L’émission sur CNews reprogrammée demain (samedi)

L’essentiel est dans le titre. Après l’annulation de la semaine dernière en raison de l’attentat de Londres, l’émission vient d’être reprogrammée pour demain, samedi 10 juin.

L’émission, intitulée « Samedi Pulvar », se déroulera en direct de 18h à 19h. Audrey Pulvar animera le débat qui rassemblera Yann Arthus-Bertrand (fondation GoodPlanet), Brigitte Gothière (association L214), Frédéric Le Manach (association Bloom), et moi-même.

C’est l’occasion de remercier ici tous ceux qui, la semaine dernière, m’ont envoyé leurs réflexions, suggestions et soutien pour l’émission alors prévue pour dimanche dernier, que ce soit par mail, en commentaire ici sur le blog, ou via la page Facebook des climato-réalistes. Outre que beaucoup d’éléments me seront sûrement très utiles pour nourrir un point de vue cohérent, il est réconfortant de sentir un tel mouvement de soutien. Je ferai de mon mieux pour me montrer à la hauteur de vos attentes.

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15 réflexions au sujet de « L’émission sur CNews reprogrammée demain (samedi) »

  1. Trop tard sans doute, mais en cas :
    Avez-vous eu connaissance du papier de Alain Mathieu, « Accord de paris: peut-on défendre Donald Trump? »
    Je joins le texte car j’ai perdu le lien. Je pense que la conception juridique américaine est un point à soulever; (4e paragraphe)

    Accord de Paris : peut-on défendre Donald Trump ?
    Par Alain Mathieu,

    « Folle décision », « régression infantile », « Trump tourne le dos à la planète ». Les invectives n’ont pas manqué après la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris. Emmanuel Macron a même affirmé qu’il serait responsable de « migrations, guerres, disparition de villes côtières ».

    Au-delà des passions, dont certaines sont motivées par des intérêts électoraux proches, a-t-on le droit d’apporter un peu de réflexion sur le sujet ?

    L’accord de Paris n’a fait qu’entériner des « contributions volontaires » de différents Etats destinées à réduire leurs émissions de CO2. C’est ainsi que le seul engagement des Chinois a été de commencer leur réduction en 2030. Barack Obama est allé plus loin pour les Etats-Unis : une réduction de 26 % en 2025. Etant sûr de ne plus être là pour remplir cet engagement, il obtenait à moindres frais l’admiration des partisans de ces réductions.

    La conception américaine des obligations juridiques est différente de la conception française. Pour nous, ne pas respecter pendant des années un traité dans lequel nous nous sommes engagés à ne pas dépasser un déficit des finances publiques de 3 % du PIB n’est pas une escroquerie. C’est une preuve d’habileté diplomatique. Pour les Américains, un engagement signé doit être respecté. D’où le recul de Donald Trump. Il ne veut pas prendre le risque de procès de citoyens ou d’ONG américains le faisant condamner par des tribunaux américains pour ne pas avoir obligé des entreprises à la fermeture de mines de charbon ou de puits de pétrole, si cette fermeture devenait nécessaire pour respecter les engagements pris par Obama. Il renonce donc à ces engagements.

    La partie en principe la plus contraignante de l’accord de Paris est l’engagement pris par les pays développés de verser aux pays en développement, à partir de 2020, au moins 100 milliards de dollars par an pour leurs investissements dans la réduction des émissions de CO2. Le chiffre est précis, mais la répartition entre les pays développés n’est pas arrêtée. La définition de ces financements n’a pas été donnée : quels types d’investissements ? Dons ou prêts ? Prêts à long terme, mais aussi à court terme comme les crédits à l’exportation de matériels ? Quid des crédits contractés auprès de banques locales ? Part du public et du privé ? Tout est resté dans le vague. Un seul engagement précis a été publié : celui de François Hollande, s’engageant pour la France à 5 milliards par an de fonds publics. Il ne sera pas là pour l’assurer.

