La comédie du climat sur CNews

Impossible de ne pas penser au titre de ce livre d’Olivier Postel-Vinay au sujet de l’émission de Pascal Praud sur CNews hier, que l’on peut revoir ici.

De mon point de vue, il n’y a pas grand chose à redire à l’organisation de l’émission elle-même. On peut critiquer ici ou là, bien sûr, mais Pascal Praud n’est pas responsable de l’attitude de certains de ses invités, qui tenaient à tout prix à faire du débat une audience du tribunal de l’Inquisition. Pour ma part, j’ai eu le sentiment qu’on m’a invité pour m’entendre, et non pour me faire participer à un dîner de cons. L’émission était loyale de ce point de vue, même si tous les intervenants ne l’étaient pas.

On peut parler de comédie parce que plusieurs des invités ont endossé des rôles parfaitement archétypaux, se mettant en devoir de répéter les antiennes alarmistes de façon tout à fait mécanique, assumant crânement n’avoir pas la moindre pensée propre. La seule chose qu’ils ont su faire a été de réciter leur texte, et d’exhorter à la pensée moutonnière. On aura compris que je vise ici principalement Laurent Joffrin et Clement Vikotorovitch. Dans cette comédie, le premier incarnait la « Gauche » (ou plus précisément : la « Gauche-Libé »), tandis que le second a tenté de se présenter comme l' »Université ».

Que Laurent Joffrin soit un adversaire, c’était là chose prévisible. Il est en revanche surprenant de constater à quel point sa réflexion sur le sujet est faible. Quand on a une position comme la sienne, directeur de la rédaction et de la publication de Libération, on devrait quand même être capable de connaître ses dossiers, par exemple en se montrant capable de nommer au moins un ou deux de ces vilains-climatosceptiques-stipendiés-par-le-pétrole. Pris en flagrant-délit d’accusation gratuite sans le plus petit début d’argumentation qui aurait justifié une discussion (un nom, un fait, une investigation…), on aurait alors pu espérer qu’il joue profil bas sur la question par la suite. Même pas. Laurent Joffrin a illustré à la perfection la pensée journalistique circulaire en m’invitant à lire… Stéphane Foucart, ci-devant climatologue distingué journaliste au Monde. Je ne m’étendrai pas sur ses autres interventions, notamment son analogie pathétique pitoyable avec les partisans de la terre plate : une certaine presse n’est décidément pas au niveau sur le sujet du climat, l’attitude de l’un de ses principaux représentants en a hier constitué une triste démonstration.

Laurent Joffrin a reçu en Clément Vikotorovitch son principal allié, lequel a commencé par se poser en « universitaire » pour ensuite faire avec empressement l’éloge de la pensée unique d’une façon qui laisse rêveur. Lorsqu’il m’a carrément reproché de vouloir vendre des livres, j’avoue que j’en ai eu froid dans le dos. On n’en est pas encore au retour des autodafés, en tout cas preuve est faite qu’il ne suffit pas d’avoir des titres universitaires (quels qu’ils soient – je ne suis pas allé voir) pour être à l’abri des dérives intellectuelles.

Un mot sur l' »appel de 15000 scientifiques » qui m’a été servi à pas moins de trois reprises durant le débat. Je n’avais pas remarqué à quel point cette initiative médiatique sans intérêt a marqué les esprits chez ces journalistes, qui n’ont semble-t-il pas fait le plus petit travail d’investigation sur son contenu – d’un malthusianisme assez limite – et ses signataires (voir ici et pour quelques réflexions sur le sujet). On peut être certain qu’une initiative comparable chez les climato-réalistes serait scrutée sous tous les angles (qui paye ? qui organise ? qui signe ? qui relaie ?) et sans la moindre pitié. Là, parce qu’on a affaire au Camp du Bien, la complaisance est de mise. Ma boule de cristal me dit que dans quelques mois cet énième « appel » sera complètement oublié, remplacé par une autre initiative médiatique du même genre. En attendant, il va sans nul doute falloir continuer à se le voir infliger comme « argument » pendant encore quelque temps.

