Pas plus de 2 degrés : genèse d’un concept

par MD.

« On raconte d’un roi qu’il essayait de dire au flot : tu n’iras pas plus loin ; mais ce décret n’était pas motivé convenablement. » Alain, Mars ou la guerre jugée, XXVII.

Les conférences intergouvernementales organisées par l’UNFCCC depuis près d’un quart de siècle, dites « COP » ou conférences des parties, ont fixé explicitement un « objectif » de limitation de la température globale de la planète par rapport à une température de référence. Cette augmentation jugée tolérable de la température a été unanimement fixée à +2°C au-dessus de celle d’une certaine époque dite « pré-industrielle ». L’objectif a encore été réaffirmé avec force lors de la fameuse COP21 tenue à Paris en décembre 2015, avec même une insistance pour rester bien au-dessous (« well below ») de +2°C (et si possible tendre vers +1,5°C d’augmentation). D’où vient ce chiffre devenu emblématique voire fatidique ? On trouvera ci-après quelques jalons, sans prétention à l’exhaustivité.

 

1/ L’apparition.

 

Le graphique ci-dessous figure dans une étude de janvier 1977 de l’économiste William Nordhaus.

 

image001

Figure 11. Past and projected change in global mean temperature, relative to 1880-1884 mean. Solid curve up to 1970 is actual temperature. Curves from 1970 on are projections using 1970 as a base and adding the estimated increase due to carbon dioxide. Assumed relationship is that temperature respond as a linear fonction of the logarithm of carbon dioxide concentration, with a doubling of carbon dioxide leading to a 2°C increase in temperature.

 

Nordhaus s’est intéressé à partir des années 1970 aux aspects économiques et financiers des problèmes énergétiques, et par extension à la question de l’influence du CO2 sur la température globale et à différents scénarios permettant de contenir les émissions anthropiques. Nordhaus, dont ce n’était pas la spécialité d’origine, a réalisé un travail méritoire de compilation et d’analyse des connaissances disponibles à l’époque. Il insiste à de nombreuses reprises sur les incertitudes dont il a dû s’accommoder faute de mieux et les arbitrages qu’il a dû opérer entre différentes thèses. L’essentiel de son propos n’étant pas de trancher entre toutes les thèses climatiques en présence, il avait choisi pour faire ses simulations celles qui lui paraissaient intuitivement les plus raisonnables.

 

Le graphique retrace l’évolution passée et future de la température globale de la planète (°C), en valeurs relatives par rapport à la moyenne des températures de la période 1880-1884 prise comme référence. Il est précisé que les températures s’entendent par moyennes glissantes sur 5 ans.

 

– Températures passées. La courbe en traits pleins (1900-1970) reproduit, sous forme simplifiée, les données connues à l’époque et retracées notamment par H. Lamb [1], célèbre historien du climat (on reconnait bien l’allure générale de la courbe sur la figure reproduite en note).

 

– Températures à venir. La courbe en traits tiretés (1970-2080) est une simulation de l’évolution future de la température [2]. Les trois points spécialement repérés correspondent à trois pourcentages d’augmentation de la concentration de l’atmosphère en CO2 (+50%, +100%, +200%) par rapport à la valeur de 1970 [3].
Cette courbe est basée sur les hypothèses suivantes :

 

  • la relation entre l’accroissement du CO2 (cause) et celui de la température (effet) est logarithmique ; elle est telle que chaque doublement de la concentration en CO2 entraîne une augmentation de température de 2°C [4].
  • la croissance des émissions anthropiques de CO2 n’est pas bridée (« uncontrolled »).

 

– Droite d’abscisse 2°C : elle est censée représenter la limite supérieure des températures observées depuis « 100 000 ans ». Au-delà de cette limite on entrerait dans l’inconnu (à l’échelle de l’histoire humaine) ; cette valeur est explicitement prise comme un limite qu’il ne serait pas raisonnable de dépasser. Selon la logique logarithmique, elle correspond sensiblement à un doublement de concentration en CO2 par rapport à 1970 [5].

