Climathon, janvier 2018 : honneur à la science

par le jury du Climathon.

Après les énormes chocs dont la fin 2017 a été le témoin, il fallait s’attendre à un passage à vide de la part des compétiteurs. Ça n’a pas manqué : la fatigue accumulée de ces derniers mois s’est faite sentir, au point de provoquer plusieurs sorties de piste, dont l’une particulièrement inattendue de la part de l’un de nos concurrents les plus chevronnés. La submersion généralisée de l’Île-de-France aura certes été l’occasion de belles envolées, à qui a toutefois manqué le grain de folie nécessaire pour l’emporter.

Finalement, en fait de propagande climatique ce mois de janvier aura été l’occasion d’une belle revanche de tous ces humbles artisans qui, dans l’ombre, tâchent à leur niveau de modeler les consciences pour l’avènement de l’homme nouveau écoconscient  adorateur de Gaïa. C’est à l’un de ces héros du quotidien trop peu honoré par la reconnaissance collective que revient le titre du mois. Jusque-là cantonné aux seconds rôles, cet emblème de la Science Climatologique Française entre ainsi enfin en pleine lumière pour cette nouvelle année. Accrochez-vous : vous êtes dans le Climathon.

Hervé le Treut, ci-devant membre de l’Académie des Sciences, est notre vainqueur de janvier. Ce brave parmi les braves, compétiteur discret et dévoué à la cause, n’avait jusque là qu’une seule victoire au compteur (semaine 37 du Climathon 2015), obtenue en se faisant le docile équipier du journaliste Yann Verdo. Cette victoire partagée jointe aux quelques accessits glanés ici et là en 2015 (semaines 22 et 28) ne rendait toutefois que trop peu justice aux mérites de ce scientifique au style si particulier. Son bel accessit obtenu lors du très disputé mois de décembre 2017 lui a sans doute donné des ailes, qu’il a su déployer d’une façon magistrale lors d’une interview sur France Culture dans le journal de 8h de Clara Lecoq Réale du 19 janvier 2018. Vers 13’55, après avoir parlé de la tempête en Europe du Nord, il commence par utiliser habilement l’intervieweuse comme préposée aux basses œuvres, en lui laissant dire :

Alors on ne sait pas si cette nouvelle tempête est le fruit du réchauffement climatique, ces données-là le sont en tout cas : 2015, 2016 et 2017 sont les années les plus chaudes jamais enregistrées sur terre selon les météorologues de l’ONU […]. Et cela devrait continuer selon le climatologue Hervé Le Treut.

Un bien beau mensonge par omission dont nos médias ont le secret. On n’allait quand même pas rappeler que la Terre vient de connaître un épisode El Niño aussi fort que parfaitement naturel, qui a ponctuellement réchauffé la planète en 2015 et 2016, avec l’année 2017 comme queue de la comète. On allait encore moins signaler que, hormis cet événement ponctuel sans signification climatique particulière, la température globale de la Terre est pour ainsi dire stable depuis au moins une quinzaine d’années. En revanche, s’il se confirme que nous entrons actuellement dans un épisode La Niña (inverse d’El Niño, et à l’effet refroidissant), le jury du Climathon compte sur Hervé Le Treut pour faire savoir à la journaliste qu’il ne s’agira que d’un événement ponctuel, que « la météo n’est pas le climat », et d’ailleurs que même le froid est en fait une preuve du chaud.

Après cet excellent placement offert par son équipière du jour, Hervé Le Treut a lancé le sprint parfait, dans sa manière si étonnante et déjà notée par le passé qui consiste à tâcher de lier par la logique les propositions les plus hasardeuses, voire les plus contradictoires.

