Le réchauffement climatique actuel : une évolution thermique naturelle au forçage oublié

par Brigitte Lanoë.

Le forçage climatique principal est l’énergie apportée par le soleil sous la forme primaire de rayonnement visible et UV, l’insolation. Son lieu de stockage principal est l’océan, le thermostat de notre planète. Le gaz le plus abondant à côté de l’azote et de l’oxygène est la vapeur d’eau dont la teneur est éminemment variable dans l’atmosphère (de 0,2 % à 7,6 %). John Tyndall conclut dès 1861 que l’effet de serre est dû essentiellement à cette dernière. Il faut rappeler que le potentiel diffusif thermique induit par la vapeur d’eau est 8 fois supérieur à celui du CO2 à concentration égale (0,04 %). L’immense majorité des articles traitant du changement climatique ne prennent en compte que l’hémisphère nord et l’Antarctique. Or, dans l’hémisphère sud, la surface océanique est maximale, plus particulièrement dans la zone intertropicale, celle qui capte et emmagasine le plus la chaleur apportée par le rayonnement solaire et permet en conséquence une vaporisation intense à la surface de l’océan.

Figure01Figure 1 : Evolution de l’insolation totale comparée de l’hémisphère sud et de l’hémisphère nord à l’Holocène et à l’Eémien (à 65 ° nord et sud ; 20). Evolution thermique de l’hémisphère nord .

Le maximum de l’insolation reçue dans l’hémisphère nord à l’Holocène a été atteint vers 8000 BP (8 ka BP) en raison du forçage orbital, c’est-à-dire des paramètres qui régissent la rotation de la terre autours du soleil. Cet épisode chaud a permis le développement de l’agriculture en raison de températures environ 2°C plus chaudes qu’aujourd’hui et par conséquent de précipitations plus élevées. Or, actuellement, toujours en raison de ce même forçage orbital, en décalage de 3 ka (Fig.1), l’hémisphère sud vient seulement de recevoir son maximum d’insolation interglaciaire. Ce décalage important a aussi été responsable du démarrage de la dernière déglaciation dans l’hémisphère sud, il y a 21,5 ka, enregistré mondialement par les accélérations du relèvement du niveau marin ou « Meltwaterpulses » (Fig.2 MWP 1A0), puis suivi, en décalage de 2 ka, par la remontée de la concentration du CO2 dans l’atmosphère (Fig.2).

Même si l’hémisphère nord, pour des raisons orbitales, est en période de refroidissement depuis 6000 ans, nous sommes donc en droit de nous demander si ce décalage inter-hemisphérique n’est pas le déclencheur de l’Optimum actuel des Gratte-ciels.

Figure02

Figure 2 : évolution du niveau marin au Tardiglaciaire et à l’Holocène.(6) comparée b) l’évolution des températures (d’après (11) et du CO2 (gris clair) sur la période 22-8 ka (15)

Pour prendre un peu de recul, il est intéressant d’analyser l’interglaciaire précédent et son enregistrement dans une zone au centre de l’océan Atlantique, l’Islande. Cette zone reçoit de plein fouet l’apport énergétique de l’hémisphère sud via la circulation océanique mondiale, la circulation thermohaline et surtout, un bras du Gulf Stream, le courant d’Irminger (Fig 3). Tout épisode de refroidissement modifie le parcours de ce courant : il passe au Nord-Ouest de l’Islande en période chaude, favorisant une fonte glaciaire le long de la côte Sud-Est du Groenland. Par contre en conditions froides, il rebrousse son chemin vers le Sud-Ouest face à la puissance de la dérive froide est-groenlandaise : c’est un très bon traceur de la chaleur véhiculée par la circulation thermique mondiale. L’Islande est donc aussi un excellent enregistreur de l’évolution thermique de l’hémisphère nord. Les précipitations y sont clairement forcées par l’oscillation atmosphérique nord-atlantique ou NAO (cycles de 10-11 ans) et surtout l’Oscillation multi-décennale Atlantique (cycles d’environ 60 ans ; 8), et confortées par l’importance du courant d’Irminger.

 Figure03A 1883Figure03B
1943Figure03C

 Figure 3 : carte des courants marins de l’Atlantique Nord et du bassin arctiques. NAD : dérive nord atlantique ; LC : courant du Labrador, IR : courant d’Irminger. EEC : courant est-groenlandais ; D.Fram : détroit de Fram. Etoiles : zones de plongement des eaux profondes. A droite : circulation nord atlantique en 1883 (d’après Mohn, 1887) et en, 1943 (carte marine US Army).

Pendant le Dernier Interglaciaire (l’Eémien), le réchauffement de l’océan et du climat ont été très rapides. La déglaciation de l’hémisphère nord est quasiment terminée 129 ka BP (7) : les glaciers ont disparus en Islande (23), tout comme pendant l’Optimum Holocène (4). Le niveau marin mondiale atteint son altitude actuelle vers 128 ka, puis monte progressivement ensuite, avec une pente similaire avec la pente de la transgression marine holocène après la fin de la déglaciation (Fig.4), en compensation de la déformation isostatique résiduelle imposée par les des grandes calottes disparues de l’hémisphère nord (le bouchon remonte avec la décharge glaciaire !). En Islande, englacée sur toute sa surface, le signal est directement amplifié par la déglaciation et son rebond (fig.5).

Figure04.png

Figure 4 : Evolution comparative du niveau marin lors des deux dernières déglaciations Eemien en rouge, Holocène en bleu) en comparaison avec les évènements froids de l’HN et l’évolution de l’insolation. Noter l’évolution des tempêtes.

Figure05

Figure 5 :Evolution du niveau marin relatif éémien en Islande méridionale en relation deux épisodes de déglaciations ,les phases froides marines et de North GRIP comparé à l’évolution des glaciers enregistrée par l’estuaire éémien (23).