    Donald Trump ne tolère pas cette menace imprécise, mais possible car ne dépendant pas des dirigeants américains élus. Elle pourrait contraindre le contribuable américain à verser plus de 50 milliards par an à des pays vendant des produits concurrents de productions américaines. Le terme « contribuables » est revenu plusieurs fois dans son discours. Trump tient à défendre leurs intérêts. Aucun dirigeant français n’a évoqué les conséquences de l’accord de Paris pour le contribuable français. Trump défend les intérêts de ses électeurs, les dirigeants français ceux des autres pays.
    Un reproche peut cependant être fait à Donald Trump : pourquoi a-t-il affirmé que l’accord de Paris, s’il était appliqué par tous, réduirait de 0,2° C la température de la planète en 2100 ? Ce chiffre est sorti des calculs de modèles climatiques dont la fiabilité est extrêmement faible. Des journalistes ont publié d’autres chiffres puisque d’autres modèles donnent une réduction de 1°C. En fait personne n’en sait rien. Ces modèles n’ont pas pu expliquer la baisse des températures de 1945 à 1975, ni prévoir la stagnation depuis 1998. Car ces modèles sont semblables aux modèles météorologiques qui ne peuvent prévoir le temps qu’il fera dans trois jours. Alors que dire des prévisions pour 2100 ?
    Ces modèles sont d’autant moins fiables que la « science climatique » est incapable de décrire correctement les phénomènes climatiques. D’après l’avis donné le 3 novembre 2015 par l’Académie française des sciences, « il reste de nombreuses questions en suspens nécessitant un programme de recherches soutenu » et il faut « réduire les incertitudes des simulations numériques du climat ». En 1990 le GIEC (les fonctionnaires de l’ONU traitant du climat) prévoyait une hausse du niveau des mers de 13 à 21 cm en 25 ans. Elle a été de 4 cm.

    Parmi les incertitudes, l’influence des variations des émissions solaires et le rôle des nuages ne sont pas connus. Et pourtant l’« effet de serre » des nuages, à supposer qu’un tel effet existe, serait 219 fois plus important que celui du CO2 atmosphérique. Quant au CO2 dû aux émissions humaines, il ne représente que 6 % du stock de CO2 atmosphérique. Un jour la science prouvera peut-être que l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère est due au réchauffement causé par exemple par les variations du soleil, et non que le réchauffement est dû aux émissions humaines de CO2, comme une désinformation systématique l’a fait croire aux Européens.

    Ceux qui prétendent que « la science a parlé » sont des hommes politiques qui ont fait de la « protection de la planète » une véritable religion, dont la critique est apparentée à un blasphème. Il est dommage que Donald Trump ait cédé à cette croyance en citant un chiffre aussi peu fiable d’augmentation de la température de l’atmosphère terrestre.
    Donald Trump donne cependant aux autres chefs d’Etat, et en particulier au français, plusieurs leçons qu’ils devraient méditer : 

    – Un responsable politique doit d’abord rendre des comptes à ses électeurs, avant d’en rendre à ceux des autres pays.
    – Grâce à nos centrales nucléaires, la France est le grand pays développé qui par habitant émet le moins de CO2. Ses dirigeants ne devraient pas être en pointe dans la si controversable « urgence climatique », et pénaliser leurs électeurs en raison de considérations scientifiques aussi incertaines et qu’ils maîtrisent mal.
    – Philippe Verdier, chef du service météo de France Télévision, a été licencié pour avoir écrit que le réchauffement climatique est favorable à notre pays : en 2014, année chaude, plus de récoltes, moins de consommation d’électricité et de gaz, et 14 000 décès en moins. L’intérêt des Français ne serait pas de réduire les émissions de CO2, si par hasard la science finissait par prouver qu’elles sont responsables du réchauffement. 
    – Puisque les partisans des « énergies renouvelables » disent que ces énergies sont devenues compétitives, nos dirigeants devraient faire comme les Anglais : supprimer les subventions aux éoliennes et aux panneaux photo-voltaïques. Le coût de l’électricité en serait réduit d’autant pour les Français.

    Ces considérations de bon sens risquent de vous faire traiter d’ennemi de l’humanité. Donald Trump a cependant eu raison de les provoquer.

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  2. Bonjour,

    Je me souviens de votre passage sur France Culture, il y a de cela deux ans je crois, dans une émission animée par l’excellente Adèle Van Reeth. Vous y étiez opposé à un triste sire rechauffiste en diable qui s’était ridiculisé. Je ne doute pas que vous saurez tirer votre épingle du jeu demain. Les thèses que vous défendez et auxquelles j’adhère le méritent surtout en cette période l’obscurantisme orchestré (j’ai énormément apprécié votre ouvrage « La peur exponentielle »). Tous mes voeux de succès vous accompagnent.