 

Insistons à nouveau sur le fait que l’essentiel du propos de Nordhaus était technico-économique. Il voulait surtout vérifier comment il était possible d’agir sur les émissions anthropiques de CO2 de façon à éviter que les températures à venir excèdent certaines valeurs, inconnues à ce jour dans l’histoire humaine, et éventuellement dangereuses. Son approche raisonnée et méthodique, empreinte de prudence, mériterait encore la lecture, sans compter qu’on trouve dans ses articles nombre de considérations de tous ordres (climatiques, énergétiques, technologiques, économiques, etc.) que nous n’avons pas mentionnées [6].

 

Toujours est-il que Nordhaus était certainement satisfait de son travail, puisqu’il a reproduit ce graphique à plusieurs reprises. Il est difficile de ne pas considérer ses articles de l’époque comme une sorte d’acte fondateur.

 

2/ La traversée du désert.

 

Malgré ses mérites, le travail de Nordhaus n’est pas dépourvu d’ambiguïtés : il n’est pas clairement précisé si la température 0°C de la période 1880-1884 est assimilable à celle de l’époque « préindustrielle » ; la droite d’ordonnée +1°C représente probablement une moyenne autour de laquelle ont oscillé les températures historiques ; la valeur de référence de la concentration en CO2 n’est pas celle de la période 1880-1884 comme pour la température, mais la valeur de 1970 : son doublement engendre donc une température légèrement supérieure à +2°C ; enfin l’évolution future présente un point anguleux précisément en 1970, origine des prévisions, et une interruption abrupte vers 2070, qui apparaissent comme improbables.

Il est bon de rappeler qu’à l’époque, la crainte dominante était l’apparition d’un nouvel âge glaciaire, ce que suggère l’allure plongeante de la courbe entre 1940 et 1970. Lamb lui-même avait publié dans le Courrier de l’Unesco (août-septembre 1973) un article intitulé « La terre se refroidit depuis 30 ans ». L’idée d’un réchauffement futur existait, mais n’était pas majoritaire parmi les hommes de science.

 

À partir des années 1980, la question climatique avait commencé à prendre de plus en plus d’importance, et un certain réchauffement qui commençait en effet, et heureusement, à se manifester, devenait un sujet de préoccupation : le GIEC (IPCC) avait été créé en 1988. Mais la référence explicite à une valeur de +2°C ne semble pas avoir figuré dans les innombrables productions d’alors. Par exemple, le célèbre rapport Brundtland (mars 1987) pourtant fertile en annonces catastrophistes, n’en parle pas.

 

 

3/ L’essor.

 

3.1. Une nouvelle apparition des 2°C [7] figure dans un document de 1990 de l’Advisory group on greenhouse gases (AGGG) [8] sous le titre « Targets and indicators of climate science » par F.R.Rijsberman et R.J.Swart, Stockholm environment institute. On y trouve de très nombreux indicateurs, dont en page 8/185 un diagramme évocateur :

image002

Les auteurs n’y vont pas de main morte : au-delà de +2°C, on court à des catastrophes en tous genres (notons que ce « seuil » est censé être atteint pour « 400 à 500 ppm equivalent » de CO2).

 

3.2. La convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), adoptée au Sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992, a pour organe suprême le « conférence des parties » (COP). L’article 2 « objective » [9] indique seulement que l’objectif ultime est la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre à un niveau qui évite des interférences dangereuses avec le climat, sans autres précisions.

 

3.3. La COP-1 de Berlin et ses préliminaires. En vue de la première COP qui devait se tenir à Berlin en décembre 1995, le German advisory council on global change (WBGU en allemand), avait produit une étude datée du 17 février 1995 et parue en mars 1995 : « Scenario for the derivation of global CO2 reduction targets and implementation strategies » [10]. La question des températures est abordée en page 12/45 et dans l’annexe, pages 26-27/45. « A tolerable temperature window ». Le principe est celui de la « preservation of Creation » (noter la majuscule). Cette « fenêtre » découle de l’amplitude de variation de la température moyenne au cours de l’holocène, soit entre 10,4°C (Würm, dernier âge glaciaire) et 16,1°C (Eemien, dernier maximum interglaciaire), valeurs étendues de ±0,5°C, ce qui donne une amplitude de 9,9°C à 16,6°C. Comme on en est en 1995 à 15,3°C, il ne nous reste plus que 1,3°C pour atteindre le maximum tolérable. Si on excède cette valeur, on peut craindre des changements « dramatiques » dans les écosystèmes. Le document n’en dit pas plus. On voit simplement qu’il suffirait d’ajouter 0,7°C d’augmentation entre la période pré-industrielle et 1995, pour arriver à 0,7 + 1,3 = 2°C. En fait, la COP1 ne fera pas usage de ces résultats.