Dans cette comédie, Michel Chevalet a incarné l' »honnête homme », au sens noble qu’on donnait à l’expression au XVIIe siècle (Wikipédia). S’il y en a un qui a survolé le débat, c’est bien lui. Il est le seul à avoir parlé de science, sans hésiter à entrer dans des détails techniques. Un amateur passionné mais non passionnel, incontestablement celui qui est le mieux parvenu à tirer le débat vers le haut. Le journalisme scientifique n’est donc pas mort, ni l’esprit critique.

La personnalité la plus intéressante du débat m’a semblé être Élisabeth Lévy, dans le rôle du « bon sens » qu’elle s’est donnée. Elle a illustré à merveille ces propos que j’ai tenus il y a quelques jours à peine dans une interview à l’Agefi-Luxembourg :

Pour ce que je constate régulièrement, le grand public n’a jamais vraiment adhéré à cette histoire. Certes, en surface, le discours des uns et des autres est bien formaté. Toutefois, il n’y a jamais besoin de gratter beaucoup pour que les gens conviennent que les choses ne sont pas aussi simples. Je crois que dans sa très grande majorité le grand public n’est pas dupe des caricatures. Sans être nécessairement d’emblée climato-réalistes, les citoyens savent la valeur de la discussion libre, se méfient de la pensée unique, et ne manquent pas dans cette affaire de ce sens critique qui fait défaut dans les hautes sphères.

C’est très exactement ce qui s’est passé au fil des interventions d’Élisabeth Lévy : après quelques propos initiaux d’un carbocentrisme convenu, qu’elle aurait peut-être poursuivi si l’alter-pensant que je suis n’avait pas été sur le plateau, elle s’est métamorphosée en quelques minutes pour finalement devenir mon alliée la plus décidée. Indirectement, elle donne raison aux carbocentristes qui refusent le débat avec les climato-réalistes : nous ne convainquons pas forcément, mais nous réautorisons les gens à penser librement, là où les Joffrin ne rêvent que d’une hégémonie de la pensée conforme.

En-dehors de Michel Chevalet, j’ai été frappé de la méconnaissance abyssale des journalistes sur la question climatique, qui ne va guère au-delà de « moi, dans ma résidence secondaire de Savoie, j’ai constaté le recul d’un glacer ». À chaque fois que je participe à un débat de ce genre je redoute d’être pris en défaut sur tel élément scientifique ou telle investigation qui m’aurait échappée, et à chaque fois je suis surpris de ne faire pour ainsi dire jamais face à des contradicteurs au niveau. Leur entre-soi est tellement total que c’est la première fois qu’il est envisageable que l’un de mes contradicteurs se soit renseigné sur les climato-réalistes avant l’émission (ses attaques m’ont semblé préparées). Aucun d’eux, en revanche, ne s’est montré capable d’imaginer qu’il faudrait davantage qu’un « appel de scientifiques » pour me river mon clou. Sous-estimation de l’adversaire : erreur de débutant. Avertissement cordial à mes contradicteurs, donc : je vous suggère de bosser un peu plus vos dossiers la prochaine fois. Il ne s’agit pas ici de prétendre toujours « gagner » les débats auxquels je participe, bien sûr, mais plutôt de dire qu’en face, ils sont décidément loin de mesurer trois mètres de haut. Ils ont la puissance médiatique, politique et économique, mais n’en sont pas moins un géant aux pieds d’argile, qui n’en impose qu’en l’absence d’opposant. Le temps joue contre eux, même s’il faut nous armer de patience cas il est ici question de temps long, et même très long. Il ne tient toutefois qu’à nous climato-réalistes de retrousser nos manches pour accélérer un peu l’histoire.

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41 réflexions au sujet de « La comédie du climat sur CNews »

  1. L’envie frénétique de causer dans le poste sans rien connaitre du sujet cela s’appelle pérorer.
    Dans le cas de Laurent Joffrin, il y mêle une forme de terrorisme intellectuel.
    Une si belle synthèse doit être qualifiée de « Perroriste »