Ensuite le climat se refroidit en relation avec un forçage orbital nettement plus puissant que celui de l’Holocène (+ 30%). Il se marque comme une dégradation continue enregistré au Groenland (évènement GS 26 des carottes de glace du Groenland à NGRIP) ou un refroidissement pulsé par des évènements chauds Dansgaerd-Oeschger (DO) de 124 à 116 ka (carottes marines régionales 13,19) en zone centre Atlantique, tout comme pendant l’Holocène, de 6000 a BP au Petit Age glaciaire inclus (Fig.1). En Islande, cette période amène aussi bien à l’Holocène qu’à l’Eémien, une reconstruction des édifices glaciaires et une augmentation de la force des tempêtes avec des dépôts de poussières, le loess (23). Cette péjoration climatique se ressent également dans le SE du Groenland et en Europe, avec une aridification notoire, observée dans l’enregistrement du paléolac des Echets (Lyon).

Ensuite, vers 116 ka, le climat se réchauffe en moins de 500 ans en Islande (23), au Groenland (GI 25 ; Fig. 1) et en Scandinavie, mais, le phénomène passe inaperçu sur le Nord-Est du continent nord-américain déjà en glaciation (13,19): il s’agit d’un réchauffement lié à une reprise de la circulation thermohaline induite par le décalage inter-hémisphérique de 3 ka des maxima d’insolation orbitaux. Les glaciers régressent très fortement et, l’Est du Vatnajökull a complètement disparu. Ce phénomène est également enregistré en Europe. En Islande, cet évènement chaud (GI 25) est enregistré par une seconde transgression forcée vers 116 ka, 9 ka après la première (Fig.5). Ensuite le climat se refroidit fortement vers 113 ka : c’est le démarrage de la dernière glaciation. Le niveau marin global éémien est au plus haut (+ 7 m), souvent surélevé par des dépôts de tempêtes (Fig.5). Cela correspond parfaitement à un contexte d’englaciation (5).

Figure06

Figure 6 :“Normaal Amsterdams Peil” (NAP) ou évolution du niveau marin à Amsterdam d’après l’enregistrement du marégraphe ( corrigé de la subsidence et du rebond glacio-isostatique).

 

Il faut constater que cette succession d’évènements ressemble étonnamment à ce qui se passe actuellement. Pour l’Holocène, cette « seconde » transgression « forcée » par la « déglaciation » du Changement Climatique démarre vers 1850 avec la fin du Petit Age Glaciaire (Fig ;6). Jamais le stockage thermique dans l’océan n’a été aussi élevé. Il faut compter environ 1000 à 1500 ans pour que la chaleur de la masse océanique de l’Hémisphère Sud soit transférée vers le Nord via la circulation océanique. Le retrait actuel des glaciers n’a pas encore atteint celui d’un évènement Dansgaerd-Oeschger (DO) comme l’Optimum thermique du Moyen Age ou celui de l’époque romaine. Par contre, l’océan Pacifique sud et l’océan Indien sont très chauds, ce qui amène évidement une déglaciation dans les Andes ou en Himalaya. Ce schéma ne prend pas en compte les évènements DO forcés par une activité solaire anormale mais cyclique (3), évènements qui en plus peuvent se superposer sur cette tendance au réchauffement.

Pendant la période glaciaire, les évènements DO sont très marqués, le plus souvent associés à une reprise de la circulation thermohaline (18). Pendant l’Eémien, les évènements froids qui les séparent (évènements froids des carottes marines C27-C26-C25, Fig.4 & 5) sont assez marqués dans un contexte d’insolation nettement plus variable en amplitude (+ 30%) qu’à l’Holocène. A côté de ces évènements, les optima holocènes sont très modestes. Il faut noter que le réchauffement du GI25, il y a 116 ka, est accompagné d’un évènement chaud DO et d’une reprise de la circulation thermohaline alimentée par le maximum thermique de l’océan austral (voir flèche verte, Fig.1) (18,19). La remontée modeste du niveau marin digère actuellement la déglaciation encore modeste en cours, dans un contexte hémisphère nord censé se refroidir sous forçage orbital (Fig.1). Nous sommes également depuis le milieu du XIXieme siècle devant un évènement DO (21), similaire à celui du second réchauffement éémien. Les zones continentales comme la Mongolie attestent de ce refroidissement orbital marqué. Par contre, l’Himalaya reçoit de l’Océan Indien une mousson plus chaude et plus abondante : la mousson d’été regagne en latitude, de même que le verdissement partiel du Sud Sahara, encore incapable de remplir le lac Tchad.

Il est curieux de constater le quasi-parallélisme entre le niveau marin éémien (courbe brute sur datations effectives des récifs coralliens, altitudes réelles) et la courbe eustatique holocène actuellement reconnue (Fig.4). Apparemment les évènements DO ne génèrent pas de perturbations importantes du niveau marin. Il existe beaucoup d’autres courbes pour l’Eémien, nettement moins objectives, issues de modélisations basées sur les courbes isotopiques de l’oxygène 18. Les excursions anormales du δ18O des autres courbes du niveau marin sont surtout le résultat d’extensions de la banquise en relation avec l’activité solaire (9,10). La banquise a même disparu en Atlantique nord ente 14.8 et 14.6 cal ka BP, pendant le Bölling, l’évènement le plus chaud du Tardiglaciaire (16,22).

