Düsseldorf, Tag Zwei : andere Veranstaltungen

(Bon, d’accord, j’arrête de jouer avec Google Traduction.)

En plus de l’exposé conjoint d’Henrik Svensmark et Nir Shaviv dont j’ai déjà parlé, il s’est passé d’autres choses intéressantes hier lors de la Contre-COP23 de Düsseldorf. Trois exposés ont tout spécialement retenu mon attention.

Le premier est celui de Konrad Fischer, un architecte allemand membre du comité scientifique d’EIKE. Son exposé m’a permis de me prendre moi-même en flagrant-délit de naïveté. Comme beaucoup, ignorant le sujet, je me disait occasionnellement jusque là qu’il y a au moins une mesure sauveuse de planète qui pourrait être utile :  l’isolation thermique des bâtiments, pour limiter la consommation d’énergie. Comme, en principe, les bâtiments les moins bien isolés sont souvent ceux des ménages à revenus modestes, la mesure avait un côté social qui me plaisait bien.

Vous l’aurez deviné, l’exposé m’a fait comprendre que ce n’était peut-être pas si simple. Il n’a pas toujours été facile de suivre avec la traduction simultanée, mais les images qui accompagnaient la présentation en disaient plus qu’un long discours : isoler un bâtiment a bien souvent pour effet d’en augmenter considérablement l’humidité, créant les conditions pour le développement de moisissures et de champignons qui sont un facteur considérable de pollution à l’intérieur des maisons. De plus, l’expérience montre que les réductions de consommation de chauffage ne sont en général pas au rendez-vous lorsque les techniques aujourd’hui promues en Allemagne sont employées. (Konrad Fischer n’a pas manqué de souligner que ces mêmes tehniques sont en revanche proscrites dans certains États des États-Unis.) Sans pouvoir me montrer définitif, l’exposé m’a ainsi donné à penser une nouvelle fois que, décidément, le gaz satanique conduit à des décisions sociétales dont les fondements scientifique et économique sont pour le moins hasardeux.

Le second exposé est celui de Chris Monckton, qui est revenu sur sa marotte dont il avait déjà parlé l’an dernier à Londres. Le distingué Lord s’est à mon avis fourvoyé en voulant donner tous ses arguments mathématiques, le forçant à aller beaucoup trop vite pour avoir la moindre chance d’être compris. Moi-même, qui ai pourtant lu une bonne partie du travail qui correspondait à sa présentation, ai été assez vite perdu. Je soupçonne qu’il a commis cette erreur courante chez les novices qui présentent pour la première fois leurs résultats de recherche devant une audience de spécialistes : ne pas se rendre compte que quand vous baignez dans un sujet depuis longtemps, celui-ci vous devient si familier qu’il finit par vous paraître très simple, alors que souvent il n’en est rien pour ceux qui écoutent (même si l’assemblée est composée de scientifiques de bon niveau). Monckton me semble aussi exagérément triomphant : intituler son exposé « It’s over! » pour signifier que ça y est, il est mathématiquement démontré que le GIEC se trompe en intégralité et qu’on peut passer à autre chose, ça manque un peu de modestie, pour le moins… Mais bon, c’est Monckton : un gars extraordinaire dans tous les sens du terme, qui dispose de beaucoup de charisme et avec qui il est toujours très agréable de passer un moment. Il se laisse emporter par l’enthousiasme, mais il n’en essaye pas moins réellement de donner des arguments mathématiques solides à ses idées.

Le troisième exposé est celui d’Elias Meier, un Suisse qui a mené campagne lors d’un référendum sur le projet d’installation d’un millier de nouvelles éoliennes dans son pays. Il nous a expliqué en détails la manière très professionnelle dont son équipe a travaillé, mais aussi ce qui a marché ou pas. Verre à moitié vide : ils ont perdu le référendum. Verre à moitié plein : les sondages pré-référendaires donnaient 24% de citoyens opposés aux éoliennes, leur campagne a fait grimper ce pourcentage à 42% le jour du vote. Ces opposants ont donc quand même su communiquer d’une manière assez efficace contre les sauveteurs de planète professionnels. Nous devrions sans doute nous inspirer de leurs méthodes pour augmenter l’audience des climato-réalistes.

EIKE mérite les plus chalereuses félicitations pour avoir organisé cet événement absolument magnifique de Düsseldorf. Nous tâcherons de faire aussi bien à Paris le 7 décembre pour le prochain rendez-vous climato-réaliste. Le site de l’association publiera dans les tous prochains jours les détails sur le déroulement de cette journée à venir, au cours de laquelle nous accueillerons plusieurs personnalités éminentes. (Quelques éléments sont déjà ici.) Nous espérons vous voir nombreux à cet événement. À bientôt à tous, donc, cette fois en chair et en os !

3 réflexions au sujet de « Düsseldorf, Tag Zwei : andere Veranstaltungen »

  1. Oh mein Gott !

    « les novices qui présentent … devant une audience de spécialistes » : il faut dire auditoire, non ?
    Sans taxer les Anglais d’être de faux-amis, remercions les Allemands de leurs imperméables « Zuschauer » ou « Zuhörer ».

    « augmenter l’audience des climato-réalistes » : là c’est bien ! (C’est même très bien)

    Encore merci pour vos articles.

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  2. Par experience personnelle, j’ai rencontré des problèmes avec l’isolation des bâtiments. Comme indiqué dans l’article des problèmes d’humidité mais aussi de performance bien loin des promesses à cause de l’l’énorme ventilation mécanique simple flux des immeubles
    Serait-il possible d’avoir les graphiques et l’exposé Konrad Fischer ?

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