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  2. S’agissant de Clément Vikotorovitch, google ne renvoie pas grand chose si ce n’est qu’il a un doctorat de sciences politiques. Ce n’est donc pas un scientifique.
    Il est regrettable que ces débats n’aillent jamais sur le véritable terrain scientifique. C’est hélas impossible avec le niveau des intervenants usuels. Inutile donc de rappeler que le principal mode de transfert thermique dans l’atmosphère est la convection et que celle-ci est modélisée numériquement de manière très sommaire avec des coefficients de diffusion turbulente très fragiles car ils sont eux même fonction de pas mal d’autres choses (vitesse de la masse d’air, gradients thermiques, rugosité du paysage, couleur du sol…). Par ailleurs les contre réactions ne manquent pas et il est beaucoup plus fréquent qu’elles soient stabilisatrices plutôt que déclencheuses d’un emballement exponentiel.
    Si l’on veut parler à un grand public qui n’a qu’une vague idée de l’effet de serre, peut être faudrait il simplement rappeler que quand il commence à faire trop chaud sous la serre d’un agriculteur, il ouvre simplement des panneaux pour permettre à l’air de circuler (advection-convection) et cela marche.

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    • Oui,merci !
      Moi qui ne suis pas scientifique et qui ne prétend pas l’être, malgré de « saines » lectures (par exemple PU), j’utilise parfois cette image de la serre.
      Force est de constater que face à un auditoire gavé de mediacreries Huettiennes Fouccardiennes et autres, ça ne suffit pas !
      J’ ai même eu droit le soir du 31, certes un peu arrosé 😃 , aux dégâts « exponentiels » (spécial dédicace Benoît), mais ceci est une autre histoire…

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  3. Je souscrit tout à fait . Il serait tellement intéressant d’avoir un vrai débat avec des personnalités scientifiques qui l’acceptent sans parti pris. Pour l’instant , malgré nos efforts , chacun reste dans sa chapelle sans être véritablement contredit . En ce qui nous concerne il me semble que nous souhaiterions être véritablement contredit , ce serait passionnant ! c’est pourquoi j’attends beaucoup des procédures qui semble devoir être déclenchées ( ??) par les associations environnementaliste de tous ordre pour mise en danger de la vie d’autrui par les autorités politiques qui ne font pas le nécessaire pour diminuer le gaz satanique . Mais je rêve …
    En ce qui concerne les journalistes , seul compte l’audimat , et la controverse sur le climat est un bon sujet : On met un gladiateur sceptique dans l’arène et les lions carbocentristes peuvent se déchainer . C’est tout bon . « Panem et circenses ». Pour eux c’est juste un spectacle pour se mettre en valeur à bon compte . personne n’envisage d’aller au fond des choses . C’est peut être la condition qu’il faudrait mettre à une participation au débat .

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  4. vous avez déjà eu la malencontreuse idée de laisser entrer chez vous des témoins de Jehovah?
    ce genre de soi-disant débat n’est pas sans similitude.
    Ne comptez pas sur la clique de la poele à frire pour venir en public débattre sur leurs prodigieuses théories.
    D’ailleurs, aux USA, la proposition de former 2 équipes soutenant chacun leurs arguments a été aussitôt refusée par les réchauffards, on ne discute pas du dogme.
    Mais si cela ici se focalise sur le climat, cela fait partie d’un vaste mouvement suicidaire de nos sociétés d’enfants gâtés
    Sans cesse tous les acquits de notre société sont remis en cause,on s’interroge sur l’origine de ce sentiment de culpabilité qui agite Mme Michu,en tout cas, aucun argument rationnel ne trouvera grace aux philipulus d’opérette qui profitent de cette tendance,et au passage aux opportunistes de tous bords.
    L’EPA a conclu à l’innocuité du glyphosate, pas un entrefilet dans les médias, par contre Meme Lepage est de tous les plateaux pour débiter ses âneries,et Mme Michu est persuadée que les agriculteurs sont des empoisonneurs.
    Il a fallu que l’Allemagne(également le Japon) soit rasée pour extirper le nazisme,(et encore) ,devra-t-on retourner à la bougie?

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    • Sentiment de culpabilité, dites-vous ? Oh que oui ! Et dire que l’on est, paraît-il dans une société de plus en plus »déchristianisée » LOL.
      Plus grand monde à la messe du dimanche, ça pour sûr… mais la « culpabilité judéo-chrétienne », elle, reste vivace y compris chez les incroyant, athées et autres agnostiques, et c’est un pratiquant catho et tout et tout qui vous parle (!)