Pendant la période quaternaire en fait, on a constamment évolué entre des situations chaudes et des situations froides. La situation actuelle est une situation chaude, c’est pas la plus chaude, il y a 120 00 ans par exemple on avait un climat un peu plus chaud d’environ 2 degrés par rapport à maintenant. Mais c’est quand même une situation qui est suffisamment chaude pour que les records qu’on va battre finalement nous ramènent à des situations qu’on a pas connu depuis très longtemps, éventuellement depuis plusieurs millions d’années. Alors on n’y est pas encore tout à fait, mais par rapport aux dix mille dernières années, par rapport même aux cent mille dernières années, on commence à être aujourd’hui à des niveau de températures qui sont sans équivalent.

Dans la novlangue climatomancienne, « il faisait 2 degrés de plus il y a 120 000 ans » se dit donc « on est aujourd’hui à des niveaux sans équivalents depuis 100 000 ans« . On ne manquera pas aussi d’applaudir comme il convient notre Ministre de la Vérité dont la boule de cristal sait prophétiser des records à l’échelle de millions d’années. La science est tellement settled qu’il serait bien évidemment inutile (pour ne pas dire indécent) de poser la question des barres d’erreurs des reconstitutions de la température globale du XXVIIe millénaire avant notre ère, ni de demander de combien de dixièmes de degrés le début du LXXVIe siècle avant notre ère était plus chaud (ou plus froid) que la fin. C’est sans équivalent, on vous dit.

Les accessits

La science était décidément à l’honneur sur France Culture en janvier. Le 21 à 16h, l’émission « De cause à effets » d’Aurélie Luneau sur l’environnement était sobrement intitulée « Mille milliards pour le climat », avec pour invités Jean Jouzel et Pierre Larrouturou pour la promotion de leur livre (une promotion pourtant déjà largement assurée par la splendide victoire de Jean Jouzel en novembre, suivie par la consécration de son élection au titre de champion d’automne 2017-2018). Parmi quelques perles, nous avons notamment eu droit à ceci :

On est dans une crise culturelle je crois, on est dans une crise anthropologique. On nous a appris à l’école qu’on était des homo sapiens sapiens, la branche la plus évoluée de la création. Mais on se demande si on n’est pas des débilus débilus.

Le jury du Climathon gardera pour lui ses hypothèses sur l’identité desdits « on ».

Fidèle au poste, le Journalderéférence n’a pas manqué la sortie du livre de Tim Flach, Endangered, sur le sujet éminemment porteur des animaux menacés d’extinction. À l’occasion d’un portfolio dégoulinant des bons sentiments de rigueur, il nous est rappelé que « ces animaux terriblement expressifs sont sous le coup de nombreuses menaces, telles que la destruction de l’habitat, le braconnage, la pollution ou le changement climatique ». Malgré ce bon départ qui semblait ouvrir toute grande la voie à l’un de ces accessits que les pages « Planète » enfilent comme des perles depuis les débuts du Climathon, le journal a ensuite tristement dérapé. La photo ci-dessous, extraite du livre, avait pourtant tout pour susciter les productions lacrymales réglementaires :

oursTimFlach.png

Le paisible animal n’était-il pas menacé par la fonte manifeste de la banquise à quelques pas de lui ? Or plutôt que de sauter sur l’occasion, le Journalderéférence a sombré dans la description sèche et froide d’une réalité même pas augmentée : «  un ours polaire lové dans la neige ». Disons-le, le blâme n’était pas loin. Il s’est heureusement trouvé Télérama pour sauver l’honneur (n°3549, 17/01/2018), par la plume de Luc Desbenoit qui nous a livré toute la dimension tragique de la scène :

Signée par le Britannique Tim Flach, cette scène où un ours polaire est lové dans un trou de neige de l’Arctique évoque un SDF épuisé, pouvant enfin s’abandonner au sommeil dans la lumière du petit matin. Prise d’hélicoptère, la vue révèle une nature étriquée qui a perdu de sa splendeur, avec ces morceaux de banquise disloquée par le dérèglement climatique sans qu’il soit besoin de légende pour comprendre la situation désespérée de l’animal […] cet ours réduit à la clochardisation.

On avait failli attendre.

Incendies en Corse : silence, ça pousse !