Le relèvement actuel du niveau marin reste dans la norme des DO holocènes vu l’amplitude du forçage orbital moins ample que celui de l’Eémien et n’excèdera probablement pas les 50 cm, comme le montre la jauge marégraphique d’Amsterdam (Fig.6). Le second réchauffement de l’Holocène va donc rester dans la moyenne des DO holocènes : au vu de l’évolution de l’insolation globale pour le prochain millénaire, nous avons droit apparemment à un répit proche du millénaire avant le prochain vrai refroidissement. L’hémisphère nord est plus chaud que le sud et réagit plus rapidement à un réchauffement issu de l’insolation directe en raison de sa plus forte continentalité par rapport à l’hémisphère Sud. Nous intervenons plus sur l’albédo terrestre de l’hémisphère nord via les défrichements, la perte de matière organique des sols, l’érosion des sols et le déficit d’infiltration des précipitations que ne le peut le 0,04% de CO2 face à un effet de serre contrôlé pour l’essentiel par la vapeur d’eau. Par contre, dans un contexte en refroidissement issu d’un forçage orbital naturel, le réchauffement de la dérive nord Atlantique via l’apport thermique de l’océan austral global a très certainement augmenté l’intensité des tempêtes depuis 6000 ans (Fig.4). Ceci s’est bien vu lors des tempêtes monstrueuses du Petit Age Glaciaire (surtout XVIIe et XVIIIe siècles). De plus ce réchauffement océanique les a fait remonter jusqu’en Arctique…pour disloquer la banquise comme pendant l’été 2004. C’est d’ailleurs ce qui détruit la flèche littorale récente (1000 AD) sur laquelle est construit le village de Shismareff (Nord de l’Alaska), destruction imputé à tort à la fonte du permafrost (12).

Ce réchauffement naturel en couplage avec un évènement Dansgaerd-Oeschger temporaire ne nous met pas non plus à l’abri d’un refroidissement géré directement par l’activité solaire. Le réchauffement actuel est bien une réalité, mais nous nous sommes trompé sur son mécanisme de forçage, finalement relativement simple. Nous ne sommes ni la veille d’un cataclysme thermique exacerbé par le CO2 ni à celle d’un refroidissement de rang glaciaire. L’humanité a de la chance : un petit réchauffement, tout comme le relèvement artificiel du taux de CO2 atmosphérique ne font pas de tort à l’agriculture pour nourrir des milliards d’êtres humains, surtout en période de mutation sociétale globale et robotisée. Les Islandais profitent de ses bienfaits, après le coup de froid réel de l’après-guerre et une famine passée sous silence dans les années soixantes.

Réferences

  1. Andersen, K.K., and NorthGRIP Members 2004. High Resolution Climate Record of the Northern Hemisphere reaching into the last Interglacial Period. Nature:doi:10.103/nature02805
  2. Berger A., 1997. Long-term variations in insolation and their effects on climate, the LLN experiments. Surveys Geophys. 18: 147-161.
  3. Bond, G. et al.. ,2001. Persistent solar influence on North Atlantic climate during the Holocene. Science 294, 2130–2136
  4. Björnsson, H. 2017. The Glacier of Iceland, Atlantis Press, Advances in Quaternary Sciences, 611 p.
  5. Broecker, W.S. & Denton, G.H., 1990 . The role of ocean-atmosphere reorganisation in glacial cycles. Sci. Rev. 9:305–341.
  6. Deschamps P., et al., 2012. Ice-sheet collapse and sea-level rise at the Bølling warming 14,600 years ago. Nature, 483, 559-564
  7. Govin, A. et al. 2012.Persistent influence of ice sheet melting on high northern latitude climate during the early Last Interglacial, Past, 8, 483-507, 10.5194/cp-8-483-2012
  8. Hanna, E., Jonsson, T., Box, J.E. 2006. Recent changes in Icelandic Climate. Weather 61:3–9.
  9. Hillaire-Marcel, C.A., de Vernal, A., 2008. Stable isotope clue to episodic sea ice formation in the glacial North Atlantica. Earth Planet.Sci. Lett.268, 43-150.
  10. Lee J.-E., Shen A., Fox-Kemper B., Ming Y.. 2017 Hemispheric sea ice distribution sets the glacial tempo. Res. Let. DOI: 10.1002/2016GL071307
  11. Lemieux-Dudon, B. et al., 2010. Consistent dating for Antarctic and Greenland ice cores. Quatern. Sci. Rev. 29, 8–20.
  12. Mason O.K., Jordan J;W., Lestak L., Manley W F, 2012 . Chapter 5/ Narratives of Shoreline Erosion and Protection at Shishmaref, Alaska: The Anecdotal and the Analytical In J. Andrew, G. Cooper, O.H. Pilkey (eds) Pitfalls of Shoreline Stabilization COASTALRL, volume 3, 73-92
  13. McManus, J.F., et al. 2002. Thermohaline circulation and prolonged interglacial warmth in the North Atlantic. Res. 58:17–21.
  14. Medina-Elizalde, M., 2013. A global compilation of coral sea-level benchmarks: Implications and new challenges. Earth Planet.Sc. Lett. 362, 310-318.
  15. Monnin, E. et al., 2001. Atmospheric CO2 concentrations over the last glacial termination. Science 291, 112–114
  16. Müller, J., Massé G., Stein R., Belt S.T. 2009 Variability of sea-ice conditions in the Fram Strait over the past 30,000 years Nat Geo Lett.. | DOI: 10.1038/NGEO665
  17. NGRIP members. 2004. Nature, 431, 147-151.
  18. Rasmussen, T.L., Thomsen, E., Moros, M. 2016. North Atlantic warming during Dansgaard-Oeschger events synchronous with Antarctic warming and out-of-phase with Greenland climate. Nature Sci. Rep., 6:20535, doi: 10.1038/srep20535.
  19. Rasmussen, T.L., Thomsen, E., Kuijpers, A., Wastegård, S. 2003. Late warming and early cooling of the sea surface in the Nordic seas during MIS 5e (Eemian Interglacial). Quatern. Sci. Rev. 22:809–821.
  20. Schulz, K.G.& Zeebe, R.E.2006. Pleistocene glacial terminations triggered by synchronous changes in Southern and Northern Hemisphere insolation: The insolation canon hypothesis. Earth Planet. Sci.Lett. 249 – 3 326-336 – https://doi.org/10.1016/j.epsl.2006.07.004
  21. Solanki, S. K; Usoskin, I.G.; Kromer, Bernd; Schüssler, Manfred; Beer, Jürg (2004), « Unusual activity of the Sun during recent decades compared to the previous 11,000 years », Nature 431: 1084–1087.
  22. Strannea C Jakobsson.M Björk G. 2014 Arctic Ocean perennial sea ice breakdown during the Early Holocene Insolation Maximum. . Sci. Rev. 92, 15, 123-132
  23. Van Vliet-Lanoë, B, et al, 2017. Eemian estuarine record forced by glacio-isostasy (S Iceland) – link with Greenland and deep sea records. J. Earth Sc. On line, 10.1139/cjes-2017-0126.
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46 réflexions au sujet de « Le réchauffement climatique actuel : une évolution thermique naturelle au forçage oublié »

