le fil de la tribune de VA, vous soyez de nouveau parmi nous.
      2) Déçu de constater qu’un DR CNRS se comporte à peine mieux qu’un vulgaire troll.
      3) Amusé de voir que la formation dont vous parlez, proposée quand même par la fac d’Orsay, incluait notamment des infos sur des ateliers d’écriture de haïkus sur le climat :

      « Un océan froid
      capte mieux le CO2 – hélas !
      qu’un océan tiède »

      Qui a dit que la poésie était morte ?

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      • @Benoit Rittaud
        Cher collègue :
        1) Aucune mise en scène ; je n’ai pas de public.
        2) L’interprétation que vous faites de ma remarque est décalée : on pourrait aussi conclure qu’organiser un colloquium sur le climat est aisé et l’argent nécessaire facile à trouver, ce qui va dans votre sens …
        Les (jeunes) collègues organisateurs du workshop, tous brillants théoriciens de haut vol, voulaient simplement s’informer.
        3) Personellement j’écris des Haikus en latin (mais pas sur le climat)

        Je suis d’accord avec le fond de vos idées mais pas avec la forme utilisée par certains sur ce forum qui, combattant l’hystérie par l’hystérie, se sectarisent,
        pas au niveau des forums de VA mais pas loin …

        La poésie est bien vivante je vous rassure.

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      • @Cunctator91 : il semble donc que j’aie mal interprété certains de vos propos. Vu nos récents échanges un peu tendus, merci de me l’avoir signifié avec tact. Ravi (cette fois sincèrement) à l’idée qu’un échange plus serein puisse s’installer.
        En regardant un peu le workshop d’Orsay, je me suis en effet fait la réflexion qu’ils ne manquent pas de moyens institutionnels. Le contenu de la « formation » m’a l’air digne du politburo de la grande époque soviétique – mais je n’ai regardé que rapidement. Ça pourrait valoir le coup d’y regarder de plus près.
        Sur la forme des commentaires de MM&M : mon regard biaisé me fait considérer qu’elle n’a rien à envier à celle de certains fils des forums de Libé, du Monde ou du Figaro (où l’on peut lire des commentaires que, pour ma part, je ne laisserais sûrement pas passer). Il m’arrive de demander de la retenue aux uns ou aux autres, mais au fond je n’ai pas une âme de flic – sans compter que, comme dit l’autre, ne juge pas si tu ne veux pas être jugé.

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  8. J’ai regardé la liste des signataires; tous plus ou moins liés au climat: IPSL, CNRS, INRA… J’appelle ça conflit d’intérêt, non? Quand je pense que je paye tout ce monde là avec mes impôts…

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    • En France -et ailleurs- c’est difficile d’être un scientifique sérieux en dehors d’un organisme d’état. Il y a par ailleurs des gens très bien à l’Université, au CNRS, l’INRA au CEA ou autres, avec des tas d' »intérêts » différents. Et ils ne sont pas tous d’accord entre eux, fort heureusement, cela s’appelle la science. Et vous, vous êtes dans quoi?

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      • Je ne peux pas vous laisser dire cela. Il y a partout des scientifiques sérieux dans des organismes non étatiques. Il y a évidemment des scientifiques sérieux dans les organismes d’état, mais le statut ne les favorises pas forcément par rapport aux rigolos …
        Ma réflexion sur mes impôts concernait uniquement les 700 signataires, tous liés à des labos bossant sur le climat. C’est le chiffre de 700 qui m’a paru exorbitant, compte tenu des résultats.
        Je suis convaincu de l’utilité de la recherche sur la physique de l’atmosphère ( un de mes fils travaille sur un lidar embarqué pour la mesure de concentrations dans l’atmosphère. Mais c’est en Allemagne, et personne n’y signe de pétitions.)
        Mais taper du code pour des calculs issus d’hypothèses non validées, ce n’est pas ce que j’appelle de la science. Et ostraciser les contradicteurs non plus. (cf l’ex équipe de Courtillot)
        J’ai une formation d’ingénieur mais je n’ai pas à recevoir de leçon sur ce qu’est la science, de qui que ce soit.
        Les ingénieurs font de la chimie et de la physique, comme les « chercheurs ». Simplement, ils ont moins de temps et de moyens pour étudier un sujet, et s’ils se trompent un peu souvent, ils sont virés. Cela les oblige peut être à prendre du recul et à bien rester sur les fondamentaux.
        Une question: les scientifiques pas d’accord avec les thèses climatiques officialisées, on les entend où?

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