Grosse émotion à France 3 qui voit, ô immense surprise, le signe de l’infâme réchauffement climatique à l’œuvre dans les incendies en Corse. La chaîne en profite pour sonner le tocsin : étouffée d’indignation, elle se fait Mao Tse Toung pour prôner une « révolution culturelle face au réchauffement climatique ». Le télespectateur a effectivement été servi. Qu’est-ce qui transforme un « paysage familier et intime en menace absolue, sans répit » ? Le gaz satanique, bien sûr, qui « booste la croissance des maquis et des forêts ». Cette action diabolique a pour effet malfaisant de couvrir la terre corse de toujours plus de « phytomasse ». Rien qu’au nom on comprend qu’il s’agit de quelque chose de très grave. France 3 n’hésite pas à nous signaler la chose comme représentant une « source de danger qui devient énorme ».

C’est le moment ici d’un petit complément scientifique dont le lecteur peu habitué au vocabulaire technique voudra bien nous pardonner le caractère quelque peu rebutant. La phytomasse, aussi connu sous son nom vernaculaire de « végétation« , est une matière inflammable concernée au premier chef par les incendies de forêt. Grosse consommatrice de gaz satanique (qui s’en étonnera ?) par le biais d’un processus peu connu de la climatomancie contemporaine (la photosynthèse), cette matière se développe en taches vertes caractéristiques dont il importe de juguler l’expansion, faute de quoi les risques de la voir entrer en combustion augmentent en proportion. Inutile de dire que le déploiement de cette inquiétante matière verte est favorisée par la présence accrue de céhodeux, gaz dont la liste infinie des méfaits inclut l’accroissement terrifiant de la biosphère végétale. Cette image tirée d’analyses satellitaires récentes montre sans équivoque le dramatique verdissement de notre planète qui se déroule depuis une trentaine d’années.

Verdissement

La cli-fi : « des histoires plutôt que des courbes »

Les manifestations artistiques qui visent à rééduquer les foules récalcitrantes jouissent d’une estime particulière parmi les membres du jury les plus cultivés. Jouant intelligement de cette carte, Sud-Ouest décroche un brillant accessit par sa mise à l’honneur d’un genre littéraire nouveau, aussi majeur qu’ignoré : la « fiction climatique » (cli-fi). Nulle question de style, bien sûr, tout l’enjeu de la cli-fi résidant dans son efficacité à « éveiller les consciences aux dangers climatiques ». La mobilisation se fait à grands renforts de « récits post-apocalyptiques où des personnages évoluent dans un monde ravagé par les effets du changement climatique ». Si ces chefs d’œuvre réalistes demeurent injustement cantonnés à un marché de niche en France, ce n’est nullement dû à une qualité insuffisante, mais à un « certain élitisme littéraire » qui ne doit toutefois pas nous étonner : la France, pays de collabos, n’est pas à la hauteur d’un art qui se destine à « faire œuvre de résistance ».

Consolons-nous avec cette « présence grandissante de la question climatique dans toutes formes d’art« , car « en peuplant désormais les imaginaires, elle devient de plus en plus difficile à ignorer. » C’est vrai qu’on parle vraiment trop peu du réchauffement climatique, vous ne trouvez pas ?

Le drame du père Noël

Tous les dimanches, Arte Journal consacre la fin de son édition du soir à l’actualité dans un pays européen. Le 14 janvier, c’est la Finlande qui était à l’honneur, avec un reportage lancé dans l’angoisse :

L’hiver est exceptionnellement doux en Finlande cette année, surtout dans le sud, là où se trouve la capitale Helsinki. Beaucoup de pluie, presque pas de neige : une tendance qui se confirme et qui inquiète les habitants du pays du Père Noël. Des fêtes sans neige, c’était encore inconcevable il y a quelques années. Reportage Fanny Lepine et Elsa Kleinschmager.