  1. Coucou,

    Il semble que mme lanoe soit chercheuse , universitaire. S’agit il d’un résumé d’une etude qui a été publié dans une revue scientifique, d’une théorie en cours d’élaboration, ou que sais je encore.
    çà parait trop « simple » pour être vrai; le soleil qui chauffe, j’y crois pas. Pas assez d’equations différentielles et de modéles statistiques . il y a forcement un biais.; Mr bard va nous trouver de l’energie potentielle cachée au fond du tonneau.

    c’est sur

    Bonne soirée

    STéphane

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  2. Juste pour souligner un petit problème

    les événements DO n’existent pas et ne peuvent pas exister pendant les inter-glaciaires, le réchauffement actuel ne peut donc pas leur être attribué. D’autre part, que fait l’auteur des milliards de tonnes de CO² qu nous envoyons dans l’atmosphère et dont on connaît l’impact sur le climat ?

    En plus de ça elle semble ignorer la relation de Clausius-Clapeyron.

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      • Stéphane
        il s’agit d’une réflexion libre à partir des données disponibles publiées et de données de terrain. Un titilleur de méninges. Evidemment ce n’est plus à la mode, tout comme le libre-examen scientifique. Mais pour paraphraser quelqu’un ….. An inconveniant similarity !!!! La comparaison Eémien (GI25) et actuel présente beaucoup de similitudes, même si ce n’est pas un calque parfait. Mais au moins l’homme était rare à cette époque! Pas comme l’homo sapionce urbanis….. Quant à la tempétuosité du GI25, j’attend des datations ( c’est le plus difficile)… Mais on en a les traces sédimentaires avec également de la banquise à 48°N !!!!

        Quant aux stats, tout bon statisticien vous dira qu’on peut leurs faire dire ce qu’on veut… c’est ce que vous voulez??? Les modèles c’est encore pire, surtout si comme certains de mes collègues, on déforme les données pour les faire coller au modèle. Quant on cherche aussi comme E. B. à intimider les chercheurs mal pensants……God bless CO2!!

        Quand à Clausius Claperton….. le réchauffement: la chèvre ou le chou??? la poule ou l’oeuf???? Même si l’activité solaire n’engendre pas une augmentation importante de l’énergie directe , il y a suffisamment de forçages indirects pour augmenter la teneur en vapeur d’eau dans la basse stratrosphère…..Un vrai effet de serre…
        Quand aux DO…., pauvre Willy Dansgaerd ( c’est beau le jeunisme ambiant!) comme il s’agit d’un réchauffement océanique, on les voit beaucoup mieux en période glaciaire ( cf. Clausius Clapperton!!)

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  3. Si je comprends bien l’article : De part la position orbitale actuelle de la Terre, l’hémisphère nord, reçoit actuellement un minimum d’insolation comparé à ces 20000 dernières années (fig 1) mais cette situation de déficit radiatif est tout de même plus que compensée par les échanges de chaleur des courants océaniques venant de l’hémisphère sud intertropical, hémisphère sud très marîtime et conductif, ayant juste terminer de passer son maximum d’insolation interglaciaire (fig 1), ce qui créé cette situation de léger réchauffement que nous connaissons dans le Nord sous influence océanique.

    Si ces mécanismes climatiques principaux semblent dessiner une projection à moyen terme (1000 ans) relativement clémente pour l’hémisphère nord sous influence océanique, avec des élévations de températures et de niveaux marins modestes et surmontables (50 cm depuis la fin du petit Âge glacaire, fluctuation de températures dans la fourchette des derniers optimums médiévaux et romains), cette situation semble néanmoins assez instable dans le court terme car relativement imprévisible notamment du fait d’une activité solaire potentiellement anormale venant perturber temporairement ces 2 phénomènes compensatoires. Il faut donc creuser de ce côté là ou d’autres facteurs perturbateurs potentiels. A noter que lorsque les apports de chaleur des océans de l’hémisphère sud auront terminé de produires leurs effets décallés (dans 1500 ans environ), l’auteure envisage un refroidissement global au nord comme en période C24 de l’Eémien(fig 5), poussés par des bilans radiatifs relativement plus bas dans les 2 hémisphères (figure 1).