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  5. Benoît a gardé un calme admirable devant certains énoncés qui m’auraient fait bondir si j’avais été à sa place. J’ai adoré l’humour de cette Élisabeth Lévy qui m’a aussi semblé sympathique aux propos de Benoît. -Je crois qu’elle a un faible pour Benoit et Finkielkraut- Il a bien fait d’attaquer l’argument de ce foutu pseudo-consensus, qui est le seul que les réchauffistes nous servent à chaque confrontation. Dommage qu’on n’ait pas de débats climatique ici… où il fait -22C au moment où je tape ces lignes…

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  6. Au fait c’est Clément Viktorovitch (et pas Vikotorovitch).
    Il a été largement assez odieux pour qu’on ne lui fasse pas le plaisir de signaler une erreur sur son nom.
    Pour moi, ce fut le pire intervenant car son « argument » final sur la diminution des insectes volants était particulièrement malhonnête.
    Quant à ce pauvre Laurent Joffrin, je n’attendais rien d’autre de lui, mais alors là vraiment rien de chez rien.

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  7. Oui le jeune intervenant à lunette était assez imbu de lui-même et du même coup imbuvable.
    D’ailleurs il l’a été tout autant dans le 2° débat qui suivait.
    Je ne comprends pas qu’on puisse faire un tel débat sans inviter uniquement que des spécialistes du problème. L’avis d’un journaliste lambda qui ne s’intéresse pas au sujet n’a pas d’intérêt et ça fini par ressembler à des discussions de comptoir. On voit bien que tout cela est fait sans sérieux et que ces débats sont organisés pour meubler toutes ces heures de ces chaines infos qui doivent parler de tout et de rien en boucle. Bon, ça ne doit pas être regardé par bcp de téléspectateurs de toute façon. Sans l’annonce du débat, je n’aurais jamais connu l’existence de cette chaine.
    Le compte-rendu de Benoit décrit parfaitement ce que j’ai ressenti en écoutant le débat.

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  8. Et dire que Joffrin est directeur à Libération. Ses interventions, ses attitudes étaient affligeantes. En fait du même niveau que celles de Xavier Lefranc, Directeur de la publication, dans un edito récent de Ouest France : le rabâchage d’arguments mensongers, sans consistance scientifique. Je prépare un court argumentaire pour lui faire parvenir en le « sommant » de me communiquer ses sources. Ces gens sont tellement imbus de leur pouvoir qu’ils adoptent le dedain et je suis certain qu’il ne répondra pas …
    Merci de porteur le flambeau de la Science.
    Une petite remarque : il faudrait essayer de montrer que vous n’êtes pas seul et solitaire (au risque de passer pour un hurluberlu) mais bien le porte parole d’une communauté qui a un site informatif et ouvert.

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    • cher ami
      J’ai demandé il y a un mois un rendez vous à Ouest France pour au moins faire état de notre association et introduire la discussion . J’ai renouvelé ma demande à la suite du papier de Lefranc « 2018 l’année du climat  » …toujours rien , aucun rdv. Je vous ( te?)propose de coordonner nos efforts pour avoir une discussion franche qui pourrait peut être au moins lui mettre la puce à l’oreille et lui éviter de rabâcher des poncifs . J’habite Rennes et j’ai déjà mis mon topo sur ce site (dans les commentaires ) car un participant cherchait à mettre au point un argumentaire . On peut en discuter .Ce serait en outre sympa de faire connaissance à cette occasion .
      Cordialement
      mes coordonnées sont à la discrétion du webmaster ( si c’es possible )pour nouer le contact .

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  9. Merci Benoît, vous faites un sacré bon boulot pour tenter de contrer cette vaste farce climatique. J’ai juste une petite remarque sur votre billet: il faut écrire « analogie pitoyable » et non « analogie pathétique ». Relire la définition du mot pathétique qui est très souvent utilisé à tort.
    Bien cordialement.