Grave problème, donc, à côté duquel la guerre en Syrie ou le sida en Afrique ne méritent pas plus qu’un entrefilet dans la presse locale : il n’y a pas de neige dans la capitale du pays du Père Noël. Le reportage a bien raison de se désoler :

Vous le voyez autour de moi la mer Baltique n’est pas gelée et on aperçoit là-bas au fond des brise-glace qui sont stationnés à quai dans le port d’Helsinki et d’habitude à cette période de l’année, les brise-glace, ils sont en mer.

La preuve en image (attention, ce qui suit est susceptible de heurter les âmes sensibles) :

BrisesGlaces

Les brise-glace tout tristes d’être à quai. Ils préféreraient tellement batifoler au milieu d’une mer congelée sur dix mètres d’épaisseur en consommant tout le mazout du pays.

Et puis il n’y a presque pas de neige cette année et ça c’est un véritable crève-cœur pour les Finlandais. Nous sommes donc allées voir à la station météo d’Helsinki ce que disaient les derniers relevés de température.

La réponse de l’expert de la station météo est sans appel : « Vous avez ici la température moyenne depuis 1847 et on voit que la moyenne a augmenté de plus de 2 degrés, presque 2,5. Le réchauffement climatique est deux fois plus rapide en Finlande qu’ailleurs ». Comme d’habitude, donc, nous avons affaire ici à l’immarcescible « ici, ça va plus vite qu’en moyenne ». Voici la Courbe Qui Dit Tout :

CourbeFinlande

Les enquêtrices de choc d’Arte ont sûrement posé la question de la raison de l’augmentation de la température jusqu’en 1940 et de la stagnation jusqu’en 1980, mais cette discussion a dû être coupée au montage, car il n’en restait rien lors de la diffusion.

La suite reprenait un sujet d’une télévision finlandaise (Yle) montrant de méchants Finlandais n’ayant aucune envie de changer leurs habitudes de consommation, puis se terminait avec l’interview d’un « écrivain de science-fiction et militant écologiste » (l’humour involontaire de ce rapprochement a fait forte impression sur le Jury), qui lui aussi a effectué une sortie de piste tout à fait fâcheuse :

La Finlande est un pays très froid, un pays arctique ; il n’y a pas une seule personne ici qui ne se dit pas inconsciemment que ce ne serait pas mal qu’à l’avenir il fasse un peu plus chaud en Finlande.

Si on ne peut même plus compter sur les écologistes nordiques pour défendre la Cause…

Hausse des mariages précoces

Mieux encore que l’art climatologique, l’abjecte instrumentalisation de la misère des enfants sait faire vibrer le cœur du jury. TV5 Monde ajoute à la liste pourtant déjà longue des conséquences désastreuses du réchauffement climatique la hausse spectaculaire du nombre de mariages précoces en Afrique et en Asie. C’est ainsi qu’on peut apprendre que « pour de plus en plus de filles, la manifestation la plus palpable du réchauffement climatique est le bébé qu’elles tiennent dans leur bras ». Un propos qui se suffit à lui-même et vaut à ses auteurs un accessit bien mérité.

Un blâme

La vérité sort de la bouche des enfants : s’agissant de la Peur Majuscule, cette devise aurait dû mettre la puce à l’oreille de France Culture qui, le 10 janvier, n’a pu éviter le crash. Le « choix de la rédaction » de Catherine Duthu pour le journal de 7h30 était consacré aux métiers du futur et à un jeu organisé  par l‘ONISEP Occitanie, l’Office national d’information sur les enseignements et les professions. Les écoliers devaient imaginer les métiers de l’an 2038, en respectant quelques critères politiquement corrects de bon aloi tels que l’harmonie avec la nature et l’égalité filles-garçons. Dans une classe de cinquième du collège Albert Camus de Villemur-sur-Tarn, Enzo a pour sa part réfléchi au profil d’un spécialiste en cybercriminalité, pour lequel il a rédigé la fiche de poste, avec qualités requises, formation nécessaire et salaire. Enzo :  « La mission principale est de définir et mettre en œuvre les actions nécessaires à la protection des données des sites contre les actions ou opérations frauduleuses. » Question d’une journaliste : « Et alors l’écologie là-dedans, le réchauffement climatique tout ça, comment tu arrives à l’introduire ? »