    Enfin, à noter que les dynamiques climatiques récentes de l’hémisphère nord dont les parties continentales sont plus froides (position orbitale terrestre) mais dont les parties océaniques sont plus chaudes occasionneraient un accroissement de l’intensité des tempêtes depuis 6000 ans du fait de différentiels thermiques exacerbés. Je ne sais pas trop ce qu’en disent les proxies car j’ai du mal à voir l’apport réel de la figure 4 sur ce point (il manque selon moi la tempétuosité sur toute la période GI25 de l’Eémien pour tenter une corrélation et une projection sur l’Holocène récent). Mais il semble en effet probable que la période GI25 augure bien globalement de ce vers quoi pourrait nous amener l’interglacaire récent. Intéressant en tous cas de trouver des proxies sur cette période GI25 de l’Eémien pour en savoir plus… En tous les cas, les signaux de la figure 1 poussent à chercher sur cette période, en effet.

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  4. Ceci n’est pas un commentaire, c’est un appel à compétence. Il se trouve que Jean Jouzel fera une conférence le 20 mars prochain à 20h30 au champ libre à Rennes. Cette conférence a pour titre : « mauvais temps pour le climat »
    J’essaierai bien entendu d’apporter la contradiction mais des voix plus compétentes que la mienne seraient certainement les bienvenues . Il ne faut pas laisser la pensée unique triompher.

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    • Sorry Phil et Stéphane
      mon époux est handicapé neurologique, et suis fort peu mobile.
      Un peu de philosophie de la recherche: si on ne trouve pas la réponse avec les données dont on dispose , on retourne le système comme une vieille chaussette pour voir si cela marche mieux dans l’autre sens. Un peu de provoc, cela fait repartir la recherche, mais en France, c’est très mal vu…. et surtout si on est une femme ( j’ ai déjà payé pour avoir cassées des idées et ouvert mes étudiants à l’esprit critique). A l’Acad, j’aimais bien Jean Dercourt, de loin le plus ouvert dans le monde académique français des Sc Terre
      Pour ce pamphlet, on retourne à la case départ et on analyse autrement. Et pas qu’en babassant sur un ordi ou une tablette.
      Le système terre est éminement instable et l’homme a peur du changement. Pourtant c’est grâce à l’aridification, il y a 3 ma d’années qu’il s’est mis debout et que son cerveau s’est développé. L’aridification annoncée par les modèles est un bug volontaire: toutes les données paléo montrent qu’un réchauffement augmente les précipitations (Clausius Clapperton).
      Il ne faut surtout pas oublier que nombre de chercheurs sur le Global Warming ont été tributaires des crédits NOAA (avant Trump) et le véhicule d’une pensée aussi intégriste que celle des fous de Dieu.
      Donc mentalement, il est grand temps de faire le nettoyage de printemps!!

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  5. Coucou,

    Merci pour ces précisions.
    Envisager le problème en utilisant les ka nous change des millisecondes de l’information instantanée et du buzz permanent.
    Quand les chercheurs font de l’apnée, c’est pas bon, En anaerobie, on manque d’oxygene.

    Pour moi, le college de france c’est le temple du savoir. ça ouvre des portes; apporte plus souvent de nouvelles questions que de certitudes, Mais j’avais été surpris de l’empressement de Mr BArd pour démontrer qu’il n’y avait pas de plateau de température , avec moulte explications incompréhensibles…

    le tableur a toujours raison !.

    Bonne journée

    Stéphane

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  6. Madame Lanoe
    Il semble que vous ayez quelques soucis avec l’orthographe des noms des scientifiques que vous citez, ceci dit ce n’est qu’un détail.
    Je ne sais pas si vous le savez mais le pendant interglaciaire des événements DO se nomme événement de Bond. Il faut ajouter que ces événements ne sont que régionaux et non planétaires et leur cycle (1500 ans) ne peut expliquer le réchauffement mondial actuel .

    Ce qui m’amène à vous poser cette question : Que faites vous de l’augmentation de l’effet de serre que nous constatons aujourd’hui ?

    ps je connais les rétroactions pas les forçages indirects… et E.B. que j’ai l’honneur de connaître est quelqu’un de très sympathique, maintenant qu’il ait la dent dure envers les climatosceptiques on peut le comprendre.

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    • « Que faites vous de l’augmentation de l’effet de serre que nous constatons aujourd’hui ? »

      Selon moi et en cohérence je crois avec cet article, les océans de l’hémisphère sud ayant tout juste reçu leur maximum d’insolation depuis la dernière déglaciation (figure1), ils vont continuer pendant des siècles à redistribuer cette chaleur accumulée, sous forme de vapeur d’eau, le plus puissant gaz à effet de serre. Un maximum d’insolation dans l’hémisphère nord, beaucoup moins maritime n’a pas le même potentiel de dégagement de vapeur d’eau, ni la même inertie thermique d’ailleurs.

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    • Monsieur Thésard.
      Il semble que vous ayez quelques soucis avec l’orthographe des notions de physique (vous écrivez « effet de serre » en lieu de place d’absorption IR), ceci dit ce n’est qu’un détail.

      Je ne sais pas si vous le savez mais le pendant de « l’effet de serre » est
      « l’ impetus  » , très utilisé au moyen âge, qui est heureusement remplacé désormais par la quantité de mouvement (produit de la masse par la vitesse) .
      Il faut ajouter que cette notion d’impétus , fort obscure et moyenâgeuse a freiné la compréhension des phénomènes mécaniques.
      Ce qui m’amène à vous poser cette question : Que faites-vous de l’augmentation de l’émission IR vers l’espace mesurée en haute atmosphère (OLR NOAA 1979-2016) que nous constatons aujourd’hui ?

      ps je connais les pressions ainsi que les forçages indirects… et les signataires de la pétition anti Allégre que j’ai l’honneur de ne pas connaître ne me semblent pas de très sympathiques,
      maintenant qu’Allègre ait la dent dure envers les climatocrédules on peut le comprendre.