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  10. Au sujet de l’appel des 15000 scientifiques, j’ai pris la peine de vérifier combien de lauréats du prix Nobel l’ont signé.
    La réponse exacte est  » cinq  » :
    un prix Nobel de physique : Kajita Takaati en 2015 pour ses travaux sur les oscillations des neutrons,
    deux prix Nobel de physiologie ou de médecine : Greengard Paul en 2000 pour ses travaux sur les neurotransmetteurs et Wieschaus Eric en 1995 pour ses travaux sur le développement de l’embryon,
    un prix Nobel d’économie : Aumann Robert John en 2005, pour des travaux liés à la théorie des jeux,
    et enfin un pseudo prix Nobel de la paix ( à la Jouzel ) : Chivian Eric membre de l’association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ( prix Nobel de la paix en 1985).
    Il n’y a donc finalement que quatre prix Nobel et aucun ne travaille de près ou de loin dans le domaine de la climatologie.

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    • Il n’en demeure pas moins que l’argument du chien sur la liste etait extremement faible et a permis á Viktorovitch une répartie cinglante et efficace. Si on veut minorer l’importance du nombre 15000 , il vaut mieux d’abord reconnaitre qu’il y a effectivement de nombreux scientifiques qui partagent cette intuition scientifique mais que le chiffre de 15000 comprend en fait les membres de L’American …. Association dont des architectes , des podologues et meme …. un chien car les conditions d’inscriptions sont « faibles ».
      Le vrai bon argument est celui : La Science ce n’est pas liste contre liste , nom contre nom . La Science c’est argument scientifique contre argument scientifique.

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      • Une théorie n’en remplace une autre que lorsque l’on constate qu’elle explique beaucoup plus de choses et qu’elle a un plus grand pouvoir de prédiction. Peu importe le nombre en général faible de personnes qui la soutiennent au début et le nombre bien plus grand de tenants des vieilles explications. Un bon exemple historique est celui de la naissance de la théorie atomiste à la fin du XIX siècle. Peu y croyaient au début et les plus grandes sommités de l’époque (le chimiste Berthelot par exemple) s’y opposaient fermement. Comme chacun le sait, l’atomisme et ultérieurement la mécanique quantique a fini par écraser complètement les vieilles conceptions chimiques. Donc une grande liste de supporters ne garantit pas la vérité !

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      • Le nombre ne fait pas la valeur scientifique. À ce sujet la terre était plate jusqu’à ce que Un seul scientifique l’arrondisse …Tout seul face a la masse des croyants.
        C’est facile après coup mais c’est ce qu’il aurait fallu répondre à Joffrin

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      • Vous avez tout à fait raison. Cette recherche n’avait pour but que de satisfaire ma curiosité et c’est seulement pour la petite histoire que j’en ai posté ici le résultat.

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    • C’est effectivement un argument supplémentaire ( et meilleur que celui du chien qui est anecdotique). Mais pour moi le vrai argument est celui ci :
      Si la Democratie ne se fait pas dans la rue mais dans les urnes , La Science , elle, ne se fait pas dans les urnes mais dans les labos, colloques avec la confrontation d’arguments scientifiques.

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  11. bonjour

    Je suis avec plaisir cette excellente page, Je vous félicite M. Rittaud pour votre sang froid, votre analyse.
    Je suis au sein d’une famille recomposée de réchauffistes, dont un médecin et un éminent spécialiste du nucléaire, j’entends régulièrement tout les poncifs évoqués, c’est compliqué pour moi (humble militaire du rang de l’armée de terre à la retraite) de contrecarrer leurs arguments…

    Enfin, vous avez été très bien sur le plateau de télévision.

    Très cordialement

    Bruno BONHOMME

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  12. Bonjour,

    Je viens de regarder l’émission. Benoit, indépendamment de ses qualités, a bénéficié de deux appuis de poids, Michel Chevalet et Elisabeth Levy, preuve que la doxa officielle prend de moins en moins. Sans eux, les deux torquemadas de service auraient pu donner libre cours à leur méconnaissance du sujet, à leur mauvaise fois et à leur bêtise. Panurge a encore de beaux restes. Quand Joffrin cite Foucard, autant prendre la Pravda comme organe de référence pour critiquer l’URSS. Maintenant, félicitons-nous qu’une parole autre puisse de plus en plus se faire entendre et que l’intelligence supplée à la bêtise. C’est un réel progrès lorsqu’on considère la situation existante il y a quelques années.