    Bonne soirée

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  3. – L’excès de CO2 libéré par l’Homme au secours des énergies propres ?

    En lisant une plaquette sur la géothermie, publiée par l’Ademe et le BRGM, voilà ce qu’on peut y lire :
    « Séquestration du C02 :
    Le troisième axe de développement s’apparente à un service de nettoyage. Le gaz carbonique émis par les activités industrielles pourra sans doute être capté et réinjecté dans des aquifères profonds, sous forme liquide. II devrait être également possible de concevoir des dispositifs permettant en même temps la réinjection du CO2 dans le sous-sol et l’extraction de l’eau chaude géothermale.

    Dans le futur, la séquestration du CO2 devrait aussi jouer un rôle dans la production de l’hydrogène, ce carburant propre qui pourrait remplacer l’essence dans les voitures et supprimer ainsi la principale source de pollution de notre environnement. Le plus simple est en effet de l’extraire du méthane. Mais il y a un inconvénient : l’opération est génératrice de CO2.
    Ce problème peut être résolu par la création d’un dispositif de séquestration géologique installé à côté de l’usine de production d’hydrogène ».

    – Concernant l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, en ce moment c’est quand même 2 ppm de plus chaque année (produit en totalité par les activités humaines), ce qui n’est pas rien. Nous en sommes actuellement à 400 ppm. Cependant, et heureusement, l’augmentation de la T° du globe ne suit pas la même courbe puisqu’il y a en gros, une stagnation des T° depuis l’an 2000 (à part cette dernière année). Les questions centrales concernant le récent réchauffement climatique sont donc (à mon avis) : la question du phénomène de l’effet de serre lui même et la question du bilan radiatif de la Terre.

    – Concernant les accords de Paris, qui ne sont que ceux de la COP 17 (où les 150 milliards par an avaient été décidés) qui ont été repoussé à 2020, pas sûr qu’on arrive un jour à récolter chaque année une telle somme vu que tous ces pays n’y sont pas arrivés depuis 2011. Ce n’est pas la première fois que des accords internationaux délirants n’arrivent pas au bout de leurs promesses.

    – Concernant Nicolas Hulot, le plus dur pour lui sera sans doute son après passage au ministère si il y reste. La seule solution pour lui de sortir la tête haute de son passage en politique sera à coup sûr de démissionner à un moment donné.

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  4. Je ne vois pas bien ce que vous faites dans cette émission; L214 s’occupe de la souffrance des animaux, Bloom est une association qui défend la biodiversité marine. YAB … je ne sais pas trop, surtout de la promo de ses livres. Il faudra veiller à ne pas être présenté comme l’anti-écolo primaire de la bande, avec un amalgame climatosceptique égale anti-écolo.

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  5. Bonjour Benoit

    Je viens de voir l’émission. Comme je l’avais prévu, c’était un infâme amalgame entre des sujets qui n’ont rien à voir entre eux. Vous avez bien fait de revenir plusieurs fois sur ce point.
    YAB a été pitoyable, comme d’habitude. Je pense que le moment clé est quand il a dit »je ne peux même pas en parler avec vous, c’est comme une religion, on y croit ou on y croit pas »
    Effectivement, c’est une religion.
    L’argument du verdissement apparaît vraiment très puissant. Je crois qu’on va l’utiliser encore souvent.
    Je ne sais pas l’impact que peut avoir une telle séquence.
    En tout cas, merci.

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    • Comme chaque fois que je vois un débat sur un sujet que j’ai un peu potassé, je m’aperçois d’à quel point ils sont superficiels. Il faudrait dix fois le temps pour rectifier toutes les affirmations péremptoirement fausses que l’on y assène.
      Malheureusement, il n’y a pas de raison que le spectateur fasse plus confiances aux arguments rationnels et étayés qu’aux élucubrations moralisatrices.
      C’est déjà un succès que d’avoir réussi à placer une ou deux vérités sur le rapport absence de qualité/ruine de l’accord de Paris et sur les aspects positifs du réchauffement climatique (quels qu’en soient la cause).