      rpf

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    • On dirait un géographe. Chacun y va de sa nomenclature et se gargarise avec son vocabulaire. Cela n’a aucun intérêt Monsieur le thésard. Les DO ou les Bond n’ont pas une régularité d’horloge, tout comme les « cycles » solaires. L’effet de serre est un terme impropre. l' »effet de serre » H2O est actif (diffusion IR vers la stratosphère, avec un apport supplémentaire par la convection thermique en zone intertropicale qui remonte jusque dans la basse stratosphère). « l’effet de serre CO2  » au Paléozoïque aussi , vu les concentrations. Le gaz trace CO2 actuel ne peut pas avoir l’impact que vous lui attribuez et surtout réchauffer les basses couches de la troposphère (second principe de la thermodynamique). Il favorise tout au plus ( et heureusement) la production végétale. Pour expliquer les températures douces que nous avons, vous feriez bien de faire un petit tour en maillot de bain du côté de l’AMO , de l’AMOC…, et du chaos…..avant de prédire l’enfer!! Tout le monde sait que le Global Warming est un God punishment! C’est vrai, c’est dans la télé!

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      • Madame Lanoe

        vous dites : « Le gaz trace CO2 actuel ne peut pas avoir l’impact que vous lui attribuez et surtout réchauffer les basses couches de la troposphère (second principe de la thermodynamique) »

        J’aimerais que vous m’expliquiez en quoi ce que vous dites est correct, moi j’y vois une incompréhension totale du phénomène nommé effet de serre notamment en ce qui concerne le second principe.

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      • « Le gaz trace CO2 actuel ne peut pas avoir l’impact que vous lui attribuez et surtout réchauffer les basses couches de la troposphère (second principe de la thermodynamique). »

        Bonjour Madame.

        Autant j’approuve vos efforts pour montrer la complexité du climat, sa variabilité, et, à contrario, l’état infantile des thèses qui mettent tout sur le CO2, autant je regrette que vous réfutiez que le CO2 ait un effet en utilisant un argument idiot. La théorie qui est à la base des calculs ne transgresse en rien les principes de la thermodynamique. Par contre, le résultat final des calculs, du fait de la complexité du climat, est hautement spéculatif. En outre, faire des prévisions, compte tenu des variation naturelles, que nous ne savons pas modéliser, est une escroquerie intellectuelle.

        Votre réflexion sur le 2ème principe affaiblit grandement la pertinence de votre intervention, même si cela n’a rien à voir. Fates attention à cela.

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      • Madame Lanoe,

        Ne tenez pas grand compte des commentaires négatifs, ils importent peu puisque ils sont publiés sous-pseudo. Si un pseudo se trompe, cela importe peu pour lui car il est protégé par son anonymat. Par contre, s’ils réussissent leur attaque sur quelqu’un d’identifié, ils gagnent. Les comptes sous pseudo qui attaquent des personnes identifiées dans les commentaires d’article sont lâches en fait.

        Merci pour cet article passionnant, écrit en votre nom. A bientôt sur ce blog j’espère.

        Cédric Moro

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      • Madame Lanoe,
        Comme parfaitement résumé par Le Roi Louis, il est absolument vain d’attaquer la théorie dominante actuelle par l’intermédiaire d’un Principe fondamental de Physique. Comment peut on imaginer que la trés grande majorité des physiciens de l’atmosphére se fourvoient dans la compréhension de ce Principe thermodynamique de base? C’est vain et contre productif
        Il y a bien d’autres éléments , comme rappelé trés justement par Le Roi Louis, pour « challenger » cette théorie .

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  7. Je suis d’accord avec Louis Roi et le remercie pour son intervention. Je ne suis que géologue de terrain et de labo; et le fait d’entraîner le débat sur l’effet de serre sort de mes compétences, et de la raison de ce papier. Je laisse donc aux vrais thermodynamiciens le pouvoir de répondre à ceux qui récitent leur brévière.
    Il ne faut surtout pas oublier que l’homme intervient aussi de manière négative sur la température en modifiant considérablement l’albédo terrestre via ses pratiques agricoles, forestières et hydrauliques, il augmente l’efficacité du puit CO2 océanique en le fertilisant par l’augmentation des apports continentaux (bien qu’ un peu ralenti par la construction des barrages).

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    • Madame Lanoe

      vous dites :  » il augmente l’efficacité du puit CO2 océanique en le fertilisant par l’augmentation des apports continentaux »

      Ca ne nous dit toujours pas pourquoi l’augmentation du taux de CO² atmosphérique n’a pas d’impact sur le réchauffement actuel or j’aimerai beaucoup que vous m’expliquiez pourquoi.

      Il semblerait que lorsqu’une question vous gêne, vous la planquez sous le tapis.

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      • la question serait plutôt ; pourquoi n’y aurait il que le CO2 ( de concentration minime) qui soit considéré comme le régulateur principal du climat ? Pour pouvoir accuser l’action de l’homme ?

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      • @Thésard : Quand vous pinaillez sur les D-O que vous auriez voulu que l’article appelât Bond, vous êtes dans le thème. En revanche, quand vous orientez la discussion sur le lien CO2/température, vous faites du hors-sujet, ce que votre serviteur, ci-devant tenancier du blog, aime bien qu’on évite. Surtout dans le fil d’un article comme celui-là, qui offre largement assez de sujets de conversation.