    Bonne journée

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  13. Bonjour,
    je vais me permettre un avis qui vous semblera peut-être d’une grande naïveté, mais j’imagine que vous excuserez ce propos si tel est votre opinion.
    Non-spécialiste de la question climatique, il me semble que l’activité humaine à travers la planète en terme de pollution directe ou indirecte est indéniable. Si tout comme vous l’affirmez l’évolution climatique est indépendante des émanations en toutes sortes produites par l’homme, ne reste-t-il pas d’autres très bonnes raisons de prendre des mesures permettant de limiter les quantités gigantesques de polluants ou éléments nocifs dispersés en tout genre dans la nature ? Bien à vous.

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    • Les deux sujets sont différents.
      Lorsqu’on brûle des fossiles, on émet forcément du CO2, oxyder le carbone est l’objectif! Sauf à le récupérer et à l’enfouir (ce qui est techniquement et économiquement quasi impossible).Le CO2, d’ailleurs, n’est pas un polluant.
      On émet aussi des polluants (particules, oxydes de soufre, oxyde d’azote) mais ceux là, on sait techniquement les réduire si on y met le prix, somme toute acceptable.
      Et la combustion du gaz n’émet que des oxydes d’azote…rien d’autre.

      Pour les tenants de la décroissance,le choix du carbone est judicieux; associé au refus du nucléaire, il bloque toute vraie solution énergétique (les énergie aléatoires comme le vent ou le soleil ne seront jamais que des solutions de niche)

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  14. Merci à tous pour vos commentaires, sur ce fil comme sur celui de l’annonce du débat.
    Rétrospectivement, il apparaît que le principal défaut me mon intervention a été que je n’ai pas parlé de science (à part très brièvement au sujet des glaciers). Pour cela, il aurait fallu forcer la chose à la Georges Marchais : répondre à côté d’une question, et à la fin expliquer crânement que « c’était p’têt pas vot’question, mis c’est ma réponse ». À la deuxième ou troisième fois que m’était objecté le « consensus », le moment aurait sans doute été propice. Pas sûr toutefois que ça aurait vraiment changé la face du débat : avec ses images et ses courbes, Chevalet a été honnête et intéressant, mais n’a guère captivé les autres. C’est injuste, mais il faut bien comprendre que les Torquemadas de service n’étaient pas là pour parler science. Il est hautement probable que n’importe quel argument de nature scientifique aurait été balayé avec une réplique du genre « Vous dites que la mer ne monte pas plus vite qu’avant, mais vous êtes tout seul à le dire donc vous avez tort », et zou, c’était reparti pour un tour de « tous les scientifiques de la Galaxie sont d’accord sauf deux ou trois rigolos payés par les pollueurs ». Ne négligeons cet aspect crucial de la fonction de l’argument du consensus : il permet à bon compte d’éviter la science sans dévoiler son ignorance. L’article de MD publié avant-hier ici-même sur les 97% est une bonne base pour travailler la question, c’est plutôt dans ce genre de direction qu’il aurait peut-être été possible d’être davantage percutant.
    Attention aussi à ne pas trop vouloir comparer cette émission sur CNews avec celle sur LCI d’il y a quelques semaines, car les deux n’avaient rien à voir. Sur LCI, non seulement j’avais affaire à l’un des tous meilleurs journalistes français, mais la structure n’était pas exactement celle d’un débat : j’avais mon quart d’heure wahrolien pour présenter mes arguments, et les objections des autres invités avaient été complètement improvisées – pour ne pas dire qu’elles étaient là pour faire de la figuration (même si le niveau d’incompétence des contradicteurs n’était pas aussi abyssal que sur CNews – ce qui n’était certes pas bien difficile). Sur CNews, on était au bistrot des journalistes, avec des règles et des codes bien différents. Le « message » qu’il était possible de faire passer au grand public ne portait pas sur le hiatus des températures ou la stabilité de l’activité cyclonique, il était plutôt ceci : « il y a des gens qui passent à la télé et qui ne sont pas d’accord avec cette histoire du climat. » De ce point de vue, la mission me semble accomplie : je ne crois pas avoir été tourné en ridicule, Élisabeth Lévy a carrément changé d’avis pendant la discussion pour me rejoindre, et Michel Chevalet est resté d’une prudence de sioux, à des kilomètres des certitudes carbocentristes habituelles. C’est ainsi que, alors qu’on pouvait s’attendre à du 5 contre 1 (et que le téléspectateur moyen devait même plutôt s’attendre à du 6 contre 0), ça a presque fini par du 3 contre 3.
    Redisons ici que la controverse climatique nous plonge dans le temps long. Il y a peu de chances qu’au fil d’un débat télévisé l’occasion vienne un jour de porter l’estocade à un Jean Jouzel qui, penaud, baisserait la tête en reconnaissant ses erreurs. Pour longtemps encore, sans doute, les avancées des climato-réalistes auront donc l’air désespérément lentes.
    Que cela ne vous dissuade pas de continuer à signaler vos critiques. Même celles auxquelles je n’adhère pas me sont utiles, car rien ne remplace les regards extérieurs.