Soyons clairs : le Jury n’a aucun doute sur le caractère sincère de la question, qui ne visait sans nul doute qu’à obtenir un accessit, voire à en faire obtenir un à l’interviewé. En l’occurrence toutefois, le virage était trop serré, et ce qui devait arriver arriva. Enzo :  « Ben, en fait, je l’introduis pas ! » Par cette réplique proprement scandaleuse, Enzo s’est attiré les foudres du Jury, qui prononce un blâme à son encontre. Le Jury enjoint par ailleurs aux reporters de France Culture de mieux préparer à l’avenir leur travail de propagande, pour éviter que de tels issues contraires à la bonne moralité climatique n’en viennent à semer le trouble chez ses auditeurs.

16 réflexions au sujet de « Climathon, janvier 2018 : honneur à la science »

  1. Une suggestion d’accessit pour la prochaine fois : EDF avec sa pub qui nous vante la « transition climatique » (sic), et qui se flatte d’injecter dans le réseau l’électricité produite par les ENRi, qui comme chacun sait sont régulières et ne f*** pas du tout le bazar dans le réseau, certes géré par RTE, pas par EDF, bien fait !
    Autre chose, mais c’est devenu tellement banal : on ne dit plus « météo », mais « dérèglements climatiques », pour une fois c’est plus long et compliqué à dire (bien fait !).

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  2. Le lien sur le site de fRance3 et l’article sur la « phytomasse » corse en feu (j’ai appris un mot de vocabulaire aujourd’hui) est amusant parce-que l’article date du 8 janvier dernier, mais il y a coté l’aperçu des articles d’aujourd’hui sur la neige qui vient de tomber jusque sur les plages d’Ajaccio, ce qui ne s’est pas vu depuis 1986 nous dit-on. Trente deux ans de réchauffement à un rythme jamais vu n’ont toujours pas réussi à éradiquer à jamais la neige de ce lieu plus connu pour ses palmiers. Allez Hervé, encore un petit effort quoi.

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  3. Dans sa forme, la réponse d’Enzo en rappellerait une fort célèbre : celle sous forme de boutade de Laplace reléguant l’intervention de Dieu à une hypothèse dont il n’avait pas eu besoin.
    ___________
    Une correction ?
    Paragraphe : Les accessits
    homo hapiens sapiens —> homo sapiens sapiens

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  4. Dans les vieux films policiers, les méchants avaient un passe-montagne.

    Et maintenant? Je n’en vois plus.

    Ou bien ils se sont dit que question mode c’est affreux et ne pas être identifié est aussi important qu’avoir la classe, ou bien c’est parce qu’ils suaient trop dedans à cause du réchauffement.

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  5. Je ne sais pas où l’expert météo d’Helsinki a été chercher les 2 à 2,5 °C !
    Résidant à Helsinki, je me suis amusé à récupérer les données longues de Helsinki-Seutula (les seule dispo) sur le site du NOAA, GHCN version 2 « after combining sources at same location » pour la période 1880-2011.
    C’est la version la plus longue et la moins modifiée par les algorithmes de Jansen.
    La tendance linéaire pour 1880-2011 est de f(x)=0,0074 soit moins de 0,8°C par siècle et si on réduit la période à 1930-2011 la tendance linéaire n’est que f(x)=0,0010 soit 0,1°C pour 100 ans !
    Le diagramme est visuellement explicite sur le site du NOAA: https://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=614029740000&dt=1&ds=1

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  6. La courbe de la température d’Helsinki est intéressante. Elle comporte une partie que l’on retrouve presque partout aux 4 coins de la planète. Il s’agit de la partie depuis les années 70 à nos jours avec une augmentation de 1.5° environ en 50 ans.