 

3.4. Conseil de l’Union européenne. La première mention vraiment officielle apparaît dans le document du Conseil (juin 1996, 8518/96) : « Stratégie communautaire en matière de changement climatique »[11].

(…) 6. Compte tenu des risques graves liés à une hausse de température de cette ampleur et en particulier de la rapidité de cette hausse, le Conseil estime que les températures moyennes de la planète ne devraient pas dépasser de plus de 2 degrés le niveau pré-industriel et que, par conséquent, les efforts de limitation et de réduction au niveau mondial devraient viser des niveaux de concentration inférieurs à 550 ppm de CO2.(…).

 

3.5. International climate change taskforce (ICCT), janvier 2005. « 1. A long term climate objective ». l’ICCT déplore que, dix ans après l’entrée en vigueur de l’UNFCCC, l’objectif reste vague (« undefined »), c’est pourquoi il « propose a long-term objective of preventing average global surface temperature from rising by more than 2°C (3.6°F) above its pre-industrial level (taken as the level in 1750, when carbon dioxide (CO2) concentrations first began to rise appreciably as a result of human activities) » (la date de 1750 est à noter). Au-delà, l’ICCT promet des phénomènes véritablement apocalyptiques [12].

 

3.6. G8, juin 2009 à l’Aquila [13] Extrait du communiqué (§65) : « nous reconnaissons que (…) l’augmentation de la température globale par rapport au niveau pré-industriel ne devrait pas excéder 2°C (…) ».

 

3.7 COP15 de Copenhague (du 7 au 19 décembre 2009) [14]. L’accord de Copenhague stipule notamment :

(…) nous entendons, compte tenu de l’opinion scientifique selon laquelle la hausse de la température mondiale devrait être limitée à 2 °C, renforcer notre action concertée à long terme (…) comme l’a établi le quatrième rapport d’évaluation du GIEC, en vue de réduire ces émissions pour que la hausse de la température de la planète reste inférieure à 2 °C (…).

Il est aussi préconisé de procéder à « une évaluation d’ici à 2015 » et « d’envisager de renforcer l’objectif à long terme (…) en particulier une hausse des températures de 1,5 °C ». On rappellera que la COP15 de Copenhague a été unanimement considérée comme un échec, du fait notamment de l’absence de référence chiffrée aux gaz à effet de serre et de bien d’autres griefs. Il n’empêche que cette conférence a marqué la véritable consécration internationale des fameux  « 2°C ». Cette référence est maintenant devenue une sorte de constante universelle, reprise et amplifiée par la COP16 de Cancun et toutes celles qui ont suivi, jusqu’à l’apothéose de la COP21 de Paris.

 

Nous en resterons là. Les références sont devenues innombrables ; chaque organisme, officiel ou non (et appartenant à des domaines d’activité parfois inattendus) y a été de sa contribution [15].

 

4/ Les mystères

 

Derrière cette clarté et cette simplicité apparentes règnent des ambiguïtés, qu’il est préférable de dissimuler [16] sous peine d’alimenter des doutes, ce qui serait fâcheux.

Supposons résolu le problème récurrent de la mesure de la température globale (qui est un tout autre débat [17]). Mais alors :

– Comment appréciera-t-on le niveau atteint ? Une année isolée ? La moyenne sur cinq ans (comme Nordhaus) ? sur dix ans ? sur trente ans (période considérée comme significative par les climatologues) ? Ce qui évidemment retarderait à chaque fois d’autant le constat.

– On en est à évaluer les températures au dixième de degrés près ; l’ordonnée à l’origine est donc fondamentale. Quelle est au juste cette fameuse période « pré-industrielle » par rapport à laquelle tout se joue ? Selon les auteurs, l’« industrialisation » est réputée avoir commencé en 1750, en 1800 ou 1850 ou autres dates intermédiaires ou plus tardives. Quelle date origine et quelle durée d’observation faut-il prendre en compte ?

 

– Que sait-on vraiment de la température globale pendant ces périodes anciennes, sachant que les séries longues de températures sont incertaines et concernent essentiellement les terres émergées de l’hémisphère nord ?