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    • Le conseil est facile, l’art est difficile… et les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Vous, vous acceptez le prix de vos interventions: insultes, discrédit, peut être des difficultés dans votre milieu de travail…
      Courtillot, Brunel, Galam, vous même sont tout ce qui nous reste de scientifiques désireux de défendre la Science plutôt que les crédits de leurs labos.
      Merci

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    • En tant que CR ( car géologue normalement constitué), et attentif à votre travail et à vos actions, je me suis senti véritablement insulté par deux fois au cours de ce « débat » : « farfelu, fou », ne devraient pas être des termes échangés dans un tel contexte.

      Mais bon, « ils » maitrisent « l’outil »…

      J’en ai été aussi très peiné pour vous M.RITTAUD, et pour tous ceux de l’association.

      Pour moi, cela pose la question : « Mais quelle sorte de débat mérite d’être insulté ? »

      Ne devrions nous pas nous prêter à des jeux de rôles visant à préparer mille fois de telles situations…?

      Par exemple : Etes vous climatologue ? Oui : car seules les mathématiques sont la seule voie possible pour analyser correctement les données climatiques

      ou entrer en résistance…

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  15. Ping : Les contre-vérités de Laurent Joffrin | Mythes, Mancies & Mathématiques

  16. Benoit encore bravo et merci pour votre courage, car il en faut…
    Rien ne peut être établi et définitif comme tendraient à l’imposer certains idéologies.
    Le doute est la richesse du scientifique comme peut l’être la liberté de penser pour le citoyen.
    Grâce à vous beaucoup de lignes vont bouger.

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  17. Félicitations à Benoit Rittaud pour sa prestation sur Cnews et un grand merci pour avoir le courage de lutter contre le courant de la pensée unique. Mon espoir est que les débats sur le climat deviendront plus nombreux et aussi mieux orientés vers un débat scientifique.

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  18. Bravo encore à M. Rittaud et toute l’équipe des CR pour leur implication et leur travail courageux.
    En tant que citoyen et contribuable, il est absolument nécessaire que le débat ai lieu pour éviter que des sommes folles soient engagées dans des projets inutiles, au risque de déstabiliser notre approvisionnement électrique et de discréditer notre filière énergétique, et notre indépendance.
    Sur la forme, M. Rittaud a été bon, a su garder son calme (je ne sais pas comment il fait). M. Joffrin et le petit roquet de service se sont décrédibilisés. Les arguments concernant le « consensus scientifique » doivent à mon avis être affinés : Vous avez cité la pétition contre Einstein que peu connaissent, mais citer Copernic, Galilée (et pourtant elle tourne!), Pasteur, la dérive des continents, la théorie atoimique comm cité plus haut, serait plus parlant pour le grand public.

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  19. Tout à fait d’accord pour mettre en avant les arguments économiques comme l’a si bien montré Monsieur Prudhomme dans son dernier livre sur les énergies renouvelable. Ses arguments économiques avec le triplement de la facture EDF devrait faire réagir le public.

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  20. J’ai une question bête (je ne sais pas si c’est le bon endroit pour la poser, alors je tente quand même ma chance). Je crois avoir compris qu’on dispose de beaucoup de données indiquant la température à de nombreux endroits à la surface du globe sur de longues périodes. Peut-on dire la même chose de la température à l’intérieur de la Terre ? C’est peut-être une remarque débile, mais si on me demande comment va évoluer la température d’une espèce de boule de pétanque très hétérogène et que tout ce que je connais c’est l’évolution passée de la température à sa surface, spontanément j’ai envie de dire que j’ai aussi vite fait de tirer à pile ou face pour prédire ce qui va se passer.

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