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      • Cher président bonjour,
        je profite de ce blog à nouveau pour signaler la conférence de Jean Jouzel à Rennes le 20 mars à 20h30 au champ libre qui abordera certainement tous ces sujets.
        J’y serai présent pour apporter la contradiction mais mes connaissances ne suffiront peut-être pas. Je lance un appel à tout ceux qui pourraient se déplacer …

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    • Madame,
      le fait que vous soyez géologue (et de terrain qui plus est), irait plutôt à l’encontre d’une perception « positive » ou seulement attentive de la part des « chevaliers de la vrai Foi (climatique) ».
      En effet, vous êtes alors, à priori, en accord avec M Claude Allègre, au passage sans doute le scientifique vivant le plus « titré » et le plus récompensé au niveau international, avec M Vincent Courtillot, qui n’est « que » membre de l’Académie des Sciences, et autres (potentiels) « négateurs »…
      Il est vrai que les géologues travaillent sur le temps (très) long, mais sans doute trop long pour les « vrais » (?) climatologues qui nous assènent pourtant, quand ça les arrange, qu’il ne faut pas confondre météo et climat.
      Circonstance aggravante, vous récoltez plein de « proxies » qui ne sont pas ceux de Michael Mann, le sémillant joueur de hockey..
      Bref vous faites de la Science… quelle honte ! 🙂

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  8. Roi Louis

    vous dites :  » Par contre, le résultat final des calculs, du fait de la complexité du climat, est hautement spéculatif. En outre, faire des prévisions, compte tenu des variation naturelles, que nous ne savons pas modéliser, est une escroquerie intellectuelle.  »

    Pourriez vous développer je vous prie ?

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  9. Monsieur Rittaud ,

    Désolé mais en parlant du CO² je suis parfaitement dans le thème, madame Lanoe soutient par son article que l’augmentation du taux de CO² atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement actuellement constaté et que ce serait un hypothétique événement local (peu importe comment on le nomme) or les faits démontrent le contraire.

    Maintenant si c’est un moyen pour éviter les questions qui gênent je peux vous comprendre

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  10. phil

    Il n’existe que trois sortes de forçages pouvant provoquer un réchauffement ou un refroidissement, l’activité solaire, le taux de GES atmosphérique (rappelons que la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère étant contrainte par la température de cette dernière elle n’agit que comme rétroaction) enfin le volcanisme. il n’en n’existe pas d’autres. A l’échelle de temps qui nous occupe le forçage solaire est insignifiant par rapport aux deux autres et comme le volcanisme est un forçage négatif (il refroidit) il n’en reste plus qu’un…

    Aimé par 1 personne

    • Coucou,

      Le volcanisme, la techtonique des plaques ça refroidit l’atmosphere? , la gravitation, çà refroidit la terre ?

      je ne comprends pas

      Bonne journée

      Stéphane

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    • Eh, Phil et thésard , la méthode Coué, ça suffit. Vous n’aurez pas votre bac avec de telles affirmations.
      Milankovitch vous connaissez? Le transport de chaleur par le Gulf Stream aussi?? Quant aux volcans, ils ne crachent pas que des cendres et du SO2……..De tous les forçages, c’est l’orbital (solaire) qui est prépondérant. Quant à évacuer la vapeur d’eau des gaz à effets de serre (c’est le principal), c’est jouer à l’autruche et du pinaillage. A moins que vous ne préfèreriez vivre en tenue de survie… sur une planète blanche……

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      • Choulette

        Vous dites : » Milankovitch vous connaissez? ».

        Bien sur mais les échelles de temps ne sont pas comparables : Dizaines de milliers d’années contre quelques décennies. les cycles de Milanko ne sont pour rien dans le réchauffement actuel dont on connaît la cause jusqu’à preuve du contraire.

        les rejets de CO² volcaniques c’est peanuts comparés au nôtres.

        Personne n’évacue la vapeur d’eau mais elle ne peut pas être à l’origine d’un forçage les lois de la physique le lui interdisent.

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      • « Bien sur mais les échelles de temps ne sont pas comparables : Dizaines de milliers d’années contre quelques décennies. les cycles de Milanko ne sont pour rien dans le réchauffement actuel dont on connaît la cause jusqu’à preuve du contraire.  »

        Si vous travailliez à l’échelle de l’Holocene, vous verriez que le forçage orbital intervient à plus basse échelle, 2-3 ka et moins si on fait intervenir la THC .C’est l’échelle qui manque dans vos modèles….
        …………………………………………….
        « les rejets de CO² volcaniques c’est peanuts comparés au nôtres. »

        Je ne parlais du CO2 mais la composante principale : les vapeurs « juvéniles »volcaniques Que dire de celle formée à la tropopause par combinaison des protons solaires avec l’oxygène dissocié ???? Ca c’est du forçage naturel
        Que dire de la vapeur d’eau issue de la combustion des hydrocarbures… 2 à quelques dizaines de molécules d’H2O pour chaque CO2 anthropogénique….Ca c’est du forçage anthropogénique direct. Je ne parle même pas de l’indirect (barrage , irrigation, déforestation)
        ………………………………………….
        « Personne n’évacue la vapeur d’eau mais elle ne peut pas être à l’origine d’un forçage les lois de la physique le lui interdisent. »

        Lesquelles ??? Ce ne serait pas votre version de choses qui en interdisent l’usage ???Dans la majorité des régions du monde sauf dans la bande intertropicale, la basse troposphère est en sous-saturation… sinon vous ne pourriez pas faire sècher vos chaussettes. Donc la teneur en vapeur d’eau intervient bien en tant que GES. La part du CO2 anthropique est de 100 ppm, soit un forçage radiatif de 1,66 W/m², ce qui est faible devant le forçage de la vapeur d’eau qui est de 75 W/m².

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  11. Choulette
    vous dites ;  » Si vous travailliez à l’échelle de l’Holocene, vous verriez que le forçage orbital intervient à plus basse échelle, 2-3 ka et moins si on fait intervenir la THC .C’est l’échelle qui manque dans vos modèles… »

    Veuillez sourcer svp… Et 2-3 ka ce n’est pas 50, 60 ou 100 ans.