 

Quelques bons esprits se sont posé la question de savoir d’où pouvait bien sortir ce chiffre et ce qu’il représentait au juste [18]. Peu d’entre eux en ont contesté le principe même, le caractère démiurgique, voire l’absurdité.

 

Les « 2°C » resteront comme un étrange objet mal identifié, que les scientifiques et les politiques se renvoient mutuellement.

 

A la place de Nordhaus, qui a certainement de l’humour, on ne serait pas mécontent du résultat. « J’ai laissé tomber ce chiffre… Ramassez » (Hernani, acte II, scène 1, adaptation libre…).


[1] Hubert Horace Lamb (1913-1997), fondateur et directeur jusqu’en 1978 de la Climate Research Unit, University of East Anglia, auteur de Climate: past, present and future (1972), repris ensuite sous le titre Climatic history and the future (1977, réédité plusieurs fois). Ce graphique rétrospectif est tiré de l’édition 1995 de ce titre (fig 91a, page 237). Lamb s’appuyait sur les séries longues de températures disponibles à l’époque, et notamment sur celle de Central England Temperatures (série à partir de 1659).

image003

[2] La relation de cause à effet entre CO2 (la cause) et température (l’effet) étant considérée comme établie. Elle ne sera pas discutée ici.

[3] Keeling mesurait la concentration en CO2 à Mauna Loa depuis 1959.

[4] C’est-à-dire la « sensibilité » ou « climate sensitivity ». Elle donnait déjà lieu à l’époque à des estimations très dispersées (Budyko, W.D.Sellers, S.Manabe & R.T.Wetherald et bien d’autres). Nordhaus choisit par défaut une sorte de valeur moyenne de +2°C.

[5] Soit 322 ppm en 1970 selon les estimations de l’époque. Ce qui donnerait une « limite » de 644 ppm (pour mémoire…)

[6] La liste de ses publications jusqu’à maintenant peut être trouvée dans Ideas : https://ideas.repec.org/e/pno115.html

[6]  Probablement la première du genre, ce qui resterait éventuellement à vérifier.

https://www.sei-international.org/mediamanager/documents/Publications/SEI-Report-TargetsAndIndicatorsOfClimaticChange-1990.pdf

[8] Organisme (disparu depuis) créé sous l’égide de World meteorological organisation, International council for science et U.N. Environment programme (WMO/ICSU/UNEP).

[10] http://www.wbgu.de/fileadmin/user_upload/wbgu.de/templates/dateien/veroeffentlichungen/sondergutachten/sn1995/wbgu_sn1995_engl.pdf

La composition de ce groupe est intéressante : on y trouve 4 économistes (dont le président), 2 agronomes, 1 biologiste, 1 psychologue, 1 « technicien », 1 physicien (H.J. Shellnhuber, du Postdam institute for climate impact research, vice-président qui deviendra président et dont la suite de la carrière est connue), enfin 1 météorologue : par conséquent 1 homme de l’art climatique sur 11 membres. Angela Merkel avait été nommée ministre fédéral de l’environnement en novembre 1994, ce fait n’est pas sans importance pour la suite.

[13] Siège d’un tout récent et important séisme, et par solidarité. G8 : Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni.

http://www.mofa.go.jp/policy/economy/summit/2009/declaration.pdf

[15] On notera cependant que le GIEC est toujours resté très prudent sur le caractère fatidique du chiffre ; dans le résumé pour les décideurs (SPM) de l’AR5, « 2°C » apparaît 9 fois, mais simplement comme point de repère, politesse à l’égard des décideurs de l’UNFCCC.

[16] On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, comme (n’a pas) écrit le cardinal de Retz, paraît-il.

[17] Il en existe une bonne dizaine ou douzaine de versions, toutes différentes. Certains mettent en doute le concept même.

[18] Leurs écrits mériteraient à leur tour une analyse.