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  6. Bonjour Monsieur Rittaud.

    Je viens de voir cette émission de Madame Pulvar et vous remercie de votre prestation.

    J’ai remarqué aussi l’exercice de grand écart auquel vous avez du vous soumettre, vu le mélange des genres constaté dans le débat.

    J’ai été très étonné de certains propos de YAB, à savoir
    1) qu’il a un jugement assez négatif sur les COP, ce qui montre quand même que la réputation de ces dernières se dégrade même chez les alarmistes, (même si un de ses griefs est la cylindrée de voitures des participants à la COP21, je l’écornerais un petit peu là en imaginant l’empreinte carbone de ses photos prises en hélicoptère …)

    2) qu’il n’était pas naïf au point de penser que l’homme arrêtera de consommer les ressources fossiles à sa disposition avant la dernière goutte …

    A la lumière de cette remarque, et en cas de débat avec des participants n’étant pas spécifiquement alarmistes, il me semble alors une bonne stratégie de

    1) dire que les climato réalistes trouvent très sympatiques les combats de ces autres participants (à priori tout le monde n’aime ni la pollution, ni qu’on fasse du mal aux animaux, ni que les poissons disparaissent de la mer …)

    2) que les climato sceptiques ne sont meme pas a prori contre l’acceptation du fait qu’il y a (ou ait eu) un rechauffement climatique, ils ne sont juste pas d’accord sur un tout petit point très précis du problème, à savoir l’impact du CO2 sur la température globale,

    3) et que si par bonheur les climato sceptiques ont raison sur ce point, non seulement ça ne sera pas la fin du monde avec la Terre finissant comme Venus à cause de l’Homme, mais en plus les milliards gâchés à combattre inutilement le CO2 pourraient être bien mieux utilisés pour aider les causes des autres interlocuteurs du débat … Vous avez bien utilisé cet argument au cours du débat, mais il était un peu inaudible, et diriger les fonds vers les causes des interlocuteurs présents peut sonner bien plus clairement à leurs oreilles …

    J’enfonce une porte ouverte, mais il me semble que la cause climato-réaliste a besoin de « petites phrases » pour dédramatiser leur position et pérenniser leur existence auprès du grand public. Pour l’exemple, quand on me demande « oui mais bon, il y a bien un réchauffement
    climatique qui tue des dauphins tout ça » … je réponds :
    – tu te souviens de la canicule de 2003 ?
    – ho oui !
    – Il n’y a jamais eu plus fort depuis hein ?
    – ha non pas aussi fort !
    – bin voilà, depuis, ça baisse.

    Alors je sais que c’est archi faux, mais ça a l’avantage de mettre directement le doute dans la tête d’une personne peu informée, et si 10% pensent me coincer en répondant ensuite un truc du genre « oui mais tu m’embrouilles avec un phénomène local etc… » je rétorque « oui, comme la COP m’embrouille avec le nombre d’ours polaire en artique » et la graine du doute est définitivement plantée.

    my 2-cents-

    Merci encore, et bien cordialement
    Flynn.

    ~

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  7. Felicitations. Comme votre débat avec le philosophe sur France Culture, l’emission chez Pulvar était un chef d’oeuvre de comédie involontaire. Si je la trouve sur le net je la traduirai (au moins vos échanges avec le YAB (merci Rynn) quand je rentre de l’Angleterre dans une semaine.

    Est-ce que vous avez eu des echos après l’émission? Ou ils vont décider que vous êtes un sacré bon provocateur et vous réinviter, ou vous serez banni à vie pour avoir osé contredire le YAB. Lequel?

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    • Mme Pulvar est une femme qui me semble intelligente, et je crois qu’elle a parfaitement compris l’humour involontaire qui se dégage de son émission. Il me semble même qu’elle a été déstabilisée par Benoît, car elle ne s’attendait pas à ce qui est arrivé (discours mesuré de Benoît, YAB d’accord sur le verdissement, refusant de discuter climat…alors que l’émission était censée être centrée là dessus…)
      Le seul problème comme dans toutes ces émissions est qu’il est impossible, compte tenu du format, de relever les contre-vérités qui y sont dites avec aplomb par les clowns de service.

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