    Vous dites :  » Donc la teneur en vapeur d’eau intervient bien en tant que GES »

    On le sait mais ce ne peut pas être un forçage pour deux raisons la vapeur d’eau est condensable (celle produite par les des hydrocarbure également d’où les contrails) donc son tgemps de résidence dans l’atmosphère est trop court pour avoir un impact au delà de quelques jours et encore une fois sa quantité est contrainte par la température de l’atmosphère ce qui fait qu’il ne peut y avoir augmentation de la quantité de vapeur d’eau s’il n’y a pas d’abord augmentation des températures. L’augmentation de l’effet de serre se fait surtout sentir en altitude là où la vapeur d’eau se fait rare et où le CO² devient prépondérant.

    Lisez Dufresne c’est un excellent spécialiste de la question.

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    • Dufresne est un spécialiste de la modélisation du climat avec pour axe central en effet le rôle du CO2. Cependant la réalité, les faits ,démentent actuellement ces modèles dont on voit qu’ils s’écartent tout à fait de l’évolution de la température . Celle-ci est nettement des corrélés de l’augmentation du CO2 qui suit une courbe exponentielle alors que la température a une augmentation tout à fait modérée depuis une vingtaine d’années . Alors, le doute ne vous effleure-t-il pas ?

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      • Phil

        Voyons, avant de critiquer les modèles, il faut savoir comment ils fonctionnent, ce qu’on cherche, comment ils sont faits, quelles sont leurs limites et savoir interpréter les résultats. Pour le moment les modèles collent parfaitement.
        Vous dites que l’augmentation du CO² est décorrélée de l’augmentation des températures, c’est faux, vous oubliez de prendre en compte à la fois la variabilité interne du climat et l’inertie de ce dernier (les océans joue un grand rôle dans cette inertie). Quand à la prétendue augmentation modérée depuis 20 ans cet argument est démonté depuis belle lurette et 2015,2016 et 2017 sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées malgré un soleil en petite forme… et je prend le pari que 2018 et 2019 seront encore plus chaude que 1998 el Niño ou pas… Après la question ne se posera plus, le signal anthropique sera suffisamment puissant pour émerger de la variabilité naturelle.

        ps les températures actuelles sont probablement les plus chaudes que la terre ait connu depuis 120000 ans soit le début de la dernière glaciation.

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      • Bon , si vous y croyez ne tenez pas compte des faits , je crois que nous n’avons plus rien à nous dire

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      • @ Thésard
        Vous dites : « ps les températures actuelles sont probablement les plus chaudes que la terre ait connu depuis 120000 ans soit le début de la dernière glaciation. »

        C’est sûr que les températures actuelles sont plus chaudes que celles de la dernière ère glaciaire…puisque nous sommes depuis 12000 ans dans une interglaciaire (l’holocène). 🙂
        Mais il n’y a pas de doute qu’elles ne sont pas les plus élevées de l’holocène, cf. carottages glaciaires northGrip au Groenland. Il a fait plus chaud à plusieurs reprises, on a par exemple identifié dans les Alpes des traces d’habitat à 2000-2500m d’altitude datant du néolithique (aujourd’hui à l’exception de quelques stations de ski, l’habitat permanent ne dépasse pas 1800-2000m d’altitude et reste très majoritairement situé à moins de 1800m), le massif des Ecrins dans les Alpes du sud était dénué de glaciers à l’époque romaine. On est peut-être même pas revenu au niveau de l’optimum climatique médiéval (et ses vignes dans le nord de la France).
        Je m’en tiens là, votre discours est caractéristique des scientifiques affiliés à l’église de carbo-climatologie assistée par ordinateurs, qui s’imaginent présomptueusement avoir réussi à transcrire correctement dans leurs machines numériques le fonctionnement chaotique d’un système aussi complexe que la machine climatique terrestre, alors qu’ils ne connaissent même pas précisément tous les facteurs de variations climatiques naturelles.

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      • Il est instructif de comparer les émissions de CO2, uniquement « humaines », avec la concentration dans l’atmosphère donc y compris le CO2 d’origine naturelle..
        On trouve relativement facilement des graphiques allant de 1850 à nos jours ( 2015).
        D’un côté +1600% de Megatonnes émises « par l’Homme », de l’autre +35% de concentration.en ppm.
        Certes, on parle d’un côté de flux et de l’autre de stocks… mais justement, on s’aperçoit que les « puits de carbone » fonctionnent encore !
        Pour la corrélation concentration de CO2 / températures, selon que l’on prenne les relevés uniquement terrestres, de plus longue durée mais très inhomogènes, ou ceux par satellite, une quarantaine d’années et un peu plus significatifs quoique non exempts de défauts, on arrive au « gag du clignotant », savoir « ça marche, ça marche pas », selon des périodes quasi régulières de 30 ans.
        Les différences de corrélations entre les deux sources de relevés de T° existent mais vont globalement dans le même sens.

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    • Superbe modèle mais statique stratifié…. dont simplifié ( comme tous les modèles). Qui ne tient pas compte de Coriolis et de la convection pour l’atmosphère ni du flux thermique continu mais à vitesse variable depuis…. l’Eocène (40 Ma) de la circulation thermohaline. Et c’est cette dernière que Mme Lanoë mets en cause!!
      Aller faire un petit tour sur Earth for the null (https://earth.nullschool.net/), vous qui aimez les modèles, et vous verrez que la dépression actuelle est sous contrôle de la tropopause ( modèle « jour d’après » avant hier!!) et encadrée par les jets.
      Pas de couches dans la troposphère. Des gradients et des irrégularités.

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      • Leroux ?

        Leroux n’était qu’un petit géographe sans compétences en physique de l’atmosphère. D’autre part la notion de température globale n’est pas tant un paradoxe que ça. D’ailleurs on ne travaille pas sur la température globale mais sur des écarts par rapport à une moyenne.

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