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  7. Les commentateurs météo ont fait preuve d’une remarquable prudence en février. Ils ont évité les lourdes allusions habituelles dès que les températures dépassent la sacro-sainte moyenne.
    Par temps froid, on entend plutôt les exhortations à ne pas confondre météo et climat, par les mêmes qui n’ont aucun scrupule à les confondre pendant les épisodes caniculaires, les sécheresses, les inondations ou la saison des cyclones.
    On peut citer l’intervention de M. Le Treut sur Francetvinfo:
    « Froid glacial en Europe : ces « coups de froid » vont être « moins nombreux dans le futur », affirme un climatologue ».
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/pic-de-froid/froid-glacial-en-europe-ces-coups-de-froid-vont-etre-moins-nombreux-dans-le-futur-affirme-un-climatologue_2631660.html

    M. Yann Arthus-Bertrand, lui, devrait écouter les conseils de M. Le Treut. Il a encore bêtement confondu météo et climat, au sujet de la crue de la Seine.
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/rechauffement-climatique-un-gilet-de-sauvetage-pour-le-zouave-de-la-seine_2593742.html
    Il ignore les épouvantables crues de la Seine de la fin du 17ème siècle, ou celle de 1955, ou celle de 1910, à côté de laquelle les pauvres 5,95m celle de cette année fait pâle figure.
    Mais il ne faut jamais négliger une occasion d’attribuer un événement météo à la civilisation industrielle.

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  8. Ah si il y a quand meme eu une intervention en forme de contre-attaque-juste-pour-pas-perdre-la-face-et-eventuellement-gagner-a-la-fin ds medias suite au petit épisode completement givré de ces derniers jours :
    https://www.ouest-france.fr/meteo/grand-froid-pendant-l-europe-grelotte-le-pole-nord-trop-chaud-5594627
    je cite ouest france mais tous sont a l’avenant.
    Apres quelques jours de silence il était temps de reprendre la main.

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  9. Merci au jury du climathon, c’est vraiment excellent et très drôle !
    Il y a eu aussi quelques perles récentes au 20h de France 2, qui œuvre régulièrement à la propagande du RCA… mais rien d’aussi croustillant que tout ce qui est listé là.

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  10. Le petit épisode de Moscou-Paris a été uniformément attribué au réchauffement climatique par l’ensemble de la presse, écrite, radio et télévisions.

    Exemple, ce commentaire sur FranceTvInfo:
    « Dans ce cas précis, personne n’hésite à lier la situation au changement climatique, analyse la spécialiste climat du New Yorker (en anglais). C’est le changement climatique. »

    Il est bien connu que ces descentes d’air Sibérien sont des phénomènes parfaitement nouveaux qui n’ont jamais existé avant le réchauffement climatique. L’hiver 1963, et encore moins 1955-1956 n’ont jamais existé.

    http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1963
    « A partir du 10 janvier : l’air glacial déferle de nouveau sur tout le pays où le gel est pratiquement permanent – le 16 janvier, on mesure 25cm de neige à Aix en Provence – cette vague de froid se renforce à partir du 19 janvier où après de fortes chutes de neige, les températures atteignent des niveaux records pratiquement jusqu’au 5 février
    – on enregistre par exemple -27° à Ambérieux (Ain), -26° à Vichy, -23° à St Etienne, -23° à Lyon, -18° à Montpellier, -14° à Dinard, -13° à Paris – une banquise se forme à Dunkerque – les 6 et 7 février, un redoux gagne très temporairement presque toute la France, sauf l’Alsace-Lorraine, puis le froid reprend le dessus.
    Les 19 et 20 février, de fortes chutes de neige se produisent dans le nord, puis dans toute la France – on mesure 10 à 20cm en Région parisienne. »

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    • ,Le refroidissement « Moscou-Paris » (et autres capitales) est en cours.
      Il est attribuable à des causes Wladimiro-anthropiques grâce à M Poutine !

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