Publicités

6 réflexions au sujet de « Pas plus de 2 degrés : genèse d’un concept »

  1. Moi je sais, et j’ ai une démonstration quasi irréfutable
    1/ La France est la mère de tout ce qui est bon pour la Planète ( Réf Sego, Fafa, NHulot et al. 2015)
    2/ La France a pour objectif de limiter son déficit budgétaire à 3% du PIB
    3/ Le coefficient de conversion déficit / hausse des températures a été finement calculé à 2/3 (pastilleverte et al. 2017)
    4/ Ergo la limite avant Apocalypse Armageddonesque est de + 2 `
    C’est beau comme une pseudo science, non ? 😈

    J'aime

  2. Ces dernières années, l’année 2020 a souvent été associée à ces 2°C. Elle a été présentée comme l’année limite pour sauver le climat de ces 2°C supplémentaires. Par exemple ici :
    – en 2016 : http://www.lepoint.fr/environnement/climat-jean-jouzel-absolument-agir-d-ici-2020-10-06-2015-1935164_1927.php
    – en 2017 : http://www.lejdd.fr/societe/rechauffement-climatique-pour-jean-jouzel-climatologue-nous-navons-que-trois-ans-pour-agir-3409817
    On retrouve cette année 2020 un peu partout dans la presse et les rapports, jusque dans les discours du Pape pour sauver la planète.

    Mais cette année 2020, loin d’être une année représentant un seuil fatidique au niveau climatique est en fait l’année de la fin de l’accord de Copenhague, signé par Obama, qui se doit d’être respecté par les Etats-Unis jusqu’en 2020. A partir de 2020, l’administration américaine pourrait se retirer de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, sans mettre en place l’accord de Paris qui n’a pas été ratifié par le Sénat américain. 2020 est donc surtout la date à partir de laquelle les Etats-Unis, important financier de la lutte climatique, pourraient se retirer, ouvrant probablement la voie à d’autres pays industrialisés qui décideraient également de ne pas respecter leurs engagements dans le domaine de la lutte contre les gaz à effet de serre.

    Mais comme nous sommes à l’aube de 2020 et que les effets de la catastrophe climatique planétaire ne sont pas hyper-prégnants, on nous prépare déjà une date ultérieure fatidique.

    « 2°C », « 2020 », ces nombres sont politiques et ne représentent aucunement des seuils climatiques particuliers au niveau scientifique.

    J'aime

  3. L’ hypothèse que la température suit le CO2 émis par l’homme conduit à des tas de brouhaha…

    Les climato réalistes ne peuvent ils pas intégrer que le dégazage net du CO2 des océans suit la température et que, pressions partielles obligent, le CO2 émis par l’homme ne fait que décaler temporairement la concentration du CO2 dans l’atmosphère, qui en plus a une influence faible dans la vitesse d’émission de chaleur par la planète et son atmosphère.

    J'aime

  4. Il y a un point qui me trouble et dont je n’ai trouvé nulle part la discussion: la température future résulte de la somme de 2 termes, une variation naturelle d’une part (positive ou négative, quasi-absolument imprédictible); une perturbation ‘RCA’ de l’autre que les savants du GIEC veulent sans être capables de la modéliser contrôler en deçà de 2 degrés, à un coût défiant l’entendement. Les textes font-ils l’hypothèse explicite que le premier terme est négligeable par rapport au second ?

    J'aime

    • Vous sortez un peu du sujet de mon papier, qui était seulement de rechercher l’origine historique du chiffre magique de 2°C, mais votre interrogation est légitime et intéressante.
      Vous pourrez trouver un élément de réponse, par exemple dans le résumé pour les décideurs du dernier rapport du GIEC (voir plutôt l’original en anglais, SPM, que vous trouverez facilement en ligne https://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/syr/AR5_SYR_FINAL_SPM.pdf).
      Regardez la figure SPM.3 (page 6 du SPM). Vous verrez que l’augmentation de température entre 1951 et 2010, qui est réputée être de 0,65°C environ est presque exclusivement attribuée par le GIEC aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre, combinées avec les autres influences anthropiques (qu’on appelle les rétroactions, par exemple les émissions de poussières ou autres).
      Les influences naturelles (« forçages » et variations internes) sont alors réduites à la portion congrue: elles oscillent autour de zéro.
      Que voudriez-vous que déduise de ce diagramme hautement suggestif un « décideur » politique, tout prêt à se laisser convaincre et qui n’y connaît évidemment rien ?
      Que pratiquement toute l’augmentation de température passée (les soixante années sous revue) est d’origine humaine, qu’il en sera évidemment de même pour les décennies à venir, et que le climat est par conséquent gouvernable. Comment hésiter à se saisir d’un pareil sceptre ?
      Bien à vous
